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Articles de la catégorie 'E. coli'

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Belgique : Rappel de fromages de chèvre au lait cru « Crottins de Chavignol » pour cause de E. coli O26:H11

12
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Un communiqué de l’AFSCA du 12 juillet rapporte le « Rappel du fromage de chèvre au lait cru « Crottins de Chavignol ». Problématique : présence de « E. Coli O26 H11 ».

Cela paraît assez classique pris comme cela mais y regardant de plus près nous allons constaté une grave anomalie de la communication entre les Etats membres. Jugez plutôt,

L’AFSCA a été informée via le système d’alerte européen (RASFF : Rapid Alert System for Food and Feed) de la présence de « E. Coli O26:H11 dans du fromage de chèvre au lait cru de la marque « CHAVIGNOL », livré par la laiterie H.TRIBALLAT de France avec le numéro d’identification FR 18.194.050 CE.

2014-07-12_chavignolEt pourtant l’alerte notifiée au RASFF a été faite par la France le 1er juillet 2014, référence 2014.0898, concernant la présence de Escherichia coli entéropathogènes O26:H11, eae positif (date du prélèvement le 23 juin, date du résultat le 1er juillet) dans des fromages de brebis de France. Distribution Belgique, France, Allemagne, Luxembourg.

Comment expliquer ce délai voire ce retard d’autant plus qu’Auchan en France avait rappelé un lot de crottin de Chavignol le 2 juillet avec à l’appui un communiqué de l’entreprise Triballat daté du 1er juillet !

Notons que nos autorités ont publié un communiqué que le 11 juillet, d’où ce rappel en cascade de l’AFSCA …, mais que de temps perdu … depuis la notification au RASFF !

Le communiqué d el’AFSCA se poursuit ainsi :

Toutes les marques commerciales et les unités de vente reprenant le numéro d’indentification FR 18.194.050 CE sont concernées.
Les fromages ont été vendus à différentes grandes enseignes ainsi qu’à des petits fromagers CARREFOUR Belgique, DELHAIZE Belgique, FROM UN SA Belgique, ITM België, KAASIMPORT Belgique, CORA SA en REAL SA Belgique. Les différents points de vente ont dèjà été informés de ce rappel auprès des consommateurs et les fromages concernés ont été retirés du marché.
Nous demandons aux consommateurs ayant acheté les fromages mentionnés ci-dessus de ne plus les consommer et de retourner à leur point de vente où ils pourront être remboursés. En cas de doute, vous recevrez les informations nécessaires dans votre point de vente.

Un communiqué de rappel du 12 juillet a eu lieu aussi en Allemagne.

Actualisation du rappel de fromages de Chavignol pour cause de la présence de E. coli O26:H11

12
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

imgresLe 2 juillet 2014, Auchan sur son site de rappels des produits rapportait un « communiqué de la société LHT, 18220 Rians » concernant un rappel de crottins de Chavignol.

La France avait notifié une alerte au RASFF (référence 2014.0898) concernant la présence de Escherichia coli entéropathogènes O26:H11, eae positif (date du prélèvement le 23 juin, date du résultat le 1er juillet) dans des fromages de chèvre de France. Distribution Belgique, France, Allemagne, Luxembourg.

Je disais dans l’article du 3 juillet qui relatait ce premier rappel, « Selon la formule consacrée, pour l’instant, pas de nouvelles de nos autorités concernant ce rappel, mais au fait, pourquoi y en aurait-il ? »

Eh bien je me suis trompé, last but not the least, le ministère de l’agriculture a diffusé le … 11 juillet 2014, ce que j’appellerais une actualisation du rappel précédent pour lequel il n’y avait pas eu d’information initiale, concernant le « rappel des lots de fromages de Chavignol de la Laiterie H.TRIBALLAT. »

Voir le communiqué pour les numéros de lot et la DLUO.

Ces fromages rappelés portent l’estampille sanitaire FR 18.194.050 CE. Toutes les marques commerciales de Chavignol portant ce numéro d’identification sanitaire sont concernées. Les fromages ont été commercialisés sur tout le territoire national dans différentes GMS et chez des fromagers détaillants.

Commentaires. Décidément l’information sur les rappels est un insoupçonnable abîme d’opacité …

Sur le sujet, on lira un avis du 15 juillet 2008 de l’Afssa relatif aux souches d’Escherichia coli productrices de shigatoxines considérées comme pathogènes pour l’homme, la thèse de Stéphane Dimitri Miszczycha, Croissance et survie des Escherichia coli producteurs de Shiga Toxines (STEC) en fonction des technologies fromagères mettant en œuvre du lait cru, la fiche de danger microbiologique de l’Anses concernant les E. coli entérohémorragiques et un article sur le blog, Rappel de roquefort, E. coli O26 et communication.

Les désinfectants ne sont pas suffisants, il faut se laver les mains avec de l’eau et du savon après avoir visité une ferme

10
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Santé, Sécurité des aliments.

Johnny Conway (39) with his son Adam Conway from Newtownabbey at the farm« Les désinfectants ne sont pas suffisants, dit le Royaume-Uni. Se laver les mains après avoir visité une ferme. » Source Doug Powell du barfblog du 9 juillet 2014.

LaPublic Health Agency(PHA) du Royaume-Unirappelle aux familles l’importance de se laver les mains après avoir visité une ferme.

Tous les animaux hébergent naturellement toute une série d’organismes, dont certains peuvent être transmis à des personnes. Certains organismes qui peuvent être contractés dans les fermes présentent un danger grave et peuvent causer des infections potentiellement graves, en particulier chez les jeunes enfants.

Pour réduire le risque de maladie, les adultes et les enfants devraient se laver soigneusement les mains avec de l’eau et du savon après avoir manipulé des animaux ou touché des surfaces à la ferme et systématiquement avant de manger ou de boire.

Les gels et lingettes antibactériens pour les mains ne sont pas un substitut au lavage des mains avec de l’eau et du savon, car les gels et lingettes « peuvent être incapables d’enlever la contamination comme peut le faire l’eau courante. Cependant, utiliser de tels gels après le lavage des mains avec de l’eau et du savon peut réduire davantage le risque d’avoir des infections.

Le Dr Philip Veal, consultant à la PHA, a déclaré : « Les animaux de ferme sont souvent porteurs d’une série d’organismes qui peuvent être transmis aux enfants et aux adultes. Ces organismes peuvent comprendre des infections graves comme E. coli O157, qui est extrêmement contagieux et se transmet facilement de l’animal aux enfants, puis au sein de la maison.

« Le lavage des mains avec de l’eau et du savon permettra de réduire le risque de d’avoir une infection, qui peut être particulièrement dangereuse pour les jeunes enfants. En faisant attention et en faisant ces choses simples, nous pouvons aider à éviter la maladie et profiter d’une journée de détente. »

Sur ce sujet, on lira cet article, G. Erdozain , K. KuKanich , B. Chapman  and D. Powell. Best practices for planning events encouraging human-animal interactions. Zoonoses and Public Health, 3 April 2014.

A propos du sérotypage moléculaire des STEC

9
juil
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Classé dans Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Une nouvelle biopuce propose un vaste sérotypage moléculaire des Escherichia coli.

Le sérotypage bactérien est importants en épidémiologie mais il s’agit d’une procédure complexe qui est dépendante du temps et a fait l’objet de variations inhérentes à la préparation des sérum. Lacher et al. ont employé des déterminants génétiques qui sous-tendent le phénotype sérologique de Escherichia coli pour développer la plus complète plate-forme de sérotypage moléculaire à ce jour en utilisant une biopuce (ou microarray) de conception personnalisée. Ils l’ont appliqué avec succès pour examiner des isolats producteurs de shigatoxines à partir de produits frais et de souches identifiées qui ne pouvaient pas être sérotypée par la méthode traditionnelle.

Pour en savoir plus, voir ce lien.

NB : On pourra lire, pour en savoir plus, Les puces à ADN (microarrays) comme plate-forme technologique (Introduction à « La paillasse et la puce ») d’Ashveen Peerbaye.

ooOOoo

Aux lecteurs de ce blog. Un incident technique a touché le blog hébergé par la revue PROCESS dimanche après-midi jusqu’à lundi fin de matinée. Une nouvelle attaque des serveurs chez l’hébergeur du blog a eu lieu ce mardi et tout est rentré dans l’ordre dans l’après-midi. Toutes mes excuses pour cette panne autant inopinée qu’inexpliquée.

Croissance des STEC et impact du refroidissement et du stockage post-inoculation sur l’attachement des STEC aux surfaces de viande

7
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

Ecoliarrows_320x175Résumé.

Des questions ont été exprimées concernant l’utilité d’études décrivant l’efficacité des interventions antimicrobiennes ciblant les Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC), qui sont inoculés sur des carcasses de bœuf réfrigérées versus des carcasses de bœuf non réfrigérées. Les objectifs de cette étude étaient d’évaluer les effets du refroidissement (pas de réfrigération, réfrigération à la température de ≤ 5°C en surface) sur l’attachement des STEC aux surfaces de poitrines, et les effets du stockage post-inoculation sur la récupération des STEC. Des poitrines d’une carcasse tranchée ont été séparées ; une poitrine de chaque paire est conservée non réfrigérée, tandis que l’autre est réfrigérée à une température de surface de ≤ 5°C avant l’inoculation. Les poitrines ont été inoculées avec un cocktail de huit STEC et ensuite conservées à 5 ou 25°C. À t = 0, 30, 60, 90 et 120 minutes après l’inoculation, 30 cm2 de tissu sont excisés de façon aseptique, suivis par un dénombrement sélectif des STEC fortement et faiblement attachés. Une différence significative, bien que petite (0,4 log10 ufc/cm2) du nombre de cellules fortement attachées a observée entre les poitrines réfrigérées et les poitrines non réfrigérées (p < 0,05). Des effets significatifs sur l’attachement des cellules par l’interaction du refroidissement et la période de stockage post-inoculation ou le refroidissement et la température de stockage post-inoculation, ont été identifiés (p < 0,05). Les résultats indiquent que le refroidissement du bœuf et les conditions de stockage après inoculation ont influencé attachement des STEC à la viande bovine.

Faits saillants.

  • Des isolats de STEC présentent différents temps de génération durant leur croissance in vitro.
  • Des poitrines refroidies ont affecté de façon significative l’attachement des STEC au bœuf (p < 0,05).
  • L’attachement des STEC aux poitrines de bœuf décline pendant sur le stockage post-inoculation.
  • Le refroidissement et le stockage post-inoculation ont affecté l’attachement des STEC aux poitrines de bœuf.

Katie R. Kirsch, T. Matthew Taylor, Davey Griffin, Alejandro Castillo, David B. Marx, Lynette Smith. Growth of Shiga toxin-producing Escherichia coli (STEC) and impacts of chilling and post-inoculation storage on STEC attachment to beef surfaces. Food Microbiology Volume 44, December 2014, Pages 236-242.

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Aux lecteurs de ce blog. Un incident technique a touché le blog hébergé par la revue PROCESS depuis dimanche après-midi. Toutes mes excuses pour cette panne inopinée.