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Articles de la catégorie 'Contamination croisée'

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Un ‘cocktail’ de phages détruirait E. coli dans la viande hachée et les épinards

15
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

phage_1170-770x460« Un 'cocktail' de phages enlève 99% des E. coli dans de la viande hachée et des épinards », source Purdue University.

Un traitement des produits alimentaires par certains bactériophages – des virus qui ciblent et tuent les bactéries – pourrait réduire de manière significative les concentrations de E. coli, selon une étude de la Purdue University.

Une injection de bactériophages ou « phages » a presque éradiqué une souche de E. coli producteurs de toxines dans des épinards et de la viande hachée de bœuf contaminés, dans certains cas diminuant la concentrations de E. coli d’environ 99%.

L'étude suggère que le traitement par des bactériophages pourrait être un outil efficace pour aider à assurer la sécurité des produits alimentaires, a déclaré Paul Ebner, professeur agrégé de sciences animales.

« Le traitement par des phages est un moyen d'exploiter les propriétés antibactériennes naturelles des phages afin de limiter E. coli et d'autres pathogènes importants d'origine alimentaire », a déclaré Ebner. « L'application de ce type de thérapie à des aliments contaminés va les rendre plus sûrs. »

Ebner et deux étudiants de Purdue, Yingying Hong et Yanying Pan ont infectés des feuilles d'épinards frais et de la viande hachée de bœuf avec environ 106 cellules de E. coli, une quantité beaucoup plus grande que ce que l'on voit habituellement dans les produits alimentaires contaminés, a dit Ebner. Les chercheurs ont ensuite traité les aliments par un « cocktail de phages », un liquide contenant trois types de phages sélectionnés pour leur capacité à tuer rapidement et efficacement E. coli. Utiliser une variété de phages permet également d'éviter aux bactéries de développer une résistance.

Après 24 heures, le traitement a réduit les concentrations de E. coli dans les épinards stockées à température ambiante de plus de 99,9%. E. coli a chuté respectivement, de plus de 99,8% et autour de 99,8% sur des épinards après 48 et 72 heures.

Dans la viande hachée de bœuf stockée à température ambiante, les phages ont débarrassé environ 99% de E. coli dans les 24 heures. Le nombre de E. coli dans la viande hachée de bœuf réfrigérée et insuffisamment cuite a diminué respectivement, d'environ 68% et 73%.

« Les bactéries ont des virus, tout comme nous », a déclaré Ebner. « Nous prenons ce qui existe déjà dans la nature et nous reproduisons ce qui a un impact sur ces bactéries. »

Commentaires. Cela semble bien moins « marcher » à température réfrigérée qu’à température ambiante. Il ne reste plus qu’à trouver des bactériophages psychrotrophes …

NB : L’article a été publié dans la revue Journal of Animal Science de février 2014.

Australie : Une poussée de cas d’intoxication alimentaire liée à une émission de cuisine à la télévision

14
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Une poussée de cas d'intoxication alimentaire liée à une émission de cuisine à la télévision », source Herald Sun d’Australie.

Un pic de cas d'intoxication alimentaire a touché des Australiens du Sud qui ne faisaient pas cuire suffisamment leur œufs à la maison.

Les nouveaux cas ont suscité des recommandations des autorités sanitaires qui ont dit qu’il fallait se méfier des techniques utilisées dans les émissions de cuisine à la télévision.

con062025_123473329Les chiffres de South Australia Health révèlent que 353 cas de salmonellose potentiellement mortelle ont été signalés dans l'Etat jusqu'à présent cette année. C'est à peu près un tiers de plus que le nombre de cas, 267, rapporté à la même période l'an dernier.

Environ 15 pour cent des cas de cette année ont été hospitalisés.

La directrice pour la sécurité des aliments et la nutrition à la South Australia Health la Dr Fay Jenkins a déclaré que si du poulet et d'autres viandes crus peuvent conduire à une intoxication due aux salmonelles, les œufs pas assez cuits sont soupçonnés d'être responsables de l'augmentation récente.

La Dr Jenkins a mis en garde contre le recours à des techniques telles que la méthode 60/60 de cuisson des œufs à une température inférieure à 60°C pendant un temps de plus de 60 minutes, une méthode décrite dans une émission de cuisine à la télévision, My Kitchen Rules.

« Ces techniques sont exactes mais elles utilisent un équipement très spécifique et les personnes de l’émission de télévision ont généralement les compétences et les connaissances nécessaires pour l’utiliser », dit-elle.

« Généralement, plus la température est élevée, plus le temps de cuisson est court. »

« Lorsque vous devez obtenir la température à un certain point et les œufs doivent cuire plus longtemps, il pourrait y avoir des problèmes si vous ne l'obtenez pas tout à fait exactement. »

Lire la suite ici.

NB : Pour faire cuire (ou bouillir) un œuf, voir ce lien à qui j’ai emprunté la photo.

Le foyer d’infection d’hépatite A en Europe s’étend bien au-delà de l’Italie

14
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus.

HepatitisAMain« Le foyer d’infection d’hépatite A en Europe s’étend bien au-delà de l'Italie », source Food Safety News du 14 avril 2014.

On a d'abord pensé qu’un foyer d’infections d'hépatite A d'au moins 240 cas serait limiter à l'Italie mais il y a désormais une plus grande présence en Europe.

Il y a eu 240 cas de personnes qui n'ont pas visité l'Italie et qui sont associés au foyer d’infection en France, Allemagne, Irlande, Norvège, Pays-Bas, Suède et Royaume-Uni. Dans l'ensemble, il y a eu 1 315 cas d'hépatite A depuis le 1er janvier 2013 dans 11 pays de l'Union européenne.

On a initialement pensé que la source probable du foyer d’infection d’hépatite A était due à des petits fruits surgelés, selon l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Plus récemment, cependant, l'attention s'est portée sur une contamination croisée potentielle dans des équipements de production alimentaire ou même la possibilité que la souche soit désormais répandue alors qu’elle n’avait pas été précédemment détectée.

L’EFSA mène l'investigation de traçabilité en coopération avec les pays de l'Union européenne, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, la Commission européenne et l'Institut fédéral pour l'évaluation des risques (BfR).

Tous les 1 315 cas d'hépatite A pourraient faire partie de l'épidémie. Les 240 cas confirmés partagent la même séquence de jonction du génome de la souche virale.

Le pathogène a besoin d’une longue période d'incubation, temps entre l'exposition et l'apparition de la maladie, et l'EFSA dit que quelque qu’il soit le véhicule alimentaire impliqué, il a une longue durée de vie et une chaîne de transformation et de distribution complexe. Cette combinaison rend probable que d'autres cas seront signalés et que le nombre de pays ayant des cas peut également se développer.

L'enquête utilise le système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) de l’UE. Le risque pour la santé humaine et l'étendue géographique de la transmission en cours sont tous deux perçus comme en augmentation.

Le traitement thermique de petits fruits congelés et la vaccination contre le virus de l’hépatite A pour ceux qui travaillent au contact sont parmi les recommandations que les responsables de la santé de l'UE sont en train de faire en ce moment.

« Une approche du séquençage du génome entier doit être considérée pour examiner les isolats viraux provenant de différents points dans le temps lors du foyer d’infection d’hépatite A afin de confirmer l'hypothèse d'un seul foyer », rapporte l'EFSA.

On s'attend bientôt à ce qu’une nouvelle évaluation des risques arrive.

NB : Voir aussi Mise à jour des informations sur les cas d’hépatite A dans l’UE.

Il y a 50 ans une épidémie de fièvre typhoïde survenait en Ecosse, les leçons servent toujours …

13
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

La BBC revient sur cet épisode, « Sheena Blackhall était une collégienne de 16 ans quand Aberdeen a été mise à genoux par la plus grande épidémie de typhoïde de l’histoire britannique récente, il y a 50 ans. »

typhoid.canned.beef_-300x199Plus de 500 personnes de tous âges ont dû être mis en quarantaine à l'hôpital.

L'infection a finalement été tracée à une seule boîte de corned-beef argentin vendue dans un supermarché. C’est arrivé pendant l'été 1964, et a conduit à des spéculations à travers le pays sur les nombreux décès. En réalité, et c’est assez remarquable, l'épidémie a été contenue, sans un seul décès qui lui soit imputée.

La plupart des patients ont passé plusieurs semaines à l'hôpital jusqu'à ce qu'ils aient été autorisés à regagner leur domicile.

Madame Blackhall déclaré à la BBC Ecosse : « Le médecin généraliste que nous avions avait été fait un prisonnier par les Japonais dans un camp pendant la guerre, il a tout de suite vu que j'avais la fièvre typhoïde et il a téléphoné pour une ambulance car j'avais une température très élevée et j'étais en délire. »

« Je ne me souviens de rien à ce sujet, mais apparemment quand ils m'ont emmené dans les escaliers, j'ai dit ‘ne m ‘incinérez pas !’ Je veux être enterrée, ce qui a bouleversé tout le monde. »

Une enquête plus tard sur l'épidémie a retrouvé qu’une grosse boîte de corned-beef argentin avait été vendu en tranches au comptoir de la charcuterie du supermarché William Low (Les supermarchés Low sont aujourd’hui la propriété de Tesco –aa).

La boîte a été refroidie en Argentine avec de l'eau non traitée d'une rivière. Le micro-organisme responsable de la typhoïde a été supposé avoir envahi la viande au travers un petit trou dans le serti de la boîte. Il a ensuite été transmis à toute personne qui a acheté du corned-beef ou d'autres produits qui avaient été en contact avec la trancheuse à viande du supermarché.

L'attention des médias a contribué à souligner l'importance de la propreté et de l'hygiène. Les leçons hygiène de l'épidémie de typhoïde d’Aberdeen sont toujours d'actualité.

Le Professeur Hugh Pennigton, bactériologiste de renom, a déclaré que cela a été une « énorme » épidémie.

Selon Wikipédia, « Une épidémie de fièvre typhoïde, qui a touché quatre-cents personnes en 1964 en Ecosse a été attribuée, à un défaut de scellement de boites de corned-beef stérilisées, produites en Amérique du Sud. L’eau qui avait servi au refroidissement des récipients n’était pas chlorée et le vide créé lors du refroidissement a aspiré des bacilles d’Eberth (Salmonella Typhi –aa) présents dans cette eau (1).

La capacité de Salmonella spp. à produire des biofilms dépend de la température et des matériaux de surface

12
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

Résumé.

Salmonella, l’un des pathogènes les plus importants transmis par les aliments, en particulier à partir de volaille, a la capacité de former des biofilms sur les surfaces. Son adhésion peut être influencée par les propriétés physico-chimiques des surfaces, mais Salmonella utilise des fimbriae et produit de la cellulose comme principale composante de la matrice des biofilms. La synthèse est co-régulée par un régulateur de réponse appelé LuxR et respectivement par les gènes agfD (fimbriae agrégatif ou curli) et adrA. Ainsi, cette étude a porté sur la production de biofilm par Salmonella spp. isolés de volaille crue (filets) achetée à Botucatu, Sao Paulo, Brésil sur du verre, du chlorure de vinyle et de l'acier inoxydable à différentes températures (16, 20, 28 et 35°C). Nous avons analysé la fréquence des gènes agfD et adrA et le morphotype rdar (caractérisé par l'aspect des colonies « red dry and rough » -aa) à 28°C et 35° C sur les souches isolées. Nous avons retrouvé Salmonella dans 112 des 240 échantillons de volaille (46,7%) et 62 souches précédemment isolées du même type d’aliment ont été inclus dans l'étude sur le développement de biofilm, l'expression des gènes et le morphotype rdar. Toutes les souches étaient positives pour les deux gènes et 98,3 % étaient en mesure de produire un biofilm à au moins une température. Les taux de morphotype rdar à 28°C et à 35°C étaient respectivement, de 55,2% (96 souches) et 2,3 % (4 souches). Le verre a été le meilleur matériau pour éviter la production de biofilm, alors que Salmonella a été cultivé même à 16°C sur de l'acier inoxydable. Ces résultats soulignent la nécessité de procédés de désinfection plus efficaces dans les abattoirs afin d'éviter la permanence de ces bactéries dans les aliments et d’éventuelles maladies d'origine alimentaire chez l’homme.

Référence. De OliveiraDébora Cristina Vidal, Fernandes JúniorAry, KanenoRamon, SilvaMárcia Guimarães, Araújo JúniorJoão Pessoa, SilvaNathalia Cristina Cirone, and RallVera Lúcia Mores. Ability of Salmonella spp. to Produce Biofilm Is Dependent on Temperature and Surface Material. Foodborne Pathogens and Disease. April 10, 2014. L’article est disponible intégralement et gratuitement.

biofilm_salm_surfaces