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Articles de la catégorie 'Campylobacter'

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Sécurité sanitaire des aliments, un rapport pointe du doigt la partie émergée de l’iceberg

11
déc
2 commentaires
Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

mme-la-marquiseC’est un rapport comme il y en a tant et c’est même devenu, comme chacun le sait, une spécialité française. Il s’agit du rapport paru le 9 décembre sur le site du ministère de l’agriculture, « Diagnostic et propositions à l’attention de Mesdames et Messieurs les ministres de l’Economie et des Finances, de l’Economie sociale et solidaire et de la Consommation, des Affaires Sociales et de la Santé, de l’Agriculture, l’agroalimentaire et de la forêt » par Christian Babusiaux, Président de chambre à la Cour des comptes et Marion Guillou, présidente du Conseil d’administration d’Agreenium.

Mais comme le rapporte le Journal de l’environnement, « ce rapport, dont la remise était pourtant inscrite à l’agenda de Stéphane Le Foll, n’aura pas eu droit à un communiqué de presse, ni même à une ligne dans le fil actualités du ministère. Et ce malgré les dires du service de communication, qui affirmait, mardi 9 décembre en début d’après-midi, s’atteler à la tâche. » Se le document la remise du rapport date du lundi 30 juin 2014

Deux anciens hauts fonctionnaires, l’une a été directeur général de l’alimentation et l’autre a été directeur général de la DGCCRF, donc deux personnes sensés bien connaître le sujet. Pourtant, tout est dit dès la deux ligne du rapport (synthèse), « la sécurité sanitaire des aliments peut apparaître globalement maîtrisée », selon la lettre de mission reçue.

Le bilan pourrait donc être globalement positif, voir à ce sujet, les articles suivant : 1 et 2.

Quelques perles, dès la page 2 de la synthèse,

«  la prévalence de certaines pathologies, comme celles causées par campylobacter (plus de 824 000 personnes infectées par an dans les estimations récentes de l’InVS) ou l’hépatite E, a longtemps été sous-estimée et demeure mal recensée. »

Ou un constat d’échec, « Le partage de compétences opéré en 2010 entre niveau régional et départemental, avec absence de lien hiérarchique, fonctionne mal. »

larry_the_cable_guy_health_inspector(2)Les contrôles, le maillon faible …

L’intensification de la concurrence, les pressions économiques et commerciales pèsent fortement sur les producteurs, les transformateurs et les revendeurs ; sans une action des services de contrôle, le risque d’une insuffisance de la surveillance, et/ou d’une multiplication des cas de fraudes, est vraisemblable. Les pouvoirs publics ne peuvent en prendre le risque.

Or, les baisses fortes et répétées des effectifs (la DGAl et la DGCCRF ont perdu respectivement 12% et 11% de leurs effectifs entre 2009 et 2013, après, par exemple, une baisse de 18% pour la DGCCRF entre 1997 et 2009) ont induit une diminution forte de leurs interventions. L’activité d’inspection et de contrôle effectuée par les 1900 agents de la DGAl a fléchi de 17% de 2009 à 2012. Dans le même temps, la DGCCRF enregistrait une baisse de 18% de ses actions spécifiques de contrôle en matière de sécurité sanitaire des aliments qui impliquent au total l’équivalent de 200 ETPt. Ces diminutions ont concerné aussi bien les contrôles de première mise sur le marché, les inspections des établissements agréés, les contrôles dits « à destination » sur les produits introduits, que les contrôles à la remise directe au consommateur. Les suites données aux contrôles s’en ressentent : sur les cinq années considérées le nombre de procès-verbaux dressés par la DGCCRF a diminué de 20%, et celui des suites et injonctions administratives de 12,5%. Pour la DGAl, les mesures de police administrative (avertissements, mises en demeure et fermetures) restent les plus utilisées (11 719 en 2013) alors que le nombre de procès-verbaux reste limité à 945 en 2013.

Rien que de très connu grâce notamment aux syndicats comme le SNISPV …

La transparence et la communication vis-à-vis du public, vœu pieux ou réalité ?

La transparence en matière de publication des résultats des contrôles doit être généralisée. De plus, la loi d’avenir va élargir les obligations d’information des professionnels. Les expériences de plusieurs autres pays plaident pour le recours à un affichage par les entreprises du secteur alimentaire, en particulier par les restaurateurs, des résultats des contrôles des services de l’Etat sur leur respect des critères et conditions sanitaires. Un tel affichage devrait être expérimenté.

Mais pas un mot sur la transparence dans les rappels d’aliments (étonnant, non ?), pas un mot sur la transparence des auto-contrôles des industriels et des distributeurs … notamment eu égard à une recommandation, « Développer la recherche sur la prévalence de campylobacter, de l’hépatite E ». Le rapport ne va jusqu’à proposer ce qui a été fait au Royaume-Uni et, en cela, il souligne ainsi la difficulté d’améliorer le système …

acides-gras-transLa communication locale en cas d’alerte, mais elle est où ?

Pour être efficace, la communication vers le consommateur en cas d’alerte doit éviter un double écueil : la profusion d’informations (le consommateur ne repère pas l’information qui le concerne) et le manque de précision (le consommateur ne repère pas le bon produit).

Les modalités de diffusion de l’information sur les alertes sanitaires sont donc adaptées en fonction de la gravité du danger pour le consommateur, de l’étendue de la zone de distribution du produit incriminé et d’autres éléments de contexte de l’alerte (distribution localisée en zone touristique mais en période de migration estivale, veille de jours fériés…).

Ainsi, les alertes nationales font l’objet d’un communiqué de presse, repris sur les sites des Ministères concernés. Les alertes de dimension régionale ou départementale sont plus généralement portées à la connaissance du consommateur par l’apposition d’affichettes sur les lieux d’achats qui ont distribué les produits incriminés.

Malheureusement tout ce paragraphe est consternant de contre-vérités que chacun peut vérifier, qu’il existe peu ou pas de communication de la part du ministère de l’agriculture et de la DGCCRF sur les rappels, le ministère de la santé et les ARS quant à eux sont aux abonnés absents ..Le rôle de l’affichette invisible par le consommateur n’est même pas remis en cause … c’est dire !

Au final un rapport a minima qui ne devrait que peu ou pas faire évoluer les choses … ce n’est pas le ministre de l’agriculture qui s’en plaindrait …

NB : On lira aussi cette brève du SNISPV, « Politique de sécurité sanitaire de l’alimentation, ce rapport mérite-t-il une brève ? » qui indique en conclusion, « Ce n’est probablement pas encore pour cette fois que nous aurons une organisation lisible, permettant une approche intégrée de la chaîne alimentaire, dotée d’une autorité unique et d’une chaîne de commande opérationnelle, et efficace… »

Campylobacter et les poulets : Echec de la sécurité des aliments pour les supermarchés britanniques

10
déc
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

campylobacter_jejuni« Choc et honte, échec de la sécurité des aliments pour les supermarchés britanniques » source Doug Powell du barfblog du 9 décembre 2014.

Richard Lloyd, directeur général de Which? (une association de consommateurs) a très bien su défendre dans The Scotsman une bonne maîtrise de Campylobacter.

Pour la première fois, la Food Standards Agency (FSA) a cité et a dénoncé à sept des plus grandes chaînes de supermarchés en raison des résultats d’analyses de Campylobacter. Ce que l’agence de la sécurité des aliments a détaillé n’était pas beau à lire, avec plus de 70% de poulets réfrigérés analysés contaminés par le microbe potentiellement mortel.

Asda a été retrouvé avec le taux le plus élevé, avec 78%, mais, aucun des grands distributeurs s’en sort bien dans cette enquête ou n’a pas atteint l’objectif convenu en commun avec la FSA. Les taux les plus bas ont été retrouvés chez Tesco, mais il avait près des deux tiers des prélèvements contaminés (64%). Les résultats sont un réquisitoire accablant pour nos grands supermarchés, et les consommateurs seront choqués par la perte de confiance des ménages dans ces marques pour endiguer le flot de taux parmi les plus élevés de Campylobacter. Les responsables des supermarchés devraient rougir de honte.

chicken.therm_1-300x225Les derniers résultats des distributeurs selon la FSA font pire que l’enquête précédente en août dernier qui n’avait pas cité les magasins, mais a montré qu’environ six prélèvements sur dix de poulets réfrigérés analysés étaient contaminés par Campylobacter. Dans l’étude que nous avons entrepris, dans le cadre de notre nouvelle campagne ‘Make Chicken Safe’, nous avons trouvé que six personnes sur dix (61%) se sont déclarées préoccupées par ces taux élevés, les trois quarts (77%) disent qu’ils pensaient que c’était trop élevé. Plus de la moitié (55%) pensait qu’il n’y avait pas suffisamment d’informations disponibles concernant les taux de Campylobacter chez le poulet.

En publiant les informations sur les supermarchés qui sont les plus touchés, face à la pression extrême de l’industrie pour conserver l’anonymat, nous espérons que la FSA entend faire pression sur les faibles performeurs afin d’améliorer et fournir aux consommateurs une meilleure information sur les taux de Campylobacter. Nous voulons maintenant voir les supermarchés non seulement publier un plan efficace pour s’attaquer à ces taux scandaleusement élevés, mais démontrer ainsi qu’ils prennent des mesures concrètes pour vendre un poulet sûr.

Bien que Campylobacter soit la cause la plus fréquente d’intoxication alimentaire, cuire un poulet à une température supérieure à 70°C va détruire les bactéries. Et il existe des moyens simples pour réduire le transfert de contamination à la maison, par exemple ne pas laver un poulet cru parce que l’eau peut éclabousser des bactéries dans la zone environnante de votre cuisine.

Mais nous ne pensons pas que le fardeau de la preuve soit sur les consommateurs afin de s’attaquer à ce microbe. Près de neuf personnes sur dix (86%) disent qu’ils assument que les aliments qu’ils achètent dans les supermarchés ne les rendront pas malade, et les trois quarts des personnes (76%) font confiance aux supermarchés pour avoir un poulet réfrigéré sûr à manger. C’est pourquoi la campagne Make Chicken Safe de Which? appelle à une action conjointe des supermarchés, des services réglementaires et de l’industrie de la transformation des poulets pour définir des mesures afin de ramener les taux de Campylobacter sous contrôle, et de publier les résultats de toutes les analyses de Campylobacter qu’ils entreprennent.

Les contrôles doivent être resserrés à chaque étape de la chaîne alimentaire, de l’élevage au supermarché. Il ne peut pas y avoir personne pour se dérober de ses responsabilités – tout un chacun impliqué dans la production et la vente de poulets doivent agir maintenant et dire aux consommateurs ce qu’ils font pour s’assurer que le poulet que nous mangeons soit sûr. Il est désormais vital pour l’industrie de mettre les choses en ordre et de travailler dur pour restaurer la confiance des consommateurs.

Réduire les taux de Campylobacter doit donc être fermement sur l’ordre du jour pour la nouvelle agence de sécurité des aliments en Ecosse, Food Standards Scotland (FSS), qui devra prochainement le mettre en place dans le cadre du Food (Scotland) Bill. Les consommateurs ont besoin d’avoir confiance dans les aliments qu’ils achètent et nous voulons que la FSS mette les consommateurs au cœur de son travail, dès le début.

Pour ce faire, la FSS doit avoir des dents et une équipe d’experts dirigée par un directeur général proactif qui sera un vrai champion des consommateurs, en commençant par lutter contre le scandale de Campylobacter.

Commentaires : La rupture de l’anonymat peut être salutaire, comme en témoigne cette campagne courageuse de la FSA !

Tout ceci doit bien pouvoir avoir une résonance en France, car il existe un certain nombre de distributeurs, comme les magasins U, qui s’érigent lors de campagnes en pseudo agence d’évaluation des risques, oseront-ils aller jusqu’à publier leurs résultats microbiologiques de Campylobacter ? N’ayez aucune crainte, aucun distributeur ne le fera, même à l’approche de Noël !

Contamination de carcasses de poulets par Campylobacter tout au long du processus d’abattage de lots de poulets positifs à Campylobacter

3
déc
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

ncomms5165-i1Résumé.

La contamination par Campylobacter de carcasses de poulets issus de troupeaux colonisés par Campylobacter a été quantifiée sur sept lieux de prélèvements tout au long du processus d’abattage. A cet effet, des échantillons ont été prélevés dans quatre abattoirs sur douze lots positifs à Campylobacter.

campylobacter_jejuniLes poulets lors de toutes les visites avaient un nombre élevé de Campylobacter dans leur caecum (≥ 7,9 log10 ufc/g). Les dénombrements de Campylobacter sur les plumes (jusqu’à 6,8 log10 ufc/g), positivement associés à la contamination de la peau de la poitrine et des poulets entrants après la plumaison, ont été identifiés comme une source supplémentaire de contamination des carcasses. Une forte variabilité de la contamination par Campylobacter des carcasses sur des échantillons de peau de la poitrine dans et entre les lots du même abattoir et entre les abattoirs a été observée. Dans les abattoirs A, B, C et D, les dénombrements de Campylobacter ont dépassé respectivement une limite de 1 000 ufc/g sur 50%, 56%, 78% et 11% des carcasses après refroidissement. Cette constatation indique que certains abattoirs sont en mesure de mieux maîtriser la contamination par Campylobacter que d’autres.

Globalement, la présente étude porte sur l’analyse descriptive du dénombrement de Campylobacter dans différents abattoirs, différents lots dans un abattoir et à l’intérieur d’un lot à plusieurs lieux de prélèvements.

Faits saillants.

  • Une forte variabilité des dénombrements   de Campylobacter entre les lots et les abattoirs
  • Les procédés avec un impact significatif sur les dénombrements de Campylobacter ont été identifiés.
  • Campylobacter a été détecté sur toutes les carcasses de troupeaux colonisés après refroidissement.
  • 49% des carcasses après refroidissement hébergeaient Campylobacter à plus de 1000 ufc/g.

Tomasz Seliwiorstow, Julie Baré, Inge Van Damme, Mieke Uyttendaele, Lieven De Zutter. Campylobacter carcass contamination throughout the slaughter process of Campylobacter-positive broiler batches. International Journal of Food Microbiology Volume 194, 2 February 2015, Pages 25-31.

Commentaires : Cette étude belge est intéressante car elle montre que la contamination par Campylobacter des poulets peut être supérieure à 1000 ufc/g, comme ce qui a été montré récemment par la FSA au Royaume-Uni.

Quand Campylobacter fait la Une des médias au Royaume-Uni

3
déc
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

campylobacter« Campylobacter fait la Une des médias au Royaume-Uni », source article de Richard Lawley paru sur son blog Food Safety Watch le 2 décembre 2014.

Campylobacter est la principale cause de maladies d’origine alimentaire du Royaume-Uni depuis près de dix ans. Pourtant, jusqu’à tout récemment, relativement peu de personnes n’avaient pas entendu parler de Campylobacter. Cela va donc changer rapidement, car les médias grand public commencent à focaliser beaucoup plus d’attention sur ce pathogène plutôt inhabituel. La dernière série des Unes des médias a fait suite à la publication la semaine dernière par la Food Standards Agency’s (FSA) des résultats d’une enquête sur Campylobacter dans les poulets entiers vendus en distribution. Le chiffre global était un taux de contamination de 70%, mais peut-être plus important est que les nouvelles ont rapporté que 18% des poulets retrouvés positifs avaient des taux de Campylobacter supérieurs à 1000 ufc/g. Cela doit être très décevant pour la FSA, car elle avait pour objectif de réduire le nombre de carcasses de poulets fortement contaminées de 10% d’ici à 2015. Il est difficile de voir comment cela peut être réalisé sur la base des derniers résultats. L’autre aspect des résultats qui a fait les manchettes était le « naming and shaming » (‘nommer et dénoncer’) les distributeurs, avec les taux de contamination pour chacun des grands distributeurs listés dans un tableau. Pour ce que ça vaut, Asda a été le pire avec 78%, tandis que Tesco était au top avec 64%, mais le point important est qu’aucun d’entre eux n’a atteint les objectifs ciblés de réduction de Campylobacter en fin de la production.

Ce que cela nous dit, c’est que très peu choses ont changé depuis ces dix dernières années. Les enquêtes successives sur Campylobacter sur les poulets vendus en distribution ont montré des taux compris entre 50% et 90% de contamination – voire même 100% dans certains cas – et une enquête de la FSA en 2007-2008 avait montré une prévalence globale de 65% au Royaume-Uni, en fait un peu mieux que les résultats actuels. Ceci en dépit des efforts considérables consacrés à réduire l’infection dans les élevages de poulets grâce à une meilleure biosécurité et en réduisant le transfert de contamination pendant la transformation en améliorant l’hygiène et de la conception des équipements. Il est clair que cela n’a pas été suffisant, bien que le nombre de carcasses fortement contaminées semble être de l’ordre de 25% à 18% depuis 2010. Néanmoins, la manipulation et la consommation de poulets réfrigérés crus restent le principal facteur de risque d’infection à Campylobacter chez l’homme.

La lumière crue des projecteurs des médias ne peut pas être bien accueillie par les transformateurs de volaille ou les supermarchés, mais cela va sûrement accélérer le progrès vers de meilleures mesures de maîtrise de Campylobacter. Plusieurs nouvelles technologies de décontamination sont déjà au stade d’essai et elles pourraient contribuer à la réduction des taux de contamination en cas de succès. D’autre part, nous avons vécu avec ce problème, depuis longtemps, et il est important de maintenir un sens de la mesure et éviter des actions irréfléchies qui pourrait causer de nouveaux problèmes. Les solutions doivent être mesurées, basées sur la science et efficaces, mais elles doivent également être mises en œuvre rapidement. Si la prochaine enquête ne montre aucune amélioration, les excuses seront bien inutiles sur le terrain. Une mauvaise presse pourrait être bien le coup de semonce nécessaire pour s’assurer que des excuses ne sont pas nécessaires.

Vous pouvez en savoir plus sur Campylobacter dans le document de Food Safety Watch.

Campylobacter et le Royaume-Uni

2
déc
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

Un nouveau site www.campylobacter.org.uk vient de voir le jour. Il est annoncé que ce site contient des informations sur l’état des lieux de Campylobacter au Royaume-Uni, ainsi que les détails de la recherche scientifique effectuée par le Groupe de travail mixte pour réduire le taux de Campylobacter

 campylobacter_site

On y trouvera, entre autres éléments, la réponse du British Retail Consortium (BRC) aux résultats publiés par la Food Standards Agency (FSA), qui au départ n’était pas favorable à ce type d’enquête de la FSA, mais qui depuis a évolué ! Voir ce lien.

Les chiffres publiés en 2014 sont un rappel important que nous n’avons pas encore trouvé un moyen de prévenir la présence de Campylobacter dans le poulet cru et les supermarchés travaillent encore durement afin de trouver des solutions pour aider les consommateurs telles qu’un conditionnement étanche pour tous les poulets crus et les poulets qui viennent d’être rôtis, c’est notre top priorité pour la sécurité des aliments. (…)

« Nous sommes déterminés à poursuivre la recherche d’une solution concernant Campylobacter et nous appuyons le travail de la FSA pour fournir des conseils éclairés aux consommateurs pour une cuisson appropriée et une hygiène de la cuisine. »

Il y a eu une préoccupation selon laquelle la mise en œuvre d’une solution pour prévenir Campylobacter signifierait une augmentation du prix du poulet mais nous croyons que toute augmentation devrait être petite et nos distributeurs pour être compétitifs dans un marché concurrentiel travailleront avec leurs fournisseurs pour faire tout ce qu’ils peuvent pour éviter que la note ne soit pas payée par les consommateurs ».

Edifiant, ce que rapporte BRC …  et cela souligne les limites déjà énoncées de la certification des usines par tous ces référentiels, mais le plus important, ce sont les informations contenues dans ce site …

NB : La photo illustre la page d’accueil.