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Articles de la catégorie 'E. coli'

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Comment E. coli O157:H7 reçoit un coup de pouce de laitues malades du mildiou ?

31
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

« E. coli reçoit un coup de pouce de la part d’une maladie de la laitue », source ARS USDA du 30 juillet 2015.

Escherichia coli O157:H7, bactérie qui provoque une maladie d’origine alimentaire chez l’homme, est plus susceptible de contaminer la laitue lorsque le mildiou de la laitue est déjà présent, selon des scientifiques de l’US Department of Agriculture (USDA).

Le mildiou, une maladie de la laitue causée par un champignon Bremia lactucae est l’un des plus gros problèmes auxquels les producteurs de laitues doivent faire face.

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Lorsque la laitue est infectée par le mildiou, il est plus facile pour Escherichia coli O157:H7 de s’installer, selon une étude de l’ARS. Photo avec la permission de l’USDA-NRCS

Mais une microbiologiste, Maria Brandl, avec la Produce Safety and Microbiology Research Unit de l’Agricultural Research Service (ARS) de l’USDA à Albany, Californie, a étudié pourquoi tant d’éclosions à E. coli O157:H7 peuvent remonter jusqu’aux champs de laitues alors que les origines de E. coli O157:H7 sont aussi diverses que de la viande bovine insuffisamment cuite, des graines germées, des produits laitiers non pasteurisés, des cerneaux de noix, des fruits et des légumes.

Les feuilles de laitue sont en fait un endroit difficile pour les microbes de survivre. Mais la preuve épidémiologique est incontestable sur la façon dont la laitue est souvent une source de contamination par E. coli O157:H7.

Dans une recherche antérieure, Brandl a constaté que E. coli O157:H7 préférait des feuilles coupées, blessées et les jeunes feuilles aux feuilles endommagées et plus âgées. Puis, elle a collaboré avec un généticien et sélectionneur de laitues de l’ARS, Ivan Simko du Crop Improvement and Protection Research Unit à Salinas en Californie.

Ils ont constaté qu’avec une température chaude et sur des feuilles humides, E. coli O157:H7 s’est multiplié mille fois plus dans les lésions du mildiou que sur les tissus des feuilles de laitue en bonne santé. Même sur les feuilles de laitue sèches, où la plupart des bactéries luttent pour survivre, E. coli O157:H7 a persisté en plus grand nombre lorsque la maladie du mildiou était présente.

Les chercheurs ont également constaté que E. coli O157:H7 n’a pas poussé aussi bien dans les lésions du mildiou sur la lignée RH08-0464 de laitues, cultivée par Simko et un collègue, car elle est moins sensible à la maladie de la laitue, alors que les bactéries l’étaient sur Triple Threat, une variété commerciale qui est très sensible au mildiou.

Les facteurs exacts qui ont causé moins de croissance de E. coli O157:H7 dans la lignée plus résistante doivent encore être explorées avec soin. Mais si une barrière génétique à la colonisation par E. coli O157:H7 pourrait être sélectionnée parmi les variétés de laitue commerciales ainsi que la résistance de mildiou, cela ajouterait une nouvelle ligne défensive à la contamination de la laitue, aiderait les agriculteurs à améliorer la sécurité microbienne de leur récolte ainsi que maîtriser le problème numéro un parmi les maladies des végétaux.

Pour en savoir plus sur cette étude, voir le numéro de juillet 2015 du magazine AgResearch.

Ronde des rappels, semaine 31 de 2015

31
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2015.0995, Listeria monocytogenes (260 ufc/g) dans du jambon sec de France. Alerte notifiée par la France. Distribution en Belgique. Prélèvement le 8 juillet 2015, résultat le 30 juillet 2015, délai inacceptable !
  • Référence RASFF 2015.0990, migration de formaldéhyde (16,2 mg/kg) et de mélamine (3,7 mg/kg) dans des plats décorés en mélamine pour enfants de Chine. Alerte notifiée par la France Distribution Belgique, République Tchèque, France, Allemagne, Espagne, Taïwan. Retrait du marché demandé.
  • Référence RASFF 2015.0989, dénombrement élevé de Escherichia coli (110 000 ; 180 000 ; > 1 500 000 ufc/g) dans de la burrata congelée d’Italie. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0988, migration de nickel (1,43 mg/kg) d’ustensiles de barbecue de Chine. Alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, République Tchèque, Danemark, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Italie, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse.
  • Référence RASFF 2015.0985, Listeria monocytogenes (< 10 ufc/g) dans du jambon d’Espagne. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification. Pourtant, il y a eu un communiqué de rappel en France par Auchan
  • Référence RASFF 2015.0982, Listeria monocytogenes (16000 ufc/g) dans du gorgonzola d’Italie. Alerte notifiée par l’Autriche. Distribution France, Belgique (?). Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification
  • Référence RASFF 2015.0975, présence d’ADN de ruminant dans de l’alimentation pour poissons d’Espagne. Notification d’information par la France. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0971, Listeria monocytogenes (> 15000 ufc/g) dans des andouilles de France. Information notifiée par la France. Distribution France, Belgique, Pays-Bas. Rappel auprès des consommateurs en France. Produit présumé ne plus être sur le marché. Notons que le produit a été prélevé le 8 juillet 2015 et le résultat a été obtenu le 27 juillet 2015. Délai trop long !

Information collectée pour la semaine 31 de 2015 à la date du 31 juillet 2015.

Il y a eu 50 alertes notifiées au RASFF depuis le début de l’année 2015 pour des produits d’origine France (41 en 2014) , dont 37 alertes (27 en 2014) pour la présence de micro-organismes pathogènes.

 

15 personnes malades au Royaume-Uni à cause d’une éclosion à E. coli O157

30
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

butchers1.jpg-pwrt3-300x2251« 15 personnes malades au Royaume-Uni à cause d’une éclosion à E. coli O157 », source Doug Powell du barfblog.

La Public Health of England a confirmé aujourd’hui (29 juillet 2015 -aa) que les propriétaires de la boucherie Robinsons sur Neasham Avenue ont accepté une fermeture volontaire.

Cela intervient, au milieu d’autres rapports, d’un nouveau cas d’infection à E. coli O157 chez une personne qui a pu avoir mangé des produits prêts à être consommés de la boutique et cela fait l’objet d’une investigation.

Le dernier cas porte le nombre total de personnes atteintes par l’éclosion à 15.

Un cas précédent rapporté à Public Health of England a depuis contrôlé négatif.

Parmi ces cas, deux enfants et deux adultes restent à l’hôpital. Deux autres enfants hospitalisés sont sortis et sont en convalescence à la maison.

Les enfants sont âgés entre huit et 14 ans et deux d’entre eux sont connus pour être des élèves à l’école Northfield et au Sports College.

Personne de la boucherie Robinsons n’était disponible pour commenter ces informations.PHE_butcher

IAFP 2015 : Des nouvelles de la recherche sur les STEC aux Etats-Unis

30
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Non classé, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

« IAFP 2015: Une attention sur les programmes de recherche sur les STEC dans l’industrie du bœuf », source article de Dan Flynn du 30 juillet 2015 paru dans Food Safety News.

L’une des raisons pour laquelle des experts en sécurité des aliments fréquentent la réunion annuelle de l’International Association for Food Protection (IAFP) est de se rémémorer les très grandes choses qui s’y passent.

Un de celles-là est certainement le Coordinated Agricultural Project sur les E. coli producteurs de shigatoxines ou STEC CAP pour faire court. C’est, un projet multidisciplinaire sur plusieurs années de 25 millions de dollars avec des chercheurs de nombreuses universités financé par l’USDA Agriculture and Food Initiative.

beefcattle-usda406x250Les objectifs de la recherche avec les fonds du STEC CAP sont les huit sérotypes de E. coli – les sept déjà déclarés comme des contaminants dans le bœuf américain et le ‘tueur’ européen connu comme étant E. coli O104:H4. Le programme de recherche sur cinq ans conduit par l’université du Nebraska-Lincoln implique 48 scientifiques de 11 universités et d’ailleurs.

Les « STEC 8 » ciblés sont responsables de 265 000 cas de maladies aux États-Unis chaque année causées par la consommation d’aliments contaminés ou parce que des personnes ont été en contact direct avec des matières fécales de bovins et d’autres ruminants infectés.

Le STEC CAP a divisé son programme en un certain nombre de catégories, dont la détection, la biologie, les interventions, l’analyse des risques et la sensibilisation, a dit le Dr Randall Phebus de la Kansas State University à l’auditoire de l’IAFP à Portland, Oregon, plus tôt cette semaine.

Dans sa quatrième année, le STEC CAP veut tourner à plein régime, comprenant dans son programme de sensibilisation 68 stagiaires et 70 professeurs de lycée dans le projet.

Intitulée, « The Worlds of Shiga Toxin-producing E. coli and Beef Continue to Collide: So What’s Happening Lately? » (« Les mondes de E. coli producteurs de shigatoxines et du bœuf continuent à être en conflit : Alors, que s’est-il passé dernièrement ? »), la présentation a tenu ses promesses en montrant les résultats cumulés à ce jour des analyses de l’USDA pour E. coli. Sur 17 000 échantillons à ce jour, seuls 0,25% étaient positifs pour E. coli O157:H7, les E. coli producteurs de shigatoxines dangereuses les plus connus. Récemment nommés comme contaminants, 6 STEC – O26, O45, O103, O111, O121 et O145 – ont été retrouvés dans 2,4% des prélèvements par le Food Safety and Inspection Service de l’USDA.

Une autre partie importante de la présentation du STEC CAP était un compte-rendu d’un travail en cours sur les « interventions » afin de diminuer les risques d’avoir des E. coli producteurs de shigatoxines dans le bœuf. Le Dr Gary Acuff de la Texas A & M University a présenté ses résultats avec beaucoup de prudence. Il a dit que l’idée que les résultats des interventions obtenus par les chercheurs universitaires peuvent être transférés dans l’usine de transformation est « un rêve ».

Les interventions sont utilisées par l’industrie du bœuf à réduire l’incidence de E. coli sur les peaux et les carcasses, le tout dans un effort d’exclure les pathogènes hors de la viande bovine fraîche. Dans le STEC CAP, les chercheurs de la Texas A & M University, dirigés par Acuff, étudient une série de nouvelles méthodes allant des techniques d’eau chaude aux pulvérisations d’acide lactique.

Les chercheurs de la Texas A & M University mesurent leur progrès sur la base d’une « réductions en log », obtenant parfois une réduction de 6 log. Mais Acuff a mis en garde contre l’idée que les résultats de laboratoire peuvent automatiquement être obtenus dans une usine de viande de bœuf.

Etats-Unis : Evaluation du nombre de cas de maladie à STEC O157 prévenus par les rappels de produits de bœuf

29
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

beef_recallRésumé.

Les données des rappels de produits de bœuf (aux Etats-Unis) de 2005 à 2012 associées à Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) O157 contamination ont été utilisées pour développer un modèle quantitatif pour estimer le nombre de maladies prévenues par les rappels successifs. Le nombre de cas de maladies évitées a été basé sur le nombre de cas de maladies qui se sont produits par rapport au nombre de livres américaines de bœuf consommées, puis extrapolé au nombre de livres américaines de boeuf rappelées récupérées. Une simulation en utilisant la méthode PERT (Program Evaluation and Review Technique) probabiliste avec des rappels liés aux cas de maladie a estimé à 204 (intervalle de crédibilité à 95%, 117-333) cas prévenus de maladies à STEC O157 de 2005 à 2012. Les rappels non associés aux cas de maladies avaient plus de produits rappelés récupérés ont prévenu environ 83 cas supplémentaires maladies à STEC O157. La comptabilisation des sous-diagnostics a abouti à un total estimé de 7 500 cas de maladies à STEC O157 empêchés pendant 8 ans. Cette étude démontre que les rappels, bien que de nature réactive, sont un outil important pour éviter une nouvelle exposition et des cas de maladies.

Référence. Seys Scott A., Sampedro Fernando, and Hedberg Craig W. Assessment of Shiga Toxin–Producing Escherichia coli O157 Illnesses Prevented by Recalls of Beef Products. Foodborne Pathogens and Disease. -Not available-, ahead of print. doi:10.1089/fpd.2015.1968.