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Articles de la catégorie 'Audit'

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Les audits inopinés en sécurité des aliments vont-ils devenir la règle ? Mais c’est Noël !

18
déc
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Classé dans Audit, Curiosité, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Les audits inopinés en sécurité des aliments vont devenir la règle », source food manufacture.co.uk du 18 décembre 2015. Extraits.

Tous les grands supermarchés sont susceptibles de suivre la décision de Co­operative Group d’imposer des audits inopinés sur des producteurs alimentaires sous la marque distributeur, a averti le responsable d’un organisme de certification de la sécurité des aliments. Richard Werran de Cert­-ID Europe l’a dit à FoodManufacture.co.uk que l’industrie était à la recherche à un « changement profond » au cours de la prochaine 18 mois, après que Co­op ait dit qu’elle allait commencer de façon inopinée des audits BRC (British Retail Consortium) à partir du 1erjJuillet 2016.

Co-op a suivi l’exemple d’Asda, qui a lancé les audits inopinés en 2013.

Cependant, Werran a dit que les fabricants de produits alimentaires et de boissons devraient voir cela comme une « mesure positive », car cela « va aider à conduire une culture de la sécurité des aliments dans leur entreprise. »

Commentaire. Que vont décider les distributeurs en France ? Les audits inopinés sont-ils un beau cadeau de Noël pour les fabricants à marque distributeur ? A quand des audits inopinés pour tous les produits alimentaires ? Chacun appréciera cette nouvelle à sa juste valeur …

Évaluation par l’OAV des contrôles officiels sur la commercialisation et l’utilisation des produits phytopharmaceutiques en France

7
déc
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Classé dans Audit, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Résumé.

Ce rapport décrit les résultats d’un audit de l’Office alimentaire et vétérinaire en France, réalisé entre le 22 juin et le 1er juillet, en vertu des dispositions du règlement (CE) n°882/2004 relatif contrôles officiels effectués sur les denrées alimentaires et les aliments pour animaux et le règlement (CE) n°1107/2009.

L’objectif de l’audit était d’évaluer le système de contrôles officiels sur la commercialisation et l’utilisation des produits phytosanitaires.

imgresIl existe un système bien organisé de contrôles couvrant toutes les catégories d’opérateurs impliqués dans la commercialisation et l’utilisation des produits phytosantaires, avec généralement très bonne coopération entre autorités compétentes. Il y a un système extensif de surveillance des ravageurs et des fermes dans le cadre d’un programme ambitieux visant à réduire de moitié l’utilisation des pesticides d’ici 2025.

Les risques spécifiques liés aux opérateurs à grande échelle (fabricants) et ceux avec des risques spécifiques à un secteur (usines de traitement des semences) n’ont pas de pondération suffisante dans l’analyse des risques, ce qui entraîne une fréquence et la portée insuffisantes des contrôles à ces opérateurs, ce qui affaiblit le système global des contrôles, étant donné l’échelle et la sensibilité de ces opérateurs.

Bien qu’il y ait eu des initiatives réussies dans la lutte en cours contre les pesticides illégaux, l’absence des contrôles requis par la loi sur les produits phytosanitaires destinés à la commercialisation dans d’autres États membres et des pays tiers, étant donné qu’en particulier l’importante industrie de fabrication et d’exportation de pesticides en France, combinée aux limites de la vérification de l’étiquetage et des programmes d’analyse de la formulation, limite le potentiel de détection de ces produits.

Le système de contrôle des utilisateurs est, en général, très complet. Toutefois, des contrôles effectifs sur les usines de traitement des semences sont limités aux plus grands opérateurs professionnels qui participent à un système d’assurance qualité volontaire.

Le rapport fait un certain nombre de recommandations aux autorités compétentes, visant à remédier aux lacunes identifiées et renforcer l’application des mesures de contrôle.

NB : Traduction par mes soins. -aa

La production et la mise sur le marché des œufs et des ovoproduits destinés à la consommation humaine en France, vues par l’OAV : Quid de la réalisation des actions correctives ?

27
nov
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Classé dans Audit, Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Voici un résumé du rapport* qui décrit les résultats d’un audit effectué par l’Office alimentaire et vétérinaire en France, du 9 au 19 juin à 2015.

L’objectif du présent audit était d’évaluer le système de contrôle en place concernant la production et la mise sur le marché des œufs et des ovoproduits destinés à la consommation humaine.

tete-d-oeufLe rapport conclut que le système de contrôle officiel en place répond aux principales exigences du règlement (CE) n°882/2004. Il comprend des contrôles bien documentés, réguliers et des risques, couvrant toutes les étapes de production et de la mise sur le marché des œufs et des ovoproduits. Certaines faiblesses liées à la cohérence de ces contrôles sur les véhicules de transport utilisés pour les œufs et les ovoproduits ont été notées par l’équipe d’audit.

En général, les établissements visités répondent aux exigences de l’UE avec certaines lacunes relevées par l’équipe d’audit, principalement liées à la maintenance, aux conditions sanitaires et aux plans HACCP.

L’efficacité de ce système est affaiblie par le fait que certaines des lacunes détectées et classées par les autorités compétentes, comme mineures sont présentes de longue date et les actions correctives pour remédier à la situation par les exploitants du secteur alimentaire ne font pas l’objet de contrainte par les autorités compétentes.

Le système de contrôle officiel est soutenu par un réseau de laboratoires officiels qui répondent aux exigences de l’UE et peuvent fournir des garanties quant à la fiabilité des résultats.

En ce qui concerne les normes de commercialisation, de traçabilité et d’étiquetage des œufs (dont la méthode de production par exemple, le libre parcours ou bio), les contrôles officiels ont assuré la conformité avec la législation concernée de l’UE.

Le rapport comprend un certain nombre de recommandations adressées aux autorités compétentes françaises, visant à remédier aux lacunes identifiées et l’amélioration de la mise en œuvre du système officiel de contrôle en place.

NB : Ce n’est la première fois que des demandes d’actions correctives ne sont pas suivies d’effet. En effet, le ministre de l’agriculture, à propos de l’abattoir d’Alès, indiquait notamment de façon assez surélaiste, « L’histoire de l’abattoir d’Alès a prouvé une chose c’est que les contrôles menés par l’Etat, lorsqu’ils existent, sont rarement suivis d’effet. C’est pourquoi j’ai demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur la pratique dans les abattoirs français. »

Ah bon, et pour les entreprises d’œufs et d’ovoproduits, faudra-t-il une commission d’enquête ?

* Rapport final d’un audit conduit en France du 9 juin 2015 au 19 juin 2015 dans le but d’évaluer le système de contrôle de la sécurité sanitaire des aliments en place régissant la production et la mise sur le marché des œufs et des ovoproduits.

Traduction par mes soins.-aa

Irlande : Audit des entrepôts frigorifiques par l’Autorité de la sécurité des aliments

17
nov
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Classé dans Audit, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

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Toutes mes pensées vont aux victimes de Paris et à leurs proches

« La FSAI publie les résultats d’un audit sur des entrepôts frigorifiques », source FSAI du 16 novembre 2015.

La Food Safety Authority of Ireland (FSAI) a publié un rapport d’audit sur le taux de non-conformité avec la réglementation sur les denrées alimentaires d’entrepôts frigorifiques commerciaux. Ces établissements offrent des services aux entreprises alimentaires au moyen de la location d’un espace de stockage réfrigéré et la fourniture d’autres services. Des audits ont été effectués par la FSAI dans 16 entrepôts frigorifiques opérationnels choisis en fonction de la taille, du type de produits stockés et des services offerts. L’accent particulier des audits a porté sur exigences de traçabilité, d’étiquetage et d’identification des produits stockés.

cold-store-warehouse-at-forresters-cheshireLes contrôles de conformité identifiés ont 71 non-conformités à la réglementation, en soulignant la nécessité pour les opérateurs d’entrepôts frigorifiques d’améliorer le respect de la réglementation sur les denrées alimentaires dépendante de leur entreprise :

  • 63% des installations étaient non-conformes par rapport aux programmes prérequis (bonnes pratiques d’hygiène) et au système de management de la sécurité des aliments.
  • 50% étaient non-conformes en matière d’identification des produits et de localisation (traçabilité).
  • 47% des établissements qui acceptaient des rendements n’avaient pas de contrôles adéquats sont en place.
  • 44% des entreprises ne sont pas capables de fournir les informations requises lors des contrôles de traçabilité
  • 38% étaient non-conformes par rapport aux exigences légales en matière d’étiquetage.

Le rapport note que ces dernières années, les opérateurs des entrepôts frigorifiques ont élargi la gamme de services qu’ils offrent, avec plus de 22 services distincts identifiés parmi les installations contrôlées. L’expansion de ces services offerts aux clients signifie que les entrepôts frigorifiques sont maintenant systématiquement opérationnels en dehors des heures normales de travail, avec un accès aux clients 24 h sur 24. La pratique de la sous-location d’entrepôt frigorifique ou d’espace dédié à des locataires est devenue courante. Dans certains des entrepôts frigorifiques audités, ces opérateurs locataires du secteur alimentaire ont été trouvés fonctionner sans surveillance.

Pendant les audits, de nombreux exemples de bonnes pratiques ont été observées, dont beaucoup ont inclus la personnalisation du système de management électronique de traçabilité et d’enregistrement du mouvement des produits dans l’entrepôt frigorifique, l’intégration d’un système avec un logiciel du client et aussi la numérisation des documents associés.

Dans le passé, les entrepôts frigorifiques étaient à la périphérie de la chaîne alimentaire, soit pour le stockage des matières premières ou des produits finis des transformateurs. Toutefois, le rapport note que les activités menées dans les entrepôts frigorifiques sont maintenant plus étroitement alignées sur celles des transformateurs ou des grossistes. Toutes les entreprises alimentaires sont légalement obligées d’avoir un système en place de traçabilité des aliments. Cela exige des entrepôts frigorifiques d’avoir une documentation afin d’identifier les produits qui sont entrent et sortent des entrepôts frigorifiques. Dans le cadre de l’audit, 44% des entreprises n’ont pas été capables de fournir les informations requises lors des contrôles de traçabilité.

La FSAI a également identifié des lacunes dans le service d’inspection en place dans les entrepôts frigorifiques évalués. La fréquence des inspections dans ces entrepôts frigorifiques n’a pas été trouvée d’être en rapport avec le risque associé aux activités et aux arrangements complexes associés à ces établissements. Dans la majorité des audits effectués, les inspecteurs ne sont pas familiers avec la gamme complète des activités en cours dans les entrepôts ou chez les locataires opérant à partir de l’établissement. Ils n’étaient pas non plus familiarisés avec les systèmes de management en place dans les entrepôts.

Les contrôles officiels en Suède et les problèmes de traçabilité de la viande et de fraude alimentaire, selon l’OAV

10
nov
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Classé dans Audit, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

« Rapport de l’OAV : Les contrôles officiels en Suède et les problèmes de traçabilité de la viande et de fraude alimentaire », source article de Cesare Varallo publié le 10 novembre 2015 sur son blog Food Law latest.

L’audit en Suède a été réalisé du 14 au 24 avril 2015. L’objectif principal de l’audit était d’évaluer le fonctionnement des contrôles officiels sur la traçabilité de la viande (viandes d’ongulés domestiques, viandes de volailles et lagomorphes et viandes de gibier), la viande hachée, la viande séparées mécaniquement (VSM), les préparations de viandes, les produits à base de viande et des produits composites contenant de la viande et des produits de viande et d’autres composant.

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Une attention particulière a été accordée aux systèmes de traçabilité, d’étiquetage et d’identification de la viande et des produits de viande et aux produits composites contenant de la viande et des produits de viande et la traçabilité des quantités de chaque composant utilisé. Les procédures officielles de contrôle exigent que tous les établissements soient contrôlés au moins tous les cinq ans, dans tous les domaines de la législation applicable. Des contrôles fondés sur les risques sont répartis entre les différentes inspections et les différents audits qui ont lieu au cours d’une période de cinq ans. Dans le courant plan quinquennal des contrôles officiels, la traçabilité est prévue pour être couverte deux fois.

L’autorité centrale compétente est actuellement en train de mettre en œuvre des actions en rapport avec la traçabilité après le scandale de la viande de cheval et la découverte de fraudes alimentaires en Suède. Ces actions visent à accroître la sensibilisation des opérateurs alimentaires et des responsables en charge des contrôles. Elles concernent les domaines suivants :

  • création d’une unité sur la fraude alimentaire ;
  • formation spécifique du personnel aux nouvelles méthodes de contrôle (180 inspecteurs en formation) ;
  • identification des opérateurs alimentaires non enregistrés ;
  • révision de la loi suédoise sur les aliments afin de réappliquer son efficacité, notamment en matière de sanctions pénales ;
  • projet commun de l’administration nationale sur les aliments et la municipalité de Stockholm pour améliorer les contrôles de traçabilité et éviter les chevauchements (à effectuer entre mai et septembre 2015).

L’autorité centrale compétente suédoise a déjà tiré certaines leçons des récents scandales sur la viande et a entrepris des actions spécifiques pour accroître l’efficacité du système de contrôles. Un travail important reste à faire.

Dans tous les établissements visités, les opérateurs alimentaires ont déclaré qu’un système de traçabilité était en place. Toutefois, l’évaluation de ces systèmes a révélé une image moins positive concernant la traçabilité en général et la traçabilité quantitative en particulier. Dans un entrepôt frigorifique, un système de traçabilité robuste était déjà en place. Deux établissements ont fait de bons progrès vers la mise en œuvre d’un bon système, mais les autres avaient encore des progrès importants à faire. Deux établissements n’avaient pas encore commencer à travailler sur la mise en œuvre d’un système de traçabilité.

Au début de l’audit, l’équipe d’audit de l’OAV a choisi 14 échantillons différents d’aliments (à base de viande) au niveau de la distribution. L’autorité centrale compétente a été invitée à effectuer une traçabilité quantitative de ces échantillons en coopération avec les opérateurs alimentaires concernés. Ces exercices ont été loin d’être un succès : sur les 14 échantillons, les autorités compétentes et les opérateurs alimentaires concernés n’ont pu établir que 4 chaînes complètes de traçabilité étayées par des preuves documentées. Dans les autres cas, des documents importants relatifs à la traçabilité étaient manquants.

L’équipe d’audit de l’OAV a également prêté attention à la traçabilité et à l’utilisation d’additifs dans les préparations de viandes et les produits à base de viande. En général, la situation était satisfaisante, mais certaines dérives ont été constatées dans des établissements. Les nitrites et les phosphates sont autorisés dans les « produits traditionnels » qui, en l’absence de règles et/ou de directives nationales spécifiques, sont potentiellement inclus dans de la viande de porc ou la viande bovine injectée avec une solution de saumure (comprenant la phase initiale du processus de maturation).

Le rapport fait un certain nombre de recommandations à l’autorité compétente suédoise en vue de combler les lacunes identifiées lors de cet audit.