« Des chercheurs font le lien entre la contamination des volailles lors de l’élevage et à l'usine de transformation », source ASM du 31 mai 2013.
Des chercheurs de l'Université de Georgie, Athens, ont identifié un lien étroit entre la prévalence et la charge de certains pathogènes d'origine alimentaire dans les élevages et plus tard en aval dans l'usine de transformation. Ils rapportent leurs résultats dans une étude publiée dans Applied and Environmental Microbiology.
« Cette étude suggère que la réduction de la charge de pathogènes d'origine alimentaire dans les élevages de poulets aiderait à réduire la charge de pathogènes lors de la transformation, et peut en fin de compte contribuer à réduire le risque de maladie d'origine alimentaire », explique Roy Berghaus, l’un des auteurs de l'étude. « Ceci est important parce que la plupart de nos efforts en vue de réduire les pathogènes d'origine alimentaire se concentrent actuellement sur ce qui se passe pendant le transformation. Les moyens de transformations sont efficaces, mais ils ne peuvent pas tout faire. »
Salmonella et Campylobacter causent environ 1,9 millions de maladies d'origine alimentaire aux États-Unis chaque année et la volaille est une source importante de ces deux bactéries. Des études antérieures ont lié la prévalence des pathogènes lors de l’élevage et pendant la transformation, mais aucune n'a mesuré la force de l’association entre les charges en pathogènes, selon l’étude. Dans l'étude actuelle, Salmonella et Campylobacter détectés à l'usine de transformation ont été retrouvés dans des échantillons pendant l’élevage, respectivement à 96 et 71% temps.
La prévalence de ces deux pathogènes a chuté au cours de la transformation, Salmonella passant de 45,9% à 2,4% et Campylobacter 68,7 à 43,6%, selon l’étude.
Les deux pathogènes sont les principaux contributeurs de problèmes chez l’home aux États-Unis. Parmi les 104 combinaisons différentes pathogènes-aliments, les infections à Campylobacter et à Salmonella provenant de volailles ont été récemment classées respectivement, première et quatrième, en termes d'« effet combiné du coût total des maladies et de la perte d'années de vie ajustées sur la qualité », selon le rapport.
L'équipe suggère que moins de pathogènes lors de l’élevage permettraient de réduire les taux de contamination à l'usine de transformation, et note que « la vaccination des poules reproductrices, un traitement d’exclusion compétitive et l'utilisation d'eau acidifiée » ont tous réduit Salmonella dans les élevages de poulets de chair commercialisés. Toutefois, « les approches fiables pour réduire la colonisation par Campylobacter sont actuellement indisponibles », bien que la surgélation post-transformation ait réduit la charge de Campylobacter sur les carcasses.
Une copie de l’étude peut être consultée en ligne sur http://bit.ly/asmtip0513a. Le document sera publié officiellement dans le numéro de juin 2013 de la revue Applied and Environmental Microbiology.
(R.D. Berghaus, S.G. Thayer, B.F. Law, R.M. Mild, C.L. Hofacre, and R.S. Singer, 2013. Enumeration of Salmonella and Campylobacter spp. in environmental farm samples and processing plant carcass rinses from commercial broiler chicken flocks. Appl. Environ. Microbiol. published ahead of print 26 April 2013 ,doi:10.1128/AEM.00836-13.)
NB : Les photos sont issue de l'article de Doug Powell du barfblog sur ce sujet.