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Rapport sommaire 2013 de FoodNet Canada

23
sept
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

canada-flag5-406Le Rapport sommaire 2013 de FoodNet Canada est très instructif sur la présence de pathogènes dans les aliments et l’environnement. Cela entre dans le cadre du programme de surveillance nationale intégrée des agents pathogènes entériques du Canada.

Sommaire

FoodNet Canada assure le suivi chez les Canadiens des maladies intestinales, communément appelées « intoxications alimentaires », et retrouve leurs sources, comme les aliments, l’eau et les animaux. Ces données sont analysées pour aider à déterminer quelles sources causent le plus grand nombre de maladies chez les Canadiens, et nous aident à faire le suivi des maladies ainsi que de leurs causes, au fil du temps.

Au cours de l’année de surveillance 2013, FoodNet Canada a été actif dans deux régions : la région de Waterloo et la région sanitaire de de Fraser située dans les basses-terres continentales de la Colombie-Britannique. Dans chaque emplacement, ou « site sentinelle », la surveillance accrue des maladies humaines est effectuée parallèlement à la surveillance active de bactéries, de virus et de parasites particuliers, ainsi que des sources possibles auxquelles les personnes infectées ont pu être exposées.

Ce rapport a pour objet de présenter les résultats préliminaires de surveillance recueillis auprès des deux sites sentinelles en 2013. Ce rapport sera suivi d’un rapport annuel exhaustif qui comprendra des analyses plus détaillées des tendances temporelles et des données sur le sous-typage, lesquelles permettront d’obtenir une vue d’ensemble des maladies entériques, de l’exposition à l’affection.

Après huit années de collecte de données à deux sites sentinelles différents, FoodNet Canada continue de fournir des renseignements importants sur les maladies entériques au Canada. Cette information est essentielle à l’élaboration de politiques rigoureuses en matière de salubrité de l’eau et des aliments au Canada.

En général, les taux d’incidence des maladies entériques à déclaration obligatoire ont diminué au cours des sept dernières années. En 2013, Campylobacter et Salmonella demeurent les causes les plus fréquentes de maladies entériques chez l’humain aux sites sentinelles, partout au Canada. L’information acquise dans le cadre de la surveillance de l’exposition par FoodNet Canada (vente au détail, fermes et eau) donne un aperçu des sources et des voies d’exposition potentielles pour ces deux agents pathogènes.

Campylobacter, Salmonella et Listeria monocytogenes continuent d’être couramment observées dans les poitrines de poulet sans peau vendues au détail dans les deux sites sentinelles, de même que dans les produits de poulet transformés tels que le poulet haché et les croquettes de poulet congelées. Listeria monocytogenes est également systématiquement retrouvée dans le bœuf haché, bien que dans des proportions plus faibles dans les produits de poulet vendus au détail.

Fait intéressant, tous les parasites et les virus ayant fait l’objet de tests ont été détectés dans des légumes-feuilles vendus au détail dans les deux sites sentinelles. Cette information est partagée avec les partenaires en salubrité des aliments de l’industrie, avec Santé Canada ainsi qu’avec l’Agence canadienne d’inspection des aliments, dans le cadre d’un effort continu visant à orienter les politiques en matière de salubrité des aliments. Comme ces agents pathogènes étaient détectés par des approches moléculaires, leur capacité à causer une infection est inconnue. Des recherches plus poussées dans ce domaine seraient utiles pour estimer les risques chez les humains.

Au niveau de la ferme, Campylobacter demeure l’agent pathogène le plus fréquemment détecté dans le fumier des bovins et semble également courant chez les dindes. Chez les poulets à griller, Salmonella est l’entéropathogène le plus souvent détecté.

CampylobacterSalmonella et E. coli producteur de vérotoxine (ECPV) continuent à être présents dans l’eau de surface non traitée dans les zones rurales et urbaines, dans les plages d’eau douce, dans les petits et grands tronçons de Grand River, et dans les canaux et les fossés d’irrigation des deux bassins versants du site de la Colombie-Britannique.

L’exposition aux produits de viande vendus au détail demeure une source potentielle d’infection par des maladies entériques chez l’humain. Toutefois, les autres sources d’exposition, telles les fermes et l’eau, sont également possibles. La surveillance continue des maladies humaines et des expositions potentielles est importante pour assurer la santé et la sécurité continues des Canadiens.

Le rapport complet est ici.

Licenciements chez OSI en Chine après le scandale de la sécurité des aliments

22
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

webst19525Un problème de sécurité des aliments dans les entreprises se traduit toujours par un problème de sécurité tout court pour les salariés !

En voici, hélas, un nouvel exemple, « Le groupe OSI coupe dans le personnel de son unité de Chine car les retombées continuent au sujet du scandale de sécurité des aliments ». Source Meatingplace du 22 septembre 2014.

Le groupe OSI a annoncé que dimanche soir qu’OSI China allait licencier 340 employés de son unité de Shanghai Husi Food Co. à compter d’aujourd’hui.

Le mouvement intervient deux mois après qu’un journaliste de la télévision chinoise qui avait infiltré l’usine avait rapporté que de la viande périmée était utilisée pour fabriquer des produits généralement vendus dans les restaurants McDonald’s et KFC, une marque de Yum, en Chine. Voir aussi ce lien ici.

Les licenciements touchent directement 226 employés par Shanghai Husi et 114 sous-traitants de Shanghai Husi.

OSI China l’a notifié aux employés touchés et leur a proposé les options disponibles. Depuis le 21 juillet 2014, la plupart d’entre eux étaient des salariés en congé payés.

« Nous nous attendions à ce que leur travail puisse reprendre dès que possible. Malheureusement, en raison des circonstances indépendantes de notre volonté, ce ne sera pas le cas », a expliqué OSI dans un communiqué.

Au cours des deux derniers mois, Shanghai Husi a subi des pertes financières et des clients importants et les enquêtes des autorités sont toujours en cours.

« Il est très peu probable que la production puisse reprendre bientôt », prévoit le communiqué d’OSI.

Un petit nombre de personnes, cependant, doit être conservé afin d’aider aux enquêtes des autorités en cours. Etant donné cela, l’usine de Shanghai Husi ne peut être entièrement fermée à ce stade.

OSI travaille en étroite collaboration avec les organismes gouvernementaux afin de s’assurer que les employés reçoivent leurs indemnités de départ en conformité avec toutes les lois applicables, ainsi que conformément à la politique de l’entreprise. En outre, l’entreprise travaille en étroite collaboration avec les agences locales gouvernementales afin d’apporter un soutien aux employés touchés, y compris le coaching de développement de carrière, la recherche d’emploi et la formation à des compétences.

La campylobactériose en France vue par l’Anses

22
sept
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande, Volaille.

campylobacter_jejuniL’Anses nous propose une mise à jour le 27 août 2014 sur la « Campylobactériose ». Voici quelques extraits :

Les deux bactéries Campylobacter jejuni et C. coli sont à l’origine de la très grande majorité des cas de campylobactérioses humaines. Cette maladie se transmet de l’animal à l’Homme (zoonose) le plus souvent par voie alimentaire (principalement volailles, mais aussi bovins, porcins ou eau contaminés), mais également par contact avec des individus, des animaux ou encore des carcasses infectés. Cette pathologie se caractérise par une entérite aiguë causée par une infection intestinale, dont la guérison est spontanée en quelques jours (dans 4 cas sur 5). Présentation de la maladie et recommandations pour maîtriser la contamination. (…)

La voie principale de transmission de Campylobacter à l’Homme est alimentaire, via des produits contaminés, y compris les eaux de boisson dont le traitement est défaillant. La transmission directe, par un autre individu, un animal (notamment de compagnie) infecté ou une carcasse contaminée, se produirait plus fréquemment pour certaines populations exposées (éleveurs, vétérinaires, ouvriers d’abattoir, égoutiers, etc.). (…)

Situation de l’infection et aliments fréquemment contaminés

Depuis le début des années 2000, le décompte annuel (incidence) des cas de campylobactérioses humaines est régulièrement supérieur à 40 cas recensés pour 100 000 habitants (majoritairement en été) dans l’Union européenne. En France, le Centre national de référence (CNR) fait état de 6,2 cas recensés pour 100 000 habitants en 2009, du fait d’une importante sous déclaration médicale.
La plupart des cas décrits sont isolés les uns des autres (sporadiques).
Les toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) liées à Campylobacter sont souvent corrélées à la consommation d’eau, de lait cru ou de viandes de volailles contaminés.
Les transferts de contamination par la planche à découper ou les couteaux qui ont servi à la manipulation de volailles crues, la consommation de viandes insuffisamment cuites (volailles, bovines, porcines), apparaissent comme les principaux facteurs de risques.
Du fait, à la fois, de l’existence de réservoirs animaux et des possibilités nombreuses de transferts de contamination, beaucoup de catégories d’aliments (y compris l’eau) peuvent être contaminées, même si les viandes et produits carnés sont à considérer en premier.

campylobacterLes moyens de maîtrise de la contamination

D’une manière générale, la congélation arrête la croissance de ces bactéries et détruit vraisemblablement une faible partie de la population bactérienne, surtout en milieu liquide. En revanche, ces bactéries survivent bien aux températures de réfrigération (0 à 10 °C).
Les bactéries sont également très sensibles à la chaleur : on peut considérer que des traitements thermiques supérieurs à 65 °C permettent leur destruction quel que soit le support (liquide ou solide).
Notons, enfin, que ces bactéries ne présentent pas de caractères particuliers de résistance au sel ou aux acides.
Les risques de campylobactériose peuvent être largement limités par l’adoption de bonnes pratiques d’hygiène à la maison. Il est ainsi essentiel de :
  • se laver les mains après la manipulation de viandes crues.
  • utiliser une planche à découper (bois ou plastique) pour les viandes et poissons crus, et une autre pour les autres aliments.
  • nettoyer rigoureusement la planche, le plat et les ustensiles ayant servi à l’assaisonnement et à la préparation de la viande crue avant réutilisation.
  • s’assurer d’une cuisson suffisante (> 65°C à cœur) des viandes de volailles et de boucherie, notamment la cuisson au barbecue : la jointure cuisse/haut de cuisse du poulet ne doit pas être rosée ou présenter de traces de sang.
  • manipuler ces viandes dans de bonnes conditions d’hygiène lors de la préparation et de la consommation de ce type de denrées.
  • ne pas consommer de viande de volaille crue (de type « carpaccio »).

Evolution de la certification ISO dont ISO 22000 en 2013

22
sept
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Classé dans Curiosité, HACCP, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

imgresL’édition ISO 2013 affiche une hausse générale pour les sept normes de systèmes de management ISO comprises dans l’Étude, avec une augmentation de 4 % du nombre de certificats de conformité délivrés à l’échelle mondiale.

Conformément aux tendances observées l’an dernier, trois secteurs présentent une croissance régulière, à savoir le management de la sécurité de l’information (ISO/IEC 27001) et le management de la sécurité des denrées alimentaires (ISO 22001) avec, respectivement, une augmentation de 14 % et 15 % du nombre de certifications, ainsi que le secteur des dispositifs médicaux qui progresse également de 15 %. On note la présence des États-Unis en tête du palmarès en matière de dispositifs médicaux, un secteur où l’Europe maintient par ailleurs une large assise, avec 60 % des parts du marché.

Vous trouverez le résumé dans le document suivant : Executive summary (disponible en anglais seulement).

S’agissant d’ISO 22000 version 2005 à la fin de décembre 2013, au moins 26 847 certificats ISO 22000:2005, soit une croissance de 15 % (+3 569), qui a été réalisée sur 142 pays et économies, les mêmes chiffres que l’an dernier.

Le top trois des pays cette année pour le nombre total de certificats et la croissance du nombre de certificats en 2013 sont la Chine, la Grèce et l’Inde.

On trouvera ci-dessous l’évolution du nombre de certificats ISO 22000 en France, source ISO. On pourra aussi lire Le management de la sécurité des aliments est-il soluble dans l’ISO 22000 ?

iso22000_France

Curieux avis de rappel de steaks hachés surgelés de marque Le Prix Gagnant / Leader Price

22
sept
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Classé dans 1er avril, Allergène, Curiosité, Nutrition, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

La DGCCRF rapporte sur son site le 22/09/2014 un « Avis de rappel de Steaks hachés surgelés de marque Le Prix Gagnant / Leader Price »

rappel_retrait_steak_hache_lp.pdfNom du produit : 10 Steaks hachés surgelés
Marque : LE PRIX GAGNANT / LEADER PRICE
Désignation ou modèle :
Conditionnement : boite de 10 steaks (poids net : 1kg)
N° de lot : 328 800 80
DLC/DLUO : 29/07/2015
Code-barres : 3 039050 162199
Anomalie : substance allergène non déclarée (soja)
Mesure prise par le professionnel qui demande aux personnes présentant une allergie au soja de ne pas le consommer et de le détruire ou de le rapporter au magasin en vue d’un remboursement.

NB : Pas d’information chez Leader Price, ni de la part de Jean-Pierre Coffe. Mais au fait, si ces steaks hachés sont 100% pur bœuf, comment se fait-il qu’il y ait du soja …

On apprend par Steak.fr, qu’Un « STEAK HACHÉ » est obligatoirement fabriqué avec 100% de viande.

Une « Préparation de viande de bœuf et protéines végétales» est un mélange de viande de bœuf avec de l’eau et des protéines végétales (soja, fécule de pomme de terre, farine de pois, …).

Il y aurait donc non seulement une absence d’information sur les ingrédients allergènes, et de plus, ce ne serait pas des steaks hachés, mais des préparations de viande de bœuf et de protéines végétales, mais que fait donc la DGCCRF ?

A suivre …