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Articles de la catégorie 'Contamination'

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Premiers résultats des analyses réalisées par Rosselkhoznadz sur des produits de viande d’Auchan Russie

31
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

news_591Un communiqué du groupe Auchan avait indiqué le 19 août 2015, « Contrôles sanitaires en Russie : Auchan contrôlé mais pas sanctionné ».

Voici un nouveau communiqué du 29 août 2015 de Rosselkhoznadz sur des «  Résultats des analyses de laboratoire sur des prélèvements de produits de viande, prélevés par Rosselkhoznadzor lors des inspections des hypermarchés de ‘Auchan’ »

Au cours d’inspections inopinées des hypermarchés du réseau ‘Auchan’, des agents de Rosselkhoznadzor pour Moscou et les régions de Moscou et Toula, ont prélevé de la viande crue entrant dans les magasins ‘Auchan’-Kuntsevo pour la recherche de la conformité à la législation prévue pour la qualité et la sécurité.

À ce jour, les résultats des analyses de laboratoire de 10 prélèvements sur 11 effectués ont retrouvé des résultats incompatibles avec les exigences de la réglementation technique de l’Union des douanes sur un certain nombre d’indicateurs. En particulier, dans des échantillons de viande hachée de porc et de bœuf réfrigérée, de l’ADN de mouton a été retrouvé ; le nombre autorisé de bactéries coliformes et de micro-organismes aérobies mésophiles et anaérobies facultatifs a été dépassé. Il a été aussi retrouvé Listeria et Salmonella. Dans des échantillons de viande hachée de porc, de l’ADN mouton a été retrouvé et le nombre autorisé de coliformes, de micro-organismes aérobies mésophiles et anaérobies facultatifs a été dépassé. Dans des prélèvements de viande de porc hachée, il a été retrouvé de l’ADN de bœuf et un nombre dépassant le nombre autorisé de coliformes et de micro-organismes aérobies mésophiles et anaérobies facultatifs ; des salmonelles ont été détectées. Dans des prélèvements de porc, le nombre autorisé de coliformes et de micro-organismes aérobies mésophiles et d’anaérobies facultatifs. La vérification se poursuit.

NB : Communiqué (volontairement) confus et très répétitif dans lequel on n’apprend pas grand chose, sauf qu’il est de nouveau question de tests ADN. On attend une réponse d’Auchan qui avait indiqué dans un communiqué du 5 août 2015, « Russie : pour Groupe Auchan, il est nécessaire de compléter les analyses ». Le voilà servi !

Traduction réalisé par mes soins -aa

 

Etes-vous plutôt pelage ou brossage des légumes ?

30
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

« Peler plutôt que brosser les légumes pour réduire les pathogènes », source Doug Powell du barfblog du 29 août 2015.

imgresRésumé.

Les consommateurs sont encouragés à augmenter leur consommation de fruits et de légumes afin de réduire leur risque de maladie chronique.

Cela étant, pour atteindre cet objectif, les consommateurs doivent être en mesure de mettre en œuvre des protocoles dans leur cuisine pour réduire leur risque de consommer des produits contaminés.

Pour répondre à cette question, une étude a été menée pour suivre le sort de Escherichia coli O157:H7 et de Salmonella sur des produits (melon cantaloup, melon miel, carottes et céleri) qui ont été soumis à l’action du brossage ou du pelage en utilisant des ustensiles habituels de cuisine.

41f+f7vYmrL._SY300_L’enlèvement de taux similaires de Salmonella sur des carottes a été réalisé par pelage et par brossage, mais un enlèvement plus grand significativement de E. coli O157:H7 avec des carottes a été réalisé par pelage que par brossage sous de l’eau courante (P < 0,05). Le brossage a enlevé significativement moins de pathogènes chez des melons cantaloups contaminés que d’autres produits (P < 0,05), suggérant que l’écorce réticulée fournit des gîtes où les pathogènes pourraient échapper aux poils de la brosse. Une brosse polyester Sparta était moins efficace qu’un tampon à récurer pour enlever Salmonella sur des carottes (P < 0,05). Dans tous les cas, le brossage et le pelage n’ont pas réussi à éliminer les pathogènes des produits, qui peuvent être le résultat de la contamination de l’ustensile pendant l’utilisation. Des incidences élevées de contamination (77 à 92%) ont été retrouvées parmi les éplucheurs utilisés sur les carottes ou le céleri, la brosse Sparta utilisée sur les carottes et le tampon à récurer utilisé sur les carottes et le melon cantaloup. Parmi les ustensiles de l’étude, la brosse en nylon a la plus faible incidence de transfert de pathogènes à partir de produits contaminés (de 0 à 12%). Le transfert de pathogènes à partir d’une brosse Sparta ou d’un peleur potentiellement contaminé vers des carottes non contaminées se produit ou a lieu seulement sur les des sept premières carottes traitées avec l’ustensile. Par conséquent, le risque de contamination croisée des ustensiles contaminés vers des produits non contaminés peut être limité.

Référence. Erickson, Marilyn C.; Liao, Jean; Cannon, Jennifer L.; Ortega, Ynes R. Role of brushes and peelers in removal of Escherichia coli O157:H7 and Salmonella from produce in domestic kitchens. Journal of Food Protection®, Number 9, September 2015, pp. 1624-1769.

Gironde : Rappel d’un lot de grenier médocain pour cause de présence de Listeria monocytogenes

29
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

Dans un récent article sur les rappels d’aliments, j’évoquais malgré le nombre significatif de site informant sur les rappels, l’ensemble ne faisait pas 100%. Et pour cause il y a tous les « petits » rappels locaux et en voici un exemple …

Selon cette information rapportée par Sud-Ouest du 29 août 2015, « Gironde : de la listeria détecté dans un lot de grenier médocain »

imgresLa bactérie a été détectée dans un lot de grenier médocain vendu à la supérette. Des analyses sont en cours, mais pourtant on sait qu’« Un taux anormal de listeria a été détecté dans un lot de 2 kilos de grenier médocain. »

Mardi dernier, le magasin Super U de Sauveterre-de-Guyenne a donné l’alerte. Un lot de deux kilos de grenier médocain, charcuterie à base de panse de porc et d’épices, présentait un taux de Listeria monocytogenes très supérieur à la moyenne. Le test pratiqué dans le magasin a fait apparaître un taux de 1 500 listeria par gramme (ou ufc par g –aa), quand le seuil maximum est de 100 pour la commercialisation.

Le seuil est de 100 Listeria par g à la fin de la DLC et non pas au début ou en cours de commercialisation. Rappelons que selon une note de service de la DGAL de 2012, « Le nombre important d’enregistrements de non-conformités vis-à-vis de Listeria monocytogenes s’explique notamment par le fait qu’en France, tout produit destiné à être consommé en l’état, trouvé positif en Listeria monocytogenes < 100 ufc/g en cours de vie, et pour lequel il n’y a pas d’éléments permettant de garantir que le taux de 100 ufc/g ne sera pas dépassé à la DLC, donne lieu à une alerte. Cette spécificité nationale mentionnée en introduction rappelle, s’il le fallait encore, les limites d’une comparaison des alertes produits entre différents Etats Membres ou Pays ».

La suite de l’article s’apparente à présence de Listeria et la multiplication des petits pains

Le produit incriminé a été repéré au moment des contrôles internes habituels de la grande surface. Aussitôt, la Direction départementale de la protection des personnes (DDPP) est contactée. Les agents de l’État ont effectué des contrôles au Super U, puis auprès du fabricant fournisseur du supermarché.

Aucun élément ne permet pour l’instant de mettre en cause la charcuterie, la DDPP ayant considéré que les conditions d’hygiène étaient irréprochables. Les surfaces de pose des charcuteries, ainsi que cinq autres produits, ont aussi fait l’objet d’analyses. Les propriétaires de l’entreprise, très inquiets, ont demandé aux clients possédant le lot concerné de le retirer de la commercialisation. « On les a prévenus par précaution, explique la gérante. Même si on ne sait pas si ça vient de notre entreprise ». Les résultats des prélèvements de la DDPP sont attendus pour mercredi. Ils devraient permettre d’identifier la source de la contamination. Le grenier médocain étant un produit fragile, et la listeria une bactérie volatile et résistante aux très faibles températures, la contamination peut être due au transport, au couteau utilisé au sein du Super U, au moment de la découpe, à un autre produit… « La grande surface a lancé une procédure de rappel du produit par affichettes, détaille Valérie Commin, sous-préfète de Lesparre. Il n’y a aucune raison d’incriminer la charcuterie à l’heure actuelle. »

Heureuse issue ? on apprend à la fin qu’« Après le passage de la DDPP, l’ensemble de la salaison et de la partie charcuterie de la supérette ont été désinfectés. »

A suivre …

Etats-Unis : Les consommateurs semblent reconnaître les éclosions les plus dangereuses, selon une étude de l’USDA

29
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

listeria« Les consommateurs semblent reconnaître les éclosions les plus dangereuses, selon une étude de l’USDA », Source Food Safety News du 28 août 2015.

Une étude publiée par l’USDA a constaté que les consommateurs réagissent aux éclosions de maladies d’origine alimentaire différemment selon leur gravité.

L’étude de cas de Fred Kuchler, économiste à l’Economic Research Service (ERS) de l’USDA a comparé les recommandations sur les melons cantaloups émis en 2011 et de nouveau en 2012.

Le premier rappel est dû à Listeria monocytogenes et le second était dû à de deux sérotypes de Salmonella. Listeria est un pathogène plus mortel que Salmonella et Kuchler a constaté que les consommateurs ont réagi plus fortement au rappel 2011, ce qui suggère qu’ils font des distinctions entre les pathogènes et les risques pour la santé.

Cette éclosion à Listeria de 2011, associé à des melons cantaloups du Colorado, reste l’éclosion de maladie d’origine alimentaire la plus meurtrière à s’être produit à ce jour depuis le début du siècle et a été officiellement mis en cause dans 33 décès, selon les US Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

Les infections à Listeria liées à ces melons cantaloups peuvent aussi avoir été un facteur contributif dans 10 décès. En outre, une femme enceinte au moment de sa maladie a eu une fausse couche.

En 2011, les consommateurs ont réduit temporairement leurs achats de melons cantaloups, même après pris en compte de l’influence du prix. Les dépenses de melons cantaloups ont été de 3,9 millions de dollars (6-7%) inférieures à la normale, et les achats de melons cantaloups étaient de 2 800 tonnes inférieurs sur une période de quatre semaines.

Les consommateurs ont généralement entendu que les autres melons étaient sûrs et la vente de pastèques et de melons miel a augmenté dans les semaines après le melon cantaloup ait été impliqué.

« Le déplacement de la demande de melons indique que certains consommateurs ont pris des mesures défensives pour se protéger », a ajouté l’étude.

En 2012, lorsque les autorités fédérales de santé et de sécurité des aliments ont de nouveau rappelé certains melons cantaloups, cette fois-ci d’une exploitation agricole dans l’Indiana pour une contamination à Salmonella, la réponse des consommateurs a été plus modérée.

L’étude a également noté que l’éclosion à Listeria reçu beaucoup plus de couverture médiatique que celle pour Salmonella. Quatre réseaux ont couvert l’éclosion à Listeria, alors que seulement deux couvraient l’éclosion à Salmonella, a écrit Kuchler. En outre, les articles sur l’éclosion à Listeria ont duré 35 jours, a-t-il noté, alors que ceux sur Salmonella n’ont duré que deux jours.

« Il n’est pas surprenant que les médias aient consacré plus de couverture à l’éclosion de listériose que pour l’éclosion de salmonellose, étant donné une plus grande familiarité des consommateurs avec la salmonellose et son taux de mortalité plus faible. Deux nouvelles archives été consultés pour mesurer l’intérêt relatif dans ces deux foyers », indique l’étude.

« Tant que les consommateurs sont préoccupés par les divers risques de maladies d’origine alimentaire auxquels ils ont à faire face et sont informés de la gravité de ces risques, ils suivent que les réponses du marché observés peuvent être attribuées aux nouvelles sur l’évolution des risques », selon l’étude.

« Les différentes réponses au niveau de la distribution indiquent que les consommateurs reconnaissent que Listeria monocytogenes pose des risques plus profonds que les sérotypes identifiés de Salmonella », a-t-il ajouté, notant que le taux de mortalité « extraordinairement élevé » chez les personnes âgées avec Listeria.

Les huîtres hébergent et transmettent norovirus à l’homme

28
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

« Les huîtres hébergent et transmettent norovirus à l’homme : évitez de les consommer crus », source ASM News du 28 août 2015.

norovirusLes huîtres non seulement transmettent norovirus chez l’homme, mais elles servent aussi de réservoir majeur pour ces agents pathogènes, selon une étude publiée le 28 août dans Applied and Environmental Microbiology, une revue de l’American Society for Microbiology. « Plus de 80% des génotypes de norovirus humains ont été détectés dans des prélèvements d’huîtres ou lors d’éclosions liées aux huîtres », a déclaré l’auteur correspondant Wang Yongjie.

« Les résultats mettent en évidence le rôle important des huîtres dans la persistance de norovirus dans l’environnement et de sa transmission à l’homme, et ils démontrent la nécessité d’une surveillance des norovirus humains dans les prélèvements d’huîtres », a dit Wang, professeur au College of Food Science and Technology, Shangha Ocean University, Shanghai, Chine.

Dans l’étude, les investigateurs ont téléchargé toutes les séquences de norovirus liées aux huîtres déposés de 1983 à 2014 au GenBank database du National Center for Biotechnology, et dans la base de données épidémiologiques Noronet. Ils ont effectué des génotypages et des analyses phylogénétiques et cartographié la diversité génétique de norovirus et la répartition géographique au fil du temps.

Dans des recherches antérieures, les chercheurs ont constaté que 90% des séquences de norovirus humains en Chine provenaient de régions côtières. La recherche actuelle a montré que la même chose était vraie partout dans le monde, sauf dans les régions tropicales, où les séquences sont absentes.

Le statut des huîtres comme réservoir et vecteur de transmission de norovirus à l’homme est probablement encouragé par leur présence dans les eaux côtières, qui sont souvent contaminées par des déchets humains, a déclaré Wang. Des recherches antérieures suggèrent que norovirus peut persister pendant des semaines dans les tissus des huîtres et l’épuration commerciale ne parvient pas à les enlever.

Norovirus provoque des douleurs d’estomac, de la diarrhée, des nausées et des vomissements. Il est extrêmement contagieux et infecte plus de 6% de la population des États-Unis, chaque année, entraînant environ 20 millions de cas, dont 56 000-71 000 hospitalisations et 570-800 décès, selon les Centers for Disease Control and Prevention. Toucher une surface contaminée peut entraîner une infection.

Wang a indiqué que les personnes qui consomment des huîtres et d’autres coquillages doivent les consommer bien cuits et jamais crus. Il a également plaidé pour le développement d’une méthode fiable pour détecter norovirus dans les huîtres, et un réseau de surveillance des éclosions à norovirus dans le monde entier liées aux huîtres.

NB : Je pense que le conseil « évitez de les consommer crus » doit pris avec plus que des pincettes en France. Cela étant, les huîtres ne doivent pas être consommées chez les populations à risque.

Comme le rapporte avec humour Doug Powell du barfblog dans son article, Microbiologistes, évitez des huîtres crues.