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Articles de la catégorie 'Lait'

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Ronde des rappel : semaine 17

27
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lait, Listeria, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Commencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2013.0596, E 200, acide ascorbique (1483 mg/kg) non autorisé dans de la pâte à gâteaux réfrigérée de France ; notification par l’Allemagne. Distribution en Allemagne et au Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2013.0586, dénombrement trop élevé de Escherichia coli (2 700 000 MPN/g) dans du lait bio réfrigéré de chèvre de France ; notification par la France. Distribution en Belgique et France.
  • Référence RASFF 2013.0582, Listeria monocytogenes (100 ufc/g) dans des poivrons farcis au thon de France ; alerte notifiée par la France. Distribution en Italie et France.
  • Référence RASFF 2013.0578, contamination (13,4% d’ADN de cheval) dans du couscous au bœuf et au poulet de France, via la Belgique ; notification par le Luxembourg. Distribution au Luxembourg.
  • Référence RASFF 2013.0574, Listeria monocytogenes (presence /25g) dans du fromage de brebis de France ; alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution en Allemagne.

Sur le tableau ci-dessous liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux durant la semaine 17 par les Etats membres. Voir aussi les articles Une alimentation sans danger dans l’UE : le temps des promesses et Bilan 2011 du RASFF, où est l’amélioration ?

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Le mystère Campylobacter

26
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Lait, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

campylobacter_jejuni« Le mystère Campylobacter » est un article de Richard Lawley qui est paru le 26 avril 2013 sur son blog Food Safety Watch.

Mon dernier article concernait l'importance de continuer à financer de la recherche sur les pathogènes d'origine alimentaire et je soulignais le peu de choses que nous savons encore sur Campylobacter, en dépit de sa position apparemment inattaquable au sommet du classement européen des intoxications alimentaires. Utilement, deux rapports récents ont montré à quel point la recherche est nécessaire.

Je fais référence au rapport annuel 2011 sur les zoonoses (maladies transmises de l’animal à l’homme) dans l'UE et la dernière publication des données du système FoodNet américain de surveillance des pathogènes d'origine alimentaire. Ceux-ci montrent que l'incidence des infections à Campylobacter en Europe et aux États-Unis continue d'augmenter. Pendant ce temps, en Europe au moins, l'incidence de l'infection à Salmonella est en baisse, et cela est largement attribué aux interventions réussies dans la chaîne alimentaire, notamment la vaccination des élevages de volailles.

Il y a quelque chose de paradoxal. D’un côté, Salmonella doit être un pathogène d'origine alimentaire beaucoup plus efficace que Campylobacter. Il est présent dans de nombreux aliments, est capable de se multiplier dans les aliments et est relativement résistant à la chaleur et à d'autres stress environnementaux. En revanche, Campylobacter se trouve principalement dans la volaille fraîche, le lait cru et quelques autres aliments non transformés, ne se multiplie pas dans les aliments, est tué rapidement par la chaleur modérée et ne survit pas dans les aliments surgelés. Pourtant, nous semblons incapables de stopper sa progression comme une cause croissante de maladies.

3.4.3_poisonersLes derniers chiffres suggèrent que les mesures visant à réduire l'incidence de Campylobacter dans les poulets n'ont pas encore eu beaucoup d'effet sur le nombre de cas chez l’homme, mais on n’est qu’au commencement. Est-ce parce que la plupart des volailles sont encore contaminées, ou y a-t-il une autre source importante qui n'a pas encore été découverte ? Les méthodes microbiologiques classiques de détection de Campylobacter dans les aliments sont notoirement difficiles à effectuer régulièrement et les résultats sont connus pour varier considérablement entre les laboratoires. Mais de nouvelles techniques basées sur la PCR devraient aider à surmonter ce problème. Ce serait peut-être une bonne utilisation des ressources pour screener une large gamme d'aliments afin de rechercher les marqueurs génétiques de Campylobacter, juste au cas où nous aurons manqué quelque chose d'important.

Evaluation des risques et bénéfices de la consommation du lait cru d’espèces animales autres que les vaches

22
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lait, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Il y a peu de temps, l’Anses nous faisait part de ses recommandation à propos des bains à remous en nous recommandant de faire attention à l'ajout de lait ! L’Anses ne nous a pas dit s’il s’agissait de lait cru mais, comme chacun le sait, cela nous venait des célèbres et ancestrales vertus du lait d’ânesse.

Ce lait cru d’ânesse mais aussi celui de juments, brebis, chèvres, etc., viennent de faire l’objet d’une « évaluation qualitative, ainsi que l’effet du traitement thermique sur ces risques et bénéfices, sur base de publications et d’opinions d'experts, et ce, tant dans d’un point de vue microbiologique que d’un point de vue (bio)chimique et nutritionnel. »

taylor_swift_got_milk_ad1C’est le conseil scientifique d’une autre agence d’évaluation des risques, l’agence fédérale de la sécurité de la chaîne alimentaire ou AFSCA, qui communique le 22 avril 2013 sur l’« Evaluation des risques et bénéfices de la consommation du lait cru d’espèces animales autres que les vaches » (87 pages).

A plusieurs reprises, on y trouve des recommandations sur la consommation de lait cru :

La consommation de lait cru est dangereuse pour la santé publique. La consommation de lait cru est dangereuse pour la santé publique. En effet, celui-ci peut être contaminé par des micro-organismes pathogènes pour l'homme. Ces micro-organismes peuvent provenir des animaux (et même des animaux cliniquement sains) ou d'une contamination à partir de l'environnement lors de la collecte ou de la conservation du lait. En Belgique, la contamination du lait cru de chèvre et de brebis par des E. coli pathogènes pour l’homme et des Campylobacter spp. constitue le risque majeur pour le consommateur.  Le lait cru de jument et d'ânesse entraînent, au contraire, un faible risque d'infection, en raison de leur bonne qualité microbiologique, associée à un faible niveau de germes totaux. Plusieurs micro-organismes pathogènes détectés dans le lait cru de chèvre et de brebis n’ont ainsi pas été détectés dans le lait cru de jument et d'ânesse. Toutefois, ces dernières peuvent transmettre certaines espèces de Streptococcus, qui sont pathogènes pour l'homme. (…)

En ce qui concerne les effets bénéfiques liés aux microorganismes du lait cru, la présence de bactéries lactiques dans le lait cru limite la prolifération de bactéries (y compris pathogènes), mais cet effet inhibiteur est insuffisant pour les pathogènes ayant une faible dose infectante.

On y apprend aussi « la pertinence et le niveau de bactéries probiotiques dans le lait cru seraient trop faibles pour pouvoir exercer un effet physiologique favorable pour le consommateur. Une inactivation de ces bactéries par un traitement thermique n’aura dès lors aucune conséquence sur la santé publique. » Cela étant, il faut aussi noter que même quand ces probiotiques sont en nombre élevé, l’EFSA n’a pas validé l’allégation santé les concernant, voir Miroir, mon beau miroir, … est-ce une allégation ? et Probiotiques et allégations de santé.

Le Comité scientifique invite à la prudence concernant la consommation de toutes les sortes de lait  cru pour la population en général et en particulier pour le groupe des YOPIs* (jeune, âgé, enceinte, immunodéprimé). Les personnes qui voyagent à l’étranger doivent être d’autant plus prudentes concernant la consommation locale du lait cru. Il est conseillé de chauffer le lait cru (p.ex. en lui faisant atteindre brièvement sa température d'ébullition) avant de le consommer. Les laits crus de jument et d'ânesse ont une bonne qualité microbiologique, mais les informations dont on dispose actuellement ne permettent pas de conclure à un risque entièrement négligeable. Un traitement thermique comme p.ex. une pasteurisation permet de réduire fortement les risques.
Le lait, de vache ou d’autres espèces, correspond à un régime alimentaire classique recommandé. Le lait peut être un aliment de soutien dans certaines affections ou maladies, mais il n’est pas une médication. Des études scientifiques démontrant que le lait en général ou de certaines espèces animales peut guérir des maladies font à ce jour encore défaut.

*Young, Old, Pregnant et Immunosupressed

NB : La lecture de ces quelques extraits du résumé peut donner lieu à des conclusions hâtives et il faut se référer au texte dans son intégralité.

Questionnements à propos d’une évaluation des risques de listériose liée à la consommation de fromages à pâte molle au Canada et aux Etats-Unis

19
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Lait, Listeria, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Listeria est-il dans votre camembert ? Une nouvelle évaluation des risques par la FDA a jeté son dévolu sur les fromages à pâte molle au lait cru. Mais est-il vraiment dangereux de les consommer ? »

Ainsi commence cet article de Take Part du 17 avril 2013.

cheeseAmateurs de fromages, tenez-vous bien : la US Food & Drug Administration va essayer peut-être de se placer entre vous et votre camembert bien-aimé. Pourquoi ? Eh bien, ce si délicieux monticule de bonheur que vous venez de tartiner sur un morceau de pain croustillant et chaud, vient au départ de lait cru, et le risque de listériose pourrait être jusqu'à 160 fois plus élevé que s’il avait été fait avec du lait pasteurisé.

Tout cela va dépendre d'une évaluation des risques réalisée par la FDA et leurs homologues de Santé Canada. Mais le projet (Draft Joint Food and Drug Administration/Health Canada Quantitative Assessment of the Risk of Listeriosis From Soft-Ripened Cheese Consumption in the United States and Canada), qui est ouvert pour commentaires jusqu'au 29 avril 2013, inquiète beaucoup l'industrie fromagère.

« Notre plus grande préoccupation est ce qu’on va en faire de ce rapport. Quand vous faites une évaluation des risques, quelque chose va en sortir. Nous voulons être impliqués dans la discussion », explique Nora Weiser, directrice exécutif de l'American Cheese Society, une organisation professionnelle qui représente les artisans, les fermes et les fromagers.

Même les propres estimations de la FDA sur la maladie ont de quoi faire se gratter la tête, car on se demande bien pourquoi l'agence a choisi de se focaliser sur ce produit de niche en premier lieu.

« Aux Etats-Unis, la FDA estime qu'il y a un cas de listériose lié au fromage au lait cru pour 55 millions de portions consommées. Pour un fromage à pâte molle au lait pasteurisé, ce rapport est de un cas de listériose pour 8,64 milliards de portions », écrit James Andrews dans Food Safety News.

Bien sûr, personne ne suggère que Listeria n'est pas dangereux. Sans doute, derrière l'évaluation des risques il y a peut être la loi de modernisation de la sécurité alimentaire (ou Food Safety Modernization Act), qui a donné la FDA le nouveau pouvoir de réglementer la sécurité des aliments. Mais, selon un rapport publié en mars par le Center for Science in the Public Interest, les produits laitiers sont parmi les aliments les plus sûrs à consommer.

A suivre …

Du lait en poudre importé a été mélangé avec du lait périmé en Chine

28
mar
2 commentaires
Classé dans Curiosité, Hygiène, Lait, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Du lait en poudre importé a été mélangé avec du lait périmé en Chine », selon Shanghai Daily

Des distributeurs en ligne en Chine ont cessé de vendre des préparations pour nourrissons Hero Nutradefense qui ont été importés des Pays-Bas après avoir trouvé que ce lait a été mélangé avec du lait en poudre périmé en Chine et que les dates d'expiration ont été modifiées, a rapporté CCTV.

20120726142401423Le seul distributeur autorisé en Chine du Groupe Hero, basé à Suzhou, province du Jiangsu, a été démantelé par l’agence de la qualité de la ville en décembre en raison du mélange de poudre de lait périmé avec une source inconnue de lait des produits Hero Nutradefense, de la modification des dates de production et des dates d'expiration et de leur reconditionnement, a rapporté CCTV.

Le lait maternisé était étiqueté « 100 pour cent lait importé des Pays-Bas ».

Plus de 520 000 conditionnements et 38 868 boîtes de lait maternisé d’une valeur de 50 millions de yuans (6 280 000 euros) ont été confisqués par la police de Suzhou en décembre. La police enquête toujours sur la cause et la personne morale de l'entreprise a été arrêtée.

Hero Nutradefense est encore vendu dans le pays, à la fois en ligne et hors ligne, car l’agence de la qualité de Suzhou n'a pas ordonné de rappel ou n’a pas fait état de problèmes de qualité, selon CCTV.

Les responsables du Shanghai Industrial and Commercial Administrative Bureau et la police de la ville enquêtent sur le bureau du Groupe Hero, basée en Suisse, à Shanghai, qui est responsable de la commercialisation en Chine.

Le bureau de Shanghai a insisté sur le fait que le lait maternisé était importé à 100 pour cent des Pays-Bas et a dit qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter car une enquête était en cours.

Dans un communiqué du 28 mars 2013, Hero indique que « Hero Infant Milks in China are Safe ». Il indique que tous ses laits à destination de la Chine sont exclusivement fabriqués aux Pays-Bas.

Une enquête récente du Suzhou Institute of Supervision & Inspection on Product Quality a allégué que l'un des distributeurs de Hero en Chine a été impliqué dans le reconditionnement illégal de Nutradefense. Cela a été étudié par les autorités de Suzhou et traité de façon appropriée.

Le Groupe Hero n'a détecté aucun problème concernant la qualité et la salubrité de ses produits sur le marché chinois. La société continuera de surveiller de près ses distributeurs afin d'assurer l'intégrité des produits Hero vendus en Chine.