Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Articles de la catégorie 'E. coli'

Pas de catégorie

Royaume-Uni : Les transformateurs de volaille dans la ligne de mire !

6
août
Aucun commentaire
Classé dans Audit, Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Royaume-Uni : Les transformateurs de volaille dans la ligne de mire ». Il s’agit d’un article de Richard Lawley paru le 5 août, 2014 sur son blog Food Safety Watch.

Campylobacter est de loin la cause la plus courante de maladies infectieuses d’origine alimentaire en Europe et en Amérique du Nord, mais ce que vous ne savez pas, c’est le peu d’attention que ce germe a dans les médias. Cela a été le cas jusqu’au 23 juillet, lorsque le journal The Guardian a publié un article intitulé, Revealed: the dirty secret of the UK’s poultry industry (Révélations : le sale secret de l’industrie de la volaille au Royaume-Uni). La première révélation a été, « Deux tiers des poulets réfrigérés vendus au détail au Royaume-Uni sont contaminés par Campylobacter », un fait confirmé depuis par les derniers résultats de l’enquête de la Food Standards Agency. L’article est basé sur une enquête de cinq mois sur les règles d’hygiène dans l’industrie de la transformation de volailles et il a souligné les possibilités de contamination croisée entre les carcasses de poulet lors des arrêts des équipements et des infractions aux règles d’hygiène.

campy_freeL’article du Guardian a causé une sensation prévisible et a suscité l’action de la Food Standards Agency, qui, à la suite d’encouragement du secrétaire d’État à la santé, Jeremy Hunt, a décidé d’enquêter sur les transformateurs identifiés dans l’article. Les usines gérées par 2 Sisters Food Group à Scunthorpe et Anglesey ont été dûment auditées, mais ont reçu un certificat de bonne santé, ce qui suggère que le tableau peint par l’article du Guardian a été peut-être un peu plus noir que ce qui était effectivement le cas. Néanmoins, le mal a été fait et une crise alimentaire potentielle était en cours. Les consommateurs horrifiés par l’article se sont engagés à cesser d’acheter du poulet et plusieurs grands distributeurs ont annoncé qu’ils iraient investiguer leurs fournisseurs de viande de volaille.

The Guardian doit être applaudi pour avoir attiré l’attention du public sur un problème dont ils doivent être informés, mais le style sensationnel de l’article était inutile. Le taux de contamination des poulets par Campylobacter est un problème grave et la volaille est un contributeur majeur aux quelque 280 000 cas de maladie que le pathogène provoque au Royaume-Uni chaque année. Beaucoup doit être fait, mais cela ne permet pas de critiquer l’industrie de transformation de la volaille pour tout ou faire allusion à de sombres dissimulations et à des complots. Par exemple, dans l’article, on lit, « Bien que le public ne le sache pas pour la plupart d’entre eux, l’ampleur de la contamination par Campylobacter et le nombre de personnes qu’il rend malade chaque année étaient bien connus des patrons de l’industrie, des directeurs de la distribution et des responsables gouvernementaux depuis plus d’une décennie. » C’est loin d’être juste. Il n’y a jamais eu de tentative de supprimer des chiffres, qui sont régulièrement publiés et disponibles gratuitement à toute personne qui se soucie de les rechercher. La raison pour laquelle on a si peu conscience de Campylobacter chez le consommateur est qu’il provoque rarement d’importants, et donc dignes d’intérêt, foyers d’intoxication alimentaire, et ainsi la presse et la télévision n’en parlent presque jamais. Jusqu’à présent, le désintérêt des médias a été plus qu’une barrière à une prise de conscience qu’à un complot.

D’autre part, il y a peu de doute que les pressions commerciales sur les transformateurs d’aliments de toutes sortes ont augmenté ces dernières années alors que les marges bénéficiaires ont diminué et que les exigences des distributeurs ont augmenté. C’est une situation qui a pu conduire à ce que des investissements soient supprimés et il est possible que les incidents, dont les journalistes du Gardien ont été les témoins, étaient le résultat de ces pressions. Pourtant, l’industrie de la volaille est également à la pointe de tentatives pour réduire la contamination par Campylobacter. Par exemple, Faccenda, le second transformateur de volailles  identifié dans l’article du Guardian, a travaillé avec des partenaires pour développer un processus de « refroidissement rapide de la surface » destiné à détruire Campylobacter sur les carcasses de poulet. Malheureusement, cela n’a pas mérité une mention dans l’article. Mais ce qui devrait vraiment avoir de l’importance pour les consommateurs et pour l’industrie, c’est que les prochaines enquêtes sur Campylobacter montrent une baisse du taux de contamination. A tout le moins, la contribution du Guardian a mis en évidence le profil du problème et pourrait accélérer les progrès vers une solution.

Commentaires : Article plein de bon sens de Richard Lawley, il est vrai que les médias se focalisent plus volontiers sur E. coli

Rappel de reblochons et suspicion de E. coli

6
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

France 3 Alpes rapporte le 5 août 2014, « Escherichia coli a été détectée dans un lot Reblochons vendus en rayon et à la découpe dans six magasins de Savoie et Haute-Savoie sous les marques « Le fruit de l’Alpe » et « L’Arbusigny ». 300 fromages sont susceptibles d’avoir été vendus et doivent être détruits.

Avant de jeter leur fromage à la poubelle, les consommateurs sont invités à vérifier les étiquettes : les unités concernées comportent le numéro d’identification vétérinaire FR 74.015.050 CE dans un ovale, les numéros de lot 010307-1, 010307-2, 030307-1 et 030407-3, et la date de péremption DLUO au 01/10/2014 ou 02/10/2014.

La bactérie qui nous intéresse a été repérée lors d’un contrôle de routine, réalisé par un laboratoire externe mais commandé par le producteur du fromage concerné, la société Capt et fils à Arbusigny (Haute-Savoie). Son gérant a poursuivi les contrôles et assure désormais « qu’aucun autre lot n’est touché ».

Compte tenu de la période de migration estivale, cette information peut s’avérée utile à ceux qui sont passés par ce joli coin de France …

Rappelons que le 26 juin 2014, « La société Fromageries POCHAT et Fils et Société laitière des Hauts de Savoie procèdent par mesure de précaution à un retrait de la vente et à un rappel de reblochons laitiers suite à la suspicion de la présence de salmonelles. »

Syndrome hémolytique et urémique post-diarrhéique en 2013 en France

3
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Microbiologie, Réglementation, Sécurité des aliments, TIAC.

Le bulletin de veille sur la « Surveillance sanitaire en région Bourgogne et Franche-Comté. Point au 24 juillet 2014 » traite du syndrome hémolytique et urémique post-diarrhéique en 2013. Les données proposées ci-après ont été complétées avec celles de l’InVS sur la « Surveillance du syndrome hémolytique et urémique post-diarrhéique chez les enfants de moins de 15 ans en France en 2013 ».

Ecoliarrows_320x175Les Escherichia coli entérohémorragiques (EHEC), également dénommés E. coli producteurs de Shigatoxines (STEC), sont responsables de manifestations cliniques variées : diarrhée simple ou sanglante, colite hémorragique, pouvant se compliquer d’un SHU. La surveillance des SHU, mise en place en 1996, repose sur un réseau stable de services de néphrologie pédiatrique de 31 hôpitaux répartis sur tout le territoire métropolitain. En complément de ce réseau, d’autres services notifient ponctuellement les cas de SHU hospitalisés dans leurs services.

Incidence et caractéristiques individuelles des cas de SHU

Depuis le début de la surveillance, on observe :

- une incidence annuelle moyenne plus élevée dans les régions de Franche-Comté (1,7/105), Bretagne (1,4/105) et Basse-Normandie (1,3/105). Au niveau départemental, la Manche (2,1/105), le Finistère (2,4/105) et le Doubs (2,1/105) sont les plus touchés ;
Depuis le début de la surveillance en 1996, on observe une recrudescence estivale du nombre de cas : 43% des cas sont survenus entre juillet et septembre. La distribution mensuelle du nombre de SHU de 2007 à 2013 est présentée dans la figure 2. En 2013, le pic saisonnier a été important et tardif avec 61 (40%) notifications reçu en septembre et octobre

- une incidence plus élevée chez les moins de 3 ans.

En 2013, 93% (141/152) des enfants ont présenté une diarrhée, sanglante pour 49% (45/93) des cas pour lesquels l’information était disponible. Aucun décès n’a été notifié chez les enfants atteints du SHU en 2013.
En 2013, 59% des enfants étaient âgés de 3 ans et moins (médiane : 27 mois ; extrêmes : 3 semaines – 14 ans). Depuis le début de la surveillance en 1996, l’incidence annuelle moyenne la plus élevée est observée chez les enfants de moins de 3 ans : 2,6/100 000.

Caractéristiques microbiologiques des cas de SHU

Selon les résultats de bactériologie (1996-2013), les principaux sérogroupes EHEC « non-O157 » responsables de SHU chez l’enfant depuis 1996 ont été O26, O121, O111, O80. Depuis le début des années 2000, on observe une part croissante des cas de SHU identifiés en France attribuables aux sérogroupes non-O157 (1996-2004 : 28% ; 2005-2013 : 54%, p < 0,0001).

Signalements de cas groupés d’infection à EHEC

Une épidémie à EHEC O157 a été identifiée en Normandie en mai 2013. Huit cas dont 5 cas de SHU sont survenus en lien probable avec la consommation d’un fromage au lait cru.
En 2013, 7 foyers à EHEC ont été identifiés par le système de surveillance. Un foyer est défini comme l’identification d’une infection à EHEC par analyse de selles ou sérologie chez au moins une personne (avec ou sans symptômes cliniques) dans l’entourage d’un cas de SHU.
Ces foyers étaient tous familiaux et comprenaient au total 9 cas de SHU :
  •  5 foyers avec un enfant atteint de SHU et une deuxième personne du foyer infectée (1 foyer de EHEC O157, 2 foyers de EHEC O26, 1 foyer de EHEC O121, 1 foyer de EHEC sans identification du sérogroupe) ;
  • 2 foyers avec pour chacun 2 enfants d’une famille atteints de SHU (EHEC O121 et EHEC sans identification du sérogroupe)

Les investigations n’ont pas permis d’identifier une source de contamination commune aux personnes malades. L’hypothèse d’une transmission de personne à personne est plausible pour l’ensemble des foyers.

Ronde des rappels 2014 : semaine 31, semaine chargée !

2
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Commencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.1078, Listeria monocytogenes (40 ufc/g) dans du gorgonzola doux d’Italie ; alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays qui a notifié.
  • Référence RASFF 2014.1076, mercure (1,390 mg/kg) dans du thon réfrigéré d’Espagne ; notification d’information par la France. Distribution France, produit (présumé) n’être plus sur le marché.
  • Référence RASFF 2014.1075, Listeria monocytogenes (200 ufc/g) dans de la truite fumée réfrigérée d’Espagne ; alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays qui a notifié.
  • Référence RASFF 2014.1072, Salmonella enteritidis dans des œufs d’Allemagne ; alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays qui a notifié.
  • Référence RASFF 2014.1069, progestérone (1,76 g/kg) substance non autorisée dans des compléments alimentaires de la République Tchèque ; alerte notifiée par la République Tchèque. Distribution Autriche, Bulgarie, République Tchèque, France, Allemagne, Grèce, Italie, Moldavie, Slovaquie, Slovénie.
  • Référence RASFF 2014.1066, cadmium dans du mucus pourpre de Bolinus brandaris d’Italie ; alerte notifiée par l’Italie. Distribution France et Italie.
  • Référence RASFF.1064, ochratoxine A (8,9 ; 10,4 µg/kg) dans du pain bio d’Allemagne ; Alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution Autriche, France, Allemagne, Italie, Espagne, Suisse.
  • Référence RASFF 2014.1061, Salmonella Typhimurium (présence dans 25g) dans de la peau de dinde surgelée des Pays-Bas via l’Allemagne ; alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays qui a notifié.
  • Référence RASFF 2014.1057, diméthoate (0,26 mg/kg) dans du céleri vert frais de Belgique ; notification par la Belgique. Distribution France, Belgique, Luxembourg.
  • Référence RASFF 2014.1054, mercure (1.5 mg/kg) dans de l’espadon conditionné sous vide réfrigéré de France ; alerte notifiée par l’Italie. Produit non mis sur le marché.
  • Référence RASFF 2014.1051, Salmonella spp. (présence dans 25g) dans des protéines animales transformées de France ; notification par la France. Distribution aux Pays-Bas.
  • Référence RASFF 2014.1049, Salmonella spp. (présence dans 25g) dans un assortiment asiatique de France ; alerte notifiée par la Belgique. Distribution Belgique et Luxembourg. Voir le communiqué de rappel au Luxembourg.
  • Référence RASFF 2014.1047, morceaux de verre dans du saucisson sec de France ; alerte notifiée par la France. Distribution France, Slovénie. Voir le communiqué de rappel en France.
  • Référence RASFF 2014.1043, Salmonella Heidelberg (présence dans 10g) dans des filets de poulets sautés surgelés de France, avec des matières premières du Brésil ; alerte notifiée par la France. Distribution limitée au pays ayant fait la notification. Date du prélèvement, 27 juin, date du résultat, 29 juillet … c’est sans commentaire !
  • Référence RASFF 2014.1038, Salmonella (présence dans 25g) dans coques de France ; notification par la France. Distribution Pays-Bas, Belgique, France et Allemagne, produit (présumé) n’être plus sur le marché.
  • Référence RASFF 2014.1037, Escherichia coli producteurs de shigatoxines (O26 H11 eae+ stx1+) dans du fromage de vache au lait cru de France ; alerte notifiée par la France. Distribution au Canada, Croatie, France, Allemagne, Luxembourg et Royaume-Uni. Voir le communiqué de rappel en France.
  • Référence RASFF 2014.1034, Listeria monocytogenes (74 000 ufc/g) dans du gorgonzola d’Italie ; alerte notifiée par la France. Distribution France et Allemagne. Date du prélèvement, 9 juillet, date du résultat, 28 juillet … c’est sans commentaire ! Voir le communiqué de rappel en France.

Tableau ci-dessous (à la date du 2 août 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 31 de 2014 par les Etats membres. Désolé de la présentation mais les données du RASFF ne me facilitent pas la tâche …

sem31_path

Bactéries pathogènes et oiseaux migrateurs

1
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

birdsfilm460-300x180Résumé.

Des bactéries pathogènes entériques zoonotiques peuvent vivre dans le tractus intestinal d’oiseaux et peuvent être transmises aux animaux ou aux êtres humains par contact fécal. Dans la présente étude, les prélèvements caecaux ont été réalisés sur 376 oiseaux migrateurs provenant d’espèces souvent associées aux bovins au cours de la migration d’automne dans la voie migratoire du Centre (Central Flyway) des Etats-Unis. Le Vacher à tête brune (n = 309, Molothrus ater), le Quiscales bronzé (n = 51, Quiscalus quiscula) et le héron garde-bœufs (n = 12, Bubulcus ibis) avaient des bactéries pathogènes d’origine alimentaire dans leur caecum. Salmonella enterica a été isolé à partir de 14,9% de tous les prélèvements, et Escherichia coli O157:H7 de 3,7%. Les sérotypes de Salmonella isolés sont les suivants : Muenster, Montevideo, et Typhimurium.

Nos données suggèrent que les oiseaux migrateurs associés aux bovins pourraient être un vecteur de bactéries pathogènes entériques zoonotiques pour être diffusés sur de longues distances.

Callaway, Todd R., Edrington, Tom S., and Nisbet, David J.Isolation of Escherichia coli O157:H7 and Salmonella from migratory brown-headed cowbirds (Molothrus ater), common grackles (Quiscalus quiscula), and cattle egrets (Bubulcus ibis). Foodborne Pathogens and Disease.

NB : Information communiquée par Doug Powell du barfblog.

On lira un rapport de l’InVS sur une « Epidémie d’infection à E. coli producteurs de Shiga-toxines non O157 liés à la consommation de camembert au lait cru, Nord-Ouest de la France, Octobre-Décembre 2005 » dans lequel il a été évoqué un rôle possible des étourneaux. Voir aussi sur ce blog, Les étourneaux et les pathogènes humains.