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Articles de la catégorie 'Lait'

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A propos des distributeurs automatiques de lait cru

24
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Lait, Machines, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

L’AFSCA vient de publier le 23 avril 2014 un nouvelle version de la « Circulaire relative à la vente de lait cru non préemballé par le biais d’un distributeur automatique de lait » et une « Annexe : Distributeurs automatiques de lait cru non préemballé : exigences en matière d’hygiène. »

Il est dit que « La circulaire attire l’attention sur les exigences en matière d’hygiène lors de l'utilisation de distributeurs automatiques de lait cru. »

p10108131En France, les distributeurs automatiques de lait sont réglementés par la note de service (DGAL/SDSSA/N2012-8271 du 24 décembre 2012) « relative au lait cru destiné à la consommation humaine directe » et par l’« article 7 de l’arrêté du 13 juillet 2012 relatif aux conditions de production et de mise sur le marché de lait cru de bovinés, de petits ruminants et de solipèdes domestiques remis en l'état au consommateur final ».

La note de service renseigne sur les aspects suivants :

  • Distributeurs automatiques de lait cru
  • Modèles et homologations
  • Fonctionnement et entretien
  • Respect des températures
  • Approvisionnement en lait – Gestion des invendus

Les aspects conception hygiénique et nettoyabilité des distributeurs automatiques sont bien mis en avant ainsi que le rôle clé du nettoyage-désinfection dans la note de service de la DGAL.

Les informations sur le respect des températures sont pratiquement identiques dans les documents belges et français.

Les documents de l’AFSCA mettent en avant le respect « des autocontrôles basés sur les principes de HACCP », HACCP est terme pas très usité par le ministère de l’agriculture et ses édiles. De même « Étant donné que les enfants, les personnes âgées, etc. constituent des groupes sensibles, l’AFSCA  demande avec insistance de ne pas installer de tels distributeurs dans les écoles, les maisons de retraite … »

Autant de choses qui font que les documents belges et français se complètent « harmonieusement » …

NB : Pour compléter cet article, on lira aussi, À propos du lait cru ici et là … et en France et Les distributeurs de lait cru interdits au Royaume-Uni

Il existe déjà l’Autorité de sécurité des aliments de Nouvelle-Zélande mais le gouvernement de Nouvelle-Zélande réinvente la roue !

23
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Lait, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Il existe déjà l’Autorité de sécurité des aliments de Nouvelle-Zélande (New Zealand Food Safety Authority) mais le gouvernement réinvente la roue », article publié le 23 avril 2014 par Doug Powell du barfblog.

Le gouvernement néo-zélandais va mettre en place un groupe consultatif indépendant en matière de sécurité des aliments pour lui recommander les changements réglementaires suite au rappel mondial de produits laitiers de l'an dernier après une fausse alerte au botulisme.

barf.o.meter_.dec_.12-216x300Le Food Safety and Assurance Advisory Council est l'une des 29 recommandations de la commission d'enquête gouvernementale de décembre 2013 au sujet de l’incident lié à la contamination de protéines concentrées de lactosérum, a déclaré mercredi la ministre de la sécurité des aliments, Nikki Kaye.

« Pour l'instant il n'y a pas de groupe indépendant qui se penche sur l'ensemble du système de sécurité sanitaire des aliments de la Nouvelle-Zélande et il sera en mesure de fournir des conseils indépendants de haut niveau et d'analyse des risques », a déclaré Kaye dans un communiqué.

« Ce conseil est mis en place pour faire cela et fera un rapport au directeur général du ministère des Industries primaires. Il sera une caisse de résonance précieuse pour de nouvelles idées et contribuera à la confiance du consommateur et des marchés dans les aliments de Nouvelle-Zélande », dit-elle.

Elle s’attend  aussi que le groupe d'experts de six membres puisse identifier les tendances, les risques et les problèmes actuels et futurs qui peuvent avoir une incidence sur le système de sécurité des aliments du pays.

Le géant laitier Fonterra a plaidé coupable devant un tribunal de Nouvelle-Zélande le mois dernier de quatre chefs d'accusation liés à la sécurité des aliments suite au rappel mondial de protéines concentrées de lactosérum sur la peur après une fausse alerte au botulisme qui s'est passé en août 2013.

Fonterra se bat aussi dans une affaire civile intentée par le géant alimentaire français Danone qui demande réparation pour 350 millions d'euros pour cette fausse alerte.

Etats-unis : Les 8 aliments crus qui présentent le plus de risques

5
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Lait, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

webst11167Après Le top 8 des lieux de notre vie quotidienne les plus exposés aux microbes ! aux Etats-Unis, voici un top 8 des aliments crus qui présentent le plus de risques et qui peuvent vous rendre malades, selon cet article du Washington Post du 4 avril 2014, à vous de voir …

Le « mouvement n faveur des ealiments crus » est une préoccupation majeure en matière de sécurité des aliments pour le Centers for Disease Control et plusieurs scientifiques de premier plan en santé publique. Cette tendance populaire entraîne que les consommateurs boudent les aliments qui ont été traditionnellement transformés par la chaleur ou cuits pour détruire les pathogènes. Voici huit aliments dont les experts disent qu’ils présentent quelques-uns des plus grands risques lorsqu'ils sont consommés crus ou insuffisamment cuits.

Source Foodborne Outbreak Online Database utilisant des données de 1998 à 2011.

  • Lait : E. coli O157:H7, Campylobacter, Salmonella et Listeria, 102 foyers d’intoxications alimentaires (1606 personnes malades, 92 hospitalisations).
  • Fromage blanc au lait cru (queso blanco ou queso fresco) : Listeria, 15 foyers d’intoxications alimentaires (191 personnes malades, 48 hospitalisations, 2 décès).
  • Œufs : Salmonella, 110 foyers d’intoxications alimentaires (4246 personnes malades, 190 hospitalisations, 1 décès).
  • Viande hachée : E. coli O157:H7 et Salmonella, 320 foyers d’intoxications alimentaires (au moins 3585 personnes malades, 457 hospitalisations et 8 décès)
  • Huîtres : Vibrio vulnificus et Vibrio parahamolyticus, 124 foyers d’intoxications alimentaires (1401 personnes malades, 40 hospitalisations).
  • Fruits à coques : Salmonella, E. coli O157:H7, 14 foyers d’intoxications alimentaires (1700 personnes malades, 314 hospitalisations, 10 décès).
  • Épinards : E. coli O157:H7 5 (302 personnes malades, 113 hospitalisations, 6 décès).
  • Graines germées : E. coli O157:H7, 43 foyers d’intoxications alimentaires (1384 personnes malades, 135 hospitalisations, 1 décès).

Nouvelle-Zélande : Fonterra condamné à une amende pour la fausse alerte au botulisme

5
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lait, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

fonterra_logo_2« Fonterra a été condamné à une amende pour la fausse alerte au botulisme », source News.com.au du 4 avril 214.

Le géant laitier Fonterra a été condamné à une amende de 300 000 dollars néo-zélandais (188 185 euros, une broutille -aa) après avoir accepté les quatre accusations portées contre lui à propos de la crainte du botulisme en 2013 dans des protéines de lactosérum.

La société a été condamnée à partir d’accusations portées par le ministère des Industries primaires à la Wellington District Court.

Pour justifier l'amende, le juge Peter Hobbs a dit qu'il y avait une nécessité de tenir Fonterra responsable de l'impact que la crainte avait entraîné sur la réputation de la Nouvelle-Zélande comme exportateur de produits alimentaires sûrs.

On a craint que 38 tonnes de concentré protéique de lactosérum – un ingrédient clé dans les préparations pour nourrissons – avaient été contaminées par la bactérie responsable du botulisme, incitant un rappel mondial de certains produits laitiers.

Mais d'autres tests avaient confirmé que les bactéries présentes ne présentaient aucun risque pour la santé et cette crainte avait été donc une fausse alerte.

Le juge Hobbs a dit que la crise de la sécurité des aliments a entaché la réputation de la Nouvelle-Zélande comme exportateur d’aliment de haute qualité et cela a eu un impact en aval sur les producteurs laitiers.

Il a dit que cette crainte était le résultat « de négligences et de non-respect des procédures » plutôt que celui d'une action délibérée.

Cependant, le juge Hobbs a déclaré que Fonterra « aurait pu et dû mieux faire ».

Les accusations portées contre Fonterra, l’ont été en vertu de l’Animal Products Act, à la suite de l'enquête de conformité propre au ministère au sujet de l'incident.

Préalablement, la société avait déclaré ne pas contester les accusations.

Les charges pour lesquelles Fonterra a plaidé coupable étaient :

  • Transformation de produits laitiers non en accord avec son programme de management des risques.
  • Exportation de produits laitiers qui a échoué à satisfaire aux normes des produits d'origine animale.
  • Avoir omis de notifier sa vérification des préoccupations importantes selon lesquelles les produits laitiers n'avaient pas été transformés conformément à son programme de management des risques
  • Avoir omis d'aviser le directeur général dès que possible que les produits laitiers exportés n’étaient pas adaptés à l'usage prévu.

L'amende maximale que pouvait avoir Fonterra était de 500 000 dollars néo-zélandais (313 641euros).

Le géant de l'agroalimentaire français Danone, qui a fabriqué des préparations pour nourrissons à partir des protéines de lactosérum, poursuit Fonterra pour des pertes estimées, affirmant que la crainte du botulisme lui a coûté plus de 570 millions de dollars néo-zélandais (358 millions d’euros).

Autriche : Après une épidémie de listériose, des chercheurs étudient le génome des souches épidémiques de Listeria

31
mar
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lait, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Des chercheurs étudient le génome des souches épidémiques de Listeria ». Source Food Safety Watch.

Une équipe de scientifiques de l'université de médecine vétérinaire de Vienne (Autriche) ont analysé la génétique de deux souches différentes de Listeria monocytogenes impliquées dans une épidémie dans plusieurs pays d’infections liées à un fromage acide blanc, le Quargel.

Quargel1_c_Rychli-small-300x225L'épidémie, en 2009 et 2010, a touché 34 personnes en Autriche, en Allemagne et en République tchèque, dont huit décès. Elle a été associée à la consommation de fromage acide blanc, Quargel, fabriqué dans une laiterie de la ville d’Hartberg en Autriche, qui a plus tard cessé ses activités. Deux souches distinctes de Listeria monocytogenes sérotype 1/2a ont été trouvées être impliquées dans l'épidémie, qui était composée de deux groupes distincts de cas d’infection, mais les deux souches étaient présentes dans le fromage contaminé.

Les génomes de deux souches ont été séquencés puis analysés et ont été jugés très similaires, mais ils ont aussi montré des différences importantes. La première souche s'est avérée contenir des gènes pour un certain nombre de facteurs de virulence, ce qui la rend très invasive pour les cellules épithéliales, tandis que la seconde était capable d'infecter des cellules immunitaires importantes appelées macrophages, et elle a été extrêmement virulente. Les deux souches ont été responsables de décès chez des personnes infectées. La première souche a également été retrouvée être plus résistante au stress acide, ce qui la rend plus susceptible de survivre après le passage dans l'estomac.

Les chercheurs concluent que les deux souches étaient distinctes et ne découlent pas d'un ancêtre commun, ce qui signifie qu'elles sont entrées probablement la chaîne alimentaire de manière indépendante. Ils soulignent que leurs résultats illustrent l'importance d'une bonne hygiène et de la propreté dans la production alimentaire.

L'étude est publiée en intégralité dans la revue PLOS ONE.