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Articles de la catégorie 'Hygiène'

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Ronde des rappels 2014 : semaine 44

1
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.1463, morceaux de métal dans des pâtisseries surgelées de France ; alerte notifiée par la France. Distribution en Andorre, France, Italie, Pologne, Portugal, Slovénie, Etats-Unis.
  • Référence RASFF 2014.1458, Listeria monocytogenes (120 ufc/g) dans du saumon fumé réfrigéré de Suède via la Belgique ; notification par la France. Produit présumé ne plus être sur le marché. A noter que la date du prélèvement est le 21 octobre 2014 et que la notification date du 29 octobre 2014 !
  • Référence RASFF 2014.1453, Salmonella Typhimurium (présence dans 25g) dans des cuisses de poulets surgelées de Belgique ; alerte notifiée par la Belgique. Distribution France et Belgique. A noter que le prélèvement a été fait le 29 octobre et les résultats ont été obtenus le jour même !
  • Référence RASFF 2014.1451, dénombrement trop élevé de Escherichia coli (600 MPN/100g) dans des moules vivantes réfrigérées de France ; notification par la Suisse. Produit présumé ne plus être sur le marché.
  • Référence RASFF 2014.1448, Listeria monocytogenes (< 10 ufc/g) dans du saumon fumé réfrigéré de Pologne ; alerte notifiée par la France. Distribution en France. A noter que la date du prélèvement est le 14 octobre 2014 et que la notification date du 27 octobre 2014, comme quoi quand veut être très lent, on le peut !
  • Référence RASFF 014.1447, Escherichia coli producteurs de shigatoxines (O26:H11 avec les gènes eae et stx1) dans des camemberts au lait cru de France. Distribution en France, Autriche, Allemagne, Espagne. A noter que la date du prélèvement est le 23 octobre 2014 et que la notification et le communiqué de retrait datent du 24 octobre 2014, comme quoi quand veut être rapide, on le peut ! Voir cet article sur le blog.

Tableau ci-dessous (à la date du 1er novembre 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 42 de 2014 par les Etats membres.

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Statistiques de ce blog selon Médiamétrie-eStat,

  • octobre 2014, 34276 pages vues, 20570 visites et 17517 visiteurs

D’après une étude sur la glucoprotamine, des virus séchés sur des surfaces ne sont pas très sensibles à ce désinfectant

31
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Santé, Virus.

5102b420403e0.preview-620Résumé.

Toucher des objets et des surfaces contaminés est une méthode bien connue de transmission des virus. Une fois fixés sur les mains, les virus peuvent facilement s’adsorber et initier une infection. Ainsi, la désinfection des surfaces fréquemment touchées est d’une importance majeure pour empêcher la propagation des virus. Ici, nous avons étudié l’activité antivirale d’un désinfectant contenant de la glucoprotamine contre le virus de la grippe A et un modèle viral, le virus de la vaccine (VACV ou vaccin contre la variole) séchés sur des surfaces inertes. L’efficacité de surface du désinfectant sur des coupons en acier inoxydable, chlorure de polyvinyle et en verre a été étudiée dans un essai quantitatif de porte germes. Les virus séchés sont exposés à 0,25%, 0,5%, 1% de désinfectant pendant 5, 15 et 30 minutes sans agitation, et l’infectiosité résiduelle a été déterminée par titrage. Bien que glucoprotamine ait été très active contre les deux virus en suspension, une activité antivirale limitée contre les virus séchés aux surfaces a été détectée. Même après 30 min d’exposition à 1% de désinfectant, le VACV n’était pas complètement inactivé. En outre, l’inactivation du virus de la grippe A a été fortement influencée par la composition de la surface pendant des traitements de 5 et 15 minutes, avec 0,25% et 0,5% de désinfectant. Les résultats présentés dans cette étude soulignent la pertinence des tests pratiques pour évaluer l’activité antivirale des désinfectants de surface. L’activité virucide élevée en solution n’est pas nécessairement représentative de l’activité antivirale élevée contre les virus séchés sur des surfaces. En outre, nous tenons à souligner que la simple exposition des surfaces aux désinfectants pourrait ne pas être suffisante pour l’inactivation des virus et une action mécanique doit être appliquée pour permettre aux virus attachés d’être en contact avec des composés virucides.

Benjamin Zeitler and Ingrid Rapp. Surface-Dried Viruses Can Resist Glucoprotamin-Based Disinfection. Appl. Environ. Microbiol. December 2014 vol. 80 no. 23 7169-7175.

NB : Peut-être qu’il faudra revoir la liste positive des désinfectants de juin 2009 de la société française d’hygiène hospitalière.

Une étude suisse le montre, se nourrir sainement ne coûte pas forcément cher !

31
oct
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Nutrition, Santé, Union Européenne.

mcdo-300x240On pense souvent qu’une alimentation saine est onéreuse. C’est faux : alimentation saine et équilibrée et petit budget peuvent aussi faire bon ménage. C’est ce que révèle une étude commandée par l’OSAV (Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires) sur le coût d’une alimentation saine.

L’étude a été menée par la Haute école spécialisée bernoise, Haute école des sciences agronomiques, forestières et alimentaires, sur mandat de l’OSAV. Dans un premier temps, 20 personnes représentant différents types de ménages ont été interrogées sur leurs habitudes alimentaires et leurs connaissances en matière de nutrition. Ces informations ont permis d’établir des plans de menus hebdomadaires plutôt équilibrés et déséquilibrés. Ces plans ont ensuite été contrôlés et ajustés à l’aide de la pyramide alimentaire suisse de manière à composer trois types de paniers:

  • un panier sain et équilibré contenant des produits frais
  • un panier sain et équilibré contenant plusieurs produits finis et semi-finis comme des soupe en sachets, des pizzas surgelées, des tortellinis et de la salade prélavée
  • un panier malsain ou déséquilibré contenant peu de fruits et légumes, beaucoup de féculents et de viande, ainsi que des sucreries et des boissons sucrées.

Le coût de chaque panier a été calculé. Afin que les différents paniers soient comparables, c’est le produit le moins cher qui a systématiquement été choisi dans chaque catégorie. Les résultats de l’étude montrent qu’un panier sain coûte environ 109 francs (francs suisse soit 90 euros -aa) par semaine pour un couple, contre 95 francs (francs suisse soit 79 euros -aa) pour le panier malsain. La différence de prix entre les deux paniers est donc très faible.

C’est le panier sain contenant plusieurs produits finis ou semi-finis qui s’est révélé être le plus cher, puisqu’il coûte environ 145 francs (francs suisse soit 120 euros -aa) par semaine.

Pour en savoir plus voir ce lien.

A propos des auto-contrôles sur les viandes fraîches et carcasses de volailles

30
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Volaille.

La DGAL publie le23 octobre 2014 une instruction technique DGAL/SDSSA/2014-859 du 23-10-2014 relatives aux Critères microbiologiques applicables aux auto-contrôles sur les viandes fraîches et carcasses de volailles.

Résumé. Cette instruction présente les critères microbiologiques applicables aux auto-contrôles sur les viandes fraîches et carcasses de volailles. Elle détaille notamment les modalités de réalisation des prélèvements et des analyses (nombre, méthodes analytiques, interprétation…), ainsi que les mesures de flexibilité pour les petites structures et les allègements possibles en cas de résultats favorables.

HangingChickensMainPlusieurs points apparaissent nettement plus clairs que dans l’instruction technique DGAL/SDSSA/2014-860 relative aux « Critères microbiologiques applicables aux auto-contrôles sur les carcasses d’animaux de boucherie ». Voir A propos des auto-contrôles sur les carcasses d’animaux de boucherie.

D’abord, il est clairement fait mention quoi faire en cas de non respect du critère de sécurité, et en second lieu, l’information des autorités compétentes sont elles aussi définies …

Suites à donner par l’opérateur en cas de non respect du critère de sécurité
Il est de la responsabilité de l’opérateur de :

procéder au RETRAIT du lot non conforme en vue d’un traitement thermique dans un établissement agréé.

◦ Cas 1 : Lorsque le lot est non conforme suite aux prélèvements réalisés sur peau de cou : le retrait concerne les carcasses ainsi que les pièces de découpe qui en sont issues.

◦ Cas 2 : Lorsque le lot est non conforme suite aux prélèvements sur les produits de découpe, le retrait concerne l’ensemble du lot de pièces de découpe concerné. Dans ce cas, les investigations ne remontent pas jusqu’aux carcasses dont sont issues les pièces de découpe mais concernent le lot de pièces de découpe ayant fait l’objet de l’analyse (la notion de lot dépend du système de traçabilité mis en place par l’exploitant). Si ce lot de pièces de découpe est commercialisé par plusieurs distributeurs, le retrait concernera l’ensemble des distributeurs détenteurs de ce lot. Conformément à l’article 7 du règlement (CE) n°2073/2005, seuls les produits n’ayant pas atteint le stade de la vente au détail peuvent être soumis à un traitement thermique destiné à éliminer le danger.

À cette fin, l’opérateur doit veiller à informer l’ensemble de ses clients car certaines catégories de produit peuvent être encore sur le marché lors de la connaissance du résultat d’analyse (en particulier celles disposant d’une durée de vie plus longue, comme les produits sous atmosphère modifiée ou les produits congelés).
Les denrées alimentaires issues de ces viandes fraîches n’étant pas des produits à consommer en l’état, le rappel du lot non conforme (information du consommateur) n’est pas nécessaire.

informer les autorités compétentes selon les modalités prévues dans le guide d’aide à la gestion des alertes d’origine alimentaire.

Il semblerait qu’on soit en train de prendre la mesure du danger salmonelles … sur ce sujet, on lira Annonce la création de 60 emplois destinés à renforcer les contrôles sanitaires notamment déployés dans les abattoirs de volailles. Pourquoi ? Tentative de réponse !

A propos des auto-contrôles sur les carcasses d’animaux de boucherie

30
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

e_coli_vaccine_carcassLa DGAL publie le 23 octobre 2014 une « Instruction technique DGAL/SDSSA/2014-860 » relative aux « Critères microbiologiques applicables aux auto-contrôles sur les carcasses d’animaux de boucherie ».

Cette instruction présente les critères microbiologiques applicables aux auto-contrôles sur les carcasses d’animaux de boucherie. Elle détaille les modalités de réalisation des prélèvements et des analyses (nombre, zones, méthodes analytiques, interprétation…), ainsi que les mesures de flexibilité pour les petites structures et les allègements possibles en cas de résultats favorables.

Mais ce que ce ne dit pas ce résumé, c’est que se passe-t-il quand les résultats ne sont pas favorables, autrement positifs pour les salmonelles ?

C’est l’objet du point sur la « Transmission des résultats d’autocontrôles relatifs au critère d’hygiène des procédés « Salmonelles » sur les carcasses de porc par les services d’inspection »

Conformément au règlement (CE) n°854/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004, annexe I, section IV, chapitre IX, partie G. « Salmonelles », l’autorité compétente doit assurer

« la collecte de toutes les informations sur le nombre total d’échantillons et le nombre d’échantillons positifs aux salmonelles prélevés par les exploitants du secteur alimentaire conformément à l’article 5, paragraphe 5, du règlement (CE) n°2073/2005, dans le cadre du point 2.1.4 de l’annexe I dudit règlement ».

Les bilans nationaux annuels doivent être transmis chaque année au niveau européen dans le cadre du dispositif de surveillance des zoonoses.

Une instruction technique spécifique détaillera les modalités de cette transmission.

Il semble qu’il y aurait comme un flottement. Demandez cette transmission des résultats d’autocontrôles sur les salmonelles, c’est bien, mais pourquoi attendre une instruction technique spécifique détaillera les modalités de cette transmission

Par ailleurs, le texte proposé n’est pas issu du règlement (CE) n°854/2004 comme indiqué dans l’instruction technique de la DGAL, mais dans le règlement (UE) n°218/2014 de la commission du 7 mars 2014 modifiant certaines annexes des règlements (CE) n°853/2004 et (CE) no 854/2004 du Parlement européen et du Conseil ainsi que du règlement (CE) n°2074/2005 de la Commission.

Enfin, cette instruction semble faire porter sur les industriels la collecte des informations alors que le règlement indique un choix :

  1. b) collecte de toutes les informations sur le nombre total d’échantillons et le nombre d’échantillons positifs aux salmonelles prélevés par les exploitants du secteur alimentaire conformément à l’article 5, paragraphe 5, du règlement (CE) n°2073/2005, dans le cadre du point 2.1.4 de l’annexe I dudit règlement; et/ou
  2. c) collecte de toutes les informations sur le nombre total d’échantillons et le nombre d’échantillons positifs aux salmonelles prélevés dans le cadre des programmes nationaux de contrôle dans les États membres ou les régions d’États membres pour lesquels des garanties spéciales ont été approuvées conformément à l’article 8 du règlement (CE) n°853/2004 en ce qui concerne la production de viandes porcines.

Il n’y a pas de petites économies …