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DGCCRF : La curieuse information sur l’affichage des résultat des contrôles sanitaires par les restaurateurs

25
juil
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.
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A propos des relations entre la DGCCRF et les services du ministère de l’agriculture

« Les restaurateurs devront bientôt afficher le résultat de leur contrôle sanitaire », telle est l’information tardive que diffuse la DGCCRF, qui ne fait que reprendre ce qu’annonce depuis quelque temps déjà le ministère de l’agriculture

On apprend donc par la DGCCRF :

Après une première expérimentation à Paris et Avignon en 2015, tous les établissements auront prochainement l’obligation de divulguer leur niveau global d’hygiène.

C’est le service minimum de la DGCCRF qui n’a pas ‘digéré ce dispositif …

Petit retour en arrière,

Dans un article de septembre 2014, Des smileys dans les restaurants : une mesure illusoire ou une fausse bonne idée, il était question du syndicat Solidaires CCRF & SCL qui indiquait :

« La fausse bonne idée Smiley ! »

et je suggère au lecteur intéressé de lire le communiqué en intégralité qui montrera si besoin en était que la rivalité en la DGAL et la DGCCRF est toujours bien vivante …

Le 12 septembre 2014, la secrétaire d’État à la consommation indiquait dans un communiqué :

Des smileys à l’entrée des restaurants : quelle drôle d’idée ! Suite à la proposition d’apposer un smiley à l’entrée des restaurants afin d’informer les clients de leur conformité aux normes sanitaires, Carole DELGA, Secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire exprime ses fortes réserves et rappelle que la loi ne prévoit actuellement pas ce dispositif.

Bon aujourd’hui la secrétaire d’État n’est plus là, et les promesses, une fois de plus, n’engagent que ceux qui y croient, la DGCCRF semble s’être résolue cette idée en montrant bien que cela est du ressort du ministère de l’agriculture, mais mettra-t-elle pour autant la main à la tâche ? Rien n’est moins sûr !

Vaste question car si l’on sait que le nombre d’inspecteur et donc d’inspections ont significativement baissé (voir L’inexorable baisse des contrôles de sécurité des aliments en France vue par le ministère de l’agriculture), qu’en sera-t-il de la fréquence des contrôles dont on nous dit que « Les restaurants sont inspectés en moyenne 1 fois tous les 3 ans à Paris et à Avignon. Lorsque des mesures correctives sont nécessaires, le restaurant est inspecté plus souvent. »

Et ailleurs, c’est secret défense … mais s’agissant des résultats des contrôles de la DGCCRF, un site Internet avait posé la question en mai 2015, « comment dit-on enfumage en langage administratif de Bercy ? »

J’ai bien peur que la ‘transparence’ des résultats des contrôles en restauration commerciale ne suive le même chemin …

La mort noire des coraux : à propos de la pathogenèse polymicrobienne de la maladie des bandes noires

25
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Microbiologie.

« La mort noire des coraux : La pathogenèse polymicrobienne de la maladie des bandes noires » par Daniel P. Haeusser. Article paru dans le blog Small Things Considered de Moselio Schaechter hébergé par l’ASM.

Extraits.

6a00d8341c5e1453ef01b8d2088ab4970c-300wi

Le chirurgien bleu ou Dory

Menaces pour les écosystèmes des récifs coralliens

En ce mois de juin, Disney a diffusé une suite d’un film d’animation des studios Pixar, Le monde de Dory qui a obtenu la plus grande recette lors des débuts d’un film d’animation en Amérique du Nord. La popularité du film Le monde Nemo en 2003 avait conduit à une demande accrue pour les poissons-clowns comme Nemo comme animal de compagnie ; des environnementalistes inquiets craignent qu’un effet similaire puisse maintenant se produire avec le chirurgien bleu du Pacifique, l’espèce de Dory. Les chirurgiens bleus (Paracanthurus hepatus), comme Dory (Figure 1), habitent les récifs coralliens côtiers où ils se nourrissent d’algues. Cette activité joue un rôle clé au sein de l’écosystème des récifs en empêchant les algues de trop croître et une suffocation du corail.

Les coraux sont des invertébrés marins tropicaux qui sécrètent un exosquelette de carbonate de calcium pour former des colonies de polypes génétiquement identiques. Bien que le corail puisse capturer des proies, ils obtiennent la plupart de leurs nutriments via une symbiose microbienne avec les dinoflagellés photosynthétiques. Cette relation est prise en charge à son tour par une seconde niveau d’interaction entre les dinoflagellés et les rhizobiums fixant l’azote.

Bien sûr, les structures complexes d’un écosystème corallien comprennent non seulement les interactions entre les espèces, mais aussi des facteurs abiotiques. Des effets anthropiques comme le réchauffement climatique, la pollution, le tourisme et le développement peuvent contribuer directement au déclin des récifs, mais ils peuvent aussi nuire 6a00d8341c5e1453ef01b7c87ebd4a970b-300wiindirectement aux coraux en altérant des interactions entre espèces afin d’interférer avec la symbiose (ou la transformer en mauvaise symbiose) et stresser l’immunité du corail.

La maladie des bandes noires

La maladie des bandes noires est une menace importante pour les coraux exacerbés par des stress abiotiques qui bouleversent des interactions microbiennes interspécifiques. Impliquant des espèces de tous les trois domaines de la vie, cette maladie polymicrobienne a fait l’objet d’une mini synthèse récente par Sato et al. Des vidéos sur cette maladie et ses effets à Hawaii sont disponibles auprès du Hawaii Department of Land and Natural Resources (DNLR video) et de l’United States Geological Survey (USGS video).

6a00d8341c5e1453ef01b7c87ebd5d970b-300wiUne bande visiblement sombre composé principalement de cyanobactéries filamenteuses caractérise les coraux infectés par la maladie des bandes noires (figure 2). Environ 1 mm d’épaisseur, ce tapis microbien migre le long de la surface du corail jusqu’à 1 cm par jour, ce qui provoque la nécrose et en laissant un squelette dénudé dans son sillage. Des observations en microscopie électronique à balayage ont révélé que ces cyanobactéries peuvent même percer le tissu corallien. Pourtant, les cyanobactéries ne sont généralement pas associées à la virulence des animaux et l’invasion des tissus. Alors, comment une maladie des bandes noire commence-t-elle, et qu’est-ce qui cause réellement la mort cellulaire?

Légende. Figure 2. A Une colonie corallienne infectée par la maladie de la bande noire avec des zones distinctes. Photo crédit: Christina Runyon (Université de Hawaii). Source. B Gros plan de la maladie de bande noire active sur un grand corail étoiléMontastraea cavernosa. La bande de cyanobactéries se situe entre le squelette blanc exposé aux coraux morts et des polypes bruns vivants. Photo Crédit: Christina A. Kellogg, USGS. Source.

NB : N’hésitez à poursuivre votre lecture en découvrant le reste de l’article …

On n’arrête pas le progrès, un café ayant pour thème les fèces et les toilettes va ouvrir bientôt à Toronto …

25
juil
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition.

Torstar News Service rapporte que Toronto se joint au mouvement (à propos de l’intestin) : un café ayant pour thème le caca arrive de Koreatown.

Poop Café Dessert Bar, qui sera situé au 706 Bloor Street West, est prêt à ouvrir la mi-août.

News-20162243419699« Je suis en train de faire du poop cute (du beau caca -aa) », a déclaré la propriétaire Lien Nguyen, qui est la première à utiliser ce concept trouvé lors d’une visite à sa mère à Taiwan il y a quelques années.

« Nous avons créé un restaurant sur le thème des toilettes et j’ai tout simplement adoré. C’est amusant de mettre des aliments et du caca ensemble ; c’est une grande comparaison », a-t-elle ajouté. « C’est resté dans ma tête pendant un long moment. Dès que j’ai fini l’école, j’ai dit OK, je vais faire ce type de restaurant à Toronto. »

La récent diplômée du Collège George Brown a obtenu son diplôme en gestion culinaire. Elle prévoit de concentrer son menu autour des desserts traditionnels asiatiques comme patbingsoo (haricots rouges avec de la glace) et elle espère que, grâce à cette entreprise, « les clients vont changer d’avis sur le caca. »

« [C’est] considéré comme très dégoûtant, [quelque chose] dont vous ne pouvez pas parler quand vous mangez », dit-elle … jusqu’à présent.

Poop-Café-Dessert-Bar-300x168Tous les items ayant trait au caca disponibles au café seront bruns, formés comme des selles et servis dans des plats en forme de toilettes, a déclaré Nguyen, qui a l’intention de changer le menu de façon saisonnière pour tenir compte des commentaires des clients.

Alors que la « dernière tendance scatologique » pourrait être de nouveau à Toronto, des restaurants similaires de par le monde ont déjà adopté le thème, le Crazy Toilet Café a ouvert à Moscou l’année dernière, tout comme le Ddong Café à Séoul et le Boracay Toilet aux Philippines. . Source Doug Powell du barfblog.

Les maladies bactériennes d’origine alimentaire en tête des préoccupations des Américains, selon un sondage

25
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

food-decision-2016« Libéraux et conservateurs d’accord sur la menace des pathogènes d’origine alimentaire », source article de Coral Beach paru le 25 juillet 2016 dans Food Safety News.

Alors que les Américains se préparent pour la deuxième semaine avec le début de la Convention nationale du Parti Démocrate aujourd’hui à Philadelphie, il y a une chose sur laquelle libéraux et conservateurs sont d’accord, c’est la sécurité des aliments.

« Les maladies bactériennes d’origine alimentaire arrivent au premier rang chez les libéraux et les conservateurs avec respectivement 55 et 58% », les classant en tête de leurs préoccupations en matière de sécurité des aliments selon la 2016 Food and Health Survey (Sondage 2016 sur les aliments et la santé).

Une statistique qui n’a pas été rapportée parmi les thèmes des partis était la confiance globale des personnes interrogées dans l’approvisionnement alimentaire. 66% des personnes interrogées ont répondu qu’elles sont au moins assez confiantes contre 61% en 2015.

En outre, une majorité des répondants au sondage, 53%, croient que l’agriculture moderne produit des aliments sûrs.

« Nous assistons à un dialogue alimentaire national croissant et les Américains ont faim de plus d’informations sur la nutrition et le système alimentaire », a déclaré Kimberly Reed, dans un communiqué à propos du sondage. Reed est présidente de l’International Food Information Council Foundation.

IFICF-2016-survey-graphLe 11e sondage annuel comprend 1 003 Américains âgés de 18 à 80 ans. Le sondage a été réalisé par Greenwald & Associates en utilisant un panel de consommateurs de ResearchNow, du 17 au 24 mars. Les résultats ont été publiés la semaine dernière.

Certaines des questions de l’enquête ont généré des résultats montrant des différences entre les répondants qui se sont identifiés comme libéraux ou conservateurs :

  • Les libéraux ont cité plus souvent les pesticides en tête comme problème de sécurité des aliments, 38% contre 24% pour les conservateurs.
  • Les conservateurs ont cité des substances cancérogènes ou des produits chimiques cancérigènes dans les aliments deux fois plus souvent que les libéraux, 40% contre 20%.
  • Des répondants libéraux étaient deux fois plus susceptibles que des répondants conservateurs à citer en tête les additifs et les ingrédients alimentaires comme un problème de sécurité des aliments, 12% contre 6%.
  • Plus de la moitié des libéraux, 51%, a rapporté la lecture d’un article examinant le système alimentaire dans l’année écoulée, alors que moins d’un tiers, 31%, des conservateurs l’ont fait.
  • Les libéraux plus que les conservateurs ont cité le gouvernement en tant que principale source fiable d’information sur la sécurité des aliments et des ingrédients, 58% contre 46%.

La plupart des résultats du sondage n’ont pas été rapportés en termes de points de vue que ce soit libéral ou conservateur, mais plutôt comme des chiffres combinés pour les deux groupes. Parmi ces résultats combinés, il y avait des réponses concernant les maladies d’origine alimentaire.

Avec les maladies d’origine alimentaire le problème de sécurité alimentaire qui arrive en tête avec 57% dans l’ensemble, les deuxième et troisième préoccupations étaient globalement des produits chimiques avec 50% et les pesticides, 48%. Voilà un changement avec le sondage de 2015 quand on a posé un peu différemment la question. Le sondage de 2015 a montré que 36% ont répondu que les produits chimiques dans l’alimentation était leur préoccupation n°1 en termes de sécurité des aliments ; les maladies bactériennes d’origine alimentaire sont arrivées deuxième avec 34%, les pesticides à la troisième place à 9%.

La sensibilisation du public aux maladies communes d’origine alimentaire est élevée mais elle a baissé par rapport aux années précédentes.

Neuf répondants sur 10 cette année ont dit qu’ils ont entendu parler de Salmonella comme un problème dans l’alimentation, et sept sur 10 ont entendu parler de E. coli O157 comme un problème. Dans le sondage de 2014, 95% des répondants ont dit qu’ils connaissaient Salmonella comme étant un problème de sécurité des aliments.

L’enquête a également montré que les personnes ont plus confiance dans la sécurité des aliments si elle provient de sources proches de la maison.

« Plus de 70% des consommateurs font confiance à la sécurité des aliments produits dans leur région du pays, alors que seulement 24% font la confiance à la sécurité sanitaire des aliments d’un autre pays. Les consommateurs sont également plus susceptibles – 55% contre 49% – à faire confiance à la sécurité des aliments dans un restaurant local que dans la sécurité des aliments d’un restaurant d’une chaîne nationale », selon le sondage.

Les consommateurs disent aussi qu’ils ont leur part de responsabilité dans la sécurité des aliments, avec 83% rapportant se laver les mains avec du savon et 74% rapportant laver leurs planches à découper avec de l’eau et au savon.

Quatre répondants sur 10 ont dit qu’ils seraient plus susceptibles d’utiliser un thermomètre pour aliments si les recettes et les livres de cuisine qu’ils utilisaient, indiquaient les températures de cuisson appropriées dans leur texte.

imgresEt chez nous, en France, il y a ce titre en Une du Parisien du 23 juillet 2016 avec un article très décevant (je me suis encore suis fait avoir par la grosseur du titre …) : « Alimentation : opération transparence des agro-industriels. Les géants de l’agroalimentaire donnent de plus en plus d’informations sur leurs produits pour reconquérir des consommateurs échaudés par les récents scandales. Coup marketing ou repentance ? »

Il était une fois un arrêté « anti-pesticides » qui a fait pschitt !

24
juil
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé.

Le site Internet, Trait d’Union Paysan, journal d’informations agricoles et rurales de la Haute-Garonne, nous relate cette histoire qui commence par la publication d’un arrêté municipal de la commune de Saint-Jean :

Il faudra un jour que nos médias cessent de présenter l’agriculture conventionnelle comme un des pires maux de la Terre et de l’opposer au bio, paré lui de toutes les vertus. Si cette vision simpliste et manichéenne touche au ridicule depuis longtemps, elle devient maintenant dangereuse pour notre avenir.

Il est consternant de voir que même le député Gérard Bapt (premier adjoint la mairie –aa), avec qui la Chambre d’Agriculture entretient pourtant des relations intelligentes depuis plusieurs années, a fini par céder à la paranoïa sur les phytosanitaires. Avec l’arrêté « anti-pesticides » qu’il a fait signer à la municipalité de St Jean de l’Union, il réalise une sortie de piste déplorable autant qu’absurde. Il nie par là la réalité des faits, qui montrent une diminution depuis des décennies du dosage des produits utilisés en agriculture. Il nie les efforts faits par les agriculteurs, la sévérité de la réglementation et la pertinence des systèmes d’évaluation des risques élaborés par les organismes de surveillance sanitaire de notre pays. Il nie le concept même du rapport bénéfices/risques des phytosanitaires.

Oui mais voilà les choses ne se passent pas comme l’aurait voulu l’édile de la commune et le site Trait d’Union Paysan nous relate  ainsi le devenir de cet arrêté :

Il est tout de même rassurant de voir que tous les représentants de l’État ne cèdent pas à la démagogie ou la pression médiatique.

Le Préfet de région, Pascal Mailhos, a récemment dénoncé l’arrêté municipal pris par la mairie de St Jean sur l’interdiction de tout traitement phytosanitaire à moins de 50 mètres des habitations de la commune. Certes, il ne fait, en cela, qu’appliquer la réglementation française. Mais nous avons vu trop souvent les lois de la République, pourtant parmi les plus draconiennes au monde, réinterprétées, voire carrément ignorées par des élus pour qui la fin justifie les moyens. Le dernier exemple en date est le rejet – très politique – de notre recours contre les zones vulnérables.

Merci donc Monsieur le Préfet, à vous et vos services, pour votre impartialité. Tout n’est pas terminé. La mairie peut toujours faire appel. Mais ce signal fort sera, j’en suis sûr, bien perçu par les agriculteurs de ce département.

En d’autres termes ce qui est le plus souvent reproché à nos « politiques », c’est leur dogmatisme …