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Articles de la catégorie 'Audit'

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Etats-Unis : Des audits tierce partie favorables dans des exploitation agricole liées plus tard à des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire

25
juil
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Des audits tierce partie ont réalisé des revues de la sécurité des aliments favorables dans des exploitations agricoles liées plus tard à des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire », source Food Safety News du 25 juillet 2014.

L’audit tierce partie, qui a passé en revue Jensen Farms, quelques semaines avant que ses melons cantaloups ne provoquent une éclosion mortelle de listériose en 2011, a également donné un audit positif à une exploitation qui a livré de la laitue romaine impliquée dans une plus récente éclosion à E. coli dans les salades de marque Trader Joe’s, selon des documents obtenus par Food Safety News.

?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????PrimusLabs basé en Californie a donné un score de plus de 95% à Ratto Bros. à Modesto, en Californie, le 8 août 2013. Deux mois plus tard, en octobre 2013, au moins 33 personnes sont tombées malades à cause de E. coli O157:H7 dans un foyer de cas d’infection qui impliquait comme source la plus probable de la contamination, de laitues romaine distribuées par Ratto Bros., cultivées par Lake Bottom Farms et vendues par Trader Joe’s et Walgreen.

Après l’éclosion à E. coli,des agents du California Department of Health ont visité Ratto Bros. et ont prélevé des échantillons environnementaux. Cinq prélèvements sur 44 ont été testés positifs pour E. coli, bien que les prélèvements ne soient en conformité génétique avec la souche de l’éclosion et n’ont pas été prises à la ferme.

PrimusLabs a au départ donné à Ratto Bros. un score de 95,91 sur 100 pour le management de la sécurité des aliments et les bonnes pratiques agricoles. La ferme a perdu des points pour avoir une présence d’animaux sur un ranch en l’occurrence des oiseaux, ainsi que des chiens sur un terrain adjacent et une source d’eau, un canal, qui était accessible aux animaux.

A la suite de cela, Ratto Bros. a eu la possibilité d’une action corrective et PrimusLabs a amélioré leur score à 99,32, le seul problème restant étant que les animaux avaient encore techniquement l’accès au canal, malgré le fait que la ferme ait pris un certain nombre d’autres mesures pour prévenir la contamination de l’eau du canal .

PrimusLabs avait donné un score aussi élevé à Jensen Farms à l’été 2011, quelques semaines avant que des consommateurs ne commencent à tomber malade en août 2011 avec des infections à Listeria liées aux melons cantaloups cultivés dans l’exploitation agricole. Au moins 146 personnes avaient été malades et 33 sont décédés de leur infection.

On lira aussi l’article très instructif de Bill Marler, Primus Linked Again to a Great Audit and a Foodborne Illness Outbreak (Primus lié de nouveau à un super audit et à une éclosion de maladies d’origine alimentaire).

Les abattoirs britanniques sous le feu des projecteurs suite aux révélations du Guardian

25
juil
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Classé dans Audit, Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

The Guardian du 24 juillet 2014 rapporte que « La Food Standards Agency va enquêter dans les abattoirs de volailles ».

La Food Standards Agency va enquêter sur les règles d’hygiène dans des usines de transformation de poulets, après qu’une enquête du Guardian ait découvert une série de défauts hygiène dans l’industrie.

campy_freeL’agence a confirmé qu’elle enquêtait sur les allégations formulées par des dénonciateurs au Guardian concernant les règles d’hygiène dans des usines relatives à la propagation de Campylobacter, la bactérie la plus fréquente responsable d’intoxication alimentaire au Royaume-Uni.

Les Travaillistes ont accusé le gouvernement de présider un autre scandale alimentaire. Monsieur Huw Irranca-Davies, ministre de l’agriculture dans le shadow cabinet, a déclaré : « Ce sont des accusations graves de malversations dans le secteur de l’abattage et de la transformation des volailles … S’il est constaté que les consommateurs ont été mis en danger, nous nous attendons à ce qu’une action rapide et forte soit prise pour rétablir la confiance du public, y compris par des mesures contre les individus et les entreprises le cas échéant. »

L’enquête du Guardian a découvert une série de manquements présumés en matière d’hygiène dans l’industrie de la volaille, incitant les trois principaux supermarchés Tesco, Sainsbury et Marks & Spencer, à lancer leurs propres enquêtes mercredi. Des vidéos cachées, des preuves photographiques et informatiques des dénonciateurs ont révélé comment les règles strictes d’hygiène de l’industrie pour prévenir la contamination du poulet par Campylobacter, bactérie potentiellement mortelle, ont pu être bafouées dans des sites et des élevages. (…)

Les cinq mois d’investigation du Guardian ont révélé une série de défaillances en matière d’hygiène dans l’industrie du poulet. Les allégations ont été faites contre deux des plus importants transformateurs de volailles au Royaume-Uni, 2 Sisters Food Group et Faccenda. Cela concerne deux usines appartenant à 2 Sisters qui fournissent du poulet réfrigéré et du poulet prêt à être consommé à Tesco, Asda, Sainsbury, Aldi, M&S, KFC et aux élevages et un abattoir appartenant à Faccenda, qui fournit Asda et Nando’s.

Une vidéo est aussi présente dans l’article du Guardian ici.

Un communiqué du 24 juillet 2014 de 2 Sisters explique « Notre rôle dans la volaille au Royaume-Uni ». Nous avons indiqué dans notre communiqué d’hier que notre héritage est ancré dans le secteur de la volaille et nous sommes extrêmement fiers de cet héritage et de notre excellente réputation en tant que transformateur de volailles. À la lumière de l’enquête du Guardian d’hier, nous comprenons la préoccupation que des consommateurs peuvent avoir lorsqu’ils sont confrontés à des images et à des informations sans être conscients d’une image plus complète, ou même sans connaissance de l’excellent travail que nos collègues font chaque jour. Nous exposons aujourd’hui les mesures que nous prenons pour nous assurer que nous restons un partenaire de confiance de nos clients et le consommateur final.

  • Combattre Campylobacter
  • Travailler avec nos clients
  • Engagement de formation
  • Renforcer l’excellence en matière d’hygiène
  • Soutien des parties prenantes comme la Food Standards Agency (FSA) et le British Poultry Council (BPC)

Communiqué du 23 juillet de 2 Sisters en réponse aux allégations graves concernant les opérations 2 Sisters Food Group au Royaume-Uni à la suite de l’article du Guardian, « Révélations, le sale secret sale de l’industrie de la volaille en Grande-Bretagne », publié le 23 Juillet 2014 par Felicity Lawrence.

Les allégations au sujet de nos sites de transformation de Scunthorpe et de Llangefni faites dans l’article ci-dessus au sujet de notre entreprise et de notre management de Campylobacter sont fausses, trompeuses et inexactes. Il n’y a pas de contamination par Campylobacter ou de problèmes dans nos sites, comme l’ont confirmé des audits externes indépendants multiples et nos propres tests rigoureux.
Nous rejetons fermement et nous nous défendons contre ces allégations. (…)
À ce jour, nous avons seulement fourni peu de détails sur les prétendues preuves que le Guardian prétend posséder. Cependant, notre réponse détaillée répond aussi pleinement que possible à ce stade, les allégations spécifiques qui sont faites.

Commentaires : Les audits tierce partie vont-ils être remis en cause ?

Le scandale de la viande chinoise, les entreprises de fast food mais aussi le rôle des audits tierce partie

23
juil
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

imgres-1Une suite à l’article récent sur Des questions sur la sécurité sanitaire de la viande et de la volaille dans des chaînes de restauration rapide en Chine, on apprend que Les non conformités liées à la sécurité des aliments chez Shanghai Husi Food Co Ltd, un fournisseur des marques mondiales comme McDonald’s Corp. et Yum Brands Inc., étaient conduites par la société et il ne s’agissait pas d’actes individuels, selon l’agence de nouvelles officielles Xinhua, citant la FDA de Shanghai.

imgresMcDonald’s et KFC filiale de Yum avec un certain nombre d’autres marques mondiales, ont été entraîné dans un scandale de la sécurité des aliments en Chine après qu’il est apparu que Shanghai Husi Food, une unité de la société américaine OSI Group LLC, a fourni de la viande périmée aux clients.

« Nous avons découvert que certains des comportements illégaux de la société n’était pas le comportement d’individus, mais plutôt un arrangement organisé par la société », a déclaré l’administrateur général de Food and Drug Administration de Shanghai, Gu Zhenhua, selon un article de Xinhua mardi soir.

OSI a dit qu’il était « consterné » et enquêtait sur l’affaire après qu’un reportage de la télévision a montré du personnel de son usine de Shanghai utilisant de la viande périmée et ramassant la viande tombée au sol pour l’ajouter au mélange.

Par ailleurs, selon Reuters, Le PDG de McDonald‘s s’est dit « un peu déçu » par le rapport d’audit de l’usine de viande de Chine, car l’usine de Shanghai Husi Food Co Ltd, un fournisseur en Chine, a été fermé cette semaine après qu’un reportage de la télévision ait montré des employés avec de mauvaises pratiques de manipulation de la viande, a dit de PDG, Don Thompson mardi.

Le scandale a également pris au piège d’autres clients de Shanghai Husi, dont KFC, filiale de Yum Brands Inc. et Burger King Worldwide Inc.

De nombreux opérateurs et les distributeurs aux États-Unis s’appuient sur des auditeurs tierce partie pour vérifier si leurs fournisseurs se conforment aux règles de sécurité des aliments et d’autres règlements. Il n’est pas rare pour les fournisseurs au centre de scandales de sécurité des aliments à avoir reçu des notes élevées à la suite des audits.

McDonald n’a pas commenté immédiatement le calendrier d’audits de Shanghai Husi ou le nom du cabinet d’audit qui a visité l’usine aujourd’hui controversée en son nom.

Shanghai Husi, une unité du groupe OSI basé dans l’Illinois, fournit les restaurants McDonald’s en Chine depuis le début des années 1990, selon un porte-parole aux États-Unis de la société de fast-food. 

Questions après le rappel de saucissons secs suite à la détection de morceaux de verre dans le produit

23
juil
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Classé dans Audit, Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

Habituellement, c’est la DGCCRF qui se charge de diffuser les communiqués des rappels concernant les allergènes non mentionnés sur l’étiquetage et les bris divers ou les corps étrangers retrouvés dans des aliments. Cette fois-ci, c’est le ministère de l‘agriculture qui s’y colle, peut-être que cela va/doit augurer une nouvelle politique plus systématique et plus rapide d’information des consommateurs sur les rappels, l’avenir nous le dira …

saint-azay-saucisson-224x300Quoi qu’il en soit, le ministère de l’agriculture communique le 23 juillet 2014 sur le « rappel de produits « Spécialité de saucisson sec » par la société Salaisons du Maconnais ».

Le 23 juillet 2014, suite à la détection de morceaux de verre dans le produit « Spécialité de saucisson sec », la société Salaisons du Maconnais (marque sanitaire FR 71.350.001 CE) procède au rappel des produits suivants :
Spécialité de saucisson sec 200 g de marque PLAISIR DES DUCS
- numéros de lots : 4139006001, 4139006002, 4139006003, 4139006004,
4139006007, 4139006009 ;
- Date limite d’utilisation (DLUO) : 09/09/2014, 14/09/2014, 22/09/2014 ;
commercialisés dans les 7 magasins suivants : Carrefour Antibes (06), Novo viande Saint Maximin (60), Carrefour Crêche sur Saône (71), Valmont Primeur La Ville du Bois (91), Intermarché Vert Le Petit (91), AD Prim’s Neuilly (93), Géant Casino Cayenne (97).
Spécialité de Saucisson sec 200 g de marque SAINT AZAY MARQUE REPERE
- numéros de lots : 4139006005, 4139006006, 4139006008 ;
- Date limite d’utilisation (DLUO) : 10/09/2014, 11/09/2014, 14/09/2014 ;
commercialisés dans les magasins de l’enseigne E. Leclerc.
Ces produits ont tous été commercialisés entre le 12/06/2014 et le 22/07/2014.
Les magasins concernés signalent ce rappel via une affichette.
L’ensemble des lots a été retiré de la commercialisation. Certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait.
En raison du risque d’ingestion de morceaux de verre, par précaution il est donc recommandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant aux lots décrits ci-dessus de ne pas les consommer et de les détruire, ou de se les faire rembourser.

L’entreprise, selon son site Internet, a eu une certification renouvelée en niveau supérieur en décembre 2013, selon IFS version 6. Les lecteurs de ce blog savent que je ne suis pas fan du tout des certifications privées, mais puisque l’entreprise est certifiée selon le référentiel IFS version 6, elle pourra donc méditer sur les points suivants :

  • 4.9.5.4 Dans les zones où des produits nus sont manipulés, les fenêtres doivent être protégées contre le bris de verre
  • 4.9.7.2 Tous les équipements d’éclairage doivent être protégés par une protection anti-éclatement et doivent être conçus de façon à minimiser le risque de bris de verre.
  • 4.12.1 KO n° 6 : Sur la base d’une analyse des dangers et d’une évaluation des risques associés, des procédures doivent être en place pour éviter la contamination par des corps étrangers. Les produits contaminés doivent être traités comme des produits non conformes.
  • 4.12.7 Dans toutes les zones, par exemple dans les zones de manipulation des matières premières, de fabrication, d’emballage et de stockage, lorsque l’analyse des dangers et l’évaluation des risques associés ont identifié une contamination potentielle du produit, la présence de verre et d’objets potentiellement blessants doit être exclue. Lorsque cette présence ne peut être évitée, des mesures appropriées doivent être mises en œuvre pour les protéger contre le bris.
  • 4.12.8 Tous les objets fixes en verre ou contenant du verre ou potentiellement blessants, présents dans des zones de manipulation des matières premières, de fabrication, d’emballage et de stockage doivent être enregistrés dans un registre spécifique, avec des détails concernant leur emplacement exact. Une vérification de l’état et de l’intégrité de ces objets doit être régulièrement effectuée et enregistrée. La fréquence de cette vérification doit être justifiée par des documents.
  • 4.12.9 Tous les bris de verre et d’objets potentiellement blessants doivent être enregistrés. Les exceptions doivent être justifiées et documentées.
  • 4.12.10 Des procédures décrivant les mesures à prendre en cas de bris de verre et/ou d’objets potentiellement blessants doivent être en place. Ces mesures doivent comprendre l’identification des produits à isoler, la désignation du personnel autorisé, le nettoyage de l’environnement de production et la validation du redémarrage de la ligne de production.

En conclusion, vu le nombre d’items concernant le verre dans ce réferentiel, je me demande si le ou les auditeurs qui ont délivré la note supérieure ont fait sérieusement leur travail dans cette entreprise …

A noter un communiqué de E. Leclerc, mais pas encore de Carrefour, Intermarché et tutti quanti

Santé des végétaux : Foyer à Xylella fastidiosa en Italie et dommages pour les oliviers

18
juil
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Réglementation, Union Européenne.

« Santé des végétaux : Foyer à Xylella fastidiosa en Italie et dommages pour les oliviers ». Il s’agit d’un article de Cesare Varallo paru le 17 juillet 2014 sur son blog Food law latest.

olive_trees_on_thassosXylella fastidiosa, bactérie de la famille des Gamma-protéobacteries, est un important pathogène des végétaux qui cause la maladie de la cloque du pêcher dans le sud des Etats-Unis, des brûlures foliaires bactériennes des lauriers roses et la maladie de Pierce et la chlorose panachée des agrumes (CVC ou citrus variegated chlorosis) au Brésil.

Récemment découverte pour la première fois sur les territoires de l’UE, la souche de Xylella fastidiosa identifiée en Italie (province de Lecce dans les Pouilles) s’attaque principalement aux oliviers, qui montrent un dessèchement des feuilles et des symptômes de déclin rapide sur les oliviers, conduisant dans les cas les plus graves à la mort des arbres. La culture de l’olivier est très répandue dans la région méditerranéenne et est vitale pour l’économie rurale, le patrimoine local et l’environnement.

Sur novembre 2013, l’EFSA a fourni un avis urgent à la Commission, indiquant que :

Transmis par certains types d’insectes piqueurs se nourrissant du xylème, la bactérieX. fastidiosaa été identifiée dans le foyer actuel de la maladie qui a touché 8000 hectares d’oliviers dans la région des Pouilles, dans le sud de l’Italie. Les bactéries peuvent être présentes sur une très large gamme de plantes hôtes, notamment les amandiers, les pêchers, les pruniers, les abricotiers, les vignes, les agrumes, les caféiers et les oliviers, le tournesol ainsi que sur le chêne, l’orme et  le Ginkgo. Il est important de noter que les végétaux peuvent être porteurs de la  bactérie sans présenter de signe de maladie.X. fastidiosa est réglementée comme un organisme nuisible dans l’Union européenne (UE) ; par conséquent son introduction et sa diffusion dans tous les États membres sont interdites.

Au vu du foyer actuel d’infection, la Commission européenne a demandé à l’EFSA de formuler un avis scientifique urgent dans lequel elle a été invitée à dresser une liste des plantes hôtes connues, à identifier les différentes voies par lesquelles les espèces végétales infectées et les insectes porteurs pourraient s’introduire  dans l’UE, et à identifier et évaluer les mesures préventives possibles.

Les experts en santé des plantes de l’EFSA ont conclu queX. fastidiosapouvait être présente sur un éventail très large de plantes hôtes connues dans l’UE, y compris des plantes cultivées pour la production agricole mais aussi des espèces sauvages indigènes communes en Europe. En outre, il existe un grand nombre d’espèces qui pourraient être infectées par la bactérie mais qui n’y ont jamais été exposées ; il est par conséquent difficile d’établir la probabilité de son impact. De façon importante, les insectes piqueurs se nourrissant de xylème présents dans l’UE et qui pourraient être potentiellement porteurs de la maladie sont susceptibles d’avoir différents  modèles et habitudes alimentaires.

Le seul moyen naturel de propagation de X. fastidiosa étant ces insectes piqueurs suceurs qui ne peuvent généralement voler que sur de courtes distances allant jusqu’à 100 mètres, la  circulation de plants infectés destinés à la plantation constitue le moyen le plus efficace par lequel X. fastidiosa se propage sur de longues distances. Le transport d’insectes porteurs de la bactérie dans des chargements et des envois de plantes a également été identifié comme constituant une source de préoccupation. 

La principale source de X. fastidiosa dans l’UE est donc le commerce et la circulation subséquente de plants destinés à la plantation. D’autres sources potentielles d’infection ont été évaluées, notamment les fruits, le bois, les fleurs coupées, les semences et le feuillage ornemental. Cependant, le risque qu’ils puissent constituer une voie d’introduction potentielle de la bactérie a été considéré comme négligeable ou faible.

Il n’existe aucune trace d’éradication réussie de X. fastidiosaune fois que la bactérie s’est implantée à l’extérieur. L’EFSA recommande dès lors que les stratégies de prévention destinées à contenir les foyers d’infection soient axées sur les deux voies principales d’infection (plants destinés à la plantation et insectes infectieux dans les expéditions de végétaux) et soient fondées sur une approche systémique intégrée.

Suite à cette évaluation rapide, le groupe scientifique sur la santé des plantes de l’EFSA effectuera une évaluation globale du risque posé par cette bactérie Xylella fastidiosa pour les cultures et les plantes de l’UE. En février 2014, en urgence, l’Union européenne a adopté la Décision d’exécution de la Commission du 13 février 2014 concernant des mesures visant à empêcher la propagation dans l’Union de Xylella fastidiosa (Décision 2014/87/EU).

Les mesures comprennent des conditions relatives à l’importation et au mouvement des plantes particulières qui accueillent ou sont susceptibles d’accueillir cette bactérie, son identification en temps opportun dans les zones touchées ainsi que son éradication. Elles incluent des obligations de notifier tout foyer, des enquêtes officielles annuelles, la délimitation des zones infectées, l’échantillonnage, les analyses et la surveillance, et l’enlèvement et la destruction des plantes infectées.

Ci-après vous retrouverez des extraits du rapport de l’Office Alimentaire et Vétérinaire (qui vient de paraître) d’un audit effectué en Italie du 10 au 14 février 2014, concernant la situation. Les résultats ne sont pas très positifs et l’équipe d’audit a émis 10 recommandations aux autorités compétentes :

L’objectif de l’audit était d’évaluer la situation et les contrôles officiels sur Xylella fastidiosa (Well et Raju) (ci-après « Xf »). Cet organisme est répertorié comme un organisme nuisible à l’annexe I, section A, partie I de la directive 2000/29/CE du Conseil, ce qui signifie qu’il n’est pas présent dans l’UE et s’il est trouvé, les États membres doivent l’éradiquer, ou si c’est pas possible, arrêter sa propagation.

L’organisme a été identifié dans la province de Lecce dans la région des Pouilles en Italie en octobre 2013. En tant qu’organisme nuisible, il a causé un effet dévastateur dans les oliveraies sur une zone importante à Lecce. Compte tenu de la gravité de cet organisme et le risque potentiel pour l’UE, cet audit a été ajouté au programme d’audits l’OAV prévus en 2014.

L’audit a révélé que les autorités compétentes ont pris des mesures importantes depuis les travaux sur la nouvelle souche de Xf (souche Salento) dans la province de Lecce, en octobre 2013. Conformément à la législation régionale, adoptée en 2013, des mesures sont en place établissant la création de conditions pour la production et la circulation des végétaux destinés à la plantation dans les pépinières situées dans la province de Lecce. Une enquête étendue de l’activité est toujours en cours afin de délimiter la propagation de la maladie dans la province et définir des zones infectées et les zones tampons. Cependant, des parties importantes de l’enquête n’ont pas été effectuées dans la période la plus favorable de l’année. L’enquête est prévue pour être achevée fin mars 2014.

Aucune éradication ou mesures de confinement n’ont été prises et la maladie s’est propagée très rapidement. Les arbres malades sont laissés sur place, agissant comme un réservoir d’infection. Si aucune mesure n’est prise, la propagation rapide de la maladie doit donc être prévue.

Le test ELISA pour les espèces végétales autres que l’olive n’est pas encore totalement fiable. En outre, les tests sur des matières ligneuses dormantes (par exemple Vitis) au cours de l’hiver et la taille limitée des prélèvements utilisés affectent également la fiabilité du test. Dans ces circonstances, il existe un risque d’obtention de résultats faussement négatifs. Par ailleurs, les autorités ne peuvent pas dire à coup sûr que les plantes inscrites aux annexes de la décision 2014/87/UE soient effectivement exemptes de Xf avant de permettre leur circulation dans l’Union européenne.

Cela représente un risque potentiel de propagation de l’organisme à d’autres parties de l’Italie et d’autres États membres. Bien qu’un  travail de recherche a été entrepris et se poursuit, les facteurs clés concernant l’épidémiologie de Xf restent à clarifier.

NB : On lira aussi la Note d’alerte relative à la bactérie Xylella fastidiosa de 2014, DGAL, Anses.