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Food Safety Roundup ou Liste bibliographique en sécurité des aliments, 22

28
mai
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Message de CIDRAP, Center for Infectious Disease Research & Policy de l’Université du Minnesota, du 28 mai 2015, relatif aux nouveaux documents ci-dessous sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire qui ont été ajoutés au site depuis les dernières semaines.

Foodborne Disease

  • Preliminary incidence and trends of infection with pathogens transmitted commonly through food, voir MMWR
  • Bacterial enteric infections detected by culture-independent diagnostic tests – FoodNet, United States, 2012-2014, voir MMWR
  • Correlations between climatic conditions and foodborne disease, voir Food Res Int

E. coli

  • Gut colonization of healthy children and their mothers with pathogenic ciprofloxacin-resistant Escherichia coli, voir J Infect Dis

Campylobacter

  • Campylobacteriosis outbreak associated with consuming undercooked chicken liver pate – Ohio and Oregon, December 2013-January 2014, voir MMWR
  • Fecal shedding of thermophilic Campylobacter in a dairy herd producing raw milk for direct human consumption, voir J Food Prot

Listeria

  • Cheese-related listeriosis outbreak, Portugal, March 2009 to February 2012, voir Eurosurveillance
  • Analysis of older adults’ domestic kitchen storage practices in the United Kingdom, voir J Food Protect

Norovirus

  • Genome of emerging norovirus GII.17, United States, 2014, voir Emerg Infect Dis
  • Norovirus outbreak associated with a natural lake used for recreation – Oregon, 2014, voir MMWR
  • Detection and quantification of airborne norovirus during outbreaks in healthcare facilities, voir Clin Infect Dis
  • Gastroenteritis outbreaks caused by norovirus GII.17, Guangdong Province, China, 2014-2015, voir Emerg Infect Dis
  • Norovirus genotype profiles associated with foodborne transmission, 1999-2012, voir Emerg Infect Dis
  • Innate susceptibility to norovirus infections influenced by FUT2 genotype in a United States pediatric population, voir Clin Infect Dis
  • Consumer education needed on norovirus prevention and control, voir J Food Prot

Salmonella

  • Tracing origins of the Salmonella Bareilly strain causing a foodborne outbreak in the United States, voir J Infect Dis
  • Multinational outbreak of Salmonella Enteritidis infection during an international youth ice hockey competition in Riga, Latvia, preliminary report, March and April 2015, voir Eurosurveillance
  • A multi-country Salmonella Enteritidis phage type 14b outbreak associated with eggs from a German producer, voir Eurosurveillance
  • Multistate outbreak of human Salmonella infections linked to live poultry from a mail-order hatchery in Ohio – February-October 2014, voir MMWR

Listériose : La France a-t-elle le plus haut taux de mortalité en Europe ?

28
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Listeria, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

listeria26La réponse à cette question ne se trouve pas les données de l’InVS ou d’une autre agence française de sécurité sanitaire … comme l’Anses !

L’Anses pourtant se fait l’écho le 7 avril 2015 de la sécurité sanitaire des aliments dans un communiqué à propos de la Journée mondiale de la Santé. On y lit des données non prouvées à mon sens par des articles ou faits scientifiques publiés,

« les salmonelloses, qui demeurent une cause majeure de toxi-infections alimentaires ont diminué de moitié en 10 ans dans notre pays. De même, le nombre de cas de listériose, maladie d’origine alimentaire préoccupante par sa gravité, a été divisé par 5 en 30 ans. Ces succès de notre système de sécurité sanitaire qui responsabilise l’ensemble des acteurs de la chaine alimentaire de « la fourche à la fourchette » ne doivent pas diminuer notre vigilance collective pour contribuer au maintien de ce niveau de sécurité sanitaire et prévenir les émergences. »

Pour les salmonelloses, il y aurait plutôt une augmentation du nombre de cas comme l’atteste le dernier rapport de l’EFSA, mais qu’en est-il du nombre de cas de listériose. L’Anses ne peut pas ignorer que celui-ci réaugmente depuis déjà quelques années …

Pour avoir des données, rien de tel que de lire des documents chez nos voisins et en particulier la Belgique.

C’est ainsi que l’AFSCA a souhaité mettre les points sur les i au sujet de Listeria :

Situation en Europe

Dans un rapport de 2015, l’EFSA (European Food and Safety Authority) fait état d’une augmentation significative des infections dues à Listeria durant la période 2009 à 2013 : 1 763 cas de listériose ont été recensés sur l’ensemble des Etats membres en 2013, et 191 personnes en sont décédées, la France, pays du fromage, présentant le plus haut taux de mortalité. Chez nous, durant la même année, 73 personnes ont été atteintes de listériose et 4 décès ont malheureusement été enregistrés.

Que dit la réglementation ?

La règlementation prend en compte les cas recensés, les recherches scientifiques, la fréquence d’occurrence, etc. pour définir des normes. La présence de Listeria monocytogenes dans les aliments est règlementée au niveau européen : le règlement 2073/2005 exige que, au stade de la production, l’absence de Listeria soit totale.

Que doit faire chaque producteur ?

La base de la sécurité alimentaire trouve son origine dans la notion de responsabilité. En effet, chaque producteur, cultivateur, éleveur, fabriquant, transformateur ou distributeur est responsable du ou des produits qu’il manipule. Par l’intermédiaire du système d’autocontrôle, l’opérateur doit garantir que son ou ses produits satisfont aux diverses règlementations en vigueur dans le but d’offrir au consommateur des produits sûrs.

Recommandations aux consommateurs

Respecter les dates limites de consommation (DLC) indiquées sur l’emballage. Les aliments doivent être conservés au frigo et la température du frigo doit être régulièrement vérifiée (0 à 4°C). Les surfaces qui ont été en contact avec les aliments crus doivent être lavées avant réemploi (éviter la contamination croisée).

Nettoyer les ustensiles de cuisine avant et après usage.

Avoir les mains propres et éviter le port des bijoux pendant qu’on prépare des repas.

Pour les femmes enceintes, les petits enfants et les personnes âgées ou au système immunitaire affaibli, éviter de consommer des produits à base de lait cru.

A propos des microplastiques dans les aliments

27
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

microplastics« Des microplastiques dans les aliments », source avis du BfR n°013/2015 du 30 avril 2015.

Le terme microplastique est utilisé pour des petites particules de plastique d’origines, de tailles et de composition chimique différentes. Les dimensions exactes des microplastiques n’ont pas été uniformément définies dans la littérature, elles vont la plupart du temps de 0,001 mm à moins de 5 mm. On distingue deux types de microplastiques, les microplastiques primaires et secondaires. Les microplastiques primaires sont spécifiques des produits industriels présents sous forme de granulés à base de plastique. Les microplastiques secondaires se produisent lors du processus de vieillissement chimique et physique et de dégradation de produits tels que les sacs en plastique et les bouteilles en plastique. Comme on peut le constater aujourd’hui, les microplastiques secondaires sont la principale source d’entrée dans l’environnement. Actuellement, l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) ne possède pas de données fiables sur la composition chimique, la taille des particules ou la concentration de particules microplastiques dans les aliments. En raison d’un manque de données fiables, une évaluation des risques pour la santé de la consommation d’aliments contaminés par des microplastiques n’est pas actuellement possible. Le BfR a demandé à l’EFSA un avis scientifique sur l’occurrence des particules de microplastique et de nanoplastique dans les aliments, et en particulier dans les produits de la mer. La version complète de cet avis BfR est disponible en allemand ici.

Les aventures de fromages français et de Listeria en Suède

27
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lait, Listeria, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Le Parisien.fr du 26 mai 2015 se pose des questions existentielles comme par exemple, « Listeria : des fromages français retirés en Suède mais pas en France ».

Ne sait-il pas que les rappels de produits alimentaires en France ne sont pas très transparents, non pas pour la presse, mais pour les consommateurs ?

On apprend donc qu’« Un groupe fromager suédois a annoncé mardi le rappel de 750 kg de fromage français, en invoquant une suspicion de listeria qui n’a pourtant suscité aucune alerte, ni en France ni dans l’Union européenne.

listeria26Sont concernés des lots de morbier vendus sous les marques «Les 3 Comtois» et «Falbygdens Rekommenderar», a indiqué ce groupe, Falbygdens Ost.

Selon Agrisalon citant l’AFP, « Le rappel est effectué par prudence, et il n’a pas été constaté de présence de listeria dans le fromage que nous avons vendu, mais cela ne peut être exclu. La raison du rappel est que nous avons été informés par notre fournisseur, Interval, que la listeria a été découverte dans un lot de la fromagerie productrice en France », a-t-il affirmé.

Les autorités sanitaires suédoises ne sont pas très loquaces, comme en témoigne leur communiqué du 26 mai 2015, « Falbygdens fromage rappelle du Morbier AOP vendus sous les marques Falbygdens Rekommenderar et Les 3 Comtois raison de listeria. »

Le communiqué de Falbygdens Osts n’est pas non plus très clair, car on y apprend que « le rappel est fait pour des raisons de prudence, il est pas établi que Listeria ait été retrouvé dans les fromages vendus, mais cela ne peut être exclu. »

Pour l’instant, pas d’information de nos autorités, mais cela ne change aux bonnes habitudes prises.

Cela étant, on peut aussi mettre cela au compte d’une nervosité de la Suède vis-vis de Listeria car ces derniers temps il y a eu des ratés dans crises sanitaires liées à Listeria. Alors excès de précaution ou réalité, nous le saurons certainement dans les prochains jours …

Quant au RASFF, ce rappel concerne-t-il l’alerte notifiée par la France sous la référence 2015.0605 ?

Des révélations bien instructives sur des œufs allemands contaminés par Salmonella et laissés sur le marché. Si le consommateur est malgré tout malade, c’est qu’il ne s’est pas lavé les mains !

25
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

Malgré la visite de la ferme infectée dans un certain nombre d’occasions, trouver Salmonella et voir une quantité inhabituelle de poulets morts, les autorités sanitaires bavaroises n’ont pris aucune mesure, et cela a conduit à répandre des cas de maladie et plusieurs décès en l’Europe l’été dernier, a rapporté Spoutnik.

Une épidémie à Salmonella qui a conduit des centaines de personnes à être malades en l’Europe l’été dernier, et plusieurs décès, est remontée jusqu’à des œufs contaminés d’une ferme en Bavière, ont révélé des médias allemands.

La ferme est la propriété de la société Bayern Ei, l’un des plus gros producteurs d’œufs d’Allemagne qui exploite quatre usines de poulets, et où les poules pondent environ un million d’œufs par jour.

Salmonella-and-raw-eggsA la ferme en question, dans le sud de la Basse-Bavière, où des centaines de poulets ont été retrouvés morts chaque jour, le chef d’entreprise a dit aux salariés que le taux élevé de mortalité des poulets était dû à la chaleur.

Selon l’enquête menée par les journalistes allemands du Süddeutsche Zeitung et du Bayerischen Rundfunk, les autorités bavaroises de la santé et de la sécurité des aliments étaient au courant de la présence de Salmonella à la ferme, ayant trouvé des preuves de l’infection dans deux enquêtes distinctes.

Cependant, les autorités ont fermé les yeux et n’ont pris aucune mesure pour mettre les produits hors du marché, car « le client responsable » est conscient que « des coquilles d’œufs ne sont pas stériles », et il doit se laver les mains après avoir manipulé un œuf. Source Doug Powell du barfblog du 25 mai 2015.