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La transparence en matière de sécurité des aliments n’est pas qu’une histoire belge

30
oct

Classé dans Réglementation, Salmonella, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

Il est vrai que cette histoire de Salmonella Ohio eu Belgique m’a un peu donné le tournis. Pourtant les deux protagonistes de cette affaire, l’AFSCA (équivalent belge de l’AFSSA) et Test-Achats, association de consommateurs en Belgique, ont toute ma sympathie quant à la qualité du travail réalisé. Je le dis très régulièrement dans un bulletin de veille technologique que je réalise depuis un temps certain. En fait, il s’agit ici de transparence en matière de sécurité des aliments … alors forcément chacun monte au créneau.

Selon actu24.be, « L’association des consommateurs Test-Achats critique le manque de transparence, dans ce dossier, de l’AFSCA qui n’avait communiqué sur le sujet que le 21 octobre. Siégeant au comité consultatif de l’AFSCA qui s’est réuni mercredi, Test-Achats a jugé utile de tirer les leçons de cette épisode et a encouragé l’AFSCA à devenir plus proactive. « On ne nie pas que légalement l’AFSCA n’était peut-être pas obligée de communiquer sur cette affaire mais on souhaite plus de transparence. L’opacité alimente les rumeurs » a déclaré, suite à la réunion, Robert Rémy, de Test-Achats ».

En effet, un communiqué de l’AFSCA « précise que la réglementation européenne tolère en abattoir jusqu’à 10% de porcs contaminés par des Salmonelles. Cette tolérance s’explique par le fait que cette bactérie est ubiquiste et donc présente également dans certains élevages. Lorsque le pourcentage précité est dépassé des mesures correctives doivent être impérativement prises (désinfection, nombre d’analyses renforcé, etc…).

art_86996Faute de résultats probants sur base des mesures prises par l’établissement dans le contexte de son autocontrôle, l’AFSCA prend alors des mesures plus sévères. C’est dans ce cadre qu’elle a ordonné la fermeture de la ligne d’abattage de porcs à Liège (Intercommunale des abattoirs de Liège) le 15 octobre 2009, en attendant un assainissement complet de l’installation. Cette mesure prise en amont de la filière porcs est normale et ne concerne pas directement le consommateur en bout de chaîne. Dans ce cas, l’Agence n’avait donc aucune raison de communiquer des informations se rapportant à un opérateur industriel individuel. Confronté à l’intérêt manifesté par certains journalistes, l’AFSCA a néanmoins décidé ultérieurement d’informer de la décision de fermeture ».

Plusieurs points sont donc à prendre en compte du point de vue du consommateur :

  • il existe une tolérance de 10% de porcs contaminés par des salmonelles,
  • la communication est et doit être une chaîne de transparence de la fourche à la fourchette.

Certes l’AFSCA n’était pas tenue de communiquer sur une décision de fermeture d’un abattoir si celle-ci ne concerne pas le consommateur en bout de chaîne mais d’un autre côté Test-Achat a raison de souligner qu’un rappel de viande de porc par la Firme Derwa a bien été déclenché.

L’apprentissage de la transparence est une affaire de patience car l’opacité encourage des rumeurs et des spéculations … À ce propos, concernant la France et les rappels, on peut lire Gestion des alertes : où est la transparence ?

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