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Articles de la catégorie 'E. coli'

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Etats-Unis : Un tweet du ministère de l’agriculture demande aux Américains de ne pas manger de pâte crue à cookie

8
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

Pete Kasperowicz rapporte dans The Blazer que Le ministère américain de l’agriculture a demandé à des millions d’Américains quelque chose qu’ils trouveront probablement impossible à réaliser : arrêter de manger de la pâte crue à cookies.

tweet_usda« Éviter les œufs crus ou partiellement cuits ou les aliments contenant des œufs crus, tels que la pâte à cookies » dans un tweet, voir photo ci-contre.

Proposer cette simple recommandation en 15 mots va changer radicalement la vie de millions de familles qui font régulièrement des cookies et qui invitent les enfants à récupérer la pâte du bol et aux personnes qui mangent la pâte crue à biscuits pré-conditionnée, tout le monde mange de la pâte à cookies avec de la crème glacée.

cookiedough-300x210Bref, cet article mélange allègrement plaisir et recommandations sur la pâte crue à cookies qu’il faut bien évidemment éviter de consommer crue, même si c’est tentant. Il faut dire qu’il y a eu des précédents aux Etats-Unis, voir à ce sujet, Un fils rappelle comment la consommation de pâte crue à cookies a conduit une maman à la mort. Ce n’est seulement en raison de la présence éventuelle de Salmonella potentiellement présents dans des œufs, mais c’est surtout en raison de la présence de E. coli producteurs de shigatoxines (principalement E. coli O157:H7) comme cela a été le cas dans de la pâte à cookies de chez Nestlé Toll House.

Au moins 77 personnes dans 30 Etats et 35 personnes ont été hospitalisées après avoir consommé de la pâte à cookies crue. Le blog avait traité cette pénible affaire par plusieurs articles ici, mais s‘il y a un article à lire, c’est celui de Roy Costa paru en fin d’article dans Des cookies et des hypothèses.

On pourra aussi méditer sur ce dessin ci-dessous de Grand-Mère datant de … 1993, qui mettait en scène Calvin et Hobbes. La mère de Calvin indiquait qu’il ne fallait pas manger de la pâte à biscuits crue en raison du risque lié àSalmonella (ce risque est toujours représenté par Salmonella mais aussi désormais par E. coli O157:H7).

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Des concombres importés du Mexique mis en cause dans une éclosion à E. coli O157:H7 aux Etats-Unis

7
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

130425184254-sliced-cucumber-story-top-300x168On pensait déjà tenir pour responsable des concombres venus d’Espagne en 2011 lors de la terrible épidémie qui a eu lieu en Allemagne mais aussi en Europe à E. coli O104:H4, voir E. coli O104 : l’hypothèse concombre contestée. Mais il n’en a rien était … c’était des graines germées de fénugrec !

Mais voici qu’aux Etats-Unis, selon Bill Marler du Marlerblog du 5 décembre 2014, « Des responsables de la santé du Colorado ont établi un lien entre E. coli O157:H7 avec des concombres importées de la chaine de restauration Jimmy John’s ».

Le 5 décembre 2014, le Colorado Department of Public Health and Environment (CDPHE) et plusieurs services de santé dans la région de la ville de Denver ont publié un rapport sur l’investigation sur l’éclosion à Escherichia coli O157:H7 (E. coli O157:H7) qui a eu lieu en octobre 2013 à Denver dans les restaurants Jimmy John’s.

Neuf cas ont été identifiés, comprenant un cas probable et huit cas confirmés en laboratoire avec une correspondance par électrophorèse en champ pulsé (PFGE) et par méthode de typage moléculaire MLVA (Multiple-locus variable-number tandem repeat analysis) avec des E. coli O157:H7 isolés de selles. Tous les neuf cas signalés ont consommés des sandwichs dans les restaurants Jimmy John’s de la région de Denver début octobre 2013.

L’investigation sur l’éclosion a consisté à la recherche de cas et des entretiens, deux études cas-témoins distinctes, des investigations environnementales, la traçabilité du produit et des analyses de laboratoire. Les résultats de cette investigation indiquent que la consommation de sandwiches de chez Jimmy John’s contenant des concombres importés du Mexique était la cause probable de l’éclosion. À la date du présent rapport, aucun autre cas à E. coli O157:H7 avec la combinaison des profils PFGE vus dans cette éclosion n’a été signalé dans le Colorado. Voir le fichier PowerPoint au format pdf. Et, l’on pourra aussi lire les problèmes de la chaîne Jimmy John’s auparavant.

Allemagne : Rappel de fromages au lait cru pour cause de présence de Salmonella

4
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

278258475_705717_705736_705372_714784camembertcalvadosHDUn communiqué des autorités allemandes fait état du rappel de camemberts Calvados 250g de la Coopérative Isigny Sainte-Mère, France.

  • DLUO : 25/12/2014
  • Marque d’identification : 14342001 FR CE (voir l’ovale sur l’emballage).
Dans un échantillon officiel, Salmonella a été détecté. Le produit « Camembert Calvados » est retiré de la vente.
Les consommateurs qui ont acheté le produit ci-dessus sont priés de le détruire ou de le retourner pour un remboursement du prix d’achat dans le point de vente.

Ce rappel intervient vraisemblablement en raison de l’alerte notifiée au RASFF par l’Allemagne le 3 décembre 2014, référence 2014.1646, présence dans 25 g de Salmonella Montevideo et dénombrement trop élevé de Escherichia coli (80 000 ufc/g) des fromages au lait cru à pâte molle de France. Distribution Autriche, Allemagne, Luxembourg, Danemark. Date du prélèvement le 25 novembre 2014.

Effet de la proximité d’un parc d’engraissement de bovins sur la contamination par Escherichia coli O157:H7 de légumes à feuilles et évaluation de la transmission aéroportée

4
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Normalisation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

feedlot-layoutRésumé.

L’impact de la proximité d’un parc d’engraissement de bovins de boucherie sur la contamination par E. coli O157: H7 de légumes à feuilles a été examiné. Tous les deux ans, des légumes à feuilles sont plantés sur neuf parcelles situées à 60, 120 et 180 mètres d’un parc d’engraissement de bovins. Des prélèvements de légumes à feuilles (270) et de fumier du parc d’engraissement (100) ont été recueillis à six périodes différentes de juin à septembre de chaque année. E. coli O157:H7 et les E. coli totaux ont été recherchés à partir des légumes à feuilles sur toutes les distances des parcelles. E. coli O157:H7 a été retrouvé dans 3,5% des prélèvements des légumes à feuilles dans la parcelle située à 60 mètres, qui était plus élevée (P < 0,05), ce qui était plus élevé que les 1,8% de prélèvements positifs retrouvés à la parcelle située à 180 mètres, indiquant une diminution de la contamination alors que la distance du parc d’engraissement a été augmentée. Bien que E. coli O157:H7 n’ait pas été récupéré dans les prélèvements d’air à n’importe quelle distance, des E. coli totaux ont été retrouvés dans des prélèvements d’air au bord des parcs d’engraissement et à toutes les distances des parcelles, indiquant que le transport aéroporté du pathogène peut se produire. Ces résultats suggèrent que le risque d’un transport par voie aérienne de E. coli O157:H7 à partir de troupeaux de bovins est augmenté lorsque la surface du cuir des bovins est très sèche, et quand cette situation est combinée avec une conduite des bovins ou un comportement des bovins qui génère des poussières dans l’air. Les lignes directrices pour la distance actuelle des champs de légumes à feuilles de 120 mètres peut ne pas être appropriée pour limiter la transmission de E. coli O157:H7 afin de produire des cultures proche de lieux où se produisent des concentrations d’alimentation animale. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer les distances sûres entre les parcs d’engraissement de bovins et la production agricole qui réduirait la contamination des légumes frais.

Elaine D. Berry, James E. Wells, James L. Bono, Bryan L. Woodbury, Norasak Kalchayanand, Keri N. Norman, Trevor V. Suslow, Gabriela López-Velasco and Patricia D. Millner. Effect of Proximity to a Cattle Feedlot on Escherichia coli O157:H7 Contamination of Leafy Greens and Evaluation of the Potential for Airborne Transmission ? Applied and Environmental Microbiology Published ahead of print 1 December 2014, doi: 10.1128/AEM.02998-14.

Bon anniversaire Professeur Théodore Escherich (29 novembre 1857 – 15 février 1911)

29
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Hygiène, Santé.

200px-Escherich,_TheodorThéodore Escherich, né en 1857, décédé en 1911. Pédiatre allemand et bactériologiste, né le 29 novembre 1857 à Ansbach, Moyenne Franconie, et décédé le 15 février 1911 à Vienne.

Biographie de Théodore Escherich

Théodore Escherich était un pédiatre pionnier qui a consacré ses efforts pour améliorer les soins des enfants, notamment l’hygiène et la nutrition infantile. Il était le plus jeune fils de Ferdinand Escherich, un statisticien médical et Maria Sophie Frieder, fille d’un colonel de l’armée bavaroise. Après avoir assisté au séminaire jésuite de Stella Matutina à Feldkirch, en Autriche, Escherich a commencé sa formation universitaire et médicale en 1876 à Strasbourg. Il poursuit ses études aux universités de Kiel, Berlin et Würzburg et il a étudié à Munich en 1881. En 1882, il est devenu le premier assistant de l’interniste Karl Christian Jakob Adolf Gerhardt à la clinique médicale de l’Hôpital Julius à Würzburg. C’est Gerhardt qui a suscité l’intérêt de Escherich pour la pédiatrie, et peut-être aussi la bactériologie, car il l’a envoyé comme assistant scientifique lors de l’épidémie de choléra à Naples en 1884.

Comme l’Allemagne manquait de moyens de formation en pédiatrie, Escherich se rend à Paris et à Vienne, où il a travaillé pendant quelques mois sous la conduite d’Hermann Widerhofer à l’hôpital St. Anna pour enfants. En 1885, il devint assistant clinique à Munich à la polyclinique pour enfants du Reisingerianum et à l’hôpital Hauner pour enfants sous la direction d’Heinrich von Ranke. Il devint ensuite professeur de pédiatrie à l’université de Munich en 1886.

Escherich est très tôt convaincu que la bactériologie pourrait résoudre ou éclairer de nombreux problèmes pédiatriques, et à Munich, les circonstances étaient favorables à cette approche. L’élève de Robert Koch, William Frobenius, lui a enseigné les techniques et les méthodes des cultures pures pour la caractérisation des bactéries ; puis, il a travaillé à l’institut d’hygiène Max Joseph von Pettenkofer, au laboratoire de bactériologie d’Otto Bollinger, à l’institut physiologique de Karl von Voit et aux installations des laiteries de Franz von Soxhlet.

En 1886, après de longues investigations en laboratoire, Escherich a publié une monographie sur la relation entre les bactéries intestinales avec la physiologie de la digestion chez le nourrisson. Cette étude de 1886, Die Darmbakterien des Säuglings und ihre Beziehungen zur Physiologie der Verdauung (Les entérobactéries chez l’enfant et leurs relations avec la physiologie de la digestion), l’a établi comme bactériologiste leader dans le domaine de la pédiatrie. C’est également dans cette publication que Escherich a décrit une bactérie qu’il a appelée « Bacterium coli commune » et qui sera appelée ensuite « Escherichia coli ».

En 1890, Escherich succède Rudolf von Jaksch comme professeur de pédiatrie et directeur de la clinique pour enfants de Graz, où il est promu professeur quatre ans plus tard. Tout en travaillant à Graz, ses plus belles années, il épousa Margaretha Pfaundler, fille du physicien Leopold Pfaundler.

Lorsque Hermann Widerhofer est décédé en 1902 Escherich a été nommé à sa chaire à Vienne. En 1903,dans un pamphlet ayant la volonté de réduire la mortalité infantile dans la capitale, Escherich a appelé à soutenir les femmes de Vienne. La réponse fut telle que l’année suivante, il a créé, avec le patronage impérial et l’approbation civique, la Verein Säuglingsschutz (Association pour la protection infantile). En 1908, l’année du soixantième jubilé de l’empereur François-Joseph jubilé, Escherich a de nouveau attiré l’attention sur le taux national élevé et inexcusable de mortalité infantile. Ses efforts ont abouti à la construction de l’Institut impérial pour la santé maternelle et la protection infantile.

Le centre hospitalier pour enfants à l’Hôpital St. Anna construit selon ses plans, lui a officiellement été entièrement dédié peu après. Ce pédiatre pionnier, dont le nom est rappelé dans Escherichia coli, a été un infatigable travailleur pour les femmes et les enfants. Malheureusement, il n’y a aucun prix éponyme pour de tels efforts.

NB : La photo représente Théodore Escherich vers 1900.