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Articles de la catégorie 'Hygiène'

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A propos de l’opération interministérielle vacances en Aquitaine

24
juil
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

oivSud-Ouest du 24 juillet 2014 rapporte « Ce matin, à Lacanau-océan, dans le cadre de l’Opération interministérielle vacances (OIV), quatre établissements, trois restaurants et un hôtel restaurant, ont été contrôlés par les services de l’Etat. »

L’objectif des agents était de s’assurer du bon respect des règles d’hygiène et de sécurité, et de la bonne information des consommateurs. Depuis le début de la saison estivale, la Direction départementale de protection des populations (DDPP) a effectué 587 visites d’établissements en Gironde. Selon la préfecture, ces contrôles ont donné lieu à trois fermetures, 22 procès verbaux et 199 avertissements. Sur le littoral, les contrôles se poursuivront tout au long de l’été.

Cela est confirmé par un communiqué de la préfecture de la Gironde du 24 juillet qui traite d’un bilan intermédiaire de l’opération interministérielle vacances.

«  En Aquitaine, depuis le début de la saison estivale, les agents de la Consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes ont réalisé 1183 contrôles auprès de 1090 établissements ou points de vente. Des anomalies concernant la réglementation protectrice des consommateurs ont été relevées dans 411 de ces établissements, soit 37,7% des établissements contrôlés. Toutefois, seuls 5,7% de ces établissements ont présenté des anomalies sérieuses donnant lieu à des suites judiciaires ou administratives. »

La préfecture publie aussi un fascicule très bien fait sur Le respect des règles protectrices du consommateur en restauration commerciale, dont est extrait la photo illustrant cet article.

Ce qui est difficile à comprendre (et pour comparer d’une année sur l’autre), c’est le jargon employé. Autant, les termes « procès-verbal d’infraction », « fermeture » et « mise en demeure » sont connus, autant, je ne vois pas à quoi correspond les termes, « avertissement » ou « anomalie » ou « anomalie sérieuse ». En effet, dans les bilans de ces dernières années, ces termes n’apparaissent pas …

Le formaldéhyde, les aliments pour les porcs et les volailles et l’EFSA

24
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

En février 2014, l’EFSA avait évalué « la sécurité du formaldéhyde dans l’alimentation animale ».

Le formaldéhyde est utilisé comme additif dans l’alimentation animale et comme conservateur dans le lait écrémé destiné aux porcs. Les experts de l’EFSA ont conclu dans leur évaluation des risques que, même s’il n’existe pas de risque pour la santé des consommateurs exposés à cette substance par l’intermédiaire de la chaîne alimentaire, son inhalation peut en revanche causer le cancer. Par conséquent, des mesures appropriées doivent être prises pour réduire l’exposition des travailleurs de ce secteur aux aliments destinés à l’alimentation animale contenant du formaldéhyde.

Voici que l’EFSA publie le 22 juillet 2014 un Avis scientifique sur la sécurité et l’efficacité du formaldéhyde comme une substance d’hygiène des aliments pour animaux dans l’alimentation des porcs et des volailles.

Résumé.

Le formaldéhyde comme additif dans l’alimentation animale est une solution aqueuse de formaldéhyde (de 34 à 38% m/m) et du méthanol (0,5 à 15,0% v/v), avec une concentration maximale d’acide formique à 0,05%. Il est appliqué pour une utilisation en tant que substance d’hygiène alimentaire chez les volailles et les porcs. Concernant l’évaluation de la sécurité chez les populations cibles, les consommateurs, les utilisateurs et l’environnement, aucune nouvelle donnée pertinente n’a été fournie qui conduirait le groupe scientifique sur les additifs et produits ou substances utilisés en alimentation animale (FEEDAP)à reconsidérer ses deux récents avis sur le formaldéhyde (1 et 2). Par conséquent, le groupe FEEDAP réitère ses conclusions antérieures sur la sécurité du formaldéhyde lorsqu’il est utilisé comme additif alimentaire. Un niveau de sécurité pour les volailles et les porcs n’a pas pu être déterminée. L’utilisation proposée du formaldéhyde comme additif alimentaire ne ferait pas augmenter l’exposition des consommateurs et par conséquent ne poserait pas de risque supplémentaire pour le consommateur. Aucun niveau sécuritaire d’exposition de la peau, des yeux ou du système respiratoire au formaldéhyde n’a pu être identifié. Le formaldéhyde ne devrait pas s’accumuler dans l’environnement et ne constituerait donc pas un risque pour l’environnement lorsqu’il est utilisé dans l’alimentation animale. L’additif a le pouvoir d’être efficace pour réduire la croissance bactérienne dans un aliment déjà contaminé à une concentration minimale d’environ 200 mg/kg d’aliment complet ; la prévention de la recontamination nécessite des concentrations beaucoup plus élevées. Les données d’efficacité présentées pour le formaldéhyde comme additif remplissent les conditions classiques d’un conservateur. Le groupe FEEDAP note que la réduction de la charge microbienne dans les aliments contaminés ne réduit pas les risques associés aux toxines et aux endotoxines bactériennes, qui peuvent déjà être présents dans l’alimentation.

Le scandale de la viande chinoise, les entreprises de fast food mais aussi le rôle des audits tierce partie

23
juil
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

imgres-1Une suite à l’article récent sur Des questions sur la sécurité sanitaire de la viande et de la volaille dans des chaînes de restauration rapide en Chine, on apprend que Les non conformités liées à la sécurité des aliments chez Shanghai Husi Food Co Ltd, un fournisseur des marques mondiales comme McDonald’s Corp. et Yum Brands Inc., étaient conduites par la société et il ne s’agissait pas d’actes individuels, selon l’agence de nouvelles officielles Xinhua, citant la FDA de Shanghai.

imgresMcDonald’s et KFC filiale de Yum avec un certain nombre d’autres marques mondiales, ont été entraîné dans un scandale de la sécurité des aliments en Chine après qu’il est apparu que Shanghai Husi Food, une unité de la société américaine OSI Group LLC, a fourni de la viande périmée aux clients.

« Nous avons découvert que certains des comportements illégaux de la société n’était pas le comportement d’individus, mais plutôt un arrangement organisé par la société », a déclaré l’administrateur général de Food and Drug Administration de Shanghai, Gu Zhenhua, selon un article de Xinhua mardi soir.

OSI a dit qu’il était « consterné » et enquêtait sur l’affaire après qu’un reportage de la télévision a montré du personnel de son usine de Shanghai utilisant de la viande périmée et ramassant la viande tombée au sol pour l’ajouter au mélange.

Par ailleurs, selon Reuters, Le PDG de McDonald‘s s’est dit « un peu déçu » par le rapport d’audit de l’usine de viande de Chine, car l’usine de Shanghai Husi Food Co Ltd, un fournisseur en Chine, a été fermé cette semaine après qu’un reportage de la télévision ait montré des employés avec de mauvaises pratiques de manipulation de la viande, a dit de PDG, Don Thompson mardi.

Le scandale a également pris au piège d’autres clients de Shanghai Husi, dont KFC, filiale de Yum Brands Inc. et Burger King Worldwide Inc.

De nombreux opérateurs et les distributeurs aux États-Unis s’appuient sur des auditeurs tierce partie pour vérifier si leurs fournisseurs se conforment aux règles de sécurité des aliments et d’autres règlements. Il n’est pas rare pour les fournisseurs au centre de scandales de sécurité des aliments à avoir reçu des notes élevées à la suite des audits.

McDonald n’a pas commenté immédiatement le calendrier d’audits de Shanghai Husi ou le nom du cabinet d’audit qui a visité l’usine aujourd’hui controversée en son nom.

Shanghai Husi, une unité du groupe OSI basé dans l’Illinois, fournit les restaurants McDonald’s en Chine depuis le début des années 1990, selon un porte-parole aux États-Unis de la société de fast-food. 

Questions après le rappel de saucissons secs suite à la détection de morceaux de verre dans le produit

23
juil
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Classé dans Audit, Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

Habituellement, c’est la DGCCRF qui se charge de diffuser les communiqués des rappels concernant les allergènes non mentionnés sur l’étiquetage et les bris divers ou les corps étrangers retrouvés dans des aliments. Cette fois-ci, c’est le ministère de l‘agriculture qui s’y colle, peut-être que cela va/doit augurer une nouvelle politique plus systématique et plus rapide d’information des consommateurs sur les rappels, l’avenir nous le dira …

saint-azay-saucisson-224x300Quoi qu’il en soit, le ministère de l’agriculture communique le 23 juillet 2014 sur le « rappel de produits « Spécialité de saucisson sec » par la société Salaisons du Maconnais ».

Le 23 juillet 2014, suite à la détection de morceaux de verre dans le produit « Spécialité de saucisson sec », la société Salaisons du Maconnais (marque sanitaire FR 71.350.001 CE) procède au rappel des produits suivants :
Spécialité de saucisson sec 200 g de marque PLAISIR DES DUCS
- numéros de lots : 4139006001, 4139006002, 4139006003, 4139006004,
4139006007, 4139006009 ;
- Date limite d’utilisation (DLUO) : 09/09/2014, 14/09/2014, 22/09/2014 ;
commercialisés dans les 7 magasins suivants : Carrefour Antibes (06), Novo viande Saint Maximin (60), Carrefour Crêche sur Saône (71), Valmont Primeur La Ville du Bois (91), Intermarché Vert Le Petit (91), AD Prim’s Neuilly (93), Géant Casino Cayenne (97).
Spécialité de Saucisson sec 200 g de marque SAINT AZAY MARQUE REPERE
- numéros de lots : 4139006005, 4139006006, 4139006008 ;
- Date limite d’utilisation (DLUO) : 10/09/2014, 11/09/2014, 14/09/2014 ;
commercialisés dans les magasins de l’enseigne E. Leclerc.
Ces produits ont tous été commercialisés entre le 12/06/2014 et le 22/07/2014.
Les magasins concernés signalent ce rappel via une affichette.
L’ensemble des lots a été retiré de la commercialisation. Certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait.
En raison du risque d’ingestion de morceaux de verre, par précaution il est donc recommandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant aux lots décrits ci-dessus de ne pas les consommer et de les détruire, ou de se les faire rembourser.

L’entreprise, selon son site Internet, a eu une certification renouvelée en niveau supérieur en décembre 2013, selon IFS version 6. Les lecteurs de ce blog savent que je ne suis pas fan du tout des certifications privées, mais puisque l’entreprise est certifiée selon le référentiel IFS version 6, elle pourra donc méditer sur les points suivants :

  • 4.9.5.4 Dans les zones où des produits nus sont manipulés, les fenêtres doivent être protégées contre le bris de verre
  • 4.9.7.2 Tous les équipements d’éclairage doivent être protégés par une protection anti-éclatement et doivent être conçus de façon à minimiser le risque de bris de verre.
  • 4.12.1 KO n° 6 : Sur la base d’une analyse des dangers et d’une évaluation des risques associés, des procédures doivent être en place pour éviter la contamination par des corps étrangers. Les produits contaminés doivent être traités comme des produits non conformes.
  • 4.12.7 Dans toutes les zones, par exemple dans les zones de manipulation des matières premières, de fabrication, d’emballage et de stockage, lorsque l’analyse des dangers et l’évaluation des risques associés ont identifié une contamination potentielle du produit, la présence de verre et d’objets potentiellement blessants doit être exclue. Lorsque cette présence ne peut être évitée, des mesures appropriées doivent être mises en œuvre pour les protéger contre le bris.
  • 4.12.8 Tous les objets fixes en verre ou contenant du verre ou potentiellement blessants, présents dans des zones de manipulation des matières premières, de fabrication, d’emballage et de stockage doivent être enregistrés dans un registre spécifique, avec des détails concernant leur emplacement exact. Une vérification de l’état et de l’intégrité de ces objets doit être régulièrement effectuée et enregistrée. La fréquence de cette vérification doit être justifiée par des documents.
  • 4.12.9 Tous les bris de verre et d’objets potentiellement blessants doivent être enregistrés. Les exceptions doivent être justifiées et documentées.
  • 4.12.10 Des procédures décrivant les mesures à prendre en cas de bris de verre et/ou d’objets potentiellement blessants doivent être en place. Ces mesures doivent comprendre l’identification des produits à isoler, la désignation du personnel autorisé, le nettoyage de l’environnement de production et la validation du redémarrage de la ligne de production.

En conclusion, vu le nombre d’items concernant le verre dans ce réferentiel, je me demande si le ou les auditeurs qui ont délivré la note supérieure ont fait sérieusement leur travail dans cette entreprise …

A noter un communiqué de E. Leclerc, mais pas encore de Carrefour, Intermarché et tutti quanti

Fraude alimentaire, l’industrie anticipe-t-elle l’action des gouvernements ?

23
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« S’attaquer à la fraude alimentaire, l’industrie anticipe l’action des gouvernements ». Il s’agit d’un article de Richard Lawley paru le 22 juillet, 2014 sur son blog Food Safety Watch.

Il y a  est une croyance populaire selon laquelle l’industrie alimentaire est entièrement motivée par le profit, souvent au détriment de la santé publique. De toute évidence, il serait insensé de prétendre que les fabricants d’aliments et les distributeurs ne se soucient pas du profit, une entreprise qui ne fait pas d’argent n’est pas durable, mais il est tout aussi illusoire de penser qu’ils ne se soucient pas de leurs clients. Si vous souhaitez vendre des aliments, vous avez besoin que les gens reviennent et achètent encore et encore. Ils ne font pas que s’ils tombent malades chaque fois qu’ils consomment votre produit, ou qu’ils lisent des articles au sujet de votre attitude cavalière sur la sécurité des aliments.

food-fraudC’est pourquoi l’industrie alimentaire a toujours été en avance sur les législateurs en matière de réglementation des risques liés à la sécurité des aliments. Prenez HACCP par exemple, le système standardisé accepté pour le management des risques liés à la sécurité des aliments, en grande partie développé par l’industrie et largement adopté par les entreprises alimentaires avant qu’il ne devienne une obligation légale. Une bonne illustration de cette approche proactive est une nouvelle « prise de position » établie par la Global Food Safety Initiative ou GFSI. Le document, GFSI position on mitigating the public health risk of food fraud, july 2014, recommande que l’industrie alimentaire doit s’attaquer au problème de la fraude alimentaire, qu’elle considère comme un problème potentiel de sécurité des aliments, et non pas seulement un problème économique. Lorsque des criminels se mettent à faire de l’argent avec la falsification, la substitution ou la contrefaçon d’aliments, ils ont souvent peu d’idée des effets possibles sur la santé publique. La viande de cheval dans des hamburgers n’était pas dangereuse, mais la mélamine dans le lait en poudre l’était certainement. Donc la GFSI pense que les fabricants doivent prendre des mesures pour protéger les consommateurs, notamment par l’évaluation de leur vulnérabilité à la fraude alimentaire et en mettant en place un plan de maîtrise.

Ceci est important dès son origine. La GFSI a été créée par un groupe de grands distributeurs et de fabricants en 2000 pour aider à lutter contre un manque de confiance des consommateurs dans la sécurité de la chaîne alimentaire. Elle l’a fait en partie en travaillant à améliorer les normes des audits en sécurité des aliments et pour aller vers l’harmonisation des différents systèmes de certification de la sécurité des aliments qui ont émergé au cours des 20 dernières années. La certification par des programmes tels que le BRC Global Standard for Food Safety et l’IFS Food sont désormais le moyen privilégié pour les entreprises alimentaires de démontrer à leurs clients qu’ils fonctionnent en toute sécurité. Mais il est important de choisir le bon système de certification, ce qui signifie en fait qu’il doit être  reconnu par la GFSI. C’est pourquoi toute déclaration du GFSI a des implications importantes pour l’industrie, en particulier quand cela est inclus dans le guide qui conseille aux systèmes de certification ce qui est attendu d’eux s’ils veulent garder leur reconnaissance du GFSI.

Pour autant que je sache, il n’y a pas eu de propositions concrètes à ce jour pour modifier la loi afin que les entreprises alimentaires répondent à leur vulnérabilité à la fraude alimentaire. Pourtant, un organisme de l’industrie prend des mesures qui vont effectivement contraindre de nombreuses entreprises à faire exactement cela, si elles veulent conserver leur certification liée à la sécurité des aliments et continuer à fournir à leurs clients les plus importants. L’autoréglementation est peut être une blague dans certains secteurs, notamment la banque, mais dans l’industrie alimentaire, il y a beaucoup de preuves que ce secteur a amélioré la sécurité des aliments et continuera de le faire. La raison est simple, protéger le consommateur protège l’entreprise aussi.

Commentaire : Un bémol aux propos de Richard Lawley vient du Royaume-Uni où Un plan pour montrer du doigt les supermarchés vendant des poulets contaminés par Campylobacter est abandonné sous la pression des distributeurs?