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Articles de la catégorie 'Hygiène'

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Les savons antibactériens peuvent-ils réduire le risque de maladies infectieuses d’origine alimentaire ?

17
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lavage des mains, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

Un communiqué de l’American Cleaning Institute du 15 avril rapporte qu’« Une étude démontre que les savons antibactériens peuvent réduire les risques de maladies d'origine alimentaire ».

Une recherche parue dans le Journal of Food Protection trouve que le savon antibactérien réduit de manière significative le risque de maladie par rapport à savon non antibactérien.

handsoap1-617x416Une recherche récemment publiée montre que l'utilisation de savons antibactériens peut réduire la propagation des bactéries dangereuses – qui conduit souvent à une maladie d'origine alimentaire – plus efficacement que d'utiliser des savons non antibactériens.

La recherche, publiée dans la revue scientifique, Journal of Food Protection (Vol. 77, n°4, 2014, pp 574-582), a utilisé de nouvelles données de laboratoire, ainsi que des techniques de simulation, pour comparer la capacité des produits non antibactériens et antibactériens afin de réduire le risque de shigellose, une maladie infectieuse, qui est souvent transmis lors de la préparation des aliments.

Le chercheur responsable de l’étude, Donald Schaffner du département science des aliments de la Rutgers University dit que les données montrent que l'utilisation des trois produits de lavage antibactériens entraîne une réduction statistiquement significative de la présence de Shigella (bactérie qui cause la shigellose) par rapport à l'utilisation de savons non antibactériens.

« Cette recherche passionnante allie l'évaluation quantitative des risques microbiens avec un ensemble impressionnant de données de laboratoire pour montrer que les traitements antibactériens sont plus efficaces que les traitements non antibactériens dans la réduction de la maladie », a déclaré le Dr Schaffner.

Dans l'étude, 163 sujets ont été utilisés pour comparer deux produits non antibactériens et trois produits antibactériens, avec une conception de l'étude visant à simuler la manipulation des aliments. Les mains des participants ont été exposées à Shigella et ensuite traitées avec l'un des cinq produits avant de manipuler des boules de melon. Les taux résultant de Shigella sur l’aliment ont ensuite été mesurés.

Les taux de Shigella ont été ensuite utilisés pour prédire le résultat d'un événement dans lequel 100 personnes seraient exposées à Shigella à partir de boules de melon qui avaient été manipulées par des employés alimentaires avec Shigella sur leurs mains.

Les données montrent tous les trois traitements antibactériens réduisent significativement la concentration de Shigella par rapport aux traitements non antibactériens. Sur la base de ce modèle, l’article a prédit que le lavage des mains avec des traitements antibactériens, pourrait réduire par dix le nombre de maladies.

« Cette recherche fournit de solides preuves que les savons antibactériens sont beaucoup plus efficaces que les savons non antibactériens dans la réduction de Shigella sur les mains et son transfert ultérieur à des aliments prêts à être consommés », écrivent les auteurs.

L’American Cleaning Institute and le Personal Care Products Council ont fourni le financement de la recherche dans le cadre de l'engagement continu pour affirmer l'innocuité et les avantages de ces produits.

Un résumé résumant l’article, « Quantitative Microbial Risk Assessment of Antibacterial Hand Hygiene Products on Risk of Shigellosis » ou évaluation quantitative microbienne des risques de produits antibactériens pour l'hygiène des mains sur le risque de shigellose », peut être trouvé en ligne ici.

Commentaires. Il a déjà été question à maintes reprises sur ce blog de la supériorité (et de leur efficacité) ou non des savons antibactériens versus savons non antibactériens. Il me semble que dans la vie de tous les jours, un lavage des mains avec un savon non antibactérien reste la référence, d’autant plus que le lavage simple des mains avec un savon permet utilement de se débarrasser de virus inopportuns. Sur cet article de Donald Schaffner, le blog avait déjà consacré un article que l’on peut retrouver ici.

Tiens, on décide rendre public un rappel de saumon ! Pourquoi n’est–ce pas le cas pour tous les produits contaminés par des pathogènes ?

16
avr
1 commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Listeria, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

saumon_fumeLa France avait notifié au réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux ou RASFF une alerte concernant la présence de Listeria monocytogenes (< 1000 ufc/g) dans du saumon fumé de France, référence 2014.0510, avec une distribution en France et en Belgique.

Et donc pour ce produit, on (le ministère de l’agriculture) se fend d’un communiqué de rappel du 16 avril 201 mais diffusé le 17 avril 2014. Le détail des lots est dans le communiqué précité.

La société KING SEA FOOD rappelle plusieurs lots de saumon fumé, suite à la mise en évidence de Listeria monocytogenes.
Les produits concernés sont les suivants :
Tranches de saumon fumé (origine Atlantique ou Norvège) ou pavé de saumon mi-fumé (origine Atlantique)
Marques : BONNETERRE, FJORD KING, LOSTE, NATURE OCEANE ou SAFA.
Numéro de lot : 1513, 1523, 1593
Date limite de consommation : variable selon les produits, allant jusqu’au 30/04/14 (détail dans le document joint)
Marque sanitaire : FR 94 022 002 CE
Certains emballages ne mentionnent que la date limite de consommation et pas le numéro de lot.
Ces produits ont été commercialisés entre le 19 mars et le 14 avril dans toute la France, notamment dans des magasins de détail spécialisés dans les produits bio.
L’ensemble des produits concernés ont été retirés de la commercialisation le 14 avril.
Certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure du retrait.
Des affichettes ont été mises en place dans les différents points de vente concernés pour informer les consommateurs. Il est demandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant aux lots décrits ci-dessus, de ne pas les consommer et de les détruire, ou de se les faire rembourser.

Que constate-t-on ?

Le prélèvement a été réalisé le 7 avril 2014 et la notification de l’alerte au RASFF a été faite le 15 avril 2014. Normalement, la réponse aurait due être obtenue 72 heures … après le prélèvement !

« Certains emballages ne mentionnent que la date limite de consommation et pas le numéro de lot. » Très étonnant, mais que compte faire le ministère de l’agiculture ?

« Des affichettes ont été mises en place dans les différents points de vente concernés », mais le ministère de l’agriculture sait-il que ces affichettes sont difficiles à identifier dans les magasins concernés voire impossible à trouver ?

Les magasins de distribution bio ou non ne sont pas connus et à l'heure actuelle, aucun à ma connaissance n'a publié de communiqué de rappel.

Par ailleurs, depuis le début de l’année, il y a plusieurs produits rappelés en France pour cause de présence de Listeria monocytogenes, des sprats, des harengs doux, des tommes au marc, du Morbier au lait cru, des fromages de brebis, du Munster géromé AOP et du Maroilles. Le ministère de l’agriculture n’a communiqué que sur trois rappels …

Pour aller au-delà du cas de Listeria monocytogenes, on pourra lire aussi De la relation entre les notifications au RASFF et les rappels en France au premier trimestre 2014.

Prédire la présence de Escherichia coli producteurs de vérotoxines dans les viandes fermentées

16
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

e coli-thumb-200x153-943Voici un résumé d’un article digne d’intérêt sélectionné à partir dans le numéro de mai de la revue Applied and Environmental Microbiology par les éditeurs de la revue : « Prédire la présence de Escherichia coli producteurs de vérotoxines dans les viandes fermentées ».

Les Escherichia coli producteurs de vérotoxines (VTEC) sont des bactéries pathogènes d'origine alimentaire causant des maladies graves chez l'homme, comprenant le syndrome hémolytique et urémique, qui a un taux de mortalité élevé et qui entraîne des complications à vie. Plusieurs foyers de VTEC d’origine alimentaire ont été causés par la consommation de viandes fermentées. Quinto et ses collègues ont développé un modèle mathématique afin de quantifier l'impact sur la survie des VTEC deq conditions de fabrication et de stockage, ainsi que des modifications ou des événements imprévus, au cours de la production de viandes fermentées. Les prédictions ont été validées dans des viandes fermentées contaminées par des VTEC fabriqués dans une usine pilote. Le modèle est mis en œuvre dans un outil informatique, E. coli SafeFerment (ECSF), disponible gratuitement sur http://www.ifr.ac.uk/safety/EcoliSafeFerment.

Quantification du transfert de Listeria monocytogenes entre un jambon cuit et les surfaces d’une trancheuse

16
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Listeria, Machines, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

trancheurVoici une étude très intéressante sur le transfert de contamination d’un jambon vers une trancheuse et inversement, à vous de voir …

Résumé.

Le transfert de Listeria monocytogenes a été étudié à partir de surfaces inoculées de jambon cuit aux surfaces d’une trancheuse commerciale, du jambon inoculé par spot vers la lame de la trancheuse et vice-versa à partir d'une trancheuse contaminée vers un jambon propre. La proportion de transfert de la source vers les différentes destinations a été étudiée ainsi que les cinétiques de transfert au cours de tranchages successifs, en utilisant une équation aux différences. Pour le jambon inoculé, le ratio de transfert de la trancheuse était plus élevé sur la table (0,06), suivie de la poignée (0,01) et du plateau, du garde-main et de l’avant et de l’arrière de la lame (< 0,001). Le ratio de transfert du  pathogène du jambon inoculé par spot de l'arrière et l'avant de la lame de la trancheuse était de 0,006 et 0,01 (respectivement), ce qui était significativement (P < 0,05) plus élevé que le transfert du jambon inoculé en surface (< 0,001).

Le ratio de transfert de la trancheuse vers un jambon propre a été calculé individuellement pour chacune des 39-40 tranches de jambon. Le ratio moyen de transfert de la première tranche à l'avant-dernière tranche a été d'environ 0,04 pour les deux niveaux d'inoculum (8 ou 6 log ufc/jambon). Pour la dernière tranche, un ratio de transfert très élevé de 0,42 à 0,74 (respectivement, pour un niveau d'inoculum élevé et modéré) a été observé en raison du contact d'un côté de la tranche à la poignée qui a une grande surface de contact (84 cm2) avec le jambon pendant tout le processus de tranchage. Un modèle de transfert a été développé, où le nombre de L. monocytogenes (ufc) sur chaque tranche de jambon et les micro-organismes restent sur la surface de tranchage a été calculé en supposant un taux de transfert constant. Sur la base du modèle de calcul, une réduction linéaire de la concentration du log pathogène sur la surface de la machine et donc également sur les tranches de jambon n'a été observée en fonction du nombre de tranches.

Faits saillants

  • La présence de colonies de pathogènes sur les surfaces des produits alimentaires accroît le transfert du pathogène à la lame.
  • Un grand nombre de L. monocytogenes sur la tranche transféré de la trancheuse contaminée pourraient présenter un risque élevé pour les consommateurs.
  • Une réduction log-linéaire du pathogène transféré à chaque tranche de jambon est une fonction du nombre de tranche.

N. Chaitiemwong, W.C. Hazeleger, R.R. Beumer, M.H. Zwietering. Quantification of transfer of Listeria monocytogenes between cooked ham and slicing machine surfaces. Food Control Available online 8 April 2014

PERES, le premier appareil de poche sensé vous protéger contre une intoxication alimentaire en alertant l’utilisateur qu’un aliment est contaminé

14
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments.

« Un nouvel appareil de poche appelé PERES protège contre une intoxication alimentaire en alertant l’utilisateur si un aliment est contaminé ». Source BWW Geeks World.com du 14 avril 2014.

 PERES est le premier en son genre. C’est un appareil de poche et une application (ou app) pour mobile qui fournit des informations sur la fraîcheur et la qualité de la viande, de la volaille, du poisson et protège l'utilisateur contre un empoisonnement alimentaire. Il est maintenant disponible en précommande sur Indiegogo.

Le premier « nez électronique » portable au monde et son application mobile sur iOS/Android permet aux utilisateurs de déterminer la qualité et la fraîcheur de la viande, de la volaille et poisson, et si ça a mal tourné ou cela pourrait causer une intoxication alimentaire. Le dispositif permet également de limiter les déchets alimentaires inutiles, en testant la viande qui est hors DLC ou avec une date qui est sur le point d'expirer.

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Pour faire fonctionner le dispositif, l’utilisateur pointe simplement PERES sur une viande et il clique sur un bouton. L'appareil fonctionne en analysant un échantillon de gaz pour les composés organiques volatils et l’ammoniaque. En quelques secondes, les utilisateurs reçoivent des informations sur leur smartphone ou leur tablette sur la fraîcheur de l’aliment, s’il a été laissé hors du réfrigérateur et s’il peut y avoir un risque d'intoxication alimentaire.

NB : A vous de voir si c’est ou non un gadget (pensez à rayer la mention inutile) …