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Manger local en 2010 ?

3
jan

Classé dans Environnement, Nutrition, Sécurité des aliments.

2010_aa2L’agriculture de proximité ou le manger local (Manger Local est un portail qui contribue au maintien de
l’agriculture locale, en ayant une volonté de rapports
équitables entre producteurs et consommateurs) est devenu une nécessité me semble-t-il pour manger mieux, tout évitant des coûts et des nuisances environnementales liés à des transports. Il est aussi possible de passer par les Associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (AMAP). Ce devrait la tendance forte de 2010 …

À l’heure où l’Union européenne ne trouve rien de mieux que de lancer une initiative sur un nouveau logo bio pour les produits issus de l’agriculture biologique, il me semble que l’année 2010 devrait être celle de l’année du manger local (local food, beaucoup moins coûteux que le bio) à partir des produits cultivés et vendus localement, et notamment sur les marchés. Rien ne vaut les bonnes vieilles recettes !

La célèbre émission « On en parle » sur RSR (Radio Suisse Romande) aborde le sujet avec « Ramène ta fraise »

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« Stéphane Délétroz présente une action d’agriculture contractuelle de proximité. La production agricole locale et vendue sans intermédiaire est un concept qui ne cesse de faire des émules. L’agriculture contractuelle de proximité a de plus en plus d’adeptes. L’une de ces actions les plus récentes - ils n’en sont qu’à leur quatrième livraison - est celle lancée à Sierre par l’association Ramène ta fraise. Les détails avec Lucien Epiney, président de Ramène ta fraise. Voir aussi le site de la Fédération romande de l’agriculture contractuelle de proximité. »Pour écouter l’émission, écouter au format RealPlayer ou télécharger la chronique

Doug Powell du barfblog en a parlé en début d’année 2009 avec un article, « Local can be safe - prove it », le local peut être sûr – prouvez-le. En fait la plupart des produits vendus localement sont très peu, voir pas du tout transformés et de ce fait, ils n’ont rien à craindre d’éventuelles contaminations. De plus vous avez la personne qui le produit en face de vous, cela vous change d’un rayon anonyme d’un supermarché.

Point de vie similaire de Bill Marler dans un article paru le 31 décembre 2009, sur son blog , à propos de « Food Safety Issues for the First Year of the Second Decade » ou Pistes en matière de sécurité des aliments pour la première année de la seconde décade. Parmi ces pistes, se trouve le local food.

Local Food. En 2009, le mouvement Local Food aux États-Unis a eu un grand bienfaiteur en la personne de la First Lady Michelle Obama. Peu de temps après le Département américain à l’Agriculture (USDA) s’est joint à son programme « Know Your Farmer, Know Your Food » ou Connaître votre agriculteur, Connaître votre aliment (USDA Launches ‘Know Your Farmer, Know Your Food’ Initiative to Connect Consumers with Local Producers to Create New Economic Opportunities for Communities)

En fait, l’USDA n’a pas fait beaucoup plus que quelques réformes et une réorganisation pour ce nouveau concept - tous les petits agriculteurs locaux et/ou biologiques qui souhaitent vendre leurs produits à des consommateurs présents à proximité. Des actions en pleine croissance existent comme celles des marchés fermiers et l’Agriculture soutenue par la communauté (ASC ou Community Supported Agriculture, CSA), le mouvement local food est réel. Dans les villes et les banlieues, les gens aiment aller auprès des 5 000 marchés fermiers et beaucoup ont lieu le samedi matin en saison. (…) Dans le cadre du Farm Bill, l’USDA va permettre à certains abattoirs d’Etat de vendre à d’autres Etats en 2010.

C’est sûr, 2010 sera une nouvelle année de croissance pour le local food. Le food local doit aussi se préoccuper de la sécurité des aliments et comprendre que les normes et les règlements sont leurs meilleurs alliés. Il est temps de changer et de réformer pour que le local food soit être présent à votre table et non pas être seulement présent par la porte de derrière. Le chômage à grande échelle dans tout le pays donne aussi au mouvement local food l’occasion d’être responsable d’une autre manière plutôt que d’avoir les restes des banques alimentaires. Il suffit de le faire en toute sécurité !

Marion Nestle en parle aussi sur son blog Food Politics dans cet article « What’s up with food and nutrition in 2010? » ou Qu’est-ce qui va progresser en 2010 au niveau des aliments et de la nutrition ? Parmi les thème cités, le manger local.

L’agriculture raisonnée. Le mouvement de retour à la terre  conduit de nombreuses personnes à acheter des aliments localement (local food), en choisissant des aliments produits dans des conditions durables pour leur alimentation. Le nombre de petites fermes aux Etats-Unis a augmenté l’an dernier pour la première fois en un siècle. Les semenciers ne peuvent pas suivre la demande. Ce sera amusant à suivre ce que qui va se passer avec cette tendance en 2010.

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