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Investigations de foyers de cas de cyclosporose aux États-Unis en 2015 probablement causés par de la coriandre

1
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Investigations de foyers de cas de cyclosporose aux États-Unis en 2015 », source communiqué du Centers for Disease Control and Prevention (CDC) du 31 juillet 2015.

salsa_with_cilantroFaits saillants.

  • Lire le communiqué de la FDA.
  • Lire les recommandations aux consommateurs
  • Cyclospora cayetanensis est un parasite unicellulaire qui provoque une infection intestinale appelée cyclosporose.
  • A la date du 30 juillet 2015, le CDC avait notifié de 358 personnes malades atteintes d’une infection à Cyclospora confirmée dans 26 Etats en 2015.
    • La plupart (199, 56%) des personnes malades ont eu l’apparition de la maladie, au 1er mai 2015 ou après et elles ne signalent de voyage à l’étranger avant l’apparition des symptômes. Les cas groupés de maladie liés aux restaurants ou à des événements ont été identifiés dans le Texas, le Wisconsin et la Géorgie.
    • Les investigations des cas groupés sont en cours dans le Texas et la Géorgie.
    • Les investigations des cas groupés dans le Wisconsin et le Texas ont préalablement identifié la coriandre comme un véhicule suspect.
    • Des investigations sont en cours pour identifier des aliments spécifiques liés aux cas qui ne font pas partie des groupes identifiés.
  • Des précédents foyers de cas américains de cyclosporose ont été liés à des produits frais importés, dont de la coriandre de la région de Puebla au Mexique. Voir sur le blog, 1 et 2.
  • Lire FDA Import Alert publiée le 27 juillet 2015.
  • Les consommateurs devraient continuer à profiter des bénéfices pour la santé de consommer des fruits et légumes frais dans le cadre d’un régime alimentaire bien équilibré.
  • Les consommateurs et les distributeurs devraient toujours suivre les recommandations de manipulation sûres des produits.
  • Plus d’informations sur Cyclospora peut être trouvé sur les pages du CDC.

Comment E. coli O157:H7 reçoit un coup de pouce de laitues malades du mildiou ?

31
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

« E. coli reçoit un coup de pouce de la part d’une maladie de la laitue », source ARS USDA du 30 juillet 2015.

Escherichia coli O157:H7, bactérie qui provoque une maladie d’origine alimentaire chez l’homme, est plus susceptible de contaminer la laitue lorsque le mildiou de la laitue est déjà présent, selon des scientifiques de l’US Department of Agriculture (USDA).

Le mildiou, une maladie de la laitue causée par un champignon Bremia lactucae est l’un des plus gros problèmes auxquels les producteurs de laitues doivent faire face.

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Lorsque la laitue est infectée par le mildiou, il est plus facile pour Escherichia coli O157:H7 de s’installer, selon une étude de l’ARS. Photo avec la permission de l’USDA-NRCS

Mais une microbiologiste, Maria Brandl, avec la Produce Safety and Microbiology Research Unit de l’Agricultural Research Service (ARS) de l’USDA à Albany, Californie, a étudié pourquoi tant d’éclosions à E. coli O157:H7 peuvent remonter jusqu’aux champs de laitues alors que les origines de E. coli O157:H7 sont aussi diverses que de la viande bovine insuffisamment cuite, des graines germées, des produits laitiers non pasteurisés, des cerneaux de noix, des fruits et des légumes.

Les feuilles de laitue sont en fait un endroit difficile pour les microbes de survivre. Mais la preuve épidémiologique est incontestable sur la façon dont la laitue est souvent une source de contamination par E. coli O157:H7.

Dans une recherche antérieure, Brandl a constaté que E. coli O157:H7 préférait des feuilles coupées, blessées et les jeunes feuilles aux feuilles endommagées et plus âgées. Puis, elle a collaboré avec un généticien et sélectionneur de laitues de l’ARS, Ivan Simko du Crop Improvement and Protection Research Unit à Salinas en Californie.

Ils ont constaté qu’avec une température chaude et sur des feuilles humides, E. coli O157:H7 s’est multiplié mille fois plus dans les lésions du mildiou que sur les tissus des feuilles de laitue en bonne santé. Même sur les feuilles de laitue sèches, où la plupart des bactéries luttent pour survivre, E. coli O157:H7 a persisté en plus grand nombre lorsque la maladie du mildiou était présente.

Les chercheurs ont également constaté que E. coli O157:H7 n’a pas poussé aussi bien dans les lésions du mildiou sur la lignée RH08-0464 de laitues, cultivée par Simko et un collègue, car elle est moins sensible à la maladie de la laitue, alors que les bactéries l’étaient sur Triple Threat, une variété commerciale qui est très sensible au mildiou.

Les facteurs exacts qui ont causé moins de croissance de E. coli O157:H7 dans la lignée plus résistante doivent encore être explorées avec soin. Mais si une barrière génétique à la colonisation par E. coli O157:H7 pourrait être sélectionnée parmi les variétés de laitue commerciales ainsi que la résistance de mildiou, cela ajouterait une nouvelle ligne défensive à la contamination de la laitue, aiderait les agriculteurs à améliorer la sécurité microbienne de leur récolte ainsi que maîtriser le problème numéro un parmi les maladies des végétaux.

Pour en savoir plus sur cette étude, voir le numéro de juillet 2015 du magazine AgResearch.

La surveillance de la contamination de certaines denrées alimentaires par les ions perchlorate vue par la DGCCRF

31
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Sécurité, Sécurité des aliments, Union Européenne.

man-eating-lettuce-400x400La DGCCRF nous informe le 31 juillet 2015 qu’elle « a procédé à la surveillance de la contamination de certaines denrées par les nitrates et les ions perchlorate. Le taux de non-conformité est faible : 1,8 %. »

Les objectifs de cette enquête menée par la DGCCRF étaient de vérifier la conformité des denrées aux teneurs maximales fixées pour les nitrates, de recueillir des données de contamination par les nitrates de légumes à feuilles non réglementés, et de recueillir des données de contamination de légumes, de fruits, d’aliments infantiles et de laits par les ions perchlorate.

Petit retour en arrière avant d’aller plus loin dans ce communiqué de cette surveillance, toujours très synthétique … voir Où l’on apprend qu’en France, il existe une contamination des denrées alimentaires par les ions perchlorate.

Nous sommes donc en novembre 2013 et l’Anses, qui a publié un avis de l’Anses relatif à la contamination des denrées alimentaires par les ions perchlorate, nous apprend qu’elle a été « saisie le 4 juillet 2013 par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), d’une demande d’appui scientifique et technique relative à la consommation des denrées alimentaires par les ions perchlorate. »

Extraits des conclusions et recommandations du comité d’experts spécialisés (CES) « Evaluation des Risques Chimiques liés aux Aliments (ERCA) » :

« Sur la base des niveaux de contaminations disponibles pour les fruits et légumes et des habitudes de consommation des français, les produits considérés comme étant les plus contributeurs de l’exposition aux perchlorates sont la tomate, l’épinard, la courgette, la salade, le melon, le concombre, le haricot vert et la clémentine. Ces huit aliments sont donc à analyser en priorité dans le cadre du plan de surveillance qui sera mis en œuvre par la DGCCRF.

Le CES « ERCA » attire toutefois l’attention sur le fait que :

1- les fruits et légumes ne sont pas les seuls aliments contribuant à l’exposition aux ions perchlorate

2- les produits laitiers pourraient être de forts contributeurs de l’exposition aux ions perchlorate. Une étude américaine montre en effet que les produits laitiers constituent 30% à 50% des apports alimentaires en ions perchlorate chez les enfants de plus de 6 mois et les adolescents (jusque 16 ans). En complément de la caractérisation de l’exposition aux ions perchlorate des enfants de 0-6 mois actuellement en cours à l’Anses, sur la base des données de contamination récemment récoltées au niveau national pour les laits infantiles, le CES « ERCA » recommande que les teneurs en ions perchlorate soient explorées dans les produits laitiers.

Cela a certainement été entendu par la DGCCRF,avec un certain temps de latence, le problème est que s’agissant des résultats, on devra se contenter de cela : « Tous les échantillons analysés présentent une teneur en ions perchlorate inférieure aux nouvelles valeurs de référence» Les données individuelles de contamination recueillies ont été transmises à l’EFSA par l’intermédiaire de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). La DGCCRF poursuivra la surveillance de ce secteur.

On n’en saura pas plus, ce doit être secret-défense comme le résultat des inspections. On retrouvera tous les articles parus sur le perchlorate sur le blog ici.

Ronde des rappels, semaine 31 de 2015

31
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2015.0995, Listeria monocytogenes (260 ufc/g) dans du jambon sec de France. Alerte notifiée par la France. Distribution en Belgique. Prélèvement le 8 juillet 2015, résultat le 30 juillet 2015, délai inacceptable !
  • Référence RASFF 2015.0990, migration de formaldéhyde (16,2 mg/kg) et de mélamine (3,7 mg/kg) dans des plats décorés en mélamine pour enfants de Chine. Alerte notifiée par la France Distribution Belgique, République Tchèque, France, Allemagne, Espagne, Taïwan. Retrait du marché demandé. Communiqué de rappel en Belgique.
  • Référence RASFF 2015.0989, dénombrement élevé de Escherichia coli (110 000 ; 180 000 ; > 1 500 000 ufc/g) dans de la burrata congelée d’Italie. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0988, migration de nickel (1,43 mg/kg) d’ustensiles de barbecue de Chine. Alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, République Tchèque, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Italie, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse.
  • Référence RASFF 2015.0985, Listeria monocytogenes (< 10 ufc/g) dans du jambon d’Espagne. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification. Pourtant, il y a eu un communiqué de rappel en France par Auchan
  • Référence RASFF 2015.0982, Listeria monocytogenes (16000 ufc/g) dans du gorgonzola d’Italie. Alerte notifiée par l’Autriche. Distribution France, Belgique (?). Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification
  • Référence RASFF 2015.0975, présence d’ADN de ruminant dans de l’alimentation pour poissons d’Espagne. Notification d’information par la France. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0971, Listeria monocytogenes (> 15000 ufc/g) dans des andouilles de France. Information notifiée par la France. Distribution France, Belgique, Pays-Bas. Rappel auprès des consommateurs en France. Produit présumé ne plus être sur le marché. Notons que le produit a été prélevé le 8 juillet 2015 et le résultat a été obtenu le 27 juillet 2015. Délai trop long !

Information collectée pour la semaine 31 de 2015 à la date du 31 juillet 2015.

Il y a eu 50 alertes notifiées au RASFF depuis le début de l’année 2015 pour des produits d’origine France (41 en 2014) , dont 37 alertes (27 en 2014) pour la présence de micro-organismes pathogènes.

 

15 personnes malades au Royaume-Uni à cause d’une éclosion à E. coli O157

30
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

butchers1.jpg-pwrt3-300x2251« 15 personnes malades au Royaume-Uni à cause d’une éclosion à E. coli O157 », source Doug Powell du barfblog.

La Public Health of England a confirmé aujourd’hui (29 juillet 2015 -aa) que les propriétaires de la boucherie Robinsons sur Neasham Avenue ont accepté une fermeture volontaire.

Cela intervient, au milieu d’autres rapports, d’un nouveau cas d’infection à E. coli O157 chez une personne qui a pu avoir mangé des produits prêts à être consommés de la boutique et cela fait l’objet d’une investigation.

Le dernier cas porte le nombre total de personnes atteintes par l’éclosion à 15.

Un cas précédent rapporté à Public Health of England a depuis contrôlé négatif.

Parmi ces cas, deux enfants et deux adultes restent à l’hôpital. Deux autres enfants hospitalisés sont sortis et sont en convalescence à la maison.

Les enfants sont âgés entre huit et 14 ans et deux d’entre eux sont connus pour être des élèves à l’école Northfield et au Sports College.

Personne de la boucherie Robinsons n’était disponible pour commenter ces informations.PHE_butcher