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Le ministre de la santé du Royaume-Uni admet un appel des dirigeants de Tesco au sujet de la publication des résultats des analyses de Campylobacter sur les poulets

12
déc
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Le ministre de la santé du Royaume-Uni admet un appel des dirigeants de Tesco au sujet de la publication des résultats des analyses de Campylobacter sur les poulets », source Doug Powell du barfblog du 12 décembre 2014.

jeremy.hunt_-300x187L’affaire de la publication des résultats des analyses sur la présence de Campylobacter dans les poulets vendus en supermarché est-elle en train de prendre une tournure politique au Royaume-Uni ? A vous de voir …

Le secrétaire à la santé, Jeremy Hunt (à droite), a admis qu’un directeur de chez Tesco qui est aussi l’ancien directeur de la Food Standards Agency a contacté le gouvernement cet été afin d’argumenter contre les plans de la FSA de publier les taux de contamination du pathogène dans les poulets vendus dans les différentes chaînes de supermarchés.

Le Guardian rapporte que la première série de résultats citant des distributeurs qui avaient des poulets contaminés était censée être publiée en juin, mais sous la pression des autres ministères, la FSA a fait marche arrière. Les résultats ont été publiés de façon anonyme en août. Quand les résultats individuels des supermarchés ont été publiés en novembre, ils ont révélé qu’en moyenne, 70% des poulets réfrigérés vendus en distribution étaient contaminés par le microbe potentiellement mortel Campylobacter. La contamination par Campylobacter a été retrouvée être présente chez 64% des poulets vendus chez Tesco.

Hunt a maintenant reconnu que Tim Smith, qui a quitté directement de son poste à la FSA pour un poste de directeur technique chez Tesco, a demandé une réunion téléphonique en juin avec l’un des plus hauts fonctionnaires du ministère de la santé pour discuter des résultats de la FSA.

Le ministère de la santé (Department of Health ou DoH) a refusé de répondre aux demandes d’informations du Gardian sur l’incident du mois dernier, mais en réponse à une lettre officielle du ‘shadow’ cabinet des Travaillistes, Hunt a désormais admis que Smith a questionné (son ministère -aa) sur le fait de citer des distributeurs individuellement et la valeur de la publication des résultats.

campylobacter_jejuniDonc, Hunt reconnaît que les vues de Smith sont passées du DoH à la FSA et le bureau du ministre. Il nie, cependant, toute influence indue sur la décision FSA. « Ces communications n’ont en aucune façon influencé la décision de retarder la publication des noms des distributeurs », écrit-il. Le retard dans la publication des noms a été soulevé parce que la taille de l’échantillon a été jugée insuffisamment robuste et pouvait donner une fausse image de la situation dans le pays », a-t-il dit.

La secrétaire à l’environnement du shadow cabinet, Maria Eagle, a accusé le gouvernement de complaisance sur la question. Elle a dit, « Les consommateurs seront consternés d’apprendre que le ministre a échoué à plusieurs reprises pour prendre des mesures afin de lutter contre les taux alarmants de Campylobacter dans les poulets vendus dans les supermarchés. Après un lobbying manifestement inapproprié du gouvernement, la Food Standards Agency avait décidé de ne pas citer et de dénoncer (name and shame) les distributeurs au sujet des taux de contamination par Campylobacter. Voir ce lien.

« Au lieu d’être le champion des consommateurs, le gouvernement agit comme le porte-parole des empoisonneurs alimentaires. »

Smith est passé du rôle de régulateur vers celui des supermarchés, cela a été fait en octobre 2012, et approuvé par le Premier ministre après avis de l’Advisory Committee On Business Appointments (ACOBA) à condition que Smith ne fasse pas de lobbying sur les fonctionnaires ou les ministres au nom de Tesco pendant deux ans.

Tesco pense qu’avoir un contact avec le ministère sur Campylobacter ne constituait pas du lobbying. Un porte-parole de Tesco a déclaré, « Tim Smith a respecté la restriction convenue avec Acoba au sujet du lobbying sur le gouvernement au nom de Tesco. »

Campylobacter, le pathogène d’actualité dans le rapport sur la politique de sécurité sanitaire des aliments en France

11
déc
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

campylobacter_jejuniCampylobacter semble avoir été le pathogène le plus mis en avant dans le rapport sur « La politique de sécurité sanitaire des aliments. Diagnostic et propositions ». Voir aussi ce lien.

Ainsi il est noté pour Campylobacter :

  • « la prévalence de certaines pathologies, comme celles causées par Campylobacter (plus de 824 000 personnes infectées par an dans les estimations récentes de l’InVS) ou l’hépatite E, a longtemps été sous-estimée et demeure mal recensée. »
  • Développer la recherche sur la prévalence de Campylobacter, de l’hépatite E et sur les conséquences sanitaires des contaminations chimiques.
  • campy_freeEtudier une adaptation de la nomenclature des actes de biologie médicale (Campylobacter).
  • Sensibiliser le corps médical à l’utilité de la recherche de certains pathogènes tels que Campylobacter ou le virus de l’hépatite E.
  • L’augmentation est toutefois la plus sensible pour Campylobacter : en 2004, 2132, selon le CNR, et 1535 hospitalisations recensées dans le Programme Médicalisé des Systèmes d’Information (PMSI) ; en 2012, respectivement 5079 et 3445. Si les hospitalisations peuvent être considérées comme relativement bien connues, l’impact en population générale est sans doute sensiblement plus élevé. En corrigeant les déclarations au CNR pour cause de manque d’exhaustivité (estimé à 21 %), l’InVS estime le nombre de cas annuels confirmés à 22 500 par an. Après correction pour prendre en compte l’absence de consultation auprès d’un médecin et de réalisation de coproculture, il estime l’incidence à 824 000 cas annuels en population générale, soit un rapport de 1 à 150 (incidence comparable à d’autres pays en Europe).

On est heureux d’avoir ces chiffres sur l’épidémiologie qui faisaient cruellement défaut dans « Appréciation des risques alimentaires liés aux campylobacters. Application au couple poulet / Campylobacter jejuni » de l’Anses, février 2014, qui proposait aussi de nombreuses pistes de recherche, à quand un programme « Campylobater existe, nous l’avons rencontré ! ».

Cela étant, le rapport ne préconise pas de rendre la campylobactériose une maladie à déclaration obligatoire, mais tout ce qui est rapporté semble indiquer que l’on souhaite préparer les esprits … mais concrètement pour le consommateur quels sont les conseils à lui donner ?

D’autres aspects méritent attention,

Le nombre de toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) recensées en restauration commerciale est passé d’un niveau de 60 à 80 dans les années 1991 à 1997 à de l’ordre de 130 à 185 entre 1998 et 2005, puis 300 en 2007-2008 avant de continuer à progresser à 414 en 2011 et 492 en 2012.

La restauration commerciale est clairement dans le viseur des autorités car selon le rapport, « la loi d’avenir va élargir les obligations d’information des professionnels. Les expériences de plusieurs autres pays plaident pour le recours à un affichage par les entreprises du secteur alimentaire, en particulier par les restaurateurs, des résultats des contrôles des services de l’Etat sur leur respect des critères et conditions sanitaires. Un tel affichage devrait être expérimenté. »

Parmi les recommandations, il y a une très pertinente « Construire une véritable veille sanitaire » ou un « véritable système de veille sanitaire ». Il est vrai que l’Institut national de véritable veille sanitaire aura plus de gueule de l’Institut national de Veille Sanitaire (InVS) …

Sécurité sanitaire des aliments, un rapport pointe du doigt la partie émergée de l’iceberg

11
déc
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

mme-la-marquiseC’est un rapport comme il y en a tant et c’est même devenu, comme chacun le sait, une spécialité française. Il s’agit du rapport paru le 9 décembre sur le site du ministère de l’agriculture, « Diagnostic et propositions à l’attention de Mesdames et Messieurs les ministres de l’Economie et des Finances, de l’Economie sociale et solidaire et de la Consommation, des Affaires Sociales et de la Santé, de l’Agriculture, l’agroalimentaire et de la forêt » par Christian Babusiaux, Président de chambre à la Cour des comptes et Marion Guillou, présidente du Conseil d’administration d’Agreenium.

Mais comme le rapporte le Journal de l’environnement, « ce rapport, dont la remise était pourtant inscrite à l’agenda de Stéphane Le Foll, n’aura pas eu droit à un communiqué de presse, ni même à une ligne dans le fil actualités du ministère. Et ce malgré les dires du service de communication, qui affirmait, mardi 9 décembre en début d’après-midi, s’atteler à la tâche. » Se le document la remise du rapport date du lundi 30 juin 2014

Deux anciens hauts fonctionnaires, l’une a été directeur général de l’alimentation et l’autre a été directeur général de la DGCCRF, donc deux personnes sensés bien connaître le sujet. Pourtant, tout est dit dès la deux ligne du rapport (synthèse), « la sécurité sanitaire des aliments peut apparaître globalement maîtrisée », selon la lettre de mission reçue.

Le bilan pourrait donc être globalement positif, voir à ce sujet, les articles suivant : 1 et 2.

Quelques perles, dès la page 2 de la synthèse,

«  la prévalence de certaines pathologies, comme celles causées par campylobacter (plus de 824 000 personnes infectées par an dans les estimations récentes de l’InVS) ou l’hépatite E, a longtemps été sous-estimée et demeure mal recensée. »

Ou un constat d’échec, « Le partage de compétences opéré en 2010 entre niveau régional et départemental, avec absence de lien hiérarchique, fonctionne mal. »

larry_the_cable_guy_health_inspector(2)Les contrôles, le maillon faible …

L’intensification de la concurrence, les pressions économiques et commerciales pèsent fortement sur les producteurs, les transformateurs et les revendeurs ; sans une action des services de contrôle, le risque d’une insuffisance de la surveillance, et/ou d’une multiplication des cas de fraudes, est vraisemblable. Les pouvoirs publics ne peuvent en prendre le risque.

Or, les baisses fortes et répétées des effectifs (la DGAl et la DGCCRF ont perdu respectivement 12% et 11% de leurs effectifs entre 2009 et 2013, après, par exemple, une baisse de 18% pour la DGCCRF entre 1997 et 2009) ont induit une diminution forte de leurs interventions. L’activité d’inspection et de contrôle effectuée par les 1900 agents de la DGAl a fléchi de 17% de 2009 à 2012. Dans le même temps, la DGCCRF enregistrait une baisse de 18% de ses actions spécifiques de contrôle en matière de sécurité sanitaire des aliments qui impliquent au total l’équivalent de 200 ETPt. Ces diminutions ont concerné aussi bien les contrôles de première mise sur le marché, les inspections des établissements agréés, les contrôles dits « à destination » sur les produits introduits, que les contrôles à la remise directe au consommateur. Les suites données aux contrôles s’en ressentent : sur les cinq années considérées le nombre de procès-verbaux dressés par la DGCCRF a diminué de 20%, et celui des suites et injonctions administratives de 12,5%. Pour la DGAl, les mesures de police administrative (avertissements, mises en demeure et fermetures) restent les plus utilisées (11 719 en 2013) alors que le nombre de procès-verbaux reste limité à 945 en 2013.

Rien que de très connu grâce notamment aux syndicats comme le SNISPV …

La transparence et la communication vis-à-vis du public, vœu pieux ou réalité ?

La transparence en matière de publication des résultats des contrôles doit être généralisée. De plus, la loi d’avenir va élargir les obligations d’information des professionnels. Les expériences de plusieurs autres pays plaident pour le recours à un affichage par les entreprises du secteur alimentaire, en particulier par les restaurateurs, des résultats des contrôles des services de l’Etat sur leur respect des critères et conditions sanitaires. Un tel affichage devrait être expérimenté.

Mais pas un mot sur la transparence dans les rappels d’aliments (étonnant, non ?), pas un mot sur la transparence des auto-contrôles des industriels et des distributeurs … notamment eu égard à une recommandation, « Développer la recherche sur la prévalence de campylobacter, de l’hépatite E ». Le rapport ne va jusqu’à proposer ce qui a été fait au Royaume-Uni et, en cela, il souligne ainsi la difficulté d’améliorer le système …

acides-gras-transLa communication locale en cas d’alerte, mais elle est où ?

Pour être efficace, la communication vers le consommateur en cas d’alerte doit éviter un double écueil : la profusion d’informations (le consommateur ne repère pas l’information qui le concerne) et le manque de précision (le consommateur ne repère pas le bon produit).

Les modalités de diffusion de l’information sur les alertes sanitaires sont donc adaptées en fonction de la gravité du danger pour le consommateur, de l’étendue de la zone de distribution du produit incriminé et d’autres éléments de contexte de l’alerte (distribution localisée en zone touristique mais en période de migration estivale, veille de jours fériés…).

Ainsi, les alertes nationales font l’objet d’un communiqué de presse, repris sur les sites des Ministères concernés. Les alertes de dimension régionale ou départementale sont plus généralement portées à la connaissance du consommateur par l’apposition d’affichettes sur les lieux d’achats qui ont distribué les produits incriminés.

Malheureusement tout ce paragraphe est consternant de contre-vérités que chacun peut vérifier, qu’il existe peu ou pas de communication de la part du ministère de l’agriculture et de la DGCCRF sur les rappels, le ministère de la santé et les ARS quant à eux sont aux abonnés absents ..Le rôle de l’affichette invisible par le consommateur n’est même pas remis en cause … c’est dire !

Au final un rapport a minima qui ne devrait que peu ou pas faire évoluer les choses … ce n’est pas le ministre de l’agriculture qui s’en plaindrait …

NB : On lira aussi cette brève du SNISPV, « Politique de sécurité sanitaire de l’alimentation, ce rapport mérite-t-il une brève ? » qui indique en conclusion, « Ce n’est probablement pas encore pour cette fois que nous aurons une organisation lisible, permettant une approche intégrée de la chaîne alimentaire, dotée d’une autorité unique et d’une chaîne de commande opérationnelle, et efficace… »

Campylobacter et les poulets : Echec de la sécurité des aliments pour les supermarchés britanniques

10
déc
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

campylobacter_jejuni« Choc et honte, échec de la sécurité des aliments pour les supermarchés britanniques » source Doug Powell du barfblog du 9 décembre 2014.

Richard Lloyd, directeur général de Which? (une association de consommateurs) a très bien su défendre dans The Scotsman une bonne maîtrise de Campylobacter.

Pour la première fois, la Food Standards Agency (FSA) a cité et a dénoncé à sept des plus grandes chaînes de supermarchés en raison des résultats d’analyses de Campylobacter. Ce que l’agence de la sécurité des aliments a détaillé n’était pas beau à lire, avec plus de 70% de poulets réfrigérés analysés contaminés par le microbe potentiellement mortel.

Asda a été retrouvé avec le taux le plus élevé, avec 78%, mais, aucun des grands distributeurs s’en sort bien dans cette enquête ou n’a pas atteint l’objectif convenu en commun avec la FSA. Les taux les plus bas ont été retrouvés chez Tesco, mais il avait près des deux tiers des prélèvements contaminés (64%). Les résultats sont un réquisitoire accablant pour nos grands supermarchés, et les consommateurs seront choqués par la perte de confiance des ménages dans ces marques pour endiguer le flot de taux parmi les plus élevés de Campylobacter. Les responsables des supermarchés devraient rougir de honte.

chicken.therm_1-300x225Les derniers résultats des distributeurs selon la FSA font pire que l’enquête précédente en août dernier qui n’avait pas cité les magasins, mais a montré qu’environ six prélèvements sur dix de poulets réfrigérés analysés étaient contaminés par Campylobacter. Dans l’étude que nous avons entrepris, dans le cadre de notre nouvelle campagne ‘Make Chicken Safe’, nous avons trouvé que six personnes sur dix (61%) se sont déclarées préoccupées par ces taux élevés, les trois quarts (77%) disent qu’ils pensaient que c’était trop élevé. Plus de la moitié (55%) pensait qu’il n’y avait pas suffisamment d’informations disponibles concernant les taux de Campylobacter chez le poulet.

En publiant les informations sur les supermarchés qui sont les plus touchés, face à la pression extrême de l’industrie pour conserver l’anonymat, nous espérons que la FSA entend faire pression sur les faibles performeurs afin d’améliorer et fournir aux consommateurs une meilleure information sur les taux de Campylobacter. Nous voulons maintenant voir les supermarchés non seulement publier un plan efficace pour s’attaquer à ces taux scandaleusement élevés, mais démontrer ainsi qu’ils prennent des mesures concrètes pour vendre un poulet sûr.

Bien que Campylobacter soit la cause la plus fréquente d’intoxication alimentaire, cuire un poulet à une température supérieure à 70°C va détruire les bactéries. Et il existe des moyens simples pour réduire le transfert de contamination à la maison, par exemple ne pas laver un poulet cru parce que l’eau peut éclabousser des bactéries dans la zone environnante de votre cuisine.

Mais nous ne pensons pas que le fardeau de la preuve soit sur les consommateurs afin de s’attaquer à ce microbe. Près de neuf personnes sur dix (86%) disent qu’ils assument que les aliments qu’ils achètent dans les supermarchés ne les rendront pas malade, et les trois quarts des personnes (76%) font confiance aux supermarchés pour avoir un poulet réfrigéré sûr à manger. C’est pourquoi la campagne Make Chicken Safe de Which? appelle à une action conjointe des supermarchés, des services réglementaires et de l’industrie de la transformation des poulets pour définir des mesures afin de ramener les taux de Campylobacter sous contrôle, et de publier les résultats de toutes les analyses de Campylobacter qu’ils entreprennent.

Les contrôles doivent être resserrés à chaque étape de la chaîne alimentaire, de l’élevage au supermarché. Il ne peut pas y avoir personne pour se dérober de ses responsabilités – tout un chacun impliqué dans la production et la vente de poulets doivent agir maintenant et dire aux consommateurs ce qu’ils font pour s’assurer que le poulet que nous mangeons soit sûr. Il est désormais vital pour l’industrie de mettre les choses en ordre et de travailler dur pour restaurer la confiance des consommateurs.

Réduire les taux de Campylobacter doit donc être fermement sur l’ordre du jour pour la nouvelle agence de sécurité des aliments en Ecosse, Food Standards Scotland (FSS), qui devra prochainement le mettre en place dans le cadre du Food (Scotland) Bill. Les consommateurs ont besoin d’avoir confiance dans les aliments qu’ils achètent et nous voulons que la FSS mette les consommateurs au cœur de son travail, dès le début.

Pour ce faire, la FSS doit avoir des dents et une équipe d’experts dirigée par un directeur général proactif qui sera un vrai champion des consommateurs, en commençant par lutter contre le scandale de Campylobacter.

Commentaires : La rupture de l’anonymat peut être salutaire, comme en témoigne cette campagne courageuse de la FSA !

Tout ceci doit bien pouvoir avoir une résonance en France, car il existe un certain nombre de distributeurs, comme les magasins U, qui s’érigent lors de campagnes en pseudo agence d’évaluation des risques, oseront-ils aller jusqu’à publier leurs résultats microbiologiques de Campylobacter ? N’ayez aucune crainte, aucun distributeur ne le fera, même à l’approche de Noël !

Contamination de carcasses de poulets par Campylobacter tout au long du processus d’abattage de lots de poulets positifs à Campylobacter

3
déc
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ncomms5165-i1Résumé.

La contamination par Campylobacter de carcasses de poulets issus de troupeaux colonisés par Campylobacter a été quantifiée sur sept lieux de prélèvements tout au long du processus d’abattage. A cet effet, des échantillons ont été prélevés dans quatre abattoirs sur douze lots positifs à Campylobacter.

campylobacter_jejuniLes poulets lors de toutes les visites avaient un nombre élevé de Campylobacter dans leur caecum (≥ 7,9 log10 ufc/g). Les dénombrements de Campylobacter sur les plumes (jusqu’à 6,8 log10 ufc/g), positivement associés à la contamination de la peau de la poitrine et des poulets entrants après la plumaison, ont été identifiés comme une source supplémentaire de contamination des carcasses. Une forte variabilité de la contamination par Campylobacter des carcasses sur des échantillons de peau de la poitrine dans et entre les lots du même abattoir et entre les abattoirs a été observée. Dans les abattoirs A, B, C et D, les dénombrements de Campylobacter ont dépassé respectivement une limite de 1 000 ufc/g sur 50%, 56%, 78% et 11% des carcasses après refroidissement. Cette constatation indique que certains abattoirs sont en mesure de mieux maîtriser la contamination par Campylobacter que d’autres.

Globalement, la présente étude porte sur l’analyse descriptive du dénombrement de Campylobacter dans différents abattoirs, différents lots dans un abattoir et à l’intérieur d’un lot à plusieurs lieux de prélèvements.

Faits saillants.

  • Une forte variabilité des dénombrements   de Campylobacter entre les lots et les abattoirs
  • Les procédés avec un impact significatif sur les dénombrements de Campylobacter ont été identifiés.
  • Campylobacter a été détecté sur toutes les carcasses de troupeaux colonisés après refroidissement.
  • 49% des carcasses après refroidissement hébergeaient Campylobacter à plus de 1000 ufc/g.

Tomasz Seliwiorstow, Julie Baré, Inge Van Damme, Mieke Uyttendaele, Lieven De Zutter. Campylobacter carcass contamination throughout the slaughter process of Campylobacter-positive broiler batches. International Journal of Food Microbiology Volume 194, 2 February 2015, Pages 25-31.

Commentaires : Cette étude belge est intéressante car elle montre que la contamination par Campylobacter des poulets peut être supérieure à 1000 ufc/g, comme ce qui a été montré récemment par la FSA au Royaume-Uni.