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Articles de la catégorie 'Campylobacter'

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La congélation d’un poulet réduit le risque de Campylobacter

19
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

Les experts en sécurité des aliments ont suggéré que la congélation des poulets pendant le transformation pour la consommation humaine pourrait considérablement réduire les chances des personnes d’attraper un microbe responsable d’intoxications alimentaires.

Environ 60 000 cas d’infections à Campylobacter – une maladie qui peut être atrappée par volaille – sont signalés aux autorités de santé chaque année. (au Royaume-Uni –aa).

campy_freeOn pense que le chiffre réel pourrait être plus près de un demi-million car les gens choisissent souvent de ne pas consulter leur médecin quand ils sont malades.

Une étude réalisée par l’InVS a permis d’estimer, à partir des données de surveillance, l’incidence des infections à Campylobacter entre 1 667 et 2 733 pour 100 000 habitants, soit 800 000 à 2 millions d’infections à Campylobacter par an en France. (Source InVS, Surveillance des infections à Campylobacter en France : bilan de la surveillance du réseau de laboratoires de ville et hospitaliers, 2004-2005).

Congeler des poulets avec Campylobacter pourrait réduire le taux de transmission de l’infection à l’homme de près de 90%, selon le Dr Frieda Jorgensen de Public Health England.

En Islande, des poulets retrouvés infectés par Campylobacter, quand ils sont à l’abattoir, ne pas sont pas autorisés d’être vendus comme poulets réfrigérés, mais congelés.

Ce procédé ne se fait pas au Royaume-Uni, a dit Dr Jorgensen, en partie parce que les clients préfèrent les poulets réfrigérés plutôt que des produits surgelés.

Elle a dit : « Congeler va entraîner une réduction du nombre de Campylobacter. Nous croyons que la réduction peut être de 90% si vous entreprenez ce procédé de congélation. »

« Et que réduire du nombre de Campylobacter sur le poulet est d’importance en termes de risque pour la santé publique. »

Une enquête menée par la Food Standards Agency (FSA) précédemment a constaté que près de trois cinquièmes des poulets achetés en magasin sont positifs pour Campylobacter.

Le microbe était présent dans 59% des poulets analysés et dans 4% des prélèvements, il a été identifié à l’extérieur de l’emballage.

Camylobacter est au top dans le fardeau réel des maladies infectieuses d’origine alimentaire au Danemark

14
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

campylobacter_jejuni« Danemark : Le fardeau réel des maladies infectieuses d’origine alimentaire », source DTU Food du 12 novembre 2014.

Campylobacter est la bactérie d’origine alimentaire qui contribue le plus au fardeau des maladies au Danemark. Telle est la conclusion d’une étude du National Food Institute, de la Technical University du Danemark, qui pour la première fois au Danemark classe trois bactéries d’origine alimentaire en fonction du fardeau des maladies qu’elles imposent à la société dans son ensemble. L’étude offre aux autorités et aux autres décideurs les bases scientifiques afin de prioriser les initiatives visant à accroître la sécurité des aliments et à réduire les conséquences sanitaires des infections par l’une des trois bactéries.

Même dans des pays comme le Danemark, qui ont un bon système de surveillance de la santé, on ne sait pas exactement combien de personnes ont une infection d’origine alimentaire. Ceci est en partie dû parce que les Danois – tout comme les gens partout dans le monde – ne vont pas nécessairement chez le médecin quand ils ont des maux d’estomac, et en partie parce que les analyses de laboratoire ne précisent pas toujours que les bactéries qui rendent les personnes malades. Par conséquent, les cas de maladies ne sont pas toujours enregistrés et ensuite incluses dans les statistiques officielles. Comme tels, leur impact réel est sous-estimé.

Le fardeau réel des maladies a été calculé

Pour la première fois au Danemark, des chercheurs du National Food Institute, avec des collègues du Statens Serum Institut, ont calculé le fardeau réel des infections causées par Salmonella, Campylobacter et Escherichia Coli producteurs de vérotoxines (VTEC). Dans leurs calculs, les chercheurs ont corrigé la sous-déclaration et le sous-diagnostic, mettant ainsi un certain nombre sur la façon dont beaucoup de personnes étaient réellement malades de ces trois bactéries.

Le fardeau des maladies est rapporté en DALYs (Disability Adjusted Life Years ou années de vie corrigée de l’incapacité), qui signifie les années de vie corrigées de l’incapacité (AVCI). Les AVCI sont une mesure de combien d’années de vie de la population totale du Danemark perd lorsque les personnes ont à vivre avec une diminution de la qualité de vie et/ou décèdent plus tôt que prévu en raison de la maladie – dans ce cas, les infections d’origine alimentaire.

« Nos calculs fournissent aux autorités De mesures comparables et – en tant que telles – e meilleures mesures de l’impact de ces maladies sur la société Les résultats peuvent appuyer les décisions sur où intervenir afin de mieux veiller à ce que le moins de personnes possible deviennent malades des aliments qu’ils mangent », a dit Sara Pires du National Food Institute.

chicken_campy_vaccineLe plus grand fardeau des maladies est Campylobacter

L’étude est basée sur les données de surveillance à partir de 2012. Les calculs estiment que pour chaque cas de salmonellose rapporté, sept cas de maladie n’ont été rapportés. Pour les infections à Campylobacter, on estime qu’un cas sur 12 a été rapporté, alors que les chiffres pour les infections à VTEC est d’un sur 31 cas. Cela signifie que le nombre réel de personnes malades en 2012 est estimé à 8 386 pour Salmonella, 44 736 pour Campylobacter et pour 5 890 pour VTEC.

Le fardeau total des maladies est le plus élevé pour Campylobacter avec 1593 années de vie corrigées de l’incapacité suivi (ou AVCI) par Salmonella (389 AVCI) et VTEC (113 AVCI). Pour les infections à Campylobacter et à Salmonella, les maladies qui ont le plus contribué au fardeau total des maladies est le syndrome du côlon irritable, tandis que pour les VTEC, c’était l’insuffisance rénale.

Le plus grand fardeau des maladies à Campylobacter, les poulets

En utilisant les données pour Salmonella et Campylobacter, les chercheurs ont estimé que les sources qui ont contribué le plus au fardeau total des maladies pour les deux infections.

Pour les infections à Campylobacter, 38% du nombre total d’AVCI ont été associés à un voyage à l’étranger, tandis que la principale source du fardeau des maladies au Danemark était le poulet – soit à partir de la consommation directe de viande de poulet ou de la contamination de l’environnement.

« Il pourrait y avoir des avantages substantiels pour notre société en termes de réduction du nombre de jours de maladie et des coûts de notre système de santé afin de concentrer les efforts sur la réduction de l’infection par Campylobacter dans les poulets », explique Sara Pires.

Un état des lieux des notifications au RASFF pour les produits alimentaires d’origine France en 2014 : à propos de la présence de micro-organismes pathogènes

10
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Virus, Volaille.

rasff_aaIl est clair que le ministre de l’agriculture, de la l’alimentation et de la communication du gouvernement, etc., ne doit pas ou ne peut pas savoir ce que sont des pathogènes alimentaires, sinon il commencerait à se poser quelques questions sur leur présence depuis au moins deux ans …

Le blog, toujours soucieux de l’informer, lui signale les données ci-après empruntées au RASFF, le réseau d’alerte rapide des Etats membres pour les pathogènes présents dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux, concernant les produits alimentaires et les aliments pour animaux ayant pour origine la France :

2014 : déjà 61 notifications !

  • Salmonella, 27 dont 14 dans la volaille, 2 dans la viande et 2 dans des produits laitiers
  • Listeria, 17 dont 10 dans des fromages et des produits laitiers
  • Escherichia coli, 14 comportant 9 STEC dont 8 dans des fromages au lait cru
  • Norovirus, 5 dans des coquillages
  • Campylobacter, 2

2013 : 61 notifications

  • Salmonella, 17 dont 11 dans la volaille et 4 dans la viande
  • Norovirus, 15 dont 13 dans des huîtres
  • Listeria, 16 dont 11 dans des fromages au cru
  • Escherichia coli, 8 dont 2 STEC dans des fromages au lait cru
  • Bacillus cereus, 2
  • Virus de l’hépatite A, 2
  • Clostridium botulinum, 1
  • Campylobacter, 2

Les résultats des années précédentes pour les notifications au RASFF pour la présence de micro-organismes pathogènes dans les produits alimentaires d’origine France : 45 en 2012, 55 en 2011 et 46 en 2010. On peut sans se tromper une certaine évolution avec les années 2013 et 2014, causes économiques, maîtrise insuffisante des pathogènes dans les entreprises, non maîtrise de la chaîne du froid , pas assez de contrôles par les services officiels, etc.

D’autres Etats membres font mieux que nous en termes de notifications au RASFF pour la présence de micro-organismes pathogènes : l’Allemagne, 82 notifications et la Pologne, 65 notifications. Les Pays-Bas, 60 notifications, font comme nous. Mais le Royaume-Uni n’a que 12 notifications et la Belgique, 35 notifications.

L’Allemagne semble être bien placer pour être le pays sera en tête avec le plus de notifications de pathogènes au RASFF concernant des produits alimentaires ayant pour origine l’Allemagne.

Campylobacter résistant à la ciprofloxacine dans le poulet à griller au Canada

8
nov
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Prophylaxis-and-MetaphylaxisLe relevé des maladies transmissibles au Canada (RMTC) de l’agence de la santé publique du Canada publie « Campylobacter résistant à la ciprofloxacine dans le poulet à griller au Canada ».

Résumé.

La présente étude de cas décrit les tendances de la résistance à la ciprofloxacine des isolats de Campylobacter provenant de viande de poulet vendue au détail au Canada. Campylobacter vient au troisième rang des maladies entériques d’origine alimentaire les plus courantes au Canada. Elle entraîne habituellement une maladie spontanément résolutive, mais l’usage d’antimicrobiens peut être indiqué dans certains cas. La ciprofloxacine (une fluoroquinolone) est un agent antimicrobien utilisé pour traiter un certain nombre d’infections chez les humains; d’autres fluoroquinolones sont utilisées à des fins préventives ou de traitement chez les animaux d’élevage, y compris les poulets à griller. Depuis 2003, le Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA) effectue des tests sur des échantillons de viande de poulet vendue au détail à l’échelle du Canada afin de détecter la présence de Campylobacter et de souches résistantes. À la fin de 2010, le PICRA signalait que les échantillons de viande de poulet vendue au détail au Canada qui étaient contaminés par Campylobacter variaient de 36 % dans la région des Maritimes à 42 % en Colombie-Britannique. De plus, les niveaux de Campylobacter résistant à la ciprofloxacine variaient dans l’ensemble du pays, avec des pourcentages plus élevés en Colombie-Britannique (17 % en 2010) et en Saskatchewan (11 %), en comparaison avec des pourcentages plus faibles en Ontario (5 %), au Québec (2 %), et dans la région des Maritimes (4 %). En 2011 et en 2012, la résistance diminuait en Colombie-Britannique et en Saskatchewan, mais commençait à augmenter au Québec et en Ontario. Récemment, l’industrie canadienne de la volaille a élaboré une politique visant à éliminer l’utilisation préventive des céphalosporines de troisième génération et des fluoroquinolones chez les poules reproductrices de type à griller (poules qui pondent les œufs qui deviendront les poulets à griller). Comme suite à cette intervention de l’industrie, le PICRA continuera à surveiller les tendances quant à l’utilisation des antimicrobiens et la résistance à ceux-ci. En adoptant de bonnes pratiques d’hygiène et de préparation de la nourriture, les Canadiens peuvent réduire leur risque de contracter une infection à Campylobacter (résistante ou vulnérable aux antimicrobiens) provenant de la viande de poulet vendue au détail.

Source A. Agunos, D.F. Léger, B.P. Avery, E.J. Parmley, A.E. Deckert, C.A. Carson R.J. Reid-Smith, R.J. Irwin. RMTC Volume 40 S-2.

NB : La photo est issue de ce site.

La FSA critique les distributeurs du Royaume-Uni qui résistent à rendre publics leurs résultats sur Campylobacter et le BRC soutient les distributeurs !

4
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« La FSA critique les distributeurs du Royaume-Uni qui résistent rendre publics leurs résultats sur Campylobacter. » Source Food Safety News du 4 novembre 2014.

La Food Standards Agency du Royaume-Uni (FSA) a critiqué lundi les supermarchés britanniques de ne pas vouloir être cité dans les résultats de son programme d’essais sur Campylobacter, qui doit être publié cette semaine.

campy_freeLe second round de résultats, qui doit sortir mercredi, va révéler les magasins qui avaient le plus grand nombre et le plus faible nombre de tests positifs pour Campylobacter, selon la FSA.

En février de cette année, la FSA avait commencé à analyser des échantillons de poulets réfrigérés et entiers achetés en magasin, pour la recherche de Campylobacter, principale cause de maladies d’origine alimentaire au Royaume-Uni, rendant malades 280 000 personnes ou plus chaque année. En août, l’agence avait publié les résultats du premier trimestre, qui avaient montré que 59% des 853 poulets analysés hébergeaient Campylobacter. Quatre autre pour cent concernaient des emballages qui étaient positifs pour ces bactéries.

L’agence a déclaré que les résultats du deuxième trimestre, qui doivent être révélés mercredi, comprendra les noms des supermarchés où les bactéries ont été retrouvées, de la plus concentration la plus élevée à la plus faible, information qui n’avait pas été incluse dans le premier round d’analyses. Le British Retail Consortium (BRC), a riposté en appelant le plan de la FSA une approche « name and shame* ». Le BRC a également accusé l’agence de ne pas avoir suffisamment de données pour obtenir une image précise d’où Campylobacter était le plus prévalent.

La FSA a réprimandé l’industrie lundi et ce sujet est à l’ordre du jour du board de la FSA le 5 novembre.

« Il est décevant que le British Retail Consortium, qui parle au nom des distributeurs, nous ait de nouveau écrit pour faire pression sur nous afin de ne pas publier les résultats de l’enquête sur les distributeurs et en cherchant à remettre en cause la validité du plan d’échantillonnage, qu’ils ont consulté avant que l’enquête n’ait commencé », peut-on lire au point numéro 2.5 sur la liste des questions à discuter par l’agence.

L’agence affirme que la taille de ses échantillons est maintenant assez importante pour donner une image exacte du problème de Campylobacter sur les poulets réfrigérés au Royaume-Uni.

« Nous avons publié des détails sur les taux de Campylobacter retrouvés dans les poulets achetés dans les magasins plus tôt cette année, mais nous avons choisi de ne pas nommer les distributeurs parce que les données n’étaient pas suffisamment robustes », a déclaré Steve Warn, directeur de la réglementation à la FSA, dans un communiqué en septembre. « Depuis lors, nous avons doublé le nombre d’échantillons prélevés, ce qui reflète mieux la situation dans le pays »

La campagne sur Campylobacter de la FSA, qui doit aller jusqu’en février 2015 et qui va finalement inclure des prélèvements de 4 000 poulets crus de la grande distribution et les bouchers indépendants, est à l’ordre du jour de la réunion du conseil d’administration de l’agence de mercredi.

* Name and shame : campagne pour désigner publiquement quelqu’un ou quelque chose.

Commentaires : Bien entendu, ce genre d’action est totalement irréalisable en France, dommage pour la transparence, qui chez nous a les limites que l’on connaît !

Rappelons qu’une étude réalisée par l’InVS a permis d’estimer, à partir des données de surveillance, l’incidence des infections à Campylobacter entre 1 667 et 2 733 pour 100 000 habitants, soit 800 000 à 2 millions d’infections à Campylobacter par an en France. Source InVS, Surveillance des infections à Campylobacter en France : bilan de la surveillance du réseau de laboratoires de ville et hospitaliers, 2004-2005.