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Articles de la catégorie 'Campylobacter'

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Belgique : Campylobacter, les bons conseils d’hygiène et surtout cuisez vos volailles à cœur !

29
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

chicken_campy_vaccineLe service public fédéral de Belgique, santé publique, sécurité alimentaire et environnement, propose une information sur Campylobacter, « Protégez-vous contre l’infection intestinale par Campylobacter : cuisez vos volailles à cœur ».

Soyez très attentif aux règles d’hygiène lorsque vous manipulez la viande de volaille crue et cuisez-la suffisamment: vous réduirez ainsi les risques de contamination par la bactérie Campylobacter, qui provoque une infection intestinale (gastro-entérite).

Triez vos achats

La bactérie Campylobacter peut être présente sur la face extérieure des emballages. Séparez donc les emballages de viande de volaille des autres aliments que vous consommerez crus, comme les fruits et légumes.

campy_freeAppliquez de bonnes pratiques d’hygiène dans la cuisine

  • Utilisez toujours des ustensiles de cuisine distincts (couteaux, planches à découper, plats, assiettes…) pour la viande de volaille crue et lavez-les toujours soigneusement  avec du détergent.
  • Lavez-vous toujours les mains avec du savon après avoir manipulé de la viande crue.
  • Veillez à la propreté des essuies de vaisselle et remplacez-les régulièrement.
  • N’utilisez plus votre essuie de vaisselle si vous avez essuyé  du jus de viande .
  • Déposez toujours la viande de volaille cuite et les autres aliments préparés sur des planches ou assiettes propres. N’utilisez surtout pas l’assiette qui a contenu la viande crue.

Préparez et conservez la viande de volaille

  • Conservez la viande de volaille à une température suffisamment fraîche (2-7°C).
  • Cuisez la viande à cœur pour détruire la bactérie. Ceci est surtout vrai pour les produits de viande hachée car les bactéries y sont plus répandues.
  • Si vous voulez conserver la viande de volaille pendant plus de quelques jours, entreposez-la de préférence au congélateur (la bactérie Campylobacter présente la particularité de mourir après une semaine de congélation) .

campy.grocer.dec_.14Évitez les autres sources de contamination par Campylobacter

Vous pouvez également être contaminé par Campylobacter en buvant de l’eau souillée ou du lait cru. La transmission est également possible par contact direct avec un animal infecté (bovin p. ex.) ou un milieu contaminé (en allant nager dans un lac contaminé p. ex.).

Campylobacter est la principale source d’infections bactériennes en Belgique. Elle provoque généralement des symptômes bénins tels que des crampes et une diarrhée. Ces symptômes disparaissent d’eux-mêmes, mais vous pouvez rester porteur de l’infection pendant plus longtemps et ainsi contaminer d’autres personnes. Ces dernières années, le SPF Santé publique a investi dans différents projets de recherche sur Campylobacter et mène une politique active afin de diminuer le degré de contamination dans les élevages et les abattoirs. Le SPF a ainsi organisé fin janvier 2016 un workshop sur les projets qui investiguaient les facteurs de risque dans les abattoirs, les ateliers de découpe, les entreprises qui fabriquent des préparations à base de viande de volaille et chez le consommateur. D’autres nouvelles seront publiées concernant ce sujet lorsque ces projets  seront complètement terminés.

Pour des conseils supplémentaires :

NB : Chez nous en France, le document le plus complet et le plus récent sur le sujet, à ma connaissance, n’est pas destiné aux consommateurs, il s’agit de l’« Appréciation des risques alimentaires liés aux Campylobacters. Application au couple poulet/Campylobacter jejuni » réalisée par l’Afssa en 2004, autant dire il y a très longtemps …

Rappelons qu’en France, en 2014, « selon les travaux menés par l’InVS en 2014 à partir de toutes les sources disponibles ont permis de reconstituer l’incidence réelle des salmonelloses (environ 192 000 cas et 4 300 hospitalisations par an) et des gastro-entérites à Campylobacter (528 000 cas et 5 200 hospitalisations). »

Cela mériterait un spécial Campylobacter par l’Anses ?

Mise à jour. Un lecteur membre de l’Anses, que je remerice me fait remarquer qu’il existe un document d’octobre 2015, Information des consommateurs en matière de prévention des risques biologiques liés aux aliments. Tome 2 – Évaluation de l’efficacité des stratégies de communication. Avis de l’Anses. Rapport d’expertise collective.

Cela étant, comme déjà dit, ce rapport n’est pas à l’usage du consommateur lambda et des recommandations spécifiquement dédiées à Campylobacter pour le consommateur seraient à entreprendre …

Le lait cru et Campylobacter, selon le BfR

23
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lait, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Faire bouillir du lait cru protège contre une infection à Campylobacter », source avis du BfR n°008/2016 du 13 avril 2016.

On sait que le lait cru peut contenir des micro-organismes qui sont dangereux pour la santé. En raison du nombre élevé de machines où du lait cru est vendu via un distributeur de lait cru, l’Institut fédéral d’évaluation des risques (BfR) a évalué le risque d’infections alimentaires par Campylobacter résultant du lait distribué à partir de ces machines distributrices de lait cru.

taylor_swift_got_milk_adL’évaluation porte également sur la question de savoir si l’occurrence plus fréquente d’éclosions de maladies dues aux infections à Campylobacter (gastro-entérites à Campylobacter ou campylobactériose) pourrait être associée à l’augmentation du nombre de points de vente de lait cru et en particulier le lait cru vendu par ces machines. Comme il y a pas données empiriques validées, l’évaluation préliminaire du BfR est basée sur l’hypothèse de travail que des changements dans le comportement des consommateurs entraînant la consommation accrue de lait cru à partir de ce qui est appelé « un distributeur de lait cru » conduit à de plus fréquentes éclosions à Campylobacter. Une de principales sources de contamination du lait cru est la contamination fécale au cours de la traite.

Contrairement aux pathogènes d’origine alimentaire les plus connus, ces bactéries ne peuvent se multiplier dans le lait cru. Cependant, quelques cellules de Campylobacter sont suffisantes pour causer une infection. Le BfR conseille donc aux consommateurs de toujours se conformer à l’instruction affichée au point de vente indiquant « lait cru – faire bouillir avant consommation ». Le BfR recommande également d’éviter toute préparation et consommation non chauffée (« froide ») de boissons à base de cacao ou autres milk-shakes au lait cru à la fois directement sur place et à la maison (voir aussi les FAQ du BfR sur la consommation de lait cru).

Le profil de risque ci-dessous a été conçu pour visualiser le risque décrit dans l’avis du BfR. Il n’a pas été conçu pour permettre des comparaisons de risque. Le profil de risque ne devrait être lu conjointement qu’avec l’avis.

risk_profile_bfr_raw_milk

Ligne E : le risque d’une infection à Campylobacter peut être minimisée en faisant bouillir le lait cru avant consommation.

[1] – ligne E – maîtrise par le consommateur. Les détails de la ligne « maîtrise par le consommateur » ne sont pas conçus pour servir de recommandation du BfR, mais sont un caractère descriptif.

NBPour mémoire, les distributeurs de lait cru sont interdits au Royaume-Uni.

Royaume-Uni : Surveillance de Campylobacter et les petits soucis de la Food Standards Agency

19
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Mise à jour de la surveillance par la FSA de la présence de Campylobacter en distribution », source Food Standards Agency du 19 avril 2016.

Nous avons mis en œuvre une étude sur un an pour mesurer le taux de Campylobacter sur des poulets achetés dans les magasins et les supermarchés.

CampylobacterLes résultats du deuxième trimestre de l’enquête, que nous avons publié le 25 février, ont montré que le chiffre de 11% des poulets testés positifs pour le plus haut niveau de contamination, était en baisse par rapport à 19% en octobre à décembre 2014. Ce progrès est une bonne nouvelle, mais la prévalence de Campylobacter reste trop élevée, ce qui explique pourquoi nous avons fixé un objectif ambitieux afin de réduire le nombre de cas humains d’intoxication à Campylobacter de 100 000 par an.

Steve Wearne, directeur de la règlementation à la FSA a déclaré : « La lutte contre Campylobacter reste notre priorité numéro un. Le test ultime pour montrer que notre campagne fonctionne est de voir si moins de personnes tombent malade. Voilà pourquoi nous voulons voir 100 000 cas à Campylobacter de moins chaque année à partir de fin mars 2017. Il n’y a donc aucun relâchement pour l’industrie. Nous voulons voir des efforts continus pour réduire ce microbe dans nos poulets. »

Modifications apportées à notre étude

La façon dont nous avons procédé pour l’analyse des taux de Campylobacter a été de mesurer la quantité de microbes présents sur la peau du cou de poulets, parce que c’est généralement la partie la plus contaminée du poulet.

Toutefois, un nombre croissant de transformateurs retire la peau du cou avant que les poulets ne soient mis dans les rayons des supermarchés. Ce sont de bonnes nouvelles pour le consommateur, car cela réduit la quantité de Campylobacter sur le poulet, mais cela entraîne un problème avec nos analyses. Étant donné que les prélèvements de poulet contiennent maintenant des quantités variables de la peau du cou, il est difficile pour nous de comparer entre distributeur ou un autre et de fournir des comparaisons précises avec les résultats trimestriels précédents.

Nous avons donc décidé de suspendre l’étude pendant un certain temps afin de voir quel genre d’analyse pourra fournir des informations claires sur les progrès réalisés par les distributeurs pour faire face à Campylobacter.

Nous envisageons un certain nombre d’options pour la modification de notre protocole d’analyses de manière à donner une indication plus cohérente sur les taux du microbe. Nous espérons être en mesure de redémarrer nos prélèvements cet été. En outre, à plus long terme, nous demanderons à l’industrie d’effectuer leurs propres analyses et de publier leurs résultats.

Nous publierons les résultats du troisième trimestre de cette étude, le 26 mai 2016.

Toutefois, en raison des problèmes décrits ci-dessus, nous donnerons simplement un chiffre global pour le taux de Campylobacter chez le poulet et nous ne donnerons pas les chiffres par distributeur. Étant donné que nous avons temporairement suspendu les prélèvements, nous ne publierons qu’un quart des résultats de cette étude.

Nous restons attachés à la publication des résultats de l’étude, comprenant les données des distributeurs, qui sont à la fois utiles pour les personnes, mais aussi encouragent les distributeurs à assurer que les poulets mis en vente aient aussi peu que possible de Campylobacter.

Traduction par mes soins. -aa

Survie de Campylobacter jejuni : Le secret est-il dans l’enrobage ?

18
avr
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Classé dans Campylobacter, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

Le journal de la communauté universitaire de l’Université de Laval au Québec (volume 51, numéro 2010 mars 2016) propose un résumé par Jean Hamann d’une étude intitulée, « Le secret est dans l’enrobage ou comment une bactérie pathogène sort plus forte d’un périlleux séjour dans un protozoaire ? »

Campylobacter jejuni est une bactérie intrigante. Dans les milieux pauvres en oxygène qu’elle affectionne, notamment les intestins des animaux d’élevage, cette espèce a l’allure d’une vrille ou d’une hélice. Par contre, lorsqu’on l’expose à l’air ambiant, elle change de forme et, quelques heures plus tard, elle meurt. Bref, elle tolère très mal l’oxygène. Étonnant dans pareil cas que cette bactérie puisse survivre et se propager à l’air libre jusque dans la viande, surtout la volaille, au point d’être la principale cause de gastroentérites d’origine bactérienne en Amérique du Nord et en Europe. Une étude dirigée par Steve Charette, du Département de biochimie, de microbiologie et de bio-informatique de l’Université Laval, et par Sébastien Faucher, de l’Université McGill, qui vient d’être publiée dans la revue Applied and Environmental Microbiology, propose une étonnante explication à cette énigme.

La réponse résiderait dans une forme de protection que la bactérie acquiert fortuitement au contact d’un autre microorganisme, Tetrahymena pyriformis. « On savait que ce protozoaire se nourrit de bactéries qu’il phagocyte, explique le professeur Charette. Pour des raisons que nous ne comprenons pas encore, certaines bactéries résistent au processus de digestion et elles se retrouvent avec d’autres déchets dans des structures appelées corps multilamellaires, que le protozoaire expulse dans l’environnement. Les corps multilamellaires sont formés de lipides du protozoaire et ils confèrent une certaine protection aux bactéries. Nous avons voulu savoir si T. pyriformis pouvait former ce type d’enrobage autour de C. jejuni. »

Les chercheurs ont donc placé les deux microorganismes dans le même milieu de culture et ils n’ont pas eu à attendre bien longtemps avant d’obtenir une réponse. Deux heures après le début de l’expérience, des corps multilamellaires contenant des bactéries vivantes apparaissaient dans le milieu extracellulaire. Restait à savoir si cet enrobage leur conférait une forme de protection. Les tests de viabilité effectués par les chercheurs ont montré que les bactéries enrobées vivent au moins 60 heures à l’air libre, alors que des bactéries non enrobées meurent toutes en moins de 48 heures.

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Cette image montre, à gauche, T. pyriformis, un protozoaire qui se nourrit de bactéries, et deux structures qu’il a expulsées et qui contiennent des déchets de digestion. À droite, un grossissement de l’une de ces structures montre, en noir, des bactéries de l’espèce C. jejuni qui ont résisté au processus de dégradation. Les couches de lipides dont elles sont enrobées favoriseraient la survie et la propagation de ces bactéries, qui causent des intoxications alimentaires chez l’humain. Photo: Hana Trigui, Valérie Paquet et Richard Janvier

Selon le professeur Charette, cet enrobage pourrait être une bénédiction pour C. jejuni. En théorie, il pourrait la protéger, du moins partiellement, contre l’oxygène, le dessèchement, les désinfectants, les antibiotiques, le gel et les acides de l’estomac, ce qui favoriserait sa survie, sa propagation et sa capacité de causer des gastroentérites chez l’humain par l’entremise de la viande ou de l’eau. « Notre étude constitue un premier pas pour démontrer le rôle potentiel des protozoaires ciliés dans la propagation de C. jejuni par le processus d’enrobage dans des corps multilamellaires, résume le chercheur. Pour l’instant, nous n’avons pas la preuve que ce processus contribue à la survie de la bactérie sur des aliments, mais nous comptons justement répondre à cette question dans la prochaine étape de nos travaux.»

L’étude parue dans Applied and Environmental Microbiology est signée par Valérie Paquet et Steve Charette, du Département de biochimie, de microbiologie et de bio-informatique et de l’Institut de biologie intégrative et des systèmes, et par Hana Trigui et Sébastien Faucher, de l’Université McGill.

Etats-Unis : Un changement dans les méthodes d’analyses peut ralentir la détection des éclosions d’origine alimentaire, selon le CDC

15
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« CDC : Un changement dans les méthodes d’analyses peut ralentir la détection des éclosions d’origine alimentaire », source CIDRAP News du 14 avril 2016.

bacteriacultureL’utilisation croissante de méthodes indépendantes de la culture aide les médecins à diagnostiquer des maladies d’origine alimentaire plus rapidement, mais cela peut rendre la détection des éclosions de maladies d’origine alimentaire plus difficiles, a dit dans son rapport annuel sur les maladies d’origine alimentaire le Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

Les méthodes indépendantes de la culture fournissent des résultats en quelques heures, alors que la croissance des bactéries en culture dans un laboratoire généralement prend des jours, a noté le CDC. Mais la culture obtient des isolats qui peuvent être utilisés pour identifier les sérotypes et sous-types et recueillir d’autres informations qui sont essentielles pour détecter des cas groupés de maladie et surveiller les tendances, a indiqué l’agence.

Dans le rapport*, le CDC a dit que les données 2015 de son Foodborne Diseases Active Surveillance Network (FoodNet) montrent des progrès limités dans la réduction des taux de maladies d’origine alimentaire, par rapport à la moyenne de 2012 à 2014. Une diminution d’un sérotype de Salmonella commun peut être liée à des changements dans l’industrie de la volaille, alors que l’augmentation des cas d’infection à Cryptosporidium et à Escherichia coli producteurs de shigatoxines non-O157 (STEC) peut être principalement due à une augmentation du dépistage, selon le rapport.

Implications des changements dans les méthodes d’analyses

Les méthodes indépendantes de la culture sont conçues pour détecter des antigènes (la partie d’un pathogène reconnu par le système immunitaire) ou des séquences d’acides nucléiques d’un pathogène, a dit le rapport du CDC. Pour les STEC, les méthodes indépendantes de la culture détectent les shigatoxines ou les gènes codant pour la toxine.

En 2015, FoodNet a reçu 3112 rapports positifs de méthodes indépendantes de la culture, ce qui signifie que les résultats ne sont pas confirmées par la culture, pour Campylobacter (2021), Shigella (454), Salmonella (361), et les STEC (254). Les chiffres marquent une augmentation de 122% par rapport à la moyenne de 2012 à 2014, a rapporté le CDC.

Dans FoodNet, les méthodes actuelles pour évaluer les tendances des maladies bactériennes sont basées uniquement sur les infections confirmées par culture, a noté le rapport : « Les isolements sont encore nécessaires pour des tests de sensibilité aux antibiotiques, le sérotypage, le typage, et le séquençage du génome entier ; ces données sont essentielles pour suivre les tendances, la détection des cas groupés de maladie et d’enquêter sur les éclosions. »

Pour Salmonella, en particulier, avec ses nombreuses souches, une incapacité à identifier les sérotypes vont « limiter nettement la détection et l’investigation des éclosions » a dit le CDC.

Des limites dans la compréhension des méthodes indépendantes de la culture et des variations dans leur manipulation entravent la capacité d’évaluer et d’interpréter les tendances des maladies d’origine alimentaire, la CDC. Par exemple, la sensibilité de l’essai et la probabilité de résultats faussement positifs varient entre les méthodes indépendantes de la culture, et la disponibilité des tests peuvent augmenter l’analyse de pathogènes.

Pour résoudre ce problème à court terme, le CDC a déclaré dans un communiqué de presse, « Les laboratoires cliniques devraient travailler avec leurs laboratoires de santé publique pour s’assurer qu’une culture se fait chaque fois qu’une méthode indépendante de la culture indique que quelqu’un avec une maladie diarrhéique a une infection bactérienne. »

Pour une solution à long terme, le CDC appelle au développement de « méthodes pour détecter les séquences génétiques des pathogènes directement et rapidement à partir d’échantillons de selles, ce qui a le pouvoir d’être bénéfique à la fois en pratique clinique et publique, parce que le sous-type, le profil de résistance, et d’autres caractéristiques peuvent être obtenues à partir de la séquence génétique. »

Les tendances 2015 des maladies d’origine alimentaire

En 2015, FoodNet détecté 20 107 cas infections confirmées par culture ou, dans le cas de parasites, par d’autres tests de laboratoire. Les cas comprenaient 4 531 hospitalisations et 77 décès. Comme ces dernières années, Salmonella et Campylobacter étaient les pathogènes les plus courants, provoquant respectivement 7 728 et 6 309 cas de maladies, qui se traduisent par des taux de 15,89 et 12,97 pour 100 000 personnes. FoodNet couvre 10 États et d’autres juridictions, avec une population totale d’environ 49 millions.

Lorsque les résultats de méthodes indépendantes de la culture positifs sont ajoutés au total des cultures confirmées pour Campylobacter, l’incidence a augmenté à 17,12 pour 100 000 personnes. Pour Shigella, Salmonella et les STEC, en ajoutant les résultats positifs des méthodes indépendantes de la culture au total, cela n’a augmenté que légèrement l’incidence.

Parmi les autres résultats mis en évidence par le CDC, l’incidence de Salmonella Typhimurium en 2015 était de 15% inférieur à la moyenne des trois années précédentes. Cela a poursuit une tendance précédente qui peut se refléter dans la vaccination accrue des volailles et de règles de performance fédérales plus strictes pour prévenir la contamination par Salmonella dans la viande de volaille, selon le rapport. Typhimurium était le troisième sérotype de Salmonella le plus fréquent, après Enteritidis et Newport.

FoodNet a également constaté que les cas à Cryptosporidium ont augmenté de 57% par rapport à la moyenne précédente de trois ans, mais cela était probablement dû à une augmentation du dépistage. De même, l’augmentation des tests explique probablement aussi, au moins en partie, l’augmentation de 40% des infections à STEC non-O157 identifiées en 2015, indique le rapport. L’an dernier, 74% des laboratoires ont analysé ces agents pathogènes, en hausse de 55% par rapport à 2012.

* CDC. Infection with pathogens transmitted commonly through food and the effect of increasing use of culture-independent diagnostic tests on surveillance-Foodborne Diseases Active Surveillance Network, 10 U.S. sites, 2012-2015. MMWR 2016 Apr 15;65(14):368-71.