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Articles de la catégorie 'Environnement'

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Suisse : contrôles renforcés sur les pesticides dans des légumes asiatiques

18
juin
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Classé dans Campylobacter, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

5c76c30En avril 2013, nos amis suisses du Canton d’Argovie se sont posés la question « Pesticides : Faut-il se méfier des fruits et des légumes en provenance d'Asie ? »

Voici maintenant que nos amis suisses vont renforcer les contrôles concernant les pesticides dans les légumes asiatiques.

Plus d'un légume asiatique importé en Suisse sur quatre contient trop de pesticides voire des substances interdites, selon les tests effectués par le laboratoire cantonal de Zurich en 2012. Les contrôles ont été renforcés aux aéroports de Genève et Zurich. En collaboration avec l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) et l'Administration fédérale des douanes, les échantillons ont été prélevés directement aux frontières et envoyés pour analyse aux laboratoires cantonaux de Genève, Argovie, Berne et Zurich. Sur 230 légumes exotiques testés, ce dernier en a fait retirer 63 du marché, soit 27%, peut-on lire dans son rapport annuel publié mardi. Dans 7% des cas, les légumes pouvaient même représenter un danger pour la santé. La hausse de la rigueur montre ses premiers effets, constate le laboratoire zurichois. Certains importateurs suisses ont réduit leurs assortiments, amélioré leurs systèmes de contrôles ou changé de fournisseurs.

A suivre …

L’hygiène des machines, on en en reparle dans 25 ans ?

18
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Machines, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

L’INRS, dans sa notice de présentation de son récent document, Machines. Equipements sous Surveillance, Dossier TS, rapporte :

« Près de vingt-cinq ans après la directive « Machines », vingt ans après les premiers décrets et arrêtés concernant la mise en conformité, ce dossier fait le point sur les actions menées pour une meilleure prise en compte de la prévention dans la conception, l'acquisition et l'utilisation des machines.
Après une présentation générale, plusieurs articles détaillent des actions de terrain :
- un plan d'action régional mené par la Carsat Nord-Picardie a permis d'élever le niveau de sécurité technique d'un millier de presses plieuses hydrauliques ;
- une entreprise de fabrication de mobilier de bureau métallique a amélioré la sécurité de ses 19 presses plieuses ;
- une entreprise agro-alimentaire met en place une nouvelle machine à bardes. »

Tout cela me semble aller dans le bon sens, même si on est encore très loin du compte, près de 25 ans après la parution de la directive Machines en 1989 !

Même si le terme « hygiène » ou conception hygiénique » n’est pas mentionnée dans ce document de l'INRS (comme dans la directive Machines d’ailleurs), des allusions y font référence et qui ont le mérite d’être mentionnées, même si cela fait près de 25 ans que le discours ci-dessous, extrait de ceMAPLELEAF/OUTBREAK document, est aussi tenu :

« Sur une machine, il ne faut pas penser qu’à la production, il y a aussi les opérations de maintenance, de nettoyage, …, le fonctionnement en mode dégradé. Il est normal qu’une machine s’arrête parfois et il faut considérer les arrêts comme des phases de fonctionnements à part entière. Si l’on compare l’approche coût acquisition et l’approche coût global, le moins-disant n’est pas forcément le moins cher. »

Ou autrement dit, au sujet de l’acquisition d’une nouvelle machine à bardes, le document de l’INRS rapporte : « Le président de l’entreprise qui a fourni la machine regrette toutefois que certains clients et trop de fournisseurs, ne consentent pas un effort tel que celui réalisé en commun avec Gâtines Viandes : « Dans un marché subissant de toutes parts des pressions concurrentielles énormes, il serait souhaitables que plus de personnes se posent la question des coûts différés en les mettant en balance avec le coût immédiat du seul achat. Ce qui devrait faire la différence entre les fournisseurs, c’est une réelle capacité à lier les énergies autour des questions et exigences multiples posées par l’acquisition d’un nouvel équipement. »

Mais il y a aussi la validation du nettoyage qui est le plus souvent « oubliée », car on souhaite faire des « économies » …  alors que la directive Machines indique de façon nette que « La notice d'instructions des machines destinées aux industries alimentaires et des machines utilisées avec des produits cosmétiques ou pharmaceutiques doit indiquer les produits et méthodes de nettoyage, de désinfection et de rinçage préconisés, non seulement pour les parties facilement accessibles, mais aussi pour les parties auxquelles l'accès est impossible ou déconseillé. » On est donc toujours dans l’attente …

Bref, la conception hygiénique des équipements un beau concept, mais qui souffre d’une mise en pratique effective dans les faits. Je pense que l’absence de pression réglementaire y est pour quelque chose. On a voulu traiter le problème par la normalisation et du coup, l’hygiène s’est retrouvée marginalisée par la sécurité. Voir à ce sujet Parution du EHEDG Yearbook 2013/2014 : L’ingénierie de l’hygiène est-elle un long fleuve tranquille ?

Dans un article récent sur un tout autre sujet, des auteurs indiquaient que « Les coûts pour l'industrie de la volaille pour répondre à ce critère (estimés à 2 millions d'euros par an) sont considérablement plus faibles que les coûts évités de maladie (environ 9 millions d'euros par an). » On voit bien que la maîtrise de la contamination, ça marche quand le problème est pris en amont, alors …

Rendez-vous donc dans près de 25 ans pour reparler de l’hygiène des équipements !

Baignades de l’été avec E. coli inside ?

17
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Normalisation, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Absent de France, mais pas de ce blog, grâce à un pays où la wi-fi est omniprésente jusque dans les moindres villages, j’ai suivi le temps qu’il faisait chez nous. C’était pas terrible, et du coup certaines bactéries avec ces temps très humides voire pluvieux reprennent du poil de la bête, mais aussi les normes européennes sanitaires qui ont évolué. Et cet été, cela risque, pour certaines municipalités, d’être un vrai casse-tête !

stives326-150x150Ainsi en est-il de la baignade à Biarritz dont on nous dit qu’elle est sous surveillance. S’agit-il d’une surveillance habituelle par les maîtres nageurs et sauveteurs ? Hélas non !

Sud Ouest du 17 juin 2013 rapporte que « Ce dimanche, baigneurs et surfeurs ont profité enfin des joies de la plage mais la qualité fluctuante des eaux de baignade est en train de devenir un boulet pour la ville. »

Dimanche, des milliers de personnes ont enfin pu profiter des joies du surf, du farniente et de la baignade à Biarritz. Le drapeau jaune était levé sur la Grande Plage, en raison des vagues. Le spectre de la pollution avait momentanément disparu. Néanmoins, l’épisode pluvieux exceptionnel que vient de traverser le Pays basque a montré les carences du système d’assainissement de la ville mais aussi le retard pris par la région en matière de protection de ses ressources aquatiques. (…)

Conséquence du dispositif de veille permanente du littoral mis en place par la Ville, le drapeau rouge a été hissé à sept reprises sur les onze premiers jours de juin sur la Grande Plage, suite à des arrêtés municipaux pris pour qualité de l’eau non conforme. (…)

Le suivi complémentaire de la qualité de l’eau réalisé conjointement par Surfrider, le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, l’Agence de l’eau Adour-Garonne et la région Aquitaine a révélé la semaine dernière (bulletin du 6 juin) des taux records de pollution d’Escherichia Coli (E. Coli) au Port Vieux et sur la Grande Plage, soit une concentration de 1 838 et 2 994 pour 100 ml alors qu’au-delà de 1000, l’eau est classée de mauvaise qualité, selon les normes européennes.

Sur ce sujet, on pourra lire Une plage et des colibacilles, saison 2.

De la survie de pathogènes entériques sur des laitues

17
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

lettuce81Résumé.

La survie de Salmonella enterica sérotype Thompson et Escherichia coli O157 a été étudiée sur la croissance de plants de laitues pommées en chambre de croissance et en serre. Tous les essais d'inoculation ont été faits dans des conditions qui se rapprochent des conditions de la serre pour la culture de la laitue pommée en Flandre (Belgique). La survie et la prolifération des pathogènes sur les feuilles ont été déterminées à J0, 4 et 8 après inoculation en utilisant des techniques normalisées sur boîtes contenant un milieu sélectif. Dans la chambre de croissance, la zone de données dans laquelle ces deux pathogènes ont été capables de se multiplier sur des feuilles de laitue a été influencée par le stade de culture et l'âge de la feuille. Sur de jeunes végétaux, les feuilles plus âgées ont eu une meilleure survie des pathogènes. Sur des végétaux presque matures, la taille des populations de pathogènes a été significativement plus élevée sur des feuilles âgées et jeunes rapport avec aux feuilles d'âge moyen (p < 0,001). Dans la serre, les conditions environnementales avec d'importantes fluctuations de température et d'humidité relative étaient moins propices à la survie de E. coli O157, bien que sa survie sur la laitue presque mature a été renforcée par l’irrigation par aspersion. Les conditions humides entre les feuilles intérieures contribuent probablement à la survie de pathogènes entériques au niveau de la tête de salade. Les laitues pommées cultivées dans des serres avec un système d'irrigation par aspersion peuvent présenter un danger potentiel pour la santé en cas de contamination à proximité de la récolte. Un modèle expérimental (chambre de croissance par rapport à la serre) influence grandement le comportement des pathogènes entériques sur des plants de laitues.

Source Inge Van der Linden, Bart Cottyn, Mieke Uyttendaele, Geertrui Vlaemynck, Marc Heyndrickx, and Martine Maes. Survival of Enteric pathogens during Butterhead lettuce growth: Crop stage, leaf age, and irrigation. Foodborne Pathogens and Disease. June 2013, 10(6): 485-491

De la justification de critères pour Campylobacter dans la viande de poulet

16
juin
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

campy_free« Microbiological criteria as a decision tool for controlling Campylobacter in the broiler meat chain » est le titre d’un rapport du RIVM 330331008 (37 pages en anglais) par Swart AN, Mangen MJJ, Havelaar AH, publié le 14 juin 2012.

Résumé.

Justification des critères pour Campylobacter dans la viande de poulet.

Campylobacter est parmi les causes les plus importantes de maladies infectieuses d'origine alimentaire aux Pays-Bas. Environ 30% de tous les cas de maladie sont attribués à la consommation et à la préparation de viande de poulet de chair.

Il s'agit principalement d’une contamination croisée dans la cuisine de la viande de poulet vers les produits qui sont consommés crus, des salades, et dans une moindre mesure de la viande pas assez cuite. La recherche du RIVM a montré qu'un grand nombre de ces maladies peut être évité si le nombre de bactéries présentes dans la viande de poulet après production industrielle est réduit.

Récemment, il y a une attention plus grande à la vérification de  l'hygiène de la production de la ferme à la table, y compris dans les abattoirs. Dans ce contexte, le gouvernement néerlandais a l'intention de limiter le taux de Campylobacter dans la viande de poulet, des critères que l'on appelle critères microbiologiques d’hygiène des procédés. Si des taux plus élevés se retrouvent à plusieurs reprises, l'abattoir doit améliorer le l’hygiène des procédés. RIVM a évalué l'impact des différents critères (plus ou moins stricts), à la fois sur la santé publique et sur les coûts pour l'industrie de la volaille.

Une limite critique de 1000 Campylobacter par gramme permettrait de réduire le nombre de cas humains de maladie de deux tiers. Les coûts pour l'industrie de la volaille pour répondre à ce critère (estimés à 2 millions d'euros par an) sont considérablement plus faibles que les coûts évités de maladie (environ 9 millions d'euros par an).