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La contamination par Listeria est évitable

13
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« La contamination par Listeria est évitable », source James Marsden dans Safety Zone du 13 octobre 2014.

contributor_11J’ai passé beaucoup de temps au cours de la dernière année à faire face aux conséquences des rappels liés à Listeria. Le problème de la contamination après transformation par Listeria monocytogenes a persisté dans tous les segments de l’industrie alimentaire, malgré les progrès qui ont été réalisés dans les technologies de maîtrise de Listeria. Les rappels de la FDA et de l’USDA aux Etats-Unis pour contamination par Listeria sont monnaie courante.

Dans tous les cas que j’ai vu, la contamination par Listeria aurait pu être évitée si des systèmes intégrés de maîtrise avaient été mis en place. Voici une liste des choses que chaque usine doit tenir compte dans le problème de la contamination par Listeria dans les aliments prêts à être consommés.

Supposons que la contamination par Listeria se produit tous les jours dans l’environnement de l’usine et dans vos matières premières.

  • Assurez-vous que vous disposez d’un CCP (étape de destruction) validé pour maîtriser la contamination par Listeria dans les matières premières. Pour de nombreux produits prêts à être consommés, c’est peut-être votre étape de cuisson ou de pasteurisation. Pour le produit, c’est probablement dans l’étape de lavage, qui comprend l’application d’un traitement antimicrobien efficace.
  • listeria1Après l’« étape de destruction », un grand soin doit être pris pour réduire ou éliminer la possibilité d’une contamination après transformation par l’environnement des produits prêts à être consommés. L’environnement doit être maîtrisé jusqu’à ce que le produit soit conditionné. Certaines zones peuvent exiger une attention particulière comme les collecteurs d’eaux usées, les unités de traitement d’air et bien sûr, toutes les surfaces en contact avec le produit alimentaire. Il existe des technologies qui maîtrisent efficacement tous les vecteurs de contamination par Listeria dans l’environnement de l’usine. Cherchez-les et utilisez-les.
  • Lorsque cela est possible, intégrer des inhibiteurs secondaires dans la formulation de vos produits. La contamination par Listeria peut se produire à des taux très faible, mais comme ce pathogène se développe à des températures de réfrigération, même un taux indétectable au moment du conditionnement peut devenir dangereusement élevé pendant l’entreposage réfrigéré. Les inhibiteurs secondaires préviennent la croissance de Listeria, ce qui rend beaucoup les produits moins susceptibles d’être impliqués dans des cas de contamination et des éclosions. En outre, de taux très faibles restent très faibles ou indétectables.
  • Dans certains cas, la pasteurisation après transformation peut être appliquée qui pratiquement élimine le risque de Listeria dans des conditionnements pour le consommateur. Par exemple, un nombre croissant de produits alimentaires est traité par des hautes pressions comme une étape de pasteurisation après transformation.
  • Mettez en place un programme robuste d’analyses de recherche de Listeria dans l’environnement de l’usine et le produit fini. Si vous trouvez Listeria, prenez des mesures immédiates pour éliminer la cause à la racine.
  • Effectuez régulièrement une revue du processus pour s’assurer que votre processus est conçu pour maîtriser Listeria. La plupart des problèmes catastrophiques liés à Listeria qui ont eu lieu au cours des dernières années auraient pu être évités, si les processus avaient eu un examen critique.

Je comprends que la maîtrise de Listeria dans l’environnement de transformation des aliments pose un challenge redoutable. Cependant, des technologies sont apparues qui permettent d’éliminer Listeria dans des environnements des des produits prêts à être consommés. Suivez ma liste, elle pourrait sauver votre entreprise d’un rappel ou d’une catastrophe de santé publique.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

Les tomates et Salmonella, à propos d’un rappel aux Etats-Unis

12
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

Dans un précédent article, il était question de l’EFSA qui a évalué les risques associés à Salmonella dans les melons, les pastèques et les tomates.

Les experts de l’EFSA recommandent que les producteurs appliquent de bonnes pratiques en matière d’agriculture, d’hygiène et de fabrication afin de réduire la contamination.
En raison du manque d’informations pertinentes, l’EFSA n’a pas pu évaluer l’adéquation des critères microbiologiques spécifiques au stade de la production primaire ou pendant le traitement des tomates et des melons.

imgresDans un article récent paru dans Food Safety News, Devon Zagory se pose la question suivante : « Quelle est la valeur des analyses microbiologiques des fruits et légumes frais ? »

Dans sa conclusion, l’auteur estime que « L’analyse microbiologique pour la présence de pathogènes humains dans les fruits et légumes frais n’est pas un outil sensible et c’est une utilisation inefficace des ressources en matière de sécurité des aliments. Ces ressources sont susceptibles d’être plus efficaces dans l’amélioration de la sécurité des aliments si elles sont investies dans des programmes de prévention fondés sur HACCP. Si des analyses de recherche des pathogènes doivent être faites, il est plus efficace de les effectuer sur le terrain avant que les produits n’atteignent l’installation de manutention. »

Des tomates précisément, il va être question aux Etats-Unis, où un rappel a eu lieu concernant des tomates roma découpées en dés contaminées par Salmonella.

Selon Bill Marler, Coral Beach rapporte que des tomates roma fraîchement découpées cultivées au Mexique et distribuées chez Costco par Boskovich Farms Inc. ont été contaminées par des salmonelles et font partie d’un rappel volontaire d’Expo Fresh LLC lancé en septembre.

Boskovich n’a pas été cité dans l’avis de rappel du 12 septembre sur le site Internet de la Food and Drug Administration. Toutefois, l’entreprise Oxnard en Californie et ses tomates roma découpées en dés a été incluse dans le rapport  hebdomadaire de l’agence le 7 octobre.

Aucun cas de maladie n’a été signalé en lien avec les tomates, selon la FDA. Le rappel a été lancé après qu’un prélèvement de routine par des agents du gouvernement a mis en évidence des résultats positifs pour Salmonella.

Aucune tomate en dés n’est présente sur le marché et de la société collabore avec la FDA alors que l’agence procède à une investigation de la situation, a déclaré Dave Murphy, directeur de la sécurité des alimentaire de chez Boskovich. Il a refusé de citer le nom du fournisseur de tomates roma, citant le secret des affaires, mais a dit que Costco était le seul client de Boskovich à recevoir l’un des lots suspects.

Boskovich a fourni à Costco des plateaux noirs recouverts d’un plastique transparent de 2,3 kg (5 pound) et 24 sachets en plastique transparents de 700 g (24 ounce) de tomates roma en dés.

NB : À signaler qu’en France, chez de très nombreux marchands de fruits et légumes, on trouve des fruits prédécoupés le plus souvent conservés à température ambiante … un remake des salades prédécoupées vendues en sachet des années antérieures ? Pour les légumes prédécoupées, je ne pense pas que cela soit le cas.

L’EFSA évalue les risques associés à Salmonella dans les melons, les pastèques et les tomates. Pour norovirus, stand by pour l’instant

2
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus.

Un communiqué de l’EFSA du 2 octobre 2014 rapporte que « L’EFSA évalue les risques associés à Salmonella dans les melons et les tomates ».

Certains facteurs environnementaux (comme de fortes précipitations), l’utilisation d’eau contaminée pour l’irrigation ou l’utilisation d’équipements contaminés figurent parmi les facteurs qui engendrent la contamination des melons par Salmonella et la contamination des tomates par norovirus ainsi que par Salmonella.

Ce sont quelques-unes des conclusions de l’avis sur les facteurs de risque qui contribuent à la contamination des melons et des tomates à différentes étapes de la chaîne alimentaire.

Les experts de l’EFSA recommandent que les producteurs appliquent de bonnes pratiques en matière d’agriculture, d’hygiène et de fabrication afin de réduire la contamination.

En raison du manque d’informations pertinentes, l’EFSA n’a pas pu évaluer l’adéquation des critères microbiologiques spécifiques au stade de la production primaire ou pendant le traitement des tomates et des melons.

lawcantaloupeRésumé.

Les melons et les pastèques sont des aliments prêts à être consommés, avec un pH interne de 5.1 à 6.7 et peuvent être consommés entier, comme des produits frais coupés ou des jus de frais. Les données épidémiologiques de l’UE ont identifié une éclosion de salmonellose liée à la fois à la consommation de melons découpés et de melons entiers entre 2007 et 2012. Les facteurs de risque pour la contamination du melon et de la pastèque par Salmonella ont été considérés dans le contexte de l’ensemble de la chaîne alimentaire, ainsi qu’avec les estimations disponibles sur l’occurrence de Salmonella et les options d’atténuation à relatives à la prévention de la contamination et à la pertinence de critères microbiologiques. Il a été conclu que chaque environnement d’une exploitation représente une combinaison unique de facteurs de risque qui peuvent influencer l’occurrence et la persistance de Salmonella lors de la production de melon et de pastèque. La mise en œuvre appropriée des systèmes de management de la sécurité des aliments, comprenant les bonnes pratiques agricoles (BPA), les bonnes pratiques d’hygiène (BPH) et les bonnes pratiques de fabrication (BPF), doivent être les objectifs des producteurs. Il n’est actuellement pas possible d’évaluer la pertinence dans l’ensemble de l’UE d’un critère Hygiène comme E. coli à la production primaire. E. coli comme critère Hygiène des procédés pour les melons et les pastèques prédécoupés a pour objectif d’indiquer le degré de mise en place des programmes GAP, BPH, BPF ou d’analyse des dangers et points critiques pour leur maîtrise (HACCP). Il y a un critère de sécurité des aliments avec absence de Salmonella dans des prélèvements de 25g pour les produits, melons et pastèques prédécoupés prêts à être consommés et les jus de melon et de pastèque non pasteurisés, mis sur le marché pendant leur durée de vie. Un critère de sécurité des aliments pour Salmonella dans les melons et les pastèques entières peut être considéré comme un outil de communication pour les producteurs et les transformateurs que Salmonella ne doit pas être présent dans le produit. Alors que l’occurrence de Salmonella est probablement faible, les analyses des melons entiers ou des pastèques entières pour cette bactérie pourraient être limitées aux cas où d’autres facteurs indiquent des failles dans les programmes GAP, BPH, BPF ou HACCP.

NB : Traduction aa.

food-art-tomato(1)Résumé.

Les tomates peuvent être transformées de façon minimale pour obtenir des produits prêts à être consommés, et ces étapes comprennent le tri, le lavage, le nettoyage, l’enlèvement de la tige, la coupe, le conditionnement et le stockage. Les données épidémiologiques de l’UE ont identifié une éclosion de salmonellose et une éclosion de norovirus associées à la consommation de tomates entre 2007 et 2012. Les facteurs de risque de contamination des tomates par Salmonella et norovirus ont été pris en compte dans le cadre de l’ensemble de la chaîne alimentaire. Les estimations disponibles sur l’occurrence de Salmonella et de norovirus dans les tomates ont été évaluées conjointement avec les mesures d’atténuation relatives à la prévention de la contamination et la pertinence de critères microbiologiques. Il a été conclu que chaque environnement d’une exploitation représente une combinaison unique de facteurs de risque qui peuvent influencer l’occurrence et la persistance de pathogènes dans la production de tomates. La mise en œuvre appropriée des systèmes de management de la sécurité des aliments, comprenant les bonnes pratiques agricoles (BPA), les bonnes pratiques d’hygiène (BPH) et les bonnes pratiques de fabrication (BPF), doivent être les objectifs des producteurs de tomates. Le manque actuel de données ne permet pas d’autoriser la proposition de E. coli comme critère Hygiène pour la production primaire de tomates et il n’est également pas possible d’évaluer la pertinence de E. coli comme critère Hygiène des procédés à l’échelle européenne. Il y a des critères de sécurité des aliments avec l’absence de Salmonella dans les échantillons de 25 g de tomates prédécoupées prêtes à être consommées ainsi que dans le jus de tomate non pasteurisé mis sur le marché pendant leur durée de vie. Un critère de sécurité des aliments pour Salmonella dans les tomates entières peut être considéré comme un outil de communication pour les producteurs et les transformateurs que Salmonella ne doit pas être présent dans le produit. Les analyses de tomates pour la recherche de Salmonella pourraient être limitées aux cas où d’autres facteurs indiquent des failles dans les programmes GAP, BPH, BPF ou HACCP. Il n’est actuellement pas possible de fournir une évaluation basée sur le risque afin d’établir pour norovirus un critère de sécurité des aliments pour ces aliments.

NB : Traduction aa.

Licenciements chez OSI en Chine après le scandale de la sécurité des aliments

22
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

webst19525Un problème de sécurité des aliments dans les entreprises se traduit toujours par un problème de sécurité tout court pour les salariés !

En voici, hélas, un nouvel exemple, « Le groupe OSI coupe dans le personnel de son unité de Chine car les retombées continuent au sujet du scandale de sécurité des aliments ». Source Meatingplace du 22 septembre 2014.

Le groupe OSI a annoncé que dimanche soir qu’OSI China allait licencier 340 employés de son unité de Shanghai Husi Food Co. à compter d’aujourd’hui.

Le mouvement intervient deux mois après qu’un journaliste de la télévision chinoise qui avait infiltré l’usine avait rapporté que de la viande périmée était utilisée pour fabriquer des produits généralement vendus dans les restaurants McDonald’s et KFC, une marque de Yum, en Chine. Voir aussi ce lien ici.

Les licenciements touchent directement 226 employés par Shanghai Husi et 114 sous-traitants de Shanghai Husi.

OSI China l’a notifié aux employés touchés et leur a proposé les options disponibles. Depuis le 21 juillet 2014, la plupart d’entre eux étaient des salariés en congé payés.

« Nous nous attendions à ce que leur travail puisse reprendre dès que possible. Malheureusement, en raison des circonstances indépendantes de notre volonté, ce ne sera pas le cas », a expliqué OSI dans un communiqué.

Au cours des deux derniers mois, Shanghai Husi a subi des pertes financières et des clients importants et les enquêtes des autorités sont toujours en cours.

« Il est très peu probable que la production puisse reprendre bientôt », prévoit le communiqué d’OSI.

Un petit nombre de personnes, cependant, doit être conservé afin d’aider aux enquêtes des autorités en cours. Etant donné cela, l’usine de Shanghai Husi ne peut être entièrement fermée à ce stade.

OSI travaille en étroite collaboration avec les organismes gouvernementaux afin de s’assurer que les employés reçoivent leurs indemnités de départ en conformité avec toutes les lois applicables, ainsi que conformément à la politique de l’entreprise. En outre, l’entreprise travaille en étroite collaboration avec les agences locales gouvernementales afin d’apporter un soutien aux employés touchés, y compris le coaching de développement de carrière, la recherche d’emploi et la formation à des compétences.

Evolution de la certification ISO dont ISO 22000 en 2013

22
sept
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Classé dans Curiosité, HACCP, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

imgresL’édition ISO 2013 affiche une hausse générale pour les sept normes de systèmes de management ISO comprises dans l’Étude, avec une augmentation de 4 % du nombre de certificats de conformité délivrés à l’échelle mondiale.

Conformément aux tendances observées l’an dernier, trois secteurs présentent une croissance régulière, à savoir le management de la sécurité de l’information (ISO/IEC 27001) et le management de la sécurité des denrées alimentaires (ISO 22001) avec, respectivement, une augmentation de 14 % et 15 % du nombre de certifications, ainsi que le secteur des dispositifs médicaux qui progresse également de 15 %. On note la présence des États-Unis en tête du palmarès en matière de dispositifs médicaux, un secteur où l’Europe maintient par ailleurs une large assise, avec 60 % des parts du marché.

Vous trouverez le résumé dans le document suivant : Executive summary (disponible en anglais seulement).

S’agissant d’ISO 22000 version 2005 à la fin de décembre 2013, au moins 26 847 certificats ISO 22000:2005, soit une croissance de 15 % (+3 569), qui a été réalisée sur 142 pays et économies, les mêmes chiffres que l’an dernier.

Le top trois des pays cette année pour le nombre total de certificats et la croissance du nombre de certificats en 2013 sont la Chine, la Grèce et l’Inde.

On trouvera ci-dessous l’évolution du nombre de certificats ISO 22000 en France, source ISO. On pourra aussi lire Le management de la sécurité des aliments est-il soluble dans l’ISO 22000 ?

iso22000_France