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Articles de la catégorie 'Contamination'

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Éclosions en cours de listériose invasive due à Listeria monocytogenes sérotype 1/2a dans la province d’Ancône, Italie, janvier 2015 à février 2016

1
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

ListeriaRésumé.

Au cours des sept premières semaines de 2016, cinq isolats de Listeria monocytogenes de sérotype 1/2a ont été prélevés sur des patients atteints de listériose invasive dans les provinces d’Ancône en Italie. Ces souches et six isolats 1/2a identifiés en 2015 dans la même zone ont été typés par ERIC-PCR et PFGE. Une relation clonale, documentée entre les deux ensembles d’isolats, a suggéré une éclosion de listériose à Ancône qui a commencé très probablement en 2015. L’enquête sur la source de l’infection est toujours en cours.

Dans la discussion et la conclusion, les auteurs indiquent :

L’incidence de la listériose a augmenté depuis le début des années 2000 dans plusieurs pays européens, principalement chez les patients immunodéprimés âgés de plus de 65 ans. En particulier, une augmentation statistiquement significative a été rapportée en Autriche, Danemark, Hongrie, Italie, France, Espagne et Suède de 2005 à 2009. Au cours des 30 dernières années, les éclosions de listériose ont principalement liées au sérotype 1/2a et 4b. Un changement du sérotype 1/2a a été observé en Europe et en Amérique du Nord durant la dernière décennie. En Italie, la surveillance de la listériose invasive a constaté une augmentation des isolats avec le sérotype 1/2a sur la même période, principalement dans les régions du centre et du nord (environ 80% des cas).

La listériose est une infection avec une grande préoccupation pour la santé publique en raison de la sévérité clinique et son taux de létalité élevé, en dépit de sa faible incidence comparée aux autres maladies d’origine alimentaire telles que la salmonellose ou la campylobactériose. Les données actuelles suggèrent une éclosion en cours de listériose due à L. monocytogenes de sérotype 1/2a dans l’area vasta 2 (AV2) qui a très probablement commencée en 2015, étant donné que la souche était déjà présente dans la région en 2015. Comme dans d’autres pays européens, la plupart des cas ont été associés à une condition sous-jacente et ont concerné des personnes âgées. Les autorités locales travaillent avec l’Institut national italien de la santé publique (Istituto Superiore di Sanità, Rome) et l’Istituto Zooprofilattico des régions d’Ombrie et des Marches pour identifier les sources de contamination des aliments. Un récent communiqué de presse souligne qu’il y a des constatations qui suggèrent la contamination d’un produit de porc comme probable véhicule de l’infection sur au moins un cas humain. À l’heure actuelle, toutefois, aucun lien clair peut être établi entre un produit contaminé de charcuterie et les infections. L’enquête sur la source de l’infection dans l’AV2 est toujours en cours.

Référence. Marini E, Magi G, Vincenzi C, Manso E, Facinelli B. Ongoing outbreak of invasive listeriosis due to serotype 1/2a Listeria monocytogenes, Ancona province, Italy, January 2015 to February 2016. Euro Surveill. 2016;21(17):pii=30217.

Les salades Dole et Listeria : Shame and Scandal aux Etats-Unis

30
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Nettoyage-Désinfection, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Etats-Unis : Des appels incitent la FDA a être plus forte dans le scandale des salades Dole », source article de Coral Beach du 30 avril 2016 paru dans Food Safety News.

Les réactions ont été variées aux nouvelles qui indiquent que Dole Food Co. a sciemment produit et expédié des salades à partir d’une installation contaminée ; ces nouvelles allaient de critiques envers la FDA à une reconnaissance de la part de la direction de Dole, car l’entreprise fait l’objet d’une investigation par le ministère de la justice.

logo-Dole-USE-THIS-ONELa représentante démocatre au Congrès, Rosa DeLauro, du sous-comité responsable du financement de la FDA, a dit que le fonctionnement continu de l’usine de Dole était « un scandale ».

« Quatre personnes sont décédées de ces salades contaminées, et des dizaines d’autres ont été rendues malades et hospitalisées, parce que les dirigeants de Dole voulait mettre les bénéfices de l’entreprise sur le dos de la santé publique. Ces dirigeants doivent être tenus responsables de leurs actes inadmissibles », a déclaré DeLauro dans un communiqué publié vendredi, quelques heures après avoir appris la situation.

« Le peuple américain mérite mieux et nous devons absolument veiller à ce qu’une situation comme celle-ci ne se reproduise plus. L’usine Dole en question a dit qu’ils ont pris des mesures correctives, mais nous avons besoin de réponses précises sur ce que sont ces actions. Si les actions de Dole ne sont pas suffisantes pour assurer la sécurité des aliments, cette usine doit être fermée. »

Plus tôt cette semaine Dole a refusé de fournir des détails sur ce qui avait été fait pour nettoyer l’usine de salades de Springfield dans l’Ohio que les enquêteurs sur les éclosions aux États-Unis et au Canada ont relié aux victimes de Listeria monocytogenes via des empreintes génétiques du pathogène.

Trente-trois personnes ont été confirmées comme ayant eu une infection avec la même souche de Listeria monocytogenes retrouvée dans des salades ensachées dans l’Ohio et au Canada à partir de l’usine de Dole dans l’Ohio. Les inspecteurs de la FDA ont également trouvé la souche épidémique sur l’équipement, les surfaces non en contact avec les aliments, dans de la laitue romaine en cours de transformation dans l’usine et dans les produits finis de salade.

Les 33 victimes ont dû être hospitalisées. Une victime de l’éclosion dans le Minnesota et trois au Canada sont décédées. Le début de la maladie a commencé en mai 2015 et a continué en janvier de cette année, selon les documents de la santé publique.

Dole-483-smoking-gunDes documents obtenus de la FDA obtenus par Food Safety News via une demande selon le Freedom of Information Act ont montré que les responsables de chez Dole savaient la présence de Listeria dans l’établissement depuis au moins juillet 2014. La société n’a pas fermé l’usine de l’Ohio jusqu’au 21 janvier de cette année, plusieurs jours après que les inspecteurs de la FDA l’aient révélé.

« L’échec de Dole d’arrêter l’expédition des produits et de nettoyer son usine avant l’éclosion a montré un mépris total pour la santé de ses clients », a déclaré David Plunkett, avocat dans la sécurité des aliments pour le Center for Science in the Public Interest (CSPI).

« De plus, ses communiqués de presse après coup rappelant les salades ensachées ont montré plus d’inquiétude sur l’image publique de la société que pour les personnes qui achètent ses produits. Les clients de Dole méritaient mieux que les annonces qui servaient l’entreprise. »

Wenonah Hauter, directrice exécutive de Food & Water Watch à Washington, a appelé à un « système d’inspection robuste de la part du gouvernement avec une application efficace. »

« Cette affaire prouve que le fait pour l’industrie de s’autocontrôler ne fonctionne pas, et les systèmes qui sont basé sur les auditeurs privés tierce partie pour faire respecter les normes de sécurité des aliments ne peuvent remplacer un programme d’inspection indépendant du gouvernement », a déclaré Hauter dans un communiqué publié vendredi.

Plunkett du CSPI soutient que Dole, en effet, a violé la loi fédérale sur la modernisation de la sécurité (Food Safety Modernization Act ou FSMA), qui oblige les entreprises à prendre des mesures préventives vis-à-vis de la contamination des aliments par des pathogènes.

« Il semble que Dole n’ait pas reçu le FSMA », a écrit Plunkett, ajoutant que la FDA aurait pu et aurait dû faire plus pour protéger le public.

« La Food and Drug Administration devrait arrêter de laisser les entreprises écrire leurs propres avis de rappel et à la place, mettre en œuvre le système de notification de rappel demandé dans le FSMA. Ce système exigerait que la FDA – et non des entreprises égoïstes – prépare les avis de rappel que les magasins ddoivent afficher pendant 14 jours. Malheureusement, en fonction des actions de l’agence à ce jour, la FDA n’a pas beaucoup fait pour mettre en œuvre ces dispositions de rappel, et ne semble pas prendre l’information des consommateurs beaucoup plus au sérieux que Dole l’a fait. »

Depuis que le président Obama a signé le FSMA en janvier 2011, les administrateurs de la FDA ont averti que le budget de l’agence ne peut pas payer toutes ces exigences.

Le Congressional Budget Office a estimé en 2010, lorsque le Congrès a approuvé le FSMA que la FDA aurait besoin d’une augmentation de plus de 580 millions de dollars pour financer des activités élargies en matière de sécurité des aliments. L’agence a reçu à ce jour environ la moitié de ce cela.

Epidémie de gastro-entérite ou Tiac ? Une édition dans un collège de l’Eure

30
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

C’est curieux de voir comment le vocabulaire est manipulé, s’agit-il d’une gestro ou d’une toxi-infection alimentaire collective, la frontière est mince quand ‘il s’agit de virus …

Ainsi on peut lire dans ce journal, « Cinquante élèves du collège de Routot dans l’Eure sont tombés subitement malades en milieu de semaine. La faute à un repas improvisé à la cantine mardi midi qui a permis la propagation de la gastro-entérite. »

gastroQuelle serait la cause ?

La propagation du virus a été accélérée par le repas de mardi midi. « Il y a eu un problème à la cantine [avec un équipement permettant de préparer le repas, N.D.L.R.] donc ils ont organisé une sorte de pique-nique », raconte le parent d’élève. Sur 350 collégiens, 306 fréquentent la cantine. « Les enfants devaient se préparer leur sandwich avec du jambon et se partageaient les chips disposées dans des assiettes. »

On apprend aussi :

Pourtant, l’Agence régionale de santé, par la voix de Benoît Cottrelle, responsable du pôle Veille et sécurité sanitaire, confirme que la « modalité de distribution des repas aurait favorisé la propagation ». À savoir : « La préparation des sandwichs par les élèves eux-mêmes et le contact avec les chips. » Une mégarde qui aura donc permis de propager à grande échelle les deux ou trois cas de gastro-entérite détectés en début de semaine au collège.

Alors épidémie de gastro ou toxi-infection alimentaire collective d’origine virale, tout cela est important à différencier pour les statistiques …

Rappelons que selon l’InVS, « les toxi-infections alimentaires collectives (Tiac) se définissent par l’apparition d’au moins 2 cas similaires d’une symptomatologie en général gastro-intestinale, dont on peut rapporter la cause à une même origine alimentaire. » Par ailleurs, selon l’InVS, les gastro-entérites virales font partie des risques infectieux d’origine alimentaire.

La suite au prochain épisode …

Mise à jour du 1er mai 2016. Nouvel épisode donc avec ce que rapporte La Nouvelle République du 30 avril 2016 :

Parce qu’ils ne se sentent pas parfaitement rétablis, quelques élèves – et un professeur – sont restés chez eux hier. La veille – donc jeudi –, plusieurs dizaines d’entre eux avaient souffert de maux de ventre, nausées et même vomissements. Dénominateur commun : ils ont tous mangé à la cantine mardi. De là à parler d’intoxication alimentaire, il y a un pas que le chef d’établissement ne franchit pas, préférant parler de suspicion d’intoxication :« Pour l’instant, il n’y a rien du tout d’avéré. Les analyses sont en cours », précise Jacques Salmon. L’ARS (Agence régionale de santé), la DDPP (Direction départementale de protection des populations), le service médecine du rectorat… tout le monde est sur le pont dans cette « affaire ».
« Je prends les choses avec grand sérieux, indique-t-il. Pas question de passer à côté de quoi que ce soit. »
Mais à ce stade, rien ne permet de dire d’où vient le malaise et la nourriture n’est peut-être pas la cause de tous les maux. « Et si c’était l’eau, ou un rotavirus (Les rotavirus sont la principale cause de gastro-entérite infantile) ? »
« S’il y a intoxication alimentaire, on le dira, si c’est autre chose, on le dira aussi », assure Jacques Salmon. Mais pas avant de savoir.

Je signale que même si l’on ne trouve pas de germe à la suite des analyses, l’intoxication alimentaire peut être présente. Rotavirus peut être une cause de gastro-enétrites aiguës, mais vraisemblablement, norovirus peut aussi être à l’origine des de maux de ventre, nausées et même vomissements.

Royaume-Uni : Un quart des personnes souffrant d’allergies alimentaires ont des réactions lorsqu’elles mangent à l’extérieur

30
avr
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Classé dans Allergène, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« Un quart des personnes souffrant d’allergies alimentaires ont des réactions lorsqu’elles mangent à l’extérieur », source Food Standards Agency (FSA), dernière mise à jour du 28 avril 2016.

Une enquête menée par la FSA et Allergy UK a montré qu’il y a eu des améliorations pour les personnes souffrant d’allergies puisque les nouvelles règles d’étiquetage sont entrées en vigueur, mais il reste encore à faire.

L’enquête a révélé qu’une personne sur quatre a eu une réaction tout en mangeant dans un restaurant ou un café depuis la nouvelle législation sur l’étiquetage des allergènes existant depuis un an. Elle a également constaté que près d’une personne sur cinq (19%) de ces réactions allergiques ont donné lieu à une visite à l’hôpital.

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Carte d’un restaurant de Lecce dans les Pouilles

La législation sur l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires est entrée en vigueur en décembre 2014*, et cela signifie que les entreprises alimentaires doivent fournir des informations aux consommateurs sur les 14 allergènes. Cela va des allergènes les plus courants, tels que l’arachide et le gluten, aux déclencheurs moins bien connus pour de réactions allergiques telles que la moutarde et le céleri. Environ 2 millions de personnes au Royaume-Uni souffrent d’allergies, dont 2% d’adultes et 8% d’enfants.

L’enquête, qui a été réalisée à l’occasion de la Allergy Awareness Week 2016 ou semaine de la sensibilisation aux allergies 2016, a constaté que dans l’ensemble 83% des répondants ont remarqué une augmentation des mesures visant à rendre la vie plus facile pour les consommateurs allergiques – dont des menus comportant une information sur les allergènes, et le personnel vérifiant activement l’information alimentaire avec la cuisine. Plus de la moitié des consommateurs allergiques (58%) ont déclaré que leur expérience globale de manger à l’extérieur s’est améliorée ; seuls 6% ont dit qu’elle avait empiré. En conséquence, une proportion similaire (52%) dit qu’elle se sent maintenant plus confiant de manger à l’extérieur qu’avant que la législation soit introduite.

Cependant, les personnes souffrant d’allergies rapportent encore un certain nombre de problèmes lorsqu’elles mangent à l’extérieur. Plus des deux tiers (69%) ont fait l’expérience de personnel ne comprenant pas la gravité d’une allergie, et avec quelle facilité une erreur peut provoquer une réaction. Un nombre similaire (68%) ont constaté que le personnel avait un manque de connaissance de ce qui est sur le menu ou dans les aliments – avec du personnel confondant les œufs avec les produits laitiers, ou en supposant que le client demandait sans gluten plutôt que d’éviter le lupin (une céréale couramment utilisée à la place du blé). Plus de la moitié des consommateurs allergiques (56%) ont dit qu’on leur faisait sentir cela comme un inconvénient en raison de leur allergie.

Au total, environ un tiers des personnes souffrant d’une allergie alimentaire ont subi une réaction durant la dernière année en mangeant à l’extérieur de la maison. Pour la grande majorité d’entre elles (25%), cela a eu lieu dans un restaurant ou un café, avec 9% dans le cas d’aliments ou de plats à emporter. Dans la plupart des cas (88%), la réaction est auto-traitée, avec 19% des réactions aboutissant à une visite à l’hôpital.

* En France, le Décret n°2015-447 du 17 avril 2015 relatif à l’information des consommateurs sur les allergènes et les denrées alimentaires non préemballées est paru le 19 avril 2015. Si même la réglementation est en retard, que dire des cafés, restaurants et autres commerces de bouche …

Par ailleurs, en France, on apprend le 29 avril 2016 qu’En septembre, le conseil municipal de La Madeleine modifiait son règlement de cantine scolaire et imposait, pour les enfants allergiques, le certificat d’un spécialiste. Abusif ? L’opposition a sollicité la préfecture, qui vient de rendre un avis très nuancé. A lire …

A propos du ou des lavages des salades, ici et là …

30
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

man-eating-lettuce-400x400La question du titre résume à elle seule l’article, « Les salades prêtes à consommer en l’état sont-ils prêtes à consommer ? »

Il s’agit d’un article sur une éclosion à Salmonella Coeln ln en Norvège en novembre 2013 liée à l’importation de salades mélangées, prélavées et ensachées dans laquelle « La salade est probablement la source de l’éclosion », selon les autorités norvégiennes (Folkehelseinstituttet).

Résumé.

Nous avons investigué une éclosion nationale à Salmonella Coeln en Norvège, comprenant 26 cas identifiés entre le 20 octobre 2013 et le 4 janvier 2014. Nous avons effectué une étude cas-témoins appariés, une enquête environnementale et une traçabilité détaillée des achats alimentaires pour identifier la source de l’éclosion.

Dans l’étude cas-témoins, les cas se sont avérés plus susceptibles que les témoins d’avoir consommé un mélange prêt à être consommé de de salades (odds ratio apparié 20, intervalle de confiance à 95% 2,7-∞). Avec la traçabilité des achats, une marque de mélange de salades prêt à être consommé a été retrouvée, mais tous les prélèvements environnementaux ont été négatifs pour Salmonella.

Cette éclosion souligne que les salades prélavées et ensachées comportent un risque d’infection malgré des procédures de nettoyage approfondi par l’importateur. Pour réduire davantage le risque d’infection par la consommation de salades prêtes à être consommées, la qualité du produit doit être assurée par les importateurs.

L’éclosion liée aux salades renforce l’importance de la mise en œuvre de systèmes appropriés de management de la sécurité des aliments, comprenant des bonnes pratiques de la production de laitue.

Référence. F. Vestrheim, H. Lange, K. Nygård, K. Borgen, A. L. Wester, M. L. Kvarme and L. Vold. Are ready-to-eat salads ready to eat? An outbreak of Salmonella Coeln linked to imported, mixed, pre-washed and bagged salad, Norway, November 2013. Epidemiology and Infection, Volume 144, Issue 8, June 2016, pages 1756-1760.

USC1009846_026-300x200Par ailleurs, Ben Chapman du barfblog relate cette information en provenance des Etats-Unis où il est à la mode proposer des salades lavées trois fois et il indique que « relaver à la maison des salades lavées trois fois peut seulement augmenter le risque de maladies d’origine alimentaire. »

Dans un article de Stephen Kearse of Slate dont le titre est : « Why Are Salad Greens Always Labeled ‘Triple-Washed’? » ou « Pourquoi les salades vertes sont-elles étiquetées ‘triple lavage’ ? », il est dit :

L’étiquetage triple lavage (et son homologue moins spécifique, « lavé très soigneusement ») est un mélange copieux de faits et d’offuscation (ou obscurcissement). Le triple lavage est le point final d’une longue chaîne de pratiques de management des risques qui sont conçues pour assurer la sécurité des aliments. Mais, ironiquement, le triple lavage aide les entreprises à éviter d’être transparent au sujet de leurs pratiques en matière de sécurité sanitaire des aliments. « Lavage triple » implique que tout ce que vous devez savoir sur la sécurité sanitaire de la salade est le lavage – alors qu’en fait c’est beaucoup plus compliqué que cela.

Ben Chapman, un spécialiste de la sécurité des aliments et chercheur à l’Université d’État de Caroline du Nord, a expliqué que le triple lavage est au moins partiellement une préparation esthétique. Triple lavage n’est pas une étape de la sécurité des aliments », a-t-il dit. « C’est une étape qualité. »

Je serais tenté de dire que c’est une étape ou une démarche marketing … car rien ne vaut la maîtrise du champ à l’assiette …