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L’étiquetage par des feux tricolores, ça marche !

28
jan
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Classé dans Curiosité, Nutrition, Réglementation, Santé, Union Européenne.

Devinez quoi : l’étiquetage par des feux tricolores, ça marche (Guess what: Traffic light labels work) est un article de Marion Nestle paru le 27 janvier sur son blog Food Politics.

Une étude publiée en ligne dans l'American Journal of Public Health a joué avec l’étiquetage d’aliments dans une cafétéria d’un hôpital : la couleur rouge (aliment à éviter) et la couleur verte (aliment à consommer).

Les chercheurs ont mesuré les ventes avant le début de l'intervention. Environ un quart des articles vendus étaient dans la catégorie rouge et 42% étaient dans la catégorie verte – les employés de l’hôpital avaient donc fait des choix sains.

L'intervention s'est déroulée en deux phases de trois mois. La première phase a mis en œuvre l’étiquetage par feux tricolores. Dans la deuxième phase, les enquêteurs déplacé les articles avec la couleur verte de façon à les rendre plus visibles et accessibles.

Les résultats : seuls les articles avec un étiquetage de couleur rouge ont vu leur vente décroître et il y a eu une augmentation des ventes des articles avec un étiquetage de couleur verte.

Par exemple, les ventes de boissons comportant l’étiquetage de couleur rouge ont diminué de 16,5%. Lorsque les boissons ont été moins accessibles, les ventes ont diminué de 11,4% supplémentaires (la vente d'eau en bouteille a augmenté).

Pas étonnant que l'industrie alimentaire en Grande-Bretagne ait beaucoup lutté contre les feux tricolores comme étiquetage à mettre à l’avant des emballages alimentaires. Pas étonnant que la Grocery Manufacturers Association et le Food Marketing Institute préfèrent de beaucoup leur propre système qui n’est pas une garantie.

Et des données comme celles-ci expliquent sûrement pourquoi la FDA prend tellement de temps à faire n'importe quoi avec l'étiquetage proposé par l'Institut de Médecine, pas exactement des feux tricolores, mais c’est assez proche.

Cette étude fournit une preuve supplémentaire de la valeur de ce système pour aider les consommateurs à faire des choix plus sains.

Rappelons qu’en Europe, il n’y a pas d’obligation de mettre en œuvre l’étiquetage par des feux tricolores, sauf en Grande-Bretagne. L’étiquetage par des feux tricolores a même été rejeté par les députés européens et pour ce qui est de l’étiquetage, il est sensé devenir plus clair … cela dépend pour qui ?

La Chine et la sécurité des aliments …

27
jan
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Classé dans Audit, Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

L’agence chinoise de presse Xinhua du 1er septembre 2011 rapportait « La Chine adopte de nouvelles réglementations sur la gestion de la sécurité alimentaire dans les restaurants et cantines ». Voir De la sécurité des aliments en Chine.

On peut aussi consulter des articles récents, Riz chinois et renforcement des contrôles par l’UE, bis repetita … et Crevettes et résidus d’antibiotiques made in China, mais aussi La sécurité des aliments et la presse en Chine.

On sait aussi que la Chine est l’un des plus fervents adeptes de la certification selon ISO 22000 avec plus de 5575 certificats en 2010. On se demande bien qui sont les organismes internationaux de conseil qui ont pu certifier ces dites entreprises chinoises quand on va lire ce qui suit… Voir aussi L’ISO 22000:2005 est-elle soluble dans la sécurité des aliments ?

D’après le bilan du RASFF 2010, le top 10 des notifications par pays d’origine, la Chine arrive largement en tête avec 448 notifications d’alertes et/ou d’informations.

Bref, tout ceci pour dire que même des organismes internationaux de conseil et d’inspection, dont AsianFoodInspection, font un bien triste constat avec un baromètre d'AsiaInspection pour le quatrième trimestre 2011, « La Chine ne remplit pas les critères d'une inspection alimentaire sur deux en 2011 ».

Extraits :

AsiaInspection, chef de file dans le domaine des services de contrôle qualité pour les entreprises importatrices de produits asiatiques, a annoncé le 25 janvier 2012 le baromètre d'AsiaInspection pour le quatrième trimestre de 2011, un synopsis trimestriel des fabricants et services de contrôle qualité basés en Asie.

Trois points sont mis en avant :

  • Le taux d'échec des produits alimentaires chinois à l'inspection révèle un réel danger
  • Le conditionnement alimentaire présente un risque tout aussi important
  • Les agents contaminants chimiques sont monnaie courante dans les usines alimentaires chinoises

Je ne vois pas bien comment ces organismes internationaux de conseil qui se veulent « vos yeux dans l’entreprise » vont pouvoir remonter la pente, soit ces organismes internationaux de contrôles sont réalistes et cela sera sans doute mal pris par les autorités chinoises ou soit ils veulent se faire hara-kiri ?

A suivre …

Coucou, revoilà E. coli O104:H4 !

27
jan
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Santé, Sécurité des aliments.

Il est fait état dans l'article qui suit d'une éclosion de syndrome hémolytique et urémique due à Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) O104:H4 chez des touristes français revenant de Turquie.

Résumé.

Huit cas de diarrhée, dont deux cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU), ont été identifiés parmi les 22 touristes français qui ont voyagé en Turquie en septembre 2011. Une souche de Escherichia coli O104:H4, positive pour le gène stx2, négative pour eae (intimine), négative pour l'entéro-hémolysine (hlyA), positive pour le gène aggR, qui régule l'expression des fimbriae d'adhésion aggrégative et négative pour les béta-lactamases à spectre étendu (ESBL), a été isolée d’un cas de SHU. Des analyses moléculaires montrent que cette souche est génétiquement semblable mais pas indistinguable de la souche épidémique de E. coli O104:H4 de 2011 en France et en Allemagne. Bien que l’origine de l'infection n'ait pas été identifiée, nous concluons que le cas de SHU a probablement été infecté en Turquie. Source Jourdan-da Silva N, Watrin M, Weill FX, King LA, Gouali M, Mailles A, van Cauteren D, Bataille M, Guettier S, Castrale C, Henry P, Mariani P, Vaillant V, de Valk H. Outbreak of haemolytic uraemic syndrome due to Shiga toxin-producing Escherichia coli O104:H4 among French tourists returning from Turkey, September 2011. Euro Surveill. 2012;17(4):pii=20065.

 Voici la conclusion de l’article :

Il n'y a pas de preuve pour lier cette éclosion à STEC O104:H4 à la consommation de germes de fénugrec, comme ce fut le cas pour l’épidémie allemande et française de mai à juin 2011. Aucun des 22 membres du groupe de voyage n’a rapporté la consommation de graines germées avant et pendant leur voyage en Turquie.

La preuve microbiologique ou sérologique de l’infection à STEC O104:H4 n'a été obtenue que pour les deux cas de SHU. Considérant que la période d'incubation médiane décrit pour STEC O104:H4 est de huit à neuf jours (pouvant aller de deux à 18 jours) et que ces cas ont développé leurs symptômes 11 jours après leur arrivée en Turquie, il est probable qu’ils ont été infectés pendant leur séjour en Turquie. De plus, ces cas ne se connaissaient pas les uns des autres avant leur voyage en Turquie, ils ne vivent pas dans la même ville, et ils n’ont consommé aucun aliment commun avant ou pendant leur vol à destination de la Turquie, ce qui fournit une preuve supplémentaire en faveur de cette hypothèse. Aucune source de contamination n’a pu être identifiée pour ces cas. 


Le fait que les six cas initiaux de diarrhée n'ont pas partagé un aliment commun courant avant ou pendant le vol à destination de la Turquie donne à penser qu'ils ont été infectés après leur arrivée à Istanbul. Cependant, ils ont rapporté que la période d’incubation a été beaucoup plus courte que pour celle des cas de SHU. Par ailleurs, personne n'a été confirmé comme ayant une infection à STEC O104:H4. Ainsi, ces cas groupés pourraient être dus à un autre pathogène et peut-être à un événement distinct qui n'est pas lié avec ces cas de SHU.

La Turquie fait partie des destinations où des touristes européens avaient déjà voyagé avant de développer une infection à STEC O104 entre 2004 et 2009 (n = 4), mais aussi l’Afghanistan, l'Egypte et la Tunisie. Cette éclosion confirme les données suggérant que les STEC de sérotype O104 circulent dans ces pays. Une autre preuve est fournie par les trois cas supplémentaires qui ont été ultérieurement identifiés en Allemagne et au Danemark parmi des personnes qui aussi étaient de retour de Turquie dans la même période. Les autorités publiques de santé et les cliniciens devraient être vigilants pour d'éventuelles infections à STEC O104 chez les personnes revenant de ces zones qui présentent des diarrhées post-SHU.

Eclosion d’origine alimentaire liée à des microsporidies en Suède

26
jan
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Un article rapporte la première éclosion d’origine alimentaire liée à des microsporidies en Suède.

Résumé.

Les microsporidies sont parasites intracellulaires formant des spores qui causent rarement des maladie chez les personnes immunocompétentes. Cette étude rapporte la première éclosion de microsporidioses d'origine alimentaire qui a touché des personnes séjournant dans un hôtel en Suède. Enterocytozoon bieneusi a été identifié dans des échantillons de selles de 7 patients sur 11, les six prélèvements séquencés étaient de génotype C. Pour confirmer que ce n'était pas un hasard de les avoir retrouvé, 19 prélèvements de selles réalisés chez des personnes saines d'un groupe comparable, qui n'a pas visité l'hôtel ce jour-là, ont été analysés ; tous étaient négatifs pour Microsporidia. Une étude de cohorte rétrospective a recensé 135 cas patients (taux d'attaque 30%). La période médiane d'incubation était de 9 jours. La consommation de sandwichs au fromage [risque relatif (RR) 4,1, intervalle de confiance à 95% (IC) de 1,4 à 12,2] et de la salade (RR 2,1, IC à 95% de 1,1 à 4) ont été associés à la maladie. Les deux items contenaient des produits prélavés, des tranches de concombres prêts à être consommés. Microsporidia peut être une cause sous-déclarée d’éclosions d’origine gastro-intestinale ; nous recommandons que les microsporidies soient explorées comme agent potentiel responsable de toxi-infections alimentaires et hydriques, surtout quand aucun autre organisme n’est identifié.

V. Decraene, M. Lebbad, S. Botero-Kleiven, A.-M. Gustavsson and M. Lofdahl. First reported foodborne outbreak associated with microsporidia, Sweden, October 2009. Epidemiology and Infection March 2012, 140:519-527.

Voir aussi l'article de Doug Powell du barfblog, Cucumbers fingered again linked to foodborne microsporidia in Sweden.

 

De l’activité de perturbateur endocrinien du BPA

26
jan
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Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Des scientifiques passe en revue l'activité de perturbateur endocrinien du BPA, source Chemicals Watch News.

Des scientifiques ont publié une revue qui examine le potentiel du bisphénol A (BPA) d’agir comme un puissant perturbateur endocrinien chimique par un mécanisme non-classique. Source Paloma Alonso-Magdalena, Ana Belén Ropero, Sergi Soriano, Marta García-Arévalo, Cristina Ripoll, Esther Fuentes, Iván Quesada, Ángel Nadal. Bisphenol-A acts as a potent estrogen via non-classical estrogen triggered pathways. Molecular and Cellular Endocrinology Available online 31 December 2011.

Les chercheurs ont décrit le point de vue scientifique habituel, qui considère que le BPA agit comme un perturbateur endocrinien faible, fondé sur des preuves indiquant que la substance chimique a un faible niveau d'interaction avec les récepteurs des œstrogènes dans la cellule. Toutefois, ils soulignent que des preuves provenant d'études chez l’animal, in vivo, ont montré que le BPA peut avoir d'importants effets de perturbation endocrinienne, même lorsque le niveau d'exposition est faible.

Les auteurs ont discuté de la possibilité que le BPA ait une forte activité œstrogène, qui se produit par des mécanismes d'action alternatifs  et non pas via les récepteurs des œstrogènes. Ils mettent en évidence des preuves suggérant que le produit chimique peut déclencher des réponses cellulaires à des concentrations faibles à travers une variété de voies, avec le même effet ou des effets encore plus importants que ceux médiés par les récepteurs des œstrogènes.

Le système de notation par lettre des restaurants New-York va-t-il être remis en cause ?

25
jan
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Classé dans Audit, Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Après New-York et son système de notation des restaurants : les restaurateurs vont-ils être entendus , voici « Des centaines de restaurateurs de la Ville de New-York râlent à propos des inspections sanitaires », selon un article de Glenn Collins paru le 24 janvier 2012 dans le New York Times.

Le conseil municipal de Ville de New York annoncera mercredi que près de 1000 restaurants ont répondu, après seulement deux semaines, au sondage sur Internet demandant leurs points de vue sur le nouveau système de classement des restaurants à l’aide d’un lettre établi par département de la santé pour des raisons de sécurité des aliments.

Dès mardi, 965 réponses ont été soumises, c’est un signe « que nous avons touché une corde sensible » a déclaré Christine C. Quinn, la speaker du conseil. « Nous en recevons de tous les quartier de la Ville et de quartiers très divers. »

Les opinions exprimées dans les réponses seront dévoilées lors de l’audience du conseil prévue fin février ou début mars. Il s’agit de répondre à ce que la speaker a dit être « une vague de mécontentements » sur le classement par lettre. Le conseil municipal avait mis en ligne un questionnaire sur son site Internet demandant aux 24 000 restaurateurs de la Ville d’échanger  sur leur expérience des inspecteurs, des tribunaux administratifs et du coût des amendes et des consultants chargés de l’inspection.

Créé il y a 18 mois, le système de classement par lettre a été une réussite, a dit le département de la santé, parce que le spectre d’avoir une note B ou C a motivé 77 pour cent des restaurants de la Ville d’atteindre la note A. Susan Craig, un porte-parole de département de la santé, a déclaré que l’été dernier un sondage avait montré que 90 pour cent des New-Yorkais approuvaient le classement par lettre. « Nous pensons que cela crée une vraie différence » dans la propreté de cuisine, a-t-elle ajouté.

Elle s'interroge sur la méthodologie et la validité du questionnaire du conseil municipal, qui demande, mais n'exige pas que le nom des personnes interrogées. « L'enquête n’a pas la confirmation que le participant est un restaurateur et que le participant ne remplisse qu’un seul questionnaire », a déclaré Madame Craig. « Les résultats, bons ou mauvais, n’auront qu’une valeur négligeable. »

Mais Zoé Tobin, une porte-parole du conseil municipal, a répondu qu’« Il y a un système de filtrage en place » qui vérifie la duplication et la fraude. « Nous avons estimé que l'anonymat était important pour encourager des réponses franches », dit-elle.

Madame Quinn a refusé de révéler le contenu des commentaires soumis jusqu'ici, bien que des restaurateurs se soient plaints publiquement que le nouveau système ait apporté plus d’inspections fréquentes et des amendes plus élevées.

« Quand nous aurons fini notre analyse, nous allons utiliser l’enquête pour établir le programme de l’audience » a-t-elle dit, en ajoutant : « Nous pensons qu'il est bon de lutter contre les maladies d'origine alimentaire et ce classement par lettre est très transparent car les clients peuvent voir les notes. Mais notre objectif est de rendre le système plus équitable. Nous espérons apprendre des restaurateurs ce qu’ils pensent des inspecteurs qui font  trop de visites et s’il y a trop d’amendes. « Le conseil municipal surveille les agences de la Ville, a dit Madame Quinn, et « nous avons beaucoup d'autorités réglementaires et législatives qui viennent du département de de la santé ».

Le conseil municipal a quelque fois approuvé des inspections plus strictes. Après un article d’un journal en 1998 sur des restaurants sales et des pratiques d'inspection laxiste, le conseil municipal avait introduit une législation qui a augmenté les inspections d'une fois par an à deux fois et de doubler le montant des  amendes pour les non conformités.

L’association des restaurateurs, qui s'est toujours opposée du département de la santé sur le système de classement par lettre, a applaudi l'audience à venir, et a exhorté les restaurateurs de la Ville à remplir le sondage en ligne, car le nouveau système « embarrasse les propriétaires d'entreprises qui travaillent dur », a déclaré Andrew Rigie, vice-président exécutif de la New York City Chapters of the New York State Restaurant Association. L’association a informé les restaurants ethniques de la Ville du sondage, qui est disponible en sept langues : anglais, espagnol, chinois, russe, coréen, italien et créole haïtien.

« Nous espérons que les inspections puissent être moins sévères et mettent davantage l'accent sur l’éducation à la sécurité des aliments », a dit M. Rigie.

Il n'est pas facile pour le département de la santé de tenir ses positions, c'est un peu le même cas de figure avec les infractions au code la route en France. Il y a à la fois le retrait de points et les amendes. Personne n'envisage de retirer ces actions sanctionnant des comportements à risque, même si de nombreux automobilistes ont de sérieux doutes sur leur efficacité.

Sur ce sujet, on lira aussi ce qui se passe au Royaume-Uni avec « Les consommateurs donnent leur avis sur le nombre et la nature des inspections dans les entreprises alimentaires au Royaume-Uni ».

Les rappels et l’information du consommateur

25
jan
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Classé dans Curiosité, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Ce n’est la première fois que j’en parle sur ce blog et il faut sans doute rappeler les choses plusieurs fois et certainement continuer à soulever ce problème pour espérer avoir un début de réaction …

Ainsi la DGCCRF nous informe des avis de rappels de produits et le ministère de l’agriculture, quant à lui, nous informe d’autres rappels dans la rubrique Actu alertes. Jene suis pas sûr de bien comprendre comment fonctionnent ces deux sites ministériels de rappels !

Ainsi apprend-on récemment des rappels suivants :

Pourtant, il existe d’autres sites de rappels en France dont Rappels de produits.fr, qui nous signale le 21 janvier 2012, le rappel du produit FRESHONA chez LIDL Champignons en Boîte :

  • Motif du rappel : Un problème de production chez le fournisseur a pu entraîner un manque de stérilisation sur le produit fini
  • Risque : Le manque de stérilisation ne peut garantir une sécurité totale du produit

Notons aussi que ce problème concerne aussi des boîtes vendues en Allemagne par Lidl. Voir Ronde des rappels : semaine 3.

Cela aurait bien mérité une information … aux consommateurs, non ?

MAJ du 25 janvier 2012. Le ministère de l'agriculture en date du 24 janvier vient enfin de publier un communiqué de rappel de champignons chez Lidl. Mieux vaut tard que jamais …

Les gastro-entérites aiguës et norovirus en France

25
jan
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

L’InVS publie la situation épidémiologique des gastro-entérites aiguës en France avec un point au 17 janvier 2012.

Pour la semaine n°02 du 09 au 15 janvier 2012, d’après les données non consolidées du Réseau Sentinelles, l’incidence nationale de la diarrhée aiguë ayant conduit à une consultation de médecin généraliste était de 315 cas/100 000 habitants, au-dessus du seuil épidémique de 283 cas pour 100 000 habitants. C’est la 2ème semaine de dépassement du seuil épidémique, l’épidémie nationale est donc confirmée avec un démarrage le 2 janvier. Le Réseau Sentinelles estime qu’en 2 semaines 389 000 personnes auraient consulté leur médecin généraliste pour diarrhée aiguë. Pour la semaine 02, 12 régions ont un taux d’incidence au-dessus du seuil national épidémique.

Rappelons que selon l’InVS, les gastro-entérites aiguës sont considérées comme des risques infectieux d’origine alimentaire.

Au niveau des épisodes de cas groupés de gastro-entérites aiguës virales signalés à l’InVS, voici quelle est la situation :

Depuis le début de la semaine 44 de 2011 (01/11/2011), des échantillons ont été reçus au Centre National de Référence des virus entériques pour 74 des 83 foyers de gastro-entérites notifiés au CNR, la plupart provenant de maisons de retraite. Un norovirus a été identifié dans 51 des 61 foyers pour lesquels des résultats virologiques définitifs sont disponibles. Le génotype prédominant est GII4, comme les années antérieures.

Selon l’EFSA, « Les norovirus, que les médias appellent parfois « les gastroentérites virales de l'hiver », sont la principale cause de gastroentérite aiguë en Europe, souvent responsable de diarrhées et de vomissements. Le virus est transmis par la consommation d'aliments ou d’eau contaminés par des matières fécales ou, plus fréquemment, par contact de personne à personne ou par contact avec des surfaces infectées. »

A quand une déclaration obligatoire de la gastro-entérite aiguë virale ?

 

Comme en écho, à Angoulême, selon Sud-Ouest du 24 janvier 2012, l'épidémie de gastro-entérite touche de plein fouet une école primaire. Une enquête est en cours …

 

L’hygiène alimentaire est préoccupante, si vous mangez à l’extérieur … au Royaume-Uni

24
jan
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Après Ouverture et transparence au Royaume-Uni, voici un autre volet de ce qui se passe chez nos voisins et amis d'outre  Manche en ce qui concerne l'hygiène des aliments.

« L'hygiène alimentaire est préoccupante si vous mangez à l’extérieur » est un communiqué de la Food Standards Agency du 24 janvier 2012.

La dernière enquête d’opinion de l’Agence sur le comportement du public montre que le principal problème de sécurité des aliments des personnes interrogées est d’être préoccupé par l'hygiène alimentaire lorsque elles mangent à l’extérieur. D’autres aspects comprennent l'intoxication alimentaire et l'utilisation d'additifs dans les aliments.

Le système de notation de l'hygiène alimentaire mis en place par l'Agence en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord et le système d'information sur l'hygiène alimentaire en Ecosse visent à réduire ces préoccupations en encourageant les entreprises à améliorer leurs règles d'hygiène et à réduire l'incidence de maladies d'origine alimentaire. Ces systèmes notation aident les consommateurs à choisir où consommer ou acheter des aliments en leur donnant des informations sur les règles d'hygiène dans les restaurants, les cafés, les magasins de vente à emporter, les hôtels et les magasins d'alimentation.

Dans cette dernière enquête d’opinion, trois nouvelles questions ont été posées pour mesurer la sensibilisation des personnes aux différents systèmes de mesure de l'hygiène alimentaire. Les résultats montrent que 19% des répondants avaient vu ou entendu parler de ce type de système. Lorsque vous êtes invité, 21% des répondants ont signalé que qu'ils avaient vu ou entendu parler du « système de notation de  l’hygiène alimentaire », 12% avaient vu ou entendu sur « des scores sur les portes et 10% avaient vu ou entendu parler du « système d’information sur l'hygiène alimentaire ».

Cette dernière vague d’enquête d’opinion a été réalisée en novembre 2011 avec un nombre total de 2076 personnes interrogées par TNS dans une enquête en face à face.

Ouverture et transparence au Royaume-Uni

24
jan
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

Ce qui va suivre est tout simplement inimaginable en France. C'est la raison pour laquelle cela se passe au Royaume-Uni.

La Food Standards Agency vient de publier un communiqué le lundi 23 janvier 2012 à propos de la publication d’une liste d’entreprises préoccupantes.

A partir d'aujourd'hui, la FSA va systématiquement publier la liste complète de des usines de viande qui, sur la base de rapports d'audit, sont considérés comme « préoccupantes ».

Cela fait suite à un accord du Board de la FSA l'année dernière de publier cette information dans le cadre de l'engagement continu de la FSA à l'ouverture et la transparence. La semaine dernière, la FSA a commencé la publication régulière des rapports d'audit des usines de viande agrées en Angleterre, Ecosse et Pays de Galles.

« Sujet à préoccupation » est une action développée en réponse au rapport sur l'éclosion à E. coli de 2005 au Pays de Galles du Professeur Pennington, qui a recommandé qu'il fallait améliorer la surveillance du management des usines de viande les plus moins performantes. L’action permet clairement de dire quelles sont les usines qui ont besoin d’améliorer leurs standards afin de s’assurer que les risques de santé publique soient réduits au minimum.

Il y a actuellement huit établissements sur la liste. Elle sera mise à jour, dans un premier temps de façon hebdomadaire, afin de refléter les changements soit que les usines de viande quittent ou restent sur la liste.

On peut aussi lire l'article « La transparence, c’est la confiance » du ministère de l'agriculture et éventuellement comparer …