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Évaluation quantitative des risques du syndrome hémolytique et urémique lié aux souches de Escherichia coli producteurs de shigatoxines O157:H7 et non O157:H7 dans du fromage à pâte molle au lait cru

26
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lait, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

ecoli-bacteriaRésumé.

Les souches de  Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) peuvent provoquer des infections humaines allant de la simple diarrhée au syndrome hémolytique et urémique (SHU). Les cinq principaux sérotypes pathogènes de STEC (ou MPS-STEC pour main pathogenic serotypes-STEC) identifiés à ce jour en Europe sont O157:H7, O26:H11, O103:H2, O111:H8, et O145:H28. Parce que les souches de STEC peuvent survivre ou se développer pendant la fabrication du fromage, en particulier dans les fromages à pâte molle, un modèle stochastique d’évaluation quantitative du risque microbien a été développé pour évaluer le risque de SHU associé aux cinq MPS-STEC dans des fromages à pâte molle au lait cru. Un scénario de référence représente un scénario de base du cas le pire, où aucune intervention n’a été considérée tout au long du continuum de la ferme à la table. Le niveau de risque évalué dans ce scénario de référence est le niveau basé sur les risques. L’impact de sept scénarios avant collecte (vaccins, probiotiques, tri du lait) sur le niveau du risque a été exprimée en termes de réduction du risque. L’impact de l’intervention avant collecte varie de 76% à 98% dans la réduction du risque avec des valeurs les plus élevées prédites des scénarios combinant une diminution du nombre de vaches excrétant des STEC et la concentration en STEC dans les fèces. L’impact des interventions post-collecte sur le niveau basé sur les risques a également été testé en appliquant cinq critères microbiologiques (CM) à la fin de la maturation. Les cinq CMs diffèrent en termes de taille de l’échantillon, du nombre d’échantillons qui peuvent donner une valeur supérieure à la limite microbiologique et des méthodes d’analyse. La réduction du risque prédit varie de 25% à 96% en appliquant des CMs sans intervention préalable et de 1% à 96% avec la combinaison des interventions avant et après collecte.

Frédérique Perrin, Fanny Tenenhaus-Aziza, Valérie Michel, Stéphane Miszczycha, Nadège Bel, and Moez Sanaa. Quantitative Risk Assessment of Haemolytic and Uremic Syndrome Linked to O157:H7 and Non-O157:H7 Shiga-Toxin Producing Escherichia coliStrains in Raw Milk Soft Cheeses. Risk Analysis. 25.aug.14.

On pourra aussi lire sur ce blog, De la détection de STEC potentiellement pathogènes (O26:H11, O103:H2, O111:H8, O145:H28 et O157:H7) dans des fromages au lait cru.

Les aliments impliqués dans des foyers de cas de maladies infectieuses en Allemagne en 2013

23
août
2 commentaires
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lait, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande, Volaille.

« Les aliments impliqués dans des foyers de cas de maladies infectieuses en Allemagne en 2013 », Information du BfR n°30/2014 du 8 août 2014.

Pour prévenir les maladies infectieuses d’origine alimentaire, une connaissance approfondie des aliments mis en cause ainsi que leur production et de transformation sont nécessaires. Par conséquent, l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) est en train de collecter de données sur les aliments impliqués dans des foyers de cas de maladies infectieuses depuis 2005.

Une intoxication alimentaire collective est suspectée, si deux ou plusieurs personnes sont tombées malades en consommant le même aliment. Une fois terminées toutes les investigations relatives à des foyers de cas de maladie d’origine alimentaire, le Land et les autorités fédérales chargées de l’inspection des aliments envoient des informations sur les aliments impliqués au BfR via le système de déclaration BELA*. La procédure de déclaration est basée sur le règlement administratif général (AVV) sur « Zoonoses dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire ».

Pour l’année 2013, le BfR a obtenu des informations sur 73 foyers de cas de maladies d’origine alimentaire pour les fins de l’évaluation (84 foyers en 2012). L’institut a également reçu de BELA des alertes de deux landers sur une éclosion diffuse de cas de maladie. Pour 33 des 73 foyers de cas de maladies déclarés, un aliment a été identifié, sur les bases de données probantes, comme étant la cause de l’éclosion. Pour cette évaluation, des résultats à la fois microbiologiques et/ou épidémiologiques ont été utilisés. La catégorie « viandes, produits à base de viande et charcuteries » a dominé  parmi les véhicules alimentaires. En outre, le BfR a analysé les lieux de l’exposition, les facteurs contributifs et à quel stade de la chaîne alimentaire ces facteurs ont eu lieu.

En résumé, les informations reçues confirment que beaucoup des foyers de cas de maladies d’origine alimentaire signalées au BfR en 2013 ont de nouveau été causés par une hygiène insuffisante et une gestion inappropriée de la température. Des investigations appropriées auprès des consommateurs et la formation régulière du personnel dans les restaurants et les installations de restauration collective sur la manipulation correcte des aliments peuvent aider à prévenir les foyers de cas de maladie.

En 2013, le BfR a de nouveau reçu des informations sur des foyers de cas de maladie suite à la consommation de lait cru. Par conséquent, le BfR a publié un communiqué de presse pour souligner que les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes malades en particulier, devraient s’abstenir de consommer du lait cru et des produits à base de lait. Cette recommandation s’applique également aux classes des écoles et aux groupes d’enfants qui visitent des fermes.

Des dépliants avec des conseils sur la façon dont les consommateurs peuvent se protéger contre les infections d’origine alimentaire dans les foyers privés peuvent être téléchargés gratuitement à partir du site Internet du BfR.

La version complète de cet avis du BfR est disponible en langue allemande ici.

* BELA est un système fédéral normalisé d’enregistrement des données sur les aliments impliqués dans les foyers de cas de maladies.

NB : Traduction par mes soins.

Les embarras de Danone dans son action en justice contre Fonterra

11
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lait, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

SCCZEN_A_050813WCBRCMil01_620x310The New Zealand Herald du 9 août 2014 rapporte que « Danone fait appel au sujet du retard apporté à l’examen de son cas. » Extraits

Danone a dit que le rappel causé par la crainte de botulisme liée au lactosérum de Fonterra lui a coûté  981 millions de dollars.

Danone se bat pour que son action en justice contre Fonterra de Nouvelle-Zélande reste entière et a fait appel de la décision de la Haute Cour de mettre l’affaire en suspens.

L’action du géant de l’alimentaire français contre Fonterra a été mise en attente le mois dernier, par un juge de la Haute Cour disant que l’arbitrage à Singapour doit être fait en premier. Mais Danone a fait appel auprès de la Cour d’appel hier.

Le juge de la Haute Cour a commis une erreur « en droit et en fait en accordant un sursis temporaire », a dit un porte-parole.

Danone, la société mère du fabricant de préparations infantiles, Nutricia, a commencé en janvier une action en justice en Nouvelle-Zélande et une procédure d’arbitrage à Singapour pour obtenir une indemnisation après que Fonterra ait effectué un rappel de concentré de protéines de lactosérum, en raison d’une alerte au botulisme.

Le coût du rappel a coûté 350 millions d’euros (554 millions de dollars) quand il a révélé ses résultats au troisième trimestre de l’an dernier, mais dans son action en justice, il allègue que les coûts prévus et les perte de ventes lui ont coûté 630 millions d’euros (981 millions de dollars).

L’EFSA actualise les conseils concernant les préparations pour nourrissons et les préparations de suite

28
juil
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Classé dans Curiosité, Lait, Nutrition, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

150_infantL’article, Avis de l’EFSA sur les laits de croissance : ça décoiffe ! avait pour objectif de présenter l’avis de l’EFSA du 25 octobre 2013, « Le lait « de croissance »: l’EFSA déclare qu’il n’apporte pas de valeur supplémentaire à une alimentation équilibrée ».

Voici maintenant que l’EFSA présente le 24 juillet 2014 un communiqué, « L’EFSA actualise les conseils concernant les préparations pour nourrissons et les préparations de suite ».

L’EFSA a émis des recommandations sur les niveaux d’apport énergétiques, de macronutriments et de micronutriments dans les préparations pour nourrissons et les préparations de suite. Les recommandations sont incluses dans un avis scientifique ayant trait à la composition essentielle des préparations pour nourrissons et des préparations de suite, qui examine les conseils donnés par le Comité scientifique de l’alimentation humaine en 2003 et tient compte des éléments de preuve plus récents. Il découle d’un avis de l’EFSA qui a été publié en 2013 au sujet des besoins nutritionnels et les apports alimentaires des nourrissons et des enfants en bas âge dans l’Union européenne.

L’avis intégral de l’avis de l’EFSA est ici.

France : Rappels de plusieurs fromages pour soit présence de E. coli ou soit présence de Listeria monocytogenes

26
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Lait, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Selon le journal Libération du 26 juillet reprenant une dépêche de l’AFP, « La société L’Etoile du Vercors a précisé dans un communiqué avoir procédé au retrait des fromages Saint-Marcellin IGP, Saint-Félicien, Séchon de vache et Tommes du Dauphiné, vendus sous différentes marques commerciales dans toute la France, après la mise en évidence de la présence d’escherichia coli (E. coli) dans ces produits, dont la date limite d’utilisation optimale est située entre le 4 août et le 3 septembre 2014.

« Les magasins concernés par la distribution du lot contaminé ont procédé à son retrait et informé les consommateurs grâce à des affichettes mises sur les lieux de vente concernés », a-t-elle précisé.

Certains fromages ayant été commercialisés avant la mesure de retrait, il est demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter à leur point de vente. »

Je ne sais pas si l’on saura de quel type de E. coli il s’agit. Pas encore de nouvelles en ce 26 juillet, ni des distributeurs, ni des autorités …

Par ailleurs toujours selon le journal Libération, « Le grossiste Desailly, à Rungis, a indiqué dans un communiqué distinct avait pris les mêmes mesures pour un gorgonzola de marque «Lago Monate», vendu à la coupe depuis le 1er juillet dans des centres Leclerc en France ainsi que sur des marchés de tout le territoire national.

La présence de la bactérie Listeria monocytogenes a été mise en évidence dans ce produit, dont la date préférable de consommation se situe avant le 9 août 2014.

Ceux qui en auraient déjà consommé et qui présenteraient de la fièvre, accompagnée ou non de maux de tête – les symptômes de la listériose – sont invités à consulter leur médecin traitant, le délai d’incubation pouvant aller jusqu’à 8 semaines en cas d’infection. Le risque est plus particulièrement élevé pour les femmes enceintes, les personnes âgées et/ou immuno-déprimées.

La société Desailly peut être jointe au numéro de téléphone 01 46 87 24 45. »

Pas encore de nouvelles en ce 26 juillet, ni des distributeurs, ni des autorités …

Ce denier rappel me semble être tout aussi distinct d’un rappel récent de gorgonzola du 22 juillet 2014 dans un centre Leclerc pour cause de présence de Listeria monocytogenes. Il avait été question de « Gorgonzola Bassi ».