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Articles de la catégorie 'E. coli'

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Cauchemar en cuisine et le rôle des planches à découper !

9
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

« Les cuisines sont une source de bactéries multi-résistantes aux antibiotiques », source Society for Healthcare Epidemiology of America.

Les planches à découper restent une source de bactéries après utilisation.

Après avoir manipulé de la volaille crue, les mains de préparateurs d'aliments et les planches à découper demeurent une source de transmission de bactéries multi-résistantes, telles que E. coli producteurs de ß-lactamases à spectre étendu (ESBL). L'étude sur les cuisines domestiques et hospitalières a été publié dans le numéro de mai de Infection Control and Hospital Epidemiology, le journal de la Society for Healthcare Epidemiology of America.

spatchcock-h_t-300x225« La propagation de bactéries résistantes à plusieurs antibiotiques a été associée à l'environnement hospitalier, mais ces résultats suggèrent que la transmission de souches résistantes de E. coli se produit à la fois à l'hôpital et dans les foyers domestiques », a déclaré Andreas Widmer, auteur principal de l'étude. « Nos résultats soulignent l'importance de l'hygiène des mains, non seulement après avoir manipulé de la volaille crue, mais aussi après contact avec une planche à découper utilisée dans la préparation de la volaille. »

Des chercheurs de l'hôpital universitaire de Bâle, en Suisse ont recueillis et examinés 298 planches à découper (154 de l'hôpital universitaire et 144 provenant de foyers domestiques) après préparation de différentes viandes (volaille, bœuf/veau, porc, agneau, gibier et poisson) et avant d'être nettoyées. Ils ont également recueilli 20 paires de gants des employés de la cuisine de l'hôpital après qu’ils aient manipulé de la volaille crue. Ces échantillons ont été analysés pour la recherche de Enterobacteriaceae producteurs de ß-lactamases à spectre étendu, une famille de bactéries Gram négatif qui comprend Salmonella, E. coli et Klebsiella.

En analysant les planches à découper, les chercheurs ont constaté que 6,5% des planches à découper de l’hôpital utilisés dans la préparation de volailles ont été contaminées par par E. coli producteurs de ß-lactamases à spectre étendu. Pour les planches utilisées dans les foyers domestiques, les chercheurs ont retrouvé E. coli producteurs de ß-lactamases à spectre étendu sur 3,5% de ces surfaces. Ils ont également constaté que 50% des gants portés dans la cuisine de l'hôpital étaient contaminés par E. coli résistants aux antibiotiques.

Les chercheurs ont constaté qu'aucune des planches à découper utilisées dans la préparation de boeuf/veau, porc, agneau, gibier ou poisson n’étaient contaminées par des bactéries productrices de ß-lactamases à spectre étendu. Ils ont également constaté que le pays d'origine de la viande n'a pas joué un rôle dans la présence de bactéries sur aucune des surfaces.

NB : On trouvera ici un précédent article sur le sujet. On peut penser qu’à la maison, les risques sont moins importants que dans une cuisine d’un hôpital, et on aura surtout noté le rôle joué par les gants dans le transfert de la contamination …

Etats-unis : Les 8 aliments crus qui présentent le plus de risques

5
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Lait, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

webst11167Après Le top 8 des lieux de notre vie quotidienne les plus exposés aux microbes ! aux Etats-Unis, voici un top 8 des aliments crus qui présentent le plus de risques et qui peuvent vous rendre malades, selon cet article du Washington Post du 4 avril 2014, à vous de voir …

Le « mouvement n faveur des ealiments crus » est une préoccupation majeure en matière de sécurité des aliments pour le Centers for Disease Control et plusieurs scientifiques de premier plan en santé publique. Cette tendance populaire entraîne que les consommateurs boudent les aliments qui ont été traditionnellement transformés par la chaleur ou cuits pour détruire les pathogènes. Voici huit aliments dont les experts disent qu’ils présentent quelques-uns des plus grands risques lorsqu'ils sont consommés crus ou insuffisamment cuits.

Source Foodborne Outbreak Online Database utilisant des données de 1998 à 2011.

  • Lait : E. coli O157:H7, Campylobacter, Salmonella et Listeria, 102 foyers d’intoxications alimentaires (1606 personnes malades, 92 hospitalisations).
  • Fromage blanc au lait cru (queso blanco ou queso fresco) : Listeria, 15 foyers d’intoxications alimentaires (191 personnes malades, 48 hospitalisations, 2 décès).
  • Œufs : Salmonella, 110 foyers d’intoxications alimentaires (4246 personnes malades, 190 hospitalisations, 1 décès).
  • Viande hachée : E. coli O157:H7 et Salmonella, 320 foyers d’intoxications alimentaires (au moins 3585 personnes malades, 457 hospitalisations et 8 décès)
  • Huîtres : Vibrio vulnificus et Vibrio parahamolyticus, 124 foyers d’intoxications alimentaires (1401 personnes malades, 40 hospitalisations).
  • Fruits à coques : Salmonella, E. coli O157:H7, 14 foyers d’intoxications alimentaires (1700 personnes malades, 314 hospitalisations, 10 décès).
  • Épinards : E. coli O157:H7 5 (302 personnes malades, 113 hospitalisations, 6 décès).
  • Graines germées : E. coli O157:H7, 43 foyers d’intoxications alimentaires (1384 personnes malades, 135 hospitalisations, 1 décès).

Une alimentation contenant des micro-organismes réduit la prévalence fécale de E. coli O157 chez les bovins

5
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

http://www.dreamstime.com/stock-photo-cattle-image10346270Résumé.

La maladie chez l’homme due à une infection à Escherichia coli O157 est un grave problème de santé. L'infection se produit par contact direct avec des animaux infectés ou leurs excréments, par des aliments contaminés ou de l'eau et/ou par transmission de personne à personne. Une réduction fécale de E. coli O157 chez les bovins peut réduire le fardeau des infections chez l’homme. Nous avons utilisé revue systématique et une méta-analyse pour évaluer l'efficacité d’une alimentation contenant des micro-organismes, par rapport à un placebo ou pas de traitement, avant abattage afin d’observer la réduction fécale de E. coli O157 chez des bovins de boucherie lors d’essais sur le terrain. Quatre bases de données électroniques, Nebraska Beef Reports et une liste d'articles ont été examinés. Un total de 16 publications évaluant l'excrétion fécale en fin d’essai et/ou tout au long de la période d'essai ont été inclus. La majorité des essais publiés ont évalué la prévalence fécale de E. coli O157 ; seules deux ont évalué la concentration de micro-organismes dans les matières fécales. La prévalence fécale de E. coli O157 chez les bovins est considérablement réduite par une alimentation contenant des micro-organismes (résumé de l'effet pour l’alimentation contenant des micro-organismes – OR = 0,46, IC = 0,36 à 0,60). La combinaison d’une alimentation contenant des micro-organismes comprenant Lactobacillus acidophilus (NP51) et Propionibacterium freudenreichii (NP24) a été plus efficace dans la réduction de la prévalence fécale de E. coli O157 au moment de l’abattage et pendant toute la période d'essai par rapport au groupe avec une autre alimentation contenant des micro-organismes, bien que cette différence ne soit pas statistiquement significative. En outre, nous avons constaté que le traitement combiné [NP51 et NP24] a été plus efficace dans la réduction de la prévalence fécale de E. coli O157 au moment de l’abattage et pendant toute la période d'essai lorsqu'ils reçoivent une alimentation avec une dose de 109 ufc/animal/jour que lorsqu’ils reçoivent une quantité moindre, bien que cette différence ne soit pas statistiquement significative. Donner à des bovins une alimentation contenant des micro-organismes pendant une période avant abattage réduit la prévalence fécale de E. coli O157 et pourrait réduire efficacement les infections humaines. 

L. V. Wisener, J. M. Sargeant, A. M. O'Connor, M. C. Faires and S. K. Glass-Kaastra. The Use of Direct-Fed Microbials to Reduce Shedding of Escherichia coli O157 in Beef Cattle: A Systematic Review and Meta-analysis. Zoonoses and Public Health Vol. 61 Issue 2.

Etats-Unis : Pourquoi les chiffres officiels se situent bien en deçà des estimations du nombre de cas de foyers d’intoxications alimentaires

4
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

« Etats-Unis : Pourquoi les chiffres officiels se situent bien en deçà des estimations du nombre de cas de foyers d’intoxications alimentaires ». Source article de James Andrews du 3 avril 2014 dans Food Safety News.

Lorsque des nouvelles ont annoncé, à l'automne dernier, l’existence deux foyers distincts d’intoxications alimentaires à Salmonella liés aux poulets de chez Foster Farms, un des aspects les plus remarquables de ces foyers était le nombre de personnes malades. À ce jour, les deux foyers ont donné lieu à 615 infections à Salmonella rapportées, faisant des poulets de chez Foster Farms la plus grande source connue de Salmonella d'origine alimentaire en 2013.

http://www.dreamstime.com/royalty-free-stock-images-doctor-talking-to-his-female-patient-senior-office-image32203119Mais ce qui n'est pas aussi évident à la lecture des rapports sur ces foyers d’intoxications alimentaires est le nombre estimé de personnes qui ont été malades parmi les cas confirmés dans le décompte officiel. Selon les méthodes utilisées par les épidémiologistes pour évaluer l'impact réel des maladies d'origine alimentaire, les foyers d’infections alimentaires liés à Foster Farms peuvent avoir rendu malades près de 18 500 personnes.

Cela signifie, pour chaque cas de Salmonella identifié par une analyse de laboratoire, 29 autres cas de maladies sont estimés mais non pas rapportés. Bien qu'il existe de nombreux facteurs qui jouent dans ces estimations, une chose est certaine : pour chaque personne officiellement comptabilisés dans le cadre d'une épidémie, beaucoup plus de cas passent inaperçus.

Lorsque des épidémiologistes et les professionnels de la sécurité des aliments parlent du fardeau des maladies d'origine alimentaire, ils citent souvent la statistique selon laquelle 48 millions d'Américains sont rendus malades chaque année par un pathogène d'origine alimentaire provenant d’aliments du pays. Ce nombre ne vient pas du nombre total de personnes qui a été rapporté aux services de santé avec des infections d'origine alimentaire, mais ils s’agit d’une estimation basée sur ce que les épidémiologistes connaissent du fonctionnement de chaque pathogène et qui affecte l’homme.

Le Center for Disease Control and Prevention a publié l'estimation la plus récente en 2011 dans une tentative de mesurer l'impact des maladies d'origine alimentaire sur la santé publique et l'économie américaine et mettre les règles de l'agence dans le contexte de la sécurité des aliments. L'estimation de 48 millions de maladies, 128 000 hospitalisations et 3000 décès est fondée sur ce que les responsables de la santé savent des 31 pathogènes environ d'origine alimentaire connus, ainsi que des agents non spécifiés tels que des microbes et des produits chimiques.

Pour faire ces estimations, les épidémiologistes ont examiné une diversité de variables sur chaque pathogène particulier : Quelle est la gravité de la plupart de ces infections ? Comment les médecins les analysent-elles ? Quelle est la sensibilité des dernières méthodes d'essai ?

« C'est tellement complexe que cela est assez facile à expliquer », a déclaré Elaine Scallan, professeur d'épidémiologie à la Colorado School of Public Health et auteur principal de l'estimation 2011 des maladies infectieuses d'origine alimentaire compilées par le CDC.

L'un des principaux défis dans les maladies estimées d'origine alimentaire est qu'aucun pathogène ne peut être jugé équitablement. Certains provoquent des maladies plus graves, alors que certains sont moins fréquents et pourraient ne pas être diagnostiqués par autant de professionnels de santé. Par exemple, alors que seulement une personne sur 31 cas d'infection à Campylobacter est estimée être rapportée, les services de santé sont censés suivre un cas sur trois lié à Listeria monocytogenes, qui provoque des maladies beaucoup plus graves et hospitalise donc un plus grand nombre de personnes qui sont infectées.

Seuls les patients qui consultent un médecin ont une chance de se retrouver sur un nombre de cas officiel d'une intoxication alimentaire collective. Mais la visite chez un médecin n'est qu'un maillon de la longue chaîne entre l'exposition à un pathogène et une éventuelle maladie d'origine alimentaire rapportée.

Pour un patient, être comptabilisé comme cas officiel lors d'une éclosion de maladies d'origine alimentaire, il faut un certain nombre de facteurs qui doivent être en phase. Tout dépend de la façon dont le patient réagit à leurs symptômes et la façon dont le personnel de santé diagnostique ces symptômes.

Premièrement, même si quelqu'un est exposé au pathogène de l’intoxication alimentaire, il doit être assez malade pour les effets soient remarqués. Beaucoup de personnes exposées à un pathogène peuvent ne pas tomber malade ou peuvent ne pas souffrir de symptômes assez graves pour suspecter quelque chose qui cloche.

Si un patient arrive avec des symptômes, les symptômes doivent également être suffisamment graves pour qu’il aille se faire soigner. Ce seul fait élimine un grand pourcentage de cas d’être jamais  rapporté, dit Carlota Medus, épidémiologiste principale au Foodborne, Waterborne and Zoonic Disease Unit du Minnesota Department of Health.

Considérez combien de fois les gens ont une diarrhée, des crampes abdominales ou des vomissements sans voir un médecin. De par la nature des déclarations de maladies, les organismes de santé ne prêtent jamais attention aux personnes qui attrapent un microbe d'origine alimentaire mais qui restent à la maison pour tenir le coup.

A cause de cela, les épidémiologistes s'attendent à ce que les pathogènes les plus graves – ou les souches de pathogènes les plus graves – hospitaliseront un pourcentage plus élevé de personnes exposées.

Le type de source d'aliments provoquant une intoxication alimentaire pourrait également jouer un rôle dans la détermination du pourcentage de patients qui, finissent finalement comme cas rapportés. Si le produit alimentaire est destiné aux enfants, par exemple, un pourcentage plus élevé de cas pourrait finir hospitalisé tout simplement parce que le système immunitaire des enfants est plus sensible à l'infection.

Mais même si un patient se signale à un professionnel de santé, l'infection est encore loin d'être garantie comme devant être rapportée. Ils ont encore besoin d'avoir un prélèvement de selles, qui ne peut se réaliser UE si le patient accepte d’en fournir un et que le médecin décide qu'il est utile d’en demander un.

Les opinions et les tendances des professionnels de santé pourraient très bien être le facteur décisif de savoir si oui ou non une infection d'origine alimentaire d'un patient est identifiée, a dit Medus. Certains médecins peuvent croire que ce n'est pas la peine d’analyser un prélèvement de selles diarrhéiques car cela sera probablement une courte maladie, tandis que d'autres décideront que cela vaut la peine de les analyser afin de contribuer aux efforts de surveillance des éclosions d’intoxication alimentaires.

Même si le patient est d’accord pour réaliser un prélèvement  de selles, le pathogène pourrait ne pas être présent, peut-être parce qu’il a pris des antibiotiques ou parce que trop de temps s'est écoulé. Le médecin devra également demander les bonnes analyses pour la recherche des bons microbes.

A chaque étape successive, de plus en plus de maladies sont exclues de rejoindre le nombre de cas officiels, qui nécessitent un laboratoire pour confirmer positivement le prélèvement d'essai et le signaler à un service de santé.

« Juste une fraction de gens font appel à des soins et ensuite seulement une fraction de ces personnes se soumettent à un prélèvement de selles pour analyse, puis une plus petite fraction de ce prélèvement est analysé pour le bon pathogène », a déclaré Scallan.

Ensuite, même si le résultat de l’analyse passe au travers de tous les obstacles, le laboratoire parfois ne le rapporte pas ou on peut ne pas exiger qu’il en rende compte selon la loi de l'Etat. En vertu des lois fédérales en matière de rapports, les laboratoires sont invités à signaler les cas de Salmonella, Listeria, E. coli producteurs de shiga-toxines, Shigella, Vibrio et le botulisme. Certains États peuvent également surveiller d’autres pathogènes comme Campylobacter et Toxoplasma, mais ils ne sont pas tenus de le faire en vertu du droit fédéral.

« Il y a tellement de facteurs qui entrent en ligne de compte pour que votre maladie soit bien rapportée, y compris selon l’Etat dans lequel vous vivez », dit Medus.

Encore moins susceptibles d'être rapporté est norovirus, qui rend malade environ 5 millions de personnes par an, mais qui n'est généralement pas analysé car les cas de maladie durent généralement un à deux jours.

Au total, voici la ventilation du nombre de cas lié à un pathogène donné sont estimés ne pas être déclaré pour tous les cas diagnostiqués :

  • Salmonella : 29 cas non déclarés pour chaque cas diagnostiqué
  • E. coli O157:H7 : 26 cas non déclarés pour chaque cas diagnostiqué
  • Listeria monocytogenes : Deux cas non déclarés pour chaque cas diagnostiqué.
  • Campylobacter : 30 cas non déclarés pour chaque cas diagnostiqué
  • Vibrio : 142 cas non déclarés pour chaque cas diagnostiqué

Scallan a décrit le travail de l'estimation du nombre de maladies comme incroyablement difficile. La publication des estimations de 2011 a été une mise à jour des estimations publiées en 1999, qui ont donné une projection de maladies d'origine alimentaire affectant 78 millions d'Américains par an.

Cependant, parce que les estimations ont chuté de 78.000.000 à 48.000.000, les autorités sanitaires ne donnent pas tout le crédit qu’il faut aux nouveaux efforts de prévention visant à réduire les maladies d'origine alimentaire. Les méthodes permettant ces estimations ont été affinées depuis 1999 et ainsi comparer deux ensembles de données serait malhonnête.

Les responsables croient toutefois que les estimations de 2011 sont plus précises. Cela est dû en partie aux efforts consentis par FoodNet, un réseau de surveillance des maladies d'origine alimentaire de l’Etat et des services locaux de santé dans 10 États. Les données recueillies par FoodNet sont considérées comme la création de bases pour une estimation des maladies d'origine alimentaire et par voie de conséquence, les efforts de la réglementation et de la prévention sont fondés sur elles.

Et, à la fin, les décideurs ne peuvent fonctionner qu’avec des données disponibles, ce qui explique pourquoi les épidémiologistes ne peuvent rapporter fidèlement qu’une petite fraction des cas qui sont confirmés en laboratoire.

« En règle générale, nous rapportons ce que nous savons, parce que nous serons critiqués si nous commençons à rapporter sur la base de spéculations », a dit Medus. « Mais si quelqu'un me demande si je pense qu'il y a plus de cas dans un foyer d’intoxications alimentaires, je dis : Oui, c’est très probable qu'il y ait plus de cas. »

L’évolution d’une super bactérie menace de créer un tsunami d’infections

1
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Santé.

« L’évolution d’une super bactérie menace de créer un tsunami d'infections », source communiqué de l’Université du Queensland du 1er avril 2014.

Une étude internationale menée par l'Université du Queensland (UQ) a suivi une souche de E. coli multi-résistante aux antibiotiques, potentiellement dévastatrice, qui est à seulement un gène d'être résistant à presque tous les antibiotiques.

La scientifique du UQ Australian Infectious Diseases Research Centre, la Dr Nouri Ben Zakour, a dit que l'émergence et la propagation rapide de la bactérie E. coli ST131 dans les voies urinaires et les infections du sang pourraient devenir plus fréquente et difficile à traiter.

ecoli_420x257-2« Plus de 150 millions de cas d'infection des voies urinaires sont déclarés dans le monde chaque année, donc un E. coli résistant à tous les traitements antibiotiques actuellement efficaces pourrait être dévastateur pour la population », dit-elle.

L’étude a été publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

La Dr Ben Zakour, de la UQ School of Chemistry and Molecular Biosciences, a dit que E. coli ST131 n'était pas considérée comme problématique il y a cinq ans.

« Cette étude nous permet de comprendre en détails l'évolution d'une bactérie pathogène de l'obscurité à la notoriété », a-t-elle dit.

« Il semble que E. coli ST131 provient d'un seul ancêtre il y a plus d'une décennie. »

L'équipe de recherche a utilisé les dernières techniques de séquençage de l'ADN pour identifier les différences génétiques entre les souches de E. coli ST131 prélevées dans six régions du monde.

« Nous avions eu besoin de développer un nouveau logiciel pour analyser toutes les données », a dit la Dr Ben Zakour.

Le chercheur principal, le Dr Scott Beatson, a déclaré qu'il était extrêmement important de comprendre E. coli ST131 en particulier, car il n’y a que peu de nouveaux médicaments anti- microbiens en développement.

« La gravité de ce problème est telle que E. coli ST131 est seulement à un gène pour être résistant à tous les antibiotiques qui peuvent être utilisés pour traiter efficacement les infections des voies urinaires », a-t-il dit.

NB : Photo de la super bactérie potentiellement dévastatrice, E. coli ST131. Sur le sujet, on lira ce diaporama de Marie-Hélène Nicolas-Chanoine de 2012.