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Articles de la catégorie 'Contamination croisée'

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ISO 22004, une nouvelle norme pour vous servir ?

29
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

iso_inquietLa norme ISO 22000 est tellement claire que l’ISO a conçu « une nouvelle norme pour vous servir » en matière de sécurité des denrées alimentaires. Source communiqué du 28 octobre 2014 de l’ISO.

Eh oui, c’est comme cela ! Merci qui ?

Voici donc, que voici et que voilà, ISO 22004. Systèmes de management de la sécurité des denrées alimentaires – Recommandations pour l’application de l’ISO 22000.

Que vous soyez un fabricant de produits alimentaires ou un organisme de réglementation, la sécurité vous intéresse au premier chef. Mais comment garantir que votre système de management de la sécurité des denrées alimentaires (SMSDA) répond aux meilleures pratiques mondiales ? La norme ISO 22004 vous y aidera.

ISO 22004 s’inscrit dans la série ISO 22000 dont la norme ISO 22000 établit les bases pour le management de la sécurité des denrées alimentaires. Ce qui distingue ISO 22000 des autres SMSDA, c’est qu’elle comporte un niveau supplémentaire de maîtrise des dangers. La plupart des SMSDA comptent deux niveaux d’exigence :

  • Programme prérequis (PRP)
  • Points critiques pour la maîtrise (CCP)

ISO 22000 y ajoute un troisième niveau:

  • Programmes prérequis opérationnels (PRPO)

Un exercice compliqué ?

Ces abréviations et ces termes vous déroutent ? Vous comprendrez vite ce qu’il en est avec ISO 22004.
ISO 22000 vous donne un cadre avec tous les éléments utiles pour mettre en place un SMSDA. Elle reprend la même structure que toutes les autres normes de systèmes de management de l’ISO pour faciliter la mise en œuvre simultanée de plusieurs systèmes de management. Des lignes directrices supplémentaires s’avérant utiles pour beaucoup d’entre nous, ISO 22004 nous les apportent.

Quel intérêt pour vous ?

ISO 22004 est à la fois un complément et un guide pour la mise en place d’ISO 22000, mais elle n’y ajoute aucune exigence nouvelle. Le document fournit des lignes directrices avec des explications plus détaillées sur certains points méritant des précisions.

Claus Heggum, Co-animateur du groupe de travail qui a élaboré la norme, indique qu’ISO 22004 apporte une aide utile en donnant un exemple : « vous êtes en train de concevoir un système de contrôle alimentaire et vous ne savez pas comment classer les différentes mesures de maîtrise de votre programme. ISO 22004 vous aidera à établir sans peine les PRP, PRPO et CCP, ce qui n’est pas toujours chose facile ! »

Avec ISO 22004, vous saurez que le lavage des mains, le rangement et le maintien de la propreté de l’aire de transformation, et le nettoyage sont des précautions élémentaires qui font partie des mesures typiques d’un PRP.

En revanche, les CCP concernent des mesures de réduction des dangers plus importantes et plus efficaces, comme un processus de cuisson ou un traitement thermique pour tuer les bactéries.

Un PRPO est une mesure de sécurité intermédiaire, comme le stockage en chambre froide.

« Vous retirerez beaucoup d’informations intéressantes dans ISO 22004, notamment la différence entre surveillance, vérification et validation, » ajoute Claus. « ISO 22004 permettra aux utilisateurs d’appliquer et d’adapter plus facilement ISO 22000 à leurs propres contextes spécifiques »

Bon ben vous voilà informés, mais décidément au royaume des aveugles, les borgnes sont rois !

Pour l’instant, au moment où j’écris ces lignes, la norme ISO 22004 n’est pas encore disponible auprès de l’Afnor, mais le projet de norme valait un peu moins de 100 euros …

De la présence de pigeons dans un fast-food

28
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Et avec ça, voulez-vous de la fiente de pigeons ? » source Stuff.co.nz du 28 octobre 2014.

Des pigeons envahissent le restaurant McDonald’s sur Lambton Quay. Diner avec des plumes au restaurant McDonald’s à Wellington a conduit un client à déposer plainte auprès de la ville.

Un homme de Wellington, Vinod Mistry, est un fan de fast-food, mais ne veut pas partager sa table et ses frites avec un pigeon.

10667472Le McDonald’s deLambton Quay était le refuge de pigeons affamés et le conseil municipal de Wellington a fait le nécessaire pour forcer le géant du fast-food à les garder hors de la salle intérieure de restauration, a dit Mistry. Les oiseaux font leur chemin vers le deuxième étage par un escalier interne.

Toutefois, le conseil municipal a dit que c’était à l’entreprise de faire face aux pigeons et il a demandé à plusieurs reprises que la question soit traitée pendant six ans.

McDonald’s a indiqué qu’il travaillait avec le conseil pour résoudre le problème.

Mistry a dit qu’il a déposé deux plaintes distinctes la semaine dernière au sujet des pigeons dans le restaurant.

Le responsable de l’équipe de la santé publique opérations de la ville, Andrew Taylor a confirmé qu’il y avait un risque pour la santé, mais seulement si les convives mangeaient par inadvertance de la fiente de pigeons avec leur repas.

« Les fientes de pigeons peut contenir des bactéries comme des salmonelles, et ce n’est pas sûr. Et la personne devrait ingérer des bactéries par contamination directe ou par contact avec la main », a déclaré Taylor.

Que faire ?

Une réponse pourra être trouvée dans l’article, Goélands et l’hygiène des aliments mais aussi dans bien d’autres liens sur Internet … et enfin, Regarder en l’air avant d’ouvrir la bouche.

10 personnes malades en raison d’une transmission multiple entre humains d’un cas grave de psittacose en Suède, janvier – février 2013

28
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé.

Unknown110 personnes malades en raison d’une transmission multiple entre humains d’un cas grave de psittacose en Suède, janvier – février 2013, source Doug Powell du barfblog du 28 octobre 2014.

Résumé.

La transmission prouvée de Chlamydia psittaci entre humains a été décrite qu’une seule fois auparavant. Nous décrivons une éclosion qui a eu lieu en Suède début de 2013, où l’investigation épidémiologique et sérologique suggère qu’un patient, gravement malade avec psittacose après une exposition à des déjections d’oiseaux sauvages, a transmis la maladie à dix autres : deux membres de la famille, un patient voisin à l’hôpital et sept soignants de l’hôpital. Trois cas ont également fourni des prélèvements respiratoires qui pourraient être analysés par PCR. Toutes les séquences obtenues de C. psittaci sont indistinguables et regroupées au sein du génotype A. La découverte a des implications pour le management des patients gravement malades atteints de pneumonie atypique, parce que ces patients peuvent être plus contagieux que l’on pensait précédemment. Afin de prévenir la transmission nosocomiale de personne à personne par C. psittaci, il faudra sans doute appliquer des mesures d’hygiène strictes.

Wallensten A, Fredlund H, Runehagen A. Multiple human-to-human transmission from a severe case of psittacosis, Sweden, January–February 2013. Euro Surveill. 2014;19(42):pii=20937.

Etats-Unis : Les poissons d’élevage pourraient être une autre source de résistance aux antibiotiques

28
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????« Etats-Unis : Les poissons d’élevage pourraient être une autre source de résistance aux antibiotiques », selon une étude. Source Food Safety News du 28 octobre 2014.

L’inquiétude entourant la présence d’antibiotiques chez les animaux se concentre sur la production de viande et de volaille, mais une nouvelle étude suggère que nous devrions également être attentifs aux poissons.

Des chercheurs de l’Arizona State University (ASU) ont investigué 47 antibiotiques dans des crevettes du saumon, du poisson-chat, de la truite, du tilapia et du panga (ou swai) acheté aux États-Unis, provenant de 11 pays différents.

Leurs résultats, publiés dans le Journal of Hazardous Materials, a identifié cinq antibiotiques détectées dans les crevettes, le saumon, le tilapia et la truite.

L’oxytétracycline a été l’antibiotique le plus couramment détecté, et il a été retrouvé dans les poissons d’élevage et les crevettes sauvages. Les chercheurs ont également retrouvé du 4-épioxytétracycline, de la sulfadiméthoxine et de l’ormétoprime dans certaines espèces et de la virginiamycine dans du saumon d’élevage commercialisés comme étant élevé sans antibiotique.

L’auteure principale, Hansa Done, doctorante au Center for Environmental Security de l’ASU, a déclaré à Time.com que les antibiotiques sont ajoutés à l’eau dans les exploitations piscicoles pour traiter et prévenir la maladie ou sont directement injectés dans le poisson, mais qu’ils ne sont pas utilisés comme promotteur de la croissance.

Les taux d’antibiotiques détectés dans l’étude étaient dans les limites légales, et les chercheurs rapportent un faible risque d’exposition au médicament lié à la consommation de produits de la mer, mais même de faibles taux peuvent favoriser la résistance aux antibiotiques.

Les auteurs ajoutent que les publications rapportant la résistance aux antibiotiques en aquaculture ont été multipliées par huit au cours de trois décennies.

Une étude sur l’hygiène de la restauration lors de grands événements au Royaume-Uni

28
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Résumé.

Objectifs. Investiguer les pratiques d’hygiène des aliments lors de grands événements en évaluant la qualité microbiologique d’aliments prêts à être consommés, de l’eau potable, des surfaces de préparation des aliments, des chiffons de nettoyage et des bracelets portés par les manipulateurs de denrées alimentaires à des fins de sécurité lors de l’événement.

Méthodes et résultats. Sur une période de sept mois, 1 662 échantillons ont été prélevés lors de 153 événements et examinés pour la contamination microbiologique. Huit pour cent des échantillons d’aliments ont été d’une qualité non satisfaisante. Un pour cent contenait des taux potentiellement dangereux de bactéries pathogènes pour l’homme. 27% des échantillons d’eau, 32% des écouvillons des surfaces et 56% de chiffons de nettoyage étaient également non satisfaisants. Ces résultats représentent une amélioration de l’hygiène par rapport à une précédente étude réalisée 12 mois auparavant. Un cinquième des bracelets des manipulateurs d’aliments étaient contaminés par des Enterobacteriaceae, E. coli et/ou des staphylocoques coagulase positive, avec des bracelets en tissu plus fréquemment contaminés que ceux fabriqués en matériau plastique ou d’autres matériaux.

Conclusions. Cette étude fournit des preuves que l’hygiène alimentaire lors des événements d’envergure peut-être amélioré. Cependant, il est encore nécessaire de poursuivre les efforts afin de maintenir une amélioration continue lors des opérations de nettoyage et de management de l’hygiène des aliments.

Importance et impact de l’étude. Cette étude faisait partie d’une cible sur les grands événements pendant la période qui a précédé les Jeux olympiques de 2012 à Londres. Les leçons apprises ici seront importantes dans la planification de futurs grands événements.

Caroline Willis, Nicola Elviss andJim McLauchlin. A Follow-Up Study of Hygiene in Catering Premises at Large Scale Events in the United Kingdom. Journal of Applied Microbiology.

On pourra aussi lire cet article de juillet 2014 au sujet d’un Foyer de cas à norovirus lors de la préparation des Jeux du Commonwealth lié à des toilettes qui « n’étaient pas comme elles auraient dû être »