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Il existe déjà l’Autorité de sécurité des aliments de Nouvelle-Zélande mais le gouvernement de Nouvelle-Zélande réinvente la roue !

23
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Lait, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Il existe déjà l’Autorité de sécurité des aliments de Nouvelle-Zélande (New Zealand Food Safety Authority) mais le gouvernement réinvente la roue », article publié le 23 avril 2014 par Doug Powell du barfblog.

Le gouvernement néo-zélandais va mettre en place un groupe consultatif indépendant en matière de sécurité des aliments pour lui recommander les changements réglementaires suite au rappel mondial de produits laitiers de l'an dernier après une fausse alerte au botulisme.

barf.o.meter_.dec_.12-216x300Le Food Safety and Assurance Advisory Council est l'une des 29 recommandations de la commission d'enquête gouvernementale de décembre 2013 au sujet de l’incident lié à la contamination de protéines concentrées de lactosérum, a déclaré mercredi la ministre de la sécurité des aliments, Nikki Kaye.

« Pour l'instant il n'y a pas de groupe indépendant qui se penche sur l'ensemble du système de sécurité sanitaire des aliments de la Nouvelle-Zélande et il sera en mesure de fournir des conseils indépendants de haut niveau et d'analyse des risques », a déclaré Kaye dans un communiqué.

« Ce conseil est mis en place pour faire cela et fera un rapport au directeur général du ministère des Industries primaires. Il sera une caisse de résonance précieuse pour de nouvelles idées et contribuera à la confiance du consommateur et des marchés dans les aliments de Nouvelle-Zélande », dit-elle.

Elle s’attend  aussi que le groupe d'experts de six membres puisse identifier les tendances, les risques et les problèmes actuels et futurs qui peuvent avoir une incidence sur le système de sécurité des aliments du pays.

Le géant laitier Fonterra a plaidé coupable devant un tribunal de Nouvelle-Zélande le mois dernier de quatre chefs d'accusation liés à la sécurité des aliments suite au rappel mondial de protéines concentrées de lactosérum sur la peur après une fausse alerte au botulisme qui s'est passé en août 2013.

Fonterra se bat aussi dans une affaire civile intentée par le géant alimentaire français Danone qui demande réparation pour 350 millions d'euros pour cette fausse alerte.

Le fumier de vaches héberge de nouveaux gènes divers de résistance aux antibiotiques

23
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

« Le fumier de vaches héberge de nouveaux gènes divers de résistance aux antibiotiques ». Source ASM News du 22 avril 2014.

Le fumier de vaches laitières, qui est couramment utilisé comme engrais, contient un nombre surprenant de gènes de résistance aux antibiotiques nouvellement identifiés chez des bactéries de l'intestin des vaches. Les résultats, publiés dans la revue en libre accès et en ligne mBio® de l'American Society for Microbiology, laisse entendre que le fumier de vaches est une source potentielle de nouveaux types de gènes de résistance aux antibiotiques qui se transfèrent aux bactéries du sol où des légumes sont cultivés.

applyingmanure.jp1Des milliers de gènes de résistance aux antibiotiques ont déjà été identifiés, mais la grande majorité d'entre eux ne pose pas de problème lorsqu'on les trouve dans des bactéries inoffensives. Le vrai souci, c'est quand ces gènes apparaissent chez des bactéries pathogènes qui causent des maladies infectieuses d'origine alimentaire ou des infections nosocomiales.

« Comme il existe un lien entre les gènes de résistance aux antibiotiques retrouvés dans les bactéries de l'environnement et les bactéries dans les hôpitaux, nous avons voulu savoir quel genre de bactéries sont libérées dans l'environnement par cette voie » qui est l'épandage du fumier, a dit Fabienne Wichmann, auteure principale de l'étude et ancien postdoc à l'université de Yale à New Haven, Connecticut.

Les agriculteurs aux Etats-Unis utilisent du fumier brut ou composté de vaches sur certaines cultures de légumes, ce qui pourrait conduire à un scénario où les bactéries résiduelles de fumier pourraient s'accrocher au produit et elles ou leurs gènes pourraient passer dans l'écosystème humain. « Est-ce une voie de passage de ces gènes de la grange à la table ? » demande Jo Handelsman, principal auteur de l'étude et microbiologiste à l'Université Yale.

La première étape pour apporter une réponse a été de voir quels gènes de résistance aux antibiotiques sont présents dans le fumier de vaches. L'équipe de Handelsman a utilisé une approche de screening et de séquençage pour identifier les 80 gènes de résistance aux antibiotiques uniques et fonctionnels. Les gènes ont rendu une souche de laboratoire, Escherichia coli, résistante à l'un des quatre types d'antibiotiques, les bêta-lactames (comme la pénicilline), les aminoglycosides (comme la kanamycine), les tétracyclines ou le chloramphénicol.

Environ 75% des 80 gènes de résistance aux antibiotiques avaient des séquences qui étaient seulement de parenté éloignée aux gènes de résistance aux antibiotiques déjà découverts. L'équipe a également découvert une toute nouvelle famille de gènes de résistance aux antibiotiques qui confèrent la résistance au chloramphénicol, qui est couramment utilisé pour traiter les infections des voies respiratoires du bétail.

« La diversité des gènes que nous avons trouvée est remarquable en soi compte tenu de la petite série de cinq échantillons de fumier », dit Handelsman, qui est également professeur au Howard Hughes Medical Institute. « Mais aussi, ils sont distants sur le plan de l’évolution des gènes que nous avons déjà dans les bases de données génétiques, qui représentent largement les gènes de résistance aux antibiotiques que nous voyons en clinique. »

Cela pourrait signifier de bonnes nouvelles, à savoir que les gènes de résistance aux antibiotiques des bactéries de l'intestin de vaches ne causent pas actuellement de problèmes pour les patients humains. Mais, Wichmann souligne qu’une autre possibilité est que « le fumier de vaches abrite un réservoir sans précédent de gènes de résistance aux antibiotiques » qui pourrait être le prochain à aller vers l'homme.

 « Ce n'est que la première étude d'une série, commençant à la grange, se déplaçant vers le sol et les aliments sur la table, pour se retrouver en clinique, afin de savoir si ces gènes ont le potentiel pour aller dans cette direction », dit Handelsman.

Les gènes de résistance aux antibiotiques peuvent entrer l'écosystème humain par deux voies, soit les bactéries qui les contiennent colonisent l’homme ou soit les gènes sont transférés par un processus appelé transfert horizontal de gènes à d'autres bactéries qui colonisent l’homme. La recherche a déjà montré que les bactéries sont transférées des animaux d'élevage aux éleveurs. Le transfert de gènes permet aux gènes de sauter entre les micro-organismes et cela se produit dans la plupart des environnements qui hébergent des bactéries.

Certaines bactéries du fumier peuvent être pathogènes pour l'homme, si elles acquièrent une résistance aux antibiotiques, elles pourraient alors poser un problème. Sinon, les bactéries bénignes dans le fumier peuvent transférer des gènes de résistance aux pathogènes en tout point le long du parcours, dans le fumier, le sol, les aliments ou l’homme.

« Nous espérons que cette étude va ouvrir un champ plus large de la surveillance afin de commencer à regarder de nouveaux types de résistance avant qu'ils n’apparaissent en clinique », dit Handelsman.

L'article peut être consultée en ligne sur ce lien, http://bit.ly/asmtip0414e. L'étude a été financée par la Swiss National Science Foundation et l’US National Institutes of Health.

Cas d’hépatite A en Norvège : un cake contenant un mélange de baies surgelées suspecté

22
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus.

« Cas d'hépatite A en Norvège : un cake contenant un mélange de baies surgelées suspecté », source Food Safety Watch.

Les autorités de santé et de sécurité des aliments publiques norvégiennes ont rapporté qu'au moins 19 cas nationaux d'hépatite A identifiés le mois dernier dans le pays peuvent être liés à la consommation cake avec un mélange de baies surgelées importé d'Allemagne.

PHIL_2739_lores-300x230La souche épidémique du virus est signalée être la même que celle impliqué dans une épidémie en cours beaucoup plus importante qui a touché jusqu'à présent plus de 1300 personnes dans onze pays européens depuis janvier 2013. On soupçonne que cette épidémie de grande ampleur est associée à l’importation de petits fruits surgelés, mais aucune une source spécifique n'a été identifiée. Toutefois, les données épidémiologiques recueillies par les enquêteurs en Norvège ont établi un lien avec un type particulier de cake avec un mélange de baies surgelées qui a été consommé par au moins 11 des personnes touchées. Des échantillons de produits sont actuellement testés afin de rechercher une contamination par le virus de l'hépatite A.

Le cake surgelé en cause a été importé d'Allemagne et a été distribué à plusieurs lieux de restauration à travers le pays. L'importateur a retiré le produit du marché et a notifié le problème à ses clients. Des enquêtes internationales sont actuellement en cours pour déterminer l’origine des baies utilisées dans le cake suspect.

Le rapport norvégien intégral se trouve ici.

NB : On trouvera ici le communiqué de rappel du 17 avril 2014 des autorités allemandes concernant des cakes surgelés vendus uniquement en restauration.

Etats-Unis : Pourquoi des clients font-ils la queue pour se faire vacciner ?

22
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lavage des mains, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

Pourquoi sur la photo tous ces gens font-ils la queue, y-a-t-il une promotion ou bien s’agit-il de l’ouverture d’un énième fast-food ?

hep_photo

Selon Doug Powell du barfblog, « Les propriétaires d'entreprises alimentaires devraient s'inquiéter de l'hépatite A. Des personnes peuvent excréter le virus sans présenter de symptômes et même un excellent lavage des mains se traduira par des files d'attente à l'extérieur de l'entreprise ou au ministère de la santé pour que les clients reçoivent leur dose de vaccin post-exposition. Même avec les coûts associés au turn over, je ferais probablement vacciner mes salariés. »

C’est exactement ce qui est arrivé !

Selon Bill Marler, « Cette image vaut plus de 2000 vaccins contre hépatite A mais grâce à l'aimable autorisation de Papa John’s »

Cette image dit tout.

Le 21 avril était le dernier jour pour que des personnes soient vaccinés contre le virus de l’hépatite A, s’ils pensaient avoir été exposés après avoir consommé une pizza chez Papa John’s au nord-est de Charlotte.

Les responsables de la santé du comté ont déclaré un manager de Papa John’s sur Cambridge Commons Drive avait contracté le virus à l'étranger. Voir aussi WBTV.

La saga ou le mystère des rappels de produits alimentaires en France

22
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

images-1Chacun connaît sans doute le Mystère de Pâques avec son cortège de cloches et d’œufs en chocolat, jolie fête au demeurant, mais qui connaît en France, le mystère des rappels des produits alimentaires.

Par exemple, pourquoi certains rappels sont plus médiatisés que d’autres ? Pourquoi certains rappels ne sont pas signalés par nos autorités ? C’est un mystère pour tout un chacun.

Ainsi, sur le site santé du ministère des affaires sociales et de la santé, rubrique alertes sanitaires, publie un communiqué du 16 avril 2014, « Rappel de saumon fumé contaminé par Listeria monocytogenes. La société KING SEA FOOD rappelle plusieurs lots de saumon fumé, suite à la mise en évidence de Listeria monocytogenes. »

Normal, me direz-vous, le communiqué est aussi présent sur le site du ministère de l’agriculture.

Mais le plus curieux est que le communiqué de cette alerte sanitaire est la seule à être présente depuis le début de l’année 2014 sur le site des alertes sanitaires de santé.gouv. Pourquoi ? Comment est-ce possible ? C’est bien là que réside une partie du mystère des rappels en France …

Prenons un autre exemple, celui des sites Internet des agences régionales de santé. Il existe un site Internet par région, soit 22 sites Internet. Tous ces sites Internet ont une page ‘alertes sanitaires’, mais une seule agence régionale de santé (ars), l’ars Provences-Alpes Côte d’Azur, semble indiquer plus ou moins correctement les rappels des produits alimentaires. Ainsi pour l’année 2014, nous avons :

images17.04.2014 – Retrait rappel de saumons fumés
17.04.2014 – Retrait rappel de « Moules d'Espagne »
31.03.2014 – Retrait rappel fromage Munster
18.02.2014 – Retrait rappel de « Tomme au marc de raisin »
14.02.2014 – Retrait rappel de pavés de saumon
24.01.2014 – Mise en garde contre la consommation de compléments alimentaires OxyElite Pro

Soit, trois rappels de plus que le site du ministère de l’agriculture, mais un rappel présent sur le site du ministère de l’agriculture, conserves de rillettes de sardine, n’est pas cité, étonnant, non !

Aucune autre ars ne signale de rappel en 2014, pourquoi, comment ? Là encore, le mystère est entier …

Bien entendu, tous ces sites plus ou moins officiels ne nous informent pas correctement sur les alertes et/ou sur les rappels de produits alimentaires, malgré ce que prétend le ministère de l’agriculture, « Lorsqu’un affichage en supermarché ou une annonce à la radio demande de rapporter des produits alimentaires ou de ne pas les consommer, cela signifie qu’une alerte sanitaire a été déclarée. Consommateurs, cette rubrique vous informe sur les dernières actualités et sur ce qu’il faut savoir pour manger l’esprit tranquille. »

Bien entendu, le mystère s’épaissit quant on sait que les associations de consommateurs ne font pas, à ma connaissance, d’actions auprès des pouvoirs publics pour une véritable information du consommateur, comprenne qui pourra …

Le mystère des rappels semble rappeler le Mystère de Pâques, mais je me demande dans le mystère des rappels des produits alimentaires en France, si les consommateurs ne sont pas pris pour des cloches ?