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Articles de la catégorie 'E. coli'

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Une nouvelle étude montre comment E. coli O157:H7 se lie aux légumes frais

16
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Une nouvelle étude montre comment E. coli O157:H7 se lie aux légumes frais », source Society for General Microbiology du 16 avril 2014.

Les foyers d’intoxication alimentaire liés à des souches pathogènes de Escherichia coli sont normalement associés à des produits à base de viande contaminée. Cependant, entre 20-30% d'entre eux sont causés par des personnes consommant des légumes contaminés, comme on l'a vu dans l'épidémie 2011 en Europe qui a causé 53 décès. Les recherches présentées à la réunion annuelle de la Society for General Microbiology à Liverpool montre que E. coli O157:H7 interagit directement avec les cellules végétales, ce qui lui permet de s'ancrer à la surface de la plante, où il peut se multiplier.

man-eating-lettuce-400x400Des chercheurs du James Hutton Institute en Ecosse ont établi que E. coli O157:H7 utilise des flagelles ou fouets vibratiles pour se lier à la surface – généralement utilisés pour la motilité bactérienne – afin de pénétrer les parois cellulaires des végétaux. L'équipe a démontré que des flagelles purifiés ont été capables d'interagir directement avec des lipides présents dans les membranes des cellules végétales. Les E. coli qui n'ont pas de flagelles sont incapables de se lier aux cellules végétales.

Une fois liés, les E. coli sont capables de croître et de coloniser la surface des végétaux. A ce stade, ils peuvent être éliminés par lavage, bien que les chercheurs aient montré qu'un petit nombre de bactéries sont capables d'envahir l'intérieur des végétaux, où ils deviennent protégés du lavage. Le groupe a montré que E. coli O157:H7 est capable de coloniser les racines des épinards et des laitues.

Le Dr Nicola Holden, qui a dirigé la recherche, a déclaré : « Ce travail montre la finesse des détails sur la façon dont les bactéries se fixent aux végétaux. Nous pensons que ce mécanisme est commun à de nombreuses bactéries d'origine alimentaire et montre qu'elles peuvent exploiter des facteurs communs trouvés à la fois chez les végétaux et les animaux pour les aider à croître. Notre objectif à long terme est de mieux comprendre ces interactions afin de pouvoir réduire le risque de maladie d'origine alimentaire ».

Les chercheurs croient que E. coli O157:H7 utilise la même méthode pour coloniser la surface des végétaux comme il le fait quand il colonise l'intestin des animaux. Ces travaux montrent que ces bactéries ne sont pas simplement transportées à travers la chaîne alimentaire de manière inerte, mais sont activement en interaction avec les végétaux et les animaux.

Bien que des cas de foyers d’intoxication alimentaire associées à E. coli soient rares au Royaume-Uni à la suite des mesures de maîtrise strictes à tous les stades de la chaîne alimentaire, de la fourche à l'assiette, ils se produisent encore, comme on l'a vu en 2013, quand du cresson (voir ces deux liens, 1 et 2, sur le blog -aa) contaminé est entré dans la chaîne alimentaire, ce qui a entraîné l’hospitalisation de sept personnes. En comprenant les mécanismes sur la façon dont les bactéries interagissent avec les végétaux, les chercheurs espèrent trouver des moyens ciblés pour arrêter la liaison, réduisant le risque de contamination des aliments.

De la surveillance des cas de STEC O104:H4 post épidémiques en Allemagne.

11
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

Un nouvel article venu d’Allemagne pour mieux comprendre ce qui s’est passé dans cette massive épidémie à Escherichia coli producteurs de shigatoxines O104 :H4 en 2011. Ci-après, l’article paru dans Eurosurveillance revient sur la surveillance des cas de STEC O104:H4 post épidémiques en Allemagne.

Ecoliarrows_320x175Résumé.

Après l'épidémie massive d’infections à Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) de sérotype O104:H4 en Allemagne pendant l'été 2011, la surveillance post-épidémique vis-à-vis de nouvelles infections par ce type de STEC a été maintenue jusqu'à la fin 2011. La surveillance a été basée sur la déclaration nationale obligatoire des infections à STEC et la complication associée des syndromes hémolytiques et urémiques (SHU), ainsi que sur les données obtenues à partir d'un questionnaire. Entre la fin de l'épidémie (5 juillet) et le 31 décembre 2011, un total de 33 cas de post-épidémique a été enregistré. Les cas post-épidémique sont survenus avec une fréquence décroissante vers la fin de l'année et ressemblaient les cas épidémiques à bien des égards, cependant, la proportion de SHU chez tous les cas post-épidémiques a été plus faible que lors de l'épidémie. Deux tiers des cas post-épidémiques ont probablement été infectés par contact avec des cas épidémiques connus. La propagation au laboratoire et de façon nosocomiale a été notée dans cette période. Aucun cas de post-épidémique n’a été lié à la consommation de graines germées comme une source potentielle d'infection. La rareté de l'information issue des tests de non-culture couramment utilisés en Allemagne pour diagnostiquer les STEC a rendu difficile le lien des cas post-épidémiques avec l'épidémie. Bien que la surveillance post-épidémique ait démontré un potentiel de la souche épidémique durant la longue chaîne de transmission aidés aussi par une excrétion prolongée, nos résultats et la surveillance de routine continue jusqu'à la fin de 2013 sont en faveur de la notion, que la souche épidémique n’a pas été en mesure de s'imposer dans l’environnement en Allemagne.

Frank C, Milde-Busch A, Werber D. Results of surveillance for infections with Shiga toxin-producing Escherichia coli (STEC) of serotype O104:H4 after the large outbreak in Germany, July to December 2011. Euro Surveill. 2014;19(14):pii=20760

Cauchemar en cuisine et le rôle des planches à découper !

9
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

« Les cuisines sont une source de bactéries multi-résistantes aux antibiotiques », source Society for Healthcare Epidemiology of America.

Les planches à découper restent une source de bactéries après utilisation.

Après avoir manipulé de la volaille crue, les mains de préparateurs d'aliments et les planches à découper demeurent une source de transmission de bactéries multi-résistantes, telles que E. coli producteurs de ß-lactamases à spectre étendu (ESBL). L'étude sur les cuisines domestiques et hospitalières a été publié dans le numéro de mai de Infection Control and Hospital Epidemiology, le journal de la Society for Healthcare Epidemiology of America.

spatchcock-h_t-300x225« La propagation de bactéries résistantes à plusieurs antibiotiques a été associée à l'environnement hospitalier, mais ces résultats suggèrent que la transmission de souches résistantes de E. coli se produit à la fois à l'hôpital et dans les foyers domestiques », a déclaré Andreas Widmer, auteur principal de l'étude. « Nos résultats soulignent l'importance de l'hygiène des mains, non seulement après avoir manipulé de la volaille crue, mais aussi après contact avec une planche à découper utilisée dans la préparation de la volaille. »

Des chercheurs de l'hôpital universitaire de Bâle, en Suisse ont recueillis et examinés 298 planches à découper (154 de l'hôpital universitaire et 144 provenant de foyers domestiques) après préparation de différentes viandes (volaille, bœuf/veau, porc, agneau, gibier et poisson) et avant d'être nettoyées. Ils ont également recueilli 20 paires de gants des employés de la cuisine de l'hôpital après qu’ils aient manipulé de la volaille crue. Ces échantillons ont été analysés pour la recherche de Enterobacteriaceae producteurs de ß-lactamases à spectre étendu, une famille de bactéries Gram négatif qui comprend Salmonella, E. coli et Klebsiella.

En analysant les planches à découper, les chercheurs ont constaté que 6,5% des planches à découper de l’hôpital utilisés dans la préparation de volailles ont été contaminées par par E. coli producteurs de ß-lactamases à spectre étendu. Pour les planches utilisées dans les foyers domestiques, les chercheurs ont retrouvé E. coli producteurs de ß-lactamases à spectre étendu sur 3,5% de ces surfaces. Ils ont également constaté que 50% des gants portés dans la cuisine de l'hôpital étaient contaminés par E. coli résistants aux antibiotiques.

Les chercheurs ont constaté qu'aucune des planches à découper utilisées dans la préparation de boeuf/veau, porc, agneau, gibier ou poisson n’étaient contaminées par des bactéries productrices de ß-lactamases à spectre étendu. Ils ont également constaté que le pays d'origine de la viande n'a pas joué un rôle dans la présence de bactéries sur aucune des surfaces.

NB : On trouvera ici un précédent article sur le sujet. On peut penser qu’à la maison, les risques sont moins importants que dans une cuisine d’un hôpital, et on aura surtout noté le rôle joué par les gants dans le transfert de la contamination …

Etats-unis : Les 8 aliments crus qui présentent le plus de risques

5
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Lait, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

webst11167Après Le top 8 des lieux de notre vie quotidienne les plus exposés aux microbes ! aux Etats-Unis, voici un top 8 des aliments crus qui présentent le plus de risques et qui peuvent vous rendre malades, selon cet article du Washington Post du 4 avril 2014, à vous de voir …

Le « mouvement n faveur des ealiments crus » est une préoccupation majeure en matière de sécurité des aliments pour le Centers for Disease Control et plusieurs scientifiques de premier plan en santé publique. Cette tendance populaire entraîne que les consommateurs boudent les aliments qui ont été traditionnellement transformés par la chaleur ou cuits pour détruire les pathogènes. Voici huit aliments dont les experts disent qu’ils présentent quelques-uns des plus grands risques lorsqu'ils sont consommés crus ou insuffisamment cuits.

Source Foodborne Outbreak Online Database utilisant des données de 1998 à 2011.

  • Lait : E. coli O157:H7, Campylobacter, Salmonella et Listeria, 102 foyers d’intoxications alimentaires (1606 personnes malades, 92 hospitalisations).
  • Fromage blanc au lait cru (queso blanco ou queso fresco) : Listeria, 15 foyers d’intoxications alimentaires (191 personnes malades, 48 hospitalisations, 2 décès).
  • Œufs : Salmonella, 110 foyers d’intoxications alimentaires (4246 personnes malades, 190 hospitalisations, 1 décès).
  • Viande hachée : E. coli O157:H7 et Salmonella, 320 foyers d’intoxications alimentaires (au moins 3585 personnes malades, 457 hospitalisations et 8 décès)
  • Huîtres : Vibrio vulnificus et Vibrio parahamolyticus, 124 foyers d’intoxications alimentaires (1401 personnes malades, 40 hospitalisations).
  • Fruits à coques : Salmonella, E. coli O157:H7, 14 foyers d’intoxications alimentaires (1700 personnes malades, 314 hospitalisations, 10 décès).
  • Épinards : E. coli O157:H7 5 (302 personnes malades, 113 hospitalisations, 6 décès).
  • Graines germées : E. coli O157:H7, 43 foyers d’intoxications alimentaires (1384 personnes malades, 135 hospitalisations, 1 décès).

Une alimentation contenant des micro-organismes réduit la prévalence fécale de E. coli O157 chez les bovins

5
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

http://www.dreamstime.com/stock-photo-cattle-image10346270Résumé.

La maladie chez l’homme due à une infection à Escherichia coli O157 est un grave problème de santé. L'infection se produit par contact direct avec des animaux infectés ou leurs excréments, par des aliments contaminés ou de l'eau et/ou par transmission de personne à personne. Une réduction fécale de E. coli O157 chez les bovins peut réduire le fardeau des infections chez l’homme. Nous avons utilisé revue systématique et une méta-analyse pour évaluer l'efficacité d’une alimentation contenant des micro-organismes, par rapport à un placebo ou pas de traitement, avant abattage afin d’observer la réduction fécale de E. coli O157 chez des bovins de boucherie lors d’essais sur le terrain. Quatre bases de données électroniques, Nebraska Beef Reports et une liste d'articles ont été examinés. Un total de 16 publications évaluant l'excrétion fécale en fin d’essai et/ou tout au long de la période d'essai ont été inclus. La majorité des essais publiés ont évalué la prévalence fécale de E. coli O157 ; seules deux ont évalué la concentration de micro-organismes dans les matières fécales. La prévalence fécale de E. coli O157 chez les bovins est considérablement réduite par une alimentation contenant des micro-organismes (résumé de l'effet pour l’alimentation contenant des micro-organismes – OR = 0,46, IC = 0,36 à 0,60). La combinaison d’une alimentation contenant des micro-organismes comprenant Lactobacillus acidophilus (NP51) et Propionibacterium freudenreichii (NP24) a été plus efficace dans la réduction de la prévalence fécale de E. coli O157 au moment de l’abattage et pendant toute la période d'essai par rapport au groupe avec une autre alimentation contenant des micro-organismes, bien que cette différence ne soit pas statistiquement significative. En outre, nous avons constaté que le traitement combiné [NP51 et NP24] a été plus efficace dans la réduction de la prévalence fécale de E. coli O157 au moment de l’abattage et pendant toute la période d'essai lorsqu'ils reçoivent une alimentation avec une dose de 109 ufc/animal/jour que lorsqu’ils reçoivent une quantité moindre, bien que cette différence ne soit pas statistiquement significative. Donner à des bovins une alimentation contenant des micro-organismes pendant une période avant abattage réduit la prévalence fécale de E. coli O157 et pourrait réduire efficacement les infections humaines. 

L. V. Wisener, J. M. Sargeant, A. M. O'Connor, M. C. Faires and S. K. Glass-Kaastra. The Use of Direct-Fed Microbials to Reduce Shedding of Escherichia coli O157 in Beef Cattle: A Systematic Review and Meta-analysis. Zoonoses and Public Health Vol. 61 Issue 2.