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Articles de la catégorie 'Audit'

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Les engagements de McDonald’s sur le bien-être des poulets

28
Oct
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Classé dans Audit, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

« Le bien-être du poulet ciblé par McDonald’s », source article de Jim Romahn paru sur son blog agri 007.

D’abord c’était des œufs, désormais, ce sont des poulets.

McDonald’s Corp. a annoncé qu’il exigera des normes de bien-être pour l’élevage des poulets pour les produits qu’il commercialise, tels que les McNuggets.

Parmi ses normes il y aura l’éclairage des poulaillers et les perchoirs pour les oiseaux.

La chaîne de restauration rapide a déclaré qu’elle fixerait des objectifs de santé des poulets, notamment s’ils marchaient bien et s’ils avaient des ailes cassées, et utiliserait des audits tierce partie pour s’assurer que les élevages s’y conforment.

McDonald’s affirme qu’il travaillera avec des fournisseurs et des entreprises technologiques pour développer des systèmes de surveillance qui recueillent automatiquement des données sur le comportement des poulets dans les élevages.

Il s’attend à ce que les nouvelles normes entrent en vigueur d’ici 2024.

Il n’y a pas eu de mots pour savoir si McDonald’s a été poussé par des organisations de protection des animaux, comme la Humane Society des États-Unis, qui a réussi à faire pression sur les distributeurs à propos des normes d’hébergement des poules pondeuses et des truies en gestation.

Il n’y a pas eu aussi de mots à propos des intentions de McDonald’s pour les fournisseurs canadiens (et aussi ceux des autres pays –aa).

Selon McDonald’s, « Ces engagements s’appliquent aux poulets élevés pour la vente dans les restaurants McDonald’s en Australie, Canada, France, Allemagne, Italie, Irlande, Pays-Bas, Pologne, Russie, Corée du Sud, Espagne, Suisse, Royaume-Uni et États-Unis. »

Selon Meatingplace, Le groupe d’activistes sur les animaux, Mercy for Animals, a cependant déclaré que la nouvelle politique de McDonald’s ne va pas assez loin et « ne parvient pas à répondre aux pires abus que ces animaux endurent. »

A suivre …

Les inspections américaines des pays exportateurs sur le grill, selon un rapport

19
Oct
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Classé dans Audit, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

« Les inspecteurs américains ne font pas correctement les inspections canadiennes de la viande », source article du 18 octobre de Jim Romahn paru sur son blog Agri 007.

L’Office of the Inspector General dit que les auditeurs américains qui vérifient les usines canadiennes de conditionnement de viande et les laboratoires ne font pas un travail adéquat.

Après une vérification détaillée des audits effectués dans tous les pays expédiant de la viande aux États-Unis, l’Office of the Inspector General a formulé huit recommandations d’amélioration.

Dans le cas du Canada, les inspecteurs ont constaté que les auditeurs n’ont pas toujours vérifié tous les éléments d’une liste qu’ils sont censés remplir pour chaque usine de conditionnement et chaque laboratoire qu’ils auditent.

Ils ont également constaté que tous les auditeurs n’avaient pas appliqué les mêmes critères et les mêmes normes. Par exemple, une fois, on s’est contenté de vérifier 30 jours d’enregistrements, une autre fois, il a été vérifié 90 jours d’enregistrements.

En général, l’Office of the Inspector General (OIG) a dit que le Food Safety and Inspection Service de l’USDA doit définir des exigences et des normes plus précises et détaillées pour les audits.

Parfois, les inspecteurs américains, qui visitent des usines canadiennes en compagnie du personnel du siège de l’Agence canadienne d’inspection des aliments, trouvent suffisamment de défauts pour interdire les ventes de l’installation aux États-Unis.

Dans presque tous les cas, les usines assujetties aux interdictions américaines continuent de fournir des clients canadiens.

Parfois, ils sont en mesure de régler les problèmes soulevés par les inspecteurs dans la journée ou la semaine, mais il y a aussi eu des cas où des réparations majeures ont été nécessaires et les responsables canadiens ont permis à la production de continuer.

Les audits américains sont basés sur deux critères de base : premièrement, est-ce les normes du pays étranger sont équivalentes aux normes américaines et, deuxièmement, est-ce l’usine ou le laboratoire inspecté respecte les normes du pays étranger.

Food Safety News a publié un article, L’OIG dit que les inspections de l’USDA des pays exportateurs sont inadéquates. Des incohérences augmentent le risque des produits de viande, de volaille et d’ovoproduits contaminés ou dangereux.

En exergue de l’article, Dan Flynn cite cette phrase d’un philosophe et essayiste américain, Ralph Waldo Emerson :

« Une consistance stupide est le hobgoblin des petits esprits, adoré par les petits hommes d’Etat, les philosophes et les théologiens. »

Les constatations de l’OIG comprennent :

  • Les audits des pays équivalents ne sont pas cohérents.
  • Le FSIS n’effectue pas systématiquement d’audits similaires dans les pays et leur réglementation.
  • Les procédures de sélection des pays pour les audits de vérification équivalents en cours ne sont pas suivies.
  • Le FSIS ne dispose pas d’une règle adéquate pour surveiller, classer, évaluer ou déterminer des mesures sanitaires équivalentes.
  • Le FSIS ne sait pas non plus quand les établissements étrangers doivent être retirés du programme d’équivalence.

NB : N’en jetez plus la cour est pleine …

Parution du rapport annuel 2016 des contrôles officiels de la France : Bilan globalement positif ?

18
Oct
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Classé dans Audit, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus.

La DGCCRF publie le rapport annuel 2016 des contrôles officiels de la France.

Conformément aux exigences du règlement (CE) n°882/2004, la France établit chaque année un rapport annuel des contrôles officiels réalisés dans le cadre du Plan National de Contrôles Officiels Pluriannuel.

Il s’agit de la « Mise en œuvre des contrôles officiels portant sur les denrées alimentaires, la santé animale, l’alimentation animale, le bien-être des animaux et la santé des végétaux ».

On y découvre des informations totalement inconnues à ce jour … et situées pourtant en fin de rapport … ainsi en est-il des Alertes concernant des denrées alimentaires et l’alimentation animale.

En 2016, 1 630 alertes concernant les denrées alimentaires et l’alimentation animale ont été gérées par les autorités françaises. Des mesures de retrait de la consommation et/ou de rappel de produits ont été prises après analyse de chaque situation.

Rappelons qu’en 2016, la DGAL a informé les consommateurs de huit rappels … tandis que la DGCCRF a informé de trois rappels !

La DGCCRF a géré 543 alertes dans son champ de compétence dont 369 alertes avaient une origine nationale et 9 % concernaient également d’autres États membres de l’Union européenne pour lesquelles des notifications sur le RASFF ont été effectuées. Les principaux types de produits en cause étaient les suivants : les produits végétaux ou d’origine végétale, les compléments alimentaires, les plats préparés/conserves, les aliments pour animaux et les matériaux au contact des denrées alimentaires. L’analyse des alertes gérées par la DGCCRF fait ressortir les éléments suivants :

  • 184 alertes avaient pour origine les autocontrôles des professionnels essentiellement liés à la présence de contaminants microbiens, de corps étrangers ou de résidus de pesticide ;
  • 153 alertes émanaient des plaintes consommateurs et des contrôles officiels réalisés dans le cadre des taches nationales liées à la présence de contaminants microbiens, de corps étrangers ou de substances non autorisées ;
  • 16 alertes ont impliqué des cas humains ;
  • Les contaminants microbiens sont une problématique majeure dans la gestion des alertes alimentaires et concernent l’ensemble des produits y compris l’alimentation animale ;
  • Les problématiques des corps étrangers, des résidus de pesticides et de la présence de substances allergisantes non étiquetées sont également à l’origine d’un grand nombre d’alertes.

La DGAL a géré 1 087 alertes dans son champ de compétences (essentiellement les denrées animales et certains aspects de l’alimentation animale), dont 950 ont été détectées sur le territoire national et 137 détectées en dehors du territoire national (dans les deux cas, les produits peuvent être fabriqués en France ou dans d’autres pays). L’analyse des alertes gérées par la DGAL fait ressortir les éléments suivants :

  • les détections sur le territoire national proviennent majoritairement des autocontrôles des professionnels (615 en 2016), notamment pour plus de la moitié d’entre eux réalisés par la distribution. Les plans de surveillance et de contrôle de la DGAL viennent en deuxième place avec 121 cas de détection de non conformités ayant débouché sur des alertes ;
  • les alertes liées au cas humains sont au nombre de 32 en 2016, en augmentation (une vingtaine en 2014 et 2015) ;
  • les contaminations par Listeria monocytogenes et par des Salmonelles constituent les premières causes d’alerte, majoritairement dans des produits de la filière viande ;
  • sur les 950 non-conformités détectées sur le territoire national, la DGAL a effectué 120 notifications sur le RASFF (69 cas de produits non français et 51 cas de produits français distribués hors de France).

Le RASFF de la Commission européenne enregistre annuellement et assure la diffusion aux Etats membres d’environ 3 000 « alertes » pour les cas où plusieurs pays de l’Union européenne sont concernés.

A ma connaissance, les produits d’origine  France ont été concernés au niveau du RASFF en 2016 par 118 notifications dont 60 notifications d’alerte.

En complément des alertes relatives aux denrées alimentaires et aux aliments pour animaux, ont été gérés par la DGAL, 1 434 foyers de toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) et 161 foyers de cas humains (hors TIAC), en lien avec l’alimentation.

L’InVS et/ou Santé de France n’a pas encore publié les résultats des données 2016 relatives aux TIAC en France, mais en 2015, il y avait eu 1390 foyers. On constaterait donc une augmentation du nombre de foyers de 3%. Et si l’on lit ce qui suit le nombre de décès devrait, hélas, augmenter …

Parmi les faits marquants de 2016, on peut noter :

  • une épidémie de salmonelloses à Salmonella Dublin impliquant 92 cas humains identifiés dont 10 décès. Les enquêtes ont permis d’associer l’épidémie à la consommation de fromages au lait cru fabriqués en Franche-Comté par différentes sociétés. Un groupe de travail pluridisciplinaire piloté par la DGAL et le CNIEL (Centre national interprofessionnel de l’économie laitière) regroupant les professionnels de la filière de fabrication de fromages au lait cru de vache et des scientifiques (Anses, Institut Pasteur) s’est constitué pour améliorer la prévention et la gestion du risque Salmonella dans cette filière ;

Epidémie totalement ignorée …

  • un épisode de contamination des coquillages (huîtres) par des Norovirus, en lien avec des conditions météorologiques et une épidémie de gastro-entérites sur le territoire français. Plusieurs zones de pêche de coquillages ont été fermées et cet épisode a eu des répercussions au niveau des autres États membres de l’Union européenne ;
  • un cas de contamination d’un élevage de porcs par des PCB (polychlorobiphényles), qui a nécessité une enquête approfondie avant de déterminer la cause de ces contaminations (la peinture d’une cuve qui lors du lavage atteignait le matériel de préparation des aliments des porcs). 2 200 porcins ont dû être écartés de la mise à la consommation.

Je ne sais pas si l’épidémie de gastro-entérites liée aux huîtres sera comptabilisée dans les données des TIAC …

Bilan globalement positif ? Beaucoup de bla-bla dans ce rapport, assurance qualité oblige, je te fais un audit, tu me fais un audit, etc., bref vu de mon poste de travail, j’imagine beaucoup de lourdeur … et Dieu sait si l’assurance qualité peut en engendrer …

Au sujet de la mise en œuvre des contrôles dans certains secteurs on notera :

Les contrôles de sécurité de la production se sont poursuivis dans les entrepôts/grossistes (3 700) et lors du transport (1 500), les commerces de distribution (29 000), la restauration commerciale (25 500) et la restauration collective (12 000).

25 500 contrôles seulement en restauration commerciale et on nous a vendu le dispositif Alim’confiance comme étant un progrès … sachant qu’il y a 220 000 restaurants commerciaux … il faut donc entre quatre et cinq pour contrôler l’ensemble des restaurants commerciaux …

S’agissant du contrôle des établissements de distribution et de restauration, on apprend :

En amont de la distribution directe au consommateur, 4 150 contrôles ont été réalisés dans des entrepôts ainsi que 1 500 contrôles lors de transport de denrées.

Le secteur de la distribution et de la restauration compte environ 15 000 supermarchés et hypermarchés et magasins spécialisés en surgelés, plus de 8 000 entrepôts, plus de 230 000 commerces de détail, près de 220 000 restaurants commerciaux et près de 110 000 établissements de restauration collective, notamment scolaire, auxquels il faut ajouter les 1 068 établissements dépendant du ministère de la Défense et de la Gendarmerie. 4 autorités compétentes pilotent des contrôles dans ce domaine (DGCCRF, DGAL, DGS et SSA). Les contrôles des établissements de restauration collective sont réalisés principalement par la DGAL et les contrôles des établissements de restauration commerciale sont réalisés principalement par la DGCCRF.

Le tableau ci-dessous résume les contrôles en distribution restauration : 2016 (DGAL-DGCCRF-DGS)

A ce tableau, il faut ajouter aussi que « Des avertissements ont été adressés aux professionnels dans les cas ne nécessitant pas la mise en œuvre de mesures administratives contraignantes ou de mesures pénales (nombre d’avertissements : commerces de distribution-magasins : 6 158 ; restauration commerciale : 7 469 ; restauration collective : 4 132). » Il ne faut pas trop charger la barque …

Une nouveauté que je ne connaissais pas ce sont les signalements relatifs à la production biologique, preuve que ces produits ne sont pas toujours aussi sains qu’on le dit …

Dans le cadre du dispositif européen d’échanges d’information sur les irrégularités, la France a notifié irrégularités en 2016 via l’application européenne « Organic Farming Information System ». Les principales irrégularités concernant les produits importés ou introduits visent l’alimentation animale, les céréales, les épices et les fruits. En outre, elle a traité 6 irrégularités sur la production française adressées par les autres Etats membres ou les pays tiers.

Pas de chiffre sur les produits importés, hélas. Le lien indiqué ne fournit pas d’informations pratiques. Il faudra donc attendre que le RASFF puisse spécifiquement faire la part des produits bio et conventionnel dans les notifications qu’il diffuse, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui …

Le rapport aurait aussi mérité d’être comparé avec l’année précédente afin de suivre les évolutions, transparence oblige, mais ça c’est une autre histoire …

La Food Standards Agency du Royaume-Uni va-t-elle prendre en compte les BRC Global Standards dans l’évaluation des entreprises alimentaires ?

6
Oct
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Classé dans Audit, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Projet pilote pour le BRC Global Standard pour la sécurité des aliments », source Food Standards Agency du 4 octobre 2017. Cette article fait suite à celui paru le 25 juillet 2017, La FSA publie un plan pour une future réglementation sur les aliments.

Nous avons publié les résultats d’une étude pilote qui identifie le potentiel du système du British Retail Consortium (BRC) Global Standards afin de participer à une assurance privée réglementée, l’un des éléments clés de notre modèle ‘Regulating Our Future’ (ROF).

Le projet pilote a été initié avant que le modèle ROF ne soit accepté et initialement destiné à travailler avec le BRC Global Standards pour élaborer un système de reconnaissance pour l’hygiène alimentaire et les normes. À mesure que le modèle ROF s’est éloigné de l’approche de reconnaissance pour le développement ultérieur d’une assurance privée réglementée, le projet pilote s’est concentré sur la façon dont les BRC Global Standards pourraient soutenir les principes clés de ROF afin d’utiliser toutes les sources d’information disponibles et reconnaître les entreprises qui font les bonnes choses.

Une assurance privée réglementée est en cours de développement sous ROF pour utiliser les données générées par les audits effectués par et pour les entreprises alimentaires là où cela correspond aux standards établis par la FSA. Le système d’assurance, tel que les BRC Global Standards, ne constitue qu’une des nombreuses sources de données considérées dans le nouveau modèle. La FSA va maintenant travailler avec BRC Global Standards pour examiner les recommandations. Celles-ci et le rapport complet peuvent être lus ici.

Les valeurs partagées sont la base d’une culture de la sécurité des aliments

27
Sep
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Les valeurs partagées sont la base d’une culture de la sécurité des aliments », source article de Francine L. Shaw paru le 27 septembre 2017 dans Food Safety News.

ooOOoo

Pour créer une culture de la sécurité des aliments dans n’importe quelle organisation, il faut d’abord comprendre ce que cela signifie.

Je discute fréquemment de l’importance d’avoir une culture de la sécurité des aliments avec les opérateurs d’une variété de sociétés, et ils me disent tous la même chose : « Ma société a une excellente culture de la sécurité des aliments. » Mais quand je leur demande ce que cela signifie, leurs réponses ne sont pas aussi certaines.

Alors, comment construisez-vous une bonne culture de la sécurité des aliments et assurez-vous que vos employés l’adoptent ? Comprendre la valeur de la sécurité des aliments est là où cela commence. Selon le Centers for Disease Control and Prevention, environ 1 Américain sur 6 contracte une maladie d’origine alimentaire chaque année.

Lorsque les règles et les procédures de sécurité des aliments sont créées, correctement mises en œuvre et intégrées dans le cadre d’une culture commerciale, les erreurs qui peuvent entraîner des maladies d’origine alimentaire sont considérablement réduites.

En conséquence, en plus de stimuler la sécurité des aliments, le bénéfice augmente, le moral des employés augmente, le taux de renouvellement des employés est réduit, l’absentéisme est réduit au minimum et la réputation de l’entreprise demeure sécurisée. Si la sécurité des aliments est négligée, la contamination des aliments peut causer des épidémies, ce qui non seulement endommage de manière critique la réputation d’une entreprise, mais peut également entraîner des poursuites criminelle en négligence et la faillite.

Un programme de sécurité des aliments qui fonctionne pour une organisation peut ne pas fonctionner pour une autre. Il est nécessaire de trouver ce qui fonctionne le mieux pour chaque organisation, puis de s’engager à réviser en permanence les procédés, en les évaluant en fonction des commentaires et des résultats mesurables des membres de l’équipe et, le cas échéant, faire des changements.

Si possible, les chefs d’entreprise devraient créer une équipe de la sécurité des aliments pour recueillir des données qui peuvent être utilisées pour analyser les résultats. Utilisez des indicateurs de performance clés pour étudier ce qui se passe au sein de votre entreprise, c’est ainsi que vous déterminerez quoi, où et quand des changements doivent être effectués.

En utilisant les retours et les données, une culture de la sécurité des aliments peut être construite sur un ensemble de valeurs partagées que la direction et les employés suivent pour produire des aliments de la manière la plus sûre. Établir et maintenir une culture de la sécurité des aliments signifie que la direction et les employés reconnaissent les risques liés aux produits ou aux plats qu’ils produisent, comprennent pourquoi maîtriser les risques est important et manager ces risques de manière évidente.

Dans une organisation avec une bonne culture de la sécurité des aliments, les employés devraient adopter des pratiques qui représentent un système de valeurs partagées et mettre en avant là où d’autres peuvent échouer. En utilisant une variété d’outils, conséquences et incitations, les entreprises peuvent montrer à leur personnel et à leurs clients qu’ils sont conscients des préoccupations actuelles en matière de sécurité des aliments, qu’ils peuvent apprendre des erreurs des autres et que la sécurité des aliments est importante au sein de leur organisation.

Il y a quelques semaines, mon mari et moi étions en train de manger dans un restaurant faisant partie d’une grande organisation. Je suis certain que cette compagnie dirait qu’ils ont une bonne culture de sécurité des aliments. Pourtant, alors que nous étions en train de manger dans la salle à manger, j’ai observé que la cuisinière mangeait des aliments et buvait une boisson avec ses gants à usage unique tout en préparant des aliments pour les clients. Elle n’a pas lavé ses mains, ni changé ses gants tout le temps que nous étions là !

Un tel comportement peut causer une éclosion de maladies d’origine alimentaire. De toute évidence, quelque part dans la société, il y avait une panne dans le système de valeurs, et cet employé ne suivait pas les protocoles appropriés de sécurité des aliments.

Bien qu’il existe de nombreuses opérations exceptionnelles qui ont une bonne culture de la sécurité des aliments, je suis entré dans des établissements à plusieurs reprises pour mener des inspections de santé ou des inspections tierce partie uniquement pour voir des employés et la direction jouaient du coude l’un contre l’autre pour remplir des seaux de désinfectant, mettre des tabliers, mettre la date du produit, etc., parce qu’ils savaient qu’un inspecteur était dans le bâtiment.

Construire une culture de la sécurité des aliments implique des activités qui vont au-delà de prendre un balai et d’enlever la saleté.

Quand je vois que des employés cherchant à « rattraper » les protocoles de sécurité des aliments parce que je visite et j’inspecte leurs installations, je sais, et ils savent, qu’ils ont négligé des tâches qu’ils auraient dû faire régulièrement. Témoigner des éclats de voix indique que ces personnes ne prennent pas la sécurité des aliments au sérieux. Dans une entreprise avec une bonne culture de la sécurité des aliments, les règles sont les mêmes tous les jours, qu’il y ait un dirigeant ou un inspecteur de la santé qui visite. Parce que la santé de vos clients et la réputation de votre entreprise sont, en fin de compte, vos principales préoccupations.

Lorsque vous créez et mettez en œuvre votre plan de sécurité des aliments, certains éléments importants à retenir sont les suivants :

  • faire une formation amusante
  • donner des exemples
  • expliquer pourquoi
  • assurer le suivi
  • utiliser des aides de travail

La création d’une culture de la sécurité des aliments exige plus que de la discuter lors d’une réunion occasionnelle du personnel ou d’une conférence dans l’industrie. Il faut s’engager à tous les niveaux de la direction et du personnel, chaque seconde de chaque jour. Et lorsque vous avez ce niveau d’engagement, les employés seront plus enclins à prendre leurs emplois au sérieux et moins susceptibles de prendre des risques pour mettre l’entreprise en danger.