Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Articles de la catégorie 'E. coli'

Aucune catégorie

Food Safety Roundup ou Liste bibliographique en sécurité des aliments, 23

28
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

Message de CIDRAP,Center for Infectious Disease Research & Policy de l’Université du Minnesota, du 28 juillet 2015, relatif aux nouveaux documents ci-dessous sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire qui ont été ajoutés au site depuis les dernières semaines.

Foodborne Disease

E. coli

  • Prevalence, risk factors and impact on clinical outcome of ESBL producing Escherichia coli bacteraemia, voir Int J Infect Dis
  • Escherichia coli O157 outbreaks in the United States, 2003-2012, voir Emerg Infect Dis

Norovirus

  • Global age distribution of pediatric norovirus cases, voir Vaccine
  • Genetic analyses of GII.17 norovirus strains in diarrheal disease outbreaks from December 2014 to March 2015 in Japan reveal a novel polymerase sequence and amino acid substitutions in the capsid region, voir Euro Surveill
  • Emergence of a new GII.17 norovirus variant in patients with acute gastroenteritis in Jiangsu, China, September 2014 to March 2015, voir Euro Surveill

Salmonella

  • Diversity and persistence of Salmonella enterica strains in rural landscapes in the southeastern United States, voir PLoS One

Les éclosions à E coli O157:H7 de 2003-2012 aux Etats-Unis

16
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

« Un article décrit les éclosions à E coli O157:H7 de 2003-2012 aux Etats-Unis », source CIDRAP News.

Plus de foyers de cas à Escherichia coli O157:H7 foyers ont été signalés dans la décennie allant de 2003 à 2012 que dans les deux précédentes décennies, probablement en raison d’une meilleure surveillance, mais la part des éclosions d’origine alimentaire attribuables au bœuf a chuté, selon un article publié dans Emerging Infectious Diseases.

E.-coli1Les scientifiques du CDC ont identifié 390 éclosions à E. coli O157:H7 au cours des 10 dernières années impliquant 4928 personnes malades, 1272 hospitalisations et 33 décès. Les aliments sont en tête de liste des sources de contamination, soit 255 éclosions (65%). D’autres éclosions sont dues au contact de personne à personne (39 éclosions, 10%), le contact avec des animaux (39 éclosions, 10%) et l’eau (15 éclosions, 4%), tandis que 42 éclosions (11%) avaient un mode de transmission différent ou inconnu.

Bien que cette décennie ait montré plus d’éclosions que lors des 20 années précédentes, elles étaient plus petites, avec une moyenne de 6 cas de maladie contre 8 indique l’article. Le taux d’hospitalisation était plus élevé dans la dernière période (27% contre 17%), le taux de syndrome hémolytique et urémique était légèrement plus élevé (6% contre 4%).

Les 65% des éclosions attribuées aux aliments représentent une augmentation par rapport aux 52% au cours des 20 années précédentes. Le pourcentage d’éclosions d’origine alimentaire causées par E. coli dans le bœuf a diminué de 47% à 31%, et parmi les éclosions liés au bœuf, la part liée à la viande hachée de bœuf a chuté de 41% à 21%, tandis que le pourcentage lié à d’autres types de viande bovine a augmenté de 6% à 9%.

« Ces différences pourraient être en partie attribuable aux améliorations continues en matière de surveillance, dont l’expérience du réseau national moléculaire de sous-typage, PulseNet, qui réalise la détection précoce de plus d’éclosions, ainsi que l’amélioration des enquêtes sur les éclosions et la notification électronique systématique des éclosions sur tous les modes de transmission », indique l’article.

Dans d’autres conclusions, les auteurs indiquent :

  • La viande de bœuf et les légumes-feuilles, pris dans leur ensemble, sont la source de plus de 25% de tous les foyers de cas signalés et plus de 40% des maladies connexes.
  • Les éclosions attribuées à certains aliments consommés généralement crus ont causé des taux plus élevés d’hospitalisation que celles attribuées à la consommation générale d’aliments cuits (35% contre 28%).
  • La grande majorité des éclosions à E. coli d’origine hydrique (87%) sont survenus dans les Etats le long du fleuve Mississippi.

Rappel de steaks hachés, E. coli, E. coli entérohémorragiques et les médias

13
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

Ironie du sort, quelques jours avant que ne soit diffusé le communiqué sur le «  Retrait de la vente de steaks hachés surgelés pur bœuf commercialisés chez ALDI », s’est tenu les 23 et 24 juin 2015, la neuvième édition des journées SteakExpert. Parmi les exposés présentés, j’ai noté « les alternatives aux tests libératoires sur les produits finis de viande hachée ». C’est à suivre …

ehec-hygiene-19844747En attendant, voici un florilège de nouvelles prises au hasard de ma recherche sur Google concernant ce rappel …

  • Pour TF1, « Des lots de steaks hachés vendus chez Aldi contaminés par une bactérie E.Coli ». Reprise globale du communiqué de rappel
  • Pour Normandie actu, « Bactérie E. Coli. Chez Aldi, des steaks hachés retirés de la vente ». Il est fait référence au communiqué de rappel en mentionnant en plus que 700 kg de viande étaient concernées par ce rappel. Il aussi noté que la cuisson à cœur des viandes hachées et produits à base de steaks hachés permet de prévenir les conséquences d’une telle contamination, en oubliant de mentionner que le communiqué avait aussi noté « la disparition de la couleur rosée », pratique erronée que j’ai évoquée dans Retrait de la vente de steaks hachés surgelés commercialisés chez ALDI mais curieux conseil de cuisson des steaks hachés.
  • Pour Ouest-France, « Bactérie E.Coli. Aldi retire des steaks hachés contaminés de la vente ». Reprise partielle du communiqué de rappel
  • Pour BFMTV, « Bactérie E.Coli: retrait de steaks hachés chez Aldi en Ile-de-France ». Reprise partielle du communiqué de rappel
  • Pour Pourquoi Docteur, « Steaks hachés retirés de la vente : E-coli en cause ». Reprise globale du communiqué de rappel en notant que « La bactérie E. coli est naturellement présente dans la flore intestinale. Elle se transmet principalement par l’ingestion d’aliments infectés tels que la viande bovine crue, les fruits ou les laitages. »

Ce qui n’a pas été dit c’est qu’il s’agit de Escherichia coli entérohémorragiques !

Comme le rappelle l’Anses, « la bactérie Escherichia coli (E. coli) est naturellement présente parmi la microflore digestive de l’Homme et des animaux à sang chaud. Certaines souches d’E. coli sont pathogènes parmi lesquels les E. coli entérohémorragiques ou EHEC. Chez l’Homme, les EHEC sont responsables de troubles variés allant d’une diarrhée bénigne à des formes plus graves comme des diarrhées hémorragiques et/ou des atteintes rénales sévères appelées syndrome hémolytique et urémique principalement chez le jeune enfant. »

Mais quand aurons-nous une information scientifique des médias français Grand Public ?

Retrait de la vente de steaks hachés surgelés commercialisés chez ALDI mais curieux conseil de cuisson des steaks hachés

11
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

Il s’agit du Retrait de la vente de steaks hachés surgelés pur bœuf commercialisés chez ALDI, source ministère de l’agriculture du 10 juillet 2015. Communiqué mis en ligne très rapidement, c’est à noter !

thermometrePar mesure de précaution, la société ARCADIE SUD OUEST PRODUITS ELABORES procède aujourd’hui au retrait de la vente de « Steaks hachés surgelés pur bœuf 15%MG VBF » commercialisés chez ALDI dans la région ILE DE FRANCE suite à la mise en évidence de la présence de la bactérie « E. coli O103:H2 ».

Joint par Le Parisien.fr, le PDG de la société, insiste sur le caractère préventif de ce rappel : « Un auto-contrôle dans un autre réseau de distribution a révélé la présence de cette bactérie. Nous avons alors fait nos propres analyses dans les lots encore en notre possession. Ils se sont révélés négatifs. Mais par précaution, nous avons décidé de rappeler les lots déjà sur le réseau de distribution », explique Serge Fargeot. Deux palettes d’environ 350 kg chacune sont concernés, soit 700 kg (l’équivalent de 700 lots de steaks surgelés). Tous les lots environ 700 au total, sont commercialisés dans les magasins Aldi en Île-de-France.

La date de fabrication de ces lots est située entre le 27/02/15 9 heures et le 27/02/15 12h30 avec une date limite de consommation au 27/02/16. Ils ne présentent pas de marque et portent l’estampille sanitaire: FR 12 223 001 CE.

Ce qui apparait intéressant est la suite du communiqué de rappel de l’entreprise diffusé par le site alerte produits du ministère de l’agriculture. On lit :

Il est donc demandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant au lot décrit ci-dessus de ne pas les consommer et de les détruire, ou se faire rembourser.

Les personnes qui auraient consommé les « Steaks hachés surgelés 15% MG VBF » mentionnés ci-dessus et peuvent avoir, dans la semaine qui suit la consommation, des gastro-entérites éventuellement hémorragiques, accompagnées ou non de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères chez les jeunes enfants (syndrome hémolytique et urémique). Ces personnes sont invitées à consulter leur médecin traitant en lui signalant cette consommation.

D’une façon générale, il convient de rappeler que la cuisson à cœur (c’est à dire la disparition de la couleur rosée) des viandes hachées et produits à base de steaks hachés permet de prévenir les conséquences d’une telle contamination. Ces recommandations quant à la cuisson sont d’autant plus appropriées lorsque la viande est destinée à de jeunes enfants, aux personnes âgées et les personnes immuno-déprimées.

temp_steackMalheureusement la couleur est un indicateur trompeur de la cuisson des steaks hachés ! Voir ces liens, 12, 34 et 5.

En fait ce que reprend le communiqué est ce qui se dit ici ou là dans les sphères de nos autorités. Ainsi ce Guide des bonnes pratiques d’hygiène à destination des consommateurs, mis en ligne sur le site du ministère de l’agriculture, et non validé par l’Anses, il était indiqué au choix :

  • Pour les enfants de moins de 15 ans : veiller à bien cuire à cœur les steaks hachés, à une température supérieure à +63°C (cela correspond visuellement à une viande non rosée à cœur).
  • Bien cuire les viandes hachées à cœur  (coloration grise) surtout pour les enfants ou les personnes fragilisées ou âgées.

On pourra en revanche lire ce que rapporte l’Anses dans Les Escherichia coli entérohémorragiques (EHEC) :

Il est nécessaire de bien cuire à cœur les viandes hachées ou produits à base de viande hachée consommés par les jeunes enfants et les personnes âgées. Une température à cœur de 70°C pendant 2 minutes pour la cuisson des steaks hachés de bœuf est recommandée.

Ou encore cet autre document de l’Anses indiquant que « La couleur du steak haché n’est pas un indicateur fiable de la cuisson à cœur. Seule la mesure de la température à cœur peut être recommandée pour le contrôle de la cuisson. »

Dès lors pourquoi ne pas demander à l’opérateur alimentaire qui a procédé à ce rappel de corriger ce communiqué qui va très certainement induire les consommateurs en erreur ?

NB : Le ministère de la santé (alertes sanitaires) est aux abonnés absents !

Maîtrise des STEC : De la propreté des bovins à l’abattoir (une suite)

6
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

Après Les animaux propres ont moins de E. coli, De la propreté des bovins à l’abattoir et De la relation entre la propreté des bovins et la propreté des carcasses en Norvège, articles écrit en 2012, voici que L’actu 2015-27 du 2 juillet du SNIV SNCP, les entreprises françaises des viandes, rapporte qu’« Aucun gros bovin très sales noté « D » ne sera abattu en l’état en France à compter du 1er avril 2016. » (Poisson d’avril ?)

UnknownLa DGAL vient de publier une nouvelle instruction pour ses services sur la manière d’inspecter les gros bovins sales à l’abattoir (référence DGAL/SDSSA/2015-520*).

Cela concerne « l’introduction de bovins à l’abattoir dont l’état de propreté est considéré comme constituant un risque de contamination des viandes. »

Cette mesure sera appliquée en deux temps :

  • pendant une première période transitoire, la surveillance des précautions prises par les abatteurs lors de l’abattage d’un animal « très sale » est renforcée. En parallèle, apporteurs et éleveurs sont informés plus activement du constat, et sont invités à ne plus présenter un animal dans cet état à l’abattage ;
  • dans une seconde période, à compter d’avril 2016, l’abattage d’un gros bovin dans cet état ne sera plus possible « conformément à la règlementation UE ». Soit l’animal devra être nettoyé au préalable de manière à ne pas introduire de risque dans la chaine alimentaire, soit une saisie sur pied sera effectuée de ce dernier.

L’objectif de cette note n’est pas de saisir les quelques 600 animaux annuellement classés dans cette catégorie de propreté, mais de créer une dynamique pour que ces animaux n’arrivent plus dans les abattoirs français ; ceci, afin de relever le niveau général de propreté des gros bovins abattus en France.

Cette note s’inscrit dans la mouvance européenne d’amélioration de la qualité hygiénique des viandes**.

Suite à des constats d’hétérogénéité des pratiques entre les différents états membres, les autorités de ces derniers échangent en ce moment leurs bonnes pratiques dans le but d’améliorer les contrôles du respect de l’abattage d’animaux propres. En France, la DGAL et les organisations professionnelles poursuivront dès cet automne leurs travaux en commun visant l’amélioration du dispositif français. Au SNIV-SNCP, le référentiel de maitrise des E. coli pathogènes et le système d’audit qui y est associé contribuent à la bonne maitrise hygiénique visée et à son amélioration depuis plusieurs années.

Cela étant la note explique que « La gestion des bovins sales à l’abattoir a été identifiée comme non maîtrisée par l’audit du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux relatif aux contrôles officiels menés par les agents des DDPP et DDCSPP sur les processus mis en place par les exploitants d’abattoir de bovins pour prévenir le risque E. coli STEC. Les conclusions de cet audit font état d’une « gestion minimaliste des bovins sales » et « les auditeurs considèrent inapproprié le rôle dévolu aux services vétérinaires d’inspection dans ce dispositif contractuel interprofessionnel ».

* Cette note m’a été aimablement adressée par un internaute car elle n’est pas accessible publiquement sur le site du ministère de l’agriculture.

** annexe I, partie A, point II.4 c), du règlement (CE) n°852/2004, annexe III, section I, chapitre IV, point 4, du règlement (CE) n°853/2004 et annexe I, section II, chapitre III, point 3, du règlement (CE) n°854/2004.