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Articles de la catégorie 'Campylobacter'

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Zoonoses d’origine alimentaire : Une comparaison Etats-Unis – UE !

9
mar
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Listeria, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

Comparing Apples to Oranges« Maladies infectieuses d'origine alimentaire »: Une comparaison entre les Etats-Unis et l'UE », source Acheson Group.

La semaine dernière, l'Union européenne (UE) a publié un rapport de synthèse des données sur les infections zoonotiques qui a porté principalement sur les tendances depuis 2005, avec une hausse ou une baisse des cas de maladies confirmées, campylobactérioses, salmonelloses, listérioses, et des maladies à Escherichia coli vérocytoxinogène (c'est ce que l'UE appelle E. coli producteurs de shigatoxines comme E. coli O157:H7) entre 2011 et 2012 dans l'UE. Le rapport est basé sur les analyses des informations fournies par 27 États membres de l'Union sur l'apparition de zoonoses et les toxi-infections alimentaires en 2012 à l’Autorité européenne de sécurité des aliments et au Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. Beaucoup a été fait dans l'UE pour la baisse des taux de salmonellose. Es-ce l'UE se porte mieux que nous ? Ont-ils des pratiques en place que nous devrions apprendre ? Ou bien sont-ils en train de rattraper les États-Unis ?

La façon la plus équitable de faire une comparaison est de regarder les taux de maladies : combien de personnes sur 100.000 sont-elles tombées malades ?

comparaison_USA_UE

La suite de cet article ici.

NB : A vous de vous si comme l’on dit comparaison n’est pas raison et si l’on peut comparer des pommes avec des oranges ?

Rapport 2012 sur les infections zoonotiques dans l’UE : La France, pas à l’unisson de l’UE

21
fév
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Curiosité, Hygiène, Listeria, Non classé, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Volaille.

« Incidence de la baisse de la campylobactériose en Europe », source Food Safety Watch.

Un nouveau rapport récemment publié sur les infections zoonotiques (transmissibles de l'animal à l'homme) et les toxi-infections alimentaires dans l'Union européenne montre que le nombre de cas d'infection à Campylobacter a baissé en 2012 pour la première fois depuis cinq ans.

Capt -zoonosesSelon le European Summary Report on Trends and Sources of Zoonoses, Zoonotic Agents and Food-borne Outbreaks in 2012 (Rapport de synthèse européen sur les tendances et les sources des zoonoses, des agents zoonotiques et des toxi-infections alimentaires en 2012), une compilation conjointe de l'EFSA et de l'ECDC, un total de 214 000 cas de campylobactériose ont été signalés au cours de l'année. Cela fait de Campylobacter la cause la plus fréquente d’infection zoonotique en Europe et les auteurs du rapport avertissent qu'il est trop tôt pour conclure que les derniers chiffres marquent le début d'une tendance à la baisse.

Le nombre de cas signalés d'infection à Salmonella a également diminué, de 91 034, poursuivant une tendance récente. Le rapport indique que cela est largement dû à la mise en œuvre des programmes de maîtrise efficaces pour Salmonella dans la volaille. Toutefois, le nombre de cas de listériose a augmenté de 10% par rapport à 2011, 1 642 cas ont été déclarés. Cette hausse poursuit également une tendance récente et les raisons de cette augmentation ne sont pas claires.

NB : En France, le nombre de cas d’infections à Salmonella ne baisse pas, 8705 cas en 2012 contre 8685 en 2011. Peut être que cela est à mettre en relation avec le rapport de l’audit de l’OAV, voir La France épinglée pour ses abattoirs et Choses lues sur la sécurité des aliments en France en 2014. Pour Campylobacter, le nombre de cas d’infections baisse à 8079 cas contre 5538 en 2011, mais le calcul est basé sur une estimation de la surveillance sentinelle qui ne regroupe qu’une couverture estimée à 20%. Pour Listeria, Le nombre de cas d’infections est passé de 282 cas en 2011 à 348 cas en 2012.

On attend incessamment une réaction du ministre de l’agriculture …

Mise en évidence des risques liés à la sécurité des aliments et choisir les cibles avec soin

21
fév
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

« Mise en évidence des risques liés à la sécurité des aliments et choisir les cibles avec soin. » Article de Richard Lawley paru le 20 février 2014 sur son blog Food Safety Watch.

http://www.dreamstime.com/royalty-free-stock-images-warning-sign-image10410749Un des risques les plus graves pour la sécurité de la chaîne alimentaire est la complaisance de l'industrie alimentaire et des responsables de la règlementation. Oser croire, même un instant, que tout est sous contrôle, est généralement le bout de la queue quelque chose qui va très mal. C'est pourquoi il est important que les experts continuent d'attirer l'attention de l'industrie alimentaire sur des problèmes potentiels de sécurité des aliments, de préférence avant qu'il ne soit trop tard pour agir.

C'est peut-être la motivation qui est derrière le commentaire écrit par quatre spécialistes de l'environnement et publié dans le Journal of Epidemiology & Community Health cette semaine. Malheureusement, les auteurs ont fait un choix plutôt erroné de question sur les recommandations. Sous le titre un peu provocateur, Food packaging and migration of food contact materials: will epidemiologists rise to the neotoxic challenge?  (L’emballage alimentaire et la migration des matériaux en contact avec des denrées alimentaires : les épidémiologistes vont-ils relever le défi des nouvelles substances toxiques ?), ils appellent à davantage de recherches sur les effets à long terme sur la santé de quelque 4000 produits chimiques utilisés dans les emballages alimentaires. Ils craignent que l'exposition alimentaire durant tout la vie de petites quantités de substances comme le formaldéhyde, le bisphénol A, les phtalates et le triclosan utilisés dans les emballages et autres matériaux au contact des aliments pourraient être liée à des conditions aussi diverses que le diabète, l'obésité, le cancer et certaines maladies neurologiques.

Tout cela semble un peu inquiétant n'est-ce pas, et cela le serait, s'il n'y avait une preuve réelle que ces produits chimiques soient nocifs à de faibles taux dans les aliments. Mais comme un certain nombre d'éminents experts ont été prompts à le souligner, il n'y en a pas, en dépit de l’ancienneté importante de l'analyse toxicologique. Par exemple, le bisphénol A est l'un des plus étudié de tous les contaminants alimentaires, mais il n'existe toujours pas de preuve concluante que qu’il n'est pas sûr aux taux retrouvés dans les aliments. Néanmoins, certains gouvernements ont interdit son utilisation dans les biberons par mesure de précaution. C'est une illustration de la façon dont les matériaux au contact des aliments sont strictement réglementés dans de nombreux pays. Les services chargés de la réglementation et l'industrie dans leur ensemble ne font pas grand-chose et sont complaisants sur cette question.

Peut-être que les informations qui ont montré en 2012 la première baisse depuis cinq ans du nombre de cas de campylobactériose dans l'UE comporte un risque plus élevé de complaisance. Il n'y a aucune raison évidente pour justifier cette réduction et il pourrait être tentant de conclure que c'est le résultat de certaines des mesures de maîtrise qui ont été adoptées par les producteurs et les transformateurs de volaille. Cependant, il pourrait y avoir une autre explication. L'été 2012 a été l'un des plus humides au Royaume-Uni et en Europe de l'ouest en général. Les étés humides signifient moins de barbecues, ce qui signifie une baisse de la consommation de poulet mal cuit et donc, moins de cas d'infection à Campylobacter d'origine alimentaire. Peut-être que plus de recherche serait nécessaire ?

Bonnes et mauvaises nouvelles : Campylobacter et Salmonella baissent et Listeria augmente en Europe

20
fév
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Curiosité, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

Un communiqué de l’EFSA du 19 février 2014 annonce de bonnes et de mauvaises nouvelles, « Campylobacter diminue légèrement, Salmonella est en baisse et Listeria en hausse, annoncent l’EFSA et l’ECDC ».

La campylobactériose reste la maladie la plus fréquemment signalée, avec 214 000 cas d’infection. Les symptômes caractéristiques sont des diarrhées, de la fièvre et des maux de tête. La bactérie à l’origine de cette maladie, Campylobacter, est présente principalement dans la viande de poulet.

GoodNewsBadNews« Il est encourageant de constater que les cas de campylobactériose ont baissé en 2012, mais davantage d’études et de surveillance sont nécessaires pour savoir si cette diminution correspond à l’amorce d’une tendance», a déclaré Marta Hugas, chef faisant fonction du département de l’EFSA en charge de l’évaluation des risques et de l'assistance scientifique.

La salmonellose a diminué, avec 91 034 cas signalés en 2012. Cette réduction est principalement due au succès des programmes de lutte contre Salmonella mis en place par les États membres de l’UE et la Commission européenne chez les volailles, indique le rapport. La plupart des États membres ont atteint leur objectif de réduction de Salmonella dans les élevages de volailles. Salmonella, qui provoque en général de la fièvre, des crampes abdominales et des vomissements, a été détectée le plus souvent dans la viande de volaille.

Johan Giesecke, directeur scientifique à l’ECDC, a ajouté: « La tendance à la baisse de la salmonellose est très encourageante. Cependant, les données dont nous disposons montrent que chaque sérovar deSalmonella peut causer une maladie humaine ; elle doit donc faire l’objet d’une surveillance et d’une vigilance permanentes ».

La listériose représente 1 642 des cas signalés, soit 10,5 % de plus qu’en 2011, et les infections ont progressivement augmenté au cours des cinq dernières années. Chez les personnes infectées, les symptômes varient et peuvent aller de symptômes grippaux légers à des infections plus sévères, tels que des méningites, des septicémies et d’autres complications pouvant engager le pronostic vital. La surveillance exercée par l’UE ne porte que sur les cas d’infections sévères et ne couvre donc qu’une proportion limitée de l’ensemble des infections humaines à Listeria. L’incidence de la listériose est particulièrement élevée chez les personnes âgées de plus de 74 ans. Les autres groupes à risque sont les femmes enceintes et les personnes présentant un système immunitaire affaibli. Listeria monocytogenes, la bactérie à l’origine de la listériose chez les êtres humains et les animaux, a été détectée principalement dans des produits prêts à consommer à base de poisson et de viande (par exemple, du poisson fumé et du jambon en tranches).

L’EFSA présente un résumé sous forme graphique ici et un extrait est proposé ci-dessous.

Il faudra lire en détails le rapport, « The European Union Summary Report on Trends and Sources of Zoonoses, Zoonotic Agents and Food-borne Outbreaks in 2012 », pour savoir si ce qui se dit au niveau européen est valable pour la France …

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Présence de pathogènes dans les aliments, il n’y a qu’à les faire cuire ?

5
fév
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Hygiène, Lavage des mains, Réglementation, Salmonella, TIAC, Viande, Volaille.

« Prévention de la salmonellose et ‘Juste faire cuire’ », article de Carl Custer paru le 4 février 2014 dans Food Safety News. Article intéressant car il pose le problème de la cuisson, qui, hélas, ne résout pas tout, à vous de voir …

On pourra aussi relire un article de 2009, Pourquoi « faites le juste cuire » ne marche pas.

http://www.dreamstime.com/stock-photos-e-coli-image4723583Quand Michael Taylor (ancien chef du FSIS de l’USDA) a déclaré que Escherichia coli O157:H7 un contaminant dans la viande hachée de bœuf, il y a eu des hurlements de ceux qui disent « Juste faire cuire », appartenant à l'industrie et à l'intérieur même du FSIS. Par exemple, deux membres de la Division de microbiologie du FSIS ont insisté dans leur déclaration que la cuisson était suffisante et ont cité une décision de justice de 1975 de l'American Public Health Association et al. Versus le minstère américain de l’agriculture et al. , « … Les ménagères et les cuisinières américaines ne sont normalement pas ignorantes ou stupides et leurs procédés de préparation et de cuisson des aliments n'entraînent pas habituellement de salmonellose. »

Si les protestataires avaient lu complètement la décision de la cour, ils auraient découvert, « Le dossier contient des faits à l'appui de l'affirmation des appelants, à savoir que les gens ne sont généralement pas conscients du danger de Salmonella, et encore moins des mesures nécessaires pour éviter la salmonellose. Par ailleurs, une étude réalisée pour le ministère de l'agriculture et la Food and Drug Administration affirme que « la grande majorité du public et du personnel de diverses industries alimentaires associées sait à peine que les salmonelles existent. Beaucoup d'entre eux ont souffert de salmonellose, mais ils ne savent pas pourquoi ou comment éviter de futurs incidents. » (United States Department of Agriculture & Food and Drug Administration, une évaluation de la Salmonella problème 16 (1969).

Lorsque de récentes flambées de salmonellose ont été signalées, il y a encore eu des appels à « Juste faire cuire ». Cuire est l’un des trois points de la triade de Wilson. La triade de Wilson est le traitement, la prévention de la contamination après traitement et la stabilisation. David Mossel a souvent cité la triade de Wilson dans ses articles sur la sécurité des aliments. Il s’est référé à l’article de 1933 de Sir Graham Wilson sur la triade au sujet de la transformation sûre du lait.

La recherche scientifique indique que, pour prévenir la salmonellose, la prévention de la contamination après cuisson est critique. Dans une étude de 2009, Luber a dit : « En conclusion, le transfert de contamination provenant d’activités telles que l'utilisation de la même planche à découper pour la viande de poulet et la salade sans nettoyage intermédiaire ou la propagation de pathogènes par l'intermédiaire de l'environnement de la cuisine semblent avoir plus d'importance que la risque associé à une cuisson insuffisante de la viande de volaille ou d'œufs. »

Luber a poursuivi, « En conclusion, afin de réduire l'exposition des consommateurs à des pathogènes tels que Salmonella et Campylobacter dans la viande de volaille et les œufs lors de la préparation de ces aliments, l’organisation du travail devrait se concentrer sur les risques de transfert de contamination. »

Dans un article de 2009, Dedonder, et al., a observé les adultes et les adolescents préparant des produits de volaille crus. Bien que les sujets savaient que leurs actions étaient enregistrées, plus de 50% des adultes ont touché d'autres surfaces après manipulation du produit cru sans se laver les mains. Un troisième a utilisé le même ustensile pour le cru que pour le cuit sans le laver. Les actions des adolescents étaient pires, mais seulement un quart d’entre eux ont utilisé le même ustensile pour le cru que pour le cuit.

Dans un article antérieur, Anderson, et al., ont filmé 99 consommateurs dans leurs maisons. Ils ont indiqué, « Le lavage des mains est insuffisant…. Seuls un tiers des sujets se lavent les mains avec du savon…. Presque tous les sujets ont fait des transferts de contamination de la viande, la volaille, les fruits de mer, les œufs crus, et/ou des légumes non lavés avec des aliments prêts à être consommés plusieurs fois au cours de la préparation des aliments. Des mains non lavées étaient l’agent de transfert de contamination le plus fréquent. Beaucoup de sujets n’ont pas assez cuit la viande et la volaille. Très peu de sujets ont utilisé un thermomètre pour les aliments. »

Encore plus tôt, dans l'American Public Health Association, et al., versus le ministère américain de l’agriculture et al., au point 39, la tribunal a écrit, « la viande ou de la volaille n'est pas ‘contaminée’ au sens de la loi, si la présence de salmonelles ‘n’est pas habituellement nuisible à la santé’. Le tribunal prend apparemment la position sur le fait que la viande et la volaille ne posent ‘habituellement’ aucune menace de salmonellose parce que les consommateurs américains sont conscients du problème et sont familiarisés avec les précautions nécessaires pour prévenir son apparition. Cela étant, c’est une proposition discutable, et les appelants, avec un soutien substantiel, la contestent sérieusement. » Les données épidémiologiques depuis cet avis du tribunal considèrent que les Salmonella virulentes dans la viande et la volaille crues sont « habituellement » préjudiciables.

Selon le FSIS, tandis que la prévalence de Salmonella dans les poulets de chair est en baisse, les morceaux de volaille restent positifs environ à 25%. Ainsi, ces quelques volailles positives répandent les salmonelles sur les surfaces de découpe des carcasses. Imaginez ce qui se passe dans une cuisine ordinaire.

Enfin, en décembre 2013, dans le Journal of Food Protection, Bogard, et al., ont présenté une étude sur 385 restaurants dans huit États. Dans environ un tiers des restaurants qu'ils ont observé, les employés (28-44%) avaient des pratiques de manipulation des aliments à risque comme l'utilisation « du même ustensile (sans lavage, rinçage, désinfection) ou de gants (sans changement) sur la viande hachée crue de bœuf et des aliments prêts à être consommés. »

La manipulation sûre pour prévenir le transfert de contamination est critique, mais, dans mon expérience personnelle et celle des autres, c’est difficile à atteindre. Par exemple, j'ai été témoin qu'un ingénieur de la NASA, un membre du House Agricultural Committee, un architecte et des membres du personnel de l'USDA manipulent mal la viande et la volaille à griller. Ce n'étaient pas des gens stupides, mais ils étaient mal formés à la manipulation de produits potentiellement dangereux. (Sur ce sujet, on lira La cuisson au barbecue peut-elle être confiée à des microbiologistes alimentaires ? -aa)

En résumé, la plupart des consommateurs « individuels ordinaires » ne sont pas compétents pour gérer en toute sécurité de la viande crue ou de la volaille contaminées par des pathogènes infectieux virulents. Le contre-argument est que des millions de consommateurs préparent de la viande et la volaille crues quotidiennement sans conséquences négatives sur la santé. Je crois que ce progrès peut être attribué à : (1) le faible taux de pathogènes dans la viande et la volaille crue, (2) le faible taux de pathogènes virulents, (3) la réduction partielle du taux de pathogènes, même par manque de cuisson, (4) la dilution du taux de pathogènes au cours du transfert de la contamination, (5) le système immunitaire humain qui peut vaincre faibles taux de pathogènes, et, (6) la chance.

Références

American Public Health Association, et al., Appellants, v. Earl Butz, Secretary of the Department of Agriculture, et al., http://cases.justia.com/us-court-of-appeals/F2/511/331/399042/>, United State Court of Appeals, District of Columbia Circuit. – 511 F.2d 331, Argued Jan. 22, 1974. Decided Dec. 19, 1974. Rehearing En Banc Denied April 9, 1975.
Anderson, J.B., Gee, E., Mendenhall, V.T., Shuster, T.A., Hansen, K. and Volk, A. 2004. A camera’s view of consumer food handling and preparation practices”, Journal of the American Dietetic Association, Vol. 104, pp. 186-91.
Bogard, April K., Candace C. Fuller, Vincent Radke, Carol A. Selman, and Kirk E. Smith. 2013. Ground Beef Handling and Cooking Practices in Restaurants in Eight States, J Food Protect. 76:2132-2140 doi:10.4315/0362-028X.JFP-13-126.
DeDonder, Sarah, Casey J. Jacob and Brae V. Surgeoner, Benjamin Chapman, Randall Phebus and Douglas A. Powell. 2009. Self-reported and observed behavior of primary meal preparers and adolescents during preparation of frozen, uncooked, breaded chicken products, 2009. British Food Journal Vol. 111 No. 9, 2009 pp. 915-929)
Luber, Petra. 2009. Cross-contamination versus undercooking of poultry meat or eggs – which risks need to be managed first? International Journal of Food Microbiology 134 (2009) 21-28
Mossel D.A.A. 1989. Adequate protection of the public against food-transmitted diseases of microbial aetiology.  Achievements and challenges, half a century after the introduction of the Prescott-Meyer-Wilson strategy of active intervention. International Journal of Food Microbiology, 9: 271-294.
Wilson, G.S.1933. The Necessity for a Safe Milk-Supply. Lancet II, 829-832.

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