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Articles de la catégorie 'Films vidéo'

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Le bio entraîne-t-il un biais dans la perception du goût ? Voici en pratique, comment ça se passe !

29
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Films vidéo, Hygiène, Nutrition, Santé, Sécurité des aliments.

Meilleurs Vœux et Très Bonne Année 2016

En février 2013, je vous avais proposé un résumé d’un article scientifique sur ce sujet ici avec « Le label bio entraîne-t-il un biais dans la perception du goût ? »

En termes savants, « Cela met en évidence l’idée que l’effet de halo (ou effet de notoriété) sur la santé est principalement motivé par un processus automatisé basé sur des heuristiques. »

Le blog Alerte Environnement propose une autre version plus cool de cet article avec une mise en pratique de ces concepts dans « Vidéo : ils mangent du McDo en pensant que c’est du bio… »

Deux hommes, Sacha et Cédrique, sont partis piéger des fins gastronomes lors du congrès annuel de la gastronomie qui se tient à Houten aux Pays-Bas. Durant l’exposition, ils ont fait croire à des spécialistes de l’alimentation qu’ils avaient un prestigieux restaurant et qu’ils proposaient une dégustation de leurs meilleurs recettes et plats. En réalité, Sacha et Cédrique n’ont pas du tout de restaurant et sont simplement partis acheter de la nourriture à McDonald’s. Ils ont haché et mélangé par exemple un muphin au chocolat avec de la sauce barbecue, découpé des nuggets ou encore redécoré un Mc Fish (Burger au poisson) avec une rondelle de tomate.

Comment vont réagir ces fins gastronomes lorsqu’ils vont goûter tout cela, sachant qu’on leur a juste précisé qu’il s’agissait d’une cuisine gastronomique qui était une nouvelle alternative biologique au fast-food. La vidéo « McDonalds serveren op een Foodbeurs? » ou Piéger des experts en nourriture en leur faisant manger du McDonald’s est sous-titrée en français (vostfr).


Piéger des experts en nourriture en leur… par Spi0n

BALIVERNE #05 : Pour préserver le climat, faut-il manger moins de viande ?

30
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Films vidéo, Santé, Sécurité des aliments.

Un article paru dans agriculture & environnement du 30 novembre 2015 a retenu mon attention, « COP21 : pour préserver le climat, il faut manger moins de viande / BALIVERNE #05 ».

A l’occasion des négociations pour la COP21 sur le changement climatique, les écologistes militent pour une baisse de la consommation de viande. L’élevage émettrait selon la FAO 14% à 18% des gaz à effet de serre. C’est à dire davantage que les transports réunis.

On lira aussi un intéressant entretien paru dans le Figaro Vox du 27 novembre 2015 de Rémy Prud’homme avec pour titre, « COP 21 la charge iconoclaste d’un climato-relativiste »

L’auteur, Rémy Prud’homme, ne conteste pas le réchauffement du climat (et non pas climatique) mais établit une distinction importante entre le réchauffement et le réchauffisme.

Le réchauffement est un phénomène physique, l’élévation des températures sur la terre, qui a été de 0,6-0,8 degrés au cours du XXème siècle, avec alternance d’augmentations et de diminutions, et qui est un objet d’études scientifiques.

Le réchauffisme est un phénomène social qui s’est construit à partir du réchauffement, et qui comprend une explication, des projections de castastrophes, la désignation d’un coupable – le CO2 – promu au statut d’ennemi public n°1, la mise en œuvre de politiques révolutionnaires. Le réchauffisme présente tous les caractères d’une idéologie identifiés par Hanna Arendt: un système monocausal, une révérence/référence à la science, le contrôle par des Etats, la lutte contre un ennemi unique, l’adhésion des masses. Bien entendu, le réchauffisme n’a pas le bilan abominable des idéologies analysées par Arendt : d’où l’appellation de mini-idéologie.

Un exemple de cette idéologie est, entre autres, celle prônée par Madame Lepage, qui au cours d’un entretien a dit,

« Moi je suis un grand défenseur de la liberté d’expression, dès lors, si il y a des gens qui ont envie d’être climato-sceptiques, c’est leur affaire. Je pense quand même qu’à un moment donné du temps, il va falloir tenir un registre très précis de tous ceux qui se seront prononcés et qui auront agi dans un contexte climatosceptique, pour que dans quelques années ils portent la responsabilité au moins morale de ce qu’ils auront fait. »

A suivre …

L’absence de bien-être animal dans un abattoir de porcs aux États-Unis mise en évidence dans une vidéo

15
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Films vidéo, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

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Toutes mes pensées vont aux victimes de Paris et à leurs proches

« Les lignes directrices sont gentilles, la mise en pratique ? Une vidéo cachée chez Hormel Foods aux États-Unis » source Doug Powell du barfblog du 15 novembre 2015.

Il s’agit d’une histoire aux États-Unis qui ressemble à ce qui a été montrée à propos de l’abattoir d’Alès, mais c’est à vous de voir …

Une vidéo cachée prise chez l’un des plus grands producteurs de porc du pays montre des porcs traînés au sol, battus avec des bâtons et malades au point d’être immobiles. Selon la loi, les porcs sont censés être rendus inconscients avant d’être tués, mais beaucoup sont présentés se tordant de douleur apparente lors de la saignée, ce qui suggère qu’ils ne sont pas correctement étourdis. « Celui-là était certainement en vie », dit un employé.

an.welfare-300x168La vidéo semble également montrer des porcs avec des abcès remplis de pus envoyés sur ligne. D’autres sont couverts de fèces.

« Si l’USDA était là, ils pourraient nous fermer », dit un employé, portant un tablier jaune vif, debout sur la ligne de production.

La vidéo disponible sur YouTube a été filmée secrètement par un employé contractuel de la Compassion Over Killing, un groupe de défense des animaux à but non lucratif, qui prétend avoir infiltré un établissement d’Austin, Minnesota, géré par Quality Pork Processors (QPP), un fournisseur d’Hormel Foods, le fabricant de Spam et d’autres viandes transformées populaires. Le groupe a transmis une vidéo inédite de 97 minutes à l’USDA qui a soulevé de sérieuses préoccupations au sujet des conditions à l’installation de QPP et a promis une enquête approfondie. Un journaliste a aussi vu la vidéo en intégralité fournie par le groupe.

« Les actions décrites dans la vidéo sont épouvantables et totalement inacceptables, et si nous pouvons vérifier l’authenticité de la vidéo, nous allons agressivement enquêter sur l’affaire et prendre les mesures appropriées », a déclaré le porte-parole de l’USDA, Adam Tarr, ajoutant que l’agence ne peut pas commenter définitivement à ce stade.

QPP, qui a vu deux versions de la vidéo l’une publiée et l’autre non publiée, a dit que le film publié indique qu’il y avait des non-conformités, alors qu’en fait, il n’y en avait pas.

« Dès le début, on peut très bien y voir de la contamination présente dans le processus, mais nous avons de multiples interventions qui assurent que cela ne sera pas visuellement retirée, mais complètement retirée », a déclaré Nate Jansen, qui est le vice-président des ressources humaines et qualité de QPP. « S’il avait été autorisé de montrer toute la séquence de ces événements, tous ces porcs ont toutes été traités de manière appropriée. »

Pour accéder à l’établissement QPP, l’employé contacté par Compassion Over Killing a travaillé pendant cinq mois dans des entreprises de transformation de viande puis a finalement été embauché chez QPP. Compassion Over Killing a demandé que le nom de la personne ne soit pas divulgué, car il travaille toujours chez QPP, mais il a été montré une fiche de paie indiquant son emploi. La personne n’a pas décrit lors de son embauche son affiliation avec le groupe militant.

« Je ne pense pas que vous pouvez regarder la vidéo avec les lignes directrices de l’USDA et dire que QPP respecte la loi », a déclaré Ted Genoways, auteur de « The Chain: Farm, Factory, and the Fate of Our Food » qui a vu la vidéo mais qui n’est pas associé au groupe. « Cette usine est le symbole de tout ce qui ne va pas dans l’industrie de la viande. »

En particulier, la vidéo met en lumière un programme pilote approuvé par le gouvernement, connu sous le nom de projet HACCP-Based Inspection Models Project (HIMP), qui permet aux transformateurs comme QPP d’assumer plus de responsabilités dans le processus d’inspection.

La société est l’un des cinq transformateurs de porcs qui participent au programme HIMP, que le Food Safety and Inspection Service (FSIS) a lancé dans les années 1990. Dans le cadre de l’initiative, le gouvernement a sensiblement changé la façon dont il supervise la production de viande, en plus que doublant le nombre de contrôles de sécurité sanitaire (de 11 à 24) dans un établissement et en réaffectant les inspecteurs du gouvernement afin qu’ils se concentrent davantage sur la sécurité des aliments. L’objectif, comme indiqué sur le site Internet de l’agence, était de « produire avec un système plus flexible et efficace, pleinement intégré ».

Dans le modèle d’inspection HIMP, trois inspecteurs du gouvernement sont stationnés sur la ligne de production, par rapport aux sept qui habituellement supervisaient la manipulation des carcasses dans le système traditionnel. Dans les deux cas, un inspecteur supplémentaire est libre de ses déplacements. La réduction des inspecteurs gouvernementaux dédiés à la vérification des porcs sur ligne a permis au gouvernement d’économiser de l’argent en réduisant sa force d’inspection. Il a également permis aux usines d’accroître la vitesse des lignes – en moyenne, les participants du programme pilote faisaient environ 120 porcs supplémentaires par heure, selon l’USDA.

L’USDA a dit beaucoup de bien du programme, qu’il a défendu à plusieurs reprises. « Évidemment, nous croyons que le modèle est approprié », a dit Phil Derfler, administrateur au FSIS. « Voilà pourquoi nous avons été de l’avant avec cette règle afin de l’adopter – c’est une amélioration par rapport au système traditionnel. »

Mais Lisa Winebarger, qui sert de conseiller juridique chez Compassion Over Killing et qui a contribué à fournir l’enquête à l’USDA, a déclaré que QPP viole ces directives.

« Je comprends que QPP nie toute malversation, mais nous pouvons vous assurer que beaucoup de ce que nous avons documenté comme des problèmes graves sont en fait ‘un traitement inhumain flagrant’ et ‘des non-conformités graves’ par les directives du gouvernement, a-t-elle dit.

NB : La vidéo est assez pénible à regarder.

Les pertubateurs endocriniens ne sont issus que de la chimie de synthèse : Baliverne #4

4
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Films vidéo, Santé.

Pour être informé des méfaits des perturbateurs endocriniens, il faut lire ce qu’en rapporte l’Obs du 31 octobre 2015, « Sexualité, QI, obésité… Comment les perturbateurs endocriniens détraquent vos enfants ». Je suis plus de dubitatif sur les informations diffusées par ce média depuis l’affaire dite Séralini. On lira pour s’en convaincre dans Agriculture & Environnement du 20 octobre 2015, un article très détaillé de la « Relaxe requise dans l’affaire Séralini versus Marianne ».

Agriculture & Environnement nous a habitué à des petits clips baptisés Balverne.

Après, Il existe des « OGM cachés » en France – Baliverne #01 du 8 juin 2015, Dans le bio on n’utilise pas de pesticides / Baliverne #02 du 6 juillet 2015 et Maïs : malgré les OGM, les rendements US sont plus faibles qu’en Europe / Baliverne #03 du 2 septembre 2015, voici le dernier, Les pertubateurs endocriniens ne sont issus que de la chimie de synthèse : Baliverne #4 du 4 novembre 2015.

Depuis quelques années plusieurs associations écologistes laissent croire qu’il serait possible de ramener à zéro l’exposition aux pertubateurs endocriniens en interdisant les produits chimiques de synthèse.

Or, selon l’OMS les pertubateurs endocriniens sont issus des molécules d’origine de synthèse ou naturel.
A lire aussi : Perturbateurs endocriniens et pesticides : un écran de fumée ?, un entretien avec le Dr Thillier consultant scientifique européen.

Australie : Les maladies infectieuses d’origine alimentaire chutent sauf les salmonelloses qui augmentent

12
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Films vidéo, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Les maladies infectieuses d’origine alimentaire chutent en Australie sauf les salmonelloses qui augmentent », source ABC.net.au du 11 août 2015.

Malgré le fait que plus de quatre millions d’Australiens tombent malades d’aliments contaminés chaque année, le taux national d’intoxication alimentaire est en baisse. Sauf, quand il s’agit de la salmonellose.

cdc-09-13-img16-salmonellaUn coup d’œil aux données du département de la santé de l’Etat de Victoria par exemple, montre une augmentation de 50% des cas de salmonellose depuis 2012.

Le Queensland a vu un doublement des cas d’intoxication à Salmonella dans les 12 derniers mois. Il y a eu près de 1 900 cas de salmonellose dans le Queensland jusqu’à présent en 2015, soit plus du double de ce qui est normalement prévu, ont dit les autorités sanitaires.

Salmonella peut être présent dans le sol et l’eau et se multiplie rapidement si les aliments ne sont pas manipulés correctement, dont le lavage et la réfrigération.

Mais que fait-on quand une dérive arrive ou qu’un problème persiste en agro-alimentaire ? Nomme-t-on une commission ? Fait-on un rapport ? Rien de tout cela, on fait … un guide !

C’est l’une des raisons pour laquelle le Fresh Produce Safety Centre a publié de nouvelles lignes directrices pour toutes les personnes impliquées dans les aliments pour essayer d’élever les règles d’hygiène.

Les cas de l’hépatite A dans des baies surgelées importées par Patties Foods ont attiré l’attention sur la sécurité des aliments et les experts ont convenu que cela était évitable.

« Cela a rendu 30 personnes malades. Cela aurait pu avoir beaucoup plus d’impact si cela n’avait pas été étouffé dans l’œuf », a déclaré Richard Bennett, directeur de la technologie au Fresh Produce Safety Centre et du Fresh Produce Marketing Australia New Zealand.

La salmonellose est certainement, selon le département de la santé, est l’une des rares maladies d’origine alimentaire qui augmente de plus en plus.

Dans l’ensemble, malgré une plus grande couverture, les intoxications alimentaires sont en baisse, passant de 4,3 millions de cas par an en 2000 à 4,1 millions de cas en 2010.

NB : Comme lecture associée, je suggère l’article et la vidéo de Food Safety News sur « IAFP 2015: Interview with Lawrence Goodridge, Professor and Salmonella Researcher ».