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Articles de la catégorie 'Lait'

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Le Royaume-Uni et la consommation de lait cru

23
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lait, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

water-milk-outbreak« Le Board de la FSA est d’accord pour que les restrictions sur le lait cru perdurent », source FSA, mise à jour du 15 juillet 2015.

Le Board de la FSA a accepté aujourd’hui que les restrictions actuelles sur la vente de lait cru devraient rester en place, selon la conclusion de l’examen par la FSA sur la maîtrise du lait cru.

Le Board de la FSA s’est réuni pour discuter des conclusions de la revue complète des règlements qui régissent la vente de lait non pasteurisé ou de boissons au lait cru.

La revue a conclu que :

  • le risque associé à la consommation du lait cru, sauf pour les groupes vulnérables, est acceptable lorsque des contrôles d’hygiène appropriés sont appliqués
  • la restriction actuelle sur la vente de lait cru devrait rester en place car il n’est pas certain que la protection du consommateur puisse être conservée si le marché du lait cru s’agrandissait.
  • la communication à propos des risques pourrait être améliorée, en particulier pour les groupes vulnérables, et des modifications aux exigences d’étiquetage sont proposées pour tenir compte de cet aspect particulier.

Le Board a accepté les conclusions de l’examen. Toutefois, il a exprimé des préoccupations selon lesquelles les consommateurs devraient être plus conscients des risques et a demandé que la FSA soit claire dans ses conseils de ne pas boire du lait cru.

Le Board a noté des rapports de non-conformité dans l’industrie et a convenu que le soutien à l’amélioration de la conformité devrait être une priorité de l’action de la FSA.

Dans un développement de l’approche de la FSA pour la maîtrise des aliments « à risque », le Board a décidé d’identifier désormais que les facteurs déclenchant des éclosions, la détection des pathogènes dans les prélèvements de lait cru et les changements intervenus sur le marché des boissons au lait cru exigeraient un examen plus approfondi des risques et des contrôles. Cela sera facilité par des rapports réguliers liés à la conformité dans ce secteur au Board.

La FSA a revu les contrôles actuels pour s’assurer qu’ils soient clairs, cohérents et qu’ils maîtrisent les risques de santé publique associés au lait cru. L’examen a porté sur l’Angleterre, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord. La vente de lait cru est interdite en Ecosse.

La consultation a examiné un certain nombre d’options. Celles-ci vont de la suppression des restrictions sur les ventes à travers l’introduction d’une obligation pour tout lait d’être pasteurisé avant d’être vendu.

Les aventures de fromages français et de Listeria en Suède

27
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lait, Listeria, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Le Parisien.fr du 26 mai 2015 se pose des questions existentielles comme par exemple, « Listeria : des fromages français retirés en Suède mais pas en France ».

Ne sait-il pas que les rappels de produits alimentaires en France ne sont pas très transparents, non pas pour la presse, mais pour les consommateurs ?

On apprend donc qu’« Un groupe fromager suédois a annoncé mardi le rappel de 750 kg de fromage français, en invoquant une suspicion de listeria qui n’a pourtant suscité aucune alerte, ni en France ni dans l’Union européenne.

listeria26Sont concernés des lots de morbier vendus sous les marques «Les 3 Comtois» et «Falbygdens Rekommenderar», a indiqué ce groupe, Falbygdens Ost.

Selon Agrisalon citant l’AFP, « Le rappel est effectué par prudence, et il n’a pas été constaté de présence de listeria dans le fromage que nous avons vendu, mais cela ne peut être exclu. La raison du rappel est que nous avons été informés par notre fournisseur, Interval, que la listeria a été découverte dans un lot de la fromagerie productrice en France », a-t-il affirmé.

Les autorités sanitaires suédoises ne sont pas très loquaces, comme en témoigne leur communiqué du 26 mai 2015, « Falbygdens fromage rappelle du Morbier AOP vendus sous les marques Falbygdens Rekommenderar et Les 3 Comtois raison de listeria. »

Le communiqué de Falbygdens Osts n’est pas non plus très clair, car on y apprend que « le rappel est fait pour des raisons de prudence, il est pas établi que Listeria ait été retrouvé dans les fromages vendus, mais cela ne peut être exclu. »

Pour l’instant, pas d’information de nos autorités, mais cela ne change aux bonnes habitudes prises.

Cela étant, on peut aussi mettre cela au compte d’une nervosité de la Suède vis-vis de Listeria car ces derniers temps il y a eu des ratés dans crises sanitaires liées à Listeria. Alors excès de précaution ou réalité, nous le saurons certainement dans les prochains jours …

Quant au RASFF, ce rappel concerne-t-il l’alerte notifiée par la France sous la référence 2015.0605 ?

Mise à jour du 29 mai 2015. Selon Le Figaro.fr du 29 maiSuspicion de listeria: 3 tonnes de morbier retirées de la vente.

Les contrôles officiels relatifs à la sécurité des denrées alimentaires d’origine animale, en particulier la viande, le lait et les produits dérivés au Luxembourg vus par l’OAV

17
nov
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Classé dans Audit, Curiosité, HACCP, Hygiène, Lait, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

La commission européenne annonce la publication le 14 novembre 2014 du « Rapport d’un audit effectué au Luxembourg du 17 au 28 mars 2014 afin d’évaluer les mesures de suivi prises par les autorités compétentes en ce qui concerne les contrôles officiels relatifs à la sécurité des denrées alimentaires d’origine animale, en particulier la viande, le lait et les produits dérivés ».

rasffRésumé.

L’audit s’est déroulé au Luxembourg du 17 au 28 mars 2014. Il avait pour objectif d’évaluer les mesures de suivi prises par les autorités compétentes en ce qui concerne les contrôles officiels relatifs à la sécurité des denrées alimentaires d’origine animale, en particulier la viande, le lait et les produits dérivés.

Aucune modification n’a eu lieu pour ce qui concerne l’organisation des autorités compétentes (ACs). De même, aucun progrès significatif n’a eu lieu pour l’approbation de la loi en matière de sanctions administratives et pénales qui est toujours pendante au parlement luxembourgeois. Par contre, en matière de bien-être animal, des actions ont été entreprises depuis le dernier audit de l’Office alimentaire et vétérinaire (l’OAV) en 2010 et les dispositions ont été prises pour mettre en application le règlement (CE) n°1099/2009. A cet égard, il faut noter que le Luxembourg n’a pas accordé de dérogation en matière d’étourdissement dans le cas d’abattage rituel.

Un système de contrôle basé sur l’évaluation du risque et prenant en charge les principaux critères du règlement (CE) n°882/2004 est en place. Dans les établissements visités, le rythme de contrôle était adéquat. Toutefois le système de suivi des non conformités n’est toujours pas adéquat.

Les rapports évalués étaient rédigés de façon claire et concise tout en donnant une image pertinente de l’établissement concerné. Hormis pour un établissement, le contenu de ces rapports correspondait avec l’évaluation de l’équipe d’audit.

La majorité des établissements visités correspondaient en général aux exigences du « paquet hygiène ». Toutefois, certaines déficiences ont été relevées dans différents établissements. Elles étaient particulièrement significatives dans un abattoir de petite taille visité, mettant en cause la pertinence de l’agrément donné. L’AC a pris des mesures immédiates.

Les autocontrôles mis en place par les opérateurs étaient en général satisfaisants, hormis les contrôles et le suivi des contrôles de l’eau potable qui présentaient toute une série de déficiences dans plusieurs établissements visités.

Les plans d’analyse des risques et maîtrise des points critiques (HACCP) évalués par l’équipe d’audit étaient en général satisfaisants. Toutefois, dans un abattoir, le vétérinaire officiel avait été intégré comme acteur de la mise en œuvre du plan HACCP, l’examen post-mortem constituant le seul point critique de contrôle (CCP) identifié.

Le système de contrôle mis en place pour le contrôle du lait cru et des produits laitiers est conforme aux exigences du paquet hygiène couvrant les inhibiteurs, les germes bactériens et les cellules somatiques. A ce jour, plus de 99% des livraisons de lait cru sont conformes pour ce qui concerne les germes bactériens et les cellules somatiques.

Un système de traçabilité satisfaisant était en place dans tous les établissements visités. Seules des déficiences marginales ont été constatées.

Le rapport adresse plusieurs recommandations aux AC luxembourgeoises, les invitant à remédier aux déficiences constatées par l’équipe d’audit.

NB : La réponse des autorités compétentes face aux recommandations est ici. Le problème de l’absence de sanctions perdure dans l’UE …

A propos de la consommation de lait cru en France et au Royaume-Uni

7
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Hygiène, Lait, Listeria, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

taylor_swift_got_milk_ad« La Food Standards Agency réitère ses recommandations sur les dangers pour les enfants de la consommation du lait cru », source FSA du 6 novembre 2014.

A la lumière de trois incidents distincts impliquant six cas à E. coli O157, dont cinq cas chez des enfants, potentiellement liés à la consommation de lait cru, la FSA réitère son avis que ce genre de lait ne doit pas être consommé par les enfants et les autres personnes vulnérables.

Andrew Rhodes, responsable des opérations à la FSA, a déclaré : « De longue date, les conseils de la FSA ont été que les personnes vulnérables – qui sont les personnes âgées, les nourrissons, les enfants, les femmes enceintes et celles dont le système immunitaire est affaibli – sont particulièrement vulnérables à l’intoxication alimentaire et c’est la raison pour laquelle ces groupes ne devraient pas être consommer de lait cru parce qu’il n’a pas été traité par la chaleur. »

Les incidents récents ont été liés à trois fermes et les investigations se poursuivent dans la recherche de la cause. La FSA a suspendu la vente et la consommation de lait cru de vache de ces fermes et chaque ferme a rappelé des produits.

La FSA a visité tous les locaux qui vendent du lait cru pour faire en sorte que leur lait soit produit en toute sécurité.

La FSA examine actuellement les contrôles sur le lait cru et nous allons continuer à regarder toutes les preuves de la sécurité sanitaire du lait cru dans le cadre de ce travail. La plupart du lait vendu au Royaume-Uni est traité thermiquement pour tuer les bactéries dangereuses qui pourraient être présentes.

Une recommandation de santé doit être mise en place sur les bouteilles de lait cru afin d’informer les consommateurs que le lait n’a pas été pasteurisé et peut contenir des organismes dangereux pour la santé. Au Pays de Galles seulement, il doit y avoir une recommandation pour les groupes vulnérables. Boire du lait cru est interdit en Ecosse.

En France les informations sont multiples mais cela ne veut pas dire que les consommateurs en sont pour autant informés par un étiquetage quelconque … une sélection des recommandations :

Ainsi, selon l’InVS (La prévention du syndrome hémolytique et urémique chez l’enfant âgé de moins de 15 ans en France, janvier 2006), « le lait cru et les fromages à base de lait cru ne doivent pas être consommés par les enfants de moins de 3 ans ; préférer les fromages à pâte pressée cuite (type Emmental, Comté, etc.), les fromages fondus à tartiner et les fromages au lait pasteurisé ».

Comme le dit le document, le syndrome hémolytique et urémique est « une maladie le plus souvent causée par une bactérie appartenant à la famille des Escherichia coli (E. coli), dont certaines souches sont plus virulentes et produisent des toxines appelées « shigatoxines » (E. coli O157:H7). »

Toujours selon l’InVS dans Listériose, Questions fréquemment posées, « Eviter la consommation des aliments à risque : Eviter de consommer des fromages au lait cru ; préférez la consommation de fromages au lait pasteurisé ».

Mais pas d’information dans la note de service de la DGAL DGAL/SDSSA/N2012-8271 du 24 décembre 2012, Modification de la note de service DGAL/SDSSA/N2012-8186 du 13 septembre 2012 relative au lait cru destiné à la consommation humaine directe.

Cela étant dans un document intitulé « Toxi-infections alimentaires, évolution des modes de vie et production alimentaire » du centre d’études et de prospective n°56, avril 2013 du ministère de l’agriculture, on peut lire ce qui suit et qui s’apparente à la méthode Coué,

« L’information des consommateurs peut se faire à travers l’étiquetage des produits ou par la diffusion de conseils nutritionnels, comme cela est le cas déjà pour Listeria monocytogenes : des campagnes de prévention sont également régulièrement menées par les autorités de santé en lien avec les autorités en charge de l’alimentation. Les femmes enceintes ou allaitantes savent qu’elles doivent, pour se prémunir contre certains risques, éviter des aliments comme la viande crue ou insuffisamment cuite, le lait cru ou les fruits de mer. Les parents de jeunes enfants sont informés des risques du lait cru et des viandes non cuites à cœur. Il est important que les autres types de consommateurs fragiles (personnes immunodéprimées, personnes âgées) puissent, sur ces bases, adapter leur alimentation à leur état de santé. »

A suivre …

De sérieux nuages à l’horizon pour le secteur laitier

28
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Lait, Union Européenne.

water-milk-outbreakLa production laitière est dynamique en France, en Europe et dans les autres grands bassins de production.

Le prix du lait est actuellement attractif mais la conjoncture va devenir moins favorable avec la baisse des prix des produits laitiers et la fermeture du marché russe. Les signaux baissiers conduisent des laiteries à vouloir diminuer leur prix dès l’automne. De plus, la grande distribution pourrait importer davantage de lait dans un contexte de guerre des prix et de rapprochements entre certaines de leurs centrales d’achats.

L’embargo russe et le fléchissement de la demande chinoise durant l’été font peser sur le secteur laitier de sérieuses menaces. Au moment où la production est en hausse dans les principaux pays exportateurs de produits laitiers et que l’Europe est à la veille de l’abandon de la gestion des volumes par les quotas, le dynamisme de l’offre est en train de se transformer en un poids démesuré sur le marché laitier, entraînant vers le bas les prix des produits laitiers.

C’est à lire dans la Note de conjoncture Lait N°12 Octobre 2014 des Chambres d’Agriculture.

On pourra aussi lire l’article paru le 28 octobre 2014 dans les Echos.fr, « Effondrement des prix sur le marché mondial du lait ».