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Audit des contrôles officiels sur les processus mis en place par les exploitants d’abattoirs de bovins pour prévenir le risque STEC

28
nov
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

E.Coli_STECVoici un document publié le 21 novembre 2014 dans le cadre des rapports du CGAAER. Il s’agit de l’audit des contrôles officiels sur les processus mis en place par les exploitants d’abattoirs de bovins pour prévenir le risque STEC ou Escherichia coli producteurs de shigatoxines.

Audit des contrôles officiels menés par les agents des DDPP ou des DDCSPP sur les processus mis en place par les exploitants d’abattoirs de bovins pour prévenir le risque Escherichia coli STEC (shigatoxin producing E. coli).
Certaines souches particulières de la famille des colibacilles (Escherichia coli STEC [Shiga toxin-producing Escherichia coli]), hébergées dans l’intestin des bovins peuvent être responsables de troubles pathologiques graves chez de jeunes enfants ayant consommé de la viande de bœuf hachée, insuffisamment cuite et le plus souvent contaminée au moment de l’abattage de l’animal.
A la demande du ministre chargé de l’agriculture et de l’agroalimentaire, une équipe spécialisée d’auditeurs de la Mission d’inspection générale et d’audit (MIGA) du CGAAER a conduit, en 2013, une mission d’audit visant à examiner les contrôles officiels sur les processus mis en place par les professionnels de l’abattage pour prévenir le risque Escherichia coli STEC.

Extraits de la conclusion.

… les auditeurs ont mis en évidence des faiblesses du contrôle interne (tant au niveau départemental qu’au niveau central), illustrées par les écarts et les points d’amélioration formulés dans les rapports d’audit de sites et le présent rapport de synthèse. Ces faiblesses fragilisent sérieusement les contrôles officiels menés par les agents des DD(CS)PP et nuisent à leur impact.

En conséquence, les auditeurs considèrent que les contrôles officiels en abattoir, tels qu’ils ont été observés dans la plupart des sites audités, ne permettent pas d’avoir une appréciation suffisamment précise de la qualité des processus mis en place par les professionnels pour prévenir le risque E. coli STEC, et donc ne permettent pas de conclure avec une assurance raisonnable que la maîtrise du risque est optimale.

La réalisation des plans d’action proposés par les structures auditées ainsi que les suites données aux six recommandations émises dans le présent rapport sont indispensables pour accroître de façon significative la pertinence et l’efficacité des contrôles officiels. L’amélioration attendue qui en résultera devrait permettre d’optimiser la gestion du risque par les professionnels, et, par conséquent, de progresser de façon significative dans la prévention du risque E. coli STEC.

NB : La photo est issue du Helmholtz Centre for Infection Research que l’on peut retrouver sur ce lien. © HZI/Manfred Rohde.

Les contrôles officiels relatifs à la sécurité des denrées alimentaires d’origine animale, en particulier la viande, le lait et les produits dérivés au Luxembourg vus par l’OAV

17
nov
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Classé dans Audit, Curiosité, HACCP, Hygiène, Lait, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

La commission européenne annonce la publication le 14 novembre 2014 du « Rapport d’un audit effectué au Luxembourg du 17 au 28 mars 2014 afin d’évaluer les mesures de suivi prises par les autorités compétentes en ce qui concerne les contrôles officiels relatifs à la sécurité des denrées alimentaires d’origine animale, en particulier la viande, le lait et les produits dérivés ».

rasffRésumé.

L’audit s’est déroulé au Luxembourg du 17 au 28 mars 2014. Il avait pour objectif d’évaluer les mesures de suivi prises par les autorités compétentes en ce qui concerne les contrôles officiels relatifs à la sécurité des denrées alimentaires d’origine animale, en particulier la viande, le lait et les produits dérivés.

Aucune modification n’a eu lieu pour ce qui concerne l’organisation des autorités compétentes (ACs). De même, aucun progrès significatif n’a eu lieu pour l’approbation de la loi en matière de sanctions administratives et pénales qui est toujours pendante au parlement luxembourgeois. Par contre, en matière de bien-être animal, des actions ont été entreprises depuis le dernier audit de l’Office alimentaire et vétérinaire (l’OAV) en 2010 et les dispositions ont été prises pour mettre en application le règlement (CE) n°1099/2009. A cet égard, il faut noter que le Luxembourg n’a pas accordé de dérogation en matière d’étourdissement dans le cas d’abattage rituel.

Un système de contrôle basé sur l’évaluation du risque et prenant en charge les principaux critères du règlement (CE) n°882/2004 est en place. Dans les établissements visités, le rythme de contrôle était adéquat. Toutefois le système de suivi des non conformités n’est toujours pas adéquat.

Les rapports évalués étaient rédigés de façon claire et concise tout en donnant une image pertinente de l’établissement concerné. Hormis pour un établissement, le contenu de ces rapports correspondait avec l’évaluation de l’équipe d’audit.

La majorité des établissements visités correspondaient en général aux exigences du « paquet hygiène ». Toutefois, certaines déficiences ont été relevées dans différents établissements. Elles étaient particulièrement significatives dans un abattoir de petite taille visité, mettant en cause la pertinence de l’agrément donné. L’AC a pris des mesures immédiates.

Les autocontrôles mis en place par les opérateurs étaient en général satisfaisants, hormis les contrôles et le suivi des contrôles de l’eau potable qui présentaient toute une série de déficiences dans plusieurs établissements visités.

Les plans d’analyse des risques et maîtrise des points critiques (HACCP) évalués par l’équipe d’audit étaient en général satisfaisants. Toutefois, dans un abattoir, le vétérinaire officiel avait été intégré comme acteur de la mise en œuvre du plan HACCP, l’examen post-mortem constituant le seul point critique de contrôle (CCP) identifié.

Le système de contrôle mis en place pour le contrôle du lait cru et des produits laitiers est conforme aux exigences du paquet hygiène couvrant les inhibiteurs, les germes bactériens et les cellules somatiques. A ce jour, plus de 99% des livraisons de lait cru sont conformes pour ce qui concerne les germes bactériens et les cellules somatiques.

Un système de traçabilité satisfaisant était en place dans tous les établissements visités. Seules des déficiences marginales ont été constatées.

Le rapport adresse plusieurs recommandations aux AC luxembourgeoises, les invitant à remédier aux déficiences constatées par l’équipe d’audit.

NB : La réponse des autorités compétentes face aux recommandations est ici. Le problème de l’absence de sanctions perdure dans l’UE …

Avant d’aller à une réunion sur la sécurité des aliments, demandez s’il y a bien eu des audits préalables de sécurité des aliments de la restauration

8
nov
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

?????????????????????????????????????????????????????????????????« Une conférence sur la sécurité des aliments va faire l’objet d’audits de la sécurité des aliments ». Source Food Safety News du 7 novembre 2014.

La conférence 2014 Food Safety Summit a fait les titres plus tôt cette année pour de mauvaises raisons. Plus de 200 participants sont tombés malades avec une maladie d’origine alimentaire après avoir mangé un plat de poulet servi lors de la conférence.

Prenant note de cette éclosion, le Food Safety Consortium de cette année à Schaumburg, Illinois, va faire réaliser deux audits de sécurité des aliments avant la conférence des 17 et 18 novembre 2014, car comme il est annoncé, « Une éclosion de sécurité des aliments peut se produire n’importe où, même à une conférence sur la sécurité des aliments ! »

« Bien qu’il n’y ait aucune garantie qu’une éclosion de sécurité des aliments ne se produira pas, la réalisation de ces deux audits avant l’événement nous permettra d’avoir au moins l’esprit en paix comme organisateur de la conférence sur la sécurité des aliments, nous pratiquons ce que nous prêchons. », a déclaré Rick Biros, Président d’Innovative Publishing Co., l’organisateur de la conférence.

Le Food Safety Consortium a également fait appel et passé un audit de sécurité des aliments pour la conférence de 2013.

NB : Sur un sujet proche, on pourra lire La cuisson au barbecue peut-elle être confiée à des microbiologistes alimentaires ?

Etats-Unis : Un juge refuse de prendre en considération une société d’audit tierce partie dans l’affaire des melons cantaloups contaminés par Listeria

1
nov
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Un juge refuse de prendre en considération PrimusLabs dans l’affaire des melons cantaloups contaminés par Listeria » source Doug Powell du barfblog du 1er novembre 2014. PrimusLabs est cette société d’audit qui n’avait trouvé rien à redire chez Jensen Farms, voir Etats-Unis : Des audits tierce partie favorables dans des exploitation agricole liées plus tard à des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire, Listeria, les melons cantaloups, la responsabilité des audits tierce partie et la justice aux Etats-Unis et Le rôle de l’audit tierce partie en sécurité des aliments mis en cause par la FDA dans une contamination par Listeria dans le Colorado.

cantaloupe_salmonella(28)The Packer rapporte qu’un juge du Colorado a refusé au moins 24 plaintes déposées contre PrimusLabs par des victimes et leurs familles liées aux foyers de cas d’infection à Listeria en 2011, impliquant des melons cantaloups de chez Jensen Farms.

Le juge a également refusé de prendre en considération les demandes croisées déposées contre PrimusLabs par le distributeur Frontera Produce Ltd. et Dillon, l’une des filiales de Kroger Co.

Le juge Charles Pratt a indiqué le 28 octobre qu’il fallait aller de l’avant. Les cas font partie des 66 cas de victimes en instance dans les tribunaux à travers plus d’une douzaine d’Etats des Etats-Unis

Au moins 147 personnes sont tombées malades et au moins 33 décès à cause des infections à Listeria après avoir consommé du melon cantaloup de chez Jensen, selon le Centers for Disease Control and Prevention. Le CDC estime qu’au moins 10 autres personnes, qui avaient les souches épidémiques de Listeria, avaient consommé du melon cantaloup de chez Jensen, mais les responsables de la santé n’ont pas confirmé le lien lors du dépôt des certificats de décès.

Le juge Pratt se range du côté des plaignants, en disant que PrimusLabs « savait ou aurait raisonnablement dû savoir que jusqu’à ce qu’il ait terminé l’audit, les melons cantaloups n’auraient pas dû être vendus au public. »

L’avocat en sécurité des aliments de Seattle, Bill Marler, qui représente directement 46 des plaignants, victimes directement et indirectement, a refusé de commenter le refus du juge Pratt de prendre en considération les affaires contre PrimusLabs.

Dans son ordonnance rejetant la requête concernant PrimusLabs de prendre en considération les cas de victimes et les demandes croisées déposées par Frontera et Dillon, le juge Pratt a dit qu’il est lié par la loi pour permettre aux affaires de progresser.

Voici ce que nous pensons des audits, indique Doug Powell en citant un article qu’il est utile de lire : D.A. Powell, S. Erdozain, C. Dodd, R. Costa, K. Morley, B.J. Chapman. Audits and inspections are never enough: A critique to enhance food safety. Food Control 30 aug. 2012.

Curieux audit de l’OAV au Myanmar afin d’évaluer le système de contrôle mis en place pour maîtriser la contamination microbiologique des graines pour la consommation humaine

26
sept
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Le rapport final de l’audit réalisé au Myanmar (Birmanie) du 24 février au 6 mars 2014 par l’Office alimentaire et vétérinaire de la Commission européenne avait pour but d’évaluer le système de contrôle mis en place pour maîtriser la contamination microbiologique des graines pour la consommation humaine destinés à l’exportation vers l’Union européenne.

kevin_allen_sprout4Extraits du résumé du rapport d’audit.

Myanmar a été choisi pour être audité dans le cadre du programme d’audit 2014 de l’OAV en raison d’un certain nombre d’éclosions dans l’UE liée à la consommation de graines germées et le volume des importations en provenance du Myanmar.

Les contrôles officiels de sécurité des aliments au stade de la production primaire, la collecte et le traitement des graines destinées à la consommation humaine (en particulier, les graines destinées à la germination) n’ont pas lieu. Cela a été reconnu par les autorités compétentes du Myanmar.

Les autorités compétentes du Myanmar sont au courant des exigences de la législation de l’UE sur les germes et les graines destinées à la germination. Il n’y a aucun contrôle officiel effectué tout pour attester la mise en œuvre des règles d’hygiène générale telles que cela est prévu à l’annexe I du règlement 852/2004. Cependant, dans les régions visitées, les exigences mentionnées ci-dessus ont été réalisées par des producteurs primaires. Les pratiques d’hygiène dans les installations de traitement et de collecte visitées par l’équipe d’audit de l’OAV ont été en phase globalement avec les exigences de l’UE.

Le système de contrôles officiels de la sécurité aliments actuellement en place ne peut pas garantir que les graines destinées à la consommation humaine (en particulier, les graines destinées à la germination) ont été produites dans des conditions qui répondent aux dispositions générales d’hygiène pour la production primaire et les opérations connexes comme cela est établi dans la partie A de l’annexe I du règlement (CE) n°852/2004 et donc l’autorité compétente n’est pas en mesure de certifier la conformité à ces exigences conformément à l’article 3 du règlement (UE) 211/2013.

Le rapport contient des recommandations au Myanmar pour remédier aux insuffisances constatées.

Commentaires : J’ai interrogé la base de données du RASFF et il n’y a jamais eu de notifications ayant pour origine le Myanmar au sujet de graines ou de graines destinées à la germination. Cela étant, plus de 12 400 tonnes de graines (haricots mungo et de légumineuses séchées) ont été importées par l’UE en 2013 du Myanmar. Bien curieux, cet audit …