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Articles de la catégorie 'Contamination'

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Une plage et des colibacilles, saison 2

19
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé.

stives326J’en avais déjà parlé dans Escherichia coli, nouveau feuilleton de l'été en France ? et dans E. coli et la fermeture de plages.

Cette fois-ci, Nice Matin.com du 17 mai 2013 rapporte un « pic de colibacilles sur les plages de Saint-Laurent-du-Var depuis fin février ».

On n’a pas changé de germes, je vous rassure ou pas, c’est toujours de E. coli dont il s’agit …

L’article commence par poser une question désormais récurrente :

Pourquoi « les plages de Saint-Laurent-du-Var sont-elles toujours autorisées à la baignade alors que les taux de colibacilles (E-Coli) et d'entérocoques ont largement dépassé les seuils autorisés depuis fin février? » demande l’association Green.

Voici une réponse administrative …

« Ces dépassements étaient inévitables et autorisés à cause des travaux de la station d’épuration de Saint-Laurent-du-Var », répond la métropole qui explique que la désinfection par chlore de l'eau rejetée par la station a dû être suspendue depuis cet hiver pour permettre aux ouvriers de réaliser des travaux près de la bâche de sortie. Mais qu'elle reprendra dès ce mardi. Et que la nouvelle station d'épuration entrera en service à 100% début juin.

Vous avez compris ?

De fait, « l'association Green s'interroge sur la réelle volonté des pouvoirs publics à identifier la cause de ces pollutions et demande à être associée à une nouvelle enquête commune. »

Des analyses pourtant il y en a, comme en témoigne les résultats proposés par le site Surfrider Foundation, voir photo ci-dessous.

Comme l’on dit, c’est à suivre, mais au fait, quand cela s’arrêtera-t-il ?

surfrider_st_laurent

Plan d’action pour assurer la salubrité des aliments au Canada : le point de vue de Doug Powell

19
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

« Powell commente les nouveaux changements sur la sécurité des aliments au Canada ». Source un article de Jim Romahn du 18 mai 2013 sur son blog Agri 007.

images-4Le Dr Doug Powell, spécialiste en communication en matière de sécurité des aliments à la Kansas State University, et avant cela à l'Université de Guelph, a des choses à dire à propos de la grande annonce du ministre de l'Agriculture Gerry Ritz le 17 mai 2013 : Le gouvernement Harper annonce son plan d'action pour assurer la salubrité des aliments au Canada.

Le Canada va renforcer ses analyses de E. coli pendant les mois d'été et rendra obligatoire l'étiquetage de la viande de bœuf attendrie mécaniquement  à l’aide d’aiguilles mais certaines omissions sont remarquables.

• Les modifications s'appliqueront uniquement à la viande produite dans les établissements de transformation des viandes sous agrément fédéral par l'Agence canadienne d'inspection (ACIA) des aliments. Comment les consommateurs peuvent-ils savoir qui est qui ?

• Les exigences en matière d'étiquetage s'appliqueront uniquement aux morceaux de bœuf qui sont attendris dans les abattoirs sous agrément fédéral de l'ACIA. Qu'en est-il des morceaux qui sont traités plus tard dans le système d'approvisionnement ? Santé Canada affirme qu'il y travaille.

• Le plus remarquable, l’analyse élargie pour E. coli ne s'applique qu'au sérotype O157:H7 (les détails du changement sont ici). Il n'est pas fait mention des analyses pour d'autres E. coli producteurs de shigatoxines des (STEC), tels que les « big six » (O26, O45, O103, O111, O121 et O145) qui ont été déclarés comme des contaminants par le ministère américain de l'agriculture (USDA). Je suis sûr que ces abattoirs qui veulent continuer à exporter vers les États-Unis devront répondre aux exigences d'essais des États-Unis. En tant que consommateur, j’aimerais bien savoir sous un tel système de contrôle la viande a été produite.

Les changements font suite à une épidémie à E. coli O157:H7 à l'automne dernier qui a rendu malades 18 personnes. Le produit contaminé a été transformé chez XL Foods dans l’Alberta et qui a conduit au plus grand rappel de viande de l'histoire du Canada. Plusieurs de ceux qui ont été malades ont pensé qu’ils avaient consommé de la viande de bœuf attendrie mécaniquement à l’aide d’aiguilles (avec cette technique, l’extérieur devient l'intérieur, comme pour un hamburger, devrait donc être cuite à 73,8°C pour des raisons de salubrité ; cela étant, je ne connais personne qui achète un rôti et le fait cuire à 73,8°C).

« Le Canada jouit d'un système de salubrité des aliments de premier ordre et notre gouvernement est déterminé à prendre des mesures pour l'améliorer davantage », a déclaré le ministre de l'agriculture, Gerry Ritz.

Ah ah !

Ritz a dit à propos de l’étiquetage de la viande de bœuf attendrie mécaniquement, « C'est du bon sens, mais il est nécessaire d’aller au-delà cela. »

Ah ah !

« Pouvons-nous garantir qu'il n'y en aura jamais plus (épidémies) ? Non. Toute personne, qui vous dit que vous le pourrez, vous ment. Il n’est pas important de savoir combien d'argent, combien de personnes vous avez sur les lignes de fabrication, il y a trop de pièces mobiles pour garantir un absolu. Mais à la fin de la journée, nous voulons prendre toutes les précautions que nous pouvons. »

Ah ah !

Notes ou scores sur les portes des restaurants : le point de vue d’une victime d’intoxication alimentaire

18
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Une victime de E. coli demande à ce que se mettent en place  des scores publics après l'inspection d’un restaurant ». Source Doug Powell du barfblog du 17 mai 2013.

Après avoir été infectée par E. coli pour la deuxième fois de sa vie, une femme de Seattle veut que les rapports d'inspection des restaurants dans l’Etat de Washington soient aussi publics que possible, en copiant ce qui est fait à New York et en Californie.

belgium.rest_.inspect.13-213x300Sarah Schacht a dit à KING 5 News qu’elle aime ce qui se passe à San Francisco, où les scores ou les notes en matière d’hygiène des aliments et les non-conformités de tous les restaurants sont désormais affichés sur le site Internet bien connu, Yelp.

Elle aime aussi l'approche de New York et d'autres grandes villes, où les scores ou des notes d'inspection de « A », « B » et « C » sont exposés sur la vitrine des restaurants.

« C'est d’une utilité immédiate », dit-elle. « C’est intuitif, cela parle aux clients sur ce qu'ils ont besoin de savoir simplement en surfant. »

Schacht avait 13 ans quand elle et sa famille étaient parmi les centaines de personnes rendues malades par une épidémie à E. coli dans les restaurants de la chaîne Jack in the Box en 1993.

Schacht a été infectée à nouveau en février et poursuit le restaurant Central District qu'elle croit être le responsable.

Avocat en sécurité des aliments, Bill Marler a représenté Schacht dans les deux cas.

« C'est la première fois que j’ai deux fois la même personne, une cliente fidèle », a déclaré Marler.

Schacht et une autre femme ont déposé une plainte contre Ambassel Ethiopian Restaurant.

rest.inspection.color_.sacramentoAvant de dîner à l'extérieur en février, Schacht ne savait pas qu’Ambassel avait eu une note « insatisfaisante » sur cinq des six inspections antérieures.

« Pour moi, cela aurait soulevé quelques questions et peut-être que cela aurait influencé le choix du restaurant auquel je suis allée cette nuit-là », a-t-elle dit.

Ces inspections de restaurants sont facilement disponibles sur le site Internet du King County pour celui qui les cherche. Mais Schacht, qui est une experte, pense que l'information n'est pas totalement intuitive ou facile à comprendre. Elle pense que les utilisateurs pourraient être déroutés par le système de points parce que un score élevé signifie une mauvaise inspection.

« L'information est assez dense mais ce n'est pas très convivial », dit-elle.

C'est pourquoi elle préfère les approches les plus simples de New York et de San Francisco.

Elle a raison, dit Doug Powell …

L’article original de Doug renvoie à deux articles sur ce sujet :

Quand une entreprise canadienne s’auto-congratule à propos de la salubrité des aliments

17
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Maple Leaf s’auto-congratule ». Il s’agit d’un article de Jim Romahn paru le 16 mai 2013 sur sur son blog agri 007.

L’entreprise « Les Aliments Maple Leaf Inc. » a publié son premier rapport sur le « développement durable » qui se lit comme un article élogieux de relations publiques.

FoodsafetycultureC'est assez pour me faire vomir.

« Les faits saillants des efforts de durabilité de Maple Leaf comprennent :

Apport économique

  • Investissement d’environ 770 millions de dollars afin d’augmenter notre échelle et notre productivité, ainsi que l’ensemble de la concurrence de l’industrie alimentaire canadienne.

Notre personnel

  • Maple Leaf possède une culture bien ancrée dans les valeurs qui comprend une insistance sur le perfectionnement personnel et professionnel et l’harmonisation des valeurs à tous les niveaux de la société.

Santé et bien-être

  • Maple Leaf a pris la tête de l’industrie canadienne de l’alimentation en développant une gamme complète de produits de viandes préparées faites à partir d’ingrédients naturels; ces viandes ne contiennent pas d’agents de conservation ou d’ingrédients artificiels.

Environnement

  • En 2012, quatre-vingt-quinze pour cent de la perte de 40 des établissements de fabrication de Maple Leaf a été détournée des sites d’enfouissement : ces établissements représentent environ 80 % de notre production totale.

Une culture de salubrité

  • Maple Leaf a établi un Conseil consultatif sur la salubrité alimentaire de cinq membres comprenant des experts en matière de salubrité alimentaire du Canada, des États-Unis et du Royaume-Uni; ils tiennent la société au courant de préoccupations et de progrès émergents à l’échelle mondiale.

Les Aliments Maple Leaf Inc. est une entreprise alimentaire de première importance, dont le siège social se situe à Toronto, au Canada. Elle emploie quelque 19 500 personnes au sein de ses installations, réparties dans l'ensemble du Canada ainsi qu'aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Asie. Son chiffre d'affaires s'élevait à $4,9 milliards de dollars en 2012.

Le rapport ne dit pas, bien sûr, que ses produits ont rendu malades des dizaines de personnes et en ont tué 22 qui ont consommé des produits transformés de viande dans les installations contaminées par Listeria à Bartor Road à Toronto.

Environ 220 produits transformés sur deux des neuf lignes de l'usine ont été rappelés pour un coût d'environ 20 millions de dollars.

Maple Leaf a réglé le litige avec les personnes impliquées dans des recours collectifs pour 27 millions de dollars.

Ironie du sort, c'est ce gros problème Listeria qui a incité l'entreprise à établir le « Conseil consultatif sur la salubrité alimentaire » et la société allègue qu'elle a « une culture de salubrité ».

Je suppose que cette partie de la « durabilité » n'est pas bénéfique pour les relations publiques, ou pour les ventes de l'entreprise et le cours de l’action.

Ronde rappels : semaine 20

17
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Commencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2013.0667, virus de l’hépatite A dans des huîtres réfrigérées de France et des Pays-Bas ; notification par l’Italie. Distribution en Italie.
  • Référence RASFF 2013.0665, détergent (dilution par rinçage à l’eau et faible contamination par un nettoyant acide) avec un pH 3,15 dans des barils de bière d’Allemagne ; notification par l’Allemagne. Distribution en France, Allemagne et Italie.
  • Référence RASFF 2013.0664, oxamyl (0,056 mg/kg) dans des tomates du Maroc ; notification par la France. Distribution en France.
  • Référence RASFF 2013.0662, toxines DSP (Diarrhoeic Shellfish Poisoning) dans des coquilles Saint-Jacques de France ; alerte notifiée par la France. Distribution France et Belgique.
  • Référence RASFF 2013.0659, mercure (1,912 mg/kg) dans de l'espadon réfrigéré (Xiphias gladius) de Madagascar ; notification par la France.

sem20-path

Sur le tableau ci-dessous liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux durant la semaine 20 par les Etats membres. Voir aussi les articles Une alimentation sans danger dans l’UE : le temps des promesses et Bilan 2011 du RASFF, où est l’amélioration ?