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Ronde des rappels, semaine 16 de 2015

17
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2015.0487, noisettes non mentionnées (36,6; 34,2 mg/kg) dans du chocolat de Belgique. Alerte notifiée par la Belgique. Distribution en France.
  • Référence RASFF 2015.0480, irradiation non autorisée d’anchois séchées de Thaïlande. Notification par les Pays-Bas. Distribution en Autriche, Belgique, Finlande, France, Allemagne, Irlande, Italie, Malte, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2015.0477, Listeria monocytogenes (1800 ufc/g) dans du fromage au lait cru de France. Alerte notifiée par la France. Distribution en France, Allemagne et Hong-Kong. Rappel auprès des consommateurs à Hong-Kong, mais pas de nouvelles en France …
  • Référence RASFF 2015.0466, faible enregistrement de traçabilité pour du poisson salé du chipfish. Notification par la Norvège. Distribution Argentine, Brésil, France, Norvège, Portugal, Suisse, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2015.0465, histamine (1648 mg/kg) dans du thon en boîte d, ’Equateur. Notification par la France. Distribution restreinte au pays ayant réalisé la notification.
  • Référence RASFF 2015.0464, allergène sésame non mentionné dans une soupe chinoise Instant Noodle Soup Beef de Taiwan. Alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution Autriche, Belgique, Danemark, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Pays-Bas, Suisse. A noter le communiqué de rappel en Belgique.
  • Référence RASFF 2015.0463, acide okadaïque (230,1 µg/kg), toxine diarrhéique (en anglais DSP, pour « Diarrheic Shellfish Poison ») dans des moules (Mytilus edulis) crues d’Irlande. Alerte notifiée par la France. Distribution en France. Produit présumé ne plus être sur le marché. A noter que le prélèvement a été réalisé le 26 mars et la notification le 13 avril 2014.

Information collectée pour la semaine 16 de 2015 à la date du 17 avril 2015. A titre d’information, il y a eu 25 notifications d’alertes pour des produits alimentaires d’origine France depuis le début de l’année 2015 et 15 notifications d’alertes pour des produits alimentaires d’origine Chine … étonnant, non !

 ooOOoo

Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

  • L’EFSA en 2014 : protéger les consommateurs, regarder vers l’avenir

Un communiqué de l’EFSA du 15 avril 2014 indique « En 2014, l’EFSA a de nouveau mené à bien un important programme de travaux scientifiques et entrepris une série de projets qui aideront l’Autorité à atteindre des niveaux supérieurs d’efficacité, d’innovation et de transparence.

De l’acrylamide aux zoonoses, les travaux de l’EFSA couvrent les questions de sécurité alimentaire de A à Z ; ces travaux sont décrits en détail dans le rapport annuel 2014 de l’Autorité publié ce jour. Plus de 500 productions scientifiques qui ont contribué à étayer des décisions sur base de données probantes et ont assuré une meilleure protection des consommateurs tout au long de l’année.

Parmi les faits saillants de l’année écoulée figurent des travaux de pointe sur les risques potentiels associés aux pathogènes résistants aux antimicrobiens, des avis scientifiques urgents dispensés suite à la crise de l’Ébola, aux épidémies d’hépatite A, à la grippe aviaire et à la peste porcine africaine, mais aussi des évaluations programmées dans le calendrier de travail de l’EFSA portant sur l’évaluation des risques et les allégations de santé associées à des produits réglementés. »

On peut regarder vers l’avenir, certes, mais comme disait Pierre Dac, on « l’aura dans le dos, chaque fois qu’on fera demi-tour », cela étant protéger les consommateurs, pourquoi pas , mais je ne vois pas comment une agence d’évaluation des risques pourrait le faire alors qu’elle n’est pas gestionnaire du risque …

D’autant qu’on a pu voir qu’avec les OGM, cela n’était pas du tout le cas … En effet, les « états membres, qui peuvent désormais limiter ou interdire la culture d’un OGM sur tout ou une partie de leur territoire. Cela peut se faire même si l’évaluation des risques, telle que faite par l’Autorité européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) démontre que l’OGM ne présente pas de risques pour la santé humaine, la santé animale ou l’environnement. »

Alors, merci de protéger le consommateur avec de bonnes paroles

  • Allergènes dans les épices ou pourquoi la réponse en France vient-elle si tard ?

Après les Etats-Unis et le Canada puis le Royaume-Uni, il a été découvert la présence d’allergènes dans des épices, voir ce lien (anglais) datant du 24 février 2014.

L’AFSCA de Belgique vient de décider le rappel d’épices le 23 février pour cette même problématique …

Mais on apprend par une note de l’Anses du 1er avril 2015 et mis en ligne le 16 avril, ce qui suit, « Le 12 mars 2015, l’Anses a été informée d’une alerte européenne relative à la présence d’amande dans du paprika en provenance d’Espagne, conduisant la Direction générale de la concurrence, la consommation et la répression des fraudes à transmettre le 24 mars 2015 une demande d’appui technique et scientifique en urgence afin de permettre d’affiner les mesures de gestion de risque. »

Une alerte avait été notifiée au RASFF par la Belgique le 9 mars 2015, référence 2015.0286. La DGCCRF lit-elle les alertes du RASFF ? Quelqu’un fait-il une veille à l’Anses et/ou à la DGCCRF ?

  • Bactéries résistantes aux antibiotiques dans des légumes frais importés

Des chercheurs de l’Université de Zurich ont trouvé des bactéries résistantes aux antibiotiques dans les légumes frais importés de l’Inde, la Thaïlande, le Vietnam et la République dominicaine. Cela soulève des préoccupations de santé publique au sein de la population suisse. Voir l’article scientifique à l’origine de cette information, Extended-Spectrum-β-Lactamase-Producing Enterobacteriaceae Isolated from Vegetables Imported from the Dominican Republic, India, Thailand, and Vietnam.

Il n’y a donc pas que les denrées alimentaires d’origine animales …

  • Informations sur les substances chimiques dans les aliments: synthèse annuelle pour le grand public

Communiqué de l’’EFSA du 15 avril 2015. Des traces de produits chimiques sont parfois détectées dans les aliments et les boissons: pesticides dans les fruits et légumes, médicaments vétérinaires dans la viande et autres produits d’origine animale, ou encore contaminants environnementaux dans divers produits alimentaires. Des contrôles réguliers contribuent à garantir la conformité avec les règles et les normes de sécurité alimentaire en vigueur et à protéger les consommateurs contre les risques potentiels associés à ces substances. Mais à quels niveaux se situent les concentrations de ces substances dans les aliments et dépassent-elles les limites légales?

L’EFSA publie un nouveau rapport destiné à apporter à un public non-spécialiste une vision équilibrée des résultats de la surveillance annuelle exercée à l’échelle européenne sur les substances chimiques présentes dans les aliments. Le rapport fournit le contexte qui fait parfois défaut lorsque des exemples de produits chimiques détectés dans les aliments sont rapportés dans les médias. L’analyse des données recueillies à travers l’Europe et réalisée par l’EFSA montre, par exemple, que le dépassement des limites autorisées constitue l’exception plutôt que la règle.

En espérant que les marchands de peurs liront ce rapport mais rien n’est moins sûr …

Quelques nouvelles de la sécurité des aliments

15
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

Pas d’article en tant que tel mais une liste de sujets qui méritent une attention, à vous de voir …

  • Nanoparticules, nanomatériaux, nanoaliments

Est-on mieux informé sur les nanoparticules d’argent après la parution de l’avis de l’Anses du 5 mars 2015 ? Pas sûr … Dans ce domaine, on lira cette information en provenance du Parlement européen :

Moratoire sur les nano-aliments. Les nouvelles technologies appliquées aux procédés de production alimentaire sont susceptibles d’avoir des répercussions sur la sécurité des aliments, affirment les députés. Par conséquent, les aliments dont le processus de production exige une évaluation des risques – incluant les nanomatériaux – ne devraient pas être autorisés avant d’être approuvés par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), selon les parlementaires. Par ailleurs, il faudrait accorder une attention particulière aux emballages alimentaires qui contiennent des nanomatériaux, afin d’empêcher qu’ils ne contaminent les aliments. Conformément au principe de précaution, tous les nouveaux aliments devraient également être soumis à une surveillance suite à leur mise sur le marché, ajoutent les députés.

De plus, les députés ont modifié la définition existante de nanomatériaux pour la rendre conforme aux recommandations de l’EFSA (seuil de nanoparticules de 10% pour qu’un ingrédient alimentaire soit qualifié de « nano » contre un seuil de 50% proposé par la Commission européenne). Source Parlement européen du 25 novembre 2014.

Un aperçu des présentations du 1st Joint Symposium sur les Nanotechnologies des 5 et 6 mars 2015 est disponible, source BfR. On lira aussi Nanoargents : de la production à l’utilisation, quels sont les risques ? de l’INRS, document de mars 2015, 5 pages.

A l’attention de nos autorités qui n’informent pas complètement les consommateurs sur les retraits/rappels d’aliments, on y lit, « Pour les autorités compétentes, l’objectif principal d’un rappel des aliments est de protéger la santé publique, en veillant à ce que:

- un aliment dangereux soit rapidement retiré de toutes les étapes possibles de la chaîne d’approvisionnement;

- les consommateurs concernés et les clients soient informés; et que

- l’aliment faisant l’objet d’un rappel ait été récupéré, détruit ou retransformé. »

  • Le « taux de croissance » comme paramètre mesurable pour relier la cinétique et les modèles probabilistes de la croissance bactérienne

Lorsque des bactéries sont inoculées dans un environnement stressant, il est possible que certaines cellules subissent une croissance exponentielle alors que la majorité reste dormante. Le nombre de cellules se multipliant est difficile à mesurer, car une telle décision impliquerait de nombreuses observations de cellules isolées. George et al. proposent une méthode indirecte, basée sur des mesures automatisées de la turbidité, ce qui fournit une estimation de la fraction de cellules en croissance. Une conséquence est une quantification du « taux de croissance » de la population, qui est sensée être fondamentale pour le développement de nouveaux et plus puissants modèles prédictifs, que ceux qui sont souvent au cœur de l’évaluation de la résistance au stress et de la sécurité des aliments.

  • Nouveau protocole de gestion et de communication « Salmonella »

Mise à jour du 09/03/2015, source ministère de l’agricultureLa lutte contre les salmonelloses humaines d’origine alimentaire, responsables d’un nombre très important de malades, d’hospitalisations et de décès, constitue une préoccupation majeure des administrations en charge de la protection de la santé publique. Les directions générales de la santé, de l’alimentation et de la concurrence, consommation et répression des fraudes ont souhaité harmoniser la gestion du risque salmonellique, y compris la communication vers les consommateurs, de la même façon que cela avait été fait pour la communication autour du risque « Listeria » en juin 2000. Ce nouveau protocole précise les mesures de retrait et de rappel des produits issus d’élevages de ponte reconnus infectés par Salmonella Enteritidis (S. E.) ou Typhimurium (S. T.) ou des denrées alimentaires pour lesquelles une analyse microbiologique a montré la présence de Salmonella spp, ainsi que les principes généraux de communication, en fonction de l’existence ou non de cas humains.

Mais on ne nous dira pas pourquoi il y a ce besoin d’harmonisation. Hélas, les cas de salmonellose augmentent en France selon les données diffusées par l’EFSA en 2014, contrairement à ce que rapporte l’Anses, «  Dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, la France fait souvent figure de pionnière en Europe et dans le monde en appliquant des politiques de maitrise des risques qui produisent des résultats probants : les salmonelloses, qui demeurent une cause majeure de toxi-infections alimentaires ont diminué de moitié en 10 ans dans notre pays. »

  •  Salmonella et l’Anses

Dans la galaxie des sites de l’Anses, voici le réseau Salmonella avec des données totalement obsolètes. Ainsi, on nous dit « Les salmonelloses sont une des principales zoonoses bactériennes responsables de toxi-infections alimentaires. Sur la période 1995-1999, le nombre de cas de salmonelloses en France a été estimé par l’Institut de veille sanitaire, entre 30 600 et 41 140 dont 92 à 535 cas mortels. »

Pourtant dans le résumé des activités de l’année 2011 du centre national de référence des Salmonella, on apprend qu’il y a eu « 11069 enregistrements de Salmonella d’origine humaine (8849 souches et 2220 fiches d’information), en provenance de France métropolitaine et des DOM-TOM, ont été répertoriés par le CNR Salmonella (9405 en 2010, + 17,6%). » Source Weill François-Xavier et Le Hello Simon. Rapport d’activité annuel 2011. Centre National de référence des Salmonella. Institut Pasteur.

  • Lutte contre Campylobacter dans les poulets au Royaume-Uni

Les distributeurs vendent les poulets entiers ‘rôtis dans un sachet’.

De plus en plus de distributeurs vendent du poulet entier « rôti dans un sachet », un changement qui signifie que les consommateurs ne doivent pas toucher la volaille crue et pour éviter le risque de la propagation de Campylobacter.

Moy Park a mis en place deux lignes de poulets entiers dans un emballage fermé, « extra savoureux » et « ail et fines herbes ».

Cet emballage est conçu de manière à permettre une ventilation dans le four, sans fuite de jus avant de le manipuler.

NB : N’hésitez pas à lire la suite …

  • Restauration commerciale et transparence des contrôles, c’est le monde des bisounours

Un décret indique les modalités un semblant de transparence dans les résultats des contrôles dans la restauration commerciale, décret n°2015-189 du 18 février 2015 relatif à l’expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en sécurité sanitaire des aliments dans le secteur de la restauration commerciale à Paris et Avignon.

On y indique :

Les mentions relatives au niveau d’hygiène sont établies comme suit :

1° « Bon niveau d’hygiène » pour les établissements ne présentant pas de non-conformité ou présentant uniquement des non-conformités mineures ;

2° « Niveau d’hygiène acceptable » pour les établissements ne relevant pas de la catégorie définie au 1° et ne présentant pas de non-conformité impliquant la mise en œuvre d’une mise en demeure par l’administration ;

3° « Niveau d’hygiène à améliorer ; mesures correctives requises » pour les établissements mis en demeure de procéder à des mesures correctives.

Sont rendus publics :

1° Le nom de l’établissement ;

2° L’adresse de l’établissement ;

3° La date du dernier contrôle ;

4° La mention relative au niveau d’hygiène établie conformément à l’article 4.

Ces données sont mises à jour quotidiennement et présentées sur une carte interactive permettant la géolocalisation de l’établissement.

A la lecture de ce décret, on sait par avance que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, …

Notons que concernant « Niveau d’hygiène à améliorer ; mesures correctives requises », il n’est pas fait état du fait que l’établissement ait eu une ou plusieurs non-conformités, bienvenue dans le monde des bisounours …, il ne faut fâcher personne …

Notons que le rapport d’inspection même sous forme synthétique ne sera pas disponible

Notons qu’on ne sait pas à quelle sauce (check-list) les entreprises vont être contrôlées

Notons que seul le secteur de la restauration commerciale est concerné et non pas la restauration collective comme les cantines scolaires, cela serait sans doute explosif …

Voir les différences avec le système adopté et pleinement opérationnel au Royaume-Uni et celui qui va être adopté au premier semestre en en Belgique.

Ronde des rappels, semaine 15 de 2015

10
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2015.0458, norovirus dans des huîtres de France. Alerte notifiée par l’Italie. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0450, sulfites (70 mg/kg) non mentionnés sur l’étiquetage de langoustines surgelées de France. Alerte notifiée par l’Italie. Information sur la distribution pas disponible.
  • Référence RASFF 2015.0447, taux de résidus au-dessus de la LMR de l’amoxicilline (394 µg/kg) dans des truites de Belgique, avec des matières premières de France. Alerte notifiée par la Belgique. Distribution en Belgique et Luxembourg.
  • Référence RASFF 2015.0446, Salmonella typhimurium (présence dans 25g) dans des escalopes crues surgelées de dinde de France. Alerte notifiée par la France. Retrait du marché car distribution en Allemagne et Suisse.
  • Référence RASFF 2015.0442, Salmonella infantis (présence dans 25g) dans des protéines animales transformées de France. Information notifiée par la Belgique. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.

Information collectée pour la semaine 15 de 2015 à la date du 11 avril 2015.

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Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

A vous de voir si la question peut se poser après avoir lu l’article …

  • Pathogènes dans les aliments : améliorations nécessaires pour se protéger contre Campylobacter, Listeria et EHEC.

Source Pathogens in food: Improvements required to protect against Campylobacter, EHEC and Listeria, 10/2015, 07.04.2015

Le BfR publie un rapport sur « Zoonotic Pathogens in Germany ». Chaque année, le BfR prépare un rapport sur la situation épidémiologique des zoonoses en Allemagne. L’évaluation des données à partir de 2013 montre que la maîtrise des salmonelles dans la volaille est un succès et que le nombre de cas chez l’homme est en baisse.

NB : Hélas, le nombre de cas de salmonellose chez l’homme n’est pas en baisse en France …

  •  Curieuse communication de l’Anses …

Comme il n’y a pas de baisse des cas de salmonellose en France, quel crédit apporter à l’idée selon laquelle, selon l’Anses du 2 avril 2015, « L’approche intégrée de maîtrise des risques tout au long de la chaîne alimentaire fait de la France un bon élève en matière de sécurité sanitaire, laquelle s’appuie sur une logique de responsabilisation de tous les acteurs, de la « fourche à la fourchette ».

Ou encore toujours selon l’Anses du 7 avril 2015 « Au niveau mondial, la France se situe à un très bon niveau en matière de sécurité sanitaire des aliments. »

Un petite erreur au passage, à mon avis dans ce qui suit« Dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, la France fait souvent figure de pionnière en Europe et dans le monde en appliquant des politiques de maitrise des risques qui produisent des résultats probants : les salmonelloses, qui demeurent une cause majeure de toxi-infections alimentaires ont diminuées de moitié en 10 ans dans notre pays. » On croit lire les discours de nos autorités, mais c’est bien de l’Anses qu’il s’agit … hélas …

Lire à ce sujet le Rapport 2012 de l’EFSA sur les infections zoonotiques dans l’UE : La France, pas à l’unisson de l’UE … publié en février 2014 qui ne dit pas tout à fait la même chose … Et que dire de la situation de Campylobacter ? Voir Top 10 pour 2014 de la sécurité des aliments en France sur la « Situation de la politique sanitaire des aliments en France ».

Dans le courant du premier semestre 2015, l’AFSCA publiera les résultats de ses inspections dans les entreprises distribuant des denrées alimentaires directement au consommateur final. Vous pourrez donc voir ce qu’il ressort du contrôle de l’hygiène chez un boulanger, un boucher, un restaurant,… L’AFSCA veut donc répondre à la demande d’une grande transparence.

Ce sera à suivre, mais que dire que pour l’instant de ce qui se passe en France, on est dans l’expectative … quant à la transparence, cela reste au stade du discours !

Communiqué classique du 9 avril 2015 de l’Anses où comme souvent on ne peut rien conclure. On pourra lire l’avis de l’Anses relatif à la valorisation des insectes dans l’alimentation et l’état des lieux des connaissances scientifiques sur les risques sanitaires en lien avec la consommation des insectes, cela fait 42 pages, bonne lecture …

Cela étant, si l’on souhaite « consommer » des insectes, mieux vaut aller voir en Belgique … On lira donc ces deux documents belges de 2014, « Sécurité alimentaire des insectes destinés à la consommation humaine » : Les insectes semblent potentiellement intéressants dans la recherche de sources alternatives de protéines alimentaires. Il n’existe actuellement pas encore de réglementation spécifique en Belgique, ni en Europe, quant à l’élevage et la commercialisation d’insectes destinés à la consommation humaine. La commercialisation d’un certain nombre d’espèces d’insectes destinés à la consommation humaine est cependant tolérée en Belgique. Dans ce cadre, le Comité scientifique et le Conseil Supérieur de la Santé sont sollicités pour donner un avis sur les risques (dangers) potentiels liés à la consommation humaine de ces insectes (entiers) (entomophagie). (dossier Sci Com 2014/04 ; dossier CSS n° 9160). Avis commun SciCom 14-2014 et CSS n° 9160

Ainsi que « Mise sur le marché d’insectes et de denrées à base d’insectes pour la consommation humaine ». On lira aussi sur le blog, La consommation d’insectes légalisée en Belgique mais la France cherche toujours la petite bête ! datant de décembre 2013 !!!

NB : L’Anses s’occupe de beaucoup de trop choses et devrait se recentrer sur la sécurité sanitaire des aliments …

  •  Bisphénol A : L’EFSA corrige son évaluation de « pas de risque pour la santé » à « faible risque pour la santé »

L’EFSA a modifié le 25 mars 2015 le résumé de son récent rapport sur bisphénol A pour écrire qu’il y avait un « faible risque pour la santé » lors de l’exposition cumulée au produit. Le résumé original du 21 janvier 2015 disait qu’il n’y avait « pas de risque pour la santé », ce qui ne cadrait pas avec le libellé du corps principal de l’évaluation. Source Chemical Watch.

Audits de la sécurité des aliments : Avons-nous un système rétrograde ?

4
avr
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, HACCP, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

« Audits de la sécurité des aliments : Avons-nous un système rétrograde ? » par Bob Whitaker, article original paru dans Food Safety News, le 30 mars 2015.

Il y a quelque temps, je particiais à une session de formation de producteurs sur la loi sur la modernisation de la sécurité des aliments (FSMA ou Food Safety Modernization Act), et c’était un grand événement avec la participation impressionnante de producteurs. Les conférenciers étaient merveilleux et le contenu a été soigneusement préparé. Au cours des trois dernières années, j’ai probablement été impliqué dans 20 programmes différents de formation en matière de sécurité des aliments visant à aider les producteurs à construire des programmes efficaces de sécurité des aliments. À certains égards, cela a été une grande expérience mais cependant, j’ai souvent été un peu frustré. L’événement auquel j’ai assisté récemment m’a laissé avec cette même sensation de frustration.

audit_dabordDurant ces sessions liées à la sécurité des aliments avec des entreprises alimentaires, nous parlons souvent pourquoi avoir un programme de sécurité des aliments est important et comment il est essentiel d’avoir un programme pour protéger sa propre entreprise, protéger ses clients et, au final, la santé publique. Nous parlons des problème émergents en science, de l’importance des programmes de base en sécurité des aliments tels que les bonnes pratiques de nettoyage-désinfection et d’hygiène du personnel et comment identifier et manager les dangers potentiels liés au transfert de contamination (ou contamination croisée) dans une exploitation agricole et dans un atelier de conditionnement. Après avoir discuté de cela et du pourquoi, du comment et de qu’en est-il de la sécurité des aliments, souvent quelqu’un de courageux dans le public lève la main et demande : « Alors, quelle note dois-je obtenir pour réussir l’audit ? » Et c’est là que la frustration s’installe. Comment passer un audit devient-il un substitut pour construire un programme de sécurité des aliments fondé sur les risques ?

Une grande partie de la discussion que nous avons avec l’industrie sur la sécurité des aliments est centrée sur le passage de l’audit de sécurité des aliments. En fait, pour beaucoup, l’audit de la sécurité des aliments est la base de leurs efforts en matière de sécurité des aliments. Un acheteur demande qu’un producteur ou un fournisseur passe un audit de sécurité des aliments, de sorte que l’objectif est de réussir l’audit. C’est assez logique, mais les audits de la sécurité des aliments ne rendent pas vraiment les aliments plus sûrs. Cette fureur dévorante des audits de sécurité des aliments est malheureuse parce que les audits ne sont qu’un outil, un instantané dans un temps, en fait un instantané dans le temps que vous mettez à l’obtenir. De façon réaliste, passer un audit est comme passer un examen, vous savez quand l’examen aura lieu, vous savez déjà toutes les questions qui seront posées à l’examen, et aussi, vous avez déjà toutes les réponses. Combien d’entre nous ne voudraient-ils pas avoir vécu cette situation au lycée ou au collège ? Je devine que nous aurions eu de meilleures notes ! Combien de fois voyons-nous un rappel d’aliments et l’information que nous lisons indique que l’entreprise malheureuse a reçu un score « supérieur » lors de leur plus récent audit de sécurité des aliments ? Si vous regardez bien les choses en face, combien peuvent-ils dire qu’ils n’ont pas fait un peu de nettoyage supplémentaire le jour de leur dernier audit de sécurité des aliments et que votre entreprise n’est pas toujours aussi parfaite que ce qu’elle est lors d’un audit ? (cela s’appelle chez nous, préparer un audit, voir même « se débarrasser » de certains personnels le jour des audits -aa). C’est dans la nature humaine, nous voulons tous une bonne note, mais est-ce que sert la sécurité des aliments ?

Au minimum, les audits de sécurité des aliments sont un mécanisme pour démontrer à vous-même, la haute direction et les clients que vous suivez votre programme de sécurité des aliments, et que vous pouvez le vérifier par votre audit ce jour-là. Au mieux, les audits de sécurité des aliments sont d’excellentes occasions de formation des employés. Les audits offrent une chance d’avoir des yeux indépendants pour critiquer votre programme et sont un moment où vous pouvez prendre du recul par rapport à toutes vos autres responsabilités et regarder de façon critique votre programme de sécurité des aliments et sur la façon dont il est mis en œuvre. Ce peut être une intéressante expérience d’apprentissage.

Je pense parfois que si nous avions passé la moitié du temps que nous avons passé dans l’industrie au cours de la dernière décennie à discuter de la façon à s’y prendre pour procéder à une analyse des dangers efficace et de former des producteurs à cet art au lieu de jouer sur les mots avec les normes et les audits existants sur la sécurité des aliments et se lamenter sur la duplicité de certains de ces audits, nous aurions peut-être eu une meilleure industrie.

L’analyse des dangers n’est vraiment pas un concept étranger à la plupart des gens. Les gens évalue les dangers potentiels et les managent dans leur vie quotidienne tout le temps, que ce soit consciemment ou inconsciemment. Par exemple, quand quelqu’un conduit une voiture, il gère le risque d’un accident en faisant en sorte que la voiture soit en bon état de fonctionnement, que les freins fonctionnent, et (au moins la plupart du temps) un effort est fait pour suivre les règles de circulation afin de minimiser les risques d’accident. Quand il s’agit de faire de la sécurité des aliments, il est important que nos programmes de sécurité des aliments soient identiques basés sur les risques ou les dangers. Pour faire simple, développer un programme de sécurité des aliments qui fournit la documentation requise par n’importe quel auditeur ne répond pas aux besoins de votre entreprise en matière de sécurité des aliments.

Faire une évaluation des risques n’est pas difficile. Commencez par faire un simple dessin au crayon. Si vous êtes producteur, commencer par la sélection de la terre où vous avez l’intention de cultiver des cultures avec la préparation du sol, la plantation, la culture, la récolte, le refroidissement, jusqu’à moment où vous n’avez plus la maîtrise du destin de la culture. Les transformateurs, les transporteurs, les centres de distribution, et d’autres manipulateurs peuvent suivre le même processus, en étudiant là où intervient leur impact sur la chaîne alimentaire. Il est important pour tous ceux qui manipulent les produits de comprendre les dangers potentiels du transfert de contamination associé à leurs activités spécifiques et adopter des stratégies de management pour minimiser ces risques.

AuditLorsque vous effectuez votre évaluation des risques, faire appel à tous les experts qui s’offrent à vous pour vous conseiller et vous fournir ce que vous devriez considérer et comment gérer efficacement les dangers. Vous avez déjà beaucoup d’experts au sein de votre propre organisation. Qui connaît mieux vos opérations que les gens qui travaillent pour vous ? J’entends trop souvent les producteurs et les transformateurs dire : « Dites-moi ce que j’ai à faire et c’est cela que je ferais pour mon programme de sécurité des aliments ». Comment quelqu’un peut-il connaître éventuellement vos opérations et, par conséquent, votre profil de risque mieux que vous ?

Mais, vous voyez, c’est là que le bât blesse dans la sécurité des aliments. Faire une analyse réelle des dangers ne doit pas être difficile, mais elle exige l’engagement du personnel. Il ne suffit pas de répondre à une série de questions d’audit ; c’est prendre du temps et investir des ressources humaines pour passer en revue vos opérations, pensez comment l’aliment peut être contaminé, évaluer la probabilité de ce que cette contamination pourrait être, déterminer comment gérer ce risque, déterminer qui devrait être responsable du management et comment vous allez vérifier que le risque est géré toute la journée. Comme toutes les opérations de production sont quelque peu différentes, une approche unique applicable pour tout ne sera jamais un succès dans le management des dangers de contamination que des programmes spécifiques de management et d’analyse des dangers des opérations.

Dans toute entreprise alimentaire où j’ai été, il y a toujours au moins une personne qui en sait plus sur les producteurs et leurs pratiques que n’importe qui d’autre. Il y a aussi généralement des personnes ont une incroyable connaissance de ce qu’ils font et pourquoi ils le font. Ce sont ces gens qui peuvent vous aider à construire un programme efficace de sécurité des aliments. Une fois que vous avez créer une équipe d’experts qui connaissent la science de la sécurité des aliments et de personnes qui doivent la faire vivre tous les jours et les faire parler, mon expérience me dit que vous pouvez construire une analyse des dangers efficace et un système de management et des pratiques qui réduisent les risques. Et, le meilleur de tout cela est que vos employés s’approprieront ces pratiques parce qu’ils en ont eu la paternité lors leur élaboration. Ce genre d’engagement est le meilleur outil que nous avons pour mieux gérer les risques liés à la sécurité des aliments ; l’audit, pas du tout. En fait, le meilleur type d’audit serait celui qui vérifie que l’exploitation agricole, l’entreprise de conditionnement ou l’entreprise de transformation fonctionne en accord avec le plan écrit de sécurité des aliments fondé sur les dangers liés aux opérations. Dommage que nous ne puissions pas recommencer et mettre l’analyse des dangers au premier rang et utiliser correctement les audits pour vérifier leur véracité.

© Food Safety News.

Sur ce sujet, sur le blog, on lira, Lost in management, Pourquoi tous ces référentiels d’audit de la sécurité des aliments ?, À propos des audits de certification avec des référentiels privés, Marketing et sécurité des aliments : l’usage et l’abus des ‘certifications’ dans la sécurité des aliments et Le management de la sécurité des aliments est-il soluble dans l’ISO 22000 ?

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Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

Bien triste information publiée ou dérapage de l’Anses, tout irait donc très bien … mais l’Anses ne deviendrait-elle pas ainsi une énième courroie de transmission de l’information de nos autorités opaques et autistes

Etonnant de voir l’Anses cibler le consommateur, sans un mot sur la baisse des contrôles par nos autorités et l’hygiène dans les entreprises notamment en restauration commerciale. Ainsi, selon l’Anses, « En 2012, 33% des foyers de toxi-infections d’origine alimentaire déclarés en France sont survenus dans le cadre familial », mais rien sur les 38% de la restauration commerciale !

On lit ce satisfecit consternant que l’on retrouve généralement chez les politiques : « L’approche intégrée de maîtrise des risques tout au long de la chaîne alimentaire fait de la France un bon élève en matière de sécurité sanitaire, laquelle s’appuie sur une logique de responsabilisation de tous les acteurs, de la « fourche à la fourchette ». Est-ce bien là ce qu’on attend de l’Anses ?

Les mesures mises en œuvre par les autorités de santé et les professionnels ont permis une diminution importante des principales pathologies causées par l’alimentation. » Où sont les diminutions importantes ? Les salmonelloses par exemple sont en toujours augmentation et surtout que penser des campylobactérioses ? L’Anses a-t-elle lu les résultats de la France dans les rapports sur les zoonoses de l’EFSA ? L’Anses a-t-elle lu le rapport de la Cour des comptes ? L’Anses a-t-elle lu le rapport Guillou-Babusiaux ? Voir aussi La sécurité des aliments en 2014, le bon, le mauvais et les politiques …

  • De la réduction des STEC adhérents aux surfaces en acier inoxydable

A lire cette étude américaine parue dans Food Safety Magazine, avril/mai 2015, « Reduction of Shiga Toxin-Producing Escherichia coli Attached to Stainless Steel ».

Ronde des rappels, semaine 14 de 2015

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avr
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RASFF-LogoReprise de la ronde des rappels avec la semaine 14 de 2015 à la date du 3 avril 2015. Je m’étais arrêté à la semaine 51 de 2014. Comme annoncé en fin du précédent article, les alertes notifiées au RASFF pour les produits d’origine France au premier trimestre 2015 se portent bien : 19 notifications d’alertes (13 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes), selon le RASFF, contre 13 notifications d’alertes au cours du premier trimestre de 2014 (10 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes).

Sur la gestion des alertes en France, voici les points de vue du ministère de l’agriculture, Comment fonctionne le système d’alerte sanitaire en France et la DGCCRF, Interview de la responsable de l’unité d’alerte.

Commencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

En effet, contrairement à que rapporte le site Internet du ministère de l’agriculture, « Lorsqu’un affichage en supermarché ou une annonce à la radio demande de rapporter des produits alimentaires ou de ne pas les consommer, cela signifie qu’une alerte sanitaire a été déclarée. Consommateurs, cette rubrique vous informe sur les dernières actualités et sur ce qu’il faut savoir pour manger l’esprit tranquille. », cet article est donc dédié aux autorités de notre pays sensés faire le job !

  • Référence RASFF 2015.0431, Salmonella enteritidis (présence dans 25g) dans des filets de poulets surgelés de Roumanie.     Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0429Salmonella Rissen (présence dans 25g) dans des protéines animales transformées de France. Information notifiée par la Belgique. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0428, Salmonella enteritidis (présence dans 25g) dans des filets de poulets surgelés de Pologne. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0413, Salmonella spp. (présence dans du 25g) dans du roquefort au lait de brebis de France. Alerte notifiée par l’Allemagne. Pas de distribution dans le pays qui a fait la notification. A noter deux communiqués des autorités allemandes le 27 mars 2013 et le 1er avril 2015.
  • Référence RASFF 2015.0412, traces d’amandes dans de la paëlla d’Espagne, Alerte notifiée par la France. Produit retiré du marché, voir un communiqué diffusé de l’AFSCA et par Intermarché.
  • Référence RASFF 2015.0410, Salmonella enteritidis (présence dans 25g) dans des filets de poulets surgelés de Roumanie. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays qui a fait la notification. Date du prélèvement, le 18 mars 2015, date de la notification, le 1er avril 2015.
  • Référence RASFF 2015.0407, mercure (2 mg/kg) dans des steaks d’espadon surgelé (Xiphias gladius) du Sri Lanka. Distribution restreinte dans le pays qui a fait la notification Date du prélèvement, le 10 février 2015, date de la notification, le 1er avril 2015.
  • Référence RASFF 2015.0397, chlorpyrifos (0,075 mg/kg) et éthoxyquine ou E324 (0,25 mg/kg) dans des poires d’Italie. Information notifiée par l’Allemagne. Produit présumé de plus être sur le marché … mais une distribution a eu lieu en France et en Allemagne.
  • Référence RASFF 2015.0394, soja non mentionné dans des nouilles instantanées de Taiwan. Alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution en France, Belgique, Autriche, Danemark, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Suisse, Suède, Pays-Bas. A ma connaissance seule l’AFSCA de Belgique a cru bon d’informer les consommateurs le 31 mars 2015.

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Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

OMS: Cinq clefs pour des aliments plus sûrs. Ce film animé a été développé pour expliquer les Cinq clefs de l’OMS pour des aliments plus sûrs à un public de 9 à 99 ans, et encourager leur pratique à la maison. Les Cinq clefs pour des aliments plus sûrs est un message global que tout le monde devrait connaître pour se prévenir des maladies d’origine alimentaire et améliorer sa santé. L’OMS a choisi cette année le thème de la Sécurité sanitaire des aliments pour la Journée mondiale de la santé 2015.

Un projet de loi propose de simplifier l’étiquetage des produits alimentaires grâce à la mise en place d’un code couleur. Une mesure qui vise à lutter contre la « malbouffe » en permettant au consommateur d’identifier rapidement les produits trop gras, trop sucrés ou trop salés. Sur ce sujet, lire entre autres deux articles parus en 2012sur le blog, Bientôt un étiquetage avec des feux tricolores sur nos aliments ? et L’étiquetage par des feux tricolores, ça marche ! Il semble que le système de feux tricolores (initié il y a quelques années par les Britanniques) ait été retenu au grand dam de l’ANIA

Les gastroentérites à Escherichia coli entérohémorragique (EHEC) surviennent suite à la consommation de produits alimentaires contaminés et se transmettent de personne à personne. Elles peuvent être à l’origine de complications sévères telles que le syndrome hémolytique et urémique (SHU) particulièrement chez les jeunes enfants et les personnes âgées.
Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) s’appuie sur une analyse détaillée des données existantes figurant dans un rapport qui accompagne cet avis suite à une saisine par la direction générale de la santé du HCSP le 21 mai 2013.