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Royaume-Uni : Faire cuire le poulet ne réglera pas le problème de Campylobacter

20
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Non classé, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

« Royaume-Uni : Faire cuire le poulet ne réglera pas le problème de Campylobacter », source Doug Powell du barfblog du 19 novembre 2014.

Le British Poultry Council (BPC) a dit The Grocer que les articles dans les médias selon lesquels les supermarchés vendent sciemment des poulets contaminés par Campylobacter peut induire en erreur les consommateurs, et qu’« une cuisson correcte et l’observation d’une bonne hygiène en cuisine » régleront le problème. Il est facile de tancer les consommateurs mais que font les producteurs pour réduire le risque ? dit Doug Powell.

campy_freeUn article paru (le 19 novembre) dans The Times a cité des données du BPC qui ont montré que 24% des prélèvements testés au hasard parmi une série de 5 000 poulets étaient positifs avec les taux les plus élevés de contamination par Campylobacter.

Les résultats étaient similaires à ceux révélés en août dans la première série de résultats trimestriels d’une enquête sur 12 mois actuellement entreprise par la FSA sur la prévalence et le taux de contamination par Campylobacter sur des poulets entiers réfrigérés et de leur emballage. L’enquête de la FSA a montré que 16% des poulets avaient les taux les plus élevés de contamination avec plus de 1000 unités formant colonie par gramme (ufc) et 26% entre 100 et 1000 ufc/g.

Le directeur général du BPC, Andrew Large, a dit que l’article du Times est basé sur un petit échantillon d’analyses, conçu pour aider les membres du groupe de travail mixte sur Campylobacter dans leurs opérations.

« Comme les données ne sont ni complètes, ni statistiquement robustes, elles ne seront pas utiles aux consommateurs et risquent de les induire en erreur », a-t-il averti, ajoutant : « Les consommateurs ont un rôle clé à jouer car une bonne hygiène en cuisine restera la pierre angulaire de la prévention des maladies d’origine alimentaire. »

Un porte-parole du British Retail Consortium a dit : « Aussi longtemps que Campylobacter est présent dans la chaîne alimentaire, et nous ne disposons pas encore de solution malgré nos meilleurs efforts, nous devons maintenir le message très fort que le poulet cru doit être manipulé avec une attention appropriée et la diffusion de données incomplètes pourrait diluer ce message aux consommateurs et conduire à la confusion. »

La FSA doit publier la semaine prochaine la deuxième série de résultats trimestriels de son enquête sur Campylobacter, et qui aussi citera et blâmera (name-and-shame) les noms des distributeurs ayant les pires résultats sur les poulets contaminés par Campylobacter.

NB : La question subsidiaire est de savoir si le British Retail Consortium défend les intérêts des entreprises alimentaires ou les consommateurs et la sécurité des aliments est-elle soluble dans les certificats privés ?

Etats-Unis : L’étiquetage bio ou sans antibiotiques des poulets n’a pas d’incidence sur la présence de pathogènes entériques et de Escherichia coli résistants aux antibiotiques

19
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

05CHIC-tmagArticleRésumé.

Nous avons étudié les bienfaits implicites pour la santé de poitrines de poulet vendu chez les distributeurs étiquetés comme « bio » ou « sans antibiotiques » par rapport aux produits conventionnels basés sur la fréquence de la contamination par Salmonella spp., Campylobacter spp. et les coliformes résistants aux fluoroquinolones, aux céphalosporines à spectre étendu ou aux carbapénèmes. Nous avons acheté 231 poitrines de poulet préemballées de 99 magasins représentant 17 chaînes de vente dans l’Ohio, le Michigan et la Pennsylvanie de juin à septembre 2012. Quatre-vingt-six produits (41,5%) étaient étiquetés « sans antibiotiques » et 40 produits (17,3%) étaient étiquetés « bio », avec les 95 restants (41,1%) n’avaient aucune allégation sur l’étiquetage. Salmonella a été rétrouvé dans 56 produits (24,2%) et le taux de récupération n’a pas été différent entre les différents types de produits. Cinq pour cent des produits contenaient Salmonella hébergeant le gène blaCMY-2 de résistance aux céphalosporines à spectre étendu, représentant 21,4% des isolats de Salmonella. Campylobacter spp. a été retrouvé chez 10,8% des produits, avec des taux observés de récupération semblables pour les trois types de produits. En utilisant des milieux sélectifs, nous avons récupéré Escherichia coli hébergeant blaCMY-2 dans plus de la moitié des produits (53,7%) avec des taux de récupération semblables pour tous les types de produits. En outre, nous avons récupéré E. coli hébergeant blaCTX-M (gène de résistance aux beta-lactamines) de 6,9% des produits, et E. coli avec des mutations QRDR (pour Quinlone Resistance-Determining Region ou régions déterminant la résistance aux quinolones) dans 8,2% des produits. Les E. coli résistants aux fluoroquinolones obtenus en utilisant des milieux sélectifs ont été plus fréquents (p < 0,05) chez les produits conventionnel (18,9%) par rapport aux produits bio (0) et aux produits sans antibiotiques (2,1%). Nos résultats indiquent que, indépendamment du type de produit, les poitrines de poulet réfrigérées vendus en distribution sont souvent contaminées par des pathogènes entériques associés à des maladies d’origine alimentaire et des bactéries commensales hébergeant des gènes conférant une résistance aux antimicrobiens d’importance critique.

Mollenkopf Dixie F., Cenera Johana K., Bryant Erin M., King Christy A., Kashoma Isaac, Kumar Anand, Funk Julie A., Rajashekara Gireesh, and Wittum Thomas E. Organic or Antibiotic-Free Labeling Does Not Impact the Recovery of Enteric Pathogens and Antimicrobial-Resistant Escherichia coli from Fresh Retail Chicken. Foodborne Pathogens and Disease. ahead of print. doi:10.1089/fpd.2014.1808.

NB : On lira aussi Etats-Unis : Des bactéries résistantes aux antibiotiques retrouvées chez des poulets cashers, des poulets bio et des poulets élevés sans antibiotiques !, Des pathogènes résistants aux antibiotiques persistent chez le porc élevé sans antibiotiques et Le porc sans antibiotique, marketing ou sécurité des aliments ?

La congélation d’un poulet réduit le risque de Campylobacter

19
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

Les experts en sécurité des aliments ont suggéré que la congélation des poulets pendant le transformation pour la consommation humaine pourrait considérablement réduire les chances des personnes d’attraper un microbe responsable d’intoxications alimentaires.

Environ 60 000 cas d’infections à Campylobacter – une maladie qui peut être atrappée par volaille – sont signalés aux autorités de santé chaque année. (au Royaume-Uni –aa).

campy_freeOn pense que le chiffre réel pourrait être plus près de un demi-million car les gens choisissent souvent de ne pas consulter leur médecin quand ils sont malades.

Une étude réalisée par l’InVS a permis d’estimer, à partir des données de surveillance, l’incidence des infections à Campylobacter entre 1 667 et 2 733 pour 100 000 habitants, soit 800 000 à 2 millions d’infections à Campylobacter par an en France. (Source InVS, Surveillance des infections à Campylobacter en France : bilan de la surveillance du réseau de laboratoires de ville et hospitaliers, 2004-2005).

Congeler des poulets avec Campylobacter pourrait réduire le taux de transmission de l’infection à l’homme de près de 90%, selon le Dr Frieda Jorgensen de Public Health England.

En Islande, des poulets retrouvés infectés par Campylobacter, quand ils sont à l’abattoir, ne pas sont pas autorisés d’être vendus comme poulets réfrigérés, mais congelés.

Ce procédé ne se fait pas au Royaume-Uni, a dit Dr Jorgensen, en partie parce que les clients préfèrent les poulets réfrigérés plutôt que des produits surgelés.

Elle a dit : « Congeler va entraîner une réduction du nombre de Campylobacter. Nous croyons que la réduction peut être de 90% si vous entreprenez ce procédé de congélation. »

« Et que réduire du nombre de Campylobacter sur le poulet est d’importance en termes de risque pour la santé publique. »

Une enquête menée par la Food Standards Agency (FSA) précédemment a constaté que près de trois cinquièmes des poulets achetés en magasin sont positifs pour Campylobacter.

Le microbe était présent dans 59% des poulets analysés et dans 4% des prélèvements, il a été identifié à l’extérieur de l’emballage.

Camylobacter est au top dans le fardeau réel des maladies infectieuses d’origine alimentaire au Danemark

14
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

campylobacter_jejuni« Danemark : Le fardeau réel des maladies infectieuses d’origine alimentaire », source DTU Food du 12 novembre 2014.

Campylobacter est la bactérie d’origine alimentaire qui contribue le plus au fardeau des maladies au Danemark. Telle est la conclusion d’une étude du National Food Institute, de la Technical University du Danemark, qui pour la première fois au Danemark classe trois bactéries d’origine alimentaire en fonction du fardeau des maladies qu’elles imposent à la société dans son ensemble. L’étude offre aux autorités et aux autres décideurs les bases scientifiques afin de prioriser les initiatives visant à accroître la sécurité des aliments et à réduire les conséquences sanitaires des infections par l’une des trois bactéries.

Même dans des pays comme le Danemark, qui ont un bon système de surveillance de la santé, on ne sait pas exactement combien de personnes ont une infection d’origine alimentaire. Ceci est en partie dû parce que les Danois – tout comme les gens partout dans le monde – ne vont pas nécessairement chez le médecin quand ils ont des maux d’estomac, et en partie parce que les analyses de laboratoire ne précisent pas toujours que les bactéries qui rendent les personnes malades. Par conséquent, les cas de maladies ne sont pas toujours enregistrés et ensuite incluses dans les statistiques officielles. Comme tels, leur impact réel est sous-estimé.

Le fardeau réel des maladies a été calculé

Pour la première fois au Danemark, des chercheurs du National Food Institute, avec des collègues du Statens Serum Institut, ont calculé le fardeau réel des infections causées par Salmonella, Campylobacter et Escherichia Coli producteurs de vérotoxines (VTEC). Dans leurs calculs, les chercheurs ont corrigé la sous-déclaration et le sous-diagnostic, mettant ainsi un certain nombre sur la façon dont beaucoup de personnes étaient réellement malades de ces trois bactéries.

Le fardeau des maladies est rapporté en DALYs (Disability Adjusted Life Years ou années de vie corrigée de l’incapacité), qui signifie les années de vie corrigées de l’incapacité (AVCI). Les AVCI sont une mesure de combien d’années de vie de la population totale du Danemark perd lorsque les personnes ont à vivre avec une diminution de la qualité de vie et/ou décèdent plus tôt que prévu en raison de la maladie – dans ce cas, les infections d’origine alimentaire.

« Nos calculs fournissent aux autorités De mesures comparables et – en tant que telles – e meilleures mesures de l’impact de ces maladies sur la société Les résultats peuvent appuyer les décisions sur où intervenir afin de mieux veiller à ce que le moins de personnes possible deviennent malades des aliments qu’ils mangent », a dit Sara Pires du National Food Institute.

chicken_campy_vaccineLe plus grand fardeau des maladies est Campylobacter

L’étude est basée sur les données de surveillance à partir de 2012. Les calculs estiment que pour chaque cas de salmonellose rapporté, sept cas de maladie n’ont été rapportés. Pour les infections à Campylobacter, on estime qu’un cas sur 12 a été rapporté, alors que les chiffres pour les infections à VTEC est d’un sur 31 cas. Cela signifie que le nombre réel de personnes malades en 2012 est estimé à 8 386 pour Salmonella, 44 736 pour Campylobacter et pour 5 890 pour VTEC.

Le fardeau total des maladies est le plus élevé pour Campylobacter avec 1593 années de vie corrigées de l’incapacité suivi (ou AVCI) par Salmonella (389 AVCI) et VTEC (113 AVCI). Pour les infections à Campylobacter et à Salmonella, les maladies qui ont le plus contribué au fardeau total des maladies est le syndrome du côlon irritable, tandis que pour les VTEC, c’était l’insuffisance rénale.

Le plus grand fardeau des maladies à Campylobacter, les poulets

En utilisant les données pour Salmonella et Campylobacter, les chercheurs ont estimé que les sources qui ont contribué le plus au fardeau total des maladies pour les deux infections.

Pour les infections à Campylobacter, 38% du nombre total d’AVCI ont été associés à un voyage à l’étranger, tandis que la principale source du fardeau des maladies au Danemark était le poulet – soit à partir de la consommation directe de viande de poulet ou de la contamination de l’environnement.

« Il pourrait y avoir des avantages substantiels pour notre société en termes de réduction du nombre de jours de maladie et des coûts de notre système de santé afin de concentrer les efforts sur la réduction de l’infection par Campylobacter dans les poulets », explique Sara Pires.

Un état des lieux des notifications au RASFF pour les produits alimentaires d’origine France en 2014 : à propos de la présence de micro-organismes pathogènes

10
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Virus, Volaille.

rasff_aaIl est clair que le ministre de l’agriculture, de la l’alimentation et de la communication du gouvernement, etc., ne doit pas ou ne peut pas savoir ce que sont des pathogènes alimentaires, sinon il commencerait à se poser quelques questions sur leur présence depuis au moins deux ans …

Le blog, toujours soucieux de l’informer, lui signale les données ci-après empruntées au RASFF, le réseau d’alerte rapide des Etats membres pour les pathogènes présents dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux, concernant les produits alimentaires et les aliments pour animaux ayant pour origine la France :

2014 : déjà 61 notifications !

  • Salmonella, 27 dont 14 dans la volaille, 2 dans la viande et 2 dans des produits laitiers
  • Listeria, 17 dont 10 dans des fromages et des produits laitiers
  • Escherichia coli, 14 comportant 9 STEC dont 8 dans des fromages au lait cru
  • Norovirus, 5 dans des coquillages
  • Campylobacter, 2

2013 : 61 notifications

  • Salmonella, 17 dont 11 dans la volaille et 4 dans la viande
  • Norovirus, 15 dont 13 dans des huîtres
  • Listeria, 16 dont 11 dans des fromages au cru
  • Escherichia coli, 8 dont 2 STEC dans des fromages au lait cru
  • Bacillus cereus, 2
  • Virus de l’hépatite A, 2
  • Clostridium botulinum, 1
  • Campylobacter, 2

Les résultats des années précédentes pour les notifications au RASFF pour la présence de micro-organismes pathogènes dans les produits alimentaires d’origine France : 45 en 2012, 55 en 2011 et 46 en 2010. On peut sans se tromper une certaine évolution avec les années 2013 et 2014, causes économiques, maîtrise insuffisante des pathogènes dans les entreprises, non maîtrise de la chaîne du froid , pas assez de contrôles par les services officiels, etc.

D’autres Etats membres font mieux que nous en termes de notifications au RASFF pour la présence de micro-organismes pathogènes : l’Allemagne, 82 notifications et la Pologne, 65 notifications. Les Pays-Bas, 60 notifications, font comme nous. Mais le Royaume-Uni n’a que 12 notifications et la Belgique, 35 notifications.

L’Allemagne semble être bien placer pour être le pays sera en tête avec le plus de notifications de pathogènes au RASFF concernant des produits alimentaires ayant pour origine l’Allemagne.