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Articles de la catégorie 'Audit'

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France : Les contrôles de la production et de la mise sur le marché de produits de la pêche, selon un audit de l’UE

9
mar
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Classé dans Audit, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Voici le résumé du Rapport final d’un audit réalisé en France du 9 mars 2015 au 20 mars 2015 pour évaluer le système de contrôles en place liés à la sécurité des aliments régissant la production et la mise sur le marché de produits de la pêche.

Contenu-frais-SEOLe respect des températures semble un point clé de cet audit …et ce n’est hélas pas toujours le cas.

Le présent rapport décrit les résultats d’un audit en France effectuée du 9 au 20 mars, comme composante du programme d’audit publié par la DG santé et sécurité des aliments dans les États membres.

L’objectif de l’audit était d’évaluer si l’organisation de l’Autorité Compétente et la mise en œuvre des dispositions nationales, pour lesquelles elle contrôle les produits de la pêche est conforme aux exigences de l’UE.

Il existe un système de contrôle officiel en place, couvrant les produits de la pêche et la chaîne de production. Ce système permet, en général, aux autorités françaises de vérifier que les produits de la pêche soient produits en conformité avec la législation européenne.

Néanmoins, l’intégrité du système est affaiblie par le manque de contrôles officiels de l’eau de mer propre et de l’application de limites trop élevées des températures pour les produits réfrigérés de la pêche.

Le rapport adresse à l’autorité compétente française un certain nombre de recommandations visant à corriger les lacunes identifiées et l’amélioration du système de contrôle en place.

On lira aussi les réponses de l’Autorité Compétente aux recommandations du rapport, c’est assez intéressant …

NB : Traduction par mes soins.

Est-il possible de passer un audit GFSI avec une faible culture de la sécurité des aliments ?

4
mar
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Classé dans Audit, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Santé.

 « Est-il possible de passer un audit GFSI avec une faible culture de la sécurité des aliments ? », source Ben Chapman du barfblog.

Ce n’est pas la loi des titres selon Betteridge*, car ce n’est pas un jeu.

Un ami de la sécurité des aliments a partagé ce sondage sur la page de l’International Food Safety & Quality Network

GFSI_audit

Est-il possible de passer un audit GFSI avec une faible culture de la sécurité des aliments ?

Le meilleur commentaire sur le forum est le suivant :

Cela arrive tout le temps. Une entreprise ignore la sécurité des aliments pendant 9 ou 10 mois, puis il y a une grosse action pour tout mettre en conformité juste avant l’audit. Une fois que les résultats de l’audit obtenus, c’est le retour aux affaires courantes qui se produit comme d’habitude. C’est triste, mais c’est vrai dans de nombreux cas, car le management voit simplement la certification comme un outil de marketing.

Ben Chapman vous propos la lecture d’un article paru en 2013, dont il est co-auteur, et qui s’intitule, « Les audits ne mesurent pas vraiment la culture de la sécurité des aliments ».

A suivre …

La loi des titres selon Betteridge stipule qu’« à tout titre d’article journalistique qui se termine par un point d’interrogation, on peut répondre par la négative ».

Petite guéguerre de communiqués entre le Canada et les Etats-Unis à propos d’un audit réalisé en 2014 par l’USDA

3
mar
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

gerry.ritz_.canada.listeria1Selon TVA Nouvelles, Même si des inspecteurs américains ont découvert des problèmes majeurs de salubrité alimentaire dans des usines canadiennes en 2014, la population n’a rien à craindre, affirme l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

Globalement, l’ACIA obtient la note de passage. Mais dans un rapport rendu public le 20 janvier dernier, le département d’agriculture des États-Unis note des «faiblesses» en matière de tests de détection de la listeria, de la salmonellose et de l’E. Coli.

Les inspecteurs américains déplorent que l’ACIA ne réalise pas elle-même une série de vérifications dans les usines afin de détecter ces bactéries. Les entreprises canadiennes sont responsables de mener leurs propres tests.

L’ACIA de son côté a publié un communiqué sur la « Vérification de 2014 des systèmes canadiens d’inspection de la viande, de la volaille et des œufs par le United States Department of Agriculture ».

L’Agence canadienne d’inspection des aliments aimerait préciser les déclarations qui ont été faites récemment dans les médias à propos de l’audit réalisé par le United States Department of Agriculture (USDA) à l’égard des systèmes canadiens d’inspection de la viande, de la volaille et des œufs.

Cet audit a été mené en 2014.

En janvier 2015, le Canada a reçu une version préliminaire du rapport d’audit afin qu’il la commente, et il y a répondu en mai 2015. Les États-Unis ont accepté la réponse du Canada, qui figure dans le rapport définitif et qui a été publiée sur le site Web du USDA. Il n’y a aucune question non réglée et il n’y a jamais eu d’incidence sur le commerce.

Dans le rapport d’audit définitif (seulement en anglais), on confirme que les systèmes canadiens d’inspection de la viande, de la volaille et des œufs sont équivalents aux systèmes d’inspection des États-Unis. On y confirme par ailleurs que tous les établissements canadiens agréés sous le régime fédéral qui sont autorisés à exporter des produits aux États-Unis peuvent continuer de le faire.

Il est important de noter qu’il n’y a eu aucune contamination de produits associée aux constatations des États-Unis, auxquelles on a donné suite à la satisfaction des autorités de l’USDA.

NB : Petite querelle entre amis sur fonds de guerre commerciale. Le vérification s’entend en France comme étant un audit.

France : Les contrôleurs contrôlés par l’OAV sur la traçabilité des viandes, un presque sans faute !

23
fév
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

picture_tracabilite_agro-f41efIl y a de bonnes nouvelles (cocorico !) dans le Rapport final d’un audit effectué en France du 14 au 25 septembre 2015 dans le but d’évaluer le déroulement des contrôles officiels de la traçabilité après abattage de la viande, des produits à base de viande et des préparations de viande, ainsi que des produits composés.

Résumé.

Un audit a été effectué en France du 14 au 25 septembre 2015. Il avait pour objectif principal d’évaluer le déroulement des contrôles officiels de la traçabilité de la viande (viande d’ongulés domestiques, de volaille, de lagomorphes et de gibier), de la viande hachée, de la viande séparée mécaniquement (VSM), des préparations de viande et des produits à base de viande (ci-après dénommés «viande et produits qui en sont issus»), ainsi que des produits composés contenant de la viande et des produits qui en sont issus et d’autres ingrédients. Une attention particulière a été accordée à la traçabilité, à l’étiquetage et aux systèmes d’identification de la viande et des produits qui en sont issus, ainsi qu’à la traçabilité des quantités de chaque ingrédient utilisé.

Les autorités compétentes (AC) responsables des contrôles officiels dans le cadre de l’audit ont été désignées conformément à l’article 4, paragraphe 1, du règlement (CE) no 882/2004. La législation de l’Union s’inscrivant dans le champ d’application du présent audit est transposée dans la législation nationale, le cas échéant. Les deux AC ont instauré des systèmes de contrôles officiels et disposent, en outre, d’équipes spécialisées et spécifiques, ayant autorité à l’échelle nationale, telles qu’elles sont décrites dans le profil pays de la France. Les plans de contrôles officiels relevant du champ d’application du présent audit sont mis en œuvre comme prévu et sont exécutés conformément à des procédures documentées et en accordant une attention particulière à la vérification de la traçabilité et de l’étiquetage.

Tant les industriels que les AC attachent une grande importance à la question de la traçabilité et ont mis en œuvre des systèmes efficaces. Ceux-ci comprennent un système de traçabilité interne au sein des établissements. Les AC centrales et les exploitants du secteur alimentaire (ESA) considèrent les systèmes et procédures de traçabilité détaillés en vigueur au sein des établissements comme essentiels. Plusieurs nouvelles initiatives ont été lancées et exécutées et ont contribué au bon niveau global de conformité.

Les contrôles officiels de routine en place sont, entre autres, la vérification des systèmes de traçabilité de l’ESA (une étape en amont et une étape en aval et la traçabilité interne), des procédures de rappel et de l’étiquetage des produits. Des programmes nationaux de vérification et d’échantillonnage sont en outre exécutés afin de vérifier l’utilisation d’additifs, l’étiquetage et la composition.

Les contrôles effectués par les AC étaient généralement satisfaisants, à l’exception de l’un d’eux auquel aucune suite satisfaisante n’a été donnée, concernant en particulier des problèmes d’hygiène et le non-respect de la procédure de rappel.

Les AC qui exécutent des contrôles sur la traçabilité et l’étiquetage ont reçu une formation adéquate.

Dans le cadre du présent audit, plusieurs exemples de bonnes pratiques ont été observés concernant l’organisation des contrôles officiels et leur mise en œuvre par les ESA.

Compte tenu de la situation générale et du niveau de conformité, aucune recommandation n’est adressée aux AC françaises dans le présent rapport. Les systèmes de contrôle en place permettent de remédier aux insuffisances mineures constatées.

Notons aussi (encore) une différence d’approche sur la traçabilité selon que vous soyez audité par la DGCCRF ou la DGAL,

  • la DGAL s’est davantage concentrée sur la traçabilité à des fins de protection sanitaire en favorisant la vitesse de traçabilité de l’origine. En conséquence, le rendement et les quantités n’ont pas été systématiquement contrôlés. La DGAL a choisi de demander que lui soit soumis l’ensemble des documents pertinents sans qu’elle doive nécessairement se rendre sur place, d’analyser les documents reçus, de demander des précisions oralement et par écrit et, dans certains cas, d’achever l’opération par une visite supplémentaire de l’établissement producteur, en tant que de besoin;
  • l’équipe spécialisée du SNE (service national d’enquête, DGCCRF) a privilégié les visites sur place en accordant une attention particulière à la vérification quantitative. Cette approche a permis aux fonctionnaires d’être mieux informés des modalités du système de traçabilité, de recueillir les documents se rapportant aux échantillons et en outre de recouper ces informations avec celles obtenues dans des situations semblables (par exemple un même produit avec des dates de production différentes ou des origines différentes, des calculs de rendement) de façon à avoir un point de référence avant de formuler un avis.

Il y a eu comme annoncé dans le résumé, une entreprise, un vilain petit canard, qui a gâché un peu l’audit, merci donc à l’OAV ?

Dans un établissement de transformation de viande, la séquence d’incidents suivante avait eu lieu:

  • nettoyage insuffisant et manquements au niveau de l’hygiène constatés par l’AC lors de précédentes visites,
  • détection à deux reprises par l’ESA, lors d’autocontrôles, de la présence de Listeria monocytogenes dans des produits finis prêts à la consommation et mis sur le marché (février-avril). L’ESA n’a pas suivi sa procédure écrite de rappel: aucun rappel n’a été organisé et l’ESA n’a pas informé l’AC de l’incident au moment où il s’est produit;
  • l’AC a constaté cette situation lors de sa visite en juillet 2015, mais aucune mesure n’a été prise
  • les manquements au niveau de l’hygiène étaient toujours présents durant la visite de l’OAV (condensation et évaporateur dégouttant avec possibilité de contamination du produit exposé);
  • la supervision et le suivi par l’AC doivent être considérés comme non satisfaisants dans ce cas. Les ACC ont annoncé le lancement d’une action corrective.

Ce n’est pas la première fois que des non-conformités suite à un contrôle ne sont pas suivies …

Ça bouge dans la reconnaissance de la certification privée au Canada

7
fév
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Classé dans Audit, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) communique dans un long document sur la « Politique de certification privée (Salubrité des aliments) ». Ci-dessous quelques extraits :

iso_inquiet1Les plans de certification du secteur privé sont des systèmes volontaires qui établissent des exigences relatives à des processus et des produits, ainsi que des moyens de démontrer le respect de celles-ci. Les entreprises mettent en œuvre des plans de certification du secteur privé afin de gérer les risques, faciliter la gestion efficace des produits tout au long de la chaîne d’approvisionnement et différencier les produits les uns des autres. Compte tenu de l’importance de l’approbation publique par des organismes de réglementation, certains plans de certification du secteur privé ont été élaborés grâce au soutien du gouvernement et de la surveillance réglementaire. (…)

Les plans de certification du secteur privé constituent une portion importante du système mondial de l’approvisionnement alimentaire, et l’industrie les utilise de plus en plus comme moyens afin de garantir la salubrité des aliments et d’atteindre d’autres résultats. La demande de plans de certification du secteur privé découle à la fois de l’industrie alimentaire et des consommateurs.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) transforme actuellement la façon dont elle met en œuvre ses programmes et ses activités de salubrité des aliments afin de mieux combler les besoins du consommateur et de l’industrie d’aujourd’hui. L’ACIA reconnaît que les plans de certification du secteur privé peuvent jouer un rôle important et aider l’industrie à atteindre des objectifs réglementaires de salubrité des aliments, à condition que ceux-ci soient considérés comme étant efficaces, crédibles et en harmonie avec les objectifs de politique publique.

La certification du secteur privé a été identifiée comme étant l’un des nombreux facteurs qui seront pris en considération par l’ACIA dans son approche modernisée sur la surveillance fondée sur les risques. Bien que l’ACIA ait toujours intégré le risque dans son approche sur la surveillance de la salubrité des aliments, une approche modernisée permettra l’amélioration de la gestion du risque par l’utilisation de données liées à la certification du secteur privé pour éclairer la planification et l’établissement des priorités fondés sur les risques de l’ACIA au sein du cadre de réglementation et, par conséquent, assurer une vérification plus ciblée de la conformité.

La certification du secteur privé ne vise pas à remplacer les autorités responsables de l’application de la réglementation; elle peut toutefois servir à compléter la surveillance réglementaire de la salubrité des aliments. L’ACIA continuera de vérifier la conformité des parties réglementées; le type, la fréquence et l’intensité des activités de surveillance de l’ACIA seront proportionnels aux risques devant être gérés.

NB : Il me semble que cela n’est loin de la position française sur le sujet …

Ainsi peut-on lire dans un document du ministère de l’agriculture de 2012 :

La Direction générale de l’alimentation (DGAL ) s’intéresse de près à cette norme depuis 2007 et a ainsi cherché à évaluer si la certification ISO 22000 pouvait être prise en compte dans le cadre des contrôles officiels et, le cas échéant, de quelle manière (diminution de la pression d’inspection ou approche plus qualitative en lien avec le contour et les méthodes d’inspection). Une étude a été conduite dans le but de répondre à ces questions. Ses conclusions n’ont pas permis d’envisager une prise en compte immédiate de la certification ISO 22000 dans les contrôles officiels. En revanche, cette thématique n’en reste pas moins un sujet particulièrement important pour la DGAL. L’administration poursuit ses réflexions sur ce sujet et une nouvelle phase d’étude sera très prochainement mise en place.

Oui mais quand ?