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Articles de la catégorie 'Hygiène'

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Retour sur les melons cantaloups aux Etats-Unis après l’éclosion de 2011 causée par la contamination par Listeria monocytogenes

2
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

cantaloupe_salmonella(11)« Lettre de l’éditeur : Ils n’y pensent pas », source article de Dan Flynn du 2 août 2015 paru dans Food Safety News.

De retour de Portland, Oregon, où la réunion annuelle de l’International Association for Food Protection (IAFP) a eu lieu cette année, il est normal de penser à de grandes choses. Cette période de l’année, celle qui me vient à l’esprit est la sécurité sanitaire des fruits frais que nous ramassons.

Ainsi « cultivés en altitude » les melons cantaloups Rocky Ford, les pêches Palisade et toutes sortes de pastèques, d’abricots, de cerises et plus encore vont être vendus au marché du Centennial State, mais, à mon sens, la plupart des habitants du Colorado ne penseront pas trop à la « sécurité sanitaire des fruits. »

C’était pourtant il y a seulement quatre ans que des melons cantaloups du Colorado ont été contaminés par Listeria, provoquant l’une des plus meurtrières éclosions de maladies d’origine alimentaire de l’histoire des Etats-Unis.

IL y a environ trois ans, le Microbiological Data Program (MDP) de l’USDA, vieux de 11 ans, qui faisait environ 80% des analyses fédérales pour les pathogènes d’origine alimentaire sur les fruits et les légumes frais, s’est arrêté parce que l’industrie voulait le tuer.

C’est vrai. La réponse de notre gouvernement fédéral à la plus meurtrière éclosion du siècle a été d’arrêter un petit programme annuel de 5 millions de dollars qui avaient des laboratoires d’Etats de recherche des pathogènes qui pouvaient vous tuer.

Cependant, personne ou presque personne, ici dans le Colorado ou ailleurs ne peut se souvenir de tout cela. Dans un monde où tout va trop vite, trois à quatre ans en arrière est de l’histoire ancienne. Seuls les survivants se souviennent de l’éclosion causée par les melons cantaloups en 2011, et seuls les lobbyistes de l’industrie se souviennent que c’était drôle d’avoir fait arrêté le MDP.

Il y a un peu de réconfort, cependant, avec un nouveau rapport de la Food and Drug Administration (FDA) depuis l’éclosion mortelle de 2011 causée par Listeria monocytogenes dans des unités de conditionnement de melons cantaloups.

La FDA finalement ciblé 17 établissements, avec un accent sur ceux qui emballent les melons cantaloups frais dans une unité de conditionnement, pas des unités de transformation. Les 17 unités de conditionnement ont été prévenues 24 heures à l’avance de l’inspection par la FDA, qui est également venue après une campagne de sensibilisation par des associations professionnelles de l’industrie.

« Dans chaque entreprise, la FDA a prélevé des échantillons de l’environnement et des melons cantaloups avant et après emballage et a utilisé un questionnaire standardisé sur mesure pour les usines de conditionnement de melons cantaloups pour recueillir des informations et des observations sur chaque entreprise », dit le rapport de la FDA, qui comprenait la participation du gouvernement des États.

Fait intéressant, l’agence a dit qu’elle « ne dispose pas d’un inventaire complet des usines de conditionnement de melons cantaloups ; la plupart des unités de conditionnement qui sont présentes dans des exploitations agricoles ne doivent pas se faire enregistrer auprès de la FDA. »

Le projet initialement a identifié plus de 50 unités de conditionnement dans 18 Etats et indique qu’il a que « potentiellement atteint l’objectif de cette mission. » Mais il a constaté que certaines unités ne sont plus dans le business du melon cantaloup et d’autres sont liées à des unités de conditionnement liées à l’exploitation agricole.

Alors, ils se sont retrouvés avec 17 unités de conditionnement de melons cantaloups.

Cantalope_300(3)(1)« Certaines questions spécifiques observées par la FDA comprenaient : plusieurs entreprises avaient des surfaces en contact avec les aliments qui n’étaient pas nettoyables, souvent en raison de la construction avec des matériaux endommagés, corrodés ou poreux, l’accumulation de débris (saleté et matériel endommagé) sur les équipements, les installations de lavage des mains dans des endroits inappropriés et des vannes de vidange laissées ouvertes pendant les heures de travail permettant à l’eau d’un réservoir d’aller vers une autre unité adjacente de conditionnement partiellement close. Dans les cas où il y eu des observations, toutes les entreprises ont soumis des plans d’actions correctives », indique le rapport.

« Concernant nos prélèvements chez 8 des 17 entreprises inspectées, des échantillons de produits et de l’environnement ont été retrouvés négatifs pour Listeria. Chez 8 autres entreprises inspectées, des prélèvements l’environnement et des produits ont été recueillis et ont donné la présence d’espèces non pathogènes de Listeria. La présence occasionnelle d’espèces de Listeria n’est pas rare, même dans les environnements de transformation des aliments bien maîtrisés. »

« Ces résultats suggèrent cependant le potentiel pour L. monocytogenes d’être présent, et de plus, cela démontre l’efficacité des bonnes pratiques agricoles en évitant l’établissement de populations de L. monocytogenes et la nécessité de maintenir la vigilance en adhérant aux bonnes pratiques agricoles afin d’éviter un tel établissement à l’avenir. Dans une entreprise, nous avons détecté L. monocytogenes dans deux prélèvements, recueillis à la surface d’un convoyeur de melons cantaloups au même endroit », note le rapport.

Bien que des prélèvements et des analyses de fruits frais et de produits limités par la FDA ont survécu aux long knives de l’industrie, la quantité était si petite qu’il est très peu probable que des fruits frais et des produits que vous consommez soient près d’être analysés. L’enquête sur les unités d’emballage par la FDA est un signe positif pour ceux qui se demandent comment l’agence va vraiment aller à l’avenir vers la sécurité des produits.

NB : On pourra retrouver tous les articles sur ce sujet sur le blog ici.

Bilan 2015 à mi-parcours : L’opération interministérielle vacances, c’était donc mieux avant ?

2
août
2 commentaires
Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

Les chiffres, toujours des chiffres à propos de l’opération interministérielle vacances 2015 et comme souvent c’est la DGCCRF qui dégaine la première …

Ainsi « À l’occasion de son déplacement aux Sables d’Olonne, la secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire, a annoncé les résultats, à mi-parcours, de l’Opération Interministérielle Vacances (OIV)» Je ne savais pas qu’une ministre avait autant de fonctions et il faut donc l’occuper …

On apprend donc qu’« Au 30 juillet 2015, 51 500 interventions ont été effectués dans 17 000 établissements particulièrement ciblés comme pouvant présenter des risques. Au total, ce sont plus de 11 400 manquements qui ont été constatés donnant lieu à 1 350 procès-verbaux, 1 600 mesures administratives et 8 500 avertissements. »

Vacances d'eteVous estimez à juste titre que ce n’est pas beaucoup et qu’il pourrait y avoir plus de contrôles, la réponse arrive :

« Par ailleurs, les contrôles sont toujours accentués au mois d’août en raison du nombre plus important d’estivants sur cette période. La période des vacances d’été constitue en effet un des temps forts de la consommation et les activités économiques réalisées durant cette période favorisent et soutiennent la croissance. ».

Mais tous ces chiffres lorsqu’ils sont mis en perspectives, voici ce que cela donne, surtout quand on regarde ce qu’ils étaient, il y a quelques années …

Ainsi, un premier bilan daté du 11 août 2008 indique , « Fin juillet (2008), plus de 83 000 vérifications (82 600 fin juillet 2007) ont été réalisées lors de la visite de 22 156 établissements (20 833 en juillet 2007) par les services de la DGCCRF. Elles ont débouché sur la constatation de plus de 15 000 anomalies ».

Tiens, on en faisait vraiment beaucoup plus avant, vous ne trouvez pas ?

Autre point, un communiqué du 27 juillet 2012 annonce que « Le ministre délégué en charge de l’Economie Sociale et Solidaire et de la Consommation dresse le bilan à mi-parcours de l’Opération Interministérielle Vacances ».

Au sujet des « chiffres globaux : une situation plutôt stable et encourageante ». Depuis le début de l’opération jusqu’au 24 juillet, les agents relevant de la DGCCRF ont effectué au total près de 44 000 vérifications dans 11 750 établissements situés dans les zones touristiques. Ces inspections ont donné lieu notamment à 768 procès-verbaux, 631 mesures administratives, 3 755 rappels de réglementation (infractions mineures). On observe que le taux de suites pénales (nombre de procès-verbaux rapporté au nombre total  de contrôles) s’élève pour le moment à 1,8 % contre 1,9 % en 2011, soit une situation plutôt  stable.  Voir Bilan globalement positif à mi-parcours pour l’Opération Interministérielle Vacances ?

Ces chiffres sont intéressants car ils sont globalement comparables entre 2015 et 2012 en termes du nombre de vérifications (appelés aujourd’hui interventions ou aussi inspections) et d’établissements, mais il y a cependant quelques différences notables, jugez plutôt :

2015 :

  • 51 500 interventions ont été effectués dans 17 000 établissements particulièrement ciblés comme pouvant présenter des risques.
  • plus de 11 400 manquements qui ont été constatés donnant lieu à 1 350 procès-verbaux, 1 600 mesures administratives et 8 500 avertissements.

2012 :

  • près de 44 000 vérifications dans 11 750 établissements situés dans les zones touristiques.
  • 768 procès-verbaux, 631 mesures administratives, 3 755 rappels de réglementation (infractions mineures). 

Un rapide constat montre que le nombre d’infractions a presque doublé de 2012 à 2015. Des éléments de réponse de la part de nos autorités ?

En complément, j’ajoute que selon une note de service de la DGAL, Orientations générales et priorités 2016 pour l’organisme DGAL (DGAL/SDPRAT/2015-644 publiée le 29 juillet 2015), il est indiqué : « Dans le secteur de la remise directe, les diminutions d’effectifs que le programme 206 a connues jusqu’en 2014 nous ont conduit à diminuer la pression d’inspection dans ce secteur pourtant sensible. Cependant, les dispositions introduites par la Loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt en matière de transparence des contrôles incitent à réinvestir ce domaine. Un renforcement, certes modéré mais ciblé selon des critères objectifs, sera opéré dès 2016. »

On s’en doutait …

Investigations de foyers de cas de cyclosporose aux États-Unis en 2015 probablement causés par de la coriandre

1
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Investigations de foyers de cas de cyclosporose aux États-Unis en 2015 », source communiqué du Centers for Disease Control and Prevention (CDC) du 31 juillet 2015.

salsa_with_cilantroFaits saillants.

  • Lire le communiqué de la FDA.
  • Lire les recommandations aux consommateurs
  • Cyclospora cayetanensis est un parasite unicellulaire qui provoque une infection intestinale appelée cyclosporose.
  • A la date du 30 juillet 2015, le CDC avait notifié de 358 personnes malades atteintes d’une infection à Cyclospora confirmée dans 26 Etats en 2015.
    • La plupart (199, 56%) des personnes malades ont eu l’apparition de la maladie, au 1er mai 2015 ou après et elles ne signalent de voyage à l’étranger avant l’apparition des symptômes. Les cas groupés de maladie liés aux restaurants ou à des événements ont été identifiés dans le Texas, le Wisconsin et la Géorgie.
    • Les investigations des cas groupés sont en cours dans le Texas et la Géorgie.
    • Les investigations des cas groupés dans le Wisconsin et le Texas ont préalablement identifié la coriandre comme un véhicule suspect.
    • Des investigations sont en cours pour identifier des aliments spécifiques liés aux cas qui ne font pas partie des groupes identifiés.
  • Des précédents foyers de cas américains de cyclosporose ont été liés à des produits frais importés, dont de la coriandre de la région de Puebla au Mexique. Voir sur le blog, 1 et 2.
  • Lire FDA Import Alert publiée le 27 juillet 2015.
  • Les consommateurs devraient continuer à profiter des bénéfices pour la santé de consommer des fruits et légumes frais dans le cadre d’un régime alimentaire bien équilibré.
  • Les consommateurs et les distributeurs devraient toujours suivre les recommandations de manipulation sûres des produits.
  • Plus d’informations sur Cyclospora peut être trouvé sur les pages du CDC.

Comment E. coli O157:H7 reçoit un coup de pouce de laitues malades du mildiou ?

31
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

« E. coli reçoit un coup de pouce de la part d’une maladie de la laitue », source ARS USDA du 30 juillet 2015.

Escherichia coli O157:H7, bactérie qui provoque une maladie d’origine alimentaire chez l’homme, est plus susceptible de contaminer la laitue lorsque le mildiou de la laitue est déjà présent, selon des scientifiques de l’US Department of Agriculture (USDA).

Le mildiou, une maladie de la laitue causée par un champignon Bremia lactucae est l’un des plus gros problèmes auxquels les producteurs de laitues doivent faire face.

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Lorsque la laitue est infectée par le mildiou, il est plus facile pour Escherichia coli O157:H7 de s’installer, selon une étude de l’ARS. Photo avec la permission de l’USDA-NRCS

Mais une microbiologiste, Maria Brandl, avec la Produce Safety and Microbiology Research Unit de l’Agricultural Research Service (ARS) de l’USDA à Albany, Californie, a étudié pourquoi tant d’éclosions à E. coli O157:H7 peuvent remonter jusqu’aux champs de laitues alors que les origines de E. coli O157:H7 sont aussi diverses que de la viande bovine insuffisamment cuite, des graines germées, des produits laitiers non pasteurisés, des cerneaux de noix, des fruits et des légumes.

Les feuilles de laitue sont en fait un endroit difficile pour les microbes de survivre. Mais la preuve épidémiologique est incontestable sur la façon dont la laitue est souvent une source de contamination par E. coli O157:H7.

Dans une recherche antérieure, Brandl a constaté que E. coli O157:H7 préférait des feuilles coupées, blessées et les jeunes feuilles aux feuilles endommagées et plus âgées. Puis, elle a collaboré avec un généticien et sélectionneur de laitues de l’ARS, Ivan Simko du Crop Improvement and Protection Research Unit à Salinas en Californie.

Ils ont constaté qu’avec une température chaude et sur des feuilles humides, E. coli O157:H7 s’est multiplié mille fois plus dans les lésions du mildiou que sur les tissus des feuilles de laitue en bonne santé. Même sur les feuilles de laitue sèches, où la plupart des bactéries luttent pour survivre, E. coli O157:H7 a persisté en plus grand nombre lorsque la maladie du mildiou était présente.

Les chercheurs ont également constaté que E. coli O157:H7 n’a pas poussé aussi bien dans les lésions du mildiou sur la lignée RH08-0464 de laitues, cultivée par Simko et un collègue, car elle est moins sensible à la maladie de la laitue, alors que les bactéries l’étaient sur Triple Threat, une variété commerciale qui est très sensible au mildiou.

Les facteurs exacts qui ont causé moins de croissance de E. coli O157:H7 dans la lignée plus résistante doivent encore être explorées avec soin. Mais si une barrière génétique à la colonisation par E. coli O157:H7 pourrait être sélectionnée parmi les variétés de laitue commerciales ainsi que la résistance de mildiou, cela ajouterait une nouvelle ligne défensive à la contamination de la laitue, aiderait les agriculteurs à améliorer la sécurité microbienne de leur récolte ainsi que maîtriser le problème numéro un parmi les maladies des végétaux.

Pour en savoir plus sur cette étude, voir le numéro de juillet 2015 du magazine AgResearch.

La surveillance de la contamination de certaines denrées alimentaires par les ions perchlorate vue par la DGCCRF

31
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Sécurité, Sécurité des aliments, Union Européenne.

man-eating-lettuce-400x400La DGCCRF nous informe le 31 juillet 2015 qu’elle « a procédé à la surveillance de la contamination de certaines denrées par les nitrates et les ions perchlorate. Le taux de non-conformité est faible : 1,8 %. »

Les objectifs de cette enquête menée par la DGCCRF étaient de vérifier la conformité des denrées aux teneurs maximales fixées pour les nitrates, de recueillir des données de contamination par les nitrates de légumes à feuilles non réglementés, et de recueillir des données de contamination de légumes, de fruits, d’aliments infantiles et de laits par les ions perchlorate.

Petit retour en arrière avant d’aller plus loin dans ce communiqué de cette surveillance, toujours très synthétique … voir Où l’on apprend qu’en France, il existe une contamination des denrées alimentaires par les ions perchlorate.

Nous sommes donc en novembre 2013 et l’Anses, qui a publié un avis de l’Anses relatif à la contamination des denrées alimentaires par les ions perchlorate, nous apprend qu’elle a été « saisie le 4 juillet 2013 par la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), d’une demande d’appui scientifique et technique relative à la consommation des denrées alimentaires par les ions perchlorate. »

Extraits des conclusions et recommandations du comité d’experts spécialisés (CES) « Evaluation des Risques Chimiques liés aux Aliments (ERCA) » :

« Sur la base des niveaux de contaminations disponibles pour les fruits et légumes et des habitudes de consommation des français, les produits considérés comme étant les plus contributeurs de l’exposition aux perchlorates sont la tomate, l’épinard, la courgette, la salade, le melon, le concombre, le haricot vert et la clémentine. Ces huit aliments sont donc à analyser en priorité dans le cadre du plan de surveillance qui sera mis en œuvre par la DGCCRF.

Le CES « ERCA » attire toutefois l’attention sur le fait que :

1- les fruits et légumes ne sont pas les seuls aliments contribuant à l’exposition aux ions perchlorate

2- les produits laitiers pourraient être de forts contributeurs de l’exposition aux ions perchlorate. Une étude américaine montre en effet que les produits laitiers constituent 30% à 50% des apports alimentaires en ions perchlorate chez les enfants de plus de 6 mois et les adolescents (jusque 16 ans). En complément de la caractérisation de l’exposition aux ions perchlorate des enfants de 0-6 mois actuellement en cours à l’Anses, sur la base des données de contamination récemment récoltées au niveau national pour les laits infantiles, le CES « ERCA » recommande que les teneurs en ions perchlorate soient explorées dans les produits laitiers.

Cela a certainement été entendu par la DGCCRF,avec un certain temps de latence, le problème est que s’agissant des résultats, on devra se contenter de cela : « Tous les échantillons analysés présentent une teneur en ions perchlorate inférieure aux nouvelles valeurs de référence» Les données individuelles de contamination recueillies ont été transmises à l’EFSA par l’intermédiaire de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). La DGCCRF poursuivra la surveillance de ce secteur.

On n’en saura pas plus, ce doit être secret-défense comme le résultat des inspections. On retrouvera tous les articles parus sur le perchlorate sur le blog ici.