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Articles de la catégorie 'Contamination'

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Résistance au stress, détection et désinfection de Cronobacter spp. dans les produits laitiers : Une revue

1
Nov
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

Faits saillants.

  • Le phénomène et le mécanisme de résistance au stress chez Cronobacter spp. ont été examinés.
  • Un traitement sublétal a parfois augmenté la tolérance de Cronobacter à des environnements défavorables.
  • Des techniques de détection avancées seraient bénéfiques pour la surveillance de Cronobacter dans les aliments.
  • De nouvelles techniques de stérilisation seraient bénéfiques pour la maîtrise de Cronobacter dans les aliments.

Résumé.

Cronobacter est un groupe de pathogènes opportunistes responsables d’entérocolite nécrosante, de méningite et de septicémie, en particulier chez le nourrisson et le nouveau-né, avec une létalité élevée allant de 40% à 80%. Certains d’entre eux sont capables de survivre dans des préparations pour nourrissons et possèdent encore des capacités de pathogénicité et de virulence, de formation de biofilm et une haute résistance à une pression osmotique élevée, un pH faible, la chaleur, l’oxydation et la dessiccation. Le genre Cronobacter est constitué d’un groupe diversifié de bactéries à Gram négatif et comprend sept espèces : C. sakazakii, C. turicensis, C. malonaticus, C. universails, C. muytjensii, C. condiment et C. dublinensis, avec les trois sous-espèces dublinensis, lausannensis et lactatidi. Un traitement sublétal chez des souches de Cronobacter, comprenant un choc thermique, un choc acide, un choc à l’éthanol et une dessiccation amélioreraient sa tolérance à des environnements défavorables. Nous discutons ici des méthodes de résistance au stress, des méthodes de détection rapide et de la désinfection de Cronobacter spp. dans la littérature récente.

Mots clés. Cronobacter ; résistance au stress ; détection rapide ; désinfection.

Référence. Shuangfang Hu, YigangYu, Xinglong Xiao. Stress resistance, detection and disinfection of Cronobacter spp. in dairy products: A review. Food Control Volume 85, March 2018, Pages 400-415. https://doi.org/10.1016/j.foodcont.2017.10.014

NB : La photo représente Cronobacter sakazakii.

Royaume-Uni : Les faits reprochés à l’usine de 2 Sisters sont ‘symptomatiques’ des pressions sur l’industrie alimentaire

1
Nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

Le blog vous avait déjà proposé trois articles sur le cas de cet abattoir de volailles appartenant à 2 Sisters en Grande-Bretagne :

Dans l’article qui suit il va être question de la pression des entreprises alimentaires face à la distribution, du rôle des services réglementaires et des organismes qui font de la certification privée, tout le monde en prend pour son grade et chacun promet de s’améliorer jusqu’à la prochaine fois …

« 2 Sisters, les faits sont ‘symptomatiques’ des pressions de l’industrie, selon le syndicat Unite », source article de Joseph James Whitworth paru dans Food Quality News.

Selon Unite, les infractions présumées à la sécurité des aliments dans un site de 2 Sisters sont ‘symptomatiques’ des pressions exercées sur l’ensemble de l’industrie.

Le syndicat a appelé à ‘un changement rapide et complet à tous les niveaux de l’entreprise’ pour augmenter les salaires et les conditions, les pratiques de travail et les procédures. Il fait partie de 2 Sisters Food Group.

Les conducteurs de ligne ont une pression croissante sur les coûts à la baisse, stimulée par la concurrence des supermarchés, ce qui a une incidence sur les chaînes d’approvisionnement de production alimentaire.

Des commentaires ont été formulés par écrit dans le cadre de l’enquête du Comité Environment, Food and Rural Aairs (EFRA).

L’enquête se penche sur le rôle et la performance de la Food Standards Agency, du Sandwell Metropolitan Council et des organismes d’accréditation.

Le Comité sur l’EFRA a pris des mesures suite à des rapports faisant état d’une faute professionnelle dans une usine de transformation de volailles de 2 Sisters à West Bromwich dans le cadre d’une enquête ITV News/Guardian.

Il étudie les ramifications potentielles des allégations concernant le secteur de la volaille et la chaîne alimentaire au sens large.

2 Sisters a temporairement suspendu les opérations sur le site après que les allégations aient été faites.

Neil Parish, président du comité, a déclaré : « Nous espérons que l’examen des rapports récents de mauvaises pratiques à l’usine 2 Sisters aidera à rectifier la situation et à mettre en place des garanties qui signifient que des incidents similaires ne se reproduisent pas de nouveau. »

« Ce cas souligne l’importance pour les organismes chargés de la réglementation et de l’accréditation de travailler ensemble de manière efficace et de rétablir la cohérence à la fois dans l’hygiène publique et l’agriculture du pays. »

Unite a déclaré qu’il y a une concurrence intense entre les entreprises et que le rythme de travail s’intensifie.

« La transformation de viande, comprenant l’industrie de la volaille, est un travail difficile dans des conditions de travail difficiles. Recruter et retenir des travailleurs est un processus continu en raison des hauts niveaux de turnover, les travailleurs sont confrontés à un faible niveau de rémunération, à de mauvaises conditions de travail (par exemple, température, humidité) et à des niveaux élevés de demande physique. »

« Une pression intense sur des commandes et des volumes des distributeurs en même temps qu’une réduction continue des coûts », estime Unite, « a créé les conditions préalables dans lesquelles des pratiques dangereuses d’hygiène alimentaire identifiées par le Guardian et ITV se sont développées. »

« La course vers le bas doit être inversée et une culture du milieu de travail créée qui a des normes les plus élevées en droits du travail et en hygiène des aliments. »

Unite a dit qu’il partageait l’inquiétude concernant les dispositions réglementaires des agences réglementaires avec des coupes budgétaires affectant la capacité et l’efficacité des organismes chargés d’appliquer la loi.

« Les non-conformités alléguées de l’hygiène alimentaire dans l’usine de West Bromwich ont eu lieu en dépit de la présence d’un large éventail de règlements, fonctions, système d’accréditation, principes et lignes directrices, audit des supermarchés, et agences chargées de les respecter. »

« Concernant spécifiquement la Food Standards Agency (FSA) et son efficacité au sujet du site de West Bromwich, l’expérience d’Unite est que 2 Sisters est habituellement informée des visites d’audit imminentes par la FSA avant qu’elles n’aient lieu, ce qui donne à l’entreprise l’occasion de se préparer à l’audit. »

Le syndicat a ajouté que la politique du gouvernement basée sur une réglementation ‘light’ et ‘basée sur le risque’ doit être inversée et que des visites inopinées par les agences chargées d’appliquer la loi dont la FSA, doivent être augmentées.

L’enquête a entendu Richard Griths, directeur général du British Poultry Council, Jim Moseley, directeur général de Red Tractor et Sue Lockhart, responsable de l’assurance chez Red Tractor, Mark Proctor, directeur général et David Brackston, directeur technique de BRC Global Standards.

Jan Britton, directeur général du Sandwell Metropolitan Council, Bob Charnley, chargé des normes commerciales au Council, Jason Feeney, directeur général de la Food Standards Agency et Jose Gomez-Luengo, responsable des audits vétérinaire à la FSA ont témoigné.

Ranjit Singh Boparan, directeur général et Chris Gilbert-Wood, directeur technique, ont pris la parole au nom de 2 Sisters Food Group.

Le British Poultry Council (BPC) a déclaré qu’il appartient aux opérateurs du secteur alimentaire d’appliquer les normes, de respecter les responsabilités légales et de produire des aliments sûrs.

« Dans les cas isolés où les choses tournent mal, les gens prennent de mauvaises décisions et les normes alimentaires ne sont pas respectées, il est crucial que l’entreprise concernée réagisse rapidement, corrige la situation et mette en place des mesures pour prévenir que cela ne se reproduise pas de nouveau », a dit Richard Griths.

NB : Les photos sont proposées à titre d’illustration et sont sans rapport avec 2 Sisters Food Group.

L’UE exhortée à mettre à jour les règlements sur l’irradiation

1
Nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« L’UE exhortée à mettre à jour les règlements sur l’irradiation », source Food Safety News.

Les rayonnements ionisants peuvent être utilisés pour assainir les aliments, tuant des bactéries comme Salmonella, Camplyobacter et E. coli, mais l’Union européenne a des règles incohérentes à travers ses États membres sur le processus. Cela doit changer, selon l’International Irradiation Association (IIA).

« L’Europe était un chef de file dans la recherche sur l’irradiation (ou ionisation) des aliments et les applications commerciales jusqu’à la fin des années 1990. Comme le montrent les rapports annuels de la Commission européenne (CE), les quantités d’aliments irradiés dans l’UE ont considérablement diminué depuis l’entrée en vigueur de directives européennes 1999/2/CE et 1999/3/CE sur l’ionisation des denrées et ingrédients alimentaires, sont entrées en vigueur », selon les commentaires de l’IIA déposés au début du mois dans le cadre d’une révision des directives.

Les herbes aromatiques séchées, les épices, les aromates et même les cuisses de grenouilles contribuent à une moyenne de 6 000 tonnes d’aliments irradiés en Europe chaque année depuis 2007. Cependant, le Groupe sur l’irradiation gamma et électronique a déclaré que les directives européennes sont obsolètes et ne reflète pas les approches actuelles de la réglementation internationale sur l’irradiation (ou ionisation) des aliments.

L’IIA souhaite une révision complète des directives européennes sur l’irradiation des aliments.

Les commentaires supplémentaires de l’International Irradiation Association, ainsi que la feuille de route sur l’initiative d’évaluation comprennent des détails supplémentaires.

NB :  Le symbole international du Radura, à gauche, varie légèrement de la version utilisée aux États-Unis, à droite.

A propos d’une chauve-souris retrouvée dans une salade ensachée qui a voyagé à travers les Etats-Unis, suite et fin !

1
Nov
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« A propos d’une chauve-souris retrouvée dans une salade ensachée qui a voyagé à travers les Etats-Unis », source Food Safety News.

D’accord, l’affaire n’est  nouvelle puisqu’elle est parue en avril 2017 et le blog vous en parlé dans Une chauve-souris retrouvéee dans un sachet de salade bio aux Etats-Unis.

Lorsque deux résidents de la Floride ont trouvé des restes partiels d’une carcasse de chauve-souris tout en partageant un sachet de salade préemballée de chez Fresh Express en avril dernier, ils n’avaient probablement aucune idée que l’animal avait traversé le continent avec leurs légumes à feuilles vertes.

Cependant, les investigateurs fédéraux ont déterminé qu’il s’agissait d’une chauve-souris mexicaine à queue libre, trouvée dans le sud-ouest, mais pas dans le sud-estdes États-Unis.

« Une investigation plus approfondie a déterminé que la chauve-souris a probablement été en contact avec la salade dans les champs, pendant la coupe et la récolte des légumes à feuilles vertes, avant d’être envoyée dans une usine de transformation en Géorgie », selon un article du CDC paru le 27 octobre 2017 dans MMWR.

Les chauves-souris sont connues pour transporter le virus de la rage, mais le virus n’a pas été détecté dans les restes de l’animal retrouvé dans la salade ensachée. Le crâne de la chauve-souris était intact et le virus ne survit pas plus de quelques jours en dehors d’un hôte vivant.

Après avoir été informé de l’investigation, Walmart a retiré le lot de salade préemballée de tous les magasins le 5 avril. Fresh Express, le fournisseur de salades préemballées, a rappelé le lot de salades touché le 8 avril.

Etats-Unis : L’épidémie attribuée à des chiots en est à son 13ème mois, de nouveaux Etats sont impliqués

31
Oct
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé.

Il s’agit en quelque sorte de la suite d’un article paru sur le sujet le 12 septembre 2017.

« L’épidémie attribuée à des chiots en est à son 13ème mois, de nouveaux Etats sont impliqués », source article de Coral Beach paru le 31 octobre 2017 dans Food Safety News.

Bien que les représentants de Petland Inc. affirment que tout chien peut être infecté par Campylobacter, 93% des victimes d’une épidémie persistante de 15 Etats ont été en contact avec des chiots de chez Petland avant de tomber malades.

Dans une mise à jour sur l’épidémie lundi, les autorités fédérales ont rapporté qu’une douzaine de personnes avaient été confirmées dans l’épidémie depuis le 3 octobre, portant le total à 67. Aucun décès n’a été signalé, mais près d’un tiers des victimes, 27%, ont nécessité une hospitalisation, selon les Centers for Disease Control and Prevention.

Le séquençage du génome entier, qui fournit ce que l’on appelle l’empreinte génétique du pathogène, a permis d’identifier la souche de Campylobacter chez les victimes et les chiots. Les analyses de laboratoire montrent que les bactéries isolées des échantillons humains et canins sont résistantes à divers antibiotiques de première intention, notamment l’azithromycine, la ciprofloxacine, la clindamycine, l’érythromycine, l’acide nalidixique, la télithromycine, la tétracycline, la gentamicine et le florfénicol.

« La résistance aux antibiotiques peut être associée à un risque accru d’hospitalisation, de développement d’une infection sanguine ou d’échec thérapeutique chez les patients », selon la mise à jour du CDC, qui exhorte les médecins à surveiller les symptômes de Campylobacter et à déterminer le traitement dans le contexte de l’épidémie résistante aux antibiotiques.

Les symptômes de la victime la plus récente ont commencé le 13 octobre, selon le CDC. Le premier cas de cette épidémie de 13 mois a été identifié chez une personne tombée malade en septembre 2016. Des victimes supplémentaires peuvent ne pas être incluses dans le nombre total de cas en raison du délai de plusieurs semaines entre l’apparition des symptômes et les résultats de laboratoire sont signalés aux responsables de la santé publique.

Nombre de victimes

Depuis lundi, les victimes confirmées sont :

  • 18 employés de Petland ;
  • 44 personnes qui ont récemment acheté un chiot chez Petland, visité un magasin Petland ou habité ou visité une maison avec un chiot vendu par Petland ;
  • 4 personnes ayant signalé un contact avec des chiots d’autres sources ; et,
  • 1 personne qui a eu une infection confirmée par le laboratoire et n’a signalé aucune exposition de chiot.

Malgré le fait que la grande majorité des victimes confirmées ont des liens épidémiologiques avec les chiots de chez Petland, la réponse officielle de la chaîne a été de signaler d’autres sources possibles de Campylobacter. Lundi soir, la compagnie n’avait pas mis à jour l’information sur l’éclosion sur son site Internet depuis la publication d’un communiqué de presse le 3 octobre.

La position de Petland

« Aujourd’hui, le CDC a publié une mise à jour annonçant qu’il a étendu son investigation et confirmé qu’il a retrouvé Campylobacter chez des chiots autres que ceux de chez Petland », a indiqué la compagnie dans un communiqué de presse du 3 octobre. « L’enquête élargie du CDC a abouti à des cas retrouvés chez l’homme dans l’Utah, Wyoming, New Hampshire et Maryland. Ce sont des Etats où Petland n’a pas de magasins. »

« Petland a été en mesure de fournir une traçabilité pour tout chiot acheté comme cela a été demandé par le CDC, ce qui rend logique que le CDC et Petland travaillent ensemble pour effectuer des tests. Cependant, plus de 98% des gens obtiennent leurs chiots d’autres sources, dont des refuges, des sauvetages, des amis, en ligne et grâce à de la publicité locale. Petland est donc heureux que la CDC élargisse son investigation. »

La statistique de 98% citée par la direction de Petland est pour toutes les personnes qui achètent des chiots aux Etats-Unis et non spécifique aux victimes de l’épidémie.

Les enquêteurs de la santé publique de l’Ohio ont identifié l’épidémie plus tôt cette année et ont alerté le CDC et l’Animal and Plant Health Inspection Service de l’USDA. Le 11 septembre, le CDC a publié son rapport d’enquête initial sur l’éclosion. À ce stade, l’épidémie comprenait 39 victimes dans sept États.

Conseils aux consommateurs

Le CDC recommande que les adultes surveillent toujours les très jeunes enfants quand ils sont autour des chiots ou d’autres animaux. D’autres conseils incluent :

  • Lavez-vous toujours soigneusement les mains avec du savon et de l’eau immédiatement après avoir touché les chiots ou ramassé leurs excréments ;
  • Assurez-vous que les enfants se lavent correctement les mains après avoir touché les chiots ou tout autre animal ; et,
  • Travaillez avec votre vétérinaire pour garder vos animaux en bonne santé et prévenir des maladies.

A propos des illustrations.

  • Photo en haut à droite. Plus de 9 personnes victimes de l’épidémie sur 10 a été en contact avec des chiots de chez Petland.
  • Photo en bas à droite. Pour agrandir, cliquez sur l’image.