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Articles de la catégorie 'Films vidéo'

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Des antibiotiques ‘programmables’ exploitent une enzyme pour attaquer des microbes résistants aux antibiotiques

29
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Films vidéo, Santé.

« Des antibiotiques programmables exploitent une enzyme pour attaquer des microbes résistants aux antibiotiques », source The Rockefeller University du 5 octobre 2014.

Dans la multitude de microbes peuplant le corps humain, des scientifiques ont trouvé de bons et des méchants et surtout de mystérieuses implications pour notre santé. Mais quand quelque chose va mal, nous nous défendons avec la force brute sans discernement des antibiotiques traditionnels qui anéantissent tout à la fois, et peu importe les conséquences.

Des chercheurs de l’université Rockefeller et leurs collaborateurs travaillent sur des antibiotiques plus intelligents. Et dans l’étude publiée le 5 octobre dans Nature Biotechnology, l’équipe décrit une technique d’antibiotiques ‘programmables’ qui ciblent sélectivement les méchants microbes, en particulier ceux abritant les gènes de résistance aux antibiotiques, tout en laissant d’autres microbes, plus innocents, seuls.

NB : On pourra en savoir dans la vidéo ci-dessous issue du site de la startup de biotechnologies PhageX (Duportet, Bikard)

Utiliser des phages pour sauver les abeilles

28
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Films vidéo, Microbiologie, Santé.

Utiliser des phages pour sauver les abeilles, source news.byu.edu.

Pendant des décennies, les abeilles ont été aux prises avec une maladie mortelle qui tue leurs bébés (larves) et conduit à l’effondrement des ruches. Cela s’est appelé la loque américaine et ses effets sont si dévastateurs et infectieux, que cela nécessite souvent pour les ruches infectées d’être brûlées au sol.

Traiter la loque est compliqué parce que la maladie peut évoluer pour résister aux antibiotiques et aux autres traitements chimiques. Perdre des ruches entières perturbe non seulement l’industrie du miel, mais réduit le nombre d’abeilles pour la pollinisation des plantes.

Désormais, un étudiant de Brigham Young University, financé par une subventions de l’ORCA, a produit un moyen naturel pour éliminer le fléau, et ça marche : à l’aide de minuscules microbes tueurs appelés phages afin de protéger les bébés abeilles contre les infections.

L’étude a été publiée dans BMC Genomics.

Emballages alimentaires et danger chimique ?

13
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Films vidéo, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Avec un peu de retard, je signale cette information parue dans la Tribune de Genève du 29 juillet 2014, « Ces emballages qui utilisent des produits dangereux ».

Une nouvelle étude publiée début juillet par la fondation Food Packaging Forum à Zurich va plus loin. Elle a relevé au moins 175 substances chimiques utilisées dans la fabrication d’emballages alimentaires. Et certaines sont liées à des maladies chroniques, ou des perturbations du système endocrinien.

Why-a-forum-on-food-packaging_campaignComme le précise la chercheuse Jane Muncke, directrice de la fondation et une des trois auteures de l’étude, « les consommateurs n’en savent rien en règle générale. Mais il est évident que l’utilisation de tels produits dans des matériaux qui sont en contact avec des produits alimentaires n’est pas souhaitable ».

Bon nombre des substances décelées sont déjà reconnues comme extrêmement préoccupantes, voire dangereuses. Et la majorité figure dans la liste « Substitute It Now! » (« Remplacez-les maintenant ») de l’organisation non-gouvernementale britannique Chem Sec.

« Certaines substances sont déjà interdites pour les ordinateurs, les textiles et les colorants mais continuent d’être utilisées dans les emballages alimentaires », s’alarme Jane Muncke.

Les conséquences pour la santé restent encore floues, ajoute Konrad Grob. « Nous sommes loin d’avoir des certitudes au sujet de la migration de ces produits depuis les emballages jusqu’aux aliments mais je suis persuadé que le danger pour la santé est sous-estimé. Et les petites doses que nous ingurgitons chaque jour s’accumulent », rappelle le directeur du service de chromatographie en phase gazeuse du laboratoire cantonal zurichois.

Cette incertitude ne pousse pas les autorités à agir dans l’immédiat, d’autant plus que le grand nombre de substances représente un travail de titan pour déterminer lesquelles sont dangereuses pour la santé. Au moins Konrad Grob reconnaît-il à l’étude de mettre au grand jour un sujet qui reste « absolument sous-évalué ».

Par ailleurs, je vous suggère cette conférence sur YouTube, mise en ligne le 13 octobre 2014, « Ensuring Safety & Compliance of Food Contact Materials » du Dr. Konrad Grob, Official Food Safety Authority Canton of Zurich, Suisse dans le cadre 2014 Workshop, Hazardous chemicals in food contact materials?

Photo or not photo pendant une inspection de votre site ?

16
sept
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Classé dans Curiosité, Environnement, Films vidéo, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

4516BFEF-9E11-4BC9-8F613AF2A5313DB2_mediumUn article paru dans Food Safety Magazine du 16 septembre 2014 pose la question suivante : « La FDA a-t-elle ou non le droit de prendre des photos dans votre établissement ? »

La plupart des entreprises de fabrication d’aliments ont des politiques écrites strictes pour les visiteurs de l’usine. Outre les directives de sécurité sanitaire et des équipements de protection individuelle, le visiteur est régulièrement tenu de signer un accord de confidentialité qui protège les secrets commerciaux et les informations confidentielles qui peuvent être consultées par les visiteurs lors de leur passage dans l’établissement. Non seulement la politique de confidentialité des bonnes pratiques commerciales, mais il y a souvent des exigences contractuelles avec le client. Un client possédant une marque privée externalise la production avec la compréhension que les formulation et le procédé de transformation seront protégés.

imgresRégulièrement, ces accords de confidentialité empêchent également la prise des photos ou vidéo lors d’une visite. Les photos et les vidéos sont le moyen le plus probable par lequel des informations confidentielles capturées par inadvertance sont emmenées hors du site. Les informations sur un film ne seront pas vues par la société ou le visiteur avant la fin de la visite et la société ne pourra jamais savoir quelles informations confidentielles ont été capturées.

Mais qu’en est-il des représentants de la Food and Drug Administration (FDA) qui se présentent soit pour une inspection de routine ou une enquête ? Quels droits les entreprises de fabrication d’aliments ont à l’égard de la confidentialité des informations des clients, dont la prise de photos ou de vidéos par la FDA ? Et quel contrôle ont-elles, le cas échéant, si des photos prises sont des preuves d’une contamination présumée ? La FDA croit certainement qu’elle a le droit de prendre des photos dans le cadre de ses responsabilités de la surveillance de routine. Mais quelle position doit avoir une entreprise de fabrication d’aliments lorsque la FDA se présente ?

En conclusion, l’article indique :

La FDA n’a pas le droit légal de prendre des photos ou des enregistrements vidéo au cours d’une inspection de routine ou d’une enquête. Les agents ont reçu la directive de prendre des photos sans demander la permission de l’entreprise de fabrication d’aliments. Les tribunaux ont statué que les photos sont une composante acceptable de l’autorité d’exécution d’une des agences gouvernementales lorsque le propriétaire de l’usine a consenti à une inspection. Ce qui reste une option viable est de refuser toute photographie lors de l’inspection et avant que l’inspection ne commence, et rechercher à l’avance toute restriction légale sur la prise de photos.

La Food Standards Agency publie ses premiers résultats sur la présence de Campylobacter au stade de la distribution

5
août
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Films vidéo, Hygiène, Lavage des mains, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

campylobacter_jejuniLa Food Standards Agency (FSA) communique le 5 août 2014 des « Résultats d’une enquête sur Campylobacter ».

La FSA a publié  la première série de résultats trimestriels d’une nouvelle enquête sur la présence de Campylobacter dans des poulets réfrigérés achetés en magasin. Les résultats montrent que 59% sont retrouvés positifs pour la présence de Campylobacter. Dans 4% des prélèvements Campylobacter a été identifié à l’extérieur de l’emballage.

Campylobacter est détruit par une cuisson prolongée, cependant, il est la forme la plus fréquente d’intoxication alimentaire au Royaume-Uni, qui touche environ 280 000 personnes par an. La majorité de ces cas sont issus de volailles contaminées. Les conseils aux consommateurs sur la préparation et la cuisson de poulet de sécurité peuvent être consultés ici.

Des études antérieures menées sur la prévalence de Campylobacter ont également montré que les deux tiers environ des volailles crues hébergent Campylobacter.

L’enquête sur 12 mois, allant de février 2014 à février 2015, se penche sur la prévalence et les taux de contamination de Campylobacter sur des poulets entiers réfrigérés et leur emballage. L’enquête permettra d’analyser des prélèvements sur 4000 poulets entiers achetés auprès de magasins de vente, des petits magasins indépendants et des boucheries au Royaume-Uni. Aujourd’hui, les résultats concernent le premier trimestre et représentent 853 prélèvements.

campy_freeCatherine Brown, directrices générale de la FSA, a déclaré :

« Cette enquête est une partie importante du travail que nous faisons pour lutter contre Campylobacter. Elle nous donnera une image plus claire de la prévalence de Campylobacter sur la volaille crue vendue au détail et nous aidera à mesurer l’impact des interventions mises en place par les producteurs, les transformateurs et les détaillants afin de réduire la contamination. »

« La chaîne d’approvisionnement en poulets se penche sur la façon dont des interventions telles que l’amélioration de la biosécurité dans les élevages, le refroidissement rapide de la surface, et le lavage antimicrobien peuvent aider à réduire Campylobacter. Par conséquent, s’ils prennent des mesures et investissent dans des interventions visant à faire la différence, les chiffres de l’enquête nous permettront de voir si cela a vraiment un impact. »

Les faibles taux de contamination retrouvés sur les emballages présentés dans les résultats publiés aujourd’hui, indiquent l’efficacité de l’étanchéité de l’emballage des volailles proposée par la plupart des détaillants, ce qui contribue à réduire les risques de transfert de contamination dans la cuisine du consommateur. Il y  encore beaucoup plus à faire par tous les composantes de la chaîne d’approvisionnement afin de s’assurer que les consommateurs puissent avoir confiance dans les aliments qu’ils achètent.

« Dès que nous aurons suffisamment de données pour comparer les taux de Campylobacter chez les différents détaillants, nous partagerons des données avec les consommateurs. »

Résultats du 1er trimestre

Les résultats sont en deux parties : un chiffre pour le taux de contamination de chaque volaille, prélevé à la peau du cou, exprimé en ufc/g (unité formant colonies par gramme), et la contamination de l’extérieur de l’emballage.

Les résultats du premier trimestre montrent que 59% des volailles ont été testés positifs pour la présence de Campylobacter avec 16% des volailles analysées à ce stade de l’enquête indiquant le plus haut niveau de contamination > 1000 ufc/g.

A noter, 10 ufc/g sont considérées comme la limite de détection de Campylobacter, et par conséquent, la contamination constatée au-dessus de ce taux peut être considérée comme positive. < 10 ufc/g comprend les résultats négatifs.

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Les analyses des emballages ont montré 4% de d’analyses positives pour la présence de Campylobacter avec un prélèvement avec un taux le plus élevé de contamination.

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Le poulet est tout à fait sûr tant que les consommateurs suivent les bonnes pratiques de cuisson :

  • Protéger et réfrigérer le poulet cru : Protéger le poulet cru et le conserver dans le rangement en bas du réfrigérateur afin que le jus ne puisse pas couler sur d’autres aliments et les contaminer avec des bactéries responsables d’intoxications alimentaires telles que Campylobacter.
  • Ne pas laver le poulet cru : La cuisson va détruire toutes les bactéries présentes, y compris Campylobacter, alors que le lavage du poulet peut propager des germes par éclaboussures.
  • Laver les ustensiles utilisés : Bien laver et nettoyer tous les ustensiles, les planches à découper et les surfaces utilisées pour préparer le poulet cru. Se laver les mains soigneusement avec de l’eau chaude et du savon, après avoir manipulé du poulet cru. Cela aide à prévenir la propagation de Campylobacter en évitant le transfert de contamination.
  • Faire cuire le poulet soigneusement : Assurez-vous que le poulet soit bien cuit à cœur avant de servir. Couper dans la partie la plus épaisse de la viande et vérifier qu’il est chaud bouillant sans viande rose et que le jus soit clair.

NB : L’Anses parle dans un document d’octobre 2013 de « cuire à cœur les aliments et en particulier les viandes de porc et de volaille, ainsi que les viandes hachées. » Dans un document de 2004, « Appréciation des risques alimentaires liés aux campylobacters. Application au couple poulet / Campylobacter jejuni », l’Anses indique :

Cuisson traditionnelle
- S’il s’écoule un fluide rosé lorsqu’on pique une fourchette dans le morceau de volaille, on doit considérer que la cuisson est insuffisante
Cas particulier du barbecue
- Idéalement, il serait utile de précuire les morceaux de volailles avec os avant de les passer au barbecue
- Cuire complètement les morceaux de volaille au barbecue : la chair ne doit pas être rose ni s’accrocher à l’os, les liquides s’écoulant doivent être clairs

Enfin, selon l’InVS, « En France, une étude sur la morbidité et la mortalité liée aux infections d’origine alimentaire a permis d’estimer l’incidence des infections à Campylobacter confirmées entre 27 à 37 pour 100 000 habitants/an. »