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Articles de la catégorie 'Allergène'

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Les affiches sur l’hygiène à travers le temps ou l’éternel recommencement …

13
mai
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Classé dans Allergène, Environnement, Machines, Réglementation, Sécurité, Sécurité des aliments.

3b48842rSanitation Updates a eu la bonne idée de présenter quelques affiches de l’ère du New Deal ( Nouvelle donne) du temps du président Roosevelt, aux Etats-Unis concernant l’hygiène et la lutte contre les insectes… et qui datent des années 1936-1940.

Il y aurait beaucoup à dire mais ce que l'on peut constater simplement, c'est que les fondamentaux de l'hygiène sont toujours présent …

J’en ai extrait une concernant le lavage des mains et le nettoyage par brossage.

L’affiche « Keep Clean » a été conçue pour l’Etat de New-York en 1939 par Erik Hans Krause pour le WPA Federal Art Project, Collection Bibliothèque du Congrès, sur un sujet plus que jamais d'actualité.

Allergène, jusqu’où faut-il aller ? Le cas du soja dans la farine de blé au Canada

21
sept
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Classé dans Allergène, Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

La contamination à grande échelle de la farine de blé par du soja au Canada : soja what ? Il s’agit d’un article de Ronald Doering paru dans Food Law le 18 septembre 2012, « Widespread soy contamination of wheat flour: Soy what? ». Ron est familier des lecteurs de ce blog et vous pouvez retrouver certains de ces articles publiés ici.

La plupart des produits alimentaires de blé et dérivés du blé vendus dans les magasins canadiens aujourd'hui contiennent du soja qui n'est pas mentionné sur l'étiquetage. Oui, vous avez bien lu. En raison des travaux agricoles avec des installations communes de stockage et de récolte ainsi que du matériel de transport commun, la plupart des produits issus du blé contiennent des niveaux détectables de soja. Cette contamination est accidentelle et en grande partie inévitable dans les systèmes agricoles d'aujourd'hui.

Dans l'article « Risk Assessment of Soy Commodity Contamination in Wheat Flour », publié dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology en février 2011, des chercheurs du Food Allergy Research and Resource Program (FARRP) ont rapporté avoir trouvé que 63 pour cent des prélèvements de farine de blé réalisés au niveau de la distribution contenaient des taux détectables de soja à des concentrations allant de 12 à 1 770 ppm de protéines de soja (de 4-590 ppm de soja). L'étude du FARRP comprenait différents produits, de la farine de blé entier, de la farine de blé blanc, de la farine pour le pain et de la farine pour la pâtisserie.

Cela soulève un certain nombre de questions intéressantes. Faut-il que des personnes allergiques au soja évitent des produits à base de blé ? FARRP dit non, en déclarant : « L’évaluation probabiliste des risques montre que le risque d'une réaction allergique à partir de farine de blé contaminée par du soja est très faible … nous ne conseillons pas aux consommateurs allergiques au soja d'éviter les produits à base de blé. » Essentiellement, la chimie analytique peut retrouver ces traces, elles se produisent à des niveaux qui sont bien en dessous du seuil à partir duquel elles pourraient normalement provoquer une réaction allergique.

L'Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) devrait-elle ordonner un rappel lorsque son test de routine retrouve ces traces ? Non. Si la science est claire qu’à ces niveaux typiques l’aliment n'est pas un risque pour la santé des consommateurs, alors, à mon avis, l'ACIA n'a pas le pouvoir d'ordonner le retrait du produit (rappel).

Qu'en est-il du fameux « droit de savoir des citoyens ? » La présence de soja devrait-elle être présente sur l'étiquetage ? Aux Etats-Unis, la Food and Drug Administration a expressément indiqué dans un document d'orientation que des aliments transformés tels que les produits dérivés du blé broyées n'ont pas besoin d'être étiquetés si des résidus proviennent de matières premières des produits agricoles. En pratique, si la présence d'une contamination de soja dans le blé devait être étiquetée, la plupart des produits alimentaires contenant du blé aurait à supporter un tel étiquetage en raison de la généralisation d’un faible taux de contamination du blé par du soja. L'étiquetage ne confère aucun avantage aux consommateurs et pourrait restreindre inutilement le régime alimentaire des personnes allergiques au soja. FARRP est d'accord : « Ces résultats suggèrent qu'aucun changement ne devrait être fait dans la loi sur l'étiquetage des produits de base concernant la contamination par du soja des produits de blé. » La présence accidentelle ne répond pas à la définition d'un « ingrédient » dans nos règlements. De plus, Santé Canada a été claire, elle ne serait pas favorable à la mention « contient » ou « peut contenir » pour ce genre de situations.

C'est encore un autre cas dans lequel les progrès de la chimie analytique continuent à créer des problèmes majeurs pour les organismes de réglementation des denrées alimentaires dans le monde.

Des pays ont des normes de tolérance zéro qui ont été établies à une époque où le niveau détectable était d'un ppm. Mais le zéro ne cesse de diminuer. Nous avons maintenant des tests coûteux qui permettent de détecter des parties par milliard (un rappel pour ceux qui ne peuvent pas tout à fait imaginer ce que cela représente ces tous petits bouts ; une partie par milliard est l'équivalent d'une seconde dans 32 000 années !). Le plus souvent le public se rend compte que les services réglementaires sont confrontés à rechercher des traces de matières étrangères ou un danger microbien là où il n'y a pas de normes autres que zéro (pas de limite maximale maximale de résidus, par exemple).

En l'absence de science claire pour soutenir la fixation d'un niveau de salubrité et aucun avis d'expert à la disposition d’une entreprise alimentaire va réfuter la présomption de dangerosité, les services réglementaires rappellent donc de grandes quantités d'aliments sains. Pensez à StarLink, à la dioxine en Belgique et au colorant rouge Soudan. Heureusement, dans le cas de la propagation d’une contamination accidentelle de blé par du soja, nous avons FARRP à remercier car cela fournit une orientation scientifique provisoire viable que les entreprises peuvent utiliser pour convaincre les autorités de ne pas créer de chaos inutile pour les consommateurs et l'industrie alimentaire s’ils « découvrent » du soja dans de la farine de blé.

Ronald L. Doering, BA, LL.B., MA, LL.D., est un ancien président de l'Agence canadienne d'inspection des aliments. Il pratique le droit alimentaire chez Gowling Lafleur Henderson, LLP à Ottawa.

NB : Qu’il me soit permis d’ajouter que je souhaite que Ron soit entendu bien au-delà du Canada … qu’en pensez-vous ?

Des antibactériens dans des produits courants de santé sont-ils associés à un risque d’allergie chez l’enfant ?

19
juin
2 commentaires
Classé dans Allergène, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé.

Des antibactériens dans des produits courants de santé sont-ils associés au risque d'allergie chez l’enfant ? Source Infection Control Today.

Une exposition à des produits chimiques et des conservateurs antibactériens usuels retrouvés dans du savon, du dentifrice, des bains de bouche et d’autres produits de soins personnels peuvent-ils rendre les enfants plus enclins à un large éventail d'allergies alimentaires et environnementales ? C’est ce qui semble ressortir d’une nouvelle étude du Johns Hopkins Children’s Center et publiée dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology.

En utilisant les données existantes à partir d'une enquête nationale de santé chez 860 enfants âgés de 6 à 18 ans, les chercheurs de Johns Hopkins ont examiné la relation entre les taux urinaires d'antibactérien et de conservateur chez l'enfant qui sont présents dans de nombreux produits d'hygiène personnelle et la présence d'anticorps IgE dans le sang des enfants. Les anticorps de type IgE sont constitutifs de l’immunité en réponse à un allergène et sont nettement plus élevés chez les personnes souffrant d'allergies.

« Nous avons vu un lien entre le niveau d'exposition, mesuré par la quantité d'agents antimicrobiens dans l'urine, et le risque d'allergie illustré par les anticorps circulants vis-à-vis d’allergènes spécifiques », explique le docteur Savage.

Les chercheurs soulignent que les résultats ne démontrent pas que les antibactériens et les conservateurs provoquent eux-mêmes des allergies, mais ils suggèrent plutôt que ces agents jouent un rôle dans le développement du système immunitaire.

Les enquêteurs disent que leurs résultats sont également cohérents avec ce qui est appelé  l'hypothèse de l’hygiène, qui a récemment gagné du terrain comme une explication possible à propos du taux de croissance des allergies alimentaires et environnementales dans le monde développé. L'hypothèse de l’hygiène suggère que l'exposition de la petite enfance à des agents pathogènes usuels est essentielle à la construction de réactions immunitaires saines. L’absence d'une telle exposition, selon la théorie, peut conduire à une hyperactivité du système immunitaire qui a des ratés vis-à-vis de substances inoffensives telles que des protéines alimentaires, du pollen ou des squames d'animaux.

« Le lien entre le risque d'allergie et l'exposition aux antimicrobiens suggère que ces agents peuvent perturber l'équilibre délicat entre les bactéries bénéfiques et les bactéries méchantes mauvais dans le corps et conduire à un dérèglement du système immunitaire, ce qui soulève à son tour le risque d'allergies », ajoute Savage.

Dans l'étude, ceux qui ont les taux les plus élevés de triclosan dans leurs urines (le triclosan est un agent antibactérien utilisé dans les savons, les bains de bouche et le dentifrice, notamment) ont les taux les plus élevés d'anticorps de type IgE vis-à-vis des allergènes alimentaires, et donc le risque le plus élevé d'allergie, comparativement aux enfants dont les taux de triclosan sont les plus faibles. Les enfants avec des taux urinaires les plus élevés de parabènes (les parabènes sont des conservateurs aux propriétés antimicrobiennes utilisés dans les cosmétiques, les aliments et les médicaments. Ce conservateur est aujourd’hui interdit en France -aa) étaient plus susceptibles d'avoir des taux détectables d'anticorps de type IgE vis-à-vis des allergènes environnementaux comme le pollen et les squames d'animaux, comparés à ceux ayant des taux faibles de parabènes.

L'équipe s’était initialement intéressée à sept composés dont il avait été préalablement montré que c’était des perturbateurs dans des études en laboratoire et chez l’animal. Ces composés sont le bisphénol A, retrouvé dans des matériaux plastique et le triclosan, la benzophénone-3 et le propyl, le méthyl, le butyl et l'éthyl parabène, dans des produits d'hygiène personnelle, des aliments et des médicaments. Fait intéressant, le triclosan, le propyl et le butyl parabène, qui ont tous des propriétés antimicrobiennes, étaient les seuls produits associés à un risque accru d'allergie dans la présente étude, selon les chercheurs.

« Ce résultats mettent en avant les propriétés antimicrobiennes de ces agents en tant que force probable agissante sur le système immunitaire », a déclaré Corinne Keet, allergologue au Johns Hopkins Children’s Center.

Des enfants avec des taux de triclosan les plus élevés dans leurs urines ont eu près de deux fois de risque d'allergies environnementales que des enfants avec les concentrations urinaires les plus faibles. Ceux avec les plus hauts taux de propyl parabène dans leurs urines avaient deux fois plus de risque de faire une allergie environnementale. Le risque d'allergie alimentaire est plus de deux fois plus prononcé chez les enfants avec des taux urinaires de triclosan les plus élevés que chez des enfants avec des taux de triclosan les plus faibles. Les taux élevés de parabène dans les urines ne sont pas liés au risque d'allergie alimentaire.

Afin de clarifier le lien entre les agents antimicrobiens et le développement des allergies, les chercheurs ont prévu une étude sur le long terme chez des bébés exposés à des composés antibactériens à la naissance, afin de les suivre tout au long de l'enfance.

Source Jessica H. Savage, Elizabeth C. Matsui, Robert A. Wood, Corinne A. Keet. Urinary levels of triclosan and parabens are associated with aeroallergen and food sensitization. The Journal of Allergy and Clinical Immunology – 18 June 2012 (10.1016/j.jaci.2012.05.006).

Dans le résumé de l’article, les auteurs concluent que « Les perturbateurs endocriniens ne sont pas associés à une sensibilisation aux allergènes. Cependant, les taux des perturbateurs endocriniens antimicrobiens, triclosan et parabènes, ont été significativement associés à une sensibilisation aux allergènes. Le rôle potentiel des perturbateurs endocriniens antimicrobiens dans les maladies allergiques justifie une nouvelle étude parce qu'ils sont couramment utilisés dans les pays développés ».

Sur le triclosan, ce blog a publié de nombreux articles qu’il est possible de consulter sur ce lien

Total Recall et Listeria Recall

25
mai
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Classé dans Allergène, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Listeria, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« Total recall » est un article de Richard Lawley qui est paru le 25 mai 2012 sur son blog Food Safety Watch.

Bien entendu, il ne s’agit pas ici d’une critique du film désormais culte, Total Recall. Il va donc être questions de rappels aux Etats-Unis mais aussi, on comme va le voir, de Listeria aux Etats-Unis mais aussi en France.

L'un des plus grandes décisions d’une entreprise alimentaire à prendre est de savoir s’il y a rappel ou pas d’un produit. Parfois, il s'agit d'une décision facile à prendre, tout lien avec une épidémie d'intoxication alimentaire va déclencher un rappel, mais souvent les choses sont moins claires. Les rappels sont coûteux et dommageables, de sorte que déclencher un rappel n'est pas quelque chose à prendre à la légère. D'autre part, les fabricants d'aliments ont une obligation morale et juridique de protéger leurs clients. Naturellement, la règlementation a tendance à se concentrer sur la protection des consommateurs, c'est leur job, mais cela peut conduire à des rappels qui, avec le recul, n’étaient probablement pas nécessaires.

Cela a été mis en évidence cette semaine par le « Stericycle ExpertRECALL Index » de tous les rappels d'aliments enregistrés par la FDA aux Etats-Unis au cours du premier trimestre 2012. Selon l'index, il y a eu 142 rappels au cours de ce trimestre, ce qui semble beaucoup, mais cela était apparemment 19% de moins qu'au trimestre précédent. Ces rappels ont impliqué autour de sept millions d'unités alimentaires individuelles, ce qui semble effectivement aussi beaucoup, mais c'est en fait 90% de moins qu'au trimestre précédent. Le véritable intérêt pour moi ne réside pas dans le nombre de rappels, mais dans les raisons pour les quelles ils sont faits. La cause la plus fréquente était la présence non déclarée d’allergène, qui représentait 40% des produits, suivie par la contamination par Listeria (30%).

Le nombre élevé de rappels liés à Listeria peut être considéré comme quelque chose de propre aux Etats-Unis, découlant de la politique de la réglementation de la « tolérance zéro » vis-à-vis de Listeria. Seulement cette semaine, un rappel national de grande ampleur de salades ensachées potentiellement contaminées a été annoncé. Dans l'Union européenne, ce type de rappel peut ne pas être nécessaire, car les règles de sécurité des aliments disent qu’un faible nombre de Listeria est acceptable, à condition que cela ne se développe pas  à un taux dangereux. Pendant la durée de vie. Que l'approche américaine soit meilleure est difficile à dire, mais elle rend la vie un peu plus difficile pour les fabricants de produits alimentaires.

Les rappels dus aux allergènes non déclarés sont une autre affaire. L'image de l’Europe est la même qu’aux États-Unis qui comptabilisent les allergènes comme étant une grande part des rappels d’aliments.

Tous ces rappels sont-ils nécessaires ? Encore une fois, c'est difficile à dire, mais cela illustre ce qui est que beaucoup de fabricants de produits alimentaires n'ont pas vraiment mis leurs moyens en commun ensemble au sujet de la maîtrise des allergènes. De nombreux rappels liés aux allergènes sont provoqués par des erreurs d’étiquetage sur les emballages. Cela devrait être facilement réparable parce que cela signifie de toujours faire correspondre le produit avec l'emballage ad hoc.

Les problèmes de contamination croisée sont beaucoup moins fréquents et l'adoption d’un plan de maîtrise des allergènes pourrait prévenir bon nombre d’entre eux. Les fabricants d'aliments ont la capacité de faire plus pour prévenir les rappels liés aux allergènes, ce qui ne serait pas seulement bénéfique pour les consommateurs, mais aurait également un grand intérêt commercial.

En France au sujet de Listeria, « Le nombre de retraits (avec ou sans rappel) de produits s’élève à 388 en 2009. Le nombre de rappels de produits (informations vers le consommateur) s’élève à 184 en 2009 contre 96 en 2008. La communication peut se faire de deux façons : affichettes sur les lieux de vente et/ou communication par voie de presse : locale, régionale ou nationale. »

La DGAl précise, « Le nombre important d’enregistrements de non-conformités vis-à-vis de Listeria monocytogenes s’explique notamment par le fait qu’en France, tout produit destiné à être consommé en l’état, trouvé positif en Listeria monocytogenes < 100 ufc/g en cours de vie, et pour lequel il n’y a pas d’éléments permettant de garantir que le taux de 100 ufc/g ne sera pas dépassé à la DLC, donne lieu à une alerte. »

Rappels dont le consommateur ne sait quasiment rien, sauf à rechercher où se trouve l’affichette, quand elle est présente !

Voir pour ces données, le « Bilan des non conformités des produits alimentaires du modèle français », 1 et 2, source note de service DGAL/MUS/N2011-8018 du 13 janvier 2011 sur le « Bilan des non-conformités enregistrées à la DGAl pour les années 2008 et 2009 ». Pour les années 2006 et 2007, voir, « Listeria est en tête en 2006, 2007 et … », 1 et 2.

La situation se complique et, contrairement à ce que signale Richard Lawley dans son article, en France aussi, on pratique la « tolérance zéro », comme le rapporte cet article, Surveillance des Listeria monocytogenes dans les aliments qui précise de façon plus nette les critères microbiologiques pour Listeria monocytognes.

« Il faut noter qu’en France, ces alertes-produits sont déclenchées en cas de présence de Lm pour tout produit mis sur le marché, à consommer en l’état et permettant la croissance de Listeria, quel que soit le résultat de dénombrement, ce qui est plus sévère que ce qui est prévu par le règlement 2073/2005 modifié (100 UFC/g). De 2009 à 2010, 646 alertes relatives à des produits d’origine animale, ou des denrées à base de ces produits ont été enregistrées pour Lm, dont 85 % suite à des autocontrôles effectués par les professionnels. »

En conclusion, les auteurs notent « En complément de ces actions de plan de maîtrise, les mesures de gestion des aliments liés aux alertes-produits ont pu contribuer à l’absence d’épidémie à Lm en France depuis 2006. Il apparaît donc important de maintenir une vigilance sur toute la chaîne de production, d’impliquer tous les acteurs, de sensibiliser la population, en particulier les populations à risque et d’identifier l’évolution des modes de préparation pouvant présenter un risque pour le consommateur. »

De l’étiquetage des allergènes dans le vin

14
fév
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Classé dans Allergène, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Il va être question d’allergènes et vin. Selon ce site, « Les allergènes, agents clarifiants utilisés dans le processus de vinification sont à mettre obligatoirement sur l'étiquetage des vins produits en France à partir de la fin de l'année 2010. De même, les techniques pratiquées, principalement, la filtration des résidus dérivés du lait et de l'œuf seront contrôlées par l'organisation internationale de la vigne et du vin dont les résultats complets devront sortir au printemps 2011. En attendant, une exemption permanente relative à l'obligation des substances allergènes de la protéine du lait et celle de l'œuf dans les vins est étudiée actuellement  au sein de la Commission européenne. Par ailleurs, un projet de règlement portant sur le prolongement de la franchise d'étiquetage sur les bouteilles de vin jusqu'au 30 juin 2012 par le gouvernement français sera soumis à ladite commission. »

Le comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale sur la Food Law a publié un résumé de la réunion du 1er février 2012 qui a notamment traité de l'étiquetage des allergènes dans le vin. Voir aussi L’étiquetage des allergènes dans le vin, est-ce pour 2012 ?

La Commission a présenté diverses demandes provenant du secteur du vin concernant l'étiquetage des allergènes dans les vins : une nouvelle prolongation par l'UE de l'application temporaire de l'exemption, de l'établissement de limites de détection pour certains allergènes et de l'établissement pictogrammes comme une forme possible d'expression.

Lors de l'échange de vues, certains États-Membres, se sont opposés de façon explicite et fortement à l'idée d'une extension de la période transitoire étant donné l'absence de toute raison scientifique. D'autres États-Membres ont pris en charge partiellement ou totalement la demande de l'industrie et ont proposé l'élaboration de bonnes pratiques de fabrication semblable à l'approche canadienne. La nécessité d'une méthode de détection harmonisée a également été soulevée.

La Commission a expliqué que des mesures législatives dans le domaine de la sécurité des aliments et de la santé des consommateurs doivent être fondées et justifiées sur des preuves scientifiques. Actuellement, il n'y a pas de connaissances scientifiques sur le « seuil de sécurité » concernant les substances en question dans lesquelles des réactions allergiques sont exclues. Le récent avis présenté par l'EFSA sur la demande présentée par le secteur du vin à cet effet ne prévoit pas cette certitude. Le problème d'un calendrier très serré pour adoption de nouvelles mesures a également été souligné.

La Commission a pris note de toutes les positions et a informé les États-Membres qu’une réflexion prochaine sur ces demandes est nécessaire pour arriver à une solution pragmatique.

Sur la photo, la présence de caséine et d'ovalbumine dans un vin est mentionnée sur l'étiquette des bouteilles.