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Articles de la catégorie 'HACCP'

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Licenciements chez OSI en Chine après le scandale de la sécurité des aliments

22
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

webst19525Un problème de sécurité des aliments dans les entreprises se traduit toujours par un problème de sécurité tout court pour les salariés !

En voici, hélas, un nouvel exemple, « Le groupe OSI coupe dans le personnel de son unité de Chine car les retombées continuent au sujet du scandale de sécurité des aliments ». Source Meatingplace du 22 septembre 2014.

Le groupe OSI a annoncé que dimanche soir qu’OSI China allait licencier 340 employés de son unité de Shanghai Husi Food Co. à compter d’aujourd’hui.

Le mouvement intervient deux mois après qu’un journaliste de la télévision chinoise qui avait infiltré l’usine avait rapporté que de la viande périmée était utilisée pour fabriquer des produits généralement vendus dans les restaurants McDonald’s et KFC, une marque de Yum, en Chine. Voir aussi ce lien ici.

Les licenciements touchent directement 226 employés par Shanghai Husi et 114 sous-traitants de Shanghai Husi.

OSI China l’a notifié aux employés touchés et leur a proposé les options disponibles. Depuis le 21 juillet 2014, la plupart d’entre eux étaient des salariés en congé payés.

« Nous nous attendions à ce que leur travail puisse reprendre dès que possible. Malheureusement, en raison des circonstances indépendantes de notre volonté, ce ne sera pas le cas », a expliqué OSI dans un communiqué.

Au cours des deux derniers mois, Shanghai Husi a subi des pertes financières et des clients importants et les enquêtes des autorités sont toujours en cours.

« Il est très peu probable que la production puisse reprendre bientôt », prévoit le communiqué d’OSI.

Un petit nombre de personnes, cependant, doit être conservé afin d’aider aux enquêtes des autorités en cours. Etant donné cela, l’usine de Shanghai Husi ne peut être entièrement fermée à ce stade.

OSI travaille en étroite collaboration avec les organismes gouvernementaux afin de s’assurer que les employés reçoivent leurs indemnités de départ en conformité avec toutes les lois applicables, ainsi que conformément à la politique de l’entreprise. En outre, l’entreprise travaille en étroite collaboration avec les agences locales gouvernementales afin d’apporter un soutien aux employés touchés, y compris le coaching de développement de carrière, la recherche d’emploi et la formation à des compétences.

Evolution de la certification ISO dont ISO 22000 en 2013

22
sept
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Classé dans Curiosité, HACCP, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

imgresL’édition ISO 2013 affiche une hausse générale pour les sept normes de systèmes de management ISO comprises dans l’Étude, avec une augmentation de 4 % du nombre de certificats de conformité délivrés à l’échelle mondiale.

Conformément aux tendances observées l’an dernier, trois secteurs présentent une croissance régulière, à savoir le management de la sécurité de l’information (ISO/IEC 27001) et le management de la sécurité des denrées alimentaires (ISO 22001) avec, respectivement, une augmentation de 14 % et 15 % du nombre de certifications, ainsi que le secteur des dispositifs médicaux qui progresse également de 15 %. On note la présence des États-Unis en tête du palmarès en matière de dispositifs médicaux, un secteur où l’Europe maintient par ailleurs une large assise, avec 60 % des parts du marché.

Vous trouverez le résumé dans le document suivant : Executive summary (disponible en anglais seulement).

S’agissant d’ISO 22000 version 2005 à la fin de décembre 2013, au moins 26 847 certificats ISO 22000:2005, soit une croissance de 15 % (+3 569), qui a été réalisée sur 142 pays et économies, les mêmes chiffres que l’an dernier.

Le top trois des pays cette année pour le nombre total de certificats et la croissance du nombre de certificats en 2013 sont la Chine, la Grèce et l’Inde.

On trouvera ci-dessous l’évolution du nombre de certificats ISO 22000 en France, source ISO. On pourra aussi lire Le management de la sécurité des aliments est-il soluble dans l’ISO 22000 ?

iso22000_France

Etats-Unis : Les rappels d’aliments sont-ils surestimés ?

15
sept
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Classé dans Allergène, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, HACCP, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

contributor_111« Les rappels sont surestimés ». Il s’agit d’un article de James Marsden paru le 15 septembre sur son blog Safety Zone.

Entre la FDA et l’USDA, les rappels arrivent à un rythme moyen de plus de 6 rappels par jour. Cette statistique étonnante soulève des questions quant à l’efficacité des rappels comme stratégie pour protéger la santé publique. À mon avis, le grand nombre de rappels est écrasant pour le consommateur, au point où beaucoup d’entre eux sont ignorant des avis de rappels et se disent ‘et alors’ ?

L’augmentation régulière me fait me demander si les services réglementaires voient dans ces rappels une preuve de la réussite de la politique de sécurité des aliments. Je les vois comme représentant un échec combinée du système.

Environ 95% des rappels sont conçus dans la classe I, ce qui signifie que ces aliments en question peuvent occasionner des conséquences graves pour la santé ou la mort. La première cause de rappel en 2012 était Salmonella. La présence d’allergènes non déclarés était la seconde.

recallIl y a des raisons légitimes pour l’augmentation des rappels, de meilleures méthodes de détection des pathogènes d’origine alimentaire et des allergènes. Les exigences réglementaires ont également augmenté. L’USDA a établi une tolérance zéro pour la présence de Listeria monocytogenes dans les aliments prêts à être consommés et E. coli O157:H7 et d’autres STEC dans les produits crus de bœuf. La FDA a des exigences similaires concernant Listeria dans les aliments qu’elle réglemente. Les deux agences ont des exigences strictes en matière d’allergènes non déclarés.

Pourtant, le grand nombre de rappels de classe I suggère que quelque chose est cassé quelque part dans le système. Nous devons identifier les lacunes dans la production et l’inspection des aliments et prendre des mesures pour apporter des améliorations dans ces deux domaines.

Les archives des rappels de 2013 du FSIS (ce qu’on appellerait les servies vétérinaires en France –aa) de l’USDA montrent que de nombreux rappels se traduisent par de très petites quantités d’aliments récupérés. Dans certains cas, aucun produit n’a été récupéré du tout. Même dans le meilleur des cas, les rappels se produisent généralement après que des consommateurs aient déjà acheté et consommé des produits contaminés ou mal étiquetés. Une grande partie des produits alimentaires ciblés dans les rappels sont consommés ou restent sur le marché. C’est pourquoi ces rappels représentent une défaillance dans le processus de la sécurité des aliments et non pas un succès.

Bien sûr, je ne dis pas que la FDA et l’USDA ne devraient pas rappeler des produits contaminés quand ils sont sur le marché. Je dis que la cible de la réglementation devrait être mise sur la prévention des problèmes de sécurité aliments.

L’un des objectifs de la Loi sur la modernisation de la sécurité des aliments (Food Safety Modernization Act ou FSMA) est un changement d’orientation vers la prévention des maladies d’origine alimentaire en réaction aux intoxications alimentaires. En théorie, le Food Safety Inspection Service de l’USDA a été dans le mode prévention depuis que HACCP a été promulgué en 1996.

L’accent pour les entreprises alimentaires et les services réglementaires doit être mis sur des procédés alimentaires plus sûrs tout au long de la chaîne de production. La FDA et l’USDA ont le pouvoir d’exiger que les usines alimentaires d’employer des interventions pour maîtriser les dangers de tous types, dont les pathogènes microbiens, les allergènes et les contaminants physiques. En fin de compte, des transformations de produits alimentaires sûrs et bien conçus permettront de réduire le nombre de rappels.

Dans le même temps, nous devons garder à l’esprit que les rappels accomplissent peu de choses et arrivent trop tard pour protéger les consommateurs des produits alimentaires contaminés.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

Commentaires : Concernant la France, et pour reprendre dans l’ordre, les aspects évoqués par Jim, on ne peut pas dire que les rappels mis en évidence, c’est-à-dire, ceux qui font l’objet d’un communiqué diffusé sur le site de la DGAL et de la DGCCRF, soient fréquents. A titre d’exemple, depuis le début de l’année 2014, j’ai relevé 43 rappels de produits alimentaires diffusés sur le site de l’association de consommateurs Que Choisir. Nos autorités signalent 21 rappels de produits alimentaires avec respectivement, 13 rappels diffusés sur le site du ministère de l’agriculture et 9 rappels sur le site de la DGCCRF. Peut mieux faire donc …

Concernant l’utilité des rappels, la question se pose aussi en France puisque le système est grandement basé sur une affichette de rappel présente en magasin, et là, il faut tenter de la trouver, et c’est pas gagné …

Le dernier point soulevé par Jim est aussi un point bien connu, celui du retard apporté à l’information d’un rappel, le blog a signalé cet aspect depuis des années. Le problème se pose aussi dans les notifications d’alerte au RASFF où j’ai pu noté des délais d’attente très élevés entre le prélèvement et le résultat de l’analyse. Bref, retard à l’allumage et retard dans la communication et la boucle est complète !

Etats-Unis : Une ONG publie des rapports d’inspection de chez Foster Farms

13
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

« Une ONG publie des rapports d’inspection de l’USDA de chez Foster Farms », source Meatingplace du 12 septembre 2014. Un rappel des faits sur le cas Foster Farms est proposé dans cet article.

Une ONG active dans le domaine de la défense de l’environnement a publié 300 pages des rapports de l’inspection fédérale dans les sites de Foster Farms qui décrivent des centaines d’incidents de contamination fécale, la présence de cafards et autres non-conformités de sécurité des aliments, beaucoup étant intervenues après que l’USDA ait publié une alerte de santé publique sur les poulet de la société en octobre 2013.

Screen-Shot-2013-10-20-at-4.05.03-AM-300x220634 personnes au total ont été infectées par une éclosion de salmonellose liée à des volailles produites par Foster Farms et  qui a pris fin en juillet 2014.

Le Natural Resources Defense Council (NRDC), un groupe de défense basé à New York, a déclaré que le site de Foster Farmsà Livingston en Californie, au centre de l’éclosion, a été citée 154 fois dans les six mois qui ont suivi l’alerte de l’USDA en octobre 2013. L’usine a été fermée temporairement en janvier 2014.

Foster Farms, dans un communiqué, a dit qu’il a désormais pleinement satisfait aux demandes de l’USDA et du Centers for Disease Control.

Les inspecteurs de l’USDA ont effectué plus de 4 800 analyses au cours des trois derniers mois dans les domaines de l’hygiène, du nettoyage-désinfection et du HACCP et ont trouvé que Foster Farms était à 99% conforme, a indiqué la compagnie.

« Nous avions besoin de faire des améliorations et nous les avons faites », a dit l’entreprise.

Le NRDC a obtenu des documents du Food Safety Inspection Service de l’USDA dans le cadre d’une demande en vertu du Freedom of Information Act (Loi pour la liberté d’information). Les dossiers couvrent une période allant de janvier 2009 à mars 2014 et décrivent les incidents, comprenant la croissance de moisissures, la présence de morceaux de métal retrouvés dans des carcasses et un siphon de sol bouché avec de la peau, a dit NRDC.

NB : Une loi pour la liberté d’information équivalente à celle des Etats-Unis n’existe pas en tant que telle en France. En effet, Il n’existe aucune mesure de diffusion systématique des résultats des contrôles officiels relatifs à la sécurité sanitaire des aliments.

Etudes récentes sur les audits tierce partie

4
sept
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Classé dans Audit, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Etudes récentes sur les audits tierce partie », article publié par Doug Powell du barfblog du 3 septembre 2014.

ronalddoeringRonald Doering, le premier président de l’Agence canadienne d’inspection des aliments et le seul dont je me souvienne, dit Doug Powell, a écrit dans sa chronique Dans Food Law :

Jusqu’à récemment, il y a eu peu de recherches sérieuses sur l’avancée la plus importante de la sécurité des aliments de la dernière décennie, un développement qui s’est fait entièrement en dehors du droit public, la croissance extraordinaire des audits tierce partie des fournisseurs. Il y a maintenant plus de 500 cabinets d’audit de la sécurité des aliments, dont beaucoup ont des activités mondiales.

Le Food Safety Service Providers (association de sociétés de services en sécurité des aliments), une association sectorielle qui représente neuf grandes sociétés d’audit privés en matière de sécurité des aliments, affirme que ses membres conduisent à eux seuls plus de 200 000 audits et inspections dans plus de 100 pays chaque année. Il a été estimé qu’aux États-Unis l’échelle de l’activité privée d’audit de la sécurité des aliments (food law) est maintenant 10 fois plus grande que celle du gouvernement fédéral, plus que tous les efforts du gouvernement fédéral et des États combinés. Deux études universitaires publiées récemment fournissent des indications intéressantes sur plusieurs aspects de cet important nouveau domaine de la législation alimentaire.

Audits and Inspections Are Never Enough: A Critique to Enhance Food Safety (Food Control, vol. 30, issue 2, 2013, 686-691) par Douglas Powell et al. (Lesaudits et d’inspections ne sont jamais assez : une critique pour renforcer la sécurité des aliments) identifient les nombreuses limites des audits et documentent plusieurs cas de grandes éclosions de maladies d’origine alimentaire liées aux transformateurs d’aliments qui ont passé des audits tierce partie. Les audits doivent être complétées par d’autres mesures telles que les analyses microbiologiques, et les entreprises doivent avoir la capacité en interne d’évaluer de manière significative les résultats de l’audit. Les audits tierce partie font partie d’un « changement dans la gouvernance de la sécurité des aliments loin devant la réglementation et l’inspection gouvernementale au travers l’élaboration de normes privées sur la sécurité des aliments. » Cette étude représente une caution prudence de l’industrie de l’audit qui doit améliorer son système, et un avertissement à l’industrie alimentaire parce que les audits ne sont jamais assez (ou les audits ne sont pas tout –aa).

Dans le dernier numéro de la Wisconsin Law Review, des professeurs de droit américain, Timothy D. Lytton et Lesley K. McAllister (Oversight in Private Food Safety Auditing: Addressing Auditor Conflict of Interest, 2014 ou A propos des audits privés en matière de sécurité des aliments : le conflit d’intérêts chez l’auditeur, 2014) fournissent la première analyse complète de l’un des problèmes les plus sérieux des audits privés en matière de sécurité des aliments, le conflit d’intérêt de l’auditeur. Les auditeurs sont rémunérés par l’entreprise auditée. Les fournisseurs ont intérêt à trouver l’audit le moins cher et le moins perturbateur qui fournira un certificat, et les auditeurs ont une incitation financière à réduire le coût et la rigueur des audits pour faire des affaires dans un environnement très concurrentiel. Cette étude analyse plusieurs mécanismes de contrôle qui ont été développés pour atténuer ce problème des conflits, mais conclut qu’en ce moment il y a encore trop peu d’incitations financières pour assurer un audit façon de plus rigoureux.

Considérant le fait que les inspections effectivement réalisée par la Food and Drug Administration (FDA) soient peu fréquentes, par rapport au nombre d’entreprises dont l’agence est responsable, il est ironique de constater que les États-Unis ont été si réticents à adopter plus pleinement les avantages que représentent les audits tierce. C’est peut-être parce que le président Obama est si redevable aux groupes d’activistes de consommation qui ne font pas confiance l’industrie, mais croire que seuls les inspecteurs de la FDA peuvent arrêter les vilaines grandes entreprises alimentaires d’empoisonner les consommateurs, et qui refusent de reconnaître que ce sont les audits privées, qui sont de plus en plus les pilotes du renforcement de la sécurité des aliments. Obama a déclaré que c’est l’État qui a la responsabilité première de la sécurité des aliments, et l’ancienne commissaire de la FDA a rejeté les systèmes d’audit comme étant simplement « une stratégie d’entreprise, non pas une stratégie de santé publique. »

Au Canada, nous avons toujours reconnu que, même s’il y a un effort partagé, pratiquement et juridiquement ce sont les producteurs d’aliments qui ont la responsabilité première de la sécurité des aliments. L’industrie a reconnu il y a quelques années qu’elle ne pouvait pas s’acquitter de cette responsabilité de manière adéquate simplement en se conformant à la réglementation gouvernementale. Ils pouvaient protéger leur marque des rappels, pour minimiser les poursuites judiciaires liées aux maladies d’origine alimentaire, l’origine mondiale des ingrédients que si, entre autres choses, ils insistaient sur des contrat de garantie des fournisseurs et que ceux-ci soient mis en œuvre par des audits tierce partie indépendants. Il y a de nombreux problèmes juridiques et d’autres problèmes avec ces instruments relativement nouveaux à ce stade encore précoce de leur développement, mais ils ont déjà parcouru un long chemin depuis ces 10 dernières années.