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Campylobactéries et Clostridium perfringens

22
mai
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Chacun connaît parmi les excellences fiches microbiologiques de l’Anses, les deux fiches consacrées à Clostridium botulinum, Clostridium neurotoxinogènes et Campylobacter jejuni et Campylobacter coli.

Parmi les feuillets d’information de l’agence de la santé publique du Canada, voici deux nouvelles mises à jour.

Clostridium perfringens est une bactérie qui se trouve couramment dans les intestins des humains et des animaux, ainsi qu’au sein de l’environnement dans le sol, les eaux usées ou la poussière.
Une personne peut être infectée par Clostridium perfringens en consommant des aliments contaminés. Une fois dans les intestins, les bactéries produisent des toxines, lesquelles sont responsables de la maladie chez l’humain.
Le nom Campylobacter désigne un groupe de bactéries qui se trouvent couramment dans les intestins d’animaux comme les volailles, les oiseaux sauvages, les porcs, les bovins, les rongeurs et les animaux de compagnie. Campylobacter jejuni et Campylobacter colisont les deux espèces qui infectent le plus souvent les humains. La maladie qu’elles causent est appelée campylobactériose.
Une personne peut être infectée par la consommation d’aliments contaminés, d’eau contaminée, de lait cru ou non pasteurisé contaminé, ou encore par un contact étroit avec des animaux ou des nourrissons infectés.
La campylobactériose s’attaque au système digestif, causant diarrhée, douleurs abdominales, malaises, fièvre, nausées et vomissements.
Chaque feuillet comprend les thèmes suivants : Causes, Symptômes, Risques, Traitement, Prévention, Surveillance.

Qu’est-ce qui contient plus de germes qu’un siège de toilettes ? La grille du barbecue !

22
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

Emma Innes de Mail Online du 23 mai 2013 rapporte que « le barbecue anglais contient en moyenne deux fois plus de germes que le siège des toilettes ».

Le barbecue anglais contient en moyenne deux fois plus de germes qu'un siège de toilettes, selon une nouvelle étude. Une experte en hygiène, le Dr Lisa Ackerley a trouvé que le barbecue typique contient de façon stupéfiante, 1,7 millions de microbes par 100 cm2Cela rend cette surface la plus sale du jardin, avec 124% de plus de germes qu'un siège de toilettes.

De façon intéressante, ces analyses – réalisées pour la marque de produits de nettoyage Jeyes – ont été menées sur des barbecues qui avaient l'air propre à l'œil nu.

Des taux élevés de microbes dans le jardin peuvent indiquer la présence de micro-organismes plus sinistres et des bactéries comme E. coli, Salmonella et Listeria. Et ces microbes peuvent provoquer des vomissements ou une diarrhée grave s’ils sont transférés aux hamburgers et aux saucisses cuites sur le grill, avertit le Dr Ackerley.

En dépit de notre diligence à garder l'intérieur de notre maison propre et exempt de germes, la plupart des Britanniques négligent le nettoyage du jardin, selon une étude auprès de 1400 personnes.

En fait, 71% nettoient leur table de cuisine tous les jours et 42% font de même pour leur toilette avec la même régularité. Mais seuls 28% nettoient leur table du jardin plus de deux fois par an, et seulement 36% nettoient leur barbecue aussi souvent.

Le Dr Ackerley – l'une des plus grandes expertes de la sécurité des aliments du Royaume-Uni – a retrouvé sur les couvercles des poubelles le deuxième plus grand nombre de bactéries avec 1,2 millions de microbes par 100 cm2.

Cela présente un risque pour les ménages qui sortent leur poubelle dehors et cela souligne l'importance de se laver les mains, dit-elle.

En fait, quatre des six zones de jardin testées se sont révélés contenir plus de bactéries qu'un siège de toilettes, le gîte de 759 950 microbes par 100 cm2.

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L'image ci-dessus montre les endroits où les microbes sont les plus concentrés dans un jardin typique, en rouge, les zones où il y a le plus grand nombre de germes et les zones jaunes suivent de près derrière.

Prévalence de E. coli O157 et conformité aux critères microbiologiques des carcasses de bovins issues d’un abattoir en Espagne

22
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

S’agit-il d’un plaidoyer en faveur de la décontamination des carcasses de bovins par l’acide lactique ? Il semble que ce soit le chemin qu’emprunte, preuves à l’appui, cette étude espagnole sur la prévalence de Escherichia coli O157 producteur de vérotoxine sur des carcasses de bovins dans un grand abattoir de Catalogne.

e_coli_vaccine_carcassRésumé.

La présence de Salmonella spp., le taux de Enterobacteriaceae et le dénombrement de germes aérobies ont été déterminés sur 300 carcasses de bovins prélevés au hasard dans un abattoir industriel de bovins en Catalogne (Espagne) dans le cadre du programme de maîtrise pour valider les bonnes pratiques d'abattage conformément au règlement de la Commission n°2073/2005. Escherichia coli O157 (VTEC O157) producteur de vérotoxine, bien que n’étant pas un critère réglementaire, a également été étudié dans les mêmes carcasses en raison de l'importance chez bovins du rôle de réservoir de ce micro-organisme. Les gènes de virulence (vtx1, vtx2 et eae), la présence de fliCH7 et la sensibilité aux antibiotiques ont été étudiés chez les isolats de E. coli O157. Le taux de Enterobacteriaceae et des colonies aérobies et la présence de Salmonella se situaient dans la fourchette admissible prévue par la législation en vigueur. Cependant, VTEC O157 a été détecté dans 14,7% des carcasses. Parmi les souches de VTEC O157 testées pour la sensibilité aux antibiotiques, 65% étaient multirésistantes. Globalement, les résultats de cette étude indiquent que même avec de bonnes pratiques de fabrication, une contamination par VTEC O157 peut se produire et la viande de bovins peut poser un risque pour la santé humaine. Ces résultats confirment la nécessité d'un examen de l'opportunité d'introduire des traitements antimicrobiens dans le traitement des carcasses de bovins en Europe.

Importance et l'impact de l'étude

Cette étude décrit la prévalence de souches de E. coli O157 producteurs de vérotoxine multirésistants sur les carcasses de bovins. Ces résultats suggèrent que, malgré les bonnes pratiques de fabrication utilisées dans l'abattoir étudié (le plus grand abattoir de Catalogne plus de 81 000 bovins par an), l'absence de E. coli O157 producteur de vérotoxine dans les carcasses de bovins ne peut pas être garantie.

Source M. Ramoneda, M. Foncuberta, M. Simón, S. Sabaté, M.D. Ferrer, S. Herrera, B. Landa, N. Musté, R. Martí, V. Trabado, O. Carbonell, M. Vila, M. Espelt, B. Ramírez, J. Durán. Prevalence of verotoxigenic Escherichia coli O157 (VTEC O157) and compliance with microbiological safety standards in bovine carcasses from an industrial beef slaughter plant. Letters in Applied Microbiology Volume 56, Issue 6, pages 408–413, June 2013.

La résistance aux antibiotiques de dernière intention permet également aux bactéries de résister aux attaques du système immunitaire

22
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Santé.

« La résistance aux antibiotiques de dernière intention permet également aux bactéries de résister aux attaques immunitaires », source ASM d’après mBioSphere.

La résistance bactérienne aux antibiotiques est assez mauvaise, mais que faire si la résistance aux antibiotiques donne également aux bactéries la capacité à repousser les attaques du système immunitaire ? Dans une étude parue dans mBio® cette semaine, des scientifiques ont identifié une situation perdant-perdant avec la colistine et Acinetobacter baumannii : des bactéries résistantes à la colistine sont également fréquemment résistantes aux substances antimicrobiennes fabriquées par le corps humain. La résistance croisée à la colistine et aux antimicrobiens de l’hôte, LL-37 et lysozyme, qui aident à défendre l'organisme contre les attaques bactériennes, pourrait signifier que les patients présentant des infections multi-résistantes mortelles sont également aux prises avec une réponse immunitaire bloquée.

mBioLa colistine est un antibiotique de dernière intention pour traiter plusieurs types d'infections résistantes aux antibiotiques, mais la résistance à la colistine et ce nouvel effet de l’antibiotique impacte la résistance bactérienne vis-à-vis de l'attaque immunitaire soulignant la nécessité de disposer de nouveaux et de meilleurs antibiotiques, explique l'auteur correspondant David Weiss, de l'Université Emory.

Weiss affirme que les résultats montrent que la thérapie par la colistine peut échouer chez les patients de deux façons « La façon dont les bactéries deviennent résistantes [à la colistine] leur permet de devenir également résistante aux antimicrobiens fabriqués par notre système immunitaire. Ce n'est certainement pas ce que les médecins veulent faire quand ils traitent les patients avec cet antibiotique en dernier recours », explique Weiss.

L’article original peut être retrouvé ici.

Ces virus amicaux qui nous protègent contre les bactéries

22
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Santé, Virus.

sn-viruses-thumb-200xauto-17219« Ces virus amicaux qui nous protègent contre les bactéries », source ScienceMag d’après MicrobiologyBytes.

Une de nos plus importantes lignes de défense contre les envahisseurs bactériens est le mucus. La substance visqueuse qui tapisse l'intérieur de la bouche, du nez, des paupières et du tube digestif, pour ne nommer que quelques endroits, crée une barrière au monde extérieur. Le mucus est également le lieu où se trouvent des phages, des virus qui infectent et tuent les bactéries. Ils peuvent être retrouvés partout où se trouvent des bactéries, mais Jeremy Barr et ses collègues ont remarqué qu'il y avait encore plus de phages dans le mucus que dans les zones exemptes de mucus de quelques millimètres seulement. La salive autour des gencives humaines, par exemple, avait environ cinq phages pour chaque cellule bactérienne, alors que le ratio à la surface de la muqueuse de la gencive elle-même était plus proche de 40 à 1. Les chercheurs ont constaté que les phages sont parsemés de molécules de type anticorps qui se saisissent des chaînes sucrées des mucines. Cela maintient les phages dans le mucus, où ils ont accès aux bactéries, et cela suggère que les virus et les tissus producteurs de mucus sont adaptés pour être compatibles les uns avec les autres.

Légende de la photo. Partenaires dans le slime. Des phages, montrés ici, environnant et attaquant une cellule bactérienne, font partie d'un type nouvellement découvert de l'immunité qui protège le tissu humain couvert de mucus d'une infection bactérienne. Crédit, Graham Barbes / Wikipédia.