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Articles de la catégorie 'Contamination croisée'

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Marks & Spencer annonce les détails de son plan d’action afin de réduire le taux de Campylobacter dans les poulets

22
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Marks & Spencer annonce les détails de son plan d’action en cinq points pour relever le challenge de l’industrie tout entière afin de réduire le taux de Campylobacter dans les poulets ». Source EPR Retail News du 21 novembre 2015.

Si vous souhaitez acheter un poulet chez Marks et Spencer, vous ne pourrez bientôt n’avoir que des poulets à rôtir dans un sac de cuisson. Le distributeur a dit qu’il prenait ces mesures pour protéger les consommateurs de Campylobacter, responsable d’intoxications alimentaires. D’autres distributeurs sont susceptibles de suivre M&S dans le mouvement, qui a le soutien de la Food Standards Agency. Marketing ou action sur le long terme à vous de voir …

1416527405111_Image_galleryImage_Pictured_The_Marks_and_SpUn plan d’action en cinq points est à l’œuvre dans la chaîne d’approvisionnement de M&S. Le plan de M&S mis en place depuis septembre voit déjà un changement d’étape dans les résultats.

Marks & Spencer (M&S) a annoncé les détails de son plan d’action en cinq points pour relever le défi de l’industrie tout entière dans la réduction des taux de Campylobacter dans les poulets entiers.

Les mesures, qui ont été mises en place pour la majorité des poulets vendus chez M&S depuis fin septembre, comprennent un étiquetage frontal plus clair et un double ensachage du poulet entier de façon à ce qu’il puisse être placé directement dans le four et sans la nécessité de le déballer et de le manipuler. L’action est également en cours dans les élevages M&S avec des primes versées aux éleveurs qui ont des élevages sans Campylobacter et une nouvelle technologie innovante de sécurité en place sur les lignes de production.

Steve Rowe, directeur général de l’alimentation chez Marks & Spencer, a déclaré : « Nous prenons la sécurité sanitaire très au sérieux et nous avons mis en place des mesures novatrices qui garantissent les plus hauts standards et les rendent faciles pour nos clients. Le plan fonctionne et nous sommes déterminés à jouer un rôle de premier plan dans les efforts visant à réduire les taux de Campylobacter dans l’industrie de la volaille. »

Steve Wearne, directeur de la règlementation à la Food Standards Agency, a déclaré : « Je suis très heureux de voir cette initiative impressionnante de M&S et de 2 Sisters. Campylobacter est un problème grave et il n’y a pas de solution unique au problème. Je crois que le meilleur moyen de faire baisser les taux de Campylobacter est d’adopter ce genre de l’approche intégrée tout au long de la chaîne alimentaire par M&S et 2 Sisters. J’ai hâte de voir l’impact de ces interventions dans les résultats futurs de notre enquête en cours sur les taux de Campylobacter dans les poulets vendu en distribution. »

Ranjit Singh, directeur général de 2 Sisters Food Group (le plus grand fournisseur de poulets de M&S), a déclaré : « Nous sommes ravis de montrer la voie en partenariat avec Marks & Spencer sur la réduction de Campylobacter. »

Le plan d’action M&S en cinq points sera déployé dans le reste de la chaîne d’approvisionnement de M&S d’ici à la fin de l’année.

NB : L’image représente le nouvel emballage des poulets M&S.

Ronde des rappels 2014 : semaine 47

22
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elle sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2014.1577, colorant Soudan 4 (6400 µg/kg) non autorisé dans de l’huile de palme de Gambie ; alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution Autriche, Belgique, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Irlande, Pays-Bas, Espagne, Suède, Suisse.
  • Référence RASFF 2014.1572, contaminant chimique, tétrachloroéthène (sum : 31<–>117 µg/l) et trichloroéthane dans des bouteilles d’eau d’Irlande ; alerte notifiée le 19 novembre 2014 par l’Irlande car qu’il y a eu un communiqué de rappel en Irlande le 11 novembre 2014 sur le site de la FSAI. Distribution Irlande, France. Pas de communiqué ou de distribution en France ?
  • Référence RASFF 2014.1564, histamine (226 mg/kg) dans des longes réfrigérées de thons d’Espagne ; notification par la France. Produit pas encore mis sur le marché.
  • Référence RASFF 2014.1555, Salmonella spp. (présence dans 25g) dans des aliments pour poissons de l’Ile Maurice ; notification par la France. Distribution restreinte au pays qui a fait la notification. Date du prélèvement le 5 novembre, date de la notification le 17 novembre : délai trop long !
  • Référence RASFF 2014.1553, histamine (> 200 mg/kg) dans de l’albacore d’Indonésie ; notification par la France. Distribution restreinte au pays qui a fait la notification.

Tableau ci-dessous (à la date du 21 novembre 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 47 de 2014 par les Etats membres, d’après le RASFF. Très grosse semaine …

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Tendances en Europe pour 2012 pour les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses

21
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, E. coli, Environnement, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus, Volaille.

ecdc_zoonoses_2014« Tendances en Europe pour les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses », source communiqué de l’ECDC du 20 novembre 2014.

Le contenu du rapport épidémiologique annuel 2014 sur les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses donne un aperçu de la situation épidémiologique en Europe. Le rapport présente les données de 2012 et donne un aperçu de l’épidémiologie de chaque maladie, dont certaines sont présentées ci-dessous :

  • Les cas à Campylobacter ont augmenté pendant une période de cinq ans allant de 2008 à 2012, mais a légèrement diminué en 2012. La campylobactériose humaine est restée la maladie gastro-intestinale la plus fréquemment rapportée en Europe depuis 2005. La manipulation, la préparation et la consommation de viande de poulet ont été estimées représenter 20-41% des cas de campylobactériose humaine.

Il serait sans doute utile de revoir l’incidence des infections à Campylobacter en France comme cela avait fait par l’InVS en 2004-2005.

  • Les taux de salmonellose ont continué à diminuer avec une tendance de baisse marquée durant les cinq dernières années dans l’UE et une tendance à la baisse dans 17 pays de l’UE/EEE. Cette diminution est principalement attribuable à la mise en œuvre avec succès des programmes de maîtrise vétérinaire, en particulier chez les volailles. Cependant, la salmonellose est la deuxième infection gastro-intestinale la plus fréquemment rapportée et une cause importante d’éclosions d’origine alimentaire dans l’UE/EEE. Les cinq sérotypes les plus fréquemment rapportés ont été S. Enteritidis, S. Typhimurium, S. Typhimurium monophasique, S. Infantis et S. Stanley. L’augmentation de S. Stanley a été due à l’éclosion dans plusieurs pays causée par la distribution de la viande de dinde contaminée.

[A noter que le nombre de cas de salmonellose augmente toujours en France : 8705 en 2012, 8685 en 2011, 7184 en 2010, 7153 en 2009 et 7186 en 2008 -aa].

L’Anses indiquait en octobre 2013 au sujet de la salmonellose, « En Europe, ces bactéries demeurent la cause la plus fréquente d’épidémies d’origine alimentaire et la deuxième cause de maladie d’origine alimentaire. Toutefois, le nombre de foyers où ces bactéries ont été isolées est en constante diminution dans l’Union Européenne depuis 2001. Cette amélioration reflète l’efficacité de la politique de l’Europe en matière de sécurité sanitaire des élevages et des abattoirs (abattage systématique des élevages de poules pondeuses contaminés, mesures d’hygiène tout au long de la chaine de production). »  Une réactualisation serait utile …

  • Le taux de cas d’hépatite A varie fortement dans l’UE/EEE, la région la plus touchée étant l’Europe de l’Est. Un mauvais approvisionnement en eau et une faiblesse dans les infrastructures sont associés à la propagation du virus dans les pays européens de l’Est et dans la région des Balkans. Au contraire, la transmission d’hépatite A d’origine alimentaire a causé trois foyers dans plusieurs différents pays de l’UE/EEE. Dans tous les cas, de petits fruits rouges surgelés et frais ont été impliqués comme véhicule de l’infection, soulevant des inquiétudes sur la sécurité des aliments et la traçabilité des échanges de petits fruits rouges au sein de l’UE/EEE.

A ma connaissance, aucune information ou recommandation pour les consommateurs n’a été proposée par nos autorités …

  • En 2012, les cas confirmés de STEC/VTEC ont diminué de 66% après la grande épidémie à STEC/VTEC O104:H4 en Allemagne en 2011, mais ils ont augmenté de 36% par rapport aux chiffres des années 2009 et 2010. Le nombre de cas signalés de STEC/VTEC confirmés a été de 5748 et le taux de notification globale était de 1,5 cas pour 100 000 habitants dans les pays de l’UE et de l’EEE en 2012.

[Nombre de cas confirmés de STEC en France : 208 en 2012, 221 en 2011 et 103 en 2010 -aa].

Pour la listériose, selon ce rapport, « En 2012, 28 pays de l’UE et de l’EEE ont fourni des données sur la maladie. Le Liechtenstein et le Portugal n’ont état d’aucune donnée. Dans l’ensemble, 1 676 cas confirmés de listériose ont été signalés, soit un taux global de cas de 0,35 pour 100 000 habitants. Les taux les plus élevés ont été observés en Finlande (1,13 pour 100 000 habitants), suivie par le Danemark avec 0,90 pour 100 000 habitants. Allemagne et la France ont signalé le plus grand nombre de cas confirmés, respectivement, 412 et 348. » [A noter que le nombre de cas de listériose a augmenté en France : 348 en 2012, 282 en 2011, 312 en 2010, 328 en 2009 et 276 en 2008 -aa].

NB : Traduction par mes soins. -aa

Les souches de E. coli entérotoxinogéniques sont étroitement liées

21
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Les souches de E. coli entérotoxinogéniques sont étroitement liées », source ASM News.

Les souches de Escherichia coli entérotoxigénique (ETEC) qui infectent les adultes et les enfants en Asie, en Afrique et aux Amériques, ont notamment des toxines et des facteurs de virulence semblables, selon une étude publiée dans le Journal of Bacteriology. Cela augure bien pour le développement d’un vaccin, explique l’auteur correspondant Åsa Sjöling, du Karolinska Institutet, Stockholm, Suède. Les ETEC infectent 400 millions de personnes par an, soit 5,3% de la population mondiale, et tuant 400 000 personnes.

enterotoxigenicDans l’étude, Sjöling et al. ont cherché à déterminer si la toxine thermolabile (TL) est devenue plus toxique au cours du temps, et si la bactérie a évolué pour sécréter plus de cette toxine. La TL provoque la « diarrhée du voyageur » qui afflige si souvent les Américains à l’étranger, et qui empoisonne les résidents de nombreux pays à faible et moyen revenu. Mais ils ont constaté que sur une période de 30 ans à partir de laquelle ils avaient des isolats, les deux types de toxines les plus puissantes, les TL1 et TL2, avaient peu changé, mais s’étaient propagées dans le monde.

« Lorsque de nouvelles souches ETEC acquièrent soit la TL1 ou la TL2 ils semblent y avoir plus de chance de persister et de se propager », dit Sjöling. Les facteurs de colonisation, les composés que la bactérie utilise pour adhérer à la paroi intestinale sont, également restés conservés au fil du temps, et les facteurs de colonisation les plus communs identifiés à l’échelle mondiale ont été souvent associés aux TL1 et TL2.

Les résultats de la recherche d’une collaboration entre l’université de Göteborg (où Sjöling a fait cette recherche), qui possède la plus grande collection au monde de souches ETEC, et des experts du séquençage du Sanger Institute, Cambridge, au Royaume-Uni. « Nous avons vite vu que les souches avec des variants des toxines similaires et un profil de facteurs de colonisation restent souvent étroitement liées, malgré le fait d’avoir été isolées sur des continents différents, avec un temps espacé entre ces isolements allant jusqu’à 30 ans », dit Sjöling.

Le document est publié en même temps dans Nature Genetics par un grand nombre des mêmes auteurs. Dans ce document, les investigateurs ont développé des données de séquence du génome entier de 362 souches ETEC de plus de 30 ans, dans 20 pays. « Cette recherche renforce notre conviction qu’il est possible de cibler un large éventail de groupes ETEC avec un vaccin », dit Gordon Dougan du Sanger Institute, co-auteur de deux documents.

« Nous croyons que le vaccin mis au point à l’université de Göteborg sera protecteur et utile à l’échelle mondiale car ce vaccin est basé sur des types de toxines et des facteurs de colonisation que nous avons retrouvé pour être les plus présents dans le monde entier », explique Sjöling.

Alors qu’on croyait que les ETEC variaient considérablement d’un endroit à l’autre, les investigateurs de Nature Genetics ont suivi la plupart des 21 lignées à une bactérie individuelle qui a acquis l’information génétique nécessaire pour infecter l’homme, entre 51 et 174 ans auparavant, puis se propager. Cela suggère, à son tour, que la bactérie est stable, et qu’il est improbable que le vaccin devienne résistant, et qu’il sera efficace dans le monde entier chez les enfants et les adultes, dit Sjöling.

NB : Photo issue de ce site.

Rappel de fromages de chèvre au lait cru AOP pour cause de présence de Escherichia coli O26

21
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Non classé, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Auchan rapporte sur son site rappel qualité, un communiqué du 20 novembre 2014 de la société Eurial, 24, rue de la Rainière, CS 42738, 44327 NANTES Cedex 3

La Société EURIAL procède au retrait de la vente du produit suivant :
  • Nom : Fromage de chèvre au lait cru AOP
  • Marque commerciale : Pouligny Saint Pierre fabriqué et affiné par Eurial Tournon Saint Martin (36220)
  • Type de conditionnement : 150g et 250g
  • N° de lot : Y14286
  • DLC/DLUO : 12/12/14
  • Numéro d’identification vétérinaire :
  • Période de commercialisation : à partir du 06/11/14.
En effet, un contrôle a mis en évidence, dans ces produits, la présence de Escherichia coli O26.
Il est donc demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés.
Les Escherichia coli O26 peuvent entraîner dans la semaine qui suit la consommation, des gastro-entérites éventuellement hémorragiques, accompagnées ou non de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères chez les jeunes enfants Les personnes qui auraient consommé les produits mentionnés ci-dessus et qui présenteraient ce type de symptômes sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant en lui signalant cette consommation et la nature du germe contaminant.

NB : C’est, je crois, le quatrième rappel de fromages causé par la présence de E. coli O26 en France depuis le début de l’année … mais peut-être qu’un lecteur a des informations plus complètes. On lira aussi Emergence d’un clone virulent de E. coli O26 en Europe.

Pas encore de nouvelles de nos autorités tant des ministères de l’agriculture que de la santé, comme d’hab ?