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Articles de la catégorie 'Environnement'

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Le fumier de vaches héberge de nouveaux gènes divers de résistance aux antibiotiques

23
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

« Le fumier de vaches héberge de nouveaux gènes divers de résistance aux antibiotiques ». Source ASM News du 22 avril 2014.

Le fumier de vaches laitières, qui est couramment utilisé comme engrais, contient un nombre surprenant de gènes de résistance aux antibiotiques nouvellement identifiés chez des bactéries de l'intestin des vaches. Les résultats, publiés dans la revue en libre accès et en ligne mBio® de l'American Society for Microbiology, laisse entendre que le fumier de vaches est une source potentielle de nouveaux types de gènes de résistance aux antibiotiques qui se transfèrent aux bactéries du sol où des légumes sont cultivés.

applyingmanure.jp1Des milliers de gènes de résistance aux antibiotiques ont déjà été identifiés, mais la grande majorité d'entre eux ne pose pas de problème lorsqu'on les trouve dans des bactéries inoffensives. Le vrai souci, c'est quand ces gènes apparaissent chez des bactéries pathogènes qui causent des maladies infectieuses d'origine alimentaire ou des infections nosocomiales.

« Comme il existe un lien entre les gènes de résistance aux antibiotiques retrouvés dans les bactéries de l'environnement et les bactéries dans les hôpitaux, nous avons voulu savoir quel genre de bactéries sont libérées dans l'environnement par cette voie » qui est l'épandage du fumier, a dit Fabienne Wichmann, auteure principale de l'étude et ancien postdoc à l'université de Yale à New Haven, Connecticut.

Les agriculteurs aux Etats-Unis utilisent du fumier brut ou composté de vaches sur certaines cultures de légumes, ce qui pourrait conduire à un scénario où les bactéries résiduelles de fumier pourraient s'accrocher au produit et elles ou leurs gènes pourraient passer dans l'écosystème humain. « Est-ce une voie de passage de ces gènes de la grange à la table ? » demande Jo Handelsman, principal auteur de l'étude et microbiologiste à l'Université Yale.

La première étape pour apporter une réponse a été de voir quels gènes de résistance aux antibiotiques sont présents dans le fumier de vaches. L'équipe de Handelsman a utilisé une approche de screening et de séquençage pour identifier les 80 gènes de résistance aux antibiotiques uniques et fonctionnels. Les gènes ont rendu une souche de laboratoire, Escherichia coli, résistante à l'un des quatre types d'antibiotiques, les bêta-lactames (comme la pénicilline), les aminoglycosides (comme la kanamycine), les tétracyclines ou le chloramphénicol.

Environ 75% des 80 gènes de résistance aux antibiotiques avaient des séquences qui étaient seulement de parenté éloignée aux gènes de résistance aux antibiotiques déjà découverts. L'équipe a également découvert une toute nouvelle famille de gènes de résistance aux antibiotiques qui confèrent la résistance au chloramphénicol, qui est couramment utilisé pour traiter les infections des voies respiratoires du bétail.

« La diversité des gènes que nous avons trouvée est remarquable en soi compte tenu de la petite série de cinq échantillons de fumier », dit Handelsman, qui est également professeur au Howard Hughes Medical Institute. « Mais aussi, ils sont distants sur le plan de l’évolution des gènes que nous avons déjà dans les bases de données génétiques, qui représentent largement les gènes de résistance aux antibiotiques que nous voyons en clinique. »

Cela pourrait signifier de bonnes nouvelles, à savoir que les gènes de résistance aux antibiotiques des bactéries de l'intestin de vaches ne causent pas actuellement de problèmes pour les patients humains. Mais, Wichmann souligne qu’une autre possibilité est que « le fumier de vaches abrite un réservoir sans précédent de gènes de résistance aux antibiotiques » qui pourrait être le prochain à aller vers l'homme.

 « Ce n'est que la première étude d'une série, commençant à la grange, se déplaçant vers le sol et les aliments sur la table, pour se retrouver en clinique, afin de savoir si ces gènes ont le potentiel pour aller dans cette direction », dit Handelsman.

Les gènes de résistance aux antibiotiques peuvent entrer l'écosystème humain par deux voies, soit les bactéries qui les contiennent colonisent l’homme ou soit les gènes sont transférés par un processus appelé transfert horizontal de gènes à d'autres bactéries qui colonisent l’homme. La recherche a déjà montré que les bactéries sont transférées des animaux d'élevage aux éleveurs. Le transfert de gènes permet aux gènes de sauter entre les micro-organismes et cela se produit dans la plupart des environnements qui hébergent des bactéries.

Certaines bactéries du fumier peuvent être pathogènes pour l'homme, si elles acquièrent une résistance aux antibiotiques, elles pourraient alors poser un problème. Sinon, les bactéries bénignes dans le fumier peuvent transférer des gènes de résistance aux pathogènes en tout point le long du parcours, dans le fumier, le sol, les aliments ou l’homme.

« Nous espérons que cette étude va ouvrir un champ plus large de la surveillance afin de commencer à regarder de nouveaux types de résistance avant qu'ils n’apparaissent en clinique », dit Handelsman.

L'article peut être consultée en ligne sur ce lien, http://bit.ly/asmtip0414e. L'étude a été financée par la Swiss National Science Foundation et l’US National Institutes of Health.

Controverse aux Etats après la publication d’un rapport disant que l’industrie des aliments bio s’est engagée dans une « campagne de désinformation du public depuis plusieurs décennies »

21
avr
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Santé, Sécurité des aliments.

1_123125_2170587_2209173_2224341_090805_gr_foodtn.jpg.CROP.original-originalAttention, cher lecteur, comme diraient « Les Tontons flingueurs, c’est du brutal … ».

Selon Foodnavigator-USA.com du 21 avril 2014, « L'industrie des aliments bio s’est engagée dans une « campagne de désinformation du public depuis plusieurs décennies », affirme un rapport.
Les consommateurs ont passé des années à payer le prix fort pour les aliments bio basés sur une croyance erronée – promulguée par des parties prenantes ayant un intérêt direct – qu'ils sont sains et plus sûrs que les aliments conventionnels, affirme un nouveau rapport controversé.

Ce rapport de 16 pages s’intitule Organic Marketing Report réalisé par l’Academics Review.

Extraits de la conclusion.

Cette revue de plus de 100 études universitaires et de marché publiées montre clairement que les préoccupations de sécurité des aliments et de santé sont les principaux moteurs de la consommation de produits bio. De plus, la recherche montre que d'autres facteurs, tels que le développement durable, des allégations sur l’environnement et même la certification bio, ne motivent pas en général les consommateurs d'acheter des produits bio en organic-vs-non-organic3l'absence d'allégations de risque pour la santé. La recherche menée par l'USDA, l'industrie des produits bio et des organisations universitaires indépendantes confirme également que l'utilisation du label ‘USDA Organic’ (label bio aux Etats-Unis –aa) est essentiel pour transmettre la confiance dans les allégations de l'étiquetage bio, dont la majorité des consommateurs croient à tort cela désigne des produits alimentaires plus sains et plus sûrs.

Cette recherche est bien connue et partagée par toute la commercialisation industrielle des produits bio par l'intermédiaire de foires commerciales, de publications d'études de marché et d’études dans les médias traditionnels. Les directeurs marketing et les consultants des dirigeants des industries engagées dans le bio sont cités dans les présentations de vente, les réunions des analystes financiers et dans des interviews aux média reconnaissant que les crises alimentaires vécues par les consommateurs et les problèmes de risques pour la santé sont les éléments clés de la croissance du marché des produits bio. Certains reconnaissent ouvertement que l'industrie doit s'engager dans un marketing basée sur la peur. Les éléments commerciaux publiés chaque année et la recherche de marchés documentent la nécessité d'élargir la croissance des ventes  de produits bio à des segments de consommateurs pour qui la création de préoccupations au sujet de la santé personnelle et de la sécurité des aliments sont les exigences pour les amener à passer d'aliment bio classique avec un prix plus élevé à prix plus abordable.

Commentaires. Je vous avais prévenu que c’était ‘du brutal’, et encore, je ne vous ai pas tout rapporté, raison de plus pour lire ce document ou sa conclusion en intégralité, à tête reposée, afin de vous en faire une opinion …

Les piscines vont-elles avoir comme les restaurants des notes en matière de sécurité sanitaire ? Toronto le pense

20
avr
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Les piscines vont-elles avoir comme les restaurants des notes en matière de sécurité sanitaire ? Toronto le pense. » Source Doug Powell du barfblog du 20 avril 2014.

Bien entendu, cet article ne s’adresse pas à la France où les scores ou notes des restaurants en matière d’hygiène n’existent pas (encore ?). Quant aux piscines, si l’on prend le cas de Paris ou de l’Ile de France, il y a en a toujours un certain nombre de fermées pour causes diverses, mais le plus souvent pour des raisons sanitaires, voir Piscines et condition sanitaires. A signaler, par ailleurs, qu’il n’y a pas eu, à ma connaissance, de rapport 2012 du contrôle sanitaire des eaux de loisirs à Paris, mais bon, revenons à Toronto …

caddyshack.pool_.poop-1-300x198Les exploitants des piscines, spas, bains à remous et autres pataugeoires de Toronto pourraient bientôt être tenus de publier les avis des inspections sur site afin que le public sache si des non-conformités de santé et de sécurité sanitaire ont eu lieu.

En 2011, le Star révélait que les exploitants de piscine se sont exposés à de multiples infractions pour plusieurs aspects, eau sale et équipements défectueux ou équipements de sécurité manquants, mais ces résultats d'inspection n’ont pas été révélés au public.(comme en France –aa).

Ces nouvelles qui ont fait que des nageurs, des utilisateurs de spas et des étudiants ont été mis dans des situations de risque de maladies et de blessures a incité le conseiller John Filion, président du conseil de santé de Toronto, de demander un affichage bien en vue de ces éléments afin  de savoir si les installations répondent aux normes de la ville.

Le 28 avril, le conseil examinera une nouvelle proposition du médecin-hygiéniste de la santé afin de déterminer si la ville doit élaborer un projet de règlement pour convaincre les exploitants de piscines, spas publics (bains à remous) et pataugeoires à afficher une information ou un document montrant les résultats de l'inspection. Le médecin doit présenter un rapport à l'avocat de la ville sur le contenu du projet de règlement.

Si le conseil vote ce texte, la proposition sera prise en compte par le conseil municipal le 6 mai. Le conseil prendra la décision finale. Le règlement proposé s'appliquerait à plus de 1 600 installations.

Rappel européen pour un gadget en contact avec des aliments

20
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

-Life-Art-20pcs-lot-plastic-packing-plastic-font-b-DIY-b-font-font-b-drinkingLe RASFF rapporte une alerte notifiée par l'Allemagne, référence 2014.0527, concerant la présence de di-2-propylheptylphtalate (DPHP) (31 g/100g) dans des pailles en forme de lunettes de Chine ; alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution possible en France, Belgique, Autriche, république Tchèque, Danemark, Estonie, Iles Féroé, Finlande, Allemagne, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni. 

Le produit en question est une paille en forme de lunettes ou des lunettes paille, à vous de voir … principalement utilisé par des enfants.

Pour information, selon cette fiche technique, le DPHP est « employé comme plastifiant primaire dans les revêtements de toitures en raison de son excellente résistance aux intempéries. Il est également employé dans l’automobile ainsi que dans la fabrication de câbles. »

A ce jour, seule l'Irlande, à ma connaissance, a publié un communiqué de rappel le 17 avril 2014 : n° de lot 16462 ; article n° 93/2017 ; code-barres : 4029811191796. « Le lot incriminé est rappelé de la vente en Irlande et ailleurs. L’avis doit être affiché pour les clients dans les magasins de vente au détail où ce lot a été vendu. »

Je ne doute pas un instant que d'autres communiqués suivront …

L’AFBV dénonce les multiples contradictions de la nouvelle loi interdisant les mais « OGM »

16
avr
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Classé dans Curiosité, Environnement, Non classé, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

ogm-maisL’AFBV dénonce, dans un communiqué du 15 avril 2014, les multiples contradictions de la nouvelle loi interdisant les mais « OGM » ?

L’Association Française des Biotechnologies Végétales (AFBV) dénonce la nouvelle loi interdisant la culture des maïs génétiquement modifiés (GM) sur notre territoire qui est en contradiction avec les analyses scientifiques, le droit communautaire, les impératifs d’une agriculture plus écologique et les intérêts des consommateurs.

Cette loi n’est, en effet, pas justifiée sur le plan scientifique : elle ne repose sur aucune justification scientifique nouvelle comme l’a démontré l’analyse de plusieurs scientifiques.

Cette loi n’est pas non plus légitime sur le plan juridique : elle est contraire au droit européen.

Cette loi va aussi à l’encontre de la nécessité de développer une agriculture plus respectueuse de l’environnement 

Cette loi va à l’encontre des intérêts des consommateurs 

Cette loi va donc complètement à l’encontre des objectifs de la Loi d’avenir sur l’agriculture qui met l’agro-écologie au cœur de la démarche des agriculteurs.

Alors que le Premier Ministre s’est prononcé à plusieurs reprises en faveur du développement de la recherche sur les biotechnologies végétales et « contre les fatwas anti-OGM », cette nouvelle loi d’interdiction des maïs GM doit-elle être considérée comme une première concession du nouveau Gouvernement au Parti des Verts ?

Selon le site de l’Assemblée Nationale, « Mardi 15 avril dans la soirée, l'Assemblée a adopté la proposition de loi de Bruno Le Roux relative à l'interdiction de la mise en culture du maïs génétiquement modifié. » Voir le dossier de cette loi relative à l'interdiction de la mise en culture du maïs génétiquement modifié MON810. A vous de voir si cette loi est-elle oui ou non une « fatwa » ? (pensez à rayer la mention inutile).