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Fardeau des maladies liées aux pathogènes d’origine alimentaires aux Pays-Bas

17
mai
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

Résumé.

Pour éclairer les décisions de management des risques sur le contrôle, la prévention et la surveillance des maladies infectieuses d'origine alimentaire, le fardeau des maladies lié des pathogènes d'origine alimentaire a été  estimé en utilisant l’index DALY* ou déficience ajustée par année de survie (ou Disability Adjusted Life Years pour DALY) comme un résumé du poids de ce fardeau dans la santé publique. Quatorze agents pathogènes qui peuvent être transmis par les aliments sont inclus dans l'étude (quatre bactéries infectieuses, trois bactéries productrices de toxines, quatre virus et trois protozoaires). Les données représentent le fardeau aux Pays-Bas en 2009. L'incidence des cas acquis dans la communauté sans consultation, les patients consultant leur médecin généraliste, ceux admis à l'hôpital, ainsi que l'incidence des séquelles et les cas mortels sont estimés à partir des données de surveillance, les études de cohorte et les données publiées. Le fardeau de la maladie comprend des estimations du poids de la durée et de l'invalidité pour les cas non mortels et la perte de l'espérance statistique de vie pour les cas mortels. Les résultats des pathogènes sont combinés avec des données provenant d'une surveillance experte pour évaluer la fraction de cas attribuables aux aliments, et les principaux groupes d'aliments qui contribuent à la transmission.

Parmi 1,8 millions de cas de maladie (environ 10 600 pour 100 000 habitants) et 233 décès (1,4 pour 100 000 habitants) liés à ces quatorze pathogènes, environ un tiers (680 000 cas ; 4 100 pour 100 000 habitants) et 78 décès (0,5 pour 100 000 habitants) sont attribuables à une transmission d’origine alimentaire. La fardeau total est 13 500 DALY (82 DALY pour 100 000 habitants). Au niveau de la population, Toxoplasma gondii, Campylobacter spp., rotavirus, norovirus et Salmonella spp. provoquent le plus lourd fardeau de maladies. Le fardeau par cas est le plus élevé pour la listériose périnatale et la toxoplasmose congénitale. Environ 45% du fardeau total est attribuée aux aliments. T. gondii et Campylobacter spp. apparaissent comme des cibles clés pour de nouveaux efforts, avec un accent sur les voies alimentaires et environnementales. Le classement des pathogènes d'origine alimentaire sur la base du fardeau est très différent par rapport à celui quand l'incidence est seulement prise en compte. Le fardeau d’une maladie aiguë est une partie relativement petite du fardeau total. Aux Pays-Bas, le fardeau des pathogènes d'origine alimentaire est similaire au fardeau des voies respiratoires supérieures et les infections des voies urinaires.

Source Arie H. Havelaara et al. Disease burden of foodborne pathogens in the Netherlands, 2009. International Journal of Food Microbiology Volume 156, Issue 3, 1 June 2012, Pages 231–238.

* L’index Daly (Disability adjusted life years) intègre le nombre annuel de vies perdues à cause d’une maladie donnée, multiplié par un coefficient de ressources par individu, et ainsi, on peut calculer les pertes économiques subies. (Source Académie des Sciences. La maîtrise des maladies infectieuses. Un défi de santé publique, une ambition médico-scientifique. Rapport sur la Science et la Technologie No 24. Animateurs : Gérard Orth et Philippe Sansonetti, 25 décembre 2005

A propos des cancers causés par les maladies infectieuses

17
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Santé.

Les information se télescopent une vitesse tellement incroyable qu'il est difficile de vérifier l'intérêt et la nouveauté de l'information. Et pourtant cela arrive …

Le site du DocBuzz du 15 mai 2012 rapporte que « 15% des cancers sont causés par une infection virale, bactérienne ou parasitaire ». Voir aussi d’autres médias, 1, 2, 3, 4 et 5.

« Sur les 12 millions de cancers survenant en une année dans le monde, 15%, soit plus de 2 millions, sont directement liés à une infection par un virus, une bactérie ou un parasite, retrouve une étude épidémiologique publiée dans la revue médicale anglaise The Lancet Oncology. »

Les infections par certain virus, bactéries ou parasites ont été identifiées comme des facteurs de risque majeurs de certains cancers spécifiques. Des scientifiques ont utilisé plusieurs sources référencées pour évaluer le nombre de ces cancers directement liés à une infection.

Soit, information intéressante, mais quelque peu ancienne car cela était connu depuis  … 2005.

En effet, selon un rapport, que je conseille vivement de lire, (source Académie des Sciences. La maîtrise des maladies infectieuses. Un défi de santé publique, une ambition médico-scientifique. Rapport sur la Science et la Technologie No 24. Animateurs : Gérard Orth et Philippe Sansonetti, 25 décembre 2005), il est dit :

N’oublions pas, enfin, qu’un pourcentage important de cancers (de 15 à 20 %) est causé par un agent infectieux, viral ou bactérien, représentant chaque année au moins 1,7 million de nouveaux cas et plus d’un million de décès. Les cancers du foie, du col utérin et de l’estomac pourraient être quasi éradiqués par la mise au point ou l’utilisation (lorsque disponibles) de vaccins, respectivement contre les virus des hépatites B (vaccin disponible) et C, certains papillomavirus (vaccin bientôt disponible) et Helicobacter pylori.  Il est par ailleurs probable que des infections sont directement ou indirectement impliquées dans l’étiologie de maladies touchant une large fraction de la population du globe, telles que l’athérosclérose, le diabète, l’allergie.

Information donc exacte mais qui hélas ne date pas de 2012 mais de 2005 et le fardeau des maladies infectieuses ne cesse de grandir …

Les salmonelloses en France

17
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

L’article « Salmonelloses en France, 2002-2010 : tendances en épidémiologie humaine, émergence de la souche monophasique, principaux aliments impliqués dans les dernières épidémies » est  paru dans le document publié conjointement par le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) et le Bulletin épidémiologique de l’Anses et de la DGAL.

Résumé.

Les infections à Salmonella sont une des principales causes d’infections bactériennes d’origine alimentaire.

Cet article décrit les tendances récentes et les évolutions des sérotypes de Salmonella étudiées au Centre national de référence des Salmonella (CNR-Salm) de 2002 à 2010, ainsi que les caractéristiques des principales épidémies de salmonellose détectées durant cette période en France.

Entre 2002 et 2010, une baisse globale de 20% du nombre d’enregistrements de Salmonella au CNR, liée à une diminution importante du nombre de souches de sérotype Enteritidis mais aussi de sérotype Typhimurium, ainsi que l’émergence des variants monophasiques de Typhimurium détectée par le système de surveillance ont été observés. Sur la même période, 26 épidémies majeures de salmonellose ont fait l’objet d’investigations poussées.

Malgré une diminution notable du nombre d’infections à Salmonella, l’émergence de nouveaux sérotypes, la multiplicité des réservoirs de Salmonella et le développement des résistances des souches aux antibiotiques incitent au maintien de la vigilance afin d’adapter les recommandations et les mesures de contrôle.

Celant étant, auparavant est paru le règlement (UE) N°200/2012 de la Commission du 8 mars 2012 concernant un objectif de l’Union pour la réduction de la prévalence de Salmonella Enteritidis et de Salmonella Typhimurium dans les cheptels de poulets de chair, dont la fixation est prévue au règlement (CE) n°2160/2003 du Parlement européen et du Conseil (JOUE L 71 du 9 mars 2012),

« Il ressort du rapport de synthèse de l’Union européenne sur les tendances et les sources des zoonoses, des agents zoonotiques et des foyers de toxi-infection alimentaire en 2009 que Salmonella Enteritidis et Salmonella Typhimurium sont les sérovars les plus fréquemment associés à des maladies chez l’homme. En 2009, le nombre de cas de maladies humaines dus à Salmonella Enteritidis a sensiblement diminué, tandis que le nombre de cas dus à Salmonella Typhimurium a augmenté. »

« L’EFSA est arrivée à la conclusion que Salmonella Enteritidis est le sérotype de salmonelles zoonotique qui se transmet le mieux des parents à leur progéniture chez les volailles. L’EFSA a également fait observer que les mesures de contrôle de l’Union applicables aux poulets de chair avaient contribué à une réduction considérable du nombre de cas de salmonellose humaine associés à des poulets de chair par rapport à la situation ayant existé en 2006. Il convient par conséquent de confirmer l’objectif. »

« Selon l’avis scientifique rendu par l’EFSA en 2010 sur la surveillance et l’évaluation du risque que présentent les « souches de type Salmonella Typhimurium » pour la santé publique, adopté le 22 septembre 2010, les souches monophasiques de Salmonella Typhimurium dont la formule antigénique est 1,4,[5],12:i:-, qui comprennent les souches avec et sans antigène O5, doivent être considérées comme des variantes de Salmonella Typhimurium et être réputées exposer la santé publique à un risque comparable à celui que font courir d’autres souches de Salmonella Typhimurium. Il convient donc que l’objectif concerne également les souches de Salmonella Typhimurium dont la formule antigénique est 1,4,[5],12:i:-. »

Cela étant, pour en revenir à l’article précité et comme vu dans Zoonoses dans l’UE en 2010 : baisse des cas de salmonellose chez l’homme, mais pas en France, augmentation des cas de campylobactériose et des infections à STEC et selon le rapport de l’EFSA et de l’ECDC en 2010, le nombre de cas humains de salmonellose en France est resté stable, voir tableau ci-dessous :

Suisse : l’agriculture et la filière alimentaire sont-elles «naturelles» ?

16
mai
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Classé dans Curiosité, Nutrition, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Il n’y a pas si longtemps, j’évoquais le sujet dans un article intitulé « Où il est question d’aliment ‘naturel’, ‘nature’, etc. ».

Voilà que cela revient … en Suisse.

Un communiqué du Comité de SWISSCOFEL du 7 mai 2012 nous apprend de l’existence d’une « charte stratégie qualité » et a décidé, à l’unanimité, de souscrire à la charte en tant qu’organisation soutenant la charte. La charte doit servir à l’ensemble de l’économie agricole et des denrées alimentaires en tant que guide commun, afin de mettre en œuvre une « stratégie qualité » en Suisse. 

La « Charte Stratégie : Qualité de l’agriculture et  de la filière alimentaire suisses » comprend les lignes directrices suivantes :

  • L’agriculture et la filière alimentaire font partie des leaders internationaux dans le do-maine de la production de matières premières agricoles et de denrées alimentaires sûres, obtenues dans le respect de l’environnement et des animaux.
  • L’agriculture et la filière alimentaire proposent aux consommateurs des produits concurrentiels et de haute qualité pour une alimentation saine et savoureuse et contribuent à la sécurité alimentaire de la Suisse. Un marketing fort qui mise sur l’origine suisse doit être mis en œuvre en commun.
  • L’agriculture et la filière alimentaire cherchent à gagner des parts de marché pour les matières premières et produits alimentaires suisses sur le marché intérieur et s’efforcent de les élargir, même si la pression des importations s’accroît.
  • L’agriculture et la filière alimentaire créent de nouveaux débouchés à l’étranger en travaillant en commun et avec efficacité des segments de marché à forte valeur ajoutée.
  • L’agriculture et la filière alimentaire agissent dans un esprit d’entreprise et de loyauté. Elles se fondent sur des valeurs communes et mettent en œuvre la stratégie qualité de manière responsable.
  • L’agriculture et la filière alimentaire coopèrent activement et soutiennent l’action entrepreneuriale. L’agriculture et la filière alimentaire contribuent notamment à la réalisation des objectifs au sens de l’article 104 de la Constitution fédérale en fournissant des prestations d’intérêt général.

Dans la rubrique « Nos valeurs », L’agriculture et la filière alimentaire se fondent sur les valeurs matérielles et immatérielles suivantes :

  • Naturel (le bien-être des animaux en fait partie)
  • Saveur
  • Sécurité et santé
  • Authenticité
  • Origine suisse/transformation en Suisse
  • Durabilité

Il va falloir que nos Amis Suisses nous expliquent ce qu'est  une « agriculture naturelle » et une « filière alimentaire naturelle » ?

Pour information, voici un document de la DGCCRF sur l'Emploi des termes « naturel », « 100 % nature » et de toute autre expression équivalente sur l’étiquetage des denrées alimentaires. Il semble évident que certains trépignent à l'idée d'alléguer que leurs produits sont naturels !

Effets du sucre entre être aimable et avoir une altération de la mémoire ?

16
mai
2 commentaires
Classé dans Curiosité, Nutrition, Santé.

France-Soir du 15 mai rapporte

« Les effets néfastes sur le cerveau du sucre de synthèse consommé en excès »
. Une étude américaine, publiée hier dans la revue britannique Journal of Physiology et menée sur des rats, montre qu’« une consommation excessive de sucre de synthèse, très utilisé dans la fabrication des sodas et d’aliments industriels, peut à la longue ralentir le fonctionnement cérébral et altérer la mémoire », rapporte Francesoir.fr. Selon les chercheurs, cette étude est « la première à révéler l’action néfaste de ces édulcorants [tels que ‘‘le sirop de maïs à haute teneur en fructose’’] sur le cerveau ». Cependant, ajoute le principal auteur de ces travaux, le Dr Fernando Gomez-Pinilla, professeur de neurochirurgie à la faculté de médecine de l’Université de Californie à Los Angeles, « (…) la consommation régulière d’acides gras omega-3, présents dans certains poissons ou par exemple les graines de lin, peut aider à minimiser les dommages provoqués par ce genre de sucres ».

Bon que doit-on faire quand on lit une nouvelle aussi triste que celle-là ?

Eh bien, on lit une autre !

Ainsi, selon ce site, « Il n’y a pas que les carottes qui rendent aimables, le sucre aussi ! » Mais pourquoi les accros aux bonbons sont-ils plus serviables que les autres ?

La réponse vient de l’inévitable sociologue de service, « Jean-Marc Rinaldi, explique : « Comme les sucreries sont des aliments de réconfort, on peut penser que les individus avec une certaine fragilité affective ont plus tendance à être des « becs sucrés ». Par ailleurs, on peut imaginer qu’ils valorisent les comportements d’empathie et de serviabilité, guidés par une logique d’entraide ».

Ouf, je suis soulagé, je suis aimable !

Fragilité affective versus ralentissement du fonctionnement cérébral, au final manger du sucre pourrait donc altérer la mémoire tout en restant aimable. Avec mon âge qui avance, c’est peut-être ce qui va m’arriver ?