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Articles de la catégorie 'Curiosité'

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Eurockéennes de Belfort et Intoxication alimentaire ?

6
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

Pour L’Est républicain du 5 juillet 2015, il s’agit d’intoxications dans un fast-food aux eurockéennes.

« Contrairement aux festivaliers des Eurockéennes, les burgers n’apprécient pas la chaleur… Plusieurs personnes auraient en effet été victimes d’intoxications alimentaires après avoir dégusté des produits concoctés dans un fast-food du site, hier, sur la presqu’île du Malsaucy à Belfort. Les victimes se sont plaintes de maux de ventre et ont été examinées par les secours mis en place sur le festival. Rupture de la chaîne du froid ou produits de mauvaise qualité, une équipe sanitaire a ouvert une enquête. »

Burger-Article-201411031021-300x180Pour ce site, « On a le droit à une « Suspicion d’intoxication alimentaire aux Eurocks de Belfort ». C’est devenu un classique …

Un médecin s’est rendu dans la matinée sur le site du camping des Eurockéennes ce samedi pour examiner plusieurs sujets victimes, malades. La cause commune proviendrait du stand Burger Quick situé face au bar à eau entre la Green Room et la Plage. Évanouissements, douleurs au ventre, les malades avaient visiblement tous mangé dans la même tranche horaire, le même type d’aliments et au même endroit. Une équipe sanitaire va enquêter sur le stand pour déterminer si les causes des symptômes sont bien d’origines alimentaires.

Enfin, France 3 Franche-Comté rapporte qu’« A l’heure du bilan, le festival déplore une légère intoxication alimentaire sur un stand de vente de hamburgers. »

Pas d’informations sur le site des Eurockéennes et pas plus sur le site de l’ARS Franche-Comté. A suivre …

L’actualité de Campylobacter en France

6
juil
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

campylobacter_jejuniDans le rapport, La politique de sécurité sanitaire des aliments, paru le 9 décembre 2014 sur le site du ministère de l’agriculture, on pouvait lire que « la prévalence de certaines pathologies, comme celles causées par Campylobacter (plus de 824 000 personnes infectées par an dans les estimations récentes de l’InVS) a longtemps été sous-estimée et demeure mal recensée. »

Puis, « Après correction pour prendre en compte l’absence de consultation auprès d’un médecin et de réalisation de coproculture, il estime l’incidence à 824 000 cas annuels en population générale, soit un rapport de 1 à 150 (incidence comparable à d’autres pays en Europe). »

Selon l’InVS, on aurait en France entre 800 000 à 2 millions d’infections à Campylobacter par an en France, source Surveillance des infections à Campylobacter en France : bilan de la surveillance du réseau de laboratoires de ville et hospitaliers, 2004-2005.

campylobacterLes données épidémiologiques des infections à Campylobacter en France pour 2014 (Source InVS) sont en train de préparer les esprits face au nombre de cas sporadiques d’infections à Campylobacter :

« Le nombre de laboratoires transmettant des données directes en ligne a augmenté en 2014 (10 laboratoires contre 4 laboratoires en 2013) et le nombre de cas saisi en ligne a pratiquement doublé en 2014 par rapport à 2013. Néanmoins le nombre de souches reçues au CNR a également augmenté par rapport à 2013. Les méthodes de recherche n’ont pas changé significativement durant cette période mais les laboratoires sont dans une phase active de regroupement qui modifie leur périmètre. Ce regroupement et la mise en place de la saisie en ligne peuvent avoir un impact sur le nombre de cas rapportés dans les années à venir. »

Effectivement cela devrait avoir un impact …

Pourtant dans ce contexte, que l’on peut encore lire que dans la « Fiche microbiologique : Campylobacter jejuni et Campylobacter coli » du centre d’information sur les viandes, ceci :

« Les campylobacters (C. jejuni et C. coli) sont des agents pathogènes relativement mineurs en France alors que ces bactéries sont responsables de presque 50 % des foyers de toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) aux Etats Unis et dans les pays anglo-saxons. Cette différence pourrait être liée aux habitudes alimentaires dans les pays anglo-saxons telle que la consommation de grosses pièces de dinde difficiles à cuire de façon homogène, mais aussi à des différences dans les procédures de recherche mises en place en cas de TIAC. »

C’est bien connu l’enfer est toujours chez les autres …

-On pourra lire la Fiche de description de danger biologique transmissible par les aliments : « Campylobacter jejuni, Campylobacter coli » -de mai 2011 de l’Anses, mais une mise à jour sur le taux annuel d’incidence serait utile …

Maîtrise des STEC : De la propreté des bovins à l’abattoir (une suite)

6
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

Après Les animaux propres ont moins de E. coli, De la propreté des bovins à l’abattoir et De la relation entre la propreté des bovins et la propreté des carcasses en Norvège, articles écrit en 2012, voici que L’actu 2015-27 du 2 juillet du SNIV SNCP, les entreprises françaises des viandes, rapporte qu’« Aucun gros bovin très sales noté « D » ne sera abattu en l’état en France à compter du 1er avril 2016. » (Poisson d’avril ?)

UnknownLa DGAL vient de publier une nouvelle instruction pour ses services sur la manière d’inspecter les gros bovins sales à l’abattoir (référence DGAL/SDSSA/2015-520*).

Cela concerne « l’introduction de bovins à l’abattoir dont l’état de propreté est considéré comme constituant un risque de contamination des viandes. »

Cette mesure sera appliquée en deux temps :

  • pendant une première période transitoire, la surveillance des précautions prises par les abatteurs lors de l’abattage d’un animal « très sale » est renforcée. En parallèle, apporteurs et éleveurs sont informés plus activement du constat, et sont invités à ne plus présenter un animal dans cet état à l’abattage ;
  • dans une seconde période, à compter d’avril 2016, l’abattage d’un gros bovin dans cet état ne sera plus possible « conformément à la règlementation UE ». Soit l’animal devra être nettoyé au préalable de manière à ne pas introduire de risque dans la chaine alimentaire, soit une saisie sur pied sera effectuée de ce dernier.

L’objectif de cette note n’est pas de saisir les quelques 600 animaux annuellement classés dans cette catégorie de propreté, mais de créer une dynamique pour que ces animaux n’arrivent plus dans les abattoirs français ; ceci, afin de relever le niveau général de propreté des gros bovins abattus en France.

Cette note s’inscrit dans la mouvance européenne d’amélioration de la qualité hygiénique des viandes**.

Suite à des constats d’hétérogénéité des pratiques entre les différents états membres, les autorités de ces derniers échangent en ce moment leurs bonnes pratiques dans le but d’améliorer les contrôles du respect de l’abattage d’animaux propres. En France, la DGAL et les organisations professionnelles poursuivront dès cet automne leurs travaux en commun visant l’amélioration du dispositif français. Au SNIV-SNCP, le référentiel de maitrise des E. coli pathogènes et le système d’audit qui y est associé contribuent à la bonne maitrise hygiénique visée et à son amélioration depuis plusieurs années.

Cela étant la note explique que « La gestion des bovins sales à l’abattoir a été identifiée comme non maîtrisée par l’audit du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux relatif aux contrôles officiels menés par les agents des DDPP et DDCSPP sur les processus mis en place par les exploitants d’abattoir de bovins pour prévenir le risque E. coli STEC. Les conclusions de cet audit font état d’une « gestion minimaliste des bovins sales » et « les auditeurs considèrent inapproprié le rôle dévolu aux services vétérinaires d’inspection dans ce dispositif contractuel interprofessionnel ».

* Cette note m’a été aimablement adressée par un internaute car elle n’est pas accessible publiquement sur le site du ministère de l’agriculture.

** annexe I, partie A, point II.4 c), du règlement (CE) n°852/2004, annexe III, section I, chapitre IV, point 4, du règlement (CE) n°853/2004 et annexe I, section II, chapitre III, point 3, du règlement (CE) n°854/2004.

Transparence des contrôles sanitaires des restaurants : Les premiers résultats !

4
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

larry_the_cable_guy_health_inspector2Un internaute m’indique que le journal Le Parisien.fr du 2 juillet a mis en ligne « une carte interactive des résultats de ces dits contrôles sanitaires opérés par les agents de la DDPP à Paris. »

A Paris, 273 établissements de restauration parisiens sont conformes, 548 ont été considérés comme « acceptables » et 22 « à améliorer ».

Rappelons que pour le ministère de l’agriculture, il existe trois niveaux d’hygiène :

  • Niveau d’hygiène « à améliorer ; mesures correctives requises » : il s’agit des établissements pour lesquels les déficiences constatées nécessitent la mise en place de mesures spécifiques (nettoyage, travaux, formation, …), mis en demeure de procéder à des mesures correctives, dont l’efficacité sera systématiquement vérifiée lors d’un nouveau contrôle dans un délai contraint (inférieur à 3 mois) ;
  • Niveau d’hygiène « acceptable » : établissements présentant des anomalies qui ne justifient pas l’application de mesures obligatoires par l’administration ;
  • Niveau d’hygiène « bon » : établissements conformes à la réglementation ou présentant quelques anomalies mineures.

Il n’est guère étonnant que la grande majorité des établissements soit au niveau d’hygiène « acceptable ». Lorsque l’on a une check-list à trois colonnes, on choisit souvent celle du milieu …, c’est un classique dans la méthodologie d’audit et/ou d’inspection, évitez de prendre parti, alors que précisément, l’objectif est tout l’inverse !

Par que signifie « établissements présentant des anomalies qui ne justifient pas l’application de mesures obligatoires par l’administration », peut-on donner un exemple, svp ?

Le SYNHORCAT/GNI dénonce une expérimentation hasardeuse, digne d’un apprenti sorcier et une nouvelle cacophonie du gouvernement au détriment des professionnels de la restauration. Le Groupement National des Indépendants est farouchement opposé à cette expérimentation !

Selon Didier Chenet, Président du GNI, il est hors de question d’accepter une telle expérimentation ! Je m’en suis ouvert, jeudi 19 février, la veille de la publication de ce texte, auprès de Carole Delga, Secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire. Elle m’a fait part de son entier soutien, refusant tout comme moi la stigmatisation de nos restaurants.

Pour le GNI, l’hygiène alimentaire est un domaine trop grave pour qu’elle soit réduite à un tel affichage. Seules deux options peuvent exister : conforme ou non-conforme.

C’est un point de vue, mais l’objectif n’est-il pas de devenir et de rester au niveau d’hygiène « bon ». En phase d’expérimentation, ce genre d’observations relatif à la stigmatisation des professionnels (hélas très classiques) devrait rentrer dans l’ordre, lorsque la mesure aura pris son régime de croisière, mais en ce moment on expérimente timidement la transparence des résultats des contrôles …

Voir aussi La notation par lettre de l’hygiène des restaurants de la ville de New-York fête son cinquième anniversaire.

Ronde des rappels, semaine 27 de 2015

3
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2015.0855, cadmium (0,362 mg/kg) et mercure (4,45 mg/kg) dans de l’espadon surgelé d’Espagne. Alerte notifiée par la France. Distribution en France, Irlande, Allemagne.
  • Référence RASFF 2015.0852, Salmonella infantis (présence dans 25g) dans des protéines animales transformées de France. Information notifiée par la Belgique. Pas de distribution en Belgique.
  • Référence RASFF 2015.0851, patuline (147 µg/kg) dans du jus de pomme de Belgique. Alerte notifiée par la Belgique. Distribution en France.
  • Référence RASFF 2015.0845, dénombrement élevé de Escherichia coli (330 MPN/100g) dans des moules du Danemark. Information notifiée par les Pays-Bas. Distribution en France, produit présumé ne plus être sur le marché.

Information collectée pour la semaine 27 de 2015 à la date du 3 juillet 2015.

ooOOoo

1. Alerte sanitaire : retrait et rappel de la vente de fromages contaminés. L’établissement Lafay Nicole à Sainte-Agathe-la-Bouteresse, dans la Loire, a procédé ce mercredi au retrait de la vente de ses fromages au lait cru, suite à la mise en évidence de la présence de la bactérie Listeria monocytogenes.

2. La société Auchan procède le 2 juillet au retrait de la vente et au rappel du produit Saucisse sèche d’Auvergne 300 g.

La société AOC a mis en évidence la présence de SALMONELLES sur le produit suivant :

  • Produit SAUCISSE SECHE D’AUVERGNE 300G
  • Marque : AUCHAN Mmm !
  • EAN : 3254566570577
  • N° d’identification vétérinaire : FR 43.211.010 CE
  • DLC correspondante : 22/08/2015
  • Lot concerné : 15 159 001

Le produit est retiré de la commercialisation. Cependant, certains de ces produits ont été commercialisés avant la mesure de retrait. Il est donc demandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant au lot décrit ci-dessus de ne pas les consommer, de les détruire, ou de les ramener au point de vente où nous procèderons au remboursement.