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Le fond et la forme des audits tierce partie de sécurité des aliments

26
juil
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Nettoyage-Désinfection, Non classé, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

roy_costa1« Le fond et la forme des audits tierce partie dans la sécurité des aliments ». Il s’agit d’un texte de Roy Costa publié le 24 juillet 2014 dans Food Safety News.

À la suite de nombreuses éclosions nationales (Etats-Unis –aa) et internationales de maladies d’origine alimentaire, l’industrie alimentaire a subi à travers le monde de plus en plus de pressions afin de s’assurer que leurs produits soient sûrs, sains et conformes aux règlements gouvernementaux. La FDA et l’USDA ont l’autorité principale pour notre approvisionnement alimentaire à l’échelle nationale, alors que les Etats individuellement régissent habituellement les opérateurs alimentaires locaux via les services de l’agriculture et de la santé de l’État et du comté.

Le fardeau de santé publique des maladies d’origine alimentaire aux États-Unis est important, avec des milliers de cas hospitalisés. Le Centers for Disease Control and Prevention rapporte que les pathogènes sont responsables de 3 000 décès par an.

Les éclosions de maladies d’origine alimentaire coûtent à l’industrie alimentaire américaine des d’innombrables millions en réclamations et frais juridiques annuellement, ainsi que des crises liées aux causes et aux interruptions d’activité. (Un seul cabinet d’avocats a récupéré plus de 500 millions de dollars en dommages-intérêts pour les clients touchés par des maladies d’origine alimentaire.)

En réponse, les principaux distributeurs du monde (sous la houlette du GFSI -aa) exigent désormais que leurs fournisseurs, producteurs, conditionneurs, transformateurs et fabricants d’aliments prouvent le respect des règles de sécurité sanitaire et de qualité. Les sociétés d’audit, embauchées par les fournisseurs eux-mêmes, inspectent maintenant plusieurs milliers d’opérations alimentaires par an dans le monde entier. Ces nombreuses inspections peuvent effectivement rivaliser ou même dépasser ce que le gouvernement est capable de faire, ce qui fait que les référentiels privés de sécurité des aliments sont à la fois un gros business et un enjeu important de santé publique.

Les auditeurs suivent un ensemble de normes et de lignes directrices élaborées par le propriétaire du référentiel à l’organisme de certification. Le processus de création d’une « norme tierce partie » est en elle-même régie par l’Organisation internationale de normalisation, mieux connue sous le nom d’ISO. Beaucoup d’organismes de certification utilisent les règles d’accréditation de l’ISO pour les référentiels privés. D’autres normes sont utilisées qui n’ont pas d’accréditation, mais, dans les deux cas, l’organisme de certification paie un pourcentage du montant de l’audit au titulaire ou au propriétaire du référentiel. Les normes ISO se sont développées à travers un consensus ouvert et transparent qui implique les acheteurs et les vendeurs de produits, le gouvernement, la communauté scientifique et d’autres parties intéressées. Beaucoup de normes peuvent être retrouvées sur les sites Internet des organismes offrant de tels services. (Référentiels AIB, IFS, BRC, etc. –aa) En outre, il existe des lignes directrices qui aident à guider le processus d’audit et à avoir des règles et des procédures en place pour la réalisation de l’audit.

??????????????????????????????????????????????????????????????????En fin de compte, les audits fournissent à l’acheteur l’assurance que les fournisseurs respectent les règles qu’ils adoptent. On s’attend à ce qu’ils aient une responsabilité limitée pour démontrer la due diligence ou diligence raisonnable dans l’approvisionnement en matières premières. Toutefois, ces constatations ne protègent pas nécessairement l’exposition d’un vendeur ou d’un acheteur en cas d’éclosion ou si un consommateur est rendu malade ou a été lésé. Même lorsque les entreprises ont des résultats d’audit satisfaisants, ils peuvent être poursuivis en vertu de la doctrine de la « responsabilité stricte ». Dans ces cas juridiques, le plaignant n’a pas à prouver la négligence, mais seulement qu’« il a été lésé par le produit », et le produit était en quelque sorte « défectueux », par exemple, il était contaminé.

L’objectif de tout programme de sécurité des aliments, alors, devrait être de prévenir les maladies d’origine alimentaire ou le préjudice. L’audit indépendant par tierce partie en sécurité des aliments peut être un outil pour atteindre cet objectif, mais ces audits ne sont pas actuellement particulièrement capables de protéger la santé publique, car ils sont plus axés sur la limitation de la responsabilité juridique de l’acheteur. Toutefois, lorsque les normes tierce partie sont suivies, elles réduisent sans doute le potentiel de maladies de se produire. Leur respect est susceptible de conduire à une meilleure sécurité des aliments, mais les événements récents ont révélé des failles importantes dans le modèle d’audit tierce partie.

On a beaucoup écrit sur l’éclosion à Listeria monocytogenes en 2011 liée à des melons cantaloups qui a coûté la vie à 33 personnes dans l’une des éclosions les plus dévastatrices de ces dernières années (aux Etats-Unis –aa). Dans le procès du producteur/conditionneur, Eric Jensen, la FDA a émis l’avis que l’auditeur (employé par un organisme de certification avec qui M. Jensen avait un contrat) a été gravement déficient dans ses conclusions. La base de la critique de la FDA est que l’auditeur a constaté que le site avait un taux de conformité de 96 pour cent (niveau supérieur) par rapport au référentiel quelques jours avant qu’une éclosion ne soit identifiée, et il n’aurait pas trouvé un grand nombre de non-conformités rapportées plus tard par la FDA. Bien que la FDA soit d’avis que l’audit ait été imparfait, le cabinet d’audit soutient publiquement les conclusions de l’auditeur. La société d’audit, en dépit de ces critiques, se tient derrière l’auditeur et déclare : « Il a fait son travail avec beaucoup de soin. »

Ce n’était pas la première grave éclosion de maladies d’origine alimentaire où un auditeur est critiqué pour avoir donné une note supérieure à une installation qui s’est révélée plus tard être insalubre. En 2007, la Peanut Corporation of America a sciemment distribué des produits d’arachide contaminés par Salmonella et a provoqué un rappel de plus de 4000 aliments différents, et a ainsi pris la vie de sept personnes et en rendant malades beaucoup d’autres. Bien que l’installation ait été très mal entretenue et a eu un problème grave de rongeurs, l’auditeur avait donné à l’entreprise une note supérieure plusieurs mois auparavant.

Les audits tierce partie souffrent clairement de sérieux inconvénients en matière de protection de la santé publique. Les auditeurs privés n’ont pas le pouvoir d’arrêter la production ou de procéder à un embargo ou de condamner des produits alimentaires ; cela ne peut être fait que par des agences chargées de la réglementation qui ont l’autorité juridique. En fait, les auditeurs n’ont aucune autorité juridique. En vertu du contrat, « l’audité » peut limiter la portée de l’audit, arrêter un audit, ou tout simplement l’annuler. Le vrai pouvoir dans le modèle tierce partie est détenu par l’acheteur. Si l’acheteur n’est pas satisfait des résultats de l’audit, l’acheteur peut annuler la commande ou positionner le fournisseur avec un statut provisoire. L’acheteur peut également choisir de ne pas faire affaire avec un fournisseur qui refuse d’être audité. Les acheteurs, cependant, exercent rarement ce pouvoir puisque les acheteurs ont généralement besoin d’avoir des produits et ont besoin d’autant de sources de produits que possible. Limiter la concurrence au fil du temps met l’acheteur dans une mauvaise position ; par conséquent, les questions de prix, de disponibilité et de qualité peuvent dépasser les scores de la sécurité des aliments. Il est bien connu dans l’industrie que les acheteurs de produits peuvent, et ils le font, aller à l’extérieur de la chaîne alimentaire approuvée chaque fois qu’ils sentent qu’ils doivent le faire.

Si l’auditeur trouve que le produit est sensible à la contamination, le meilleur qu’il ou elle puisse faire pour protéger la santé publique est de réduire le score d’un item dans la question de l’audit, réduisant ainsi le score de l’audit (par exemple, l’absence de validation correcte de la qualité sanitaire de la recirculation de l’eau dans une opération de lavage des produits et cela se traduira par une perte de plus 10 points sur les 1000 points disponibles). Moins fréquemment, un auditeur peut réellement voir un vrai problème de contamination, tels que du verre brisé en contact avec un aliment ou une contamination fécale. Dans ce cas, l’auditeur peut poser une question pertinente, et, si cette cause conduit à l’échec de l’audit (et très peu de questions le font), l’audit peut s’arrêter, mais seulement à la demande de l’entité auditée ; l’auditeur n’a pas la capacité d’arrêter l’audit.

Bien que l’auditeur puisse aviser immédiatement le cabinet d’audit de ces faits dangereux détectés, les résultats peuvent prendre plusieurs jours pour obtenir de l’acheteur le rapport. Dans l’intervalle, mais il serait illégal de le faire, l’audité peut ignorer les conclusions et continuer à vendre et à distribuer des produits contaminés.

Pour résumer, les auditeurs n’ont pas le pouvoir d’arrêter la production et un pouvoir très limité pour protéger la santé publique quand ils trouvent des produits contaminés ou des conditions qui mènent à cela.

Comme alternative, les auditeurs ne peuvent pas rendre compte de leurs conclusions aux autorités. Les règles de dénonciation selon la FDA ne protègent pas les auditeurs qui sont sous contrat de garder confidentielles les conclusions de l’audit. Ces ententes contractuelles empêchent un auditeur de signaler des aliments contaminés ou des conditions scandaleusement insalubres aux agents locaux de la santé publique, la FDA ou l’USDA, mais cela peut changer selon les règlements proposés par la FDA dans le cadre du Food Safety Modernization Act.

Actuellement, les auditeurs annoncent leurs visites, parfois des mois à l’avance. Les conditions qu’un auditeur peut trouver le jour de l’audit peuvent être très différentes des conditions maintenues habituellement,  ainsi les conclusions de l’audit peuvent être hautement tendancieuses. Les auditeurs expérimentés trouveront des signes révélateurs de négligence dans un établissement, mais d’autres problèmes graves peuvent être cachés temporairement. La fourniture d’un audit non annoncé est dans le protocole de certains organismes de certification, mais les audits inopinés se produisent rarement.

Contrairement à leurs homologues de la FDA, des auditeurs tierce partie ne font pas d’analyses ou de prélèvements. Les auditeurs doivent se fier aux analyses et aux prélèvements de l’entreprise afin de valider la plupart des règles essentielles d’hygiène. Les auditeurs peuvent être empêchés de prélever des échantillons de produits, de procéder à la vérification du nettoyage-désinfection par ATPmétrie, d’utiliser une sonde à pH ou à potentiel redox, un thermomètre ou une languette pour la mesure de la titration d’un produit chimique. Les données des analyses maison peuvent être imparfaites, mais l’auditeur n’a aucun moyen de vérifier cela, sauf à demander au moment de l’audit une démonstration. C’est un piètre substitut au lieu d’exécuter réellement l’analyse soi-même parce que les opérateurs ne suivent pas toujours les méthodes appropriées** et des défauts dans l’échantillonnage sont souvent détectés au cours des audits.

En particulier dans le contrôle des activités des produits frais, une information beaucoup plus scientifique est nécessaire pour renforcer les critères de l’audit. Dans le cas de Jensen Farms, par exemple, le tribunal a jugé que du chlore aurait dû être utilisé pour désinfecter les melons cantaloups. Cependant, la littérature scientifique ne soutient pas l’idée qu’une réduction significative de Listeria par un lavage au chlore une fois que le micro-organisme est attaché au fruit. Les lignes directrices de la FDA au moment de cette éclosion n’exigeaient pas spécifiquement l’utilisation du chlore lors d’une utilisation unique de l’eau potable utilisée pour laver et refroidir les melons cantaloups. Le référentiel d’audit utilisé par le cabinet d’audit n’avait pas non plus besoin spécifiquement l’utilisation d’un désinfectant comme le chlore pour désinfecter l’eau pour un usage unique. L’incertitude scientifique sur des règles essentielles d’hygiène et l’évolution des points de vue sur la nécessité de contrôles rend le processus d’évaluation volatile et beaucoup plus d’information scientifique pratique et solide est grandement nécessaire.

Les équipements utilisés dans la plupart des environnements de transformation alimentaire (opérations qui touchent la production, ou autrement dit modifient la forme de produits crus) doit répondre à des règles de conception bien établies pour le nettoyage et la désinfection. Des organismes de normalisation indépendants tels que UL et NSF (sans oublier EHEDG en Europe –aa) établissent généralement des critères de conception pour les équipements de transformation des aliments dans les industries réglementées, mais ces certifications font défaut dans les opérations de conditionnement des fruits et légumes entiers frais. Chez Jensen Farms, l’équipement de conditionnement utilisé n’a pas eu à répondre à l’approbation préalable par un organisme reconnu, mais la FDA a conclu que l’état du convoyeur* de la ligne de conditionnement a été un facteur contributif important de l’éclosion. Un auditeur est dans une position difficile pour prendre une décision sur l’acceptabilité d’une variété d’équipements dans une grande variété de conditions d’utilisation, sans l’aide de ces certifications ou d’agences approbation préalable.

Les installations production actuellement n’ont pas besoin de répondre à un processus d’approbation préalable pour leur construction physique. Lors de l’éclosion de Jensen Farms, le défaut de s’acquitter correctement et de maîriser les eaux usées a été jugée significative par la FDA, tout comme l’état des sols, mais nous n’avons pas de lignes directrices publiées pour la construction de l’installation elle-même. Compte tenu de la grande diversité des lieux et la variété des exploitations de production en général, l’absence d’un code de construction formelle est un obstacle majeur à un audit efficace.

L’examen des résultats de laboratoire renforce considérablement la validité de l’audit, mais seulement lorsque les résultats sont exacts et vérifiables et que les méthodes d’échantillonnage et les résultats sont exempts de biais. Malheureusement, la façon dont le référentiel utilisé est interprété, les essais sur les équipements sont facultatifs. S’il y avait une chose qui aurait alerté l’opération d’un danger, cela aurait été un résultat positif à Listeria dans l’équipement ou un prélèvement de l’environnement. Si les investigateurs peuvent retrouver l’agent après dans les aliments, il est logique, en particulier avec des produits ayant un potentiel connu pour provoquer des maladies, que les résultats des analyses des produits et de l’environnement soient essentiels pour une évaluation du véritable niveau de sécurité sanitaire d’une entreprise. Ceci est un autre domaine qui nécessite un renforcement significatif.

Alors que les entreprises d’audit sont à juste titre porté sur le processus, leurs auditeurs le suivent dans la réalisation d’un audit, mais il est clair que les résultats de l’audit manquent souvent de substance. Il est également clair que les auditeurs ne sont pas entièrement capables de détecter des opérations non sûres avec la façon dont les audits sont réalisés maintenant, et ils sont totalement inefficaces pour arrêter ces opérations, même quand ils observent une contamination grave des produits.

Parce que le tribunal dans l’affaire Jensen Farms a trouvé que les auditeurs avaient une responsabilité légale et morale de protéger la santé publique, les sociétés d’audit et l’industrie alimentaire dans leur ensemble doivent répondre à ces faiblesses fondamentales et résoudre le problème des auditeurs qui sont responsables de la protection de la santé publique sans l’autorité légale de le faire.

© Food Safety News

* Ne pas hésiter à se séparer d’un convoyeur qui reste toujours positif après nettoyage-désinfection.

**J’ai le souvenir lors d’un autocontrôle de la température de barquettes de produits frais râpés avoir vu une opératrice mettre un tiret systématiquement devant la température qu’elle notait soigneusement sur la feuille d’enregistrement. Après un certain temps, on a interprété les résultats comme n’étant pas, par exemple, +2°C, mais -2°C …

La FSA enquête actuellement sur des abattoirs de volailles du Royaume-Uni

25
juil
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Classé dans Audit, Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

chicken.campy_.vaccine« Une investigation de la FSA dans des abattoirs de volailles », source Food Standards Agency (FSA) du 25 juillet 2014. C’est la confirmation de ce qui était annoncé dans l’article, Les abattoirs britanniques sous le feu des projecteurs suite aux révélations du Guardian.

La FSA a suivi les éléments de preuve mis en évidence par l’enquête du Guardian dans les sites de 2 Sisters à Anglesey et Scunthorpe.

Cela comprend l’examen des vidéos et des photographies de trois incidents spécifiques dans les usines et la vérification de cela avec nos propres dossiers. Nous sommes convaincus que les problèmes spécifiques aux sites ont été traités de manière appropriée par l’entreprise à l’époque et ne présentaient pas un risque pour la sécurité des aliments.

Toutefois, l’enquête du Guardian a mis en évidence des préoccupations plus larges sur les pratiques dans les usines, avec des poulets qui sont tombés au sol puis remis sur les lignes de production. Compte tenu de ces allégations, nous menons des audits et des enquêtes sur les sites. C’est en cours actuellement (vendredi) et les résultats seront publiés en temps voulu.

Nous réitérons nos conseils pour les consommateurs que Campylobacter peut être présent sur les poulets, même lorsque les normes les plus élevées d’élevage et de transformation sont suivies. Les consommateurs devraient suivre les bonnes pratiques d’hygiène à la maison, en ne lavant pas le poulet cru, pour minimiser les risques. Nous continuons à travailler avec l’industrie pour s’assurer que des mesures sont prises pour réduire les taux de Campylobacter sur les poulets vendus ou servis au Royaume-Uni.

A suivre …

Etats-Unis : Des audits tierce partie favorables dans des exploitation agricole liées plus tard à des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire

25
juil
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« Des audits tierce partie ont réalisé des revues de la sécurité des aliments favorables dans des exploitations agricoles liées plus tard à des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire », source Food Safety News du 25 juillet 2014.

L’audit tierce partie, qui a passé en revue Jensen Farms, quelques semaines avant que ses melons cantaloups ne provoquent une éclosion mortelle de listériose en 2011, a également donné un audit positif à une exploitation qui a livré de la laitue romaine impliquée dans une plus récente éclosion à E. coli dans les salades de marque Trader Joe’s, selon des documents obtenus par Food Safety News.

?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????PrimusLabs basé en Californie a donné un score de plus de 95% à Ratto Bros. à Modesto, en Californie, le 8 août 2013. Deux mois plus tard, en octobre 2013, au moins 33 personnes sont tombées malades à cause de E. coli O157:H7 dans un foyer de cas d’infection qui impliquait comme source la plus probable de la contamination, de laitues romaine distribuées par Ratto Bros., cultivées par Lake Bottom Farms et vendues par Trader Joe’s et Walgreen.

Après l’éclosion à E. coli,des agents du California Department of Health ont visité Ratto Bros. et ont prélevé des échantillons environnementaux. Cinq prélèvements sur 44 ont été testés positifs pour E. coli, bien que les prélèvements ne soient en conformité génétique avec la souche de l’éclosion et n’ont pas été prises à la ferme.

PrimusLabs a au départ donné à Ratto Bros. un score de 95,91 sur 100 pour le management de la sécurité des aliments et les bonnes pratiques agricoles. La ferme a perdu des points pour avoir une présence d’animaux sur un ranch en l’occurrence des oiseaux, ainsi que des chiens sur un terrain adjacent et une source d’eau, un canal, qui était accessible aux animaux.

A la suite de cela, Ratto Bros. a eu la possibilité d’une action corrective et PrimusLabs a amélioré leur score à 99,32, le seul problème restant étant que les animaux avaient encore techniquement l’accès au canal, malgré le fait que la ferme ait pris un certain nombre d’autres mesures pour prévenir la contamination de l’eau du canal .

PrimusLabs avait donné un score aussi élevé à Jensen Farms à l’été 2011, quelques semaines avant que des consommateurs ne commencent à tomber malade en août 2011 avec des infections à Listeria liées aux melons cantaloups cultivés dans l’exploitation agricole. Au moins 146 personnes avaient été malades et 33 sont décédés de leur infection.

On lira aussi l’article très instructif de Bill Marler, Primus Linked Again to a Great Audit and a Foodborne Illness Outbreak (Primus lié de nouveau à un super audit et à une éclosion de maladies d’origine alimentaire).

Les abattoirs britanniques sous le feu des projecteurs suite aux révélations du Guardian

25
juil
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Classé dans Audit, Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

The Guardian du 24 juillet 2014 rapporte que « La Food Standards Agency va enquêter dans les abattoirs de volailles ».

La Food Standards Agency va enquêter sur les règles d’hygiène dans des usines de transformation de poulets, après qu’une enquête du Guardian ait découvert une série de défauts hygiène dans l’industrie.

campy_freeL’agence a confirmé qu’elle enquêtait sur les allégations formulées par des dénonciateurs au Guardian concernant les règles d’hygiène dans des usines relatives à la propagation de Campylobacter, la bactérie la plus fréquente responsable d’intoxication alimentaire au Royaume-Uni.

Les Travaillistes ont accusé le gouvernement de présider un autre scandale alimentaire. Monsieur Huw Irranca-Davies, ministre de l’agriculture dans le shadow cabinet, a déclaré : « Ce sont des accusations graves de malversations dans le secteur de l’abattage et de la transformation des volailles … S’il est constaté que les consommateurs ont été mis en danger, nous nous attendons à ce qu’une action rapide et forte soit prise pour rétablir la confiance du public, y compris par des mesures contre les individus et les entreprises le cas échéant. »

L’enquête du Guardian a découvert une série de manquements présumés en matière d’hygiène dans l’industrie de la volaille, incitant les trois principaux supermarchés Tesco, Sainsbury et Marks & Spencer, à lancer leurs propres enquêtes mercredi. Des vidéos cachées, des preuves photographiques et informatiques des dénonciateurs ont révélé comment les règles strictes d’hygiène de l’industrie pour prévenir la contamination du poulet par Campylobacter, bactérie potentiellement mortelle, ont pu être bafouées dans des sites et des élevages. (…)

Les cinq mois d’investigation du Guardian ont révélé une série de défaillances en matière d’hygiène dans l’industrie du poulet. Les allégations ont été faites contre deux des plus importants transformateurs de volailles au Royaume-Uni, 2 Sisters Food Group et Faccenda. Cela concerne deux usines appartenant à 2 Sisters qui fournissent du poulet réfrigéré et du poulet prêt à être consommé à Tesco, Asda, Sainsbury, Aldi, M&S, KFC et aux élevages et un abattoir appartenant à Faccenda, qui fournit Asda et Nando’s.

Une vidéo est aussi présente dans l’article du Guardian ici.

Un communiqué du 24 juillet 2014 de 2 Sisters explique « Notre rôle dans la volaille au Royaume-Uni ». Nous avons indiqué dans notre communiqué d’hier que notre héritage est ancré dans le secteur de la volaille et nous sommes extrêmement fiers de cet héritage et de notre excellente réputation en tant que transformateur de volailles. À la lumière de l’enquête du Guardian d’hier, nous comprenons la préoccupation que des consommateurs peuvent avoir lorsqu’ils sont confrontés à des images et à des informations sans être conscients d’une image plus complète, ou même sans connaissance de l’excellent travail que nos collègues font chaque jour. Nous exposons aujourd’hui les mesures que nous prenons pour nous assurer que nous restons un partenaire de confiance de nos clients et le consommateur final.

  • Combattre Campylobacter
  • Travailler avec nos clients
  • Engagement de formation
  • Renforcer l’excellence en matière d’hygiène
  • Soutien des parties prenantes comme la Food Standards Agency (FSA) et le British Poultry Council (BPC)

Communiqué du 23 juillet de 2 Sisters en réponse aux allégations graves concernant les opérations 2 Sisters Food Group au Royaume-Uni à la suite de l’article du Guardian, « Révélations, le sale secret sale de l’industrie de la volaille en Grande-Bretagne », publié le 23 Juillet 2014 par Felicity Lawrence.

Les allégations au sujet de nos sites de transformation de Scunthorpe et de Llangefni faites dans l’article ci-dessus au sujet de notre entreprise et de notre management de Campylobacter sont fausses, trompeuses et inexactes. Il n’y a pas de contamination par Campylobacter ou de problèmes dans nos sites, comme l’ont confirmé des audits externes indépendants multiples et nos propres tests rigoureux.
Nous rejetons fermement et nous nous défendons contre ces allégations. (…)
À ce jour, nous avons seulement fourni peu de détails sur les prétendues preuves que le Guardian prétend posséder. Cependant, notre réponse détaillée répond aussi pleinement que possible à ce stade, les allégations spécifiques qui sont faites.

Commentaires : Les audits tierce partie vont-ils être remis en cause ?

Le scandale de la viande chinoise, les entreprises de fast food mais aussi le rôle des audits tierce partie

23
juil
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

imgres-1Une suite à l’article récent sur Des questions sur la sécurité sanitaire de la viande et de la volaille dans des chaînes de restauration rapide en Chine, on apprend que Les non conformités liées à la sécurité des aliments chez Shanghai Husi Food Co Ltd, un fournisseur des marques mondiales comme McDonald’s Corp. et Yum Brands Inc., étaient conduites par la société et il ne s’agissait pas d’actes individuels, selon l’agence de nouvelles officielles Xinhua, citant la FDA de Shanghai.

imgresMcDonald’s et KFC filiale de Yum avec un certain nombre d’autres marques mondiales, ont été entraîné dans un scandale de la sécurité des aliments en Chine après qu’il est apparu que Shanghai Husi Food, une unité de la société américaine OSI Group LLC, a fourni de la viande périmée aux clients.

« Nous avons découvert que certains des comportements illégaux de la société n’était pas le comportement d’individus, mais plutôt un arrangement organisé par la société », a déclaré l’administrateur général de Food and Drug Administration de Shanghai, Gu Zhenhua, selon un article de Xinhua mardi soir.

OSI a dit qu’il était « consterné » et enquêtait sur l’affaire après qu’un reportage de la télévision a montré du personnel de son usine de Shanghai utilisant de la viande périmée et ramassant la viande tombée au sol pour l’ajouter au mélange.

Par ailleurs, selon Reuters, Le PDG de McDonald‘s s’est dit « un peu déçu » par le rapport d’audit de l’usine de viande de Chine, car l’usine de Shanghai Husi Food Co Ltd, un fournisseur en Chine, a été fermé cette semaine après qu’un reportage de la télévision ait montré des employés avec de mauvaises pratiques de manipulation de la viande, a dit de PDG, Don Thompson mardi.

Le scandale a également pris au piège d’autres clients de Shanghai Husi, dont KFC, filiale de Yum Brands Inc. et Burger King Worldwide Inc.

De nombreux opérateurs et les distributeurs aux États-Unis s’appuient sur des auditeurs tierce partie pour vérifier si leurs fournisseurs se conforment aux règles de sécurité des aliments et d’autres règlements. Il n’est pas rare pour les fournisseurs au centre de scandales de sécurité des aliments à avoir reçu des notes élevées à la suite des audits.

McDonald n’a pas commenté immédiatement le calendrier d’audits de Shanghai Husi ou le nom du cabinet d’audit qui a visité l’usine aujourd’hui controversée en son nom.

Shanghai Husi, une unité du groupe OSI basé dans l’Illinois, fournit les restaurants McDonald’s en Chine depuis le début des années 1990, selon un porte-parole aux États-Unis de la société de fast-food.