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Articles de la catégorie 'Allergène'

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Les tickets de caisse, une nouvelle approche pour l’investigation en épidémiologie ?

10
juil
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Classé dans Allergène, Nutrition, Réglementation, Sécurité, Sécurité des aliments, TIAC, Virus, Volaille.

receipts_2076021bRésumé.

Sélectionner des contrôles appropriés dans le cadre d’une enquête épidémiologique sur des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire est souvent difficile et, si c’est fait de façon inappropriée, cela conduira à des conclusions biaisées. Les tickets de caisse et les autres documents de vente sont souvent disponibles dans les établissements vendant des aliments, mais leur applicabilité n’a pas été pleinement explorée. En utilisant les données d’une investigation sur une éclosion à Salmonella affectant 66 personnes, qui ont exposées dans un restaurant de plats à emporter de Londres, cette étude visait à évaluer l’utilisation des tickets de caisse pour évaluer l’association entre la vente et les cas de maladie. Les cas identifiés détectés localement ont été soumis à un questionnaire standardisé au sujet de l’exposition. Les tickets de caisse sur cette période de temps, quand les cas avaient augmenté, ont été analysés. L’estimation de l’exposition liée à la vente de produits alimentaires a été comparée avec l’exposition des cas déclarés et l’analyse des tickets de caisse a montré une forte association entre la maladie et la consommation de poulet rôti (odds ratio (OR) : 2,75 ; intervalle de confiance (IC) : 1,7 à 4,5). Les ventes de poulets immédiatement avant consommation pour les cas concernés ont été comparées aux deux périodes témoins dans une étude crossover. En moyenne, il y a eu une augmentation estimée de 3,7 (IC : 2,2 à 5,2) poulets supplémentaires vendus par heure juste avant la consommation pour les cas concernés (p < 0,0001) et le risque de tomber malade aux heures d’affluence a augmenté de 5% pour chaque quart de poulet supplémentaire vendu par heure (OR : 1,05, IC : 1,03-1,08). Les investigations microbiologiques et environnementales ont révélé la présence de Salmonella Enteritidis lysotype (Phage Type) 14b dans tous les prélèvements de selles des cas disponibles, deux prélèvements de l’environnement et des restes de poulet du restaurant. La faisabilité de cette nouvelle approche pour obtenir des informations sur l’exposition de la population à risque a été démontrée et ses limites sont discutées. Une validation supplémentaire est nécessaire, comparant les résultats avec ceux d’une étude cas-témoins classique.

Zenner D, Zoellner J, Charlett A, Marmairis W, Lane C, Chow JY. Till receipts – a new approach for investigating outbreaks? Evaluation during a large Salmonella Enteritidis phage type 14b outbreak in a north west London takeaway restaurant, September 2009. Euro Surveill. 2014;19(27):pii=20848.

NB : Exemple de tickets de caisse sans aucune relation avec le texte. Cela étant, on parle de plus en plus de système de paiement sans ticket de caisse.

Une méthode rapide et précise pour détecter les allergies

9
juil
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Classé dans Allergène, Curiosité, Lait, Santé, Sécurité des aliments.

Un communiqué de l’école polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) du 7 juillet 2014 rapporte que «  Des chercheurs de l’EPFL ont mis au point une technique efficace pour déterminer quelles sont exactement les protéines responsables des allergies au lait. Cette approche novatrice sera applicable à d’autres denrées alimentaires. »

imagesBien que les allergies aux aliments soient répandues, les individus qui en souffrent ne savent pas toujours ce qui provoque leur mal. En identifier la cause pourrait aider à personnaliser les traitements, par exemple en entraînant le système immunitaire à faire face à certaines protéines contenues dans la nourriture. Pour mettre le doigt sur la molécule responsable des allergies d’un patient, de longs tests sont nécessaires, et ceux-ci ne tiennent souvent pas compte des allergènes rares ou inattendus. Or, un article publié dans Analytical Chemistry annonce que des scientifiques de l’EPFL ont développé une méthode ultrasensible capable d’identifier rapidement et avec précision les protéines coupables, même à de faibles concentrations. Cette technique novatrice a été testée avec succès sur l’allergie au lait de vache.

Les allergies alimentaires sont devenues très communes dans le monde occidental. Environ 6-8% des enfants et 3% des adultes sont touchés. Elles se produisent lorsque le système immunitaire prend une protéine alimentaire inoffensive pour une menace et l’attaque, comme elle le ferait avec une bactérie ou un virus. En résultent des symptômes tels que des gonflements, des plaques, des douleurs, ou même de dangereux chocs anaphylactiques.

L’allergie aux produits laitiers est répandue chez les enfants, ce qui les empêche d’être nourris au sein et de boire du lait, même si certains s’en défont à partir de six ans. Ce genre d’intolérances notamment alimentaires, résulte de la production d’anticorps par un système immunitaire soucieux d’anéantir des molécules « ennemies », comme celles des bactéries et des virus. Dans le cas du lait, ces anticorps sont appelés « IgE ». Si leur surproduction permet aux médecins de détecter une réponse allergique dans le sang, elle ne leur dit pas quelle est la protéine, parmi les nombreuses présentes dans le lait et dans d’autres aliments, qui se trouve à la source de la réaction. (…)

Cette méthode, qui offre une technique personnalisée pour identifier les protéines responsables de l’allergie, peut aider à développer un traitement adapté. Très efficace, elle ne nécessite aucune détection ou quantification d’anticorps IgE spécifiques, ni l’utilisation des méthodes usuelles de diagnostic, qui sont laborieuses et gourmandes en ressources. De plus, elle est plus précise que les techniques conventionnelles, car elle permet de détecter de faibles doses de protéines allergènes. Enfin, elle pourra également être appliquée à d’autres aliments, comme les noix ou les céréales.

La suite de ce communiqué ici. © 2014 EPFL.

ooOOoo

Aux lecteurs de ce blog. Un incident technique a touché le blog hébergé par la revue PROCESS dimanche après-midi jusqu’à lundi fin de matinée. Une nouvelle attaque des serveurs chez l’hébergeur du blog a eu lieu ce mardi et tout est rentré dans l’ordre dans l’après-midi. Toutes mes excuses pour cette panne autant inopinée qu’inexpliquée.

Belgique : Filets américains et présence de sulfite

13
mai
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Classé dans Allergène, Contamination, Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

filet americainSelon DH.be du 12 mai 2014, « Du sulfite retrouvé dans 15% d'échantillons de filet américain testés par l'Afsca »

L’AFSCA communique les résultats d’une action de contrôle ciblée, menée sur l’ensemble de la Belgique, relative à l’utilisation de sulfite par des bouchers dans le filet américain nature et préparé.

L’ajout de sulfite dans le filet américain est interdit. Suite à l’utilisation du sulfite, la viande reste bien rouge lorsqu’elle est moins fraîche et même avariée. Cela peut donc représenter un danger pour le consommateur. De plus, le sulfite peut provoquer une réaction allergique chez des personnes sensibles.

Au total, 159 échantillons de filet américain préparé et nature ont été contrôlés lors de cette action ciblée. L’utilisation de sulfite a été démontrée au moyen du test au vert de malachite dans 24 échantillons pris chez 14 bouchers (Région wallonne : 7, Région flamande : 7, Bruxelles –capitale : 0). A chaque fois, le résultat de ces échantillons a été confirmé par l’analyse en laboratoire.

Chez les bouchers utilisant du sulfite, un procès-verbal a été dressé et le filet américain a été mis sous saisie et détruit.

A côté du plan de contrôle classique de l’AFSCA où des échantillons, prélevés aléatoirement, sont analysés durant toute l’année, l’Agence alimentaire mène des actions de contrôle ciblées . Celle sur le sulfite dans l’américain s’inscrit dans ce cadre.

Le contrôle sur l’utilisation du sulfite dans la viande s’opère en deux étapes. Dans un premier temps, un screening rapide est réalisé sur place : le test au vert de malachite. Lors de ce test rapide, quelques gouttes d’une solution standard de vert de malachite sont versées sur un échantillon de viande, ce qui colore la viande en vert. En l’absence de sulfite, la couleur verte perdure mais si du sulfite est présent dans la viande, cette couleur verte disparaît.
Si ce test au vert de malachite est positif, une analyse quantitative est alors effectuée en laboratoire pour confirmer la présence de sulfite. 

Est-ce qu'il y a eu fraude ? C'est la question que l'on peut se poser en dehors d'un problème d'étiquetage et de fraîcheur de la viande …

NB : A propos du filet américain. Dans la rubrique sachez ce que vous mangez du bulletin de l’Afsca de décembre 2009, il est indiqué : dans les mailles du filet… américain, « Filet américain »… D’où vient cette appellation ? Pas d’Amérique, en tout cas, vu que les Américains n’aiment pas la viande crue… La réalité est beaucoup plus simple : le filet américain est belge et même bruxellois. En gros, c’est un steak tartare, mais la différence est que dans le filet américain, il y a de la mayonnaise.

Protéines de colza comme novel food et risque allergique

12
mai
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Classé dans Allergène, Curiosité, Nutrition, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

colza-02Question parlementaire du 2 avril 2014, P-004138-14 avec demande de réponse écrite à la Commission, selon l’article 117 du règlement, de James NicholsonObjet : A propos d'un étiquetage spécial pour les protéines de colza comme novel food.

Je me félicite de l'autorisation prochaine des protéines de colza comme novel food ; toutefois, le projet de la Commission mettant en place la décision contient une disposition sans précédent sur l'étiquetage selon lequel ‘tout aliment contenant des protéines de colza doit porter de façon visible et lisible, que le produit contenant « des protéines de colza » comme ingrédient alimentaire peut provoquer une réaction allergique aux consommateurs qui sont allergiques à la moutarde et aux produits dérivés’.
Si les protéines de colza sont considérées comme un allergène, alors cela devrait être inscrit à l'annexe II du règlement (UE ) n°1169/ 2011 concernant l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires. Si les protéines de colza ne sont pas un allergène, l’ingrédient ne devrait pas être soumis à une obligation spéciale d'étiquetage.
La Commission peut-elle expliquer pourquoi elle a proposé une obligation d'étiquetage pour une réaction d’allergie croisée par opposition aux canaux d'information traditionnels par les professionnels  pour informer les consommateurs ?
La Commission peut-elle confirmer que cette obligation d'étiquetage a une base juridique dans le règlement actuel sur les novel food ?

Réponse donnée le 29 avril 2014 par M. Borg au nom de la Commission.

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait estimé dans son ‘Avis scientifique sur la sécurité sanitaire de l’« isolat de protéine de colza » comme ingrédient novel food’, adopté le 10 octobre 2013, que le risque de sensibilisation au colza ne peut être exclu et qu'il est probable que le colza puisse déclencher des réactions allergiques chez des sujets allergiques à la moutarde.
Les allergènes de la moutarde peuvent provoquer des réactions graves et potentiellement mortelles chez les personnes concernées. Une exposition potentielle aux protéines de colza est beaucoup plus élevée que pour la moutarde car les protéines de colza peuvent remplacer d'autres ingrédients riches en protéines dans une large gamme d'aliments. Ce changement de source de protéines ne sera pas immédiatement évident pour le consommateur. Les protéines de colza, en raison de son « caractère novel », ne peuvent pas être considérées aujourd'hui comme un ‘allergène usuel’. Les personnes allergiques à la moutarde n'ont aucune raison d'éviter la vaste gamme d'aliments susceptibles de contenir cet ingrédient novel food, et ils ne vérifieront pas la liste détaillée des ingrédients. Par conséquent, la Commission estime que l'outil de gestion des risques le plus approprié est de prévoir une obligation spécifique d'étiquetage au lieu d'utiliser les canaux d'information traditionnels ou le régime d'étiquetage applicable aux allergènes usuels. La base juridique d'un tel étiquetage est l'article 7 (2) combiné avec l'article 8 (1) (b) du règlement (CE) n°258/97.
L'EFSA revoit et évalue actuellement les données scientifiques sur l'allergénicité en Europe, y compris l'évaluation de la liste des ‘allergènes usuels’ de l’Union. Une fois disponible, la Commission évaluera les résultats et la nécessité d'actualiser en conséquence la législation de l'Union. À cet égard, la pertinence de l'inclusion des protéines de colza dans l'annexe II du règlement (UE) n°1169/ 2011 pourrait être envisagée.

Source Food law latest de Cesare Varallo du 11 mai 2014.

NB : L’Anses avait estimé le 28 novembre 2012 dans son avis relatif à une demande d’autorisation de mise sur le marché d’un nouvel aliment ou d’un ingrédient alimentaire : protéine de graine de colza : «  en ce qui concerne le risque allergique, en l’absence du profil de protéines du nouvel ingrédient, en particulier concernant des fractions de type 2S responsables des réactions allergiques, et en l’absence d’analyses de détection des allergènes, le CES « Nutrition humaine » et le GT ESPA (Evaluation des substances et procédés soumis à autorisation en alimentation humaine) considèrent qu’il n’est pas possible d’exclure un risque d’allergie croisée chez les sujets allergiques à la moutarde. Le CES « Nutrition humaine » et le GT ESPA recommandent ainsi une mention d’étiquetage appropriée. »

Trois rappels en 4 mois, un spécial Uncle Ben’s

11
mai
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Classé dans Allergène, Curiosité, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

riz_colle_jamais10 février 2014. La FDA met en garde contre du riz infusé Uncle Ben’s. Mars Restauration rappelle tous les numéros de lots de riz infusé liés à des cas de maladie récente au Texas. Sur ce sujet on pourra lire l’article sur le blog, La FDA émet une recommandation à propos du riz infusé Uncle Ben’s aux Etats-Unis. Le produit a été fabriqué par Mars Foodservices aux Etats-Unis.

28 février 2014. Communiqué de la FDA. Mars Food North America rappelle volontairement un lot spécifique et un nombre d’articles représentant moins de 3500 paquets ; aucun autres produits Uncle Ben’s® n’a été affecté par ce rappel. Le produit ne répond pas à nos normes de qualité en raison de perforations dans la poche du produit. Le produit a été fabriqué au Canada.

7 mai 2014. Communiqué de la Food Standards Agency. Rappel d’Uncle Ben’s Spécial – riz chinois.
Mars Food UK Ltd rappelle des paquets l'oncle Ben’s spécial, riz chinois avec une DLUO au 25 avril 2015 et 26 avril 2015, car certains paquets peuvent contenir du lait et de l'œuf.
L’information sur les allergènes dans l'étiquetage est incorrect et la présence de lait et d'œuf n'est pas mentionné, ce qui entraine un risque pour la santé pour les personnes allergiques à l'œuf et/ou allergiques ou intolérants au lait ou ses constituants. Le produit est fabriqué au Royaume-Uni.