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Ronde rappels : semaine 21

24
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Commencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2013.0718, polychlorobiphényls (non-dioxin-like: 113,501 pg WHO TEQ/g) dans de l'aiguillat commun réfrigéré (Squalius acanthias) des Etats-Unis : alerte notifiée par la France. Distribtion France et Italie.
  • Référence RASFF 2013.0707, mise sur le marché non autorisée de saumon réfrigéré (Salmo salar) de Suède ; notification par le Danemark. Distribution en France, Autriche, Belgique, Danemark, Allemagne, Italie.
  • Référence RASFF 2013.0701, Salmonella (présence dans 25g) dans de la charcuterie sèche de France ; alerte notifiée par la France. Distribution Belgique, Danemark, France, Allemagne. Pas de nouvelles en France à ma connaissance …
  • Référence RASFF 2013.0697, Listeria monocytogenes (< 10 ufc/g) dans de la truite fumée réfrigérée d'Espagne ; notification par la France. Distribution en France.

sem21_path

Sur le tableau ci-dessous liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux durant la semaine 21 par les Etats membres. Voir aussi les articles Une alimentation sans danger dans l’UE : le temps des promesses et Bilan 2011 du RASFF, où est l’amélioration ?

Rappels

Aliments et métaux lourds

24
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

SatelliteLe site DocBuzz.fr du 23 mai 2013 rapporte que « Le riz chinois contaminé au cadmium » en citant à l’appui un article du New-York Times à ce sujet.

C’est bien entendu inacceptable !

Cela étant, l’article précité de DocBuzz faisait référence dans un article précédent du 15 avril 2013 « D’où vient votre riz? La FDA met en garde contre la contamination du riz importé de Chine par le plomb ».

C’est toujours inacceptable de retrouver du riz contaminé chinois par du plomb aux Etats-Unis !

Cela étant, ce qui me paraît peu acceptable scientifiquement est la conclusion de cet article :

« Et en France ou en Europe ? L’EFSA, L’Agence Européenne de Sécurité des aliments n’a rien évalué, meilleur moyen pour ne rien trouver, ni arsenic, ni cadmium, ni plomb. »

Bien entendu cette phrase n’est pas exacte au sens où l’EFSA a procédé dans un passé récent à différentes évaluations sur les aliments et les métaux lourds. On pourra aussi s’interroger sur la diffusion de ce type d’informations. Pour mémoire et pour information, je citerais les quelques éléments suivants :

Sans transition comme l’on dit, dans l’actualité de ce jour, l’agence canadienne d’inspection des aliments vient de présenter une enquête dont « Le principal objectif de cette enquête était de produire des données de surveillance de base sur les concentrations de cadmium dans le riz et les produits à base de riz offerts sur le marché de détail canadien. »

On y apprend que « À l'heure actuelle, Santé Canada n'a établi aucune concentration maximale, norme, ou seuil de tolérance à l'égard du cadmium dans les aliments ; il était donc impossible d'évaluer la conformité de ces produits à une norme numérique. Il est important de noter que les concentrations de cadmium décelées dans le cadre de la présente étude se situaient bien au-dessous de la limite maximale de 0,4 ppm établie par la Commission du Codex Alimentarius à l'égard du cadmium dans le riz. »

Finalement, ce n’est pas si mal ce que fait l’EFSA par rapport à Santé Canada et la FDA …

Food Defense vue par la FDA

24
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

La revue PROCESS avait publié en avril 2012 un article relatif à Food Defense dans un référentiel privé.

ucm340020Voici qu’un outil de la FDA va permettre d'éviter la contamination délibérée des aliments.

La Food and Drug Administration (FDA) a publié un nouveau logiciel conçu pour aider les fabricants de produits alimentaires à défendre la chaîne  alimentaire contre des actes intentionnels de contamination.

Le Food Defense Plan Builder peut être utilisé par les entreprises du secteur alimentaire – de la production primaire et de la fabrication jusqu'à la distribution et la logistique – pour développer leurs propres plans afin de minimiser les risques de contamination alimentaire délibérée dans leurs installations.

Le logiciel interroge les opérateurs du secteur alimentaire à travers une série de questions sur l'installation, les produits et les processus pour développer un plan spécifique pour l'entreprise, qui comprend l'évaluation de la vulnérabilité, des stratégies d'atténuation et un plan d'action.

Les notes en hygiène des aliments au Royaume-uni sont-elles une loterie ?

24
mai
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

foodsafetyLes notes ou les scores en hygiène des aliments varient-ils à travers le Royaume-Uni.

Selon un enquête réalisée par l’association britannique de consommateurs Which?, Il y a de grandes variations dans les scores obtenus en hygiène des aliments par les établissements de restauration selon les différents codes postaux en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord.

L’analyse de Which? a révélé que des restaurants dans le code postal DA7 à Bexley, au sud-est de Londres, ont obtenu une note moyenne de 2,6 (sur une possibilité de six), et près de la moitié des entreprises inspectées ont eu la note de deux ou moins. En revanche, le score moyen dans le secteur postal B35 de Birmingham était de 4,9, ce qui indique un risque d'une intoxication alimentaire significativement inférieur. Des grandes chaînes de restaurants et de distribution ont tendance à avoir des scores de trois ou plus (satisfaisant ou mieux), bien que certains établissements ont reçu de mauvaises notes dans certains cas.

Le directeur général de Which? Richard Lloyd a décrit la variation des scores en hygiène des aliments comme « une inacceptable loterie du code postal ». L’association de consommateurs milite pour que tous les points de restauration soient tenus d'afficher clairement leur note en hygiène des aliments.

Les laboratoires de microbiologie alimentaire sont-ils ou non infaillibles ?

24
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Microbiologie, Réglementation, Sécurité des aliments, TIAC.

« Analyser les laboratoires : Quelle est la fiabilité des résultats de laboratoire ? », il s’agit d’un article de Richard Lawley qui est paru sur son blog Food Safety Watch le 23 mai 2013.

Les analyses microbiologiques ne sont plus la méthode de choix pour assurer la sécurité des aliments. Les fabricants comptent désormais sur un système de management de la sécurité des aliments basé sur HACCP afin de s'assurer que les aliments ne contiennent pas de pathogènes plutôt que de demander au laboratoire d’analyser les produits finis. Néanmoins, l’analyse reste une sauvegarde importante, à la fois pour vérifier que le système HACCP fonctionne et pour rechercher des pathogènes dans la chaîne alimentaire.

imagesAinsi, toute suggestion signalant que les laboratoires de microbiologie alimentaire rapportent régulièrement des résultats faux négatifs et faux positifs est une préoccupation (voir De l’exactitude des résultats d’analyses dans les laboratoires alimentaires). Mais c'est exactement ce qu’une recherche menée aux Etats-Unis par l’American Proficiency Institute (API) a découvert. La plupart des laboratoires effectuent des essais d'aptitude pour vérifier que leurs méthodes et leurs procédures fonctionnent correctement et l’API s’est penchée sur les résultats de ces analyses au cours de ces dernières 14 années. Elle a constaté que des laboratoires en moyenne ont rapporté plus de 9% de résultats faussement négatifs pour Campylobacter et près de 5% pour Salmonella. Ces chiffres sont une préoccupation car ils indiquent que les laboratoires peuvent ratés un nombre significatif de prélèvements contaminés, et qui peuvent conduire à des cas de maladie d'origine des aliments qui sont en fait évitables.

En fait, je pense que le taux de faux négatifs dans les échantillons d’aliments réels, contrairement aux échantillons des essais d'aptitude artificiellement contaminés, pourrait être plus élevé dans certains cas. Je me souviens d'une enquête sur Campylobacter dans la viande de volaille vendue en grande distribution il y a une dizaine d'années qui a suggéré que le taux de contamination dans une moitié du Royaume-Uni était presque deux fois plus élevé que dans l'autre moitié. Cela semblait inexplicable jusqu'à ce qu'on examine en détails le rapport d'enquête, où il est devenu évident que les deux laboratoires utilisés pour analyser les échantillons, l'un recevant des échantillons à partir de la moitié du pays, et le second de l'autre moitié. Il en ressort clairement est que les différences sont le résultat de la variation inter-laboratoires. Tout simplement, le laboratoire 1 était presque deux fois plus efficace pour retrouver Campylobacter que laboratoire 2, et je devine que les deux étaient inscrits à des programmes d'essais d'inter-comparaison. Je ne suis certainement pas en train de dire que les tests d'aptitude ne sont pas utiles – bien au contraire – mais je ne pense que les professionnels de la sécurité des aliments oublient parfois que même le meilleur laboratoire et le mieux équipé n'est pas infaillible. Les méthodes de détection des pathogènes s'améliorent tout le temps, mais aucune ne peut garantir de trouver chaque aiguille dans chaque botte de foin.