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Articles de la catégorie 'Contamination croisée'

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États-Unis : Des oiseaux font leurs besoins sur un cornet de glace, l’été est-il donc officiellement terminé ?

29
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène.

États-Unis : Des oiseaux font leurs besoins sur des cornets de glace, l’été est-il donc officiellement terminée ? source MTV News du 29 août 2014.

Jamais un moment n’a été plus parfaitement mis en exergue, à la fraction de seconde près, où le cornet de crème glacée de cette jeune femme est passé de « régal de l’été » à « toilettes pour oiseaux ».

L’oiseau en question n’a pas été capturé par la vidéo, mais nous supposons que si la caméra avait filmée plus haut, nous aurions entendu les cris d’une corneille à trois yeux, « L’hiver arrive ! »

La courte vidéo peut être vue sur YouTube ou en cliquant sur l’image ci-dessous.

De la présence de bactéries dans les torchons de cuisine

29
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

torchon_cuisineRésumé.

La présence fréquente de bactéries entériques dans les éponges et les torchons de cuisine suggère qu’elles peuvent jouer un rôle dans le transfert de contamination des aliments, des ustensiles et des mains par des pathogènes d’origine alimentaire. Cette étude a examiné la présence de bactéries dans des torchons de cuisine souvent utilisés pour sécher la vaisselle, les mains et d’autres surfaces dans la cuisine domestique. Un total de 82 torchons de cuisine ont été collectés auprès de foyers domestiques dans cinq grandes villes des États-Unis et du Canada et le nombre de bactéries hétérotrophes, des coliformes et de Escherichia coli dans
chaque torchon a été déterminé. En outre, l’identification des bactéries entériques a été réalisée sur des torchons sélectionnés. Des coliformes ont été détectés dans 89,0% et E. coli dans 25,6% des serviettes. La présence de E. coli est liée à la fréquence de lavage.

En conclusion, les auteurs soulignent que « Cette étude a démontré qu’un nombre important de coliformes et de E. coli sont présents fréquemment dans des torchons de cuisine. Ces résultats démontrent également le potentiel de transfert de contamination de bactéries pathogènes entériques d’origine alimentaire et leur croissance dans des torchons de cuisine. »

Charles P. Gerba, Akrum H. Tamimi, Sherri Maxwell, Laura Y. Sifuentes, Douglas R. Hoffman and David W. Koenig. Bacterial Occurrence in Kitchen Hand Towels. Food Protection Trends (2014) Vol 34, No. 5, p.312-317.

NB : L’étude est disponible intégralement et gratuitement.

Ronde des rappels 2014 : semaine 35

29
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.1194, Listeria monocytogenes (2 prélèvements sur 5 dans 25g) dans des champignons (enoki) de Corée du Sud. Alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution Belgique, France, Pays-Bas, Espagne, Suisse, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2014.1187, migration de nickel (1,52 mg/kg) dans du thé tong d’Allemagne ; notification par l’Allemagne. Distribution Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, République Tchèque, France, Allemagne, Hongrie, Italie, Estonie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Slovénie, Espagne, Suisse, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2014.1186, gluten, œuf et moutarde non déclarés dans de la sauce burger de Belgique ; alerte notifiée par la Belgique. Distribution Belgique, France. Il doit s’agir du rappel réalisé par Auchan et signalé 6 jours plus tard par la DGCCRF.
  • Référence RASFF 2014.1183, diméthoate (0,18 mg/kg) dans des aubergines du Burundi ; alerte notifiée par la Belgique. Distribution Belgique, France, Irlande, Pays-Bas.
  • Référence RASFF 2014.1181, Listeria monocytogenes (présence dans 25g) dans des filets fumés d’ halibut de Belgique ; alerte notifiée par la France. Distribution Belgique, France. Date du prélèvement, 12 août 2014, date de la notification, 25 août 2014. Délai beaucoup trop long !

Pas de tableau cette semaine des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 35 de 2014 par les Etats membres. Retour à la normale, dès qu’une connexion fiable sera disponible.

Pourquoi Listeria est si difficile à combattre ?

29
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Des scientifiques danois découvrent des indices de la résistance de Listeria ou pourquoi Listeria est si difficile à combattre ? »

Birgitte Kallipolitis, professeur au département de biochimie et de biologie moléculaire de l’Uuniversité du Danemark du Sud, et ses collègues rapportent leurs résultats dans la revue Nucleic Acids Research.

Listeria est une bactérie qui se retrouve parfois dans les aliments transformés et non transformés, et qui provoque une infection appelée listériose. La plupart des infections se traduisent par des symptômes bénins comme la fièvre, des vomissements et la diarrhée, qui prennent environ 3 jours et ne nécessitent généralement pas de traitement.

listeria-bacteria-photoMais dans de rares cas, la listériose peut se propager à d’autres parties du corps et causer des effets graves comme la méningite, qui est généralement accompagnée de maux de tête sévères, une raideur du cou et des tremblements.

Les enfants à naître peuvent aussi contracter une infection à Listeria par la mère au travers le placenta.

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) estiment que près de 1 600 Américains sont atteints de listériose et 260 en meurent chaque année. Au Danemark,un pays avec une population environ 60 fois inférieure à celle des Etats-Unis, au cours des dernières semaines seulement, 28 personnes sont tombées malades et 13 sont décédées de listériose causée par la consommation d’aliments transformés achetés dans des supermarchés. La professeur Kallipolitis dit que Listeria est notoirement difficile à combattre parce que ce pathogène est très capable de s’adapter aux changements de son environnement. Ce fut l’objet de leur étude, qui révèle des indices importants sur la façon dont Listeria parvient à conserver sa capacité à envahir les cellules et dans le même temps, échapper à l’attention du système immunitaire.

Dans leur étude, ils ont examiné ce qui se passe au niveau microbiologique lorsque Listeria est exposé à certains des substances connues pour être un challenge pour les bactéries, comme les antibiotiques, la bile, le sel, l’éthanol et l’acide, dont beaucoup sont rencontrées dans les aliments transformés et non transformés dans le corps humain et aussi dans des environnements désinfectés.

La professeur Kallipolitis dit : « Nous savions que Listeria peut résister à ces substances, mais nous ne savions pas trop comment. » Avec ses collègues, ils ont découvert que la bactérie utilise diverses stratégies pour résister aux substances.

« D’une manière générale, Listeria doit être décrit comme extrêmement adaptable. Le pathogène fait toujours attention à son environnement et si cet environnement change autour de lui. Il réagit instantanément et dispose d’un certain nombre de stratégies pour résister aux menaces », explique t-elle.

Listeria infecte des cellules hôtes par la production de protéines spécifiques. Afin de réussir l’infection, la bactérie doit conserver la production des protéines en dessous d’un certain niveau, au-dessus de ce niveau, le système immunitaire de l’hôte devient conscient et attaque le pathogène.

Les chercheurs ont découvert que quand ils exposent Listeria au laboratoire à diverses substances anti-pathogènes telles que la bile, le sel, l’éthanol et les antibiotiques, la bactérie a commencé à libérer des molécules d’ARN particulières, comme la professeure Kallipolitis l’explique :

« Grâce à ces molécules d’ARN, les bactéries peuvent ajuster la manière dont beaucoup ou peu de diverses protéines sont produites. Par exemple, il peut dégrader la production de la protéine LapB, qu’il utilise pour entrer dans nos cellules. Si cette production n’est pas dégradée, la bactérie sera potentiellement détectée et combattu par le système immunitaire. »

L’équipe a également constaté que ces mêmes molécules d’ARN aident Listeria à veiller sur ses parois cellulaires face au danger. Les antibiotiques agissent en attaquant les parois cellulaires des bactéries. Mais quand Listeria est exposée aux antibiotiques, il détecte rapidement l’assaut sur ses parois cellulaires et se met à les réparer.

Les chercheurs ont observé qu’au laboratoire, Listeria ne produit que des molécules d’ARN spécifiques lorsqu’elle est exposée à l’une des substances en challenge. La bactérie ne les produits pas quand il n’y a pas de challenge.

La professeure Kallipolitis dit que cela « révèle une partie du mécanisme derrière l’extrême adaptabilité de Listeria. »

L’équipe envisage maintenant de savoir si la suppression des molécules d’ARN rend Listeria inoffensive.

Ecrit d’après en Doug Powell du barfblog.

Voir aussi ScienceDaily.com du 27 août 2014.

Les maladies virales d’origine alimentaire, vues par Eufic

29
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

Eufic dans son magazine Food Today 08/2014 propose un point sur « Les maladies virales d’origine alimentaire ».

Extraits

Les maladies virales d’origine alimentaire trouvent leur source dans toutes sortes de virus susceptibles de contaminer les aliments à tous les niveaux de la chaîne d’approvisionnement.

Les maladies d’origine alimentaire (c.-à-d. les maladies provoquées par la consommation d’aliments contaminés) représentent à l’échelle mondiale un fardeau de plus en plus pesant pour la santé publique. Il est apparu qu’une part significative des toxi-infections alimentaires est d’origine virale. En 2007, on a estimé que presque 12 % du total des épidémies d’origine alimentaire signalées en Europe étaient imputables à des virus. Et ce pourcentage a atteint 14 % en 2012, selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

norovirus-1Quels virus sont le plus souvent à l’origine d’une intoxication alimentaire ?

La majorité des maladies alimentaires d’origine virale sont souvent causées par un nombre restreint de virus, au nombre desquels :

  • les norovirus (ils sont à l’origine de la gastro-entérite, qui est l’infection virale d’origine alimentaire la plus courante et qui se caractérise par des diarrhées, des vomissements et des douleurs abdominales) ;
  • l’hépatite A et l’hépatite E (qui provoquent une inflammation du foie) ;
  • les rotavirus (particulièrement associés à la gastro-entérite infantile).

Comment les virus d’origine alimentaire se propagent-ils ?

Tous les virus d’origine alimentaire proviennent des intestins des hommes et des animaux. De ce fait, ils sont souvent véhiculés par les fèces ou autres fluides corporels. Comme les virus ne se reproduisent pas dans les aliments, la propagation des virus via les aliments a trois causes majeures :

  • la manipulation des aliments sans respecter une hygiène suffisante ;
  • le contact des aliments avec des déjections animales, les effluents humains ou les eaux d’égout ;
  • la consommation d’animaux eux-mêmes contaminés par des virus (par exemple, la viande, le poisson, etc.).
  • La part relative des différents modes de transmission des virus provoquant des maladies d’origine alimentaire n’a pas été déterminée.

NB : Après avoir lu ce document, on pourra encore débattre en France, c’est même une spécialité chez nous, pour savoir si l’on a à faire à une gastro ou une intoxication alimentaire … sachant que toutes les deux sont des maladies d’origine alimentaire !