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Articles de la catégorie 'Environnement'

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Etats-Unis : Révision des règles d’inspection des usines de transformation de volailles

1
août
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

pinto.explosive-300x274« L’USDA révise l’inspection des volailles vieille de plusieurs décennies », source  Doug Powell du barfblog du 1er août 2014.

Doug Powell indique que « Les inspections et les d’audits ne sont jamais assez, parce que la plupart d’entre nous n’ont pas de lunettes pour voir les bactéries. Mais, compte tenu des impôts déboursés pour les inspections par le ministère de l’agriculture des États-Unis, elles peuvent faire mieux. »

L’administration Obama est en train de refondre l’inspection des usines de volaille pour la première fois en plus de 50 ans, un mouvement selon elle, qui pourrait se traduire par 5 000 cas de moins de maladies d’origine alimentaire chaque année.

Les règles définitives annoncées jeudi permettraient de réduire le nombre d’inspecteurs du gouvernement dans les sites de volailles. Mais ceux qui restent se concentreront plus sur la sécurité des aliments que sur la qualité, les obligeant à enlever plus de volailles sur la ligne pour une inspection plus précise et encourager davantage d’analyses de recherche des pathogènes. Plus d’inspecteurs vérifieront les installations pour s’assurer qu’elles soient propres.

Les changements seraient volontaires, mais plusieurs des plus grandes entreprises de volaille du pays devraient opter pour ces changements. L’industrie du poulet et de la dinde a fait rapidement l’éloge des nouvelles règles, en disant que cela moderniserait leur entreprise.

La loi fédérale exige que les inspecteurs du gouvernement soient présents dans les usines de transformation de volailles. À l’heure actuelle, de nombreux inspecteurs de l’USDA se tiennent sur un seul endroit de la ligne de production et vérifient les défauts visuels. Cela ne fait pas beaucoup pour s’assurer que les volailles soient saines pour être consommées, car les pathogènes usuels des volailles comme Salmonella et Campylobacter sont invisibles.

Les nouvelles règles devraient mieux former les inspecteurs de trouver des dangers dans l’usine et il faudrait que toutes les entreprises – qu’elles optent ou non pour ces nouvelles règles – fassent plus d’analyses de recherche des pathogènes.

NB : La traduction du texte de la photo, « Ne vous approchez pas trop près de l’arrière, je suis explosive ! »

Bactéries pathogènes et oiseaux migrateurs

1
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

birdsfilm460-300x180Résumé.

Des bactéries pathogènes entériques zoonotiques peuvent vivre dans le tractus intestinal d’oiseaux et peuvent être transmises aux animaux ou aux êtres humains par contact fécal. Dans la présente étude, les prélèvements caecaux ont été réalisés sur 376 oiseaux migrateurs provenant d’espèces souvent associées aux bovins au cours de la migration d’automne dans la voie migratoire du Centre (Central Flyway) des Etats-Unis. Le Vacher à tête brune (n = 309, Molothrus ater), le Quiscales bronzé (n = 51, Quiscalus quiscula) et le héron garde-bœufs (n = 12, Bubulcus ibis) avaient des bactéries pathogènes d’origine alimentaire dans leur caecum. Salmonella enterica a été isolé à partir de 14,9% de tous les prélèvements, et Escherichia coli O157:H7 de 3,7%. Les sérotypes de Salmonella isolés sont les suivants : Muenster, Montevideo, et Typhimurium.

Nos données suggèrent que les oiseaux migrateurs associés aux bovins pourraient être un vecteur de bactéries pathogènes entériques zoonotiques pour être diffusés sur de longues distances.

Callaway, Todd R., Edrington, Tom S., and Nisbet, David J.Isolation of Escherichia coli O157:H7 and Salmonella from migratory brown-headed cowbirds (Molothrus ater), common grackles (Quiscalus quiscula), and cattle egrets (Bubulcus ibis). Foodborne Pathogens and Disease.

NB : Information communiquée par Doug Powell du barfblog.

On lira un rapport de l’InVS sur une « Epidémie d’infection à E. coli producteurs de Shiga-toxines non O157 liés à la consommation de camembert au lait cru, Nord-Ouest de la France, Octobre-Décembre 2005 » dans lequel il a été évoqué un rôle possible des étourneaux. Voir aussi sur ce blog, Les étourneaux et les pathogènes humains.

Moules et hospitalisations : gastro ou intoxication alimentaire ?

1
août
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

norovirus-cheerLe débat continue entre intoxication alimentaire et gastro-entérite, jugez plutôt …

 Ce jeudi, quatre personnes ont été hospitalisées au Centre hospitalier Duchenne de Boulogne en raison d’une intoxication alimentaire. Tous avaient consommé, lors d’un repas entre amis, des moules fournies par un pêcheur à pied professionnel du boulonnais. Une enquête est ouverte.

Le diagnostic est formel : « Les symptômes étaient ceux d’une gastro entérite, mais on est arrivés à la conclusion qu’il s’agissait d’une intoxication alimentaire liée aux moules. Ils ont commencé à être malades 4 à 6 heures après le repas » explique Delphine Morchain, médecin urgentiste. Les patients sont sortis ce vendredi matin de l’hôpital, mais dans ce genre de cas, qui restent rares selon le médecin, l’hôpital doit prévenir l’Agence Régionale de Santé. 

Bon, il faudrait savoir, est-ce une gastro-entérite ou une intoxication alimentaire parce que si l’on écoute certains, une gastro-entérite n’est pas une intoxication alimentaire. Sur ce sujet, on lira Gastro-entérite et/ou intoxication alimentaire, ça dépend ? et  Ce n’est pas une intoxication alimentaire mais une épidémie de gastros …

Aucune nouvelle utile, si l’ARS est prévenue, bonjour la communication ! C’est peut-être aussi une histoire de norovirus inside ? A suivre …

Epidémie de fièvre Q en Hongrie

1
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

q.fever_.jul_.14-210x300Résumé.

Nous avons étudié une épidémie de fièvre Q chez des patients présentant une forte fièvre, des symptômes des voies respiratoires, des maux de tête et des douleurs rétrosternales dans le sud de la Hongrie au printemps et à l’été 2013. Soixante-dix cas humains ont été confirmés par l’analyse des prélèvements de sérum et de sang avec des test par micro-immunofluorescence et PCR en temps réel.

La source de l’infection était un troupeau de moutons mérinos de 450 brebis, dans lequel la séropositivité de 44,6% (25/56) a été détectée par dosage immuno-enzymatique. L’ADN de Coxiella burnetii a été détectée par PCR en temps réel dans le lait de quatre animaux sur de 20 et dans les deux tiers (41/65) des prélèvements de fumier. Le typage par séquençage de multiples régions intergéniques ou multispacer sequence typing de l’ADN de C. burnetii a révélé 18 types de séquence  dans un prélèvement humain et deux prélèvements de fumier de l’élevage de moutons. L’analyse par méthode MLVA* des souches de moutons et humaines était également presque identique, 4/5-9-3-3-0-5 (MS23-MS24-MS27-MS28-MS33-MS34). On suppose que le fumier séché et le liquide maternel contaminés par C. burnetii a été dispersé par le vent des moutons de la ferme vers les habitants locaux. Le fumier a été éliminé en juin et la ferme a été désinfectée en juillet. L’épidémie s’est terminée à la fin de juillet 2013.

Gyuranecz M, Sulyok KM, Balla E, Mag T, Balázs A, Simor Z, Dénes B, Hornok S, Bajnóczi P, Hornstra HM, Pearson T, Keim P, Dán A. Q fever epidemic in Hungary, April to July 2013. Euro Surveill. 2014;19(30):pii=20863.

En France, la DGS relate dans un communiqué du 28 mai 2014, une « Epidémie de fièvre Q dans la Drôme ». Plusieurs personnes atteintes de fièvre Q (infection à Coxiella burnetti) ont été récemment signalées à l’ARS PACA. Ces personnes ont participé, les 26 et 27 avril 2014, à la manifestation « de ferme en ferme », et ont visité des fermes d’élevages d’ovins en période d’agnelage, dans le sud de la Drôme.

*MVLA pour Multiple Locus Variable number tandem repeat Analysis, est basée sur la détection de petites séquences répétées en tandem sur le génome appelées VNTR. VNTR est lui-même l’acronyme deVariable Number of Tandem Repeats ou « répétition en tandem polymorphe » en français).

Extension du rappel de produits de la Fromagerie de l’Etoile du Vercors

1
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

e31d1ab8476471b258e3f02da167288eAprès les rappels de produits de la Fromagerie de l’Etoile du Vercors du 26 juillet 2014Auchan rapporte le 31 juillet 2014 sur son site Rappel Qualité :

Retrait des produits de la Fromagerie de l’Etoile du Vercors « BOITE DE SECHON VACHE 500 G » et « SECHON BOITE 700 GRS » vendus en libre service. EAN : 3760007484322, 3760007487507. ». Communiqué de la société Distral à Valence.

Dans le cadre du retrait officiel des produits de la Fromagerie de l’Etoile du Vercors suspectés de présence de Escherichia coli O26:H11 ; nous vous demandons de retirer les produits concernés ci-dessous dont au moins un composant vient de ce fournisseur :
  • BOITE DE SECHON VACHE 500G Code barre : 3760007484322
  • SECHON BOITE 700GRS Code barre : 3760007487507
  • LES LOTS CONCERNES SONT EN DLUO du 30/07/2014 au 20/08/2014
  • Numéro d’estampille sanitaire : FR 26-362-001CE
Il est donc demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés.
Les Escherichia coli O26:H11 peuvent entraîner dans la semaine qui suit la consommation de produits contaminés, des diarrhées parfois sanglantes, des douleurs abdominales et des vomissements, accompagnés ou non de fièvre. Ces symptômes peuvent être suivis (5 à 8% des cas) de complications rénales sévères, principalement chez les enfants.
Les personnes qui auraient consommé les produits mentionnés ci-dessus et qui présenteraient ce type de symptômes sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant en lui signalant cette consommation ainsi que le lieu et la date d’achat.
La Société L’Etoile du Vercors se tient à la disposition des consommateurs pour répondre à leurs questions au numéro de téléphone suivant : 0 800 120 120 « ouvert de 9h à 18h ».