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Articles de la catégorie 'Campylobacter'

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Incidence annuelle hors de l’hôpital de la campylobactériose et de la salmonellose non typhique en France, 2008-2013

21
juil
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

Il en avait déjà été question dans Fardeau des cas d’infections à Salmonella non typhiques et à Campylobacter en France métropolitaine, 2008-2012. suite à la parution récente d’un nouvel article sur le sujet, voici ci-après le résumé de l’Incidence annuellehors de l’hôpital de la campylobactériose et de la salmonellose non typhique en France, 2008-2013.

Résumé.

Les estimations de l’incidence hors de l’hôpital sont nécessaires pour évaluer le fardeau et l’impact des infections sur la santé et d’établir des priorités pour les stratégies de surveillance, de recherche, de prévention et de maîtrise. L’étude actuelle a été réalisée pour estimer l’incidence hors de l’hôpital les campylobactérioses et les salmonelloses non typhiques en France à partir du nombre de cas confirmés en laboratoire rapportés aux centres nationaux de référence (CNR). Les probabilités d’un cas hors de l’hôpital visitant un médecin, avec un prélèvement de selles demandé, avec une analyse positive du laboratoire et avec un cas rapporté aux CNR ont été estimés en utilisant les données du système nationale de surveillance, l’hospitalisation à l’échelle du pays, les bases de données de l’assurance maladie et les études spécifiques informant sur ces paramètres. Les intervalles de crédibilité (ICr) ont été calculés en utilisant des simulations de Monte Carlo. En outre, nous avons estimé le nombre d’hospitalisations des deux infections en France. Le taux annuel d’incidence hors de l’hôpital en France est estimée à 842 cas pour 100 000 (ICr 90%, 525-1 690) pour la campylobactériose et 307 cas pour 100 000 (ICr 90%, 173-611) pour la salmonellose. Le nombre annuel d’hospitalisations est estimé à 5 182 pour la campylobactériose et la salmonellose 4 305. Les facteurs de multiplication entre les cas constatés par le système de surveillance et le nombre de cas hors de l’hôpital étaient de 115 pour la campylobactériose et de 20 pour la salmonellose. Ils sont conformes aux estimations rapportées dans d’autres pays, indiquant une incidence élevée hors de l’hôpital de la campylobactériose et la salmonellose en France.

Dans leur conclusion, les auteurs notent que « Nos résultats indiquent un nombre élevé hors de l’hôpital de cas et d’hospitalisations pour les deux infections en France. Les travaux résultats suggèrent un coût économique et humain élevé de ces maladies et aidera à établir des priorités pour les stratégies de surveillance, de prévention, et de maîtrise. »

Référence. Community Incidence of Campylobacteriosis and Nontyphoidal Salmonellosis, France, 2008-2013. Van Cauteren Dieter, De Valk Henriette, Sommen Cecile, King Lisa A., Jourdan-Da Silva Nathalie, Weill François-Xavier, Le Hello Simon, Mégraud Francis, Vaillant Veronique, and Desenclos Jean C. Foodborne Pathogens and Disease. ahead of print. doi:10.1089/fpd.2015.1964.

NB : 595 930 personnes malades de la campylobactériose (cas sporadiques) et 86 100 personnes malades de salmonellose (cas sporadiques) en France, cela mériterait bien qu’on s’y intéresse pour connaître les causes. Ces chiffres correspondent aux facteurs de multiplication énoncées dans le résumé ci-dessus.

Fardeau des cas d’infections à Salmonella non typhiques et à Campylobacter en France métropolitaine, 2008-2012

16
juil
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Dans le livre des résumés de l’European Scientific Conference on Applied Infectious Disease Epidemiology 2014 qui s’est tenue à Stockholm (Suède) au Waterfront Congress Centre du 5 au 7 novembre 2014, on trouve (page 79) un poster de l’InVS sur « Fardeau de Salmonella non typhiques et de Campylobacter en France métropolitaine, 2008-2012 » ou Burden of non-typhoid Salmonella and Campylobacter, metropolitan France, 2008-2012.

Résumé.

Les estimations du fardeau des maladies sont importantes pour établir des priorités dans les stratégies de surveillance, de recherche, de prévention et de maîtrise. Nous avons estimé l’incidence hors de l’hôpital (cas sporadiques), le nombre de cas d’hospitalisations et de décès pour les infections à Salmonella non typhiques et Campylobacter en France métropolitaine.

Méthodes. Pour les deux infections, nous avons utilisé les données du laboratoire national de surveillance, les sorties de l’hôpital, de l’assurance maladie et les statistiques vitales complétées par des enquêtes spécifiques pour évaluer la fréquence de recours aux soins pour gastro-entérite, la description des pratiques de laboratoire et l’exhaustivité des déclarations de cas. Nous avons utilisé des simulations de Monte Carlo en tenant compte de l’incertitude des paramètres provenant des sources de données ci-dessus pour produire une estimation nationale du nombre de cas survenant hors de l’hôpital.

Résultats. Entre 2008 et 2012, 9753 cas d’infection à Salmonella et 4490 cas d’infection à Campylobacter ont été rapportés chaque année. Le nombre annuel de cas hors hôpital (cas sporadiques) en France a été estimé à 179 442 (intervalle de crédibilité à 90%, 108 955 à 316 970) pour Salmonella et 603 217 (intervalle de crédibilité à 90%, 328 033 à 1 381 185) pour Campylobacter entraînant une incidence annuelle hors de l’hôpital de 286 cas/100 000 pour Salmonella (intervalle de crédibilité à 90%, 174-505) et 961 cas/100 000 pour Campylobacter (intervalle de crédibilité à 90%, 523-2201). Chaque année, il y a eu 4 319 cas d’infection à Salmonella et 5811 cas d’infection à Campylobacter associés à des hospitalisations, conduisant respectivement à 69 et 18 décès. Pour chaque cas rapporté par le laboratoire de surveillance on estime qu’il y a eu 18 cas d’infection à Salmonella et 134 cas d’infection à Campylobacter hors de l’hôpital.

Conclusion. Le fardeau des maladie infectieuses à Salmonella et à Campylobacter en France se révèle être élevé. Les données de surveillance sous-estiment l’incidence réelle, en particulier pour les infections à Campylobacter. Le niveau de sous-déclaration diffère considérablement par maladie, les études du fardeau des maladies plutôt que les données de surveillance de routine devraient être utilisées pour le classement par priorité. Notre travail indique que ces deux infections devraient être hiérarchisées sur le haut de la liste des priorités d’intervention en santé publique.

Mots-clés. Fardeau des maladies, Salmonella, Campylobacter, France.

Une mise à jour de ces données va très certainement être publiée prochainement.

Rappelons qu’en réponse au « Rapport relatif à la politique de sécurité sanitaire des aliments » de décembre 2014, un communiqué interministériel avait indiqué que « La première série de mesures vise à renforcer la capacité de veille sanitaire, partager l’analyse des risques entre les services concernés, inviter la Commission européenne à améliorer l’analyse de risques menée au plan européen, accroître la transparence et l’information sur les résultats des contrôles, affirmer le rôle de l’échelon régional en matière de sécurité sanitaire des aliments. Les orientations de ce plan d’action seront formalisées par la signature d’un protocole conjoint entre les ministres chargés de la santé, de l’agriculture et de la consommation, début 2016, à l’issue d’un travail commun entre administrations et agences concernées au sein d’un comité de suivi qui sera installé prochainement.

Je ne sais pas si cela est à la hauteur des enjeux et cela ressemble à un enterrement de première classe de ce rapport, dont le blog s’est fait l’écho à plusieurs reprises, 1, 2 et 3.

Autre point assez décevant est la communication ‘très marketing de la sécurité des aliments’ de l’Anses, quand elle avance lors de la Journée mondiale de la santé, organisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dédiée à la sécurité sanitaire des alimentsDe multiples micro-organismes (bactéries, virus, parasites) comme les salmonelles, les campylobacters, certains Escherichia coli, les virus hépatiques ou les Anisakis, sont susceptibles de contaminer les aliments et d’engendrer des pathologies. L’approche intégrée de maîtrise des risques tout au long de la chaîne alimentaire fait de la France un bon élève en matière de sécurité sanitaire, laquelle s’appuie sur une logique de responsabilisation de tous les acteurs, de la « fourche à la fourchette ». Les mesures mises en œuvre par les autorités de santé et les professionnels ont permis une diminution importante des principales pathologies causées par l’alimentation.

Apparemment pour Salmonella et Campylobacter, ce n’est pas exact …

On lira aussi en complément sur ce blog, L’actualité de Campylobacter en France.

NB : La traduction du résumé a été réalisée par mes soins. -aa

Campylobacter et poulets au Royaume-Uni : le conseil aux consommateurs sur « où faire ses achats » est en discussion

13
juil
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

englishchicken_406x2501« Scandale du poulet contaminé au Royaume-Uni : des responsables veulent donner des conseils sur ‘où faire ses achats’ », source The Telegraph du 12 juillet 2015.

Les acheteurs pourraient être dissuadés d’aller dans certains supermarchés vendant des poulets infectés par Campylobacter, et cela intervient dans un essai explicite de changer leurs « habitudes d’achat ».

Les supermarchés, qui ne parviennent pas à empêcher un microbe dangereux chez les poulets qui provoque des milliers de cas d’intoxication alimentaire chaque année, seront nommés selon un plan controversé afin d’influencer le comportement des acheteurs.

La Food Standards Agency va accélérer sa campagne contre les magasins qui continuent de vendre une proportion élevée de poulets infectés par Campylobacter, admettant que « beaucoup plus de travail doit être fait ». Le microbe rend 280 000 personnes malades chaque année, avec 20 000 personnes admises à l’hôpital.

Selon les propositions qui seront abordées cette semaine, il pourrait être demandé aux consommateurs d’éviter certains supermarchés s’ils continuent de vendre un nombre élevé de poulets infectés dans une tentative explicite de faire changer « les habitudes d’achat » des consommateurs.

L’intervention très inhabituelle est susceptible de provoquer des contestations judiciaires des distributeurs, si elle était adoptée.

Les responsables examineront également si la loi devrait être modifiée pour rendre illégale la vente de volailles très contaminées. Il pourrait être demandé aux magasins qui ne répondent pas aux nouvelles exigences de faire cuire ou de congeler les poulets infectés afin de tuer la bactérie avant que les poulets ne soient en vente.

Dans un document décrivant les propositions, Steve Wearne, directeur de la réglementation à la FSA a déclaré : « Les indications sont que la prévalence de Campylobacter dans les poulets commence à descendre. »

« Il est peu probable, cependant, que l’objectif convenu [pour réduire le niveau de contamination] sera respecté en décembre 2015, beaucoup plus de travail doit être fait. Par conséquent, il est toujours nécessaire de maintenir la pression sur l’industrie pour y faire les interventions nécessaires. »

Campylobacter, qui est présent naturellement chez le poulet, peut provoquer une intoxication alimentaire grave. Dans certains cas, les personnes ayant un système immunitaire affaibli peuvent décéder.

Les bactéries sont détruites par la cuisson, mais peuvent être transmises aux mains des personnes ou sur d’autres surfaces lors de la préparation des aliments ou lors du stockage au réfrigérateur.

En mai 2015, les résultats d’une étude sur un an de la FSA ont constaté que 73% des poulets entiers réfrigérés vendus dans les principaux supermarchés étaient contaminés par la bactérie.

Un poulet réfrigéré sur cinq a été retrouvé avec une contamination « élevée », ce qui augmente considérablement le risque d’intoxication alimentaire.

Les distributeurs ont reçu l’ordre de réduire le nombre de volailles avec une contamination élevée à seulement un sur 10 à l’abattoir. La FSA propose maintenant de modifier cette obligation à 7% des poulets atteignant les supermarchés.

Bien que les résultats de l’enquête aient montré que les distributeurs avaient encore un long chemin à parcourir pour atteindre la nouvelle cible, il y a 30% des volailles avec une contamination élevée chez Asda et 22% chez Morrisons, 16% chez Sainsbury et 13% chez Tesco, M. Wearne a dit que certains distributeurs allaient réussir.

Morrisons, par exemple, a dit qu’il a réduit la contamination avec le niveau le plus élevé à seulement 2,3% dans des analyses récentes, tandis que d’autres, dont les supermarchés Asda, Sainsbury et Tesco, testent de nouveaux procédés tels que la congélation ou l’action de vapeur sur la peau des volailles. Ces interventions sont censées réduire la contamination de 80%.

Wearne a déclaré : « Cela nous offre la perspective d’avoir à la fin de cette année un certain nombre de distributeurs qui seront en mesure de démontrer qu’ils respectent systématiquement ou mieux la cible qu’ils ont convenu, mais un certain nombre ne le pourront pas.

Si ces distributeurs échouent systématiquement dans l’atteinte des nouveaux objectifs l’année prochaine, a-t-il ajouté, cela pourrait y avoir un impact « important » sur la santé publique. À ce stade, il a dit que la FSA devrait « tenir compte des conseils que nous pourrions proposer aux consommateurs. »

chicken_3372386b« Ce conseil pourrait, par exemple, prendre la forme de changement dans ce qu’ils pourraient apporter à leurs habitudes d’achat », a-t-il dit.

« Des conseils clairs de cette nature pour les consommateurs pourraient provoquer une contestation juridique [des entreprises] dont les activités auront été affectées, et auraient besoin que des conseils juridiques appropriées soient pris sur tout intitulé proposé. »

Mercredi, M. Wearne exhortera également les membres du conseil d’administration de la FSA de considérer un niveau maximal de contamination au-dessus duquel les distributeurs seraient obligés d’ouvrir une enquête interne. Une « limite statutaire » plus imposante pour des niveaux de Campylobacter, au-dessus duquel il deviendrait « illégal de vendre une volaille », sera également discutée.

« Dans de telles circonstances, une volaille fraîche au-dessus de ce niveau doit être congelé ou cuite afin d’être mise sur le marché », a déclaré M. Wearne.

La FSA peut également faire une approche auprès de l’Union européenne, demandant un nouvel ensemble de normes pour les poulets vendus dans les supermarchés. Ceci est considéré comme une solution sur le « long terme », car cela peut prendre de nombreuses années avant de convenir d’un ensemble de normes communes pour les grandes et petites nations européennes.

Lidl et Aldi seront « dans quelques mois » être contraints de publier les niveaux de contamination pour la première fois, car FSA continue de surveiller la présence de Campylobacter dans les poulets des supermarchés.

NB : On lira aussi L’actualité de Campylobacter en France.

L’actualité de Campylobacter en France

6
juil
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

campylobacter_jejuniDans le rapport, La politique de sécurité sanitaire des aliments, paru le 9 décembre 2014 sur le site du ministère de l’agriculture, on pouvait lire que « la prévalence de certaines pathologies, comme celles causées par Campylobacter (plus de 824 000 personnes infectées par an dans les estimations récentes de l’InVS) a longtemps été sous-estimée et demeure mal recensée. »

Puis, « Après correction pour prendre en compte l’absence de consultation auprès d’un médecin et de réalisation de coproculture, il estime l’incidence à 824 000 cas annuels en population générale, soit un rapport de 1 à 150 (incidence comparable à d’autres pays en Europe). »

Selon l’InVS, on aurait en France entre 800 000 à 2 millions d’infections à Campylobacter par an en France, source Surveillance des infections à Campylobacter en France : bilan de la surveillance du réseau de laboratoires de ville et hospitaliers, 2004-2005.

campylobacterLes données épidémiologiques des infections à Campylobacter en France pour 2014 (Source InVS) sont en train de préparer les esprits face au nombre de cas sporadiques d’infections à Campylobacter :

« Le nombre de laboratoires transmettant des données directes en ligne a augmenté en 2014 (10 laboratoires contre 4 laboratoires en 2013) et le nombre de cas saisi en ligne a pratiquement doublé en 2014 par rapport à 2013. Néanmoins le nombre de souches reçues au CNR a également augmenté par rapport à 2013. Les méthodes de recherche n’ont pas changé significativement durant cette période mais les laboratoires sont dans une phase active de regroupement qui modifie leur périmètre. Ce regroupement et la mise en place de la saisie en ligne peuvent avoir un impact sur le nombre de cas rapportés dans les années à venir. »

Effectivement cela devrait avoir un impact …

Pourtant dans ce contexte, que l’on peut encore lire que dans la « Fiche microbiologique : Campylobacter jejuni et Campylobacter coli » du centre d’information sur les viandes, ceci :

« Les campylobacters (C. jejuni et C. coli) sont des agents pathogènes relativement mineurs en France alors que ces bactéries sont responsables de presque 50 % des foyers de toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) aux Etats Unis et dans les pays anglo-saxons. Cette différence pourrait être liée aux habitudes alimentaires dans les pays anglo-saxons telle que la consommation de grosses pièces de dinde difficiles à cuire de façon homogène, mais aussi à des différences dans les procédures de recherche mises en place en cas de TIAC. »

C’est bien connu l’enfer est toujours chez les autres …

On pourra lire la Fiche de description de danger biologique transmissible par les aliments : « Campylobacter jejuni, Campylobacter coli » -de mai 2011 de l’Anses, mais une mise à jour sur le taux annuel d’incidence serait utile …

Questions sur l’hygiène des aliments vues par la Commission européenne et les Etats membres de l’UE

29
juin
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, HACCP, Hygiène, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Viande, Virus, Volaille.

Résumé du meeting du groupe de travail du conseil consultatif de la chaîne alimentaire, de la santé animale et de la santé des végétaux sur les questions d’hygiène des aliments du 28 mai 2015.

NB : Traduction et mise en page de ce document par mes soins. Chaque thème est accompagné d’un document plus ou moins dense que je vous invite à consulter, veille scientifique oblige …

1. Initiatives de l’UE pour faciliter la mise en œuvre du système HACCP dans le secteur des denrées alimentaires et des aliments pour animaux

Le résultat du projet de l’Office Alimentaire et Vétérinaire sur la mise en œuvre du système HACCP dans le secteur des denrées alimentaires et des aliments pour animaux a été présenté ainsi qu’une feuille de route pour des initiatives futures. Tout en soulignant l’importance de faciliter la mise en œuvre par les opérateurs alimentaires, au niveau des fédérations et au niveau national, l’accent a été mis sur des initiatives au niveau européen, dont une éventuelle révision du document existant d’orientation de l’UE sur la mise en œuvre de HACCP. Les intervenants représentant les petites et moyenne entreprises ont souligné la nécessité de conserver et de favoriser des dispositions de flexibilité.

Voir le document ici. Il est évoqué notamment une plate-forme HACCP avec un site Internet.

2. Document d’orientation de l’UE sur les bonnes pratiques d’hygiène pour les fruits et légumes

Les intervenants ont été informés des travaux en cours menées par la Commission comme le suivi des cinq avis de l’EFSA émis en 2014 liés aux risques posés par les pathogènes dans les aliments d’origine non animale (1, 2, 3, 4 et 5). Le projet du document d’orientation sur les bonnes pratiques d’hygiène qui a été préparé et a été discuté une première fois dans un groupe de travail restreint en avril 2015. Il couvrira la production agricole de denrées alimentaires d’origine non animale au stade de la production primaire, ciblant les pathogènes évalués par l’EFSA et étendu aux principaux pathogènes.

Il abordera des conseils d’hygiène pour les opérateurs alimentaires. Le débat en cours se poursuivra afin de parvenir à un échange général et une validation par tous les États membres et avec les parties prenantes. Enfin, une fois validé, il sera publié sur le site Internet de la DG SANTE.

Voir le document ici. Un guide serait en préparation.

3. État des lieux et questionnaire sur les conditions de température au cours du transport et du stockage de la viande

Un état des lieux a été fourni à l’EFSA ainsi que d’autres nouvelles preuves scientifiques. Un nouvel avis de l’EFSA devrait être publié d’ici la fin d’octobre 2015. Dans l’intervalle, la Commission consultera les États membres ultérieurement et les parties prenantes sur la mise en pratique et la maîtrise d’éventuelles nouvelles dispositions.

Voir le document ici. Un amendement serait en préparation au Point 3 du Chapitre VII de la section I de l’Annexe III du Règlement (CE) n°853/2004.

4.  Liste des pays tiers et des certificats d’importation pour la gélatine, le collagène, les matières premières (traitées) et certains produits hautement raffinés

Voir le document ici.

5. Résultat du questionnaire sur le marquage multiple de l’identification

Voir le document ici.

6. État d’avancement sur les questions des mollusques bivalves vivants

Voir le document ici.

7. Projet du document d’orientation sur l’application de l’article 14 du règlement (CE) n°178/2002 concernant les aliments contaminés par des STEC

Le résultat du questionnaire aux États membres et le projet actuel de document d’orientation (révision 4) ont été présentés. Les intervenants ont été invités à fournir des commentaires par écrit. Des arbres de décision sont proposés.

Voir le document ici. Des lignes directrices au niveau de la distribution seraient en préparation.

8. (BEUC) : État d’avancement sur Campylobacter et l’inspection de la viande de volailles

La Commission a indiqué que la maîtrise de Campylobacter est une haute priorité pour le Cabinet. Le mois prochain, les États membres et les parties prenantes seront consultés sur une approche intégrée sur la maîtrise de Campylobacter dans l’optique de la révision de l’inspection des viandes de volaille ainsi qu’une possible autorisation de décontamination.

Voir le document ici. Plusieurs États membres ont semble-t-il mis en place une maîtrise de Campylobacter. Lesquels, on ne le saura pas.

9. (Eurogroup for Animals) : Implicatio des vétérinaires officiels et du personnel de l’abattoir dans inspection à l’abattoir dans la révision du règlement relatif aux contrôles officiels

La Commission a déclaré que le rôle des vétérinaires officiels n’a pas changé et que le vétérinaire officie restera responsable de l’inspection ante et post mortem. Dans le même temps, la participation du personnel de l’abattoir est déjà prévu par le règlement (CE) n°854/2004.

Voir le document ici qui comprend la liste des fédérations et associations professionnelles et de consommateurs.