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Articles de la catégorie 'Contamination croisée'

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Le lavage des mains est simple, mais l’affichage et l’information, pas toujours …

29
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lavage des mains, Santé, Sécurité des aliments.

Résumé.

Le lavage des mains est important dans la prévention du transfert de contamination microbienne. Le Food Code de la FDA exige que soit visible à proximité des lavabos une information ou un affichage pour le lavage des mains des employés.

Cette recherche a collecté et revu les informations existantes sur le lavage des mains et les a soumis à une analyse quantitative.

soap_w2Une recherche sur Internet a produit une base de données sur les informations concernant le lavage des mains. Le temps de savonnage, le temps de rinçage, le temps global de lavage, la température de l’eau, l’utilisation de l’eau, la méthode de séchage, la technique et le nombre total d’étapes ont été enregistrés.

Quatre-vingt-une informations sur le seul lavage des mains ont été identifiées. Chaque information avait entre une et treize étapes. Trente-sept informations ont indiqué un temps spécifique pour le savonnage, avec un temps moyen d’environ 18 secondes. Aucune information n’a suggéré plus de 20 secondes et moins de 10 secondes de savonnage. Vingt-quatre affichages recommandaient l’utilisation de l’eau chaude. Deux affichages recommandaient de l’eau à la température de 37,8°C et un affichage a recommandé de l’eau chaude. Soixante-deux informations ont formulé une recommandation sur le séchage des mains et cinquante-trois ont suggéré d’utiliser un essuie-mains en papier.

Notre analyse révèle que les instructions sur l’information concernant le lavage des mains peuvent varier assez largement. Le manque de lignes directrices cohérentes sur le lavage des mains peut contribuer en partie à un manque de cohérence et de conformité au lavage des mains. Notre étude constitue une base pour de futures recherches sur l’information relative au lavage des mains.

Dane A. Jensen, Donald W. Schaffner. Quantitative Analysis of Recommendations Made in Handwashing Signs. Food Protection Trends, vol. 35, no. 4, pp. 270-279, July 2015. Une légère variante de ce résumé est proposée par l’IAFP ici.

NB : Article original qui a le mérite de pointer du doigt un sujet peu abordé dans l’océan des articles sur le lavage des mains. Bibliographie très complète. Le rôle d’un affichage est utile mais il reste encore à faire pour rendre celui-ci compréhensible en entreprise alimentaire.

Ronde des rappels, semaine 26 de 2015

26
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2015.0830, Salmonella enteritidis (présence dans 25g) des préparations surgelées de viande de poulet de France. Alerte notifiée par la France. Distribution en Belgique.
  • Référence RASFF 2015.0829, acide okadaïque (204 µg/kg), toxine Diarrhoeic Shellfish Poisoning (DSP), dans des moules d’Espagne. Notification par la France. Produit présumé ne plus être sur le marché.
  • Référence RASFF 2015.0823, substance non autorisée, clenbutérol (4,2 µg/kg) dans de la viande de cheval de Belgique. Notification par la France. Produit présumé ne plus être sur le marché.
  • Référence RASFF 2015.0820, aflatoxines (B1 = 48,6 ; Totales = 73,0 µg/kg) dans de la pâte de noyaux d’abricots bio de Serbie, avec des matières premières de Turquie, via le Royaume-Uni. Distribution Suisse, Autriche, Allemagne, France.
  • Référence RASFF 2015.0809, propanol (95,59 mg/l) dans des spiritueux de France. Information notifiée par la République Tchèque. Pas de distribution en République Tchèque.
  • Référence RASFF 2015.0808, Salmonella infantis (présence dans 25g) dans des protéines animales transformées de France. Information notifiée par la Belgique. Pas de distribution en Belgique.
  • Référence RASFF 2015.0806, éthéphon (4,6 mg/kg) dans des ananas du Benin via la France. Alerte notifiée par la Belgique. Pas de distribution en Belgique.

Information collectée pour la semaine 26 de 2015 à la date du 28 juin 2015.

ooOOoo

1. Avis de rappel d’aliments par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). Rappel de fromage Munster Géromé de marque La Cigogne en raison de la présence d’une toxine produite par la bactérie Staphylococcus

  • La Cigogne, Petit Munster Géromé, 200 g, Tous les dates « meilleur avant » jusqu’au 2015 au 06 inclusivement.
  • La Cigogne, Munster Géromé, 800 g, Tous les dates « meilleur avant » jusqu’au 2015 au 06 inclusivement.

Rappel en Suisse le 24 juin 2015. Sécurité alimentaire : mise en garde publique – Des salmonelles dans du jambon de Bayonne Aoste vendu chez Migros Vaud, Aligro et LeShop.

Des barquettes de jambon de Bayonne Aoste contiennent des salmonelles. Un danger pour la santé ne peut être exclu. L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) recommande à la population de ne pas consommer ce jambon. La marchandise a été immédiatement retirée du marché.

2. Communiqué de rappel sur le site d’Intermarché du 26 juin 2015, « La société Agour Distribution procède aujourd’hui au retrait de la tommette de brebis de marque Agour suite à la mise en évidence de la présence de Listeria monocytogenes. Le produit a été vendu au rayon fromages à la coupe entre le 26 mai 2015 et le 25 juin 2015. Il concerne uniquement le n° de lot 5PA110, DLUO au 30 juillet 2015.

3. Communiqué paru sur le site d’Auchan le 26 juin 2015. « La société RIEFFEL procède aujourd’hui au retrait de la vente et au rappel de choucroute cuite suite à la mise en évidence de la présence des allergènes lactose, gluten, céleri. Il s’agit du produit portant les caractéristiques suivantes :

  • Nature du produit : Choucroute Cuite traditionnelle
  • Marque : RIEFFEL
  • Conditionnement : Vendu en vente assistée en stand Charcuterie.
  • Période de vente : achat client entre 19/01/2015 et 26/06/15

L’ensemble des lots concernés sont à retirer de la commercialisation. »

4. RASFF. A mi-2015, il y a eu dans l’UE, 383 notifications au RASFF pour la présence de micro-organismes pathogènes sur un total de 1498 notifications.

Voici ci-après le tableau de notifications au RASFF pour la présence de micro-organismes pathogènes selon le pays d’origine des produits. Le premier chiffre correspond à celui des notifications dans leur ensemble et le second chiffre aux notifications d’alerte. A noter que le chiffre élevé de l’Inde est lié principalement au rejet aux frontières de l’UE de feuilles de bétel :

  • Allemagne : 18, 9
  • Belgique : 19, 14
  • Brésil : 42, 2
  • Chine : 5, 2
  • Espagne : 22, 13
  • Etats-Unis : 2, 0
  • France : 46, 34
  • Inde : 67, 1
  • Italie : 18, 6
  • Pays-Bas : 16, 10
  • Royaume-Uni : 4, 3
  • Turquie : 3, 0

NB : c’est sans commentaire !

5. Carrefour rappelle le 28 juin 2015 le « produit CARREFOUR Haricots Verts Extra-Fins Cueillis et Rangés Main. »

  • Produit rappelé par : Société ACQUATERRA
  • Secteur : Produits alimentaires – Boissons
  • Marque : CARREFOUR
  • Produit : Haricots Verts Extra-Fins Cueillis et Rangés Main
  • Modèle : Bocal 720ml
  • Référence : Code-barres: 3270190153917
  • N° lot: 1300/01106 DLUO: 16-07-2016
  • Motif du rappel : Présence éventuelle de morceaux de verre
  • Modalités du rappel : Rapporter le produit à l’accueil de son magasin pour un remboursement
  • Informations supplémentaires : Importé de République Populaire de Chine par EMB 75115 AB.

Information parue sur le site Internet Rappels Produits. Pour l’instant, pas de nouvelle sur le site Internet de Carrefour.

Les bains de boue au cours du Mud Day de Levens n’ont pas que des bienfaits, plus de 1000 personnes se sont signalés avec des troubles digestifs

26
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

L’ARS PACA communique le 23 juin 2015 sur des « Cas groupés de troubles digestifs chez des participants au Mud Day à Levens (Alpes-Maritimes) ».

Sur la même page, se trouve un communiqué du 23 juin 2015, à télécharger, relatant cet incident mais avec seulement « 580 personnes, parmi les 8400 participants, se sont signalées à l’ARS Paca avec des symptômes de gastro-entérites, principalement des diarrhées, des vomissements, des douleurs abdominales et pour certains de la fièvre. »

TMSplashLe blog a décidé de retenir le premier communiqué de l’ARS PACA.

L’Agence régionale de santé Paca confirme la présence de cas groupés de personnes présentant des troubles digestifs (diarrhée, vomissements) associés à de la fièvre parmi les participants au Mud Day organisé à Levens dans le département des Alpes-Maritimes, le samedi 20 juin 2015.

A ce jour, plus de 1000 personnes, parmi les 8400 participants, se sont signalées à l’ARS Paca avec des symptômes de gastro-entérites, principalement des diarrhées, des vomissements, des douleurs abdominales et pour certains de la fièvre. Ces symptômes n’ont persisté que quelques heures et ont été suivis d’une fatigue intense.

Un seul patient a été hospitalisé, son état de santé présente aucune inquiétude.

Les patients qui se sont présentés à un service d’urgence ont, pour la plupart, bénéficié d’une analyse des selles afin de rechercher le germe en cause.

Actuellement, une enquête épidémiologique et environnementale est en cours.

Des mesures d’hygiène pour limiter la transmission

L’ARS Paca préconise des mesures d’hygiène visant à limiter la transmission potentielle des germes à l’entourage, notamment en demandant aux malades :

  • un lavage systématique des mains à l’eau et au savon ;
  • un séchage avec serviette papier jetable et éventuellement une friction des mains avec une solution hydro-alcoolique ;
  • éviter les contacts rapprochés avec l’entourage notamment les enfants et les personnes fragiles jusqu’à la fin des symptômes.

Enfin, il est recommandé de réaliser un nettoyage immédiat en cas de vomissements avec les produits de nettoyage habituel, puis de se laver les mains soigneusement.

Quel est le germe en cause ?

A l’heure actuelle, il est inconnu. Les analyses sont en cours. il s’agit probablement d’un virus ou d’une bactérie.

Le blog penche plus pour une bactérie compte des épisodes antérieurs rapportés dans la littérature généralement nord-américaine, et parmi les possibles candidats, E. coli et Campylobacter.

A suivre …

Mise à jour du 27 juin 2015. Un communiqué du 26 juin de l’ARS PACA « informe que les troubles digestifs survenus chez des participants au Mud Day de Levens le 20 juin 2015, sont liés à une infection à « Norovirus ». Ce virus, détecté dans les prélèvements effectués sur les personnes malades, est connu pour être la principale cause de gastro-entérite aigüe chez l’adulte.

Du fait de la grande résistance de ce virus dans l’environnement et de sa forte contagiosité, il est également connu pour provoquer des épidémies de grandes ampleurs. L’agence régionale de santé Paca précise que des analyses environnementales sont en cours. »

Bon, cela semble raté pour les pronostics …

Mise à jour du 28 juin 2015. A noter que le site internet du Mud Day diffuse toujours le 238 juin 2015 le communiqué de l’ARS PACA du 23 juin faisant état de 580 personnes touchées, étonnant, non ?

Surveillance des événements liés aux maladies d’origine alimentaire et hydrique en Europe de 2008 à 2013

25
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

Résumé.

Au cours des années 2008-2013, 215 alertes d’éclosions, également connues comme « demandes urgentes » (DU), pour des maladies d’origine alimentaire et hydrique ont été lancées en Europe, la majorité d’entre elles (135 ; 63%) étant liées à la salmonellose. Pour 110 (51%) DU, le véhicule potentiel de l’infection de l’aliment a été identifié, des légumes étant la catégorie la plus signalée (34 ; 31%). Un total de 28% (n = 60) des foyers déclarés avait une dimension internationale, impliquant au moins deux pays (moyenne : 4 ; écart type : 2 ; extrêmes : 2-14). Les pays participants ont affiché 2 343 messages (messages et les réponses initiales, à l’exception des mises à jour), avec une moyenne de 11 messages d’enquête urgente (extrêmes : 1-28). Parmi les 60 DU dans plusieurs pays, 50 ont mis en cause entre deux et quatre pays. Les DU ont permis la détection précoce d’éclosions multinationales, ont facilité l’identification des véhicules et, par conséquent, ont contribué à la mise en œuvre rapide de mesures de maîtrise. L’introduction d’une plate-forme de système d’information épidémique du renseignement en 2010 a renforcé le rôle du réseau Food- and Waterborne Diseases (FWD) and Zoonoses pour faciliter l’échange rapide d’informations entre les autorités de santé publique des pays participants.

Conclusion.

Les DU se sont avérées réussir à faciliter la détection de foyers de cas d’infections dans plusieurs pays liés aux aliments et à l’eau et sont devenues un élément clé de la surveillance des évènements liés aux éclosions dans l’UE/EEE.

L’introduction de la plate-forme EPIS-FWD (Epidemic Intelligence Information System for FWD ou EPIS-FWD) en 2010 a renforcé le rôle du réseau FWD afin de faciliter l’échange rapide d’informations entre les pays. Combinée avec les données recueillies par l’EFSA sur les éclosions, l’interface utilisateur donne un bon aperçu des caractéristiques des foyers de cas d’infections multinationales liés aux aliments et à l’eau signalés au niveau l’UE/EEE.

Notre analyse montre la nécessité de renforcer la coordination entre les évaluateurs des risques et les gestionnaires du risque au niveau l’UE/EEE, en particulier lorsque la déclaration des événements à EPIS-FWD, au Early Warning and Response System (EWRS) et au RASFF. Cela pourrait être soutenue par le développement de lignes directrices intersectorielles pour la déclaration d’éclosions.

Comme il n’a pas été possible de définir des critères qui identifient les événements signalés comme DU et qui deviendraient des éclosions multinationales, des lignes directrices pour les messages d’une DU devrait pas être restrictive et les pays participants devraient être encouragés à poster une DU dès qu’ils détectent tout événement inhabituel lié aux aliments et à l’eau.

Des études complémentaires doivent être menées afin d’évaluer la capacité d’une DU afin de détecter des éclosions dans plusieurs états et d’évaluer l’impact de la DU sur la répartition géographique des éclosions et la résolution des sources des éclosions.

RéférenceGossner CM, de Jong B, Hoebe CJ, Coulombier D, European Food and Waterborne Diseases Study Group. Event-based surveillance of food- and waterborne diseases in Europe: ‘urgent inquiries’ (outbreak alerts) during 2008 to 2013. Euro Surveill. 2015;20(25):pii=21166.

NB : L’amélioration sensible de la communication des pays de l’UE au sujet des alertes notifiées au RASFF serait un plus. Il serait bien aussi d’informer les consommateurs, un peu de transparence n’a jamais de mal !

Chlorate dans l’alimentation et risques pour la santé publique

25
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Gemuese_005.tifL‘EFSA communique le 24 juin 2015 au sujet du « Chlorate dans l’alimentation: les risques pour la santé publique ».

L’exposition à long terme au chlorate dans les aliments, surtout dans l’eau potable, constitue un problème potentiel de santé pour les enfants, en particulier pour les enfants qui présentent une carence légère ou modérée en iode. Cependant, même en considérant les niveaux les plus élevés estimés, il est improbable que l’apport total d’une seule journée dépasse le niveau recommandé pour les consommateurs de tous les groupes d’âge.

Telles sont les principales conclusions de l’avis scientifique de l’EFSA sur les risques chroniques et aigus pour la santé publique liés à une exposition alimentaire au chlorate (y compris dans l’eau potable).

unnamedLe chlorate peut être présent dans la nourriture suite à l’utilisation d’eau chlorée pour la transformation des aliments ou pour la désinfection des équipements de traitement des aliments. Les catégories d’aliments les plus touchées sont les fruits et légumes. Les variétés surgelées présentent souvent les niveaux de chlorate les plus élevés au sein de chaque catégorie d’aliments. Ces taux dépendent probablement de la quantité de chlorate dans l’eau chlorée utilisée pour le traitement des aliments. L’eau de boisson reste cependant la principale source de chlorate dans le régime alimentaire, pouvant contribuer jusqu’à 60% de l’exposition chronique au chlorate pour les nourrissons.

NB : L’avis intégral de l’EFSA est ici.