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Articles de la catégorie 'E. coli'

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Tendances en Europe en 2012 pour les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses

21
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus, Volaille.

ecdc_zoonoses_2014« Tendances en Europe pour les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses », source communiqué de l’ECDC du 20 novembre 2014.

Le contenu du rapport épidémiologique annuel 2014 sur les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses donne un aperçu de la situation épidémiologique en Europe. Le rapport présente les données de 2012 et donne un aperçu de l’épidémiologie de chaque maladie, dont certaines sont présentées ci-dessous :

  • Les cas à Campylobacter ont augmenté pendant une période de cinq ans allant de 2008 à 2012, mais a légèrement diminué en 2012. La campylobactériose humaine est restée la maladie gastro-intestinale la plus fréquemment rapportée en Europe depuis 2005. La manipulation, la préparation et la consommation de viande de poulet ont été estimées représenter 20-41% des cas de campylobactériose humaine.
  • Les taux de salmonellose ont continué à diminuer avec une tendance de baisse marquée durant les cinq dernières années dans l’UE et une tendance à la baisse dans 17 pays de l’UE/EEE. Cette diminution est principalement attribuable à la mise en œuvre avec succès des programmes de maîtrise vétérinaire, en particulier chez les volailles. Cependant, la salmonellose est la deuxième infection gastro-intestinale la plus fréquemment rapportée et une cause importante d’éclosions d’origine alimentaire dans l’UE/EEE. Les cinq sérotypes les plus fréquemment rapportés ont été S. Enteritidis, S. Typhimurium, S. Typhimurium monophasique, S. Infantis et S. Stanley. L’augmentation de S. Stanley a été due à l’éclosion dans plusieurs pays causée par la distribution de la viande de dinde contaminée.

[A noter que le nombre de cas de salmonellose augmente toujours en France : 8705 en 2012, 8685 en 2011, 7184 en 2010, 7153 en 2009 et 7186 en 2008 -aa].

  • Le taux de cas d’hépatite A varie fortement dans l’UE/EEE, la région la plus touchée étant l’Europe de l’Est. Un mauvais approvisionnement en eau et une faiblesse dans les infrastructures sont associés à la propagation du virus dans les pays européens de l’Est et dans la région des Balkans. Au contraire, la transmission d’hépatite A d’origine alimentaire a causé trois foyers dans plusieurs différents pays de l’UE/EEE. Dans tous les cas, de petits fruits rouges surgelés et frais ont été impliqués comme véhicule de l’infection, soulevant des inquiétudes sur la sécurité des aliments et la traçabilité des échanges de petits fruits rouges au sein de l’UE/EEE.
  • En 2012, les cas confirmés de STEC/VTEC ont diminué de 66% après la grande épidémie à STEC/VTEC O104:H4 en Allemagne en 2011, mais ils ont augmenté de 36% par rapport aux chiffres des années 2009 et 2010. Le nombre de cas signalés de STEC/VTEC confirmés a été de 5748 et le taux de notification globale était de 1,5 cas pour 100 000 habitants dans les pays de l’UE et de l’EEE en 2012.

[Nombre de cas confirmés de STEC en France : 208 en 2012, 221 en 2011 et 103 en 2010 -aa].

Pour la listériose, selon ce rapport, « En 2012, 28 pays de l’UE et de l’EEE ont fourni des données sur la maladie. Le Liechtenstein et le Portugal n’ont état d’aucune donnée. Dans l’ensemble, 1 676 cas confirmés de listériose ont été signalés, soit un taux global de cas de 0,35 pour 100 000 habitants. Les taux les plus élevés ont été observés en Finlande (1,13 pour 100 000 habitants), suivie par le Danemark avec 0,90 pour 100 000 habitants. Allemagne et la France ont signalé le plus grand nombre de cas confirmés, respectivement, 412 et 348. » [A noter que le nombre de cas de listériose a augmenté en France : 348 en 2012, 282 en 2011, 312 en 2010, 328 en 2009 et 276 en 2008 -aa].

Les souches de E. coli entérotoxinogéniques sont étroitement liées

21
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Les souches de E. coli entérotoxinogéniques sont étroitement liées », source ASM News.

Les souches de Escherichia coli entérotoxigénique (ETEC) qui infectent les adultes et les enfants en Asie, en Afrique et aux Amériques, ont notamment des toxines et des facteurs de virulence semblables, selon une étude publiée dans le Journal of Bacteriology. Cela augure bien pour le développement d’un vaccin, explique l’auteur correspondant Åsa Sjöling, du Karolinska Institutet, Stockholm, Suède. Les ETEC infectent 400 millions de personnes par an, soit 5,3% de la population mondiale, et tuant 400 000 personnes.

enterotoxigenicDans l’étude, Sjöling et al. ont cherché à déterminer si la toxine thermolabile (TL) est devenue plus toxique au cours du temps, et si la bactérie a évolué pour sécréter plus de cette toxine. La TL provoque la « diarrhée du voyageur » qui afflige si souvent les Américains à l’étranger, et qui empoisonne les résidents de nombreux pays à faible et moyen revenu. Mais ils ont constaté que sur une période de 30 ans à partir de laquelle ils avaient des isolats, les deux types de toxines les plus puissantes, les TL1 et TL2, avaient peu changé, mais s’étaient propagées dans le monde.

« Lorsque de nouvelles souches ETEC acquièrent soit la TL1 ou la TL2 ils semblent y avoir plus de chance de persister et de se propager », dit Sjöling. Les facteurs de colonisation, les composés que la bactérie utilise pour adhérer à la paroi intestinale sont, également restés conservés au fil du temps, et les facteurs de colonisation les plus communs identifiés à l’échelle mondiale ont été souvent associés aux TL1 et TL2.

Les résultats de la recherche d’une collaboration entre l’université de Göteborg (où Sjöling a fait cette recherche), qui possède la plus grande collection au monde de souches ETEC, et des experts du séquençage du Sanger Institute, Cambridge, au Royaume-Uni. « Nous avons vite vu que les souches avec des variants des toxines similaires et un profil de facteurs de colonisation restent souvent étroitement liées, malgré le fait d’avoir été isolées sur des continents différents, avec un temps espacé entre ces isolements allant jusqu’à 30 ans », dit Sjöling.

Le document est publié en même temps dans Nature Genetics par un grand nombre des mêmes auteurs. Dans ce document, les investigateurs ont développé des données de séquence du génome entier de 362 souches ETEC de plus de 30 ans, dans 20 pays. « Cette recherche renforce notre conviction qu’il est possible de cibler un large éventail de groupes ETEC avec un vaccin », dit Gordon Dougan du Sanger Institute, co-auteur de deux documents.

« Nous croyons que le vaccin mis au point à l’université de Göteborg sera protecteur et utile à l’échelle mondiale car ce vaccin est basé sur des types de toxines et des facteurs de colonisation que nous avons retrouvé pour être les plus présents dans le monde entier », explique Sjöling.

Alors qu’on croyait que les ETEC variaient considérablement d’un endroit à l’autre, les investigateurs de Nature Genetics ont suivi la plupart des 21 lignées à une bactérie individuelle qui a acquis l’information génétique nécessaire pour infecter l’homme, entre 51 et 174 ans auparavant, puis se propager. Cela suggère, à son tour, que la bactérie est stable, et qu’il est improbable que le vaccin devienne résistant, et qu’il sera efficace dans le monde entier chez les enfants et les adultes, dit Sjöling.

NB : Photo issue de ce site.

Rappel de fromages de chèvre au lait cru AOP pour cause de présence de Escherichia coli O26

21
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Non classé, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Auchan rapporte sur son site rappel qualité, un communiqué du 20 novembre 2014 de la société Eurial, 24, rue de la Rainière, CS 42738, 44327 NANTES Cedex 3

La Société EURIAL procède au retrait de la vente du produit suivant :
  • Nom : Fromage de chèvre au lait cru AOP
  • Marque commerciale : Pouligny Saint Pierre fabriqué et affiné par Eurial Tournon Saint Martin (36220)
  • Type de conditionnement : 150g et 250g
  • N° de lot : Y14286
  • DLC/DLUO : 12/12/14
  • Numéro d’identification vétérinaire :
  • Période de commercialisation : à partir du 06/11/14.
En effet, un contrôle a mis en évidence, dans ces produits, la présence de Escherichia coli O26.
Il est donc demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés.
Les Escherichia coli O26 peuvent entraîner dans la semaine qui suit la consommation, des gastro-entérites éventuellement hémorragiques, accompagnées ou non de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères chez les jeunes enfants Les personnes qui auraient consommé les produits mentionnés ci-dessus et qui présenteraient ce type de symptômes sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant en lui signalant cette consommation et la nature du germe contaminant.

NB : C’est, je crois, le quatrième rappel de fromages causé par la présence de E. coli O26 en France depuis le début de l’année … mais peut-être qu’un lecteur a des informations plus complètes. On lira aussi Emergence d’un clone virulent de E. coli O26 en Europe.

Pas encore de nouvelles de nos autorités tant des ministères de l’agriculture que de la santé, comme d’hab ?

Etats-Unis : L’étiquetage bio ou sans antibiotiques des poulets n’a pas d’incidence sur la présence de pathogènes entériques et de Escherichia coli résistants aux antibiotiques

19
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

05CHIC-tmagArticleRésumé.

Nous avons étudié les bienfaits implicites pour la santé de poitrines de poulet vendu chez les distributeurs étiquetés comme « bio » ou « sans antibiotiques » par rapport aux produits conventionnels basés sur la fréquence de la contamination par Salmonella spp., Campylobacter spp. et les coliformes résistants aux fluoroquinolones, aux céphalosporines à spectre étendu ou aux carbapénèmes. Nous avons acheté 231 poitrines de poulet préemballées de 99 magasins représentant 17 chaînes de vente dans l’Ohio, le Michigan et la Pennsylvanie de juin à septembre 2012. Quatre-vingt-six produits (41,5%) étaient étiquetés « sans antibiotiques » et 40 produits (17,3%) étaient étiquetés « bio », avec les 95 restants (41,1%) n’avaient aucune allégation sur l’étiquetage. Salmonella a été rétrouvé dans 56 produits (24,2%) et le taux de récupération n’a pas été différent entre les différents types de produits. Cinq pour cent des produits contenaient Salmonella hébergeant le gène blaCMY-2 de résistance aux céphalosporines à spectre étendu, représentant 21,4% des isolats de Salmonella. Campylobacter spp. a été retrouvé chez 10,8% des produits, avec des taux observés de récupération semblables pour les trois types de produits. En utilisant des milieux sélectifs, nous avons récupéré Escherichia coli hébergeant blaCMY-2 dans plus de la moitié des produits (53,7%) avec des taux de récupération semblables pour tous les types de produits. En outre, nous avons récupéré E. coli hébergeant blaCTX-M (gène de résistance aux beta-lactamines) de 6,9% des produits, et E. coli avec des mutations QRDR (pour Quinlone Resistance-Determining Region ou régions déterminant la résistance aux quinolones) dans 8,2% des produits. Les E. coli résistants aux fluoroquinolones obtenus en utilisant des milieux sélectifs ont été plus fréquents (p < 0,05) chez les produits conventionnel (18,9%) par rapport aux produits bio (0) et aux produits sans antibiotiques (2,1%). Nos résultats indiquent que, indépendamment du type de produit, les poitrines de poulet réfrigérées vendus en distribution sont souvent contaminées par des pathogènes entériques associés à des maladies d’origine alimentaire et des bactéries commensales hébergeant des gènes conférant une résistance aux antimicrobiens d’importance critique.

Mollenkopf Dixie F., Cenera Johana K., Bryant Erin M., King Christy A., Kashoma Isaac, Kumar Anand, Funk Julie A., Rajashekara Gireesh, and Wittum Thomas E. Organic or Antibiotic-Free Labeling Does Not Impact the Recovery of Enteric Pathogens and Antimicrobial-Resistant Escherichia coli from Fresh Retail Chicken. Foodborne Pathogens and Disease. ahead of print. doi:10.1089/fpd.2014.1808.

NB : On lira aussi Etats-Unis : Des bactéries résistantes aux antibiotiques retrouvées chez des poulets cashers, des poulets bio et des poulets élevés sans antibiotiques !, Des pathogènes résistants aux antibiotiques persistent chez le porc élevé sans antibiotiques et Le porc sans antibiotique, marketing ou sécurité des aliments ?

Grande-Bretagne : Investigation sur une éclosion nationale à E. coli

19
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Ecoliarrows_320x175« Grande-Bretagne : Investigation sur une éclosion nationale à E. coli », source Food Safety Watch.

La Public Health England (PHE) enquête actuellement sur une éclosion nationale de cas d’infection à Escherichia coli qui a touché jusqu’à présent plus de 80 personnes en Angleterre et au Pays de Galles et en Ecosse. La source de l’éclosion n’a pas encore été identifiée.

À ce jour, 75 cas primaires d’infection avec la même souche de E. coli de l’éclosion ont été identifiés (67 en Angleterre, 3 au Pays de Galles et 5 en Ecosse). Au moins 10 cas secondaires causés par contact avec un cas primaire ont également été signalés et 25 personnes ont dû être hospitalisées.

Le communiqué du PHE ne permet pas d’identifier le type de E. coli en cause, mais 58 personnes ont signalé une diarrhée sanglante, et il semble probable que ce soit une souche productrice de vérocytotoxines (VTEC) comme O157. Toutefois, aucun cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU) n’a encore été signalé.

L’origine de l’éclosion est actuellement à l’étude et l’enquête se concentre sur des aliments consommés par les personnes concernées pour tenter d’identifier les liens. La distribution à grande échelle du nombre de cas suggère une source unique d’origine alimentaire.