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Articles de la catégorie 'Campylobacter'

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Les abattoirs britanniques sous le feu des projecteurs suite aux révélations du Guardian

25
juil
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Classé dans Audit, Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

The Guardian du 24 juillet 2014 rapporte que « La Food Standards Agency va enquêter dans les abattoirs de volailles ».

La Food Standards Agency va enquêter sur les règles d’hygiène dans des usines de transformation de poulets, après qu’une enquête du Guardian ait découvert une série de défauts hygiène dans l’industrie.

campy_freeL’agence a confirmé qu’elle enquêtait sur les allégations formulées par des dénonciateurs au Guardian concernant les règles d’hygiène dans des usines relatives à la propagation de Campylobacter, la bactérie la plus fréquente responsable d’intoxication alimentaire au Royaume-Uni.

Les Travaillistes ont accusé le gouvernement de présider un autre scandale alimentaire. Monsieur Huw Irranca-Davies, ministre de l’agriculture dans le shadow cabinet, a déclaré : « Ce sont des accusations graves de malversations dans le secteur de l’abattage et de la transformation des volailles … S’il est constaté que les consommateurs ont été mis en danger, nous nous attendons à ce qu’une action rapide et forte soit prise pour rétablir la confiance du public, y compris par des mesures contre les individus et les entreprises le cas échéant. »

L’enquête du Guardian a découvert une série de manquements présumés en matière d’hygiène dans l’industrie de la volaille, incitant les trois principaux supermarchés Tesco, Sainsbury et Marks & Spencer, à lancer leurs propres enquêtes mercredi. Des vidéos cachées, des preuves photographiques et informatiques des dénonciateurs ont révélé comment les règles strictes d’hygiène de l’industrie pour prévenir la contamination du poulet par Campylobacter, bactérie potentiellement mortelle, ont pu être bafouées dans des sites et des élevages. (…)

Les cinq mois d’investigation du Guardian ont révélé une série de défaillances en matière d’hygiène dans l’industrie du poulet. Les allégations ont été faites contre deux des plus importants transformateurs de volailles au Royaume-Uni, 2 Sisters Food Group et Faccenda. Cela concerne deux usines appartenant à 2 Sisters qui fournissent du poulet réfrigéré et du poulet prêt à être consommé à Tesco, Asda, Sainsbury, Aldi, M&S, KFC et aux élevages et un abattoir appartenant à Faccenda, qui fournit Asda et Nando’s.

Une vidéo est aussi présente dans l’article du Guardian ici.

Un communiqué du 24 juillet 2014 de 2 Sisters explique « Notre rôle dans la volaille au Royaume-Uni ». Nous avons indiqué dans notre communiqué d’hier que notre héritage est ancré dans le secteur de la volaille et nous sommes extrêmement fiers de cet héritage et de notre excellente réputation en tant que transformateur de volailles. À la lumière de l’enquête du Guardian d’hier, nous comprenons la préoccupation que des consommateurs peuvent avoir lorsqu’ils sont confrontés à des images et à des informations sans être conscients d’une image plus complète, ou même sans connaissance de l’excellent travail que nos collègues font chaque jour. Nous exposons aujourd’hui les mesures que nous prenons pour nous assurer que nous restons un partenaire de confiance de nos clients et le consommateur final.

  • Combattre Campylobacter
  • Travailler avec nos clients
  • Engagement de formation
  • Renforcer l’excellence en matière d’hygiène
  • Soutien des parties prenantes comme la Food Standards Agency (FSA) et le British Poultry Council (BPC)

Communiqué du 23 juillet de 2 Sisters en réponse aux allégations graves concernant les opérations 2 Sisters Food Group au Royaume-Uni à la suite de l’article du Guardian, « Révélations, le sale secret sale de l’industrie de la volaille en Grande-Bretagne », publié le 23 Juillet 2014 par Felicity Lawrence.

Les allégations au sujet de nos sites de transformation de Scunthorpe et de Llangefni faites dans l’article ci-dessus au sujet de notre entreprise et de notre management de Campylobacter sont fausses, trompeuses et inexactes. Il n’y a pas de contamination par Campylobacter ou de problèmes dans nos sites, comme l’ont confirmé des audits externes indépendants multiples et nos propres tests rigoureux.
Nous rejetons fermement et nous nous défendons contre ces allégations. (…)
À ce jour, nous avons seulement fourni peu de détails sur les prétendues preuves que le Guardian prétend posséder. Cependant, notre réponse détaillée répond aussi pleinement que possible à ce stade, les allégations spécifiques qui sont faites.

Commentaires : Les audits tierce partie vont-ils être remis en cause ?

Royaume-Uni : Un plan pour montrer du doigt les supermarchés vendant des poulets contaminés par Campylobacter est abandonné sous la pression des distributeurs

23
juil
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Un plan pour montrer du doigt (name and shame) les supermarchés vendant du poulet contaminé par un microbe dangereux responsable d’intoxication alimentaire a été abandonné sous la pression des distributeurs. » Source Doug Powell du barfblog.

Selon le Daily Mail, la FSA avait promis de mener des enquêtes régulières sur les poulets vendus dans les grandes enseignes et de publier les résultats, y compris en citant les noms des magasins, tous les trois mois.

campy_freeL’idée était que montrer du doigt ferait pression sur les magasins pour enlever les poulets contaminés et réduire le risque d’intoxication alimentaire des clients.

Cependant, les responsables de l’agence veulent maintenant supprimer cette idée et à la place, publier des données sur le nombre de poulets qui sont contaminés sans identifier les magasins concernés.

Le changement a été condamné par un universitaire de premier plan, qui a suggéré que cela est dû à la pression de l’industrie et des ministères, qui sont des soutiens des supermarchés, des agriculteurs et des transformateurs.

Les changements représentent une victoire majeure pour les intérêts commerciaux de la grande distribution, mettant ainsi les préoccupations concernant leur vente et leur bénéfice devant la sécurité des consommateurs et leur droit de savoir ce qu’ils mangent.

Le fait que les supermarchés aient réussi à édulcorer le régime est tout simplement la dernière preuve de la façon dont le lobbying des grandes entreprises a conduit à un changement dans la politique officielle sur les questions alimentaires et sanitaires.

Un lobbying similaire avait tué un plan pour une interdiction générale des snacks et autres boissons de l’étalage autour des caisses des supermarchés.

La FSA a récemment révélé que plus d’un million de personnes sont victimes d’intoxication alimentaire chaque année avec les poulets des supermarchés qui sont la plus grande menace.

Campylobacter, qui est le plus souvent retrouvé sur du poulet cru, est la principale cause d’intoxication alimentaire du pays.

Une étude officielle publiée en 2009 a révélé que deux poulets réfrigérés sur trois dans les rayons étaient contaminés par Campylobacter. Plus d’un sur quatre – 27% – étaient classés comme étant fortement contaminés.

Malgré le fait que la FSA ait demandé aux supermarchés et aux éleveurs de faire de la lutte contre  Campylobacter une priorité, la situation semble n’avoir montré aucune amélioration.

Un document de la FSA sur l’intoxication alimentaire à Campylobacter signale : « En plus des coûts économiques qui en découlent, les cas sont une source de désagréments, l’inconfort et de misère pour ceux qui sont infectés et une faible proportion des cas peuvent décéder ou avoir des conséquences sur le long terme, tels que l’arthrite réactive, le syndrome du côlon irritable et le syndrome de Guillain-Barré, ce dernier affecte le système nerveux périphérique.

Malgré la menace évidente, les dirigeants de la FSA vont demander à leur conseil d’administration de redessiner les règles pour ses enquêtes afin de s’assurer que les magasins vendant des poulets contaminés ne soient pas identifiés dans leurs résultats trimestriels.

Un document préparé par des responsable établit que c’est en réponse « aux préoccupations légitimes exprimées par l’industrie et d’autres ministères ». La référence aux autres ministères se rapporte au ministère de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales (DEFRA), qui se considère comme le champion des agriculteurs britanniques, y compris ceux qui produisent du poulet.

Le document de la FSA établissait que « Dans la dernière mise à jour du conseil d’administration de mars 2014, il était indiqué que la FSA visait à publier les résultats complets, y compris les noms des distributeurs et des transformateurs, sur environ 1000 prélèvements tous les 3 mois pendant l’étude, avec les premiers résultats publiés autour de juin/juillet 2014. »

Cependant,la FSA a décidé de changer cette approche, car il existe un risque que les résultats soient incomplets et trompeurs et ce serait, en quelque sorte, injuste pour les magasins.

La FSA a déclaré, « L’un des inconvénients de cette approche est qu’aucune interprétation ne peut être correctement faite sur des données brutes provisoires jusqu’à ce que l’ensemble des prélèvements de l’année ne soit terminé et entièrement analysé. »

Le conseil de l’agence est invité à approuver cette nouvelle approche lors d’une réunion le 23 juillet.

Erik Millstone, professeur de politique scientifique à l’Université de Sussex, a condamné le changement qui fait la part belle aux supermarchés.

Une étude sur Campylobacter laisse entrevoir la possibilité d’un vaccin chez les volailles

17
juil
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

campylobacter_jejuniDes chercheurs disent qu’ils ont identifié un vaccin potentiel contre Campylobacter après avoir purifié des protéines de Campylobacter et les avoir testé pour son utilisation potentielle comme vaccin, selon une étude de l’US Poultry et de l’US Poultry Foundation menée au Richard B. Russell Agricultural Research Center de l’USDA à Athens en Géorgie.

Campylobacter jejuni, souvent associée aux volailles, provoque la campylobactériose humaine. Bien que de nombreuses stratégies visant à réduire la contamination des volailles par C. jejuni aient été examinées, il n’y a pas de moyens d’intervention pratique disponible dans l’industrie de la volaille afin de réduire efficacement la contamination par C. jejuni durant la production et la transformation. Par conséquent, la recherche d’interventions pratiques à la ferme est d’une urgente nécessité. Dans cette proposition, nous avons attaqué ce problème par le développement de sous-unités de protéines de C. jejuni comme vaccins potentiels pour les poulets de chair.

L’hypothèse de l’étude proposée était que l’expression d’une batterie de protéines de C. jejuni impliquées dans la colonisation a le potentiel de générer de nouveaux antigènes pouvant être utilisés pour la vaccination in ovo afin de réduire la bactérie dans le système gastro-intestinal des poulets de chair. Les objectifs spécifiques de cette proposition sont : (1) construire un système d’expression de grandes quantités de protéines importantes de C. jejuni, (2) produire et purifier des protéines recombinantes de C. jejuni, (3) analyser la réponse immunitaire chez le poulets de chair contre ces protéines de C. jejuni, et (4) mener des expériences de vaccination avec les protéines de C. jejuni.

campylobacterObjectif 1 : Cinquante-sept gènes de C. jejuni potentiellement impliqués dans la colonisation ont été identifiés. Vingt-huit gènes ont été surexprimés avec succès pour permettre à la purification de protéines. Objectif 2 : Les protéines ont été purifiées par chromatographie. Objectif 3 : Deux protéines recombinantes, une protéine de la coiffe du flagelle (FliD) et une protéine chimiotactique accepteuse de méthyle (Cjj0473) ont fortement réagi aux sérums des poulets âgés de six semaines dans nos essais préliminaires, ce qui indique que ce sont des antigènes auxquels le système immunitaire des poulets de chair a été exposé à et a répondu sur le terrain. Ensuite, nous avons évalué si les sérums provenant d’autres régions des États-Unis contenaient des anticorps contre la protéine FliD. Les sérums de poules pondeuses à 44-52 semaines d’âge étaient 100% positif, tandis que les sérums de poulets de chair à 4-6 semaines d’âge dans 22 élevages ont présenté un résultat positif allant de 7-100%. Ces résultats suggèrent que C. jejuni était très répandu dans ces populations de volailles et les poulets avaient été exposés à ce micro-organisme. Il semble que la prévalence de C. jejuni dans ces populations de volailles était liée à l’âge. Objectif 4 : Trois expériences in ovo ont été menées. Les résultats montrent un très faible taux d’éclosion, ce qui suggère que l’adjuvant utilisé était toxique pour les embryons de poulet. Ensuite, des poulets de chair âgés d’un jour avec des anticorps maternels positifs ont été vaccinés avec 100 mg/poulet de la protéine FliD préparée avec une quantité égale d’adjuvant de Freund incomplet. Les poulets de chair ont répondu en produisant des anticorps à la protéine. Ces résultats suggèrent que la protéine FliD est immunogène chez les poulets de chair et que cette protéine a le potentiel d’un vaccin candidat. Les résultats indiquent également que les anticorps maternels ne peuvent pas affecter la vaccination.

Nos résultats ont des impacts potentiels pour l’industrie. Nous avons constaté que cette protéine est présente dans l’ensemble de nos 21 isolats de C. jejuni et est immunogène chez les poulets de chair. Par conséquent, cette protéine sera un excellent candidat pour une évaluation ultérieure comme vaccin afin de réduire Campylobacter chez la volaille. En outre, des anticorps dirigés contre cette protéine peuvent être utilisés comme outil afin de surveiller le statut de Campylobacter pendant la production des volailles. Actuellement, C. jejuni est considéré comme un commensal de l’intestin des poulets, ce qui ne nuit pas aux poulets. Nos études, cependant, ont montré que des sérums de poulets de chair ont réagi à une variété de protéines de Campylobacter, ce qui suggère que les poulets ont été exposés au micro-organisme ou infectés par ce micro-organisme, et par conséquent ils ont développé des anticorps contre lui. En outre, nous avons montré que les anticorps dirigés contre la protéine FliD étaient répandus parmi les populations de volailles. Par conséquent, la maîtrise de l’exposition à Campylobacter par la vaccination des poulets est une approche logique de la maîtrise de Campylobacter, et la protéine FliD est un bon candidat vaccin. D’autres études doivent être réalisées pour évaluer l’utilisation de cette protéine en application in ovo pour déterminer son utilisation pratique et l’efficacité potentielle.

Suisse : La fondue chinoise au poulet entraîne une recrudescence 
des infections à Campylobacter

5
juil
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« La fondue chinoise au poulet entraîne une recrudescence 
des infections à Campylobacter », selon un communiqué du 3 juillet 2014 de l’Institut Tropical et de Santé Publique Suisse (Swiss TPH).

En hiver, la fondue à la viande de poulet fait partie des facteurs de risque principaux pour une infection à Campylobacter en Suisse. C’est ce que montre une nouvelle étude de l’Institut Tropical et de Santé Publique Suisse (Swiss TPH) demandée par l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). Chaque fin d’année en Suisse, le nombre de cas déclarés pour cette infection intestinale virulente augmente. Selon la nouvelle étude, cette augmentation est attribuée à la consommation de « fondue chinoise » lors des fêtes de fin d’année.

CampylobacterEn Suisse, entre 7 000 et 8 000 personnes sont atteintes d’une infection à Campylobacter chaque année. Elle constitue ainsi la maladie bactérienne transmise par la nourriture la plus courante. La contamination de la viande de poulet par des germes de Campylobacter lors de l’abattage fait partie des causes d’infection connues. On observe un accroissement du nombre de cas dans toute l’Europe. En Suisse, cette maladie doit obligatoirement être déclarée.

On constate une augmentation inhabituelle du nombre de cas à Noël et au nouvel an en Suisse. C’est pourquoi l’Office fédéral de la santé publique (OFSP), en concertation avec l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), a chargé le Swiss TPH de réaliser une étude cas témoin afin d’étudier cette recrudescence pendant les fêtes.

« Nous nous appuyons sur les données obligatoire et les enquêtes téléphoniques enregistrées auprès des personnes infectées », déclare le directeur de l’étude Daniel Mäusezahl de Swiss TPH.

Les chercheurs ont interrogé les personnes victimes d’une infection à Campylobacter entre décembre 2012 et février 2013. Une étude en laboratoire indépendante avait auparavant confirmé une infection à Campylobacter chez toutes les personnes interrogées. Au premier plan de l’enquête: les facteurs de risque, la mise à contribution de moyens médicaux et l’évolution de la maladie perçue par les personnes interrogées.

Risque quadruplé en cas de consommation de fondue à la viande

L’étude a identifié deux facteurs responsables de l’augmentation du risque d’infection par des germes de Campylobacter. D’une part, le risque d’infection est multiplié par quatre lors de la consommation d’une fondue chinoise. Environ la moitié des infections pendant les fêtes a été attribuée à cette source.

Dans le même temps, l’étude montre également que le risque d’infection peut être réduit par des mesures d’hygiène lors des repas. Dès que les consommateurs utilisent des assiettes séparées ou compartimentées pour la viande crue et la viande cuite, le risque se réduit jusqu’à un facteur 5. De la même manière, le risque d’infection diminue lors de la consommation de viande préalablement congelée. « Les infections à Campylobacter seraient pour la plupart évitées par des comportements appropriés des consommateurs », explique Daniel Mäusezahl.

D’autre part, l’étude reconnaît qu’un voyage à l’étranger pendant les fêtes constitue également un facteur de risque pour une infection à Campylobacter. Cependant, les voyageurs présentant une diarrhée sont plus souvent testés pour une infection, ce qui pourrait également expliquer ce résultat élevé.

Source Philipp J. Bless, Claudia Schmutz, Kathrin Suter, Marianne Jost, Jan Hattendorf, Mirjam Mäusezahl-Feuz, Daniel Mäusezahl. A tradition and an epidemic: Determinants of the campylobacteriosis winter peak in Switzerland. European Journal of Epidemiology, DOI: 10.1007/s10654-014-9917-0. L’article est disponible intégralement et gratuitement.

Etats-Unis : Bactéries d’origine alimentaire résistantes aux antibiotiques, les bonnes et les mauvaises nouvelles

3
juil
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Shigella, TIAC, Volaille.

« Etats-Unis : Bactéries d’origine alimentaire résistantes aux antibiotiques, les bonnes et les mauvaises nouvelles en 2012 ». Source CIDRAP News du 2 juillet 2014.

Un rapport du gouvernement américain sur les bactéries d’origine alimentaire résistantes aux antibiotiques en 2012 apporte à la fois de bonnes et de mauvaises nouvelles.

cdc-09-13-img16-salmonellaSur le plan positif, la surveillance des infections d’origine alimentaire a montré que Salmonella multirésistant aux antibiotiques a diminué au cours des 10 dernières années et que la résistance à deux classes importantes d’antibiotique, les céphalosporines et les fluoroquinolones, est demeuré faible, selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) dans un communiqué de presse.

D’autre part, la résistance de Salmonella typhi, cause de la fièvre typhoïde, aux quinolones a augmenté de 68%, ce qui fait craindre que l’un des traitements usuels pour cette maladie puisse ne pas fonctionner, a signalé le CDC.

Les résultats proviennent du dernier rapport du National Antimicrobial Resistance Monitoring System (NARMS), qui est exploité par trois agences fédérales. Le CDC, avec l’aide des services de santé des Etats, le suivi des bactéries résistantes chez l’homme, alors que la Food and Drug Administration (FDA) surveille la résistance dans la viande au niveau de la distribution et l’USDA la suit chez l’animal.

Le rapport du CDC compare les taux de résistance dans les infections humaines en 2012 à ceux au cours de la période allant de 2003 à 2007. L’agence surveille la résistance dans les isolats cliniques de six types de bactéries d’origine alimentaire dans les 50 États. Plus de 5 000 isolats ont été testés en 2012, selon le communiqué.

« Nos dernières données montrent des progrès dans la réduction de la résistance chez certains germes qui rendent des personnes malades, mais malheureusement, nous voyons aussi une plus grande résistance de certains pathogènes, comme certains types de Salmonella », a déclaré dans le communiqué de presse Robert Tauxe, directeur adjoint de la division des maladies d’origine alimentaire, hydrique et environnementale au CDC.

Le CDC a noté plusieurs autres conclusions du rapport :

  • Environ 20% des infections à Salmonella Heidelberg, sérotype liés à des foyers récents de cas d’infection dus à la volaille étaient résistantes à la ceftriaxone, un médicament de la famille des céphalosporines. La résistance à la ceftriaxone rend les infections à Salmonella plus difficile à traiter, surtout chez les enfants.
  • La résistance de Campylobacter à la ciprofloxacine est restée à 25%, malgré l’interdiction en 2005 par la FDA de l’utilisation de l’enrofloxacine, autre médicament de la famille des fluoroquinolones, chez la volaille.
  • La résistance de Shigella est à 2% pour la ciprofloxacine et à 4% pour l’azithromycine et se développe, mais aucune souche n’était résistante à ces deux antibiotiques.
  • La résistance globale aux fluoroquinolones est restée faible, mais il y avait des relents de résistance accrue chez Salmonella Enteritidis, sérotype de Salmonella le plus courant, à la ciprofloxacine. L’antibiotique est un traitement de première intention chez des adultes atteints de salmonellose grave, selon un rapport précédent.

Nouvelle méthode et nouvelles étapes.

L’agence a également noté que le rapport présente une nouvelle méthode pour interpréter les données de Campylobacter et inclut des liens vers des graphiques interactifs qui permettent aux utilisateurs de choisir un pathogène et un antibiotique et voir les tendances de la résistance d’année en année.

Le budget proposé pour 2015 demande des fonds supplémentaires au président Obama pour permettre au CDC d’améliorer la détection précoce et le suivi des Salmonella multirésistants et « d’autres menaces urgence de résistance », a noté l’agence dans le communiqué. L’agence estime qu’avec 30 millions de dollars par an pendant 5 ans, elle pourrait réduire les infections à Salmonella multirésistants de 25%.

NB : La photo représente Salmonella non typhiques.