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Belgique : Publication en 2015 des résultats des inspections dans le secteur Business to Consumer

27
nov
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

smileybigAprès quelques suggestions à nos autorités sur les rappels d’aliments, en voici une autre qui concernent la publication des résultats d’inspections.

On sait que chez nous le débat divise le ministre de l’agriculture et le directeur général de l’alimentation, voir France : Des smileys hygiène sur les portes des restaurants, c’est pour la Saint-Glinglin ? mais les professionnels de la restauration sont opposés à ce type de transparence …

Petit rappel, selon L’Express du 8 septembre 2014, « Des smileys pour renseigner les clients des restaurants. La Direction générale de l’Alimentation (DGAL) envisage d’apposer un « smiley », vert qui rit ou rouge qui pleure, à l’entrée des restaurants pour renseigner les clients sur l’établissement. « Cette pratique existe déjà dans certains pays » a justifié ce lundi le patron de la DGAL Patrick Dehaumont, citant le Danemark, la ville de New York ou Shanghai. »

Mais, un communiqué du ministère de l’agriculture du 8 septembre 2014 promet de la transparence aux résultats des contrôles sanitaires, mais on ne sait pas quelle forme prendra cette transparence …

Bref, ce n’est donc pas pour tout de suite, on s’en doutait un peu …

Pendant ce temps, l’AFSCA de Belgique annonce sur son site, la « Publication des résultats des inspections dans le secteur B2C », c’est-dire Business to Consumer (B2C), les opérateurs qui vendent des denrées alimentaires directement au consommateur final, sont concernés. Les activités suivantes sont donc concernées : horeca, friteries, cuisines de collectivité, commerces de détail, boucheries, boulangeries, poissonneries, vente directe à la ferme, cuisines d’écoles, crèches, cuisines d’hôpitaux,…

Pour répondre à la demande récurrente de davantage de transparence, l’AFSCA va, à partir de 2015, publier les résultats des inspections menées chez les opérateurs qui vendent des denrées alimentaires au consommateur final.

Tous les opérateurs sont-ils concernés ?
Non. Seuls les opérateurs du secteur « Business to Consumer (B2C) »
À partir de quand les résultats seront-ils publiés? 
La publication des résultats débutera dans le courant du premier semestre 2015. La date précise sera communiquée en temps utile à tous les opérateurs concernés.
Quels résultats seront publiés?
Seul le résultat de la dernière inspection effectuée sur base de la check-list « Infrastructure, installation et hygiène » sera publié. Plus d’infos
Où les résultats seront-ils publiés et où pourront-ils être consultés?
Les résultats seront publiés dans la partie publique de Foodweb et pourront donc y être consultés par tous.
Sous quelle forme les résultats seront-ils publiés?
Les résultats seront publiés sous forme de symboles, accompagnés d’une brève description de leur signification. Plus d’infos.

NB : La restauration commerciale dont la restauration rapide ne fait pas partie du dispositif et une explication aurait été souhaitable. La photo ci-dessous représente les symboles en question.

afsca_résulats_B2C

Avis scientifique de l’EFSA sur le chloramphénicol présent dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux

27
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

imagesL’EFSA publie un avis scientifique sur le chloramphénicol dans les denrées alimentaire set les aliments pour animaux (Scientific Opinion on Chloramphenicol in food and feed).

Résumé.

Le chloramphénicol est un antibiotique non autorisé chez les animaux producteurs de denrées alimentaires dans l’Union européenne (UE). Cependant, étant produit par les bactéries du sol, il peut être présent dans les plantes. La Commission européenne a demandé à l’EFSA un avis scientifique sur les risques pour la santé humaine et animale liés à la présence de chloramphénicol dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux et si un seuil de référence (ou RPA pour reference point for action) de 0,3 μg/kg est suffisant pour protéger la santé publique et animale. Les données sur la présence de chloramphénicol dans les aliments extraites du plan nationale de surveillance des résidus et des résultats du système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) sont trop limitées pour effectuer une évaluation fiable de l’exposition alimentaire humaine. Au lieu de cela, l’exposition alimentaire humaine qui est calculé pour un scénario dans lequel le chloramphénicol est présent à 0,3 μg/kg dans tous les aliments d’origine animale, les aliments contenant des préparations enzymatiques et les aliments qui peuvent être contaminés naturellement. L’exposition alimentaire chronique moyenne pour ce scénario du pire serait comprise respectivement de 11 à 17 et de 2,2 à 4,0 ng/kg de poids corporel par jour pour les jeunes enfants et les adultes. L’exposition alimentaire potentielle du bétail au chloramphénicol ce a été estimée être inférieure à 1 μg/kg de poids corporel par jour. Le chloramphénicol est impliqué dans la génération de l’anémie aplasique chez l’homme et provoque des effets sur reproduction et hépatotoxiques chez les animaux. Les marges d’exposition pour ces effets ont été calculées à 2,7 ✕ 105 ou plus et le groupe scientifique sur les contaminants de la chaîne alimentaire (CONTAM) a conclu qu’il est peu probable que l’exposition à des aliments contaminés par du chloramphénicol égal ou inférieur à 0,3 μg/kg soit un problème de santé pour l’anémie aplastique ou les effets sur la reproduction et les effets hépatotoxiques. Le chloramphénicol présente une génotoxicité, mais, en raison de l’absence de données, le risque de cancérogénicité ne peut être évaluée. Le groupe CONTAM a conclu que, lorsqu’il est appliqué à l’alimentation des animaux, le seuil de référence est aussi suffisamment protecteur pour la santé animale et la santé publique, découlant de résidus dans les produits d’origine animale.

NB : Traduction du résumé par mes soins -aa

Une crèche britannique fermée après une éclosion à E. coli O55

27
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

« Une crèche britannique fermée après une éclosion à E. coli O55 », source Ben Chapman du barfblog du 26 novembre 2014.

La BBC rapporte que le Blandford Children’s Centre Nursery dans le Dorset (Royaume-Uni) a été fermé car les responsables de la santé enquêtent sur des cas groupés de maladies rares à E. coli.

500065432206023-1Vanessa Glenn, responsable de la politique familiale au Dorset County Council, qui gère la crèche sur Black Lane, a dit qu’un enfant a été diagnostiqué avec une infection à E. coli à la mi-octobre.

Elle a dit que la crèche a été fermée pendant trois jours tandis que des travaux de nettoyage en profondeur étaient entrepris.

Un autre enfant de la crèche a été infecté lundi et elle est actuellement fermée en attendant les résultats des analyses de sang du personnel et des prélèvement de selles des enfants, a-t-elle ajouté.

Elle a dit qu’il y avait eu un autre cas à E. coli impliquant un enfant de Blandford qui fréquentait le Shaftesbury Children’s Centre, et qu’il ne faisait pas partie des cas groupés.

Madame Glenn a déclaré : « Bien qu’il n’y ait aucune indication d’un lien direct entre la crèche et les cas récents, nous travaillons en étroite collaboration avec Public Health England et les autorité locales de santé environnementale pour contribuer à résoudre le problème. »

Elle a ajouté parents avaient été ‘pleinement informés’ de la fermeture de la crèche.

« Comme certains cas sont survenus chez des personnes associées à la crèche pour enfants, des lettres ont été envoyées aux parents dont les enfants fréquentent la crèche et le personnel, les informant sur E. coli O55 et l’enquête en cours », a déclaré le PHE.

Des germes de soja contaminés par un additif interdit sont de nouveau retrouvés en Chine

27
nov
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

02983003387D« Des germes de soja contaminés par un additif interdit sont de nouveau retrouvés en Chine », source The New York Times du 26 novembre 2014.

L’additif améliore l’apparence et raccourcit le cycle de croissance des germes de soja, entraînant une hausse des profits.

Les germes de soja sont de retour dans les actualités pour de mauvaises bonnes raisons. Ce n’est pas la première fois que les inspecteurs chinois ont retrouvé des germes de soja contaminés avec un additif alimentaire interdit, et ici, il s’agit d’un centre de production dans la banlieue sud de Pékin.

Les graines germées produites sur le site du district de Daxing ont été traitées avec des taux élevés de 6-benzyladénine, une hormone végétale qui induit le cycle de croissance et rend les produits plus attrayants pour les acheteurs, selon les Nouvelles de Pékin. Mais le produit chimique peut aussi nuire à la santé des consommateurs en causant une puberté prématurée, des cycles menstruels perturbés et une contribution à l’ostéoporose.

Jusqu’à 20 tonnes de graines germées par jour étaient vendus à des grossistes de Pékin et dans les provinces du Hebei et du Shandong. Depuis les autorités sanitaires de Pékin ont mené des contrôles sur place le 2 novembre, le site de Daxing a été fermé et il a été ordonné aux trois vendeurs associés d’arrêter les opérations. L’affaire fait toujours l’objet d’une enquête, mais aucune arrestation n’a été rapportée.

Les germes de soja sont un aliment de base populaires en Chine, souvent présents dans les rayons des supermarchés et les étagères des restaurants. Mais ils ont aussi été mis en cause dans des alertes de sécurité des aliments. Ainsi, en 2011, la découverte de germes trempés dans des hormones, de la poudre pour les blanchir et des conservateurs à Shenyang, dans la province du Liaoning, a permis l’arrestation de 12 personnes. L’année dernière, le gouvernement municipal de Pékin a émis une recommandation de santé avec des conseils au public sur la façon de détecter les germes de soja dangereux.

NB : Photo illustrant un stock de germes de soja lors de l’enquête. La longueur des germes de soja dépassait 20 centimètres.

La Food Standards Agency diffuse les résultats sur la présence de Campylobacter dans les poulets en publiant les résultats des contrôles chez les distributeurs. Impensable chez nous ?

27
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

Le Daily Mail du 26 septembre 2014 rapporte que « l’ancien responsable de la Food Standards Agency qui a obtenu un emploi chez Tesco afin de faire pression contre le « naming and shaming » (dénoncer et montrer du doigt) les supermarchés vendant des « poulets contaminés » par Campylobacter. » Pourtant la nomination de Smith lui interdisait de faire du lobbying sur le ministre pendant deux ans. Mais Smith aurait rencontré le ministère pour les avertir que publier les chiffres créerait une crise alimentaire.

Pendant ce temps, la Food Standards Agency (FSA) publie le 27 novembre 2014 l’« Enquête sur les taux de Campylobacter dans les poulets vendus en distribution ».

La FSA a publié danles résultats cumulés des deux premiers trimestres de son enquête sur un an sur la présence de Campylobacter dans les poulets.

campy_freeS’attaquer à Campylobacter est la priorité numéro un en matière de sécurité des alimentaire pour la FSA et elle est à la tête d’une campagne pour rassembler l’ensemble de la chaîne alimentaire pour s’attaquer à ce problème. Les résultats individuels par distributeur important ont été publiés. Les résultats à ce jour montrent :

  • 18% des poulets ont été contrôlés positifs pour Campylobacter sont au-dessus des taux les plus élevés de contamination (au-dessus de 103 unités formant colonies par gramme (> 1000 ufc/g). Ces unités indiquent le taux de contamination de chaque échantillon.
  • 70% des poulets ont été contrôlés positifs pour la présence de Campylobacter.
  • 6% des emballages ont été contrôlés positifs pour la présence de Campylobacter avec un seul prélèvement ayant le taux le plus élevé de contamination (> 1000 ufc/g).

Au total, 1995 échantillons de poulets entiers réfrigérés ont été analysés, l’emballage a aussi été analysé pour la plupart des échantillons. Les données montrent des variations entre les distributeurs, mais aucun n’a atteint la cible en fin de transformation dans la réduction de Campylobacter (voir dans le communiqué, le tableau proposé par la FSA concernant ASDA, Tesco, M&S, The Co-operative, Morrison’s, Sainsbury’s et Waitrose ainqi que de petits distributeurs).

Les chiffres globaux montrent une augmentation la contamination du premier trimestre au deuxième trimestre. Cela est probablement dû aux échantillons du deuxième trimestre prélevés pendant les mois d’été car une augmentation de Campylobacter est souvent constatée en raison du temps chaud.

Cette enquête sur 12 mois, allant de février 2014 to février 2015 va analyser 4 000 échantillons de poulets entiers achetés au Royaume-Uni chez des distributeurs et des magasins plus petits, indépendants et des bouchers.

Campylobacter est détruit par une cuisson à cœur ; toutefois, il est la forme la plus commune d’intoxication alimentaire au Royaume-Uni, affectant estimée à 280 000 personnes par an. La volaille est la source de la plupart de ces cas.

Steve Wearne, Directeur de la réglementation à la FSA, a déclaré : « Ces résultats montrent que l’industrie alimentaire, en particulier les distributeurs, doivent faire davantage pour réduire la quantité de Campylobacter présente sur les poulets. Bien que nous ne sommes qu’à mi-chemin de l’enquête, 18% des poulets analysés avaient Campylobacter à plus de 1000 ufc/g, le taux le plus élevé de contamination, et plus de 70% des poulets avaient sur eux des Campylobacter. Cela montre qu’il y a un long chemin à parcourir avant que les consommateurs ne soient protégés contre ce microbe. »

« Si le poulet est bien cuit et les lignes directrices de préparation sont correctement suivies, le risque pour le public est extrêmement faible. »

« Il y a des signes que des distributeurs commencent à prendre leurs responsabilités. Lorsque plus est fait, nous verrons que les améliorations durables aideront à prévenir nombre de leurs clients de tomber malade ».

Il y a eu certains développements récents dans les efforts de l’industrie et des distributeurs pour lutter contre Campylobacter. Cela comprend :

  • Marks & Spencer et son fournisseur, 2 Sisters Food Group, ont récemment mis au point un plan en cinq points sur un programme intégré d’interventions tout au long de la chaîne alimentaire afin de réduire les taux de Campylobacter.
  • Asda et son fournisseur, Faccenda, se sont engagés dans une nouvelle technologie innovante avec de la vapeur (SonoSteam) qui a montré des résultats prometteurs et qui est désormais installée à l’usine Faccenda dans des essais sur ligne à grande échelle.
  • Moy Park, à propos de la biosécurité à la ferme, a trouvé des moyens rentables de dépasser les standards de Red Tractor.
  • Un certain nombre de distributeurs ont mis en place ‘le poulet dans un sachet d‘emballage’ afin d’aider à limiter le transfert de contamination en minimisant la manipulation du poulet cru à la maison.

Il est probable que les récentes interventions pour réduire les taux de Campylobacter ne seront pas reflétées à ce stade dans les résultats de l’enquête. Les résultats de l’échantillonnage en cours permettront à la FSA et à l’industrie alimentaire de voir quel impact ils avaient.