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Articles de la catégorie 'Environnement'

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Ronde des rappels, semaine 17 de 2015

24
avr
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Classé dans Allergène, Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  1. Référence RASFF 2015.0520, yessotoxines (5,30 mg/kg) dans des moules réfrigérés d’Italie. Alerte notifiée par l’Italie. Distribution en France.
  2. Référence RASFF 2015.0519, Salmonella typhimurium (présence dans 25g) dans des morceaux découpés surgelés et réfrigérés de dindes de France. Alerte notifiée par la France. Distribution en Belgique, Danemark, Allemagne, Italie, Espagne.
  3. Référence RASFF 2015.0511, gluten (125 mg/kg) non mentionnée sur l’étiquetage d’une sauce bolognaise sans gluten d’Italie. Distribution en France ‘Auchan), Belgique, Danemark, République Tchèque, Grèce, Espagne, Monaco, Italie.
  4. Référence RASFF 2015.0508, substances de sildénafil thiono analogique (dithiodesmethylcarbodenafil, desmethylcarbodenafil et carbodenafil) dans des compléments alimentaires de Lettonie, via le Portugal. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays ayant fait la notification. Il s’agit de la seconde alerte au RASFF concernant ces substances interdites en provenance de Lettonie, voir référence 2015.0045.
  5. Référence RASFF 2015.0492, farine de blé non mentionnée dans du « salt & vinegar protein puffs » du Canada, via la France. Alerte notifiée par la Grande-Bretagne. Autriche, Belgique, Canada, Chypre, Danemark, Estonie, France, Allemagne, Hong Kong, Irlande, Italie, Lituanie, Portugal, Slovaquie, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni. A ce jour, seuls trois pays ont informé les consommateurs …

Information collectée pour la semaine 17 de 2015 à la date du 24 avril 2015.

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Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

Source Richard Lawley dans Food Safety Watch du 21 avril 2015. Extraits de la conclusion de l’article :

Les éclosions récentes devraient agir comme un avertissement à toutes les entreprises alimentaires qui s’approvisionnent en produits frais en provenance de régions où l’hépatite A est endémique. Le virus de l’hépatite A (VHA) peut être répandu dans l’environnement des cultures et de la récolte car il est bien équipé pour survivre, même dans les aliments surgelés. Ces entreprises doivent être conscientes du risque et faire attention sur la façon dont elles se procurent des produits frais, veiller à connaître leur origine exacte afin de pouvoir confirmer que les producteurs ont les mesures appropriées de maîtrise en place. Il peut également être possible de maîtriser périodiquement la chaîne d’approvisionnement vis-à-vis du VHA par des analyses maintenant que des méthodes de détection rapides et fiables sont disponibles. L’assurance du fournisseur est de plus en plus difficile car les chaînes d’approvisionnement deviennent plus en plus complexe et la demande pour des fruits et des légumes hors saison tout au long de l’année augmente, mais la commercialisation de produits importés qui n’a pas une traçabilité complète pourraient avoir des conséquences désastreuses, tant pour l’entreprise et ses clients.

C’est dans ce contexte que vient de paraître, Evolution de l’épidémiologie de l’hépatite A dans l’Union Européenne: nouveaux défis et opportunités, source Gossner CM, Severi E, Danielsson N, Hutin Y, Coulombier D. Changing hepatitis A epidemiology in the European Union: new challenges and opportunities. Euro Surveill. 2015;20(16):pii=21101.

  •  Allergènes et la restauration, même application de la loi pour tous ?

J’en avais parlé dans « Une information orale des consommateurs sur la présence d’allergènes selon les métiers et les industries de l’hôtellerie ? ».

Voici selon une ministre, voici ce qu’il en est de l’application du nouveau décret :

« – Pour les denrées non préemballées (servies par les cantines, restaurants, traiteurs rayons à la coupe des hypermarchés et supermarchés…), l’indication de la présence d’allergènes se fait obligatoirement par écrit, sans que le consommateur n’ait à en faire la demande. L’Etat français a choisi de laisser le libre choix aux opérateurs d’utiliser le système qui leur convient le mieux et leur permet, de la façon la plus simple, de remplir cette obligation.

. Pour les produits en vue d’une consommation immédiate, l’information doit être signalée à proximité immédiate de l’aliment (ex : vitrines des traiteurs, boucheries…), de façon à ce que le consommateur n’ait aucun doute sur le produit concerné.

. Pour la consommation au sein d’un établissement de restauration ou cantine, les professionnels devront tenir à jour un document écrit sur la présence d’allergènes dans les plats proposés. Ce document devra être facilement accessible pour le consommateur à sa demande, le choix de présentation étant laissé à l’appréciation des professionnels. »

L’oral restera donc vraisemblablement la règle en France, car qui va consulter le registre, c’est comme si on voulait demander les résultats des autocontrôles …

  • Ça se passe comme ça en Italie avec McDonald’s et la pizza

Vidéo de McDonald’s Happy Meal versus Pizza. Il s’agit d’une récente pub diffusée de la célèbre marque de fast food en Italie. Contre-attaque de la pizza avec une vidéo sélectionnée parmi plusieurs dizaines, à vous de voir …

  • Le microbiome intestinal est-il altéré dans nos sociétés occidentales ?

Comment la vie moderne réduit nos microbes intestinaux ? Article rédigé d’après une étude scientifique conduite auprès de populations de Papouasie-Nouvelle Guinée.

  • Information liée à la sécurité des aliments à géométrie variable en France sur des cas d’infections d’origine alimentaire en France

Un communiqué du 21 avril 2015 du ministère de l’agriculture annonce des « Cas de Trichinellose après consommation de figatelli artisanaux (Aullène – Corse du Sud) ». C’est assez rapide !

Mais qu’en a-t-il été des œufs contaminés par Salmonella en provenance d’Allemagne en 2014 ?

On pourra lire cette information britannique parue dans Eurosurveillance, A multi-country Salmonella Enteritidis phage type 14b outbreak associated with eggs from a German producer: ‘near real-time’ application of whole genome sequencing and food chain investigations, United Kingdom, May to September 2014. On aurait bien aimé une version française de cette éclosion liée à des œufs venant d’Allemagne …

La seule information disponible en France est ce lien de l’ARS de Bourgogne-Franche-Comté du 14 août 2014.

Selon un lecteur assidu qui m’a adressé des informations reproduites en partie sur le blog, « les œufs largement souillés dans toutes les unités de vente, n’auraient jamais du partir pour la vente au détail mais en casserie avec un traitement thermique » ! Les consommateurs ont été informés de ces problèmes par la désormais fameuse « affichette » en magasin, qui, selon nos autorités, permet « la bonne mise en place d’une information suffisante au sein des magasins concernés. »

Ronde des rappels, semaine 15 de 2015

10
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2015.0458, norovirus dans des huîtres de France. Alerte notifiée par l’Italie. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0450, sulfites (70 mg/kg) non mentionnés sur l’étiquetage de langoustines surgelées de France. Alerte notifiée par l’Italie. Information sur la distribution pas disponible.
  • Référence RASFF 2015.0447, taux de résidus au-dessus de la LMR de l’amoxicilline (394 µg/kg) dans des truites de Belgique, avec des matières premières de France. Alerte notifiée par la Belgique. Distribution en Belgique et Luxembourg.
  • Référence RASFF 2015.0446, Salmonella typhimurium (présence dans 25g) dans des escalopes crues surgelées de dinde de France. Alerte notifiée par la France. Retrait du marché car distribution en Allemagne et Suisse.
  • Référence RASFF 2015.0442, Salmonella infantis (présence dans 25g) dans des protéines animales transformées de France. Information notifiée par la Belgique. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.

Information collectée pour la semaine 15 de 2015 à la date du 11 avril 2015.

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Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

A vous de voir si la question peut se poser après avoir lu l’article …

  • Pathogènes dans les aliments : améliorations nécessaires pour se protéger contre Campylobacter, Listeria et EHEC.

Source Pathogens in food: Improvements required to protect against Campylobacter, EHEC and Listeria, 10/2015, 07.04.2015

Le BfR publie un rapport sur « Zoonotic Pathogens in Germany ». Chaque année, le BfR prépare un rapport sur la situation épidémiologique des zoonoses en Allemagne. L’évaluation des données à partir de 2013 montre que la maîtrise des salmonelles dans la volaille est un succès et que le nombre de cas chez l’homme est en baisse.

NB : Hélas, le nombre de cas de salmonellose chez l’homme n’est pas en baisse en France …

  •  Curieuse communication de l’Anses …

Comme il n’y a pas de baisse des cas de salmonellose en France, quel crédit apporter à l’idée selon laquelle, selon l’Anses du 2 avril 2015, « L’approche intégrée de maîtrise des risques tout au long de la chaîne alimentaire fait de la France un bon élève en matière de sécurité sanitaire, laquelle s’appuie sur une logique de responsabilisation de tous les acteurs, de la « fourche à la fourchette ».

Ou encore toujours selon l’Anses du 7 avril 2015 « Au niveau mondial, la France se situe à un très bon niveau en matière de sécurité sanitaire des aliments. »

Un petite erreur au passage, à mon avis dans ce qui suit« Dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, la France fait souvent figure de pionnière en Europe et dans le monde en appliquant des politiques de maitrise des risques qui produisent des résultats probants : les salmonelloses, qui demeurent une cause majeure de toxi-infections alimentaires ont diminuées de moitié en 10 ans dans notre pays. » On croit lire les discours de nos autorités, mais c’est bien de l’Anses qu’il s’agit … hélas …

Lire à ce sujet le Rapport 2012 de l’EFSA sur les infections zoonotiques dans l’UE : La France, pas à l’unisson de l’UE … publié en février 2014 qui ne dit pas tout à fait la même chose … Et que dire de la situation de Campylobacter ? Voir Top 10 pour 2014 de la sécurité des aliments en France sur la « Situation de la politique sanitaire des aliments en France ».

Dans le courant du premier semestre 2015, l’AFSCA publiera les résultats de ses inspections dans les entreprises distribuant des denrées alimentaires directement au consommateur final. Vous pourrez donc voir ce qu’il ressort du contrôle de l’hygiène chez un boulanger, un boucher, un restaurant,… L’AFSCA veut donc répondre à la demande d’une grande transparence.

Ce sera à suivre, mais que dire que pour l’instant de ce qui se passe en France, on est dans l’expectative … quant à la transparence, cela reste au stade du discours !

Communiqué classique du 9 avril 2015 de l’Anses où comme souvent on ne peut rien conclure. On pourra lire l’avis de l’Anses relatif à la valorisation des insectes dans l’alimentation et l’état des lieux des connaissances scientifiques sur les risques sanitaires en lien avec la consommation des insectes, cela fait 42 pages, bonne lecture …

Cela étant, si l’on souhaite « consommer » des insectes, mieux vaut aller voir en Belgique … On lira donc ces deux documents belges de 2014, « Sécurité alimentaire des insectes destinés à la consommation humaine » : Les insectes semblent potentiellement intéressants dans la recherche de sources alternatives de protéines alimentaires. Il n’existe actuellement pas encore de réglementation spécifique en Belgique, ni en Europe, quant à l’élevage et la commercialisation d’insectes destinés à la consommation humaine. La commercialisation d’un certain nombre d’espèces d’insectes destinés à la consommation humaine est cependant tolérée en Belgique. Dans ce cadre, le Comité scientifique et le Conseil Supérieur de la Santé sont sollicités pour donner un avis sur les risques (dangers) potentiels liés à la consommation humaine de ces insectes (entiers) (entomophagie). (dossier Sci Com 2014/04 ; dossier CSS n° 9160). Avis commun SciCom 14-2014 et CSS n° 9160

Ainsi que « Mise sur le marché d’insectes et de denrées à base d’insectes pour la consommation humaine ». On lira aussi sur le blog, La consommation d’insectes légalisée en Belgique mais la France cherche toujours la petite bête ! datant de décembre 2013 !!!

NB : L’Anses s’occupe de beaucoup de trop choses et devrait se recentrer sur la sécurité sanitaire des aliments …

  •  Bisphénol A : L’EFSA corrige son évaluation de « pas de risque pour la santé » à « faible risque pour la santé »

L’EFSA a modifié le 25 mars 2015 le résumé de son récent rapport sur bisphénol A pour écrire qu’il y avait un « faible risque pour la santé » lors de l’exposition cumulée au produit. Le résumé original du 21 janvier 2015 disait qu’il n’y avait « pas de risque pour la santé », ce qui ne cadrait pas avec le libellé du corps principal de l’évaluation. Source Chemical Watch.

Ronde des rappels, semaine 14 de 2015

3
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nutrition, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoReprise de la ronde des rappels avec la semaine 14 de 2015 à la date du 3 avril 2015. Je m’étais arrêté à la semaine 51 de 2014. Comme annoncé en fin du précédent article, les alertes notifiées au RASFF pour les produits d’origine France au premier trimestre 2015 se portent bien : 19 notifications d’alertes (13 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes), selon le RASFF, contre 13 notifications d’alertes au cours du premier trimestre de 2014 (10 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes).

Sur la gestion des alertes en France, voici les points de vue du ministère de l’agriculture, Comment fonctionne le système d’alerte sanitaire en France et la DGCCRF, Interview de la responsable de l’unité d’alerte.

Commencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

En effet, contrairement à que rapporte le site Internet du ministère de l’agriculture, « Lorsqu’un affichage en supermarché ou une annonce à la radio demande de rapporter des produits alimentaires ou de ne pas les consommer, cela signifie qu’une alerte sanitaire a été déclarée. Consommateurs, cette rubrique vous informe sur les dernières actualités et sur ce qu’il faut savoir pour manger l’esprit tranquille. », cet article est donc dédié aux autorités de notre pays sensés faire le job !

  • Référence RASFF 2015.0431, Salmonella enteritidis (présence dans 25g) dans des filets de poulets surgelés de Roumanie.     Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0429Salmonella Rissen (présence dans 25g) dans des protéines animales transformées de France. Information notifiée par la Belgique. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0428, Salmonella enteritidis (présence dans 25g) dans des filets de poulets surgelés de Pologne. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0413, Salmonella spp. (présence dans du 25g) dans du roquefort au lait de brebis de France. Alerte notifiée par l’Allemagne. Pas de distribution dans le pays qui a fait la notification. A noter deux communiqués des autorités allemandes le 27 mars 2013 et le 1er avril 2015.
  • Référence RASFF 2015.0412, traces d’amandes dans de la paëlla d’Espagne, Alerte notifiée par la France. Produit retiré du marché, voir un communiqué diffusé de l’AFSCA et par Intermarché.
  • Référence RASFF 2015.0410, Salmonella enteritidis (présence dans 25g) dans des filets de poulets surgelés de Roumanie. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays qui a fait la notification. Date du prélèvement, le 18 mars 2015, date de la notification, le 1er avril 2015.
  • Référence RASFF 2015.0407, mercure (2 mg/kg) dans des steaks d’espadon surgelé (Xiphias gladius) du Sri Lanka. Distribution restreinte dans le pays qui a fait la notification Date du prélèvement, le 10 février 2015, date de la notification, le 1er avril 2015.
  • Référence RASFF 2015.0397, chlorpyrifos (0,075 mg/kg) et éthoxyquine ou E324 (0,25 mg/kg) dans des poires d’Italie. Information notifiée par l’Allemagne. Produit présumé de plus être sur le marché … mais une distribution a eu lieu en France et en Allemagne.
  • Référence RASFF 2015.0394, soja non mentionné dans des nouilles instantanées de Taiwan. Alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution en France, Belgique, Autriche, Danemark, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Suisse, Suède, Pays-Bas. A ma connaissance seule l’AFSCA de Belgique a cru bon d’informer les consommateurs le 31 mars 2015.

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Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

OMS: Cinq clefs pour des aliments plus sûrs. Ce film animé a été développé pour expliquer les Cinq clefs de l’OMS pour des aliments plus sûrs à un public de 9 à 99 ans, et encourager leur pratique à la maison. Les Cinq clefs pour des aliments plus sûrs est un message global que tout le monde devrait connaître pour se prévenir des maladies d’origine alimentaire et améliorer sa santé. L’OMS a choisi cette année le thème de la Sécurité sanitaire des aliments pour la Journée mondiale de la santé 2015.

Un projet de loi propose de simplifier l’étiquetage des produits alimentaires grâce à la mise en place d’un code couleur. Une mesure qui vise à lutter contre la « malbouffe » en permettant au consommateur d’identifier rapidement les produits trop gras, trop sucrés ou trop salés. Sur ce sujet, lire entre autres deux articles parus en 2012sur le blog, Bientôt un étiquetage avec des feux tricolores sur nos aliments ? et L’étiquetage par des feux tricolores, ça marche ! Il semble que le système de feux tricolores (initié il y a quelques années par les Britanniques) ait été retenu au grand dam de l’ANIA

Les gastroentérites à Escherichia coli entérohémorragique (EHEC) surviennent suite à la consommation de produits alimentaires contaminés et se transmettent de personne à personne. Elles peuvent être à l’origine de complications sévères telles que le syndrome hémolytique et urémique (SHU) particulièrement chez les jeunes enfants et les personnes âgées.
Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) s’appuie sur une analyse détaillée des données existantes figurant dans un rapport qui accompagne cet avis suite à une saisine par la direction générale de la santé du HCSP le 21 mai 2013.

Sécurité du personnel et hygiène des locaux, des enjeux contraires ?

1
avr
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Classé dans 1er avril, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Films vidéo, Hygiène, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Normalisation, Nutrition, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Viande, Virus.

Sur le site d’Ameli (site de notre chère sécurité sociale), on trouve une mise à jour de la Recommandation du comité Technique National des Services, Commerces et Industries de l’Alimentation, « Bien choisir les revêtements de sol lors de la conception/rénovation/extension des locaux de fabrication de produits alimentaires ».

Pourquoi cette liste ? Chaque année, on dénombre plus de 30 000 chutes et glissades de plain-pied représentant 20 % des accidents du travail avec arrêt dans les activités des Services, Commerces et Industries de l’Alimentation.  Mais hélas, il n’est pas question du coût des maladies infectieuses d’origine alimentaire en France, sujet tabou ?

En gros, donc, pour éviter de glisser, c’est semble-t-il l’objectif à atteindre, il faut des sols adaptés, mais pourquoi ne pas souhaiter avoir des sols secs, sur cet aspect, on n’aura pas de réponse des préventeurs … comprenne qui pourra !

Comme nous allons le voir grâce aux photos de cette « recommandation », hélas, la conception hygiénique est maltraitée, car chacun le sait, la sécurité, qui n’a pas de prix, a un coût … et notre bonne mère sécu le fait savoir.

photo1Dans le glossaire il est fait référence à des organismes prestigieux, et donc, si vous rencontrez un problème d’hygiène suite à l’application de ces recommandations, n’hésitez à leur en faire part : INRS : Institut National de Recherche et de Sécurité, ANSES : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et AFNOR : Agence Française de Normalisation …

Sur la première page de la recommandation (photo de gauche), on trouve des magnifiques caillebotis avec nez antidérapant, composés de petits carrés généralement non nettoyables, sauf avec une brosse à dents …

photo2Sur la page 6, plusieurs problèmes sont illustrés en une seul photo (photo de droite) : il est exact de signaler comme le dit la légende, « Un carrelage posé avec des joints à base de résine époxy qui doivent être plans et à fleur du sol », mais que penser du collecteur d’eaux usées étroit peu ou pas nettoyable et générateur d’éclaboussures et que penser des roues creuses servant à manipuler le plan de travail au dessus …

Dans le volet Bibliographie, les documents EHEDG sur la conception hygiénique des équipements ne sont pas mentionnés pas plus que la directive relative aux machines et la norme ISO 14159, Sécurité des machines – Prescriptions relatives à l’hygiène lors de la conception des machines, des oublis ?

Ce n’est donc pas encore aujourd’hui que l’hygiène et la sécurité feront bon ménage, sans doute avance-t-on, lentement sur cette voie, mais c’est certainement avec des œillères …

photo3Enfin, un petit film sur le site d’Agrobat (dont est extraite la photo ci-contre) retrace comment on en est arrivé là …, c’est comique !

Sur ce sujet, on lira, sur le blog, EHEDG : Principes de conception hygiénique pour les usines alimentaires, La conception hygiénique et la nettoyabilité des équipements n’est pas un long fleuve tranquille, De la conception hygiénique et la nettoyabilité des équipements et L’ingénierie de l’hygiène est-elle un long fleuve tranquille ?

ooOOoo

 

Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

  • L’Anses est-elle une agence indépendante ?

Si oui, elle aurait endossé les conclusions de l’EFSA sur le bisphénol A comme son homologue allemand, le BfR ; si oui, elle aurait réagi au Diagnostic et propositions à l’attention de Mesdames et Messieurs les ministres de l’Economie et des Finances, de l’Economie sociale et solidaire et de la Consommation, des Affaires Sociales et de la Santé, de l’Agriculture, l’agroalimentaire et de la forêt ; si oui, elle aurait marqué sa différence avec les pouvoirs publics sur la situation concernant les infections d’origine alimentaire à Campylobacter, etc.

  • Consommation de lait cru et risques

Deux agences d’évaluation des risques, Irlande et en Belgique, prennent position sur la consommation de lait cru sans oublier l’EFSA

  • Le glyphosate probablement cancérigène selon l’International Agency for Research on Cancer (IARC)

Lire des articles parus dans ForumPhyto, 1, 23 et 4, sans oublier La chimiophobie, une nouvelle « maladie » incurable … mais aussi un communiqué plus que dubitatif du BfR, Does glyphosate cause cancer?

Selon un communiqué du ministère de l’agriculture, le glyphosate « fait actuellement l’objet d’une réévaluation européenne à laquelle l’ANSES est partie prenante.L’Anses devra, ensuite, réévaluer toutes les préparations contenant du glyphosate utilisables en France. » Mais pourquoi, comme pour le bisphénol A, ne pas se contenter de l’avis de l’EFSA ?

  • Agriculture biologique

Selon l’Agence Bio (Baromètre Agence BIO/CSA 2014), parmi les raisons de consommer bio, « Les consommateurs bio réguliers ont de multiples motivations. Dans le trio de tête, on retrouve la préservation de la santé (62 %), de l’environnement (57 %) ainsi que la qualité et le goût des produits (48 %) ». Il faut aussi ajouter, « Pour ma sécurité, pour être certains que les produits soient sains (47%) ». Autant de points généraux qu’il est difficile voir impossible de prouver scientifiquement … voir aussi Les consommateurs de produits bio ont-ils un comportement moralisateur et suffisant ? et Les produits bio meilleurs que les produits conventionnels ? Peut-être oui ou peut-être non ?

  • Virus dans la chaîne alimentaire

La Food Standards Agency informe de la publication de deux rapports au Royaume-Uni sur les virus dans la chaîne alimentaire.

  • Alimentation des personnes âgées dans les EHPAD.

L’UFC-Que Choisir rend publique son enquête sur l’alimentation dans les Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD), qui révèle de graves carences en matière de prévention de la dénutrition. Sur la base de ce constat inquiétant, l’UFC-Que Choisir demande aux parlementaires d’instaurer au plus vite une obligation réglementaire sur la qualité nutritionnelle et sur les rythmes des repas servis.

Au final, on peut presque se demander si ce n’est pas tous les jours la journée sans viande dans les EHPAD, notre ministre de la santé devrait s’en préoccuper, mais ça c’est moins sûr …

  • Principe de précaution

A lire l’articleRéenchanter le risque : une proposition audacieuse », à propos du livre de Gérald Bronner, La planète des hommes, réenchanter le risque, Puf, septembre 2014.  A noter un colloque « Risques sanitaires, précaution et innovation », organisé par l’Anses et la Chaire de Développement durable de Sciences Po, le 24 juin 2016, va traiter de la bonne innovation, étonnant non ?

  • Alertes notifiées au RASFF pour des produits d’origine France au premier trimestre 2015

Il y a eu 19 notifications d’alertes (13 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes) au cours du premier trimestre 2015, selon le RASFF, contre 13 notifications d’alertes en 2014 (10 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes). Il y a des augmentations dont on se passerait !

  • Aggravation des risques de sécurité sanitaire des aliments en raison de la complexité de la chaîne alimentaire

Communiqué du bureau régional Europe de l’OMS du 31 mars 2015. « Nous sous-estimons considérablement le nombre réel de personnes souffrant de maladies imputables aux substances chimiques de la chaîne alimentaire et aux micro-organismes les plus courants tels que Salmonella et Campylobacter, et ce constat doit servir de sonnette d’alarme dans les nombreux domaines intervenant dans notre chaîne alimentaire. En effet, la défaillance de la sécurité sanitaire des aliments à quelque étape de cette chaîne, allant de l’environnement et de la production primaire à la transformation, au transport ou à la commercialisation, en passant par la restauration ou la préparation à domicile, peut entraîner d’importantes conséquences sanitaires et économiques », explique le docteur Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour Europe.

Top 10 pour 2014 de la sécurité des aliments en France

23
déc
8 commentaires
Classé dans Campylobacter, Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

Bon Noël et Très Bonne Année 2015

Quelques propos liminaires, si vous le voulez bien, j’en profite encore un peu, c’est le dernier article …

Ce n’est pas un hasard si la politique de la  sécurité des aliments, qui arrive largement en tête dans ce top 10, a du plomb dans l’aile en France. Comme tout un chacun peut l’observer, c’est une suite logique d’un ensemble de décisions de nos gouvernants passés et présents qui font tanguer très dangereusement notre pays, une économie en berne, un chômage massif, une éducation en déroute, la santé aux abois, etc. voire même une certain forme d’inculture, comme en témoigne, les récents propos d’un ministre « Un ministre de la Culture, en 2014, n’est pas payé pour lire des livres chez soi ». C’est un constat et non pas un jugement. Chers lecteurs du blog, merci et au revoir …

???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????1. Situation de la politique sanitaire des aliments en France

Spécialité française, les rapports sur nos maux fleurissent sans que rien ne change et souvent ils se suivent et ressemblent. Ainsi, à propos d’un rapport de la cour des comptes paru en juin 2014, le président de l’UFC- Que Choisir écrivait, « Ce rapport pointe l’autisme des pouvoirs publics qui, malgré les scandales alimentaires récents et les semonces de Bruxelles, maintiennent les services de contrôle en sous-effectifs. Il met aussi en lumière l’absence de sanctions pour les professionnels. Enfin, il dénonce l’habitude bien française de l’opacité, qui fait que l’identité des contrevenants n’est jamais dévoilée, privant ainsi les contrôles de tout effet dissuasif. Finalement, au-delà des gesticulations au moment des crises, c’est à un véritable changement de politique que le gouvernement doit se livrer. »

Un autre rapport en remet une couche, « Diagnostic et propositions à l’attention de Mesdames et Messieurs les ministres de l’Economie et des Finances, de l’Economie sociale et solidaire et de la Consommation, des Affaires Sociales et de la Santé, de l’Agriculture, l’agroalimentaire et de la forêt » souligne notamment que les contrôles sont le maillon faible de la politique sanitaire des aliments en France.

Richard Lawey, un scientifique blogueur britannique, rapporte, « Un récent rapport en France écrit par deux anciens hauts responsables de la sécurité des aliments met en évidence des réductions d’effectifs constants qui ont conduit à une réduction de 20% aux inspections de la sécurité des aliments entre 2009 et 2013. Le rapport, « La Politique de sécurité des aliments », dresse un tableau sombre de la situation actuelle de la sécurité des aliments en France. Bien que le nombre de personnel chargé des contrôles ou des inspections doive être augmenté de 60 postes en 2015, c’est bien en deçà du nombre de postes à temps plein perdus depuis 2007. »

Le portail de la modernisation de l’action publique en France donne des pistes étonnantes :

  • « Maintenir la vigilance en matière de sécurité sanitaire des aliments », alors que des pathogènes comme Campylobacter sont laissés sans surveillance
  • « Agir en faveur d’un système européen plus intégré », sans doute mais la France n’est pas le bon élève en sécurité des aliments !
  • « Au plan national, un besoin d’orientation explicite, de synergies, d’échange et  de mutualisation », des vœux pieux tant la synergie entre les différents acteurs ne fonctionnent pas. Un exemple simple en 2012, l’Anses et l’InVS avait été signé un accord cadre de coopération, deux après un rapport remet une couche sur le sujet …
  • « Eviter l’affaiblissement des contrôles », on va faire ce que l’on peut mais on ne promet pas de rétablir les contrôles au nouveau où ils étaient …
  • « Renforcer la transparence et la communication vis-à-vis du public », véritable tarte à la crème, promesse éculée, tant cette transparence et cette communication ne sont pas dans l’ADN de nos autorités …

Avec la baisse des budgets, qu’est-ce qui reste de l’Etat, l’une des principales fonctions d’un gouvernement est de protéger ses citoyens contre les dangers. Si une chaîne alimentaire sûre ne relève pas de cette mission, alors qui va le faire ?

2. Coup de chapeau à la Food Standards Agency pour la divulgation des résultats sur Campylobacter

Bravo pour sa démarche transparente face aux politiques et aux lobbying de la grande distribution et des industriels alimentaires avec la publication des résultats des analyses de recherche et de dénombrement Campylobacter sur les poulets vendus en distribution. Cette campagne « name and shame » a révélé des résultats pour tous les distributeurs. Cela a aussi permis de montrer les limites de la certification privée mise en œuvre par les distributeurs. Voir les principaux articles parus sur le blog ici.

Bien sûr tout ceci est impensable en France, trop de transparence risquerait de nuire à nos autorités (elles n’en ont pas l’habitude), aux entreprises alimentaires et aux distributeurs, on connait la chanson …

3. Les OGM et les petits arrangements entre amis

Comment appelle-t-on en Europe quelque chose qui est autorisé mais qu’on interdit ? OGM, bien sûr !

L’EFSA nous a expliqué que l’interdiction des OGM en Europe est une décision politique et non pas scientifique !

Il y a eu un accord politique dans l’Union européenne sur la possibilité pour les Etats Membres de limiter ou interdire la culture d’OGM, presque pour simple convenance … Si le mot responsabilité avait un sens, alors le groupe scientifique sur les organismes génétiquement modifiés (GMO) de l’EFSA aurait dû démissionner collectivement …

4. Le poste de conseiller scientifique principal de la Commission européenne n’existe plus

Eh oui, mauvaise passe pour la science indépendante face aux groupes de pression de tous poils, et « Quand le conseiller scientifique principal montre qu’il y a des preuves scientifiques de l’innocuité des OGM, les imbéciles montrent du doigt le conseiller scientifique principal ! »

Bien triste nouvelle en vérité … pour la science, sauf pour les marchands de peurs …

5. Campylobacter

Plus personne n’ignore ce que c’est au Royaume-Uni, après les résultats publiés par l’agence de sécurité sanitaire des aliments avec 280 000 personnes malades ou plus chaque année !

Mais que dire de la France, où l’on a entre 800 000 à 2 millions d’infections à Campylobacter par an en France, selon l’InVS, Surveillance des infections à Campylobacter en France : bilan de la surveillance du réseau de laboratoires de ville et hospitaliers, 2004-2005.

Le rapport précité en n°1 du Top 10 indique que la prévalence de certaines pathologies, comme celles causées par Campylobacter (plus de 824 000 personnes infectées par an dans les estimations récentes de l’InVS) a longtemps été sous-estimée et demeure mal recensée. »

Ainsi lit-on, « Après correction pour prendre en compte l’absence de consultation auprès d’un médecin et de réalisation de coproculture, il estime l’incidence à 824 000 cas annuels en population générale, soit un rapport de 1 à 150 (incidence comparable à d’autres pays en Europe). »

Mais qui connaît ce pathogène en France ? Que font les entreprises alimentaires et les distributeurs pour le maîtriser ? Réponse un jour peut-être … ou alors  demain, c’est sûr …

6. Le ministère de la santé est aux abonnés absents en matière de sécurité des aliments

Après l’Anses à qui on a rajouté sans budget supplémentaire, l’environnement et le travail à la sécurité sanitaire des aliments, voici que l’on va assister à un empilage de structures dans le domaine de la santé, l’InVS, l’Inpes et l’Eprus, pour créer un institut (véritable ?) pour la prévention, la veille et l’intervention en santé publique. Le rapport précité n’est pas tendre avec le ministère de la santé et ses satellites.

7. La résistance aux antibiotiques

La résistance aux antibiotiques a ceci de particulier, d’une part l’Anses nous dit que concernant les « Antibiotiques à usage vétérinaire : une diminution des usages et des résistances aux antibiotiques se confirme, mais des efforts sont à poursuivre » et, de l’autre, l’Agence nationale de sécurité du médicament rapporte que « Ces dernières données placent toujours la France parmi les pays européens où la consommation des antibiotiques reste très élevée. En effet, même si la consommation d’antibiotiques a diminué à partir des années 2000, une tendance à la hausse, observée depuis 2010, s’est confirmée en 2013. »

Comprenne qui pourra … mais c’est sûr, là aussi, demain, il y aura une synergie …

8. Les informations sur les rappels n’existent pas

Nombre d’articles sur ce blog ont illustré cet état de fait tout à fait inacceptable, plus cela est dénoncé de toutes parts, plus le silence perdure …

Tous les autorités sont concernées, le ministère de l’agriculture, la DGCCRF, le ministère de la santé et ses satellites, les agences régionales de santé totalement hors du coup, voir entre autres articles à ce sujet Les rappels des produits alimentaires en France entre désinformation et cacophonie par l’exemple !

A noter que le distributeur Auchan publie sur un site Internet des principaux rappels de produits alimentaire le concernant, et c’est bien le seul …

9. Notifications des alertes au RASFF de l’UE en 2014 pour des produits de France

Les alertes notifiées au RASFF concernant des denrées alimentaires de France ont fait un bond en 2014 (semaine 51), avec 70 alertes (53 en 2013) concernant des produits alimentaires de France, dont 45 (36 en 2013) pour la présence de micro-organismes pathogènes dont Salmonella (17 alertes), Listeria monocytogenes (16 alertes) et E. coli entérohémorragique (8 alertes).

10. La cuisson des steaks hachés et autres hamburgers n’est toujours pas claire en France pour les autorités …

D’où la question posée, maintes fois posée, La cuisson à cœur des steaks hachés est-elle idéologique ou sanitaire ?

Sujets qui auraient pu ou dû figurer dans ce Top 10 :

  • La ferme des mille vaches ou l’économie de marché en marche. Voir cette vidéo, « La vache et le prisonnier », qui dit ce qu’il en est, et c’est bien triste de ce monde qui part …
  • Le bisphénol A et sa saga qui n’en finit plus, interdit pas interdit, quand, comment, bref, on ne sait plus trop, tout en sachant que ce qui sera interdit en France, ne le sera pas ailleurs …
  • Faim dans le monde et obésité. Le système alimentaire mondial est fracturé. Des millions de personnes n’ont pas assez à manger tandis que des millions d’autres mangent trop de nourritures malsaines. Beaucoup de familles n’ont pas les moyens d’acheter assez de produits nutritifs comme les fruits frais, les légumes, les haricots secs, la viande et le lait. Les boissons et les aliments à haute teneur en sucre, en sel et en graisse sont peu chers et faciles à trouver. La dénutrition et le surpoids sont aujourd’hui des problèmes qui coexistent au sein d’une même communauté de personnes. FAO/OMS Deuxième Conférence internationale sur la nutrition.
  • Les derniers gagnants des palmarès 2013, 2012 et 2011.

A méditer : « Et si les règles d’hygiène que des gens ordinaires appliquent sont simples, cela ne doit-il pas être beaucoup plus sûr quand il s’agit de professionnels de l’alimentaire qui préparent et transforment des aliments ? », phrase de Tom Ross, microbiologiste, Australie.

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