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Articles de la catégorie 'Contamination croisée'

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Éclosion d’hépatite A d’origine alimentaire liée à des produits de pâtisserie dans le nord de l‘Allemagne en 2012

19
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

blog_fin_4Résumé.

En octobre 2012, une éclosion d’hépatite A avec 83 cas confirmés en laboratoire s’est produite en Basse-Saxe. Nous avons défini les cas du foyer primaire comme des personnes ayant une hépatite A confirmée par laboratoire et une apparition des symptômes entre le 8 octobre et 12 novembre 2012, résidant ou en visite dans les districts touchés. Les cas du foyer secondaire étaient des personnes avec l’apparition de symptômes après le 12 novembre 2012 et en contact étroit avec des cas primaires. Nous avons identifié 77 cas primaires et six cas secondaires. Nous avons recruté 50 cas primaires et 52 témoins appariés pour l’âge et le sexe, et avons constaté que 82% des cas et 60% des témoins avaient consommé des produits d’une boulangerie particulière (OR = 3,09; IC 95%: 1,15 à 8,68). Les cas étaient plus susceptibles d’avoir mangé des pâtisseries (OR = 5,74; IC 95%: 1,46 à 22,42). Les isolats viraux de cinq cas sélectionnés et de trois surfaces positives analysées à la boulangerie avaient des séquences nucléotidiques identiques. Un isolat supplémentaire identique provenait d’un vendeur de la boulangerie souffrant d’une maladie chronique nécessitant un traitement immunosuppresseur. Les résultats des études épidémiologiques et de laboratoire ont suggéré que le vendeur des produits a contaminé lors du conditionnement et la vente. L’évaluation future des risques devrait déterminer si les manipulateurs d’aliments atteints de maladies chroniques sous traitement immunosuppresseur pourraient être plus à risque de contamination des aliments et pourraient bénéficier de la vaccination contre le virus de l’hépatite A.

HepatitisAMainHarries M, Monazahian M, Wenzel J, Jilg W, Weber M, Ehlers J, Dreesman J, Mertens E. Foodborne hepatitis A outbreak associated with bakery products in northern Germany, 2012. Euro Surveill. 2014;19(50):pii=20992.

Dans leurs recommandations les auteurs notent :

Deux foyers nationaux d’hépatite A précédemment rapportés et associés à des produits de pâtisserie ont été documentés Dans les deux cas, la contamination de pâtisseries fourrées ou glacées par un boulanger était la source probable de l’infection au virus de l’hépatite A (VHA). Ces conclusions ont été fondées seulement sur des preuves épidémiologiques. Dans notre étude, nous avons réussi à séquencer la souche du VHA du vendeur chez des cas primaires et dans des prélèvements de l’environnement. Il peut être possible d’éviter des éclosions similaires à l’avenir en s’attaquant à la propagation potentielle du VHA par les manipulateurs d’aliments et d’éduquer les manipulateurs d’aliments ainsi que leur employeur afin de reconnaître les symptômes de l’hépatite A et d’être conscients que le VHA a une longue période d’incubation.

Compte tenu de la haute ténacité du VHA, nous recommandons fortement l’utilisation supervisée de désinfectants avec une activité virucide contre le VHA et l’application appropriée d’une désinfection virucide en cas d’éclosion.

Pour tous les manipulateurs d’aliments, nous vous recommandons de porter des gants en plastique lors de la manipulation des produits cuits et non cuits à condition que la manipulation correcte soit assurée (par exemple en changeant de gants à intervalles recommandés).

Compte tenu de la disponibilité d’un vaccin efficace contre le VHA et de plusieurs foyers d’hépatite A liés à des manipulateurs d’aliments comme source probable, la preuve du rôle des manipulateurs d’aliments dans la transmission du VHA et le fardeau de la maladie en Allemagne devrait être revue pour informer une décision de recommandation de la vaccination en ciblant les manipulateurs d’aliments.

Une future évaluation des risques devrait déterminer si les manipulateurs d’aliments atteints de maladies chroniques nécessitant un traitement immunosuppresseur pourraient être plus à risque de contamination des aliments et pourraient donc bénéficier d’une vaccination contre le virus de l’hépatite A.

NB : Dans le calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2014, en France, sauf erreur de ma part, il n’y a pas de recommandations pour les manipulateurs d’aliments immunodéprimés ou non …

Mais, dans l’aide-mémoire de l’InVS sur l’hépatite A, il est indiqué qu’« une vaccination anti-hépatite A est recommandé :

  • pour les personnes exposées professionnellement à un risque de contamination : 
    • - personnels s’occupant d’enfants n’ayant pas atteint l’âge de la propreté ; 
    • - personnels des structures collectives de garde pour personnes handicapées ; 
    • - personnels de traitement des eaux usées ; 
    • - personnels impliqués dans la préparation alimentaire en restauration collective. »

Sans doute faudra-il y inclure d’autres catégories professionnelles ?

EHEDG : Principes de conception hygiénique pour les usines alimentaires

19
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

blog_fin_4Dans l’article publié en mai 2013 au sujet de l’EHEDG Yearbook 2013/2014, je me demandais si l’ingénierie de l’hygiène était un long fleuve tranquille ?

J’avais diffusé une photo présente (ci-contre à droite) dans ce document EHEDG qui montrait, trois fois hélas, que le nettoyage de la zone présentée s’avérait impossible, …, nul n’est parfait …

ehedg_page28Voilà que l’EHEDG (European Hygienic & Ingineering Equipment Group ou groupe européen sur la conception et l’ingénierie de l’hygiène) annonce la publication son document n°44, Hygienic Design Principles for Food Factories (2014) ou Principes de conception hygiénique pour les usines alimentaires (2014).

Résumé.

Ce document fournit aux responsables de la conception et de la construction d’usines de produits alimentaires des lignes directrices des meilleures pratiques d’hygiène. En suivant les conseils de ce document, on doit, par conséquent, s’assurer que le bâtiment sera conçu selon les normes minimales de conception hygiéniques des bâtiments qui s’appliquent dans le monde entier. Bien que visant principalement les sites de fabrication de produits alimentaires, cette ligne directrice est également applicable aux bâtiments de restauration commerciale. Ce document ne tient pas compte des normes de construction nationale ou internationale ou des normes de sécurité (par exemple, incendie). Il ne couvre pas l’hygiène dans le processus de construction qui est apporté par les lignes directrices EHEDG sur les procédures de maintenance. Ce document indique toutefois que les bâtiments seront construits suivant les meilleures pratiques de génie civil car des problèmes dans le processus de construction entraîneront des problèmes hygiéniques potentiels liés à la présence de dangers et à la réduction de l’efficacité du nettoyage. Il est également reconnu que, pendant l’élaboration du projet, la portée de certaines caractéristiques de conception hygiénique peut avoir changé dans un effort de réduction des coûts. Dans de tels cas, il peut être possible de plaider en faveur de l’approche hygiénique en termes de coûts sur le long terme à propos de toutes les mesures supplémentaires nécessaires pour assurer le fonctionnement hygiénique de l’approche alternative, par exemple le coût supplémentaire par jour de toutes les pratiques d’hygiène supplémentaires requises.

A vous de voir …

Nouvelle évaluation des risques et bénéfices du poisson dans le régime alimentaire norvégien

18
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Nutrition, Santé, Sécurité des aliments.

fin_blog_5Le Comité Scientifique de Sécurité Alimentaire norvégien (VKM) a conclu dans un rapport publié lundi 15 décembre 2014 que les bénéfices de consommation de poisson contrebalancent largement les risques négligeables présentés par les niveaux actuels de contaminants ou d’autres substances non-désirées et connues dans le poisson. Le rapport est basé sur une étude approfondie de la littérature scientifique sur les effets positifs sur la santé de la consommation de poisson et la contribution du poisson à l’apport en substances bénéfiques, ainsi que sur l’exposition des poissons aux contaminants à risque en Norvège.

Selon le rapport, les adultes – y compris des femmes enceintes – qui consomment moins d’une portion de poisson par semaine, risquent de perdre les effets bénéfiques sur des maladies cardiovasculaires ainsi que sur le développement neurologique optimal du fœtus et des nourrissons. 41cac9e6c3Aujourd’hui, les adultes et enfants en Norvège mangent en moyenne assez de poisson pour couvrir leurs besoins d’acides gras omega-3 marins mais ceci n’est pas le cas pour les femmes enceintes en Norvège. Le Comité Scientifique de Sécurité Alimentaire (VKM) conclut qu’il n’y a pas aujourd’hui de raison d’imposer des limites diététiques sur la consommation de poisson gras pour des femmes enceintes. Cette conclusion est différente de celle du rapport de 2006. La raison est que le niveau de contaminants a baissé dans le saumon d’élevage parce que la nourriture des saumons a changé, ayant aujourd’hui plus d’éléments végétaux qu’avant. Par conséquent, le saumon d’élevage contient aujourd’hui moins de contaminants que le poisson gras sauvage. Cependant, l’exposition aux contaminants en mangeant du poisson est minime dans les deux cas, et loin d’être nocif pour la santé.

La conclusion est rassurante : avec le niveau actuel de contaminants trouvés dans les poissons gras et maigre d’élevage et sauvage en Norvège, tous les consommateurs, grands ou moyens, peuvent en manger sans absorber de quantités nocives de contaminants comme le PCB, dioxines ou mercure. Les calculs du VKM montrent que l’on peut consommer plus d’un kilo de saumon d’élevage par semaine sans risquer d’absorber des quantités nocives de polluants.

La sécurité des alimentaire reste une priorité même à l’époque des aliments bio, selon un expert de la FAO

17
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

fin_blog_6« Interview : La sécurité des alimentaire reste une priorité même à l’époque des aliments bio », source Shangai Daily, citant Xinhua.

Même à une époque où la consommation d’aliments bio est en plein essor, des normes de sécurité des aliments mondiale strictes sont nécessaires pour protéger les consommateurs, selon un expert de l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Mary Kenny, directrice du département Protection de l’Agriculture et de la Protection des Consommateurs de la FAO, a déclaré à Xinhua dans une interview exclusive que la sécurité de toutes les denrées alimentaires, y compris les aliments bio, reste une priorité mondiale.

« Cela signifie que les aliments doivent être sûrs et exempt de contaminants chimiques et microbiologiques. Et la nature de la fourniture de ces aliments en ce temps-ci signifie que c’est un problème international », dit-elle.

« Par exemple, le commerce mondial des produits alimentaires signifie que les aliments produits en Ouganda pourraient aller dans les supermarchés d’Europe ou d’Asie. Donc il doit y avoir des règlements et des procédures nationales et internationales rigoureuses », dit-elle.

La FAO affirme que les menaces liées à la sécurité des aliments doivent être prises avec le plus grand sérieux car elles peuvent causer de graves dommages économiques, ajouter un fardeau supplémentaire pour des systèmes de santé en difficulté et menacer la sécurité des aliments.

http://www.dreamstime.com/stock-photos-real-organic-food-italian-market-bio-leek-carrot-sale-italy-bio-vegan-green-eat-leafy-alkalin-diet-concept-what-image30543073Dans cet esprit, les principaux producteurs et exportateurs d’aliments, dont la Chine, sont en constante amélioration en termes de normes de sécurité sanitaire des aliments, a dit Kenny, ajoutant, cependant, qu’il n’est pas clair dans quelle mesure l’émergence des aliments bio impacte la sécurité des aliments en Chine ou ailleurs.

Selon Kenny, même des aliments bio peuvent présenter certains risques pour la sécurité des aliments. Par conséquent, il est essentiel de s’assurer que les bons systèmes soient en place et que la production et la distribution alimentaire soit sans risque autant que possible.

Elle a noté par exemple que, même si des fruits et légumes bio, pourraient avoir un risque plus faible de contamination chimique, les procédures correctes pour éviter la contamination microbiologique doivent être suivies. Comme pour la viande et les produits laitiers provenant d’animaux de façon bio, ils portent encore le risque inhérent de bactéries ou de parasites qui se produit naturellement dans les élevages.

« Donc, nous devons adopter la même perspective de la sécurité des aliments à l’alimentation bio que nous adoptons aux autres aliments », dit-elle.

La sagesse conventionnelle est que les aliments bio sont est plus sains et plus respectueux de l’environnement que d’autres aliments. Cependant, Kenny dit que cela ne signifie pas que les aliments conventionnels devraient être automatiquement rejetés comme ayant un risque plus élevé.

« La production alimentaire conventionnelle utilise certainement plus de produits chimiques, comme les pesticides », dit-elle. « Mais il y a des systèmes nationaux et internationaux très forts et robustes pour assurer une utilisation sécuritaire de ces produits chimiques et ceux-ci sont suivis dans le monde entier. »

Les Anglais et l’hygiène des aliments selon une enquête de la FSA

17
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

fin_blog_6« Les résultats de l’enquête Food and You », FSA, dernière mise à jour 16 décembre 2014.

La Food Standard Agency (FSA) a publié les résultats de l’enquête Food and You en Angleterre, Pays de Galles, Ecosse et Irlande du Nord. Les résultats fournissent des informations sur les comportements déclarés, les attitudes et les connaissances relatives aux questions alimentaires en 2014. L’enquête Food and You est publiée une fois tous les deux ans.

food-and-youVoici les principales conclusions concernant l’Angleterre :

  • Dans l’ensemble, 53% des répondants de la 3e vague ont dit qu’ils avaient fait au moins un changement dans leur achat ou dans l’organisation des repas au cours des six derniers mois pour des raisons financières, comparativement à 62% lors de la 2e vague.
  • Près de la moitié des répondants qui avaient un réfrigérateur (47%) ont déclaré ne jamais vérifier la température du réfrigérateur.
  • La moitié (50%) des répondants qui ont déclaré entreposer la viande et la volaille crues dans le réfrigérateur ont rapporté des pratiques en ligne avec celles recommandées pour éviter le transfert de contamination.-
  • 65% des répondants a reconnu le système de notation en hygiène des aliments, et 20% ont déclaré utiliser le système pour vérifier la note en hygiène d’un établissement avant de le choisir pour aller manger.

Des différences régionales ont également été identifiées :

  • Les répondants vivant à Londres et dans le Nord-Est étaient moins susceptibles de déclarer qu’ils utilisent toujours des planches à découper différentes pour des aliments différents (rapportés par 34% des répondants dans chaque région), que dans toutes les autres régions (50% à 60%).
  • Ceux qui vivent dans le Nord-Ouest (63%) et les West Midlands (60%) étaient plus susceptibles de signaler un comportement conforme à la pratique recommandée pour entreposer la viande dans leur réfrigérateur, que ceux de Londres (45%), du Nord-Est (43 %), de l’Est (46%) et du Sud-Est (43%).
  • Les répondants vivant dans le Nord-Est étaient plus susceptibles de dire que la propreté et l’hygiène étaient les plus importants facteurs pour eux au moment de choisir où manger à l’extérieur (48%) par rapport à ceux du Nord-Ouest (31%), de Londres (29%), du Sud-Est (31%) et du Sud-Ouest (29%).
  • Les répondants vivant à Londres étaient plus susceptibles de déclarer utiliser le système de notation en hygiène des aliments dans les 12 derniers mois (23%) ainsi que les répondants du Nord-Est (29%), du Nord-Ouest (22%) et du Yorkshire et d’Humber (24 %), par rapport à ceux du Sud-Est (14%).