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Top 10 pour 2014 de la sécurité des aliments en France

23
déc
6 commentaires
Classé dans Campylobacter, Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

Bon Noël et Très Bonne Année 2015

Quelques propos liminaires, si vous le voulez bien, j’en profite encore un peu, c’est le dernier article …

Ce n’est pas un hasard si la politique de la  sécurité des aliments, qui arrive largement en tête dans ce top 10, a du plomb dans l’aile en France. Comme tout un chacun peut l’observer, c’est une suite logique d’un ensemble de décisions de nos gouvernants passés et présents qui font tanguer très dangereusement notre pays, une économie en berne, un chômage massif, une éducation en déroute, la santé aux abois, etc. voire même une certain forme d’inculture, comme en témoigne, les récents propos d’un ministre « Un ministre de la Culture, en 2014, n’est pas payé pour lire des livres chez soi ». C’est un constat et non pas un jugement. Chers lecteurs du blog, merci et au revoir …

???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????1. Situation de la politique sanitaire des aliments en France

Spécialité française, les rapports sur nos maux fleurissent sans que rien ne change et souvent ils se suivent et ressemblent. Ainsi, à propos d’un rapport de la cour des comptes paru en juin 2014, le président de l’UFC- Que Choisir écrivait, « Ce rapport pointe l’autisme des pouvoirs publics qui, malgré les scandales alimentaires récents et les semonces de Bruxelles, maintiennent les services de contrôle en sous-effectifs. Il met aussi en lumière l’absence de sanctions pour les professionnels. Enfin, il dénonce l’habitude bien française de l’opacité, qui fait que l’identité des contrevenants n’est jamais dévoilée, privant ainsi les contrôles de tout effet dissuasif. Finalement, au-delà des gesticulations au moment des crises, c’est à un véritable changement de politique que le gouvernement doit se livrer. »

Un autre rapport en remet une couche, « Diagnostic et propositions à l’attention de Mesdames et Messieurs les ministres de l’Economie et des Finances, de l’Economie sociale et solidaire et de la Consommation, des Affaires Sociales et de la Santé, de l’Agriculture, l’agroalimentaire et de la forêt » souligne notamment que les contrôles sont le maillon faible de la politique sanitaire des aliments en France.

Richard Lawey, un scientifique blogueur britannique, rapporte, « Un récent rapport en France écrit par deux anciens hauts responsables de la sécurité des aliments met en évidence des réductions d’effectifs constants qui ont conduit à une réduction de 20% aux inspections de la sécurité des aliments entre 2009 et 2013. Le rapport, « La Politique de sécurité des aliments », dresse un tableau sombre de la situation actuelle de la sécurité des aliments en France. Bien que le nombre de personnel chargé des contrôles ou des inspections doive être augmenté de 60 postes en 2015, c’est bien en deçà du nombre de postes à temps plein perdus depuis 2007. »

Le portail de la modernisation de l’action publique en France donne des pistes étonnantes :

  • « Maintenir la vigilance en matière de sécurité sanitaire des aliments », alors que des pathogènes comme Campylobacter sont laissés sans surveillance
  • « Agir en faveur d’un système européen plus intégré », sans doute mais la France n’est pas le bon élève en sécurité des aliments !
  • « Au plan national, un besoin d’orientation explicite, de synergies, d’échange et  de mutualisation », des vœux pieux tant la synergie entre les différents acteurs ne fonctionnent pas. Un exemple simple en 2012, l’Anses et l’InVS avait été signé un accord cadre de coopération, deux après un rapport remet une couche sur le sujet …
  • « Eviter l’affaiblissement des contrôles », on va faire ce que l’on peut mais on ne promet pas de rétablir les contrôles au nouveau où ils étaient …
  • « Renforcer la transparence et la communication vis-à-vis du public », véritable tarte à la crème, promesse éculée, tant cette transparence et cette communication ne sont pas dans l’ADN de nos autorités …

Avec la baisse des budgets, qu’est-ce qui reste de l’Etat, l’une des principales fonctions d’un gouvernement est de protéger ses citoyens contre les dangers. Si une chaîne alimentaire sûre ne relève pas de cette mission, alors qui va le faire ?

2. Coup de chapeau à la Food Standards Agency pour la divulgation des résultats sur Campylobacter

Bravo pour sa démarche transparente face aux politiques et aux lobbying de la grande distribution et des industriels alimentaires avec la publication des résultats des analyses de recherche et de dénombrement Campylobacter sur les poulets vendus en distribution. Cette campagne « name and shame » a révélé des résultats pour tous les distributeurs. Cela a aussi permis de montrer les limites de la certification privée mise en œuvre par les distributeurs. Voir les principaux articles parus sur le blog ici.

Bien sûr tout ceci est impensable en France, trop de transparence risquerait de nuire à nos autorités (elles n’en ont pas l’habitude), aux entreprises alimentaires et aux distributeurs, on connait la chanson …

3. Les OGM et les petits arrangements entre amis

Comment appelle-t-on en Europe quelque chose qui est autorisé mais qu’on interdit ? OGM, bien sûr !

L’EFSA nous a expliqué que l’interdiction des OGM en Europe est une décision politique et non pas scientifique !

Il y a eu un accord politique dans l’Union européenne sur la possibilité pour les Etats Membres de limiter ou interdire la culture d’OGM, presque pour simple convenance … Si le mot responsabilité avait un sens, alors le groupe scientifique sur les organismes génétiquement modifiés (GMO) de l’EFSA aurait dû démissionner collectivement …

4. Le poste de conseiller scientifique principal de la Commission européenne n’existe plus

Eh oui, mauvaise passe pour la science indépendante face aux groupes de pression de tous poils, et « Quand le conseiller scientifique principal montre qu’il y a des preuves scientifiques de l’innocuité des OGM, les imbéciles montrent du doigt le conseiller scientifique principal ! »

Bien triste nouvelle en vérité … pour la science, sauf pour les marchands de peurs …

5. Campylobacter

Plus personne n’ignore ce que c’est au Royaume-Uni, après les résultats publiés par l’agence de sécurité sanitaire des aliments avec 280 000 personnes malades ou plus chaque année !

Mais que dire de la France, où l’on a entre 800 000 à 2 millions d’infections à Campylobacter par an en France, selon l’InVS, Surveillance des infections à Campylobacter en France : bilan de la surveillance du réseau de laboratoires de ville et hospitaliers, 2004-2005.

Le rapport précité en n°1 du Top 10 indique que la prévalence de certaines pathologies, comme celles causées par Campylobacter (plus de 824 000 personnes infectées par an dans les estimations récentes de l’InVS) a longtemps été sous-estimée et demeure mal recensée. »

Ainsi lit-on, « Après correction pour prendre en compte l’absence de consultation auprès d’un médecin et de réalisation de coproculture, il estime l’incidence à 824 000 cas annuels en population générale, soit un rapport de 1 à 150 (incidence comparable à d’autres pays en Europe). »

Mais qui connaît ce pathogène en France ? Que font les entreprises alimentaires et les distributeurs pour le maîtriser ? Réponse un jour peut-être … ou alors  demain, c’est sûr …

6. Ministère de la santé est aux abonnés absents en matière de sécurité des aliments

Après l’Anses à qui on a rajouté sans budget supplémentaire, l’environnement et le travail à la sécurité sanitaire des aliments, voici que l’on va assister à un empilage de structures dans le domaine de la santé, l’InVS, l’Inpes et l’Eprus, pour créer un institut (véritable ?) pour la prévention, la veille et l’intervention en santé publique. Le rapport précité n’est pas tendre avec le ministère de la santé et ses satellites.

7. La résistance aux antibiotiques

La résistance aux antibiotiques a ceci de particulier, d’une part l’Anses nous dit que concernant les « Antibiotiques à usage vétérinaire : une diminution des usages et des résistances aux antibiotiques se confirme, mais des efforts sont à poursuivre » et, de l’autre, l’Agence nationale de sécurité du médicament rapporte que « Ces dernières données placent toujours la France parmi les pays européens où la consommation des antibiotiques reste très élevée. En effet, même si la consommation d’antibiotiques a diminué à partir des années 2000, une tendance à la hausse, observée depuis 2010, s’est confirmée en 2013. »

Comprenne qui pourra … mais c’est sûr, là aussi, demain, il y aura une synergie …

8. Les informations sur les rappels n’existent pas

Nombre d’articles sur ce blog ont illustré cet état de fait tout à fait inacceptable, plus cela est dénoncé de toutes parts, plus le silence perdure …

Tous les autorités sont concernées, le ministère de l’agriculture, la DGCCRF, le ministère de la santé et ses satellites, les agences régionales de santé totalement hors du coup, voir entre autres articles à ce sujet Les rappels des produits alimentaires en France entre désinformation et cacophonie par l’exemple !

A noter que le distributeur Auchan publie sur un site Internet des principaux rappels de produits alimentaire le concernant, et c’est bien le seul …

9. Notifications des alertes au RASFF de l’UE en 2014 pour des produits de France

Les alertes notifiées au RASFF concernant des denrées alimentaires de France ont fait un bond en 2014 (semaine 51), avec 70 alertes (53 en 2013) concernant des produits alimentaires de France, dont 45 (36 en 2013) pour la présence de micro-organismes pathogènes dont Salmonella (17 alertes), Listeria monocytogenes (16 alertes) et E. coli entérohémorragique (8 alertes).

10. La cuisson des steaks hachés et autres hamburgers n’est toujours pas claire en France pour les autorités …

D’où la question posée, maintes fois posée, La cuisson à cœur des steaks hachés est-elle idéologique ou sanitaire ?

Sujets qui auraient pu ou dû figurer dans ce Top 10 :

  • La ferme des mille vaches ou l’économie de marché en marche. Voir cette vidéo, « La vache et le prisonnier », qui dit ce qu’il en est, et c’est bien triste de ce monde qui part …
  • Le bisphénol A et sa saga qui n’en finit plus, interdit pas interdit, quand, comment, bref, on ne sait plus trop, tout en sachant que ce qui sera interdit en France, ne le sera pas ailleurs …
  • Faim dans le monde et obésité. Le système alimentaire mondial est fracturé. Des millions de personnes n’ont pas assez à manger tandis que des millions d’autres mangent trop de nourritures malsaines. Beaucoup de familles n’ont pas les moyens d’acheter assez de produits nutritifs comme les fruits frais, les légumes, les haricots secs, la viande et le lait. Les boissons et les aliments à haute teneur en sucre, en sel et en graisse sont peu chers et faciles à trouver. La dénutrition et le surpoids sont aujourd’hui des problèmes qui coexistent au sein d’une même communauté de personnes. FAO/OMS Deuxième Conférence internationale sur la nutrition.
  • Les derniers gagnants des palmarès 2013, 2012 et 2011.

A méditer : « Et si les règles d’hygiène que des gens ordinaires appliquent sont simples, cela ne doit-il pas être beaucoup plus sûr quand il s’agit de professionnels de l’alimentaire qui préparent et transforment des aliments ? », phrase de Tom Ross, microbiologiste, Australie.

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Etats-Unis : L’impact d’une éclosion à Listeria liée à des pommes au caramel

22
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

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« L’impact d’une éclosion à Listeria, une édition pommes au caramel », source Ben Chapman du barfblog du 22 décembre 2014.

Comme les services de santé des Etats et locaux ainsi que la FDA essaient d’obtenir ce qui est à l’origine d’une éclosion Listeria monocytogenes à liée à des pomme au caramel, de grandes et de petites entreprises sont aux prises avec les retombées.

L’histoire, selon KOTA TV, reste la même, ce ne est pas mon produit (je ne pense pas), mais les incertitudes sur les ventes augmentent. Oh et nous n’avons jamais.eu de cas de maladie

De récents rapports du CDC sur l’éclosion à Listeria ont rendu une propriétaire, Lori Carson, déçue car elle va marquer soit l’esprit ou l’estomac des clients.

« C’était un vendredi après-midi et j’ai reçu un appel téléphonique me demandant si c’était sûr de manger mes pommes. J’étais extrêmement confuse, et j’ai demandé, pourquoi cette question », a déclaré Carson. Des clients récents ont expliqué à Carson que les titres des journaux qu’ils lisent concernaient le rapport du CDC.

Unknown-21« Cela m’a fait un peu peur et vendredi après-midi nos ventes ont chuté. Je n’étais pas sûre si c’était l’après-midi ou si ce était en raison de cette émission sur les pommes au caramel », dit Carson.

L’article a lié l’éclosion à Listeria avec des pommes au caramel préconditionnées, produites en masse et non pas celles faites tous les jours par des entreprises locales.

Après avoir vendu plus de 5000 pommes au cours de cette période de vacances, Carson est heureuse de dire qu’elle n’a jamais eu aucune plainte. « Nous n’avons jamais eu une plainte concernant une pomme qui n’a jamais rendu quelqu’un malade », dit Carson.

Carson dit aussi que des clients inquiets peuvent avoir eu un bien pour un mal. « Je suis contente d’avoir reçu l’appel téléphonique. Cela m’a alerté et m’a fait prendre conscience que j’avais besoin traiter le problème, les gens sont ici en sécurité », a dit Carson.

Et contrairement aux pommes au caramel préconditionnées que vous trouverez dans les magasins, les pommes de Caramel Creations sont réfrigérées au cours d’un processus afin d’assurer leur sécurité sanitaire du public.

Mais dit Ben Chapman, Listeria monocytogenes se développe aux températures de réfrigération.

Etats-Unis : Walmart annonce le renforcement des mesures de sécurité sanitaire pour les fournisseurs de volailles

22
déc
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Salmonella, Sécurité, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

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C’est curieux comment sont les choses. Les Britanniques par l’intermédiaire de la Food Standards Agency, secouent le cocotier en rendant public la présence de Campylobacter dans les poulets, et voici que voilà, Walmart, le plus grand distributeur au monde, annonce très rapidement de nouvelles mesures de sécurité sanitaire pour les fournisseurs de volailles. Etonnant, non !

Evidemment tout le monde applaudit, que faire d’autre, mais que c’est beau à ce niveau le marketing de la sécurité des aliments … quand il ajoute sans cesse des mesures aux mesures déjà prises et ainsi de suite, sans pour autant garantir que cela va pour autant réduire la présence de pathogènes comme Salmonella ou Campylobacter

Les fournisseurs qui doivent déjà avoir une certification via un référentiel privé, vont avoir de nouvelles exigences, mais pas un mot sur la recherche et quels programmes seront mis en œuvre …

Walmart a annoncé des mesures pour mettre en œuvre le renforcement des mesures de sécurité sanitaire pour les fournisseurs de volaille destinées à protéger davantage les consommateurs contre les maladies d’origine alimentaire comme Salmonella. Les nouvelles lignes directrices s’ajoutent au programme de sécurité des aliments de Walmart qui exige des fournisseurs de volaille d’obtenir une certification basée sur la prévention avec le recours aux normes internationalement reconnues de la Global Food Safety Initiative (GFSI).

campy.grocer.dec_.14« Chez Walmart et Sam’s Club, nous nous engageons à fournir à nos clients des aliments salubres et de qualité », a déclaré le vice-président pour la sécurité des aliments, Frank Yiannas. « Dans le cadre de notre processus d’amélioration continue, nous avons déterminé qu’il était important d’exiger de nouvelles couches de protection pour nos clients. »

Le nouveau programme exige des fournisseurs américains de volaille pour Walmart et Sam’s Club de mettre en œuvre des contrôles holistiques l’élevage à la fourchette conçus pour réduire de façon significative les taux de contamination potentielle, y compris sur les morceaux de poulet. Il exige également des fournisseurs de subir des analyses spécialisées pour valider que les mesures qu’ils ont mises en œuvre sont efficaces. Tous les fournisseurs de volaille devront être en conformité avec les nouvelles exigences d’ici juin 2016.

Le protocole amélioré a été examiné avec de nombreux intervenants, comprenant des groupes de consommateurs, des services réglementaires, des universitaires, des fournisseurs de volaille et des associations de l’industrie.

Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) a établi un partenariat avec Walmart sur cette initiative afin de promouvoir la sécurité des aliments et de réduire les maladies d’origine alimentaire chez les consommateurs.

Le Dr Chris Braden, directeur de la division maladies d’origine alimentaire, hydrique et environnementales au CDC a dit, « Le CDC, avec Walmart, reconnaît que la réduction de Salmonella et d’autre contamination par des pathogènes dans les produits de volaille est une étape cruciale vers la diminution du fardeau des maladies d’origine alimentaire. Walmart et le CDC travaillent ensemble pour protéger la santé publique et l’avancée en sécurité des aliments est un excellent exemple d’un partenariat public-privé qui profite à tous. »

Le Dr. Gary R. Acuff, directeur du Texas A&M Center for Food Safety, a applaudi le travail de l’entreprise, « la mise en œuvre par Walmart de renforcement de mesures de sécurité pour les produits de volaille assure un leadership pour l’industrie alimentaire et continue une approche progressive pour fournir les aliments les plus sûrs possible. C’est un changement qui va grandement profiter aux consommateurs. »

On lira aussi un article enthousiaste de James Marsden sur cette ‘initiative’ de Walmart intitulé, Walmart leading again on food safety.

M’ouais … , je pense que tout cela va arriver plus rapidement que prévu en France, certainement début 2015 …

Avis de rappel de Muesli Croustillant Nature de marque Casino Bio pour cause de présence d’ochratoxine A

22
déc
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

fin_blog_1Comme le groupe Casino n’émet pas d’avis de rappel sur son site Internet, c’est donc à la DGCCRF qu’il revient de communiquer le 22 décembre 2014 un « Avis de rappel de Muesli Croustillant Nature de marque Casino Bio » par la société Dailycer (qui ,‘a pas publié non plus d’avis de rappel sur son site Internet) :

MUESLI_CROUSTILLANT_CASINO_BIONom du produit : Muesli Croustillant Nature 500g
Marque : Casino Bio
Désignation ou modèle :
Numéro de lot : Tous les lots
DLUO : 09/09/2015
Code à barres : 3 222 475 325 366
Anomalie : Présence d’ochratoxine A avec une teneur supérieure au seuil réglementaire. Cette substance peut présenter un risque potentiel en cas de consommation répétée sur le long terme.
Mesure prise par le professionnel : RETRAIT du marché et RAPPEL auprès du consommateur en vue du retour en magasin et d’un remboursement.

La DGCCRF avait publié en octobre 2014 un communiqué sur la « Contamination des denrées alimentaires par les mycotoxines », voir France : Contamination de certaines denrées alimentaires par les mycotoxines.

Quelques informations sur les céréales bio sont apportées dans Récolte du blé de cet l’été, après la pluie, vient le beau temps ?

Par ailleurs, si le groupe Casino s’intéresse aux mycotoxines, je dis bien si, le blog l’invite à lire et à mettre en application les recommandations contenues dans « Cadre pour le management des risques liés aux mycotoxines dans l’industrie alimentaire ». Mais le fera-t-il ?

Enfin le groupe Dailycer indique que « Nos fournisseurs doivent répondre à ces exigences en matière de sécurité alimentaire, contrôler les matières premières avant leur livraison et nous fournir les preuves de leur conformité. » La preuve est que ce n’est pas suffisant …

Il était une fois l’Etat, les consommateurs et des belles paroles

22
déc
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Classé dans Curiosité, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

fin_blog_1On apprend par un communiqué que le « secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de le Consommation et de l’Economie sociale et solidaire a présidé le 18 décembre le Groupe Interministériel de la Consommation (GIC), instance réunissant l’ensemble des ministères, directions et autorités administratives qui contribuent à la politique de l’Etat en faveur des consommateurs. »

Il a été « souligné le fait que les entreprises et les consommateurs attendent une intervention coordonnée, claire et efficace de l’Etat dans son ensemble, permettant d’obtenir des résultats concrets sur le terrain. »

OLYMPUS DIGITAL CAMERAC’est de très belles paroles, oui des paroles, mais surtout des paroles et encore des paroles …

Par ailleurs, « les membres du GIC ont ensuite fait un point d’actualité sur les projets ministériels et interministériels liés à la protection du consommateur. Des interventions de la direction générale de la prévention des risques, de la direction générale de la santé, et de la direction générale de l’alimentation ont évoqué les coopérations mises en œuvre avec la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). »

Ah bon, il y a des projets ? Mais chut c’est secret défense … on n‘en saura pas plus, sinon que de la com …

Cette réunion du Groupe Interministériel de la Consommation a permis de mettre en valeur la nécessaire coopération et coordination entre ministères et avec les autorités administratives indépendantes concernées, sur divers sujets touchant la protection du consommateur, qui trouvent leur prolongement dans la mise en œuvre opérationnelle sur les territoires par les services déconcentrés de l’Etat.

Il y a peu un rapport sur la politique sanitaire des aliments indiquait entre autres qu’il y avait « Au plan national, un besoin d’orientation explicite, de synergies, d’échange et  de mutualisation ». Ce communiqué nous prend vraiment pour des billes …