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Articles de la catégorie 'Hygiène'

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Combien a coûté la sécurité des aliments en Chine pour le groupe OSI ? Pas loin du milliard de dollars !

2
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

Combien a coûté la sécurité des aliments en Chine pour le groupe OSI ? Pas loin du milliard de dollars ! Source Doug Powell du barfblog.

Le groupe OSI, fournisseur américain de viande, a perdu autour de six milliards de yuans (967,6 millions de dollars) lors d’un scandale de sécurité des aliments en Chine l’été dernier, a déclaré un dirigeant basé en Chine de la firme à l’agence officielle de nouvelles Xinhua.

osi-logo-300x169L’article, publié le 30 juin, souligne la gravité de l’impact des crises de sécurité des aliments qui peuvent avoir lieu en Chine. La Chine a connu une série de scandales qui ont remué les intestins depuis des décennies avec de la viande hors date au lait contaminé par de la mélamine, produit chimique industriel qui a conduit à la mort au moins six nourrissons.

Le groupe OSI a déclaré en janvier qu’il avait perdu « Des centaines de millions de dollars » en perte de revenus en Chine depuis qu’une infiltration de médias locaux ont allégué que des travailleurs de son usine de Shanghai Husi Food Co Ltd utilisait de la viande avec une DLC périmée et trafiquait les dates de production.

Les opérations à Shanghai Husi, qui a fourni de la viande à McDonald’s Corp et à Yum Brands Inc, ont été suspendues à la suite de ces articles. Les autorités locales ont lancé une enquête sur la question et le directeur général d’OSI a déclaré qu’il était consterné sur les erreurs à l’usine.

Le vice-président d’OSI Chine, Lu Yong, a déclaré mardi 30 juin à Xinhua que la firme avait subi une perte proche de 1 milliard de dollars depuis le scandale de juillet dernier et que de nombreuses usines sont encore suspendues.

Sur le sujet, on lira sur ce blog les articles suivants : 1, 2 et 3.

La notation par lettre de l’hygiène des restaurants de la ville de New-York fête son cinquième anniversaire

2
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

P1020609Alors que va commencer en France (ouf !) l’Expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en restauration commerciale à Paris et à Avignon, on apprend que « La notation par lettre des restaurants fête son cinquième anniversaire », communiqué du New York City Department of Health du 29 juin 2015.

  • Les restaurants fonctionnent mieux avec l’inspection et sont plus propres que jamais.
  • Près de 60% des restaurants obtiennent désormais un A lors de leur inspection initiale.
  • La notation par lettre a considérablement diminué les risques de santé publique associés aux dîners à l’extérieur ; il y a eu une baisse de 23% des non-conformités à partir du pic de 2012.
  • 91% des New-Yorkais approuvent la notation des restaurants, 88% utilisent la notation dans leur décision d’aller au restaurant et 76% se sentent plus confiants d’aller manger dans un restaurant avec la lettre A.

Faits saillants des cinq dernières années

  • Plus que jamais auparavant, les restaurants obtiennent la lettre A dès le début de leur cycle d’inspection, ce qui signifie qu’ils ne paient pas d’amendes et qu’ils ne sont inspectés qu’une fois par an.
  • 5% des restaurants ont désormais un A lors de leur inspection initiale, soit une augmentation de 37% lors de la première année de la notation par lettre.
  • Les restaurants atteigne la note A lors d’une nouvelle inspection à un taux plus élevé que jamais.
  • Cinquante-huit pour cent des ceux qui ont la lettre B lors de leu inspection initiale ont désormais eu un A lors d’une nouvelle inspection, une amélioration de 38% lors de la première année de notation par lettre.
  • Les restaurants, qui ont une note C lors de leur inspection initiale, se sont améliorés lors d’une nouvelle inspection, avec 45% qui ensuite obtiennent un A. Lors de la première année de la notation par lettre, seuls 28% ont eu cette même amélioration.

NB : Rappelons que l’InVS dans les données sur les toxi-infections alimentaires collectives en France en 2013 rapportait,

« Le nombre et la part des TIAC déclarées en restauration commerciale continue à augmenter depuis 2002. Cette augmentation est observée dans un contexte de diminution de contrôle des établissements en raison des baisses d’effectifs dédiés aux contrôles. Bien que les causes ne soient pas totalement déterminées, l’augmentation du nombre de TIAC liées à la restauration commerciale constitue un signal qui mérite attention. »

Cette expérimentation fera-t-elle baisser les chiffres des TIAC liées à la restauration commerciale et collective, rien n’est moins sûr, car la restauration commerciale est le seul type de restauration concernée par cette expérimentation de la transparence …

Doug Powell du barfblog rapporte que le système de notation des restaurants pour l’hygiène des aliments a 15 ans à Tronto et 5 ans à New-York !

Stockage du poisson au détail, les conseils de l’EFSA en matière de température

1
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Tolbiac-Goscinny--2312Un communiqué de l’EFSA du 1er juillet rapporte que s’agissant du « Stockage du poisson au détail : l’EFSA fournit des conseils en matière de température ».

Extraits.

La durée de stockage et la teneur en CO2 dans l’emballage sont les deux facteurs principaux qui influencent l’effet de la température sur la formation d’histamine, le principal danger lié à la température pour les poissons. Les scientifiques ont identifié des combinaisons de ces deux facteurs qui répondent aux critères de l’UE en matière de sécurité sanitaire des aliments pour différentes températures de stockage. Ce sont là quelques-unes des conclusions du rapport de l’EFSA sur la température à appliquer aux produits de la pêche préemballés au détail.

On lira le document Scientific and technical assistance on the evaluation of the temperature to be applied to pre-packed fishery products at retail level, dont le résumé est proposé di-dessous.

Des dangers significatifs liés aux produits frais pré-emballés de la pêche ont été identifiés par une recherche dans la littérature. Les principaux dangers identifiés dépendant de la température sont la formation d’histamine, Listeria monocytogenes, Clostridium botulinum et Yersinia enterocolitica. Pour évaluer la croissance bactérienne et la production d’histamine pendant le stockage et le transport au détail et évaluer les différents scénarios de stockage, des modèles prédictifs de la croissance microbienne publiés ont été utilisés en supposant des conditions de croissance favorables. La conformité avec l’exigence de la température réglementaire peut être seulement évaluée en transposant l’exigence en une mesure objective, qui, dans ce cas, est supposé être 0°C. Toute évaluation de la température et son effet sur la production d’histamine ou sur la croissance bactérienne peut avoir de sens que dans le contexte d’une période de temps. Les résultats de la modélisation ont montré que les produits frais conditionnés de la pêche peuvent être conservés à des températures de réfrigération au-dessus de 0°C (par exemple 3-5°C) et être en conformité avec les règles actuelles de l’UE et internationales. Pour l’histamine, les résultats de la modélisation ont montré que, pour un produit de pêche avec certaines caractéristiques soumises à l’obligation de température actuelle, la formation d’histamine serait de 100 ppm (limite inférieure à m, critère de sécurité dans le règlement (CE) n°2073/2005) à la fin de la durée de vie. Ainsi, une condition équivalente au scénario de référence ci-dessus, est une combinaison de la température de stockage, la durée de la vie et de la concentration en CO2 dans l’emballage qui conduit à la formation d’histamine de 100 ppm à la fin de la durée de vie. Par exemple, pour une température au détail de 3°C, 100 ppm serait atteint dans les conditions suivantes : (1) durée de conservation de 6 jours et 0% de CO2 dans l’espace de tête de l’emballage, (2) durée de conservation de 7 jours et 20% de CO2 dans l’espace de tête de l’emballage ou (3) durée de conservation de 8 jours et 40% de CO2 dans l’espace de tête de l’emballage. Des estimations similaires sont prévues pour les autres risques identifiés.

Bilan 2014 du RASFF : + 25% d’alertes par rapport à 2013 !

30
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Viande, Volaille.

rasff_aaLors de la parution du rapport 2013 du RASFF, j’avais indiqué dans le Bilan préliminaire 2013 du RASFF : Toujours pas d’améliorations en vue !

Voici que vient de paraître le rapport annuel 2014 du Rapid Alert System for Food and Feed ou RASFF et on a droit à plus de 25% d’alertes par rapport à 2013 !

En 2014, un total de 3157 notifications initiales a été transmis par l’intermédiaire du RASFF, dont 751 ont été classées comme alerte, 410 comme information de suivi, 623 à titre d’information pour attention et en 1373 comme notification de rejet de la frontière.

Les notifications d’alerte ont augmenté de plus de 25% tandis que les autres types de notifications ont été nettement moins rapportés.

Pour mémoire, les alertes notifiées au RASFF : 732 en 2014, 583 en 2013, 523 en 2012.

Les chiffres globaux présentent une diminution insignifiante de 1,1% des notifications originales par rapport à 2013 mais une augmentation de 14,6% des notifications de suivi, résultant en une augmentation de 8,7% dans l’ensemble. La conclusion générale peut être qu’ainsi en 2014, le RASFF est concentré sur son « cœur de métier » pour permettre aux autorités compétentes de retirer les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux du marché présentant un risque significatif pour les consommateurs, augmentant ainsi l’efficacité du réseau.

EHEC

Après la crise EHEC de 2011, l’échantillonnage pour Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) a été augmenté dans tous les États membres. Comme le montre le tableau de la page 18, le nombre de notifications dues aux STEC a baissé quelque peu en 2014 après le nombre record atteint en 2013. La Commission travaille sur un document d’orientation concernant les denrées alimentaires contaminées par des STEC pour fournir aux États membres confrontés à des résultats positifs à STEC des orientations pour un système harmonisé d’application de l’article 14 du règlement (CE) n°178/2002. Ce document est actuellement en discussion avec les États membres. Voir cet article paru sur le blog, Questions sur l’hygiène des aliments vues par la Commission européenne et les Etats membres de l’UE.

Salmonella,

  • La plupart des notifications faites par la France sur Salmonella concernent des produits d’origine française ; cela est vrai dans une certaine mesure aussi pour l’Allemagne.
  • Finlande et la Suède, profitant d’une garantie spéciale, Salmonella free (ou absence de Salmonella), sur viande fraîche, ont fréquemment notifié la présence de ce pathogène dans de la viande fraîche d’Allemagne (Finlande) et de Pologne et des Pays-Bas (Suède)
  • L’Estonie, Malte, l’Islande et le Liechtenstein n’ont fait aucune notification à propos de Salmonella en 2014.
  • Les Pays-Bas ont signalé un nombre élevé (49) de rejets à la frontière de préparations de viande de volaille en provenance du même établissement de production au Brésil. Cet établissement a été vérifié aux frontières à 100% depuis 2013 et il fait encore fréquemment l’objet de notifications en 2015.

Listeria monocytogenes

Listeria monocytogenes a été rapporté principalement dans des poissons, souvent dans des poissons fumés. L’Italie a adressé 16 notifications à propos de saumon fumé du même producteur polonais, dans lequel Listeria monocytogenes a été rapporté. Suite à un différend entre les autorités italiennes et polonaises sur les études des durées de vie fournies par l’opérateur, le point de contact pour le RASFF de la Commission européenne, en accord avec le point de contact italien, a décidé de transmettre ces notifications comme notifications de suivi. Pour toutes ces notifications, les produits étaient seulement destinés à l’Italie.

D’autres catégories de produits ont été souvent rapportées pour la présence de Listeria monocytogenes dans des fromages, la plupart de la France (11) et d’Italie (10) et des produits de viande. En comparant l’ensemble des notifications avec les notifications sur les produits originaires de la États membres, il est clair que ce pathogène est principalement signalé sur les produits fabriqués dans l’UE.

Résidus de pesticides

En 2014, le nombre de notifications au RASFF pour les résidus de pesticides a diminué à 435. Six de ces notifications ont concerné des aliments pour animaux. Les contrôles renforcés aux 15 points d’entrée à l’UE ont joué leur rôle sur les notifications au RASFF, ce qui est démontré par le fait que seulement 41 de ces notifications ont été liées à des aliments produits dans l’UE.

Evolution des notifications au RASFF par l’origine des pays

Le top 10 des pays à l’origine d’une notification d’un produit cité par le RASFF, (Les chiffres entre parenthèses sont ceux respectivement de 2013, 2012 et 2011), sans surprise, la Chine est toujours largement à la première place …, cinq pays de l’UE dans ce top 10 et la France (cocorico) « perd » deux places par rapport à 2013, mais reste dans le top 10 ! L’Allemagne et les Etats-Unis font leur entrée !

  • Chine : 413 (433, 536, 562)
  • Turquie : 201 (226, 309, 319)
  • Espagne : 185 (187, 126, 129)
  • Etats-Unis : 164
  • Inde : 199 (257, 340, 336)
  • Allemagne : 136
  • Pologne : 131 (163, 118, 98)
  • Pays-Bas : 113 (103, 98, 74)
  • Brésil : 109 (187, 109, 95)
  • France : 103 (120, 90, 122)

D’après les résultats obtenus par la base de donnes du RASFF à mi-2015, il y a déjà eu 35 notifications d’alerte pour la présence de pathogènes dans des produits alimentaires d’origine France sur un total de 47 notifications d’alertes. L’ensemble des notifications pour les produits d’origine France a atteint 70 notifications. Il semble que le cru 2015 soit sur de meilleures bases que celui de 2015 …

Le ministère de l’agriculture, les résultats des contrôles et la transparence

30
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Un communiqué sur la sécurité des aliments du ministère de l’agriculture « annonce le renforcement des contrôles pendant la période estivale et le lancement d’une expérimentation sur la transparence des contrôles »

L’Opération Alimentation Vacances (OAV) se déroulera cette année du 15 juin au 15 septembre 2015. Comme chaque année, cette opération permet de renforcer les contrôles en matière de sécurité sanitaire des aliments dans les secteurs qui n’exercent leur activité qu’en période estivale et ceux qui connaissent une activité accrue durant l’été.

larry_the_cable_guy_health_inspector(2)En 2014, l’Opération Alimentation Vacances avait donné lieu à 18 118 inspections par les agents chargés de la sécurité sanitaire, de la consommation et de la répression des fraudes au sein des directions départementales en charge de la protection des populations (DDPP ou DDCSPP).

Ces inspections avaient conduit notamment à 137 fermetures d’établissements dans le secteur de la remise directe au consommateur, dont 110 en restauration commerciale, et à 697 procèsverbaux d’infractions.

D’après le bilan de l’OAV 2014, « Il est à noter les taux d’anomalies majeures de 11 % en restauration commerciale et de 11 % en distribution-métiers de bouche relevées lors de cette opération. » Hum, hum …

Par ailleurs, l’InVS dans les données sur les toxi-infections alimentaires collectives en France en 2013 rapportait,

« Le nombre et la part des TIAC déclarées en restauration commerciale continue à augmenter depuis 2002. Cette augmentation est observée dans un contexte de diminution de contrôle des établissements en raison des baisses d’effectifs dédiés aux contrôles. Bien que les causes ne soient pas totalement déterminées, l’augmentation du nombre de TIAC liées à la restauration commerciale constitue un signal qui mérite attention. »

Selon le ministre de l’agriculture, qui est aussi le communiquant du gouvernement, « Débute également cet été une phase expérimentale de mise en transparence des résultats des contrôles officiels dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments pour la restauration commerciale. Elle est mise en place à Paris et à Avignon entre le 1er juillet 2015 et le 31 décembre 2015. »

Quel objectif de ce début de commencement de transparence des résultats des contrôles ?

Selon le communiqué, il s’agit « d’informer le consommateur du niveau d’hygiène des restaurants, mais aussi de permettre aux professionnels qui maîtrisent efficacement les risques sanitaires inhérents à leur activité de s’en prévaloir auprès des consommateurs. Les résultats des contrôles seront publiés sur le site Internet du Ministère en charge de l’agriculture dès le 1er juillet 2015. »

Autrement dit, peut-on raisonnablement croire que « Les résultats des inspections des restaurants sont-ils classés secret défense ? »

C’est une expérimentation à suivre mais il est craindre que nous n’aurons que de bons résultats, comme au bac …

Le dossier de presse du ministère publie un dossier de presse « Transparence des contrôles en hygiène alimentaire : expérimentation dans les restaurants à Paris et à Avignon » où le mot transparence est cité neuf fois, c’est dire la volonté affichée …

« Les mentions relatives à chaque niveau d’hygiène du restaurant » sont présentées ci-dessous, pour les explications, voir le dossier de presse précité.

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