Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Articles de la catégorie 'Contamination croisée'

Aucune catégorie

Le jus de citron et les norovirus humains

26
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

« Le jus de citron et les norovirus humains », source communiqué du German Cancer Research Center (Deutsches Krebsforschungszentrum, DKFZ) du 25 août 2015.

L’acide citrique peut prévenir les norovirus hautement contagieux d’infecter l’homme, selon des scientifiques du German Cancer Research Center. Par conséquent, le jus de citron pourrait être potentiellement un désinfectant sûr et pratique contre le pathogène le plus fréquent des infections gastro-intestinales graves.

imagesLes norovirus sont la principale cause d’épidémies de gastro-entérite dans les milieux communautaires tels que les hôpitaux, les navires de croisière et les écoles. Le virus est extrêmement contagieux et se transmet principalement par « voie fécale-orale », à savoir, par l’intermédiaire des mains contaminées ou des aliments contaminés. Les symptômes comprennent l’apparition violente et soudaine de diarrhée, vomissements et nausées.

« Il est donc important de fournir un désinfectant sûr et sans danger contre les norovirus humains », explique Grant Hansman, chef du groupe de recherche junior du CHS au German Cancer Research Centre sur norovirus et à l’Université de Heidelberg. Le groupe est financé par la Fondation CHS. Quelques observations plus anciennes ont constaté que des extraits de fruits, comme le jus d’orange ou de grenade, pouvaient réduire l’infectiosité de substituts de norovirus.

Cette étude était la continuation d’un projet antérieur mené au National Institutes of Health des États-Unis, où ils ont découvert que le citrate d’une société commerciale pouvait se lier aux protéines de la capside de norovirus. « Cependant, ce ne fut que par hasard que cette découverte a été faite, comme beaucoup dans la recherche scientifique, mais elle se révèle être très intéressante », explique le Dr Hansman.

Les norovirus humains ne se cultivent pas en culture cellulaire, de sorte qu’ils sont testés sur les effets de l’augmentation de concentrations en tampon citrique sur les pseudo-particules virales de norovirus, qui ont les mêmes caractéristiques de surface que les véritables virus. Le Dr Hansman et son équipe montrent que les particules de virus changent de forme après la liaison au citrate. La structure cristalline aux rayons X a révélé que le citrate, du jus de citron ou d’un désinfectant à base de citrate, interagit précisément avec la poche de liaison sur la particule qui est impliquée dans la fixation aux ligands hôtes, les antigènes d’histo-compatibilité.

Ces nouveaux résultats pourraient expliquer pourquoi le citrate réduit l’infectiosité de norovirus. « Peut-être que quelques gouttes de jus de citron sur des aliments ou des surfaces contaminées peuvent empêcher la transmission de ces virus », spécule Hansman. Avec son équipe, il envisage maintenant d’étudier si l’acide citrique pourrait réduire les symptômes chez les personnes déjà infectées par norovirus.

Référence. Anna D. Koromyslova, Peter White, and Grant S. Hansman: Citrate alters norovirus particle morphology. Virology Volume 485, November 2015, Pages 199-204.

Des peines de prison pour des responsables d’une entreprise alimentaire après une éclosion à Salmonella liée aux œufs continuent de susciter un débat aux Etats-Unis

26
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« L’éditorial du Des Moines Register, Les DeCoster doivent rester derrière les barreaux. Je ne peux pas mieux le dire, dit Bill Marler », source un article Bill Marler sur le Marlerblog du 24 août 2015.

Il y a quatre mois, le producteur d’œufs d’Austin dans l’Iowa, « Jack » DeCoster et son fils, Peter, ont été condamnés chacun à 90 jours de prison pour leur rôle dans la plus grande éclosion à Salmonella liée aux œufs du pays.

Maintenant, voici que la Chambre de commerce des États-Unis, la National Association of Manufacturers et d’autres grandes organisations d’entreprises se battent pour faire sortir les DeCoster de prison.

gpndc5-5wazonvn82a18ke3s43toriginal.jpg20100922Ils ont déposé des mémoires auprès de la Cour d’appel des États-Unis pour le huitième circuit pour être aux côtés des DeCoster en faisant valoir que si des amendes et de la probation étaient acceptables dans de tels cas, il était inconstitutionnel de mettre des dirigeants d’entreprise derrière les barreaux pour des actions criminelles de leurs subalternes.

C’est un cas intéressant avec de grandes implications juridiques et éthiques. Après tout, de simples amendes n’ont généralement pas un effet très dissuasif pour les dirigeants qui reçoivent un salaire de plusieurs millions de dollars. Mais un passage de 90 jours en prison, comme les Decoster le disent eux-mêmes dans leurs documents à la cour, cela porte en lui « une perte personnelle et une stigmatisation» pour devenir un détenu.

Dans ce cas, une peine de prison semble certainement justifiée. L’éclosion à Salmonella par Quality Egg en 2010 a rendu malades au moins 56 000 personnes et a déclenché un rappel de record de plus d’un demi-milliard d’œufs.

Quant à savoir si les DeCoster étaient eux-mêmes à blâmer pour cette éclosion, le juge de la Cour du district des Etats-Unis, Mark Bennett, a trouvé que les deux hommes avaient créé une « culture de non-conformités rampantes de la sécurité sanitaire » et un « environnement de travail où les employés non seulement se sentaient à l’aise de pas tenir compte de la règlementation, soudoyant des agents de l’USDA et qui a pu exercer une pression pour le faire. »

Selon les autorités fédérales, Quality Egg, de façon régulière, pendant au moins trois ans, a fourni de faux documents aux auditeurs qui ont inspecté l’usine et ont examiné les dossiers de l’entreprise pour assurer la sécurité sanitaire des œufs. À au moins deux reprises, les responsables de Qualité Egg ont soudoyé un inspecteur de l’USDA afin de négliger des non-conformités à la réglementation contre l’échange d’argent. Pendant au moins huit ans, l’entreprise a expédié régulièrement des œufs qui ont été étiquetés avec des dates de production et de dates limites falsifiées afin de dissimuler le fait que les œufs étaient vieux.

Étaient-ce Jack et Peter DeCoster – dont les entreprises avaient par le passé enfreint la réglementation non seulement vis-à-vis de Salmonella mais sur le salaire minimum, la pollution, la sécurité au travail, la cruauté envers les animaux, le travail réalisé par des enfants et l’embauche d’immigrants sans papiers – dirigeants consciencieux d’entreprises à plusieurs reprises victimisés par des voyous, des employés du bas de l’échelle ?

À peine. Les DeCoster ont soit facilité ou étaient aveuglement volontaires des crimes qui ont eu lieu sous leur autorité. Comme « mandataires sociaux », les deux ont volontairement plaidé coupable de l’infraction d’introduction œufs contaminés dans la chaîne alimentaire du pays.

Maintenant, c’est la National Association of Manufacturers (NAM), qui a dit à la cour d’appel, qu’il y a « un intérêt substantiel à faire en sorte que les dirigeants d’entreprises qui sont membres du NAM ne soient pas soumis à des peines de prison », a fait valoir que les Decoster ne devraient pas aller en prison, même pendant une seul jour.

« Si les dirigeants peuvent être emprisonnés pour non-conformités criminelles aux lois de responsabilité stricte en vertu de la position qu’ils occupent au sein de la société, l’économie des États-Unis en subirait les conséquences », a dit l’association dans son dépôt au tribunal. « les décisions sur les dirigeants d’entreprises seraient motivées moins par des principes de bonnes affaires et plus par la crainte de possibles futures peines de prison. »

C’est du pur baratin.

Les décisions conduites par « les principes des bonnes affaires » ne se prêtent pas à des poursuites pénales. D’autre part, les dirigeants qui facilitent et profitent des crimes commis par leurs hommes de main ne devraient pas être exemptés de la pleine mesure de la loi.

Des dizaines de milliers de personnes ont été rendues malades par le résultat direct de la manière dont les DeCoster géraient – ou, plutôt, mal géraient – Qualité Egg et ses employés. Pour cela, les DeCoster devraient être tenus pour responsables. Une peine de prison est donc tout à fait appropriée.

Rappel d’huîtres en Colombie Britannique pour cause de V. parahaemolyticus et réponse très rapide des ostréiculteurs concernés

25
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

L’agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) communique le 18 août 2015 : « Les huîtres récoltées dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique le 18 août 2015 ou avant cette date pourraient être impropres à la consommation crue en raison de la bactérie Vibrio parahaemolyticus »

dreamstime_xs_10426593-300x200Extraits

L’industrie procède au rappel des huîtres récoltées dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique le 18 août 2015 ou avant cette date et destinées à être consommées crues en raison d’une possible contamination par la bactérie Vibrio parahaemolyticus. Les produits visés ci-dessous ne doivent pas être consommés. Les distributeurs, les vendeurs et les établissements de restauration, comme les hôtels et les restaurants, ne doivent pas vendre ou utiliser ces produits.

Ce rappel vise les huîtres vendues pour être consommées crues qui pourraient avoir des niveaux inacceptables deVibrio parahaemolyticus. Les consommateurs qui ne sont pas certains d’avoir acheté les huîtres visées devraient se renseigner auprès de leur détaillant.

Touchés par un rappel national d’huîtres de Colombie Britannique destinées à être consommées crues, les ostréiculteurs de la province ont convenu d’un nouveau régime d’essais, qui espèrent-ils va faire que leurs produits sera remis sur le marché.

Les producteurs d’huîtres ont accepté de tester cinq fois plus d’huîtres dans les usines fédérales qu’avant le rappel du 18 août, a déclaré Roberta Stevenson, directrice de la BC Shellfish Grower’s Association.

La plupart des producteurs soutiennent le changement même si beaucoup pensent qu’un grand nombre de cas de maladies qui a déclenché le rappel pourrait avoir autant ou plus à voir avec le stockage et la manipulation des huîtres qu’avec le produit qu’ils livrent sur le marché, dit-elle.

L’augmentation des analyses est venue à propos du rappel afin de répondre à la perception selon laquelle nous ne vendions pas un produit sûr, nous allons montée en puissance du nombre d’huîtres que nous testons, par lot de produit, » a-t-elle dit.

« Nous voulons rassurer le public et de Santé Canada et tout le monde que nous prenons cela très au sérieux. » Source Doug Powell du barfblog.

NB : Vibrio parahaemolyticus est un pathogène d’origine alimentaire qui se produit naturellement dans les milieux marins et peut se multiplier à des niveaux dangereux dans les eaux côtières lorsque la température de la mer monte. Des cas de maladie causée par ce pathogène sont généralement associés à des fruits de mer crus ou insuffisamment cuits.

Etats-Unis : L’investigation sur une éclosion à Salmonella liée à du thon congelé terminée

25
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Etats-Unis : L’investigation sur une éclosion à Salmonella liée à du thon congelé terminée », source CIRAP News du 24 août 2015.

Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) a publié le 19 août son rapport final sur une éclosion dans plusieurs Etats des États-Unists à Salmonella liée de l’albacore congelé importé  d’Indonésie.

imgresL’éclosion a rendu malades 65 personnes, dont 18% ont été hospitalisés, dans 11 Etats entre le 5 mars et le 20 juillet 2015. Les cas de maladies ont été attribuées à deux souches : Salmonella Paratyphi B L(+) tartrate(+) chez 64 personnes et Salmonella Weltevreden chez une personne.

Les investigateurs ont identifié la source de l’éclosion ; il s’agissait d’albacore congelé importé par Osamu Corporation de Gardena en Californie, d’une usine de transformation indonésienne.

En raison de la longue durée de vie du thon congelé, le poisson rappelé peut encore être présent dans les congélateurs. Le CDC a mis en garde les restaurants et les consommateurs de ne pas manger de produits rappelés, en disant: « En cas de doute, ne pas le vendre ou le servir. »

Pour mémoire, le 21 juillet, Osamu Corporation avait émis deux rappels volontaires pour du thon congelé provenant d’une usine de transformation en Indonésie. Le premier comprenait tous les thons congelés vendus aux restaurants et aux magasins de détail à travers les États-Unis depuis le 9 mai, 2014 au 9 juillet, 2015, tandis que le second rappel faisait référence à un seul lot d’albacore congelé distribué à AFC Corporation pour une utilisation dans des magasins franchisés de sushis présents dans des supermarchés du pays du 20 mai au 26 mai de cette année.

Malgré un rappel de baies surgelées qui a coûté cher à Patties Foods, l’entreprise a encore gagné de l’argent

25
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

« Malgré un rappel de baies surgelées qui a coûté cher à Patties Foods, l’entreprise a encore gagné de l’argent », source Doug Powell du barfblog du 25 août 2015.

frozen-berriesLa crainte de baies surgelées de la marque Nanna contaminées par le virus de l’hépatite A et le rappel qui a suivi a causé à Patties Foods un recul du bénéfice global de près de 90%.

Patties Foods, le fournisseur du produit, a publié un bénéfice net de 2,1 millions de dollars pour les douze mois à fin juin, une baisse de 87% par rapport à l’année précédente à 16,7 millions de dollars.

Hors éléments exceptionnels, le bénéfice net après impôts est de 15,4 millions de dollars pour l’exercice, comparativement aux attentes de la direction de la société à 15 millions de dollars.

Des cas d’hépatite A en Nouvelle-Galles du Sud et Victoria (Australie) plus tôt cette année ont déclenché le rappel d’un produit et les responsables de la santé ont mis en cause des sachets d’un kg de baies mélangées de la marque Nanna fabriquées par Patties. La société a signalé que les fraises, mûres, framboises et myrtilles provenaient de Chine.

« Le rappel de baies surgelées eu un impact significatif et a été la principale raison de la réduction du bénéfice net à environ 14,6 millions de dollars », a déclaré le président Mark Smith. Le coût direct du rappel et la dépréciation hors trésorerie du coût des fruits surgelés ont couté 13,6 millions de dollars avant impôts.

« Cependant, il est important de noter que les revenus totaux de l’entreprise ont augmenté de 3,7%, malgré les effets du rappel des baies surgelées, ce qui indique qu’un business solide a été réalisé avec toutes les autres marques qui ont en croissance tant en revenus qu’en profits », a déclaré M. Smith.

Le chiffre d’affaires du groupe a augmenté à 257 millions de dollars, comparativement à celui de l’année avant 248 millions de dollars.