Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Les piscines vont-elles avoir comme les restaurants des notes en matière de sécurité sanitaire ? Toronto le pense

20
avr
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Les piscines vont-elles avoir comme les restaurants des notes en matière de sécurité sanitaire ? Toronto le pense. » Source Doug Powell du barfblog du 20 avril 2014.

Bien entendu, cet article ne s’adresse pas à la France où les scores ou notes des restaurants en matière d’hygiène n’existent pas (encore ?). Quant aux piscines, si l’on prend le cas de Paris ou de l’Ile de France, il y a en a toujours un certain nombre de fermées pour causes diverses, mais le plus souvent pour des raisons sanitaires, voir Piscines et condition sanitaires. A signaler, par ailleurs, qu’il n’y a pas eu, à ma connaissance, de rapport 2012 du contrôle sanitaire des eaux de loisirs à Paris, mais bon, revenons à Toronto …

caddyshack.pool_.poop-1-300x198Les exploitants des piscines, spas, bains à remous et autres pataugeoires de Toronto pourraient bientôt être tenus de publier les avis des inspections sur site afin que le public sache si des non-conformités de santé et de sécurité sanitaire ont eu lieu.

En 2011, le Star révélait que les exploitants de piscine se sont exposés à de multiples infractions pour plusieurs aspects, eau sale et équipements défectueux ou équipements de sécurité manquants, mais ces résultats d'inspection n’ont pas été révélés au public.(comme en France –aa).

Ces nouvelles qui ont fait que des nageurs, des utilisateurs de spas et des étudiants ont été mis dans des situations de risque de maladies et de blessures a incité le conseiller John Filion, président du conseil de santé de Toronto, de demander un affichage bien en vue de ces éléments afin  de savoir si les installations répondent aux normes de la ville.

Le 28 avril, le conseil examinera une nouvelle proposition du médecin-hygiéniste de la santé afin de déterminer si la ville doit élaborer un projet de règlement pour convaincre les exploitants de piscines, spas publics (bains à remous) et pataugeoires à afficher une information ou un document montrant les résultats de l'inspection. Le médecin doit présenter un rapport à l'avocat de la ville sur le contenu du projet de règlement.

Si le conseil vote ce texte, la proposition sera prise en compte par le conseil municipal le 6 mai. Le conseil prendra la décision finale. Le règlement proposé s'appliquerait à plus de 1 600 installations.

Ah, les vacances à Cuba, que du malheur, surtout quand Salmonella est là !

20
avr
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

hotel-playa-pesquero-1-300x199Et voici qu’un nouveau joli tour opérateur comme Thomas Cook continue de jouer insensiblement avec ses clients quand ils confirment 29 cas de « maladie bénigne » rapportés par des clients séjournant à l'Hôtel Playa Pesquero à Cuba durant les deux premières semaines d'avril.

« Cela représente seulement 1,5% de la population globale de  l’hôtel comprenant 1800 personnes, a déclaré l'opérateur.

L'opérateur a contesté les allégations faites par les spécialistes de la compensation en cas de maladie pendant des vacances, Your Holiday Claims*, selon lesquelles 80% des vacanciers étaient tombés malade en raison d'une éclosion à Salmonella dans l'hôtel.

Your Holiday Claims a allégué que de nombreux vacanciers britanniques avaient été emmenés à l'hôpital au cours de leur séjour. On a dit qu’ils ont eu du sérum physiologique en raison d’une déshydratation sévère après avoir été gravement malade, a dit le cabinet d'avocats.

Cook a répondu en disant : « Nous sommes conscients qu'un communiqué a été récemment publié par un avocat no-win, no-fee (pas de succès, pas d’honoraires).

« Nous répétons que ces allégations sont non fondées et nous les considérons comme profondément irresponsables. » Source Doug Powell du barfblog.

*Your Holiday Claims est, selon son site, l'un des leaders au Royaume-Uni sur la question des maladies et d’accidents pendant vos vacances et des avocats vous représentent sur la base, pas de succès, pas d’honoraires.

De la sécurité sanitaire des produits sous-vide faits à la maison

20
avr
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

« La sécurité sanitaire des produits sous-vide faits à la maison », source Doug Powell du barfblog du 20 avril 2014.

Ami du barblog, Don Schaffner de la Rutgers University a dit qu’il y a eu quelques soucis de sécurité des aliments en écoutant une émission de radio récente NPR sur le sous-vide ou la cuisson sous-vide à une température spécifique. Don Schaffner ci-après répond aux principaux points débattus dans cette émission.

Sous VideElle, (la journaliste T. Susan Chang), dit :

Peut-être, avez-vous entendu parler de ces informations à propos des fonctionnaires de la santé de la ville forçant les chefs en cuisine à verser l'eau de Javel sur leurs viandes sous-vide. C'est une histoire qui me donne toujours envie de pleurer, mais pendant des années la santé publique s'est appuyée sur les règles de sécurité des aliments des entreprises : les germes dangereux vivent entre 4°C et 60°C. Si l'intérieur rosé d'un hamburger à point se situe au-dessus de cette plage de températures, et la plupart des techniques de cuisson ont lieu autour ou bien au-dessus du point d'ébullition de l'eau (100°C).

Schaffner dit :

Certaines espèces de bactéries pathogènes peuvent se multiplier entre 4°C et 60°C, et en se multipliant, je veux dire augmenter en nombre. Il existe plusieurs espèces de bactéries pathogènes qui peuvent se multiplier lentement à des températures inférieures à 4°C. Il y a de nombreuses bactéries pathogènes qui peuvent survivre, mais pas se multiplier à des températures inférieures à 4°C. Toutes les bactéries sporulées pathogènes peuvent facilement survivre à des températures de plus de 60°C. Certains de ces spores peuvent survivre dans l’eau bouillante, y compris les spores de Clostridium botulinum, ce qui est très préoccupant, car elles peuvent se développer dans les aliments conditionnés sous-vide, si la température est entre 4°C et 60°C pour un temps correct donné.

Elle dit :

En ayant une gamme de températures au-delà de 60°C pour la sécurité sanitaire et en dessous de 65°C pour la texture, ce n'est pas difficile, si vous mettez en place un suivi de la température à un ou deux degrés près. Et, vous pouvez pasteuriser vos protéines en les maintenant assez longtemps.

Schaffner dit :

Mettre des aliments au-dessus de 60°C ne le rend pas plus sûrs. Le Food Safety Inspection Service ministère de l’U.S. Department of Agriculture dispose d'un document qui fournit des conseils aux transformateurs de viande concernant les températures de cuisson sécuritaires. Ce document intitulé « Appendix A. Compliance Guidelines For Meeting Lethality Performance Standards For Certain Meat And Poultry Products » (ou Annexe A. Lignes directrices pour la conformité afin d’avoir des règles de létalité pour les viandes et la volaille). Selon ce document, un aliment à 60°C doit mettre 12 minutes pour répondre aux règles de l'USDA. Cette même ligne directrice indique également qu'un aliment peut répondre aussi aux normes avec un chauffage à 55°C, mais avec un temps beaucoup plus long, et à 65,5°C, un plus d'une minute est nécessaire.

Elle dit :

Le saumon est une protéine parfaite sur laquelle on va tester les contrôles récemment trouvés. Laissez du saumon dans une saumure au réfrigérateur, prenez un bain d’eau et amenez votre produit sous-vide à une température cible (46°C pour saignant, 49°C pour être à point).
Quand le bain d'eau a atteint la température cible, enlever l'excès d'air dans le sac zip par déplacement, si vous n'utilisez pas un sac scellé sous-vide. Déposez le saumon dans le bain. Cela devrait prendre environ 1/2 heure pour aller à la température.

Schaffner dit :

Cela n’est pas susceptible d'entraîner une réduction des pathogènes importants. Attaquez l’extérieur au chalumeau va tuer les pathogènes à la surface, mais pas ceux qui sont internalisés.

Elle dit :

La poitrine de porc sous-vide est cuite à 62°C pendant deux jours, les fibres de la viande maigre sont prises en sandwich entre les couches de graisse dodue et juteuse.

Schaffner dit :

Cela donnera une réduction des pathogènes importants, mais attention ce processus prend deux jours. S'il existe un problème de température, cela prend du temps et il y a un risque de développemment.

Elle dit :

Un hamburger basique sous-vide, amenez la température du bain d'eau jusqu'à 49°C pour qu’il soit saignant et 52°C pour être à point. Déposez le sac avec des galettes d’hamburgers surgelés dans le bain (déplacez les poches d'air en premier) ; la viande prendra environ 1h30 pour arriver à sa température cible.

Schaffner dit :

Très risqué de mon point de vue. Les pathogènes sont internalisés dans ces hamburgers, et même à 52°C pendant 1,5 h, cela ne donnera pas de réduction significative.

Elle dit :

Du poulet aux fines herbes sous-vide, mettre dans bain d'eau pour réaliser le sous-vide à 60°C … Vous avez besoin de 1h à 1h30 pour cuire le poulet à la température cible.

Schaffner dit :

Probablement sans danger.
La sécurité des aliments peut être compliqué. Bien que je partage la passion avec vous de faire en sorte les gens innovent dans leur cuisine, je pense qu'il est important d’être en conformité avec la science, en particulier quand il s'agit de la sécurité des aliments.

(Un grand merci à Schaffner pour continuer à partager son enthousiasme pour tout ce qui microbiologique – et de le faire bien).

Le commentaire que je ferais est de ne pas réaliser de sous-vide chez soi, qu’on se le dise !!!

Rappel européen pour un gadget en contact avec des aliments

20
avr
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

-Life-Art-20pcs-lot-plastic-packing-plastic-font-b-DIY-b-font-font-b-drinkingLe RASFF rapporte une alerte notifiée par l'Allemagne, référence 2014.0527, concerant la présence de di-2-propylheptylphtalate (DPHP) (31 g/100g) dans des pailles en forme de lunettes de Chine ; alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution possible en France, Belgique, Autriche, république Tchèque, Danemark, Estonie, Iles Féroé, Finlande, Allemagne, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni. 

Le produit en question est une paille en forme de lunettes ou des lunettes paille, à vous de voir … principalement utilisé par des enfants.

Pour information, selon cette fiche technique, le DPHP est « employé comme plastifiant primaire dans les revêtements de toitures en raison de son excellente résistance aux intempéries. Il est également employé dans l’automobile ainsi que dans la fabrication de câbles. »

A ce jour, seule l'Irlande, à ma connaissance, a publié un communiqué de rappel le 17 avril 2014 : n° de lot 16462 ; article n° 93/2017 ; code-barres : 4029811191796. « Le lot incriminé est rappelé de la vente en Irlande et ailleurs. L’avis doit être affiché pour les clients dans les magasins de vente au détail où ce lot a été vendu. »

Je ne doute pas un instant que d'autres communiqués suivront …

Ronde des rappels 2014 : semaine 16

19
avr
2 commentaires
Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Listeria, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Commencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.0529, méthomyl (0,31; 0,52 mg/kg) dans du raisin de table du Pérou via les Pays-Bas ; alerte notifiée par la Belgique. Distribution France et Belgique.
  • Référence RASFF 2014.0527, di-2-propylheptylphtalate (DPHP) (31 g/100g) dans des pailles en forme de lunettes de Chine ; alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution France, Belgique, Autriche, république Tchèque, Danemark, Estonie, Iles Féroé, Finlande, Allemagne, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni. Pour l'instant, seul l'Irlande a fait part du rappel dans un communiqué…, c'est peu !
  • Référence RASFF 2014.0525, fénitrothion (0,14 mg/kg) dans des oranges d’Egypte ; alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution Autriche, France, Pays-Bas.
  • Référence RASFF 2014.0520, morceaux de verre dans du poivre dans des moulins à poivre en verre d’Allemagne ; alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution Autriche, France et Allemagne. Voir ce lien.
  • Référence RASFF 2014.0516, moules non purifiées de la zone B de France ; alerte notifiée par la France. Distribution Italie, Monaco, Suisse.
  • Référence RASFF 2014.0510, Listeria monocytogenes (< 1000 ufc/g) dans du saumon fumé de France ; alerte notifiée par la France. Distribution Belgique et France. Voir ce lien.
  • Référence RASFF 2014.0509, Listeria monocytogenes (< 100 ufc/g) dans du fromage de France ; alerte notifiée par la France. Distribution France, Allemagne, Suisse. 

Sur le tableau ci-dessous, liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux durant la semaine 16 de 2014 par les Etats membres. 

sem16_path