De la prévention de la contamination par E. coli O157:H7
CNW.ca du 16 mars 2010 publie un communiqué de Bioniche Life Sciences Inc. qui a réalisé un sondage mené de façon indépendante (auprès d’un échantillon aléatoire de 771 éleveurs canadiens de bovins laitiers et de boucherie de toutes les régions du pays). Il en ressort qu’« un peu plus de la moitié des producteurs interrogés ont exprimé leur volonté de vacciner leur bétail, mais ont montré quelques réticences quant au coût potentiel d’un programme de vaccination. Les producteurs interrogés estiment que le coût d’un programme national de vaccination, s’il devait être réalisé, devrait être partagé entre le gouvernement et les producteurs, et 88 % des répondants ont dit être prêts à procéder à la vaccination si le vaccin est fourni gratuitement. Leurs principaux arguments en faveur de la vaccination étaient les suivants : la salubrité alimentaire, les conséquences potentielles des rappels et l’accès aux marchés d’exportation ».
« L’utilisation d’eau chlorée, de bactériophages et de probiotiques contribue à maîtriser les bactéries, mais la vaccination en assure une plus grande réduction possible dans les matières fécales », a déclaré le Dr Roy Lewis, éminent vétérinaire de Westlock, en Alberta (dans le numéro de janvier 2010 du magazine Canadian Cattlemen). « Grâce au vaccin, vous vous attaquez au problème à la source, avant que le nombre de bactéries ne devienne trop élevé. » Et le Dr Lewis d’ajouter : « La vaccination, accompagnée de toutes les autres mesures préventives, permettra de juguler, espérons-le, cette terrible maladie et de maintenir la confiance des consommateurs envers notre bÅ“uf au degré le plus élevé possible. »
Voir aussi les articles déjà parus dans ce blog sur le sujet, De l’efficacité d’un vaccin anti-E. coli O157:H7 chez les bovins, E. coli O157:H7 : Les tribulations d’un vaccin, E. coli O157:H7 : la réduction commence dès la ferme et La sécurité des aliments avant abattage revisitée.
Econiche est une découverte canadienne mise au point par Bioniche Life Sciences Inc. Le vaccin peut réduire considérablement la quantité de E. coli O157 rejetée dans l’environnement par les bovins laitiers et de boucherie. La vaccination du bétail avec Econiche peut contribuer à réduire le risque de contamination des aliments ou de l’eau par E. coli O157.
Le FSIS (Food Safety and Inspection Services) de l’USDA a mis au point une méthode d’évaluation du risque pour estimer dans quelle mesure on peut prévenir la maladie causée chez l’homme par E. coli O157 par l’utilisation d’ « interventions avant l’abattage » telles que la vaccination (Streamlined Anlaysis for Evaluating the Use of Preharvest Interventions Intended to Prevent Escherichia coli O157:H7 Illness in Humans, Foodborne Pathogens and Disease, volume 6, numéro 7, 2009). Des chercheurs ont créé deux fonctions de production rentable où l’entrée était le nombre de bovins vaccinés et la sortie était la prévention de la maladie humaine. Bien qu’il s’agissait d’une étude de cas hypothétique, elle a révélé que « … la vaccination de tout le cheptel aux É.-U. à un coût se situant entre 2,29 dollars (1,67 euros) et 9,14 $ (6,66 euros) l’unité (selon l’efficacité d’ensemble du vaccin) constituerait une intervention rentable pour prévenir la maladie causée par E. coli O157:H7 chez l’homme. »
Pour conclure ce communiqué, voici un rappel qui fera certainement plaisir à Nestlé : « Chez l’homme, l’exposition et l’infection à E. coli O157:H7 peuvent avoir de graves conséquences sur la santé, notamment des douleurs abdominales et une forte diarrhée sanglante. Dans les cas graves, elle peut être à l’origine de lésions rénales menant à de sérieuses complications, pouvant même causer la mort. Dans l’une des éclosions déclarées, dans la pâte à cookies Toll-House de Nestlé (voir E. coli et les pâtes à cookies), 76 personnes de 31 États américains ont été infectées par E. coli O157:H7, 35 d’entre elles ayant été hospitalisées et 11 ayant développé le syndrome hémolytique et urémique ».


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