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Articles de la catégorie 'Contamination croisée'

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Arachide et Salmonella : Le procès des dirigeants de la Peanut Corporation of America se termine et c’est désormais entre les mains du jury

13
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Le procès de la PCA à propos de la présence de Salmonella : c’est désormais entre les mains du jury ». Il s’agit d’un article de Bill Marler qui est paru le 13 septembre 2014 sur le Marler Blog.

En 2009, l’usine d’arachide de la Peanut Corporation of America (PCA) s’est retrouvée être à l’origine d’une éclosion à Salmonella qui a entraîné la mort de neuf Américains et a rendu malade plus de 714 personnes, dont beaucoup d’entre elles sont mes clients.

L’ancien propriétaire de la Peanut Corporation of America, Stewart Parnell, et son frère, courtier en alimentation, Michael Parnell, ainsi que l’ancienne responsable du contrôle qualité de l’usine, Mary Wilkerson, sont jugés depuis le 1er août. Ils sont accusés d’avoir expédié de l’arachide et du beurre d’arachide contaminés à des clients et ont caché les résultats positifs des aanalyses de recherche de Salmonella. Deux autres employés ont été inculpés et ont plaidé coupable. Ils ont tous deux témoigné contre les Parnell et Wilkerson.

jury-box-300x224L’acte d’accusation a accusé les Parnell de complot, de fraude postale, de fraude électronique et d’introduction d’aliments contaminés et mal étiquetés dans le commerce entre les Etats des Etats-Unis avec l’intention de frauder ou de tromper. Wilkerson a été accusée d’entrave à la justice. Les trois accusés ont été inculpés au total de 71 chefs d’accusation passibles chacune de peines de prison allant jusqu’à 20 ans de prison.

C’est un procès qui est surveillé par les producteurs d’aliments du monde entier. C’est une chose que de rendre malade et de tuer vos clients puis de faire face à la responsabilité civile et à la faillite, mais, c’en est une autre que de faire de la prison.

C’est désormais entre les mains du jury.

Comme quelqu’un qui a porté l’affaire en justice, il y a un sentiment indescriptible fait à la fois de soulagement et d’effroi, quand le juge informe le jury de leurs charges (directives au jury), les plaidoiries sont faites et l’objet du procès va dans la salle des jurés.

Et, maintenant, vous attendez, et tentez de deviner le résultat et aussi devinez le vous-même.

Honnêtement, je n’ai aucune idée de ce que ce jury du procès dirigé par le juge Sands fera. Ce serait vrai si j’avais été l’un des avocats à cette salle d’audience à Albany (lieu du procès –aa) ou à des milliers de km de là, ici à Seattle (Bill Marler a son cabinet à Seattle –aa). Une fois que ces jurés reviendront, tout avocat ne pourra plus faire grand-chose. Les jurés sont désormais face à leur propre décision, un mélange d’intelligence, de préjugés et de bon sens, et, dans mon expérience personnelle, un engagement à essayer de faire le bon choix.

Vais-je personnellement être déçu si le jury ne condamne pas ? Peut-être que oui. Je sais que beaucoup de victimes, ont vu que Stewart Parnell s’est placé sous la protection du cinquième amendement de la constitution des Etats-Unis* devant une commission du Congrès et elles ont plaidé en faveur de sa poursuite depuis 2009.

Cela étant dit, si les jurés trouvent les accusés non coupables, je serais toujours reconnaissant que le procureur des Etats-Unis, la FDA, l’OCI (Office of Criminal Investigations), le CDC, et les services de santé des Etats et locaux aient travaillé ensemble pour étayer les charges qui ont permis d’envoyer un message clair, « c’est une mauvaise idée que d’empoisonner vos clients. »

Ce procès, ainsi que les accusations d’infractions contre les frères Jensen dans l’éclosion de melons (cantaloup) contaminés par Listeria en 2011 et contre les aînés et les frères DeCoster dans les foyers de cas à Salmonella liés aux œufs en 2010, font partie d’un évolution plus agressive de la part des procureurs au cours de ces dernières années. Oui, cela a créé de la peur sur les lignes de production et dans les salles de réunion, et, quel que soit ce que les jurés d’Albany feront, cette attention supplémentaire pour la sécurité des aliments est une très, très bonne chose.

* Le 5e amendement permet à un accusé de ne pas témoigner contre lui-même.

NB : Le jury pourrait rendre son verdict samedi soir ou lundi soir …

Etats-Unis : Une ONG publie des rapports d’inspection de chez Foster Farms

13
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

« Une ONG publie des rapports d’inspection de l’USDA de chez Foster Farms », source Meatingplace du 12 septembre 2014. Un rappel des faits sur le cas Foster Farms est proposé dans cet article.

Une ONG active dans le domaine de la défense de l’environnement a publié 300 pages des rapports de l’inspection fédérale dans les sites de Foster Farms qui décrivent des centaines d’incidents de contamination fécale, la présence de cafards et autres non-conformités de sécurité des aliments, beaucoup étant intervenues après que l’USDA ait publié une alerte de santé publique sur les poulet de la société en octobre 2013.

Screen-Shot-2013-10-20-at-4.05.03-AM-300x220634 personnes au total ont été infectées par une éclosion de salmonellose liée à des volailles produites par Foster Farms et  qui a pris fin en juillet 2014.

Le Natural Resources Defense Council (NRDC), un groupe de défense basé à New York, a déclaré que le site de Foster Farmsà Livingston en Californie, au centre de l’éclosion, a été citée 154 fois dans les six mois qui ont suivi l’alerte de l’USDA en octobre 2013. L’usine a été fermée temporairement en janvier 2014.

Foster Farms, dans un communiqué, a dit qu’il a désormais pleinement satisfait aux demandes de l’USDA et du Centers for Disease Control.

Les inspecteurs de l’USDA ont effectué plus de 4 800 analyses au cours des trois derniers mois dans les domaines de l’hygiène, du nettoyage-désinfection et du HACCP et ont trouvé que Foster Farms était à 99% conforme, a indiqué la compagnie.

« Nous avions besoin de faire des améliorations et nous les avons faites », a dit l’entreprise.

Le NRDC a obtenu des documents du Food Safety Inspection Service de l’USDA dans le cadre d’une demande en vertu du Freedom of Information Act (Loi pour la liberté d’information). Les dossiers couvrent une période allant de janvier 2009 à mars 2014 et décrivent les incidents, comprenant la croissance de moisissures, la présence de morceaux de métal retrouvés dans des carcasses et un siphon de sol bouché avec de la peau, a dit NRDC.

NB : Une loi pour la liberté d’information équivalente à celle des Etats-Unis n’existe pas en tant que telle en France. En effet, Il n’existe aucune mesure de diffusion systématique des résultats des contrôles officiels relatifs à la sécurité sanitaire des aliments.

Ronde des rappels 2014 : semaine 37

13
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.1272, Listeria monocytogenes (< 10 ufc/g) dans du gorgonzola pour pizza d’Italie ; notification par la France. Distribution restreinte dans le pays qui a fait la notificati
  • Référence RASFF 2014.1270, Listeria monocytogenes (130 ufc/g) dans de la charcuterie réfrigérée d’Allemagne ; alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution France, Allemagne.
  • Référence RASFF 2014.1266, Salmonella spp. (présence dans 25g) dans des steaks et des brochettes de poulet réfrigérés de Belgique ; alerte notifiée par la Belgique. Distribution France, Pays-Bas.
  • Référence RASFF 2014.1257, Salmonella Enteritidis (présence dans 2 prélèvements de 25g sur 5) dans des poulets crus entiers surgelés de Belgique ; alerte notifiée par la Finlande. Distribution Angola, Benin, Iles Vierges, Finlande, France, Hong-Kong, Panama, Royaume-Uni.

NB : Sur le site de l’AFSCA, il y a un communiqué du 10 septembre sur le « Rappel de certains lots de viande de poulet ». Sur le site des autorités de la sécurité des aliments du Luxembourg, un communiqué du 10 septembre, concernant le « Retrait de cuisses de poulet Delhaize dû à la présence de salmonelles. Les supermarchés Delhaize ont retirés les cuisses de poulet chaudes et les cuisses marinées de leurs rayons dûes à la présence de salmonelles. »

Tableau ci-dessous (à la date du 13 septembre 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 37 de 2014 par les Etats membres.

sem37_path

Effet du mode de conditionnement et de la température sur la survie de Campylobacter jejuni sur des filets de poulet précuits

12
sept
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

campylobacter_jejuniRésumé.

La capacité de survie de Campylobacter jejuni chez les volailles est un risque majeur de santé publique en raison de sa faible dose infectieuse. L’objectif de cette étude était d’étudier les effets de différentes conditions de conditionnement et de températures sur la cinétique de survie de C. jejuni ATCC 33291 sur des filets (ou filets de poitrine) de poulet précuits. Les cinétiques de survie de C. jejuni ont également été comparées à celles de C. coli ATCC 43486. Des filets de poulet inoculés avec 5,0-6,0 log ufc/g ont été conditionnés de trois façons différentes (aérobie, semi-aérobie ou sous vide), et ils ont été conservés à 4, 10, 17, 24, 30 et 36°C. Les courbes de survie ont été établies selon  modèle le modèle de Baranyi afin d’obtenir des valeurs de temps de latence et le taux de létalité de C. jejuni. Pendant le stockage, la plus grande réduction de C. jejuni (4,316 log ufc/g) a été observée sur des filets de poulet conditionnés en aérobie à 24°C, tandis que réduction la plus faible de C. jejuni (1,031 log ufc/g) a été observée sur des filets de poulet conditionnés sous vide à 4°C. Le temps de latence a été affecté par le type de conditionnement, la température et la souche. Un comportement similaire de survie de C. coli à C. jejuni a été observé uniquement à 10°C. Aux températures supérieures à 24°C, la phase de latence de C. jejuni a été observée uniquement sur des filets de poulet conditionnés de façon semi-aérobie ou sous vide, ce qui indique que C. jejuni a survécu mieux que C. coli, pour lequel on a observé aucune phase de latence. Les résultats indiquent que le conditionnement sous vide et semi-aérobie des produits de volaille à 4°C, qui est la méthode la plus connue sur le marché au stade de la distribution, a créé le plus grand risque de survie de C. jejuni.

Park, N. Y., Ro, E. Y., Jo, H. J., Park, K. S. and Yoon, K. S. KOREA: Effect of Packaging and Temperature on Survival Kinetics of Campylobacter jejuni on Precooked Chicken Breast. Journal of Food Safety. doi: 10.1111/jfs.12137.

De la ferme à la table : Prédire et prévenir des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire

11
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« De la ferme à la table : Prédire et prévenir des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire », source Doug Powell du barfblog.

Selon un article paru dans Microbe Magazine, le journal de septembre 2014 de l’ASM, La surveillance des pathogènes pour leur pouvoir infectieux chez l’homme peut ne pas être la meilleure approche pour minimiser les risques des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire, selon des chercheurs qui se sont exprimés au 2014 ASM General Meeting à Boston en mai dernier.

lettuce_skull_noro(6)D’autres facteurs entrent en jeu, en particulier, la capacité de certains pathogènes à coloniser des sources alimentaires, de proliférer et ainsi d’amplifier la dose d’inoculation reçue par les consommateurs, sont disent-ils d’une importance capitale. La colonisation des sources alimentaires peut également modifier l’expression des gènes, en augmentant et en diminuant la pathogénicité de la dose infectieuse. La compréhension de cette « écologie » pourrait s’avérer cruciale dans la prévision et la prévention des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire.

Les légumes verts à feuilles et des produits des végétaux sont des sources principales de pathogènes d’origine alimentaire, dont beaucoup peuvent prospérer quand ils sont coupés et transformés lors de la préparation des aliments. Ces produits sont la principale source de maladies d’origine alimentaire souvent causées par Salmonella enterica ou Escherichia coli O157:H7 sur les légumes verts à feuilles, selon Maria Brandl du ministère américain de l’agriculture (USDA) à Albany, en Californie.

« L’augmentation continue du nombre de foyers de cas de maladies d’origine alimentaire liés aux fruits et aux légumes frais remet en question la notion que les pathogènes entériques soient définis essentiellement par leur capacité à coloniser l’habitat intestinal », dit-elle. « Les pathogènes entériques utilisent des stratégies diverses et interconnectées pour interagir avec les végétaux et leur microflore, et pour coloniser avec succès les hôtes vertébrés. »

Il y a une suite, mais c’est à lire Microbe Magazine.