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Ronde des rappels 2014 : semaine 16

19
avr
2 commentaires
Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Listeria, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Commencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.0529, méthomyl (0,31; 0,52 mg/kg) dans du raisin de table du Pérou via les Pays-Bas ; alerte notifiée par la Belgique. Distribution France et Belgique.
  • Référence RASFF 2014.0527, di-2-propylheptylphtalate (DPHP) (31 g/100g) dans des pailles en forme de lunettes de Chine ; alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution France, Belgique, Autriche, république Tchèque, Danemark, Estonie, Iles Féroé, Finlande, Allemagne, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni. Pour l'instant, seul l'Irlande a fait part du rappel dans un communiqué…, c'est peu !
  • Référence RASFF 2014.0525, fénitrothion (0,14 mg/kg) dans des oranges d’Egypte ; alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution Autriche, France, Pays-Bas.
  • Référence RASFF 2014.0520, morceaux de verre dans du poivre dans des moulins à poivre en verre d’Allemagne ; alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution Autriche, France et Allemagne. Voir ce lien.
  • Référence RASFF 2014.0516, moules non purifiées de la zone B de France ; alerte notifiée par la France. Distribution Italie, Monaco, Suisse.
  • Référence RASFF 2014.0510, Listeria monocytogenes (< 1000 ufc/g) dans du saumon fumé de France ; alerte notifiée par la France. Distribution Belgique et France. Voir ce lien.
  • Référence RASFF 2014.0509, Listeria monocytogenes (< 100 ufc/g) dans du fromage de France ; alerte notifiée par la France. Distribution France, Allemagne, Suisse. 

Sur le tableau ci-dessous, liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux durant la semaine 16 de 2014 par les Etats membres. 

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Ironie de l’histoire, des participants sont tombés malade après avoir mangé lors du récent sommet sur la sécurité des aliments

19
avr
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

index« Des responsables de la santé enquêtent sur un foyer potentiel de cas de personnes malades lors du sommet sur la sécurité des aliments (Food Safety Summit) », Food Safety News du 18 avril 2014.

Des rapports d'un foyer d’intoxication alimentaire lors du Food Safety Summit (FSS) de la semaine dernière à Baltimore font l’objet de vérifications par les responsables locaux de la santé sur des symptômes chez des personnes qui ont assisté à l'événement durant trois jours du 8 au 10 avril au Baltimore Convention Center. Il n'était pas établi s’il s’agit d’un aliment ou d’un virus qui est soupçonné d’être la source du foyer possible de cas de maladie.

Sara Luell, porte-parole du Maryland Department of Health and Mental Hygiene, a publié un communiqué jeudi après-midi en notant que les rapports initiaux de cas de maladie provenaient de quatre participants du FSS :

« Même si nous sommes dans les premières étapes de l'enquête, il n'y a actuellement aucune hospitalisation ou décès lié à ces cas déclarés de maladies. Il n’y a aussi pas de rapports sur des cas de maladies associées chez d'autres conférenciers du Baltimore Convention Center. L'enquête se poursuit. »

Selon Michael Schwartzberg, responsable de la communication au Baltimore City Health Department, quatre appels sont venus les 15 et le 16 avril de personnes qui « se plaignaient de se sentir malade, souffrant de diarrhée, de maux d'estomac et d'autres symptômes apparentés environ 12 heures après avoir mangé un repas au Baltimore Convention Center le 9 avril ».

La ville a envoyé deux techniciens de l’hygiène au Convention Center le 16 avril, a déclaré Schwartzberg, qui a fait une « enquête approfondie » chez Centerplate, le traiteur interne du Convention Center.

« À l'exception d'un aspect, tout était en conformité avec les codes et les règlements. Centerplate avait une non conformité concernant des gouttes de condensation tombant de l'une des deux machines à glace de la cuisine, et cette question a été immédiatement corrigée », a écrit Schwartzberg dans un courriel. Il a ajouté qu'aucune non conformité n'a été notée lors de la plus récente inspection régulière le 27 février.

????????????????????????????????????????????????????????????????????Dans un courriel envoyé jeudi après-midi aux participants du FSS, l’épidémiologiste Emily Luckman avec le Maryland Department of Health ont demandé pour les besoins de l'enquête que les participants puissent remplir un questionnaire en ligne ou répondre à des questions sur l'enquête par téléphone. Le questionnaire demandait quand les participants étaient à la conférence et si elles avaient éprouvé ou non des symptômes tels que des vomissements ou de la diarrhée.

« Nous n'avons pas encore déterminé comment les personnes sont tombées malades et nous voulons votre aide pour le faire, même si vous n'avez pas été malade », écrit-elle.

Cependant, le lien Internet du questionnaire en ligne a été fermé jeudi en fin d'après-midi parce que, comme Luckman l’a déclaré dans un courriel distinct aux participants du FSS, le lien du questionnaire sur l'enquête et le mot de passe ont été publiés en ligne et donc « l'intégrité de l'information qui est entrée pour l'enquête ne peut pas être assurée. » Elle a également remercié tous ceux qui avaient déjà rempli le questionnaire pour leur aide.

L’avocat en sécurité des aliments, Bill Marler (éditeur de Food Safety News), qui a assisté à la FSS, a publié le courriel initial de Luckman aux participants jeudi sur son blog, avec le lien du questionnaire et le mot de passe.

« Le courriel que j'ai reçu a été reçu par tous les participants au FSS, et je suppose que ce n'était pas destiné à être secret, et si cela avait été le cas, je suppose qu'ils l’auraient réellement dit », a noté Marler, ajoutant : « S'ils avaient dit, ‘S'il vous plaît ne pas envoyer cela à personne parce que cela compromettrait l'enquête’, je ne l’aurais certainement pas. »

Le 16e de cette année a attiré plus de 1 500 participants de tous les horizons de l'industrie alimentaire, y compris des producteurs, des transformateurs, des détaillants, des distributeurs, des opérateurs de la restauration commerciale, des organismes chargés de la réglementation et des universités.

Les données sur les cas d’infections d’origine alimentaire aux Etats-Unis sont assez déprimantes

18
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Curiosité, E. coli, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

« Hausse de Campylobacter et Vibrio, stabilité pour E. coli, Listeria, Salmonella, Shigella, Cryptoporidium, Cyclospora et Yersinia. » Source Bill Marler dans Food Poison Journal du 17 avril 2014.

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MMWR a rapporté les données 2013 de FoodNet (du CDC) et c'était un peu déprimant, selon Bill Marler.

FoodNet a conduit une surveillance active de la population pour les infections confirmées en laboratoire causées par Campylobacter, Cryptosporidium, Cyclospora, Listeria, Salmonella, Escherichia coli (STEC) producteurs de shigatoxines O157 et non O157, Shigella, Vibrio et Yersinia dans 10 sites couvrant environ 15% de la population américaine. Pour plus d'informations sur ces microbes, voir www.foodborneillness.com.

En 2013, FoodNet a identifié 19 056 cas d'infection, 4 200 hospitalisations et 80 décès. Le nombre et l'incidence par 100 000 habitants étaient Salmonella (7 277 [15,19 ]), Campylobacter (6 621 [13,82]), Shigella (2 309 [4,82] ), Cryptosporidium (1 186 [2,48]) , STEC non O157 (561 [1,17] ), STEC O157 (552 [1,15] ), Vibrio (242 [0,51]), Yersinia (171 [0,36] ), Listeria (123 [0,26] ) et Cyclospora (14 [0,03]). L’incidence était la plus élevée chez les personnes âgées de ≥ 65 ans pour Cyclospora, Listeria et Vibrio et chez les enfants de < 5 ans pour tous les autres pathogènes.

Par rapport à 2010-2012, l'incidence 2013 était significativement plus faible pour Salmonella (baisse de 9%, IC = 3%-15%), plus élevée pour Vibrio (augmentation de 32%, IC = 8%-61%) et pas beaucoup de changement pour les autres pathogènes. Par rapport à 2006-2008, l'incidence 2013 a été significativement plus élevée pour Campylobacter et Vibrio. L'incidence globale des infections par six agents pathogènes clés d'origine alimentaire n'était pas significativement différente en 2013 par rapport à 2010-2012 ou 2006-2008.

L'incidence des infections à Salmonella confirmés en laboratoire a été plus faible en 2013 que de 2010 à 2012, tandis que l'incidence des infections à Vibrio a augmenté. Aucun changement n'a été observé pour les infections à Campylobacter, Listeria, STEC O157 ou Yersinia.

Commentaires. Si l’on osait une comparaison avec la France, sachant que les systèmes de santé et de recueil de données ne sont pas les mêmes entre les eux pays, et que bien évidemment, une comparaison des cas d’infections par des pathogènes d’origine alimentaire entre la France et les Etats-Unis n’est pas raison, du fait des limites de ce genre d'exercice, cela donnerait ceci, selon The European Union Summary Report on Trends and Sources of Zoonoses, Zoonotic Agents and Food-borne Outbreaks in 2012, EFSA :

  • Augmentation des cas d’infections à Salmonella : 8 705 cas en 2012 (8 685 cas en 2011), soit 13,3 cas pour 100 000 habitants
  • Augmentation des cas d’infections à Campylobacter : 5 079 cas en 2012 (5 538 cas en 2011), soit 38,89 cas pour 100 000 habitants. A noter que le taux de déclaration de 2012 a été calculé sur une couverture d'environ 20%.
  • Augmentation des cas d’infections à Listeria : 348 cas en 2012 (282 cas en 2011), soit 0,53 cas pour 100 000 habitants
  • Stabilité des cas infections à E. coli (STEC ou VTEC) : 208 cas (221 cas en 2011), soit 0,32 cas pour 100 000 habitants

Des produits de Fonterra toujours interdits en Chine huit mois après l’alerte au botulisme

18
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Des produits de Fonterra toujours interdits en Chine huit mois après l’alerte au botulisme », source Buisiness Week du 17 avril 2014.

Fonterra Cooperative Group Ltd de Nouvelle-Zélande a déclaré que deux de ses produits sont encore interdits en Chine huit mois après une alerte à la botulisme qui s'est avérée être une fausse alerte.

russia__belarus__kazakhstan_ban_fonterra_products_1873107784Une suspension temporaire reste en place pour les exportations vers la Chine de poudre de lait pour préparations pour nourrissons et du lactosérum en poudre de Fonterra, selon le porte-parole Mike Burgess dans une réponse par courriel aux questions de Bloomberg News. Ces produits représentent moins de 3% du total des exportations de produits laitiers néo-zélandais vers la Chine, a-t-il dit.

L'interdiction a été imposée en août l'an dernier après que Fonterra ait annoncé un rappel de précaution de produits en raison de craintes que les protéines de lactosérum utilisées dans des préparations pour nourrissons pouvaient avoir été contaminées par la bactérie causant le botulisme. Des tests ultérieurs ont montré qu'il n’y avait pas de risque de sécurité des aliments.

La Nouvelle-Zélande a mené une enquête sur l'incident et le Premier ministre John Key s'est rendu en Chine le mois dernier afin de donner des assurances quant à la sécurité des exportations des produits laitiers néo-zélandais, la plus grand source de devises étrangères du pays représentant environ un tiers du total des ventes à l'étranger. La Chine est le plus grand partenaire commercial du pays.

Burgess a dit qu’aucun autre produit de Fonterra n’est affecté par l’alerte et que Fonterra est « convaincu que les restrictions seront levées. »

En janvier, le groupe français Danone a annulé son contrat d'approvisionnement avec Fonterra et a dit qu'il cherchait réparation pour le rappel des produits de l'année dernière. Le plus grand fabricant de yogourt au monde estime que le rappel a causé une perte de 300 millions d'euros de trésorerie disponible.

Publication des résultats des contrôles : Des signaux très positifs envers les consommateurs, mais c’est en Belgique que cela se passe !

17
avr
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Des signaux très positifs envers les consommateurs mais c’est en Belgique que cela se passe ! En effet, « L'AFSCA veut mieux informer les consommateurs des infractions graves dans l'horeca ». Voir aussi Fini les promesses, bientôt les enquêtes relatives à l’hygiène de l’AFSCA en ligne dès 2015 !

smileybigAinsi, selon DHNet.be du 17 avril 2014, L'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) a transmis aux fédérations professionnelles de l'horeca une proposition sur la façon dont elle veut à l'avenir informer les consommateurs sur les résultats individuels des contrôles. L'AFSCA veut se concentrer sur les manquements graves, ressort-il d'une réponse de la ministre des Classes moyennes, Sabine Laruelle, à une question écrite de la sénatrice PS Fabienne Winckel. « Le projet veut donner l'occasion au consommateur de s'informer via le module « Foodweb » du site internet de l'AFSCA des manquements graves, sans que les établissements ayant commis de petites erreurs soient stigmatisés. Sur base des PV et avertissements que l'établissement concerné a reçus, on regardera comment le résultat peut être communiqué via la check-list « hygiène ». On peut imaginer que le consommateur veuille aussi accéder à la check-list, de manière à pouvoir avoir une image détaillée des constatations positives et négatives », explique la ministre.

Au Danemark, le résultat est communiqué avec un smiley souriant, neutre ou négatif, au Royaume-Uni avec un score de 1 à 5 et aux Pays-Bas avec un code couleur.

Selon la ministre, ce projet de communication des résultats individuels est la conséquence d'une décision de la commission fédérale de recours pour l'accès à l'information environnementale. La communication est une obligation légale, et pas un choix de l'AFSCA ou de la ministre.

Dans une première phase, l'instrument sera utilisé dans l'horeca. S'il connaît le succès, il pourra être étendu à tous les commerces qui sont en contact avec les consommateurs.

Commentaires. Bien entendu, je ne sais pas si je verrais cela un jour en France, mais sait-on jamais, même avec un ministre de l’agriculture qui a , semble-t-il, sur certains sujets une position doctrinale