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France : Les contrôleurs contrôlés par l’OAV au sujet des contrôles officiels relatifs à la sécurité des denrées alimentaires d’origine animale, en particulier le lait et les produits laitiers

3
sept
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Lait, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Vient d’être par publié l’Office Alimentaire et Vétérinaire (OAV) de la Commission européenne, le « Rapport final d’un audit effectué en France du 10 au 21 février 2014 afin d’évaluer les contrôles officiels relatifs à la sécurité des denrées alimentaires d’origine animale, en particulier le lait et les produits laitiers ».

rasff2Un point très positif, « Le système de contrôle dans le secteur laitier est bien établi. » mais, « La fréquence des contrôles effectués repose sur une analyse des risques. La fréquence minimale est définie au niveau central, mais n’est pas toujours adaptée aux circonstances locales, en particulier pour ce qui est du suivi des non-conformités relevées lors des contrôles officiels et de la confirmation de l’agrément après d’importants travaux de réfection dans les établissements. »

Dans l’ensemble, les établissements visités respectaient, à deux exceptions près, les exigences en matière d’hygiène. La situation dans deux établissements visités a été jugée préoccupante en raison d’une contamination potentielle des produits laitiers. L’un d’entre eux (exerçant ses activités sur deux sites sous un seul numéro d’agrément) présentait de multiples non-conformités.

L’intervention de l’autorité compétente (AC) dans cet établissement est apparue faible. Dans un troisième établissement utilisant le régime douanier de perfectionnement actif, la traçabilité n’était pas assurée.

Par ailleurs, « Les manquements relevés par l’équipe d’audit de l’OAV concernant la mise en œuvre du règlement sur les sous-produits animaux quant aux exigences relatives à l’identification, aux documents de transport et à l’enregistrement des exploitations autorisées à recevoir des matières de catégorie 3 issues de l’industrie laitière étaient connus de l’autorité centrale compétente (ACC), qui a pris des mesures pour remédier aux problèmes constatés. »

En réponse à ce dernier point, « L’ACC a informé l’équipe d’audit de l’OAV que des instructions spécifiques pour la collecte, le stockage et la transformation des sous-produits animaux de l’industrie laitière étaient en cours d’élaboration et que leur publication était prévue pour avril 2014. Un guide pour les sous-produits animaux en général a été rédigé afin de faciliter les contrôles des AC et l’industrie, mais il doit encore être approuvé par la DGCCRF ».

Enfin, concernant « les conditions générales en vue de la certification des animaux vivants et des produits d’origine animale destinés à l’exportation vers des pays tiers », « la procédure de certification en place n’est pas conforme aux dispositions de la directive 96/93/CE du Conseil du 17 décembre 1996 concernant la certification des animaux et des produits animaux»

Il existe aussi un document de la « Réponse de l’autorité compétente de la France aux recommandations du rapport de mission réf. DG(SANCO)/2014-7210 réalisée du 10 au 21 février 2014 afin d’évaluer les contrôles officiels relatifs à la sécurité des denrées alimentaires d’origine animale, en particulier le lait et les produits laitiers ».

Parmi les aspects qui peuvent intéresser directement le consommateur, il y a la suite à donner aux entreprises ayant fait l’objet de non-conformités liées aux notifications au RASFF :

Recommandation de l’OAV : « Envisager de mener des inspections complètes dans les établissements ayant fait l’objet d’une notification du système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) au moment où les enquêtes RASFF ont lieu.

Je pensais que cela était systématiquement réalisé, compte tenu de l’importante du risque pour le consommateur, par exemple, le rappel d’un produit pour présence de pathogènes, mais la réponse fournie par l’AC de la France est complexe :

L’ACC rappellera aux AC l’importance de procéder à une évaluation systématique de la situation en cas d’alerte, qu’elle soit locale, nationale ou européenne (RASFF). Cette évaluation doit permettre de déterminer si une inspection complète de l’établissement est nécessaire ou non.

Une note de service formalisant la méthode de gestion d’une alerte depuis la prise de connaissance d’une non-conformité, l’évaluation de sa gravité, le déclenchement de la situation d’alerte, sa notification à l’administration centrale et sa gestion sensu stricto paraîtra au second semestre 2014 ; il sera rappelé dans cette note que le choix de la réalisation d’une inspection sur site dépend de la gravité de la non-conformité des produits, de la date de la dernière inspection et de l’historique de l’établissement ; l’inspection sur site d’un établissement de production impliqué dans une alerte sera fortement recommandé.

Ce rappel se fera également dans le cadre de la note de service reprenant les conclusions de l’audit OAV, ainsi qu’au cours des échanges de pratiques « lait et produits laitiers ». La prochaine session est prévue pour le dernier trimestre 2014.

A suivre …

Allemagne : Rappel de Morbier au lait cru pour cause de présence de E. coli O26:H11

31
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Lait, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

En octobre 2013, il y avait eu un rappel de Morbier pour cause de présence de Salmonella.

En février 2014, rappel de Morbier au lait cru pour cause de présence de Listeria monocytogenes, « Morbier au Lait Cru Auchan Terroir 250g », selon un communiqué.

704158+704298+morbier+la+traditionLe 25 août 2014, les autorités allemandes signalent le rappel de Morbier.

Fabricant, Mont de Joux et Distributeur, Fromi.
Cause du rappel : Contamination par des bactéries indésirables (E. coli O26:H11, stx+)
DLUO (date de durabilité minimale ou date limite d’utilisation) : HD 31.08. – 14/08/2014
Le Numéro de lot / lot identification : 77 / Fr 25.041.001 CE
Informations Complémentaires: Communication de la société française « MONT DE JOUX » rappelle La société française « MONT DE JOUX » rappelle le produit suivant :
Nom: Morbier entier ou demi
Marque : TRADITION
Conditionnement : morbier entier ou demi morbier  
N ° de lot. : 77
MHD: 06/09/2014, 09/07/2014, 09.09.2014, 11.09.2014, 14.09.2014
Marque d’identification: FR 25 041 001 CE

Commentaires : E. coli O26:H11 semble être responsable depuis un à deux mois de trois à quatre rappels de plusieurs types de fromages que ce soit au lait cru de chèvre ou au lait cru de vache …

Évaluation quantitative des risques du syndrome hémolytique et urémique lié aux souches de Escherichia coli producteurs de shigatoxines O157:H7 et non O157:H7 dans du fromage à pâte molle au lait cru

26
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lait, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

ecoli-bacteriaRésumé.

Les souches de  Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) peuvent provoquer des infections humaines allant de la simple diarrhée au syndrome hémolytique et urémique (SHU). Les cinq principaux sérotypes pathogènes de STEC (ou MPS-STEC pour main pathogenic serotypes-STEC) identifiés à ce jour en Europe sont O157:H7, O26:H11, O103:H2, O111:H8, et O145:H28. Parce que les souches de STEC peuvent survivre ou se développer pendant la fabrication du fromage, en particulier dans les fromages à pâte molle, un modèle stochastique d’évaluation quantitative du risque microbien a été développé pour évaluer le risque de SHU associé aux cinq MPS-STEC dans des fromages à pâte molle au lait cru. Un scénario de référence représente un scénario de base du cas le pire, où aucune intervention n’a été considérée tout au long du continuum de la ferme à la table. Le niveau de risque évalué dans ce scénario de référence est le niveau basé sur les risques. L’impact de sept scénarios avant collecte (vaccins, probiotiques, tri du lait) sur le niveau du risque a été exprimée en termes de réduction du risque. L’impact de l’intervention avant collecte varie de 76% à 98% dans la réduction du risque avec des valeurs les plus élevées prédites des scénarios combinant une diminution du nombre de vaches excrétant des STEC et la concentration en STEC dans les fèces. L’impact des interventions post-collecte sur le niveau basé sur les risques a également été testé en appliquant cinq critères microbiologiques (CM) à la fin de la maturation. Les cinq CMs diffèrent en termes de taille de l’échantillon, du nombre d’échantillons qui peuvent donner une valeur supérieure à la limite microbiologique et des méthodes d’analyse. La réduction du risque prédit varie de 25% à 96% en appliquant des CMs sans intervention préalable et de 1% à 96% avec la combinaison des interventions avant et après collecte.

Frédérique Perrin, Fanny Tenenhaus-Aziza, Valérie Michel, Stéphane Miszczycha, Nadège Bel, and Moez Sanaa. Quantitative Risk Assessment of Haemolytic and Uremic Syndrome Linked to O157:H7 and Non-O157:H7 Shiga-Toxin Producing Escherichia coliStrains in Raw Milk Soft Cheeses. Risk Analysis. 25.aug.14.

On pourra aussi lire sur ce blog, De la détection de STEC potentiellement pathogènes (O26:H11, O103:H2, O111:H8, O145:H28 et O157:H7) dans des fromages au lait cru.

Les aliments impliqués dans des foyers de cas de maladies infectieuses en Allemagne en 2013

23
août
2 commentaires
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lait, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande, Volaille.

« Les aliments impliqués dans des foyers de cas de maladies infectieuses en Allemagne en 2013 », Information du BfR n°30/2014 du 8 août 2014.

Pour prévenir les maladies infectieuses d’origine alimentaire, une connaissance approfondie des aliments mis en cause ainsi que leur production et de transformation sont nécessaires. Par conséquent, l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) est en train de collecter de données sur les aliments impliqués dans des foyers de cas de maladies infectieuses depuis 2005.

Une intoxication alimentaire collective est suspectée, si deux ou plusieurs personnes sont tombées malades en consommant le même aliment. Une fois terminées toutes les investigations relatives à des foyers de cas de maladie d’origine alimentaire, le Land et les autorités fédérales chargées de l’inspection des aliments envoient des informations sur les aliments impliqués au BfR via le système de déclaration BELA*. La procédure de déclaration est basée sur le règlement administratif général (AVV) sur « Zoonoses dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire ».

Pour l’année 2013, le BfR a obtenu des informations sur 73 foyers de cas de maladies d’origine alimentaire pour les fins de l’évaluation (84 foyers en 2012). L’institut a également reçu de BELA des alertes de deux landers sur une éclosion diffuse de cas de maladie. Pour 33 des 73 foyers de cas de maladies déclarés, un aliment a été identifié, sur les bases de données probantes, comme étant la cause de l’éclosion. Pour cette évaluation, des résultats à la fois microbiologiques et/ou épidémiologiques ont été utilisés. La catégorie « viandes, produits à base de viande et charcuteries » a dominé  parmi les véhicules alimentaires. En outre, le BfR a analysé les lieux de l’exposition, les facteurs contributifs et à quel stade de la chaîne alimentaire ces facteurs ont eu lieu.

En résumé, les informations reçues confirment que beaucoup des foyers de cas de maladies d’origine alimentaire signalées au BfR en 2013 ont de nouveau été causés par une hygiène insuffisante et une gestion inappropriée de la température. Des investigations appropriées auprès des consommateurs et la formation régulière du personnel dans les restaurants et les installations de restauration collective sur la manipulation correcte des aliments peuvent aider à prévenir les foyers de cas de maladie.

En 2013, le BfR a de nouveau reçu des informations sur des foyers de cas de maladie suite à la consommation de lait cru. Par conséquent, le BfR a publié un communiqué de presse pour souligner que les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes malades en particulier, devraient s’abstenir de consommer du lait cru et des produits à base de lait. Cette recommandation s’applique également aux classes des écoles et aux groupes d’enfants qui visitent des fermes.

Des dépliants avec des conseils sur la façon dont les consommateurs peuvent se protéger contre les infections d’origine alimentaire dans les foyers privés peuvent être téléchargés gratuitement à partir du site Internet du BfR.

La version complète de cet avis du BfR est disponible en langue allemande ici.

* BELA est un système fédéral normalisé d’enregistrement des données sur les aliments impliqués dans les foyers de cas de maladies.

NB : Traduction par mes soins.

Les embarras de Danone dans son action en justice contre Fonterra

11
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lait, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

SCCZEN_A_050813WCBRCMil01_620x310The New Zealand Herald du 9 août 2014 rapporte que « Danone fait appel au sujet du retard apporté à l’examen de son cas. » Extraits

Danone a dit que le rappel causé par la crainte de botulisme liée au lactosérum de Fonterra lui a coûté  981 millions de dollars.

Danone se bat pour que son action en justice contre Fonterra de Nouvelle-Zélande reste entière et a fait appel de la décision de la Haute Cour de mettre l’affaire en suspens.

L’action du géant de l’alimentaire français contre Fonterra a été mise en attente le mois dernier, par un juge de la Haute Cour disant que l’arbitrage à Singapour doit être fait en premier. Mais Danone a fait appel auprès de la Cour d’appel hier.

Le juge de la Haute Cour a commis une erreur « en droit et en fait en accordant un sursis temporaire », a dit un porte-parole.

Danone, la société mère du fabricant de préparations infantiles, Nutricia, a commencé en janvier une action en justice en Nouvelle-Zélande et une procédure d’arbitrage à Singapour pour obtenir une indemnisation après que Fonterra ait effectué un rappel de concentré de protéines de lactosérum, en raison d’une alerte au botulisme.

Le coût du rappel a coûté 350 millions d’euros (554 millions de dollars) quand il a révélé ses résultats au troisième trimestre de l’an dernier, mais dans son action en justice, il allègue que les coûts prévus et les perte de ventes lui ont coûté 630 millions d’euros (981 millions de dollars).