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Articles de la catégorie 'Campylobacter'

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Campylobacter jejuni forme-t-il des biofilms dans les environnements de production alimentaire ?

20
août
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

campylobacter_jejuniRésumé.

Campylobacter jejuni est l’une des causes les plus fréquentes d’infection bactérienne gastro-intestinale d’origine alimentaire dans le monde. Cette espèce fait partie de la flore normale du tractus gastro-intestinal des animaux utilisés pour la production d’aliments, comme la volaille, qui est considérée comme la principale source d’infections humaine à Campylobacter. La survie et la persistance de C. jejuni dans des environnements de transformation alimentaire, en particulier dans les usines de transformation de volailles, représentent des facteurs de risque importants qui favorisent la propagation du pathogène dans la chaîne alimentaire. Comparé à d’autres pathogènes d’origine alimentaire, C. jejuni est plus fastidieux dans ses exigences de croissance et est très sensible à divers facteurs de stress environnementaux. Il a été suggéré que la formation de biofilm joue un rôle important dans la survie de C. jejuni dans l’environnement de production et transformation des aliments. Les objectifs de cette mini-revue étaient (i) d’examiner les éléments de preuve que C. jejuni forme des biofilms et (ii) d’établir dans quelle mesure les études de laboratoires rapportées et basées sur la formation de biofilms de C. jejuni fournissent la preuve de la formation de biofilm par ce pathogène dans des environnements de transformation des aliments. Les études existantes ne fournissent pas de preuves solides de la formation de biofilm (comme cela est habituellement défini) par la plupart des souches de C. jejuni dans des environnements alimentaires dans les conditions combinées d’atmosphère, de température et de cisaillement qu’elles sont susceptibles de rencontrer. Un attachement simple et une survie sur les surfaces et dans les biofilms existants d’autres espèces sont beaucoup plus susceptibles de contribuer à la survie de C. jejuni dans les environnements alimentaires selon notre compréhension actuelle de cette espèce.

Amy Huei Teen Teh, Sui Mae Lee and Gary A. Dykes. Does Campylobacter jejuni Form Biofilms in Food-Related Environments? Appl. Environ. Microbiol. September 2014 vol. 80 no. 17.

Estimation du fardeau des maladies d’origine alimentaire au Canada

19
août
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

L’Agence de santé publique du Canada a rejoint les États-Unis et estime que chaque année environ 1 Canadien sur 8  (4 millions de personnes) tombe malade en raison des aliments qu’ils consomment.

L’Agence de la santé publique du Canada estime que, chaque année, environ 1 Canadien sur 8 (4 millions de personnes) est malade en raison d’aliments consommés. Quatre pathogènes causent environ 90 % des 1,6 million de maladies entraînées par les pathogènes connus : Norovirus (1 million de cas), Clostridium perfringens(177 000 cas), Campylobacter (145 000 cas) et Salmonella non typhique (88 000 cas). Ces estimations sont basées sur de multiples systèmes complémentaires de surveillance des maladies et les documents examinés par les pairs. Comprendre le fardeau des maladies d’origine alimentaire est avantageux pour les décideurs appelés à appuyer l’élaboration d’interventions en matière de salubrité et de santé publique, ainsi que pour la recherche et l’éducation du consommateur. Les efforts futurs seront axés sur l’estimation du nombre d’hospitalisations et de décès d’origine alimentaire, le coût économique des maladies d’origine alimentaire et le fardeau des maladies d’origine hydrique. Il sera ainsi possible de fournir des renseignements cruciaux pour appuyer la recherche, les politiques et les mesures.

back_slap-300x151Selon leRelevé des maladies transmissibles au Canada : Volume 40-14, 14 août 2014, « Poids de la preuve – Facteurs à considérer lors d’une enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire ».

Un document d’orientation, intitulé Poids de la preuve : Facteurs à considérer pour la prise de mesures appropriées et en temps opportun dans une situation d’enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire, a été rédigé pour aider les décideurs du gouvernement fédéral à considérer les preuves scientifiques recueillies au cours d’une enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire, et ainsi orienter les mesures d’atténuation des risques.

Le but du document est de fournir des lignes directrices sur la manière d’examiner les données probantes obtenues durant les enquêtes épidémiologiques, fournies par un laboratoire et sur la salubrité des aliments dans le contexte d’une enquête sur l’éclosion d’une maladie d’origine alimentaire, dans le cadre d’un processus global d’évaluation des risques pour la santé mené par Santé Canada. Il s’agit d’un bref compte rendu du document.

Ce document a été élaboré en collaboration par Santé Canada, l’Agence de santé publique du Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments, conformément à une recommandation formulée dans le rapport Weatherill, en 2009 Note de bas de page 2. Des critères normalisés ont été établis pour apprécier les preuves épidémiologiques, fournies par un laboratoire ou issues d’une enquête sur l’innocuité des aliments, recueillies dans une situation d’enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire. Ont été décrits les facteurs à considérer, et établies des directives sur le poids à accorder aux données probantes pour chaque critère.

Commentaires : Document intéressant à lire pour mieux comprendre une investigation lors d’une éclosion de maladies d’origine alimentaire. Le dessin présenté est issu de l’article de Doug Powell du barfblog.

Les consommateurs et la contamination liée au jus de volaille crue emballée au magasin et à la maison

11
août
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

customer-chicken-406« Des acheteurs répandent du jus de volaille crue au magasin et la maison, selon une étude. » Article de James Andrews du 11 août 2014 dans Food Safety News.

Les acheteurs doivent être plus conscients de ce qu’ils touchent après avoir manipulé des emballages de volaille crue en distribution, selon une nouvelle étude financée par le ministère américain de l’agriculture sur le comportement des consommateurs en matière de sécurité des aliments lors de l’achat de volailles.

Les chercheurs dans cette l’étude ont constaté que peu de gens ont utilisé soit des sacs en plastique destinés au transport de produits de viande crue ou une solution désinfectante fournies par les magasins dans le but d’atténuer la propagation de bactéries dangereuses.

Mais, les clients ont à plusieurs reprises permis la propagation du jus de volaille, potentiellement contaminé par des pathogènes tels que Salmonella et Campylobacter, vers de nombreux autres objets, dont leur panier de courses, d’autres produits alimentaires, et même leurs enfants. Après que les clients aient manipulé leur poulet cru ou leur  dinde crue conditionnée dans un emballage plastique fermé, les chercheurs ont été encore capables de trouver des traces de protéines de volaille dans le jus à l’aide de tests avec un écouvillon, ce qui suggère que les pathogènes présents dans la viande pourraient probablement se retrouver  dans le jus.

Le Dr. Edgar Chambers, professeur à l’université d’État du Kansas, a présenté ces résultats la semaine dernière à la conférence annuelle de l’International Association of Food Protection (IAFP) à Indianapolis. L’étude a porté sur 96 acheteurs observés dans trois villes américaines afin de surveiller la façon dont ils ont manipulé une volaille crue à la fois en magasin et de retour à la maison.

Comme l’a expliqué Chambers, les acheteurs ne savaient qu’ils faisaient partie d’une étude d’achats et n’ont pas été informés que les chercheurs ont été particulièrement intéressés par la façon dont ils avaient manipulé leur volaille. L’étude a eu lieu dans des chaînes de magasins de différentes tailles, de grandes chaînes nationales à des magasins familiaux locaux.

Les chercheurs ont constaté que, bien que 85% des magasins aient fourni des sacs pour la viande crue aux clients, moins de 20% des clients les les ont utilisés.

Après que les clients aient manipulé les volailles, les chercheurs ont observé ce qu’ils avaient toucher en premier, en comptabilisant les trois premiers objets ou des endroits qu’ils avaient touché.

Parmi les trois premiers endroits touchés après manipulation de la volaille, l’étude a révélé que les consommateurs ont été en contact avec les éléments suivants :

  • Panier de courses (85%)
  • Des produits secs (49%)
  • Autre viande ou volaille (33%)
  • Marchandises réfrigérées (31%)
  • Objet personnel (liste de courses, sac à main, etc.) ou un enfant (31%)
  • Des produits congelés (16%)
  • Des produits réfrigérés (9%)

À la caisse, 82% des produits crus de volaille ont été mis par des employés dans des sacs séparés, un pourcentage beaucoup plus élevé que ce que Chambers attendait.

« J’ai été surpris », a-t-il dit à l’auditoire. « Je suis effectivement ravi par cela. »

Les chercheurs ont également suivi les acheteurs au domicile pour voir comment ils avaient traité le sac contenant la volaille une fois dans la cuisine. Une fois que la volaille a été sorti du sac, 55% des acheteurs l’ont mis directement dans le réfrigérateur ou le congélateur, tandis que les autres l’ont placé sur une autre surface :

  • Plan de travail (33%)
  • Table de cuisine (4%)
  • Évier (4%)

Lors du stockage de la volaille, la plupart des consommateurs ont placé le sac directement dans le réfrigérateur ou le congélateur sans la laisser dans le sac, comme cela est recommandé par les experts en sécurité des aliments. Voici comment ont été les pratiques de stockage de la volaille :

  • Volaille placée directement dans le réfrigérateur sans le sac (35%)
  • Volaille placée directement dans le congélateur sans le sac (24%)
  • Volaille placée avec le sac dans le réfrigérateur (19%)
  • Volaille placée avec le sac dans le congélateur (14%)

Enfin, tout au long de l’étude, les chercheurs ont réalisé des écouvillons sur tout ce qui est entré en contact avec l’emballage de la volaille pour voir si des protéines de poulet ou de dinde ont été transférées des emballages. Cela comprenait les mains, tout item alimentaire qui a touché l’emballage dans le sac de courses, toute surface que l’emballage a touché à la maison, l’intérieur du sac de course réutilisable et l’extérieur de l’emballage lui-même.

« Ce que nous avons appris est que le transfert a lieu », a déclaré Chambers.

Bien que les chercheurs n’ont pas réalisé d’écouvillons pour la recherche de bactéries comme Salmonella ou Campylobacter, Chambers a déclaré que la présence de protéines suggère que toutes les bactéries dangereuses sur l’emballage pourraient également faire leur chemin vers l’extérieur.

L’an dernier, Consumer Reports a publié une étude qui a trouvé que 43% des produits crus de poulet au niveau de la distribution contenaient Campylobacter, tandis que 11% contenaient Salmonella.

Comme dans un restaurant de plats à emporter, Chambers a énuméré un certain nombre de recommandations à la fois pour les magasins et les consommateurs afin de les aider à minimiser les risques pour toute personne de tomber malade tout simplement en manipulant des emballages de volaille crue :

Les magasins devraient fournir des sacs et du désinfectant pour les mains au niveau du rayon viande.

Les clients doivent être informés sur l’utilisation des sacs et du désinfectant pour les mains lors de la manipulation des emballages dans le rayon viande.

À la maison, les clients doivent mettre les emballages de viande dans des sacs quand ils les mettent au réfrigérateur ou au congélateur.

© Food Safety News

Est-ce que rôtir un poulet dans un sachet de cuisson diminue les risques de Campylobacter ?

11
août
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

yourfile« Rôtir un poulet dans un sachet de cuisson diminue les risques, selon un industriel de la volaille », source Ben Chapman du barfblog du 11 août 2014.

Est-ce que rôtir un poulet dans un sachet de cuisson réduit les risques de Campylobacter ? Une entreprise britannique de volailles a récemment été investiguée par le Guardian pour voir ce qu’il en est sur le plan de l’hygiène.

Cité par The Grocer, un responsable de Faccenda Foods a dit qu’utiliser directement leur sac de cuisson sans manipulation du poulet par le consommateur est plus sûr. « Il n’est pas nécessaire pour les consommateurs de manipuler l’aliment, ce qui améliore la sécurité des aliments à la maison et réduit considérablement le risque de Campylobacter », a déclaré Andy Dawkins, qui a ajouté que le sachet réduit le risque de transfert de contamination des surfaces de travail ou des planches à découper.

La FSA a publié les premiers résultats trimestriels de son enquête de 12 mois sur Campylobacter, a dit Faccenda, « une demande sans précédente » les a incité à élaborer un poulet à rôtir dans un sachet. À la fin de l’année, l’industriel prévoit d’étendre le format, lancé en septembre dernier chez Asda avec sept poulets entiers aromatisés et des poulets non aromatisés.

En réponse aux résultats de la FSA, qui ont retrouvé la présence de Campylobacter dans 59% des poulets réfrigérés achetés en magasin et à l’extérieur de l’emballage chez 4% des poulets, a dit Dawkins. Faccenda continuera à investir pour répondre à ce problème.

Pour Ben Chapman, Campylobacter à l’extérieur de l’emballage pourrait être un problème de transfert de contamination et je souhaite voir des données qui indiquent si les allégations selon lesquelles la manipulation des poulets à rôtir dans ces sachets est plus sûre. Les industriels ne savent souvent pas vraiment ce que les consommateurs font avec leurs produits.

Royaume-Uni : Les transformateurs de volaille dans la ligne de mire !

6
août
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Classé dans Audit, Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Royaume-Uni : Les transformateurs de volaille dans la ligne de mire ». Il s’agit d’un article de Richard Lawley paru le 5 août, 2014 sur son blog Food Safety Watch.

Campylobacter est de loin la cause la plus courante de maladies infectieuses d’origine alimentaire en Europe et en Amérique du Nord, mais ce que vous ne savez pas, c’est le peu d’attention que ce germe a dans les médias. Cela a été le cas jusqu’au 23 juillet, lorsque le journal The Guardian a publié un article intitulé, Revealed: the dirty secret of the UK’s poultry industry (Révélations : le sale secret de l’industrie de la volaille au Royaume-Uni). La première révélation a été, « Deux tiers des poulets réfrigérés vendus au détail au Royaume-Uni sont contaminés par Campylobacter », un fait confirmé depuis par les derniers résultats de l’enquête de la Food Standards Agency. L’article est basé sur une enquête de cinq mois sur les règles d’hygiène dans l’industrie de la transformation de volailles et il a souligné les possibilités de contamination croisée entre les carcasses de poulet lors des arrêts des équipements et des infractions aux règles d’hygiène.

campy_freeL’article du Guardian a causé une sensation prévisible et a suscité l’action de la Food Standards Agency, qui, à la suite d’encouragement du secrétaire d’État à la santé, Jeremy Hunt, a décidé d’enquêter sur les transformateurs identifiés dans l’article. Les usines gérées par 2 Sisters Food Group à Scunthorpe et Anglesey ont été dûment auditées, mais ont reçu un certificat de bonne santé, ce qui suggère que le tableau peint par l’article du Guardian a été peut-être un peu plus noir que ce qui était effectivement le cas. Néanmoins, le mal a été fait et une crise alimentaire potentielle était en cours. Les consommateurs horrifiés par l’article se sont engagés à cesser d’acheter du poulet et plusieurs grands distributeurs ont annoncé qu’ils iraient investiguer leurs fournisseurs de viande de volaille.

The Guardian doit être applaudi pour avoir attiré l’attention du public sur un problème dont ils doivent être informés, mais le style sensationnel de l’article était inutile. Le taux de contamination des poulets par Campylobacter est un problème grave et la volaille est un contributeur majeur aux quelque 280 000 cas de maladie que le pathogène provoque au Royaume-Uni chaque année. Beaucoup doit être fait, mais cela ne permet pas de critiquer l’industrie de transformation de la volaille pour tout ou faire allusion à de sombres dissimulations et à des complots. Par exemple, dans l’article, on lit, « Bien que le public ne le sache pas pour la plupart d’entre eux, l’ampleur de la contamination par Campylobacter et le nombre de personnes qu’il rend malade chaque année étaient bien connus des patrons de l’industrie, des directeurs de la distribution et des responsables gouvernementaux depuis plus d’une décennie. » C’est loin d’être juste. Il n’y a jamais eu de tentative de supprimer des chiffres, qui sont régulièrement publiés et disponibles gratuitement à toute personne qui se soucie de les rechercher. La raison pour laquelle on a si peu conscience de Campylobacter chez le consommateur est qu’il provoque rarement d’importants, et donc dignes d’intérêt, foyers d’intoxication alimentaire, et ainsi la presse et la télévision n’en parlent presque jamais. Jusqu’à présent, le désintérêt des médias a été plus qu’une barrière à une prise de conscience qu’à un complot.

D’autre part, il y a peu de doute que les pressions commerciales sur les transformateurs d’aliments de toutes sortes ont augmenté ces dernières années alors que les marges bénéficiaires ont diminué et que les exigences des distributeurs ont augmenté. C’est une situation qui a pu conduire à ce que des investissements soient supprimés et il est possible que les incidents, dont les journalistes du Gardien ont été les témoins, étaient le résultat de ces pressions. Pourtant, l’industrie de la volaille est également à la pointe de tentatives pour réduire la contamination par Campylobacter. Par exemple, Faccenda, le second transformateur de volailles  identifié dans l’article du Guardian, a travaillé avec des partenaires pour développer un processus de « refroidissement rapide de la surface » destiné à détruire Campylobacter sur les carcasses de poulet. Malheureusement, cela n’a pas mérité une mention dans l’article. Mais ce qui devrait vraiment avoir de l’importance pour les consommateurs et pour l’industrie, c’est que les prochaines enquêtes sur Campylobacter montrent une baisse du taux de contamination. A tout le moins, la contribution du Guardian a mis en évidence le profil du problème et pourrait accélérer les progrès vers une solution.

Commentaires : Article plein de bon sens de Richard Lawley, il est vrai que les médias se focalisent plus volontiers sur E. coli