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Boire ou ne pas boire du lait cru ? Aucune preuve scientifique fiable des bénéfices pour la santé du lait cru, selon une étude 

27
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lait, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Aucune preuve scientifique fiable des bénéfices pour la santé du lait cru, selon une étude », source Food Safety News du 27 août 2015.

XLargeThumb.00017285-201507000-00000.CVLe lait cru peut avoir un effet placebo, si vous payez pour lui, 15 dollars le gallon (3,8 litres), mais toutes les autres allégations de santé sont un pur mythe. C’est au moins l’une des conclusions que l’on pourrait avoir à la lecture de l’édition de juillet/août de Nutrition Today, qui comprend une étude revue par un comité de lecture des bénéfices de santé, le cas échéant, du lait cru.

John A. Lucey, professeur en sciences des aliments professeur à l’université de Wisconsin-Madison, a regardé le débat public sur les avantages possibles pour la santé de boire du lait cru.

Il a examiné plus de 50 articles scientifiques et des sites Internet de groupes prônant la consommation de lait cru avant d’en venir à la conclusion qu’il n’y a aucune preuve suggérant que le lait cru apporte des bénéfices de santé ou nutritionnels, y compris de l’élimination de l’intolérance au lactose à une meilleure digestion.

Lucey, qui est également directeur du centre pour la recherche laitière du Wisconsin, appelle les bénéfices pour la santé liés à la consommation de lait cru « des mythes sans fondement ».

« Un certain nombre d’allégations différentes ont été faites sur les bénéfices possibles pour la santé qui pourraient hypothétiquement être tirés de la consommation de lait cru », écrit Lacey dans l’article « Raw Milk Consumption:Risks and Benefits », publié en accès libre dans Nutrition Today. « Des commentaires récents scientifiques de divers groupes internationaux ont conclu qu’il n’y avait pas de preuves scientifiques fiables pour soutenir ces bénéfices pour la santé. »

raw-milk-sign-featured-thumb-250x206-556Lacey signale également que, « lors de la pasteurisation, il n’y a pas de changement significatif dans la qualité du lait pour la nutrition ». Il écrit aussi que la pasteurisation ne se traduit pas par des différences dans les protéines ou la qualité minérale du lait et que les pertes de vitamines sont « très mineures ».

Le lait cru, selon le rapport, est une source fréquente d’éclosions de maladies d’origine alimentaire.

« Les statistiques aux États-Unis pour les éclosions de maladies humaines associées aux produits laitiers au cours de la période 1993-2006 ont été examinées », écrit Lacey. « Il y avait 121 foyers de cas liés à des produits laitiers où le statut de pasteurisation était connu ; parmi ceux-ci, 73 (60%) ont impliqué des produits laitiers crus et ont donné lieu à 1 571 cas rapportés, 202 hospitalisations et deux décès. Un total de 55 (75%) des foyers de cas ont eu lieu dans 21 États des Etats-Unis qui permettent la vente de lait cru. »

« Les États qui restreignent la vente de lait cru avait moins d’éclosion et de cas de maladies », poursuit-il. « Dans un rapport actualisé couvrant une période de six ans de 2007-2012, le nombre moyen d’éclosions associées à du lait cru (ou non pasteurisé) était 4 fois plus élevé au cours de cette période de 6 ans (moyenne 13,5 foyers/an) que pendant celle rapportée dans la revue précédente sur les éclosions allant de 1993-2006. »

Un signe possible de la popularité croissante du lait cru est l’augmentation des éclosions, même dans les pays où il est interdit de vendre du lait cru, comme le Wisconsin, qui a vu six foyers avec 261 cas de maladies et 27 cas d’hospitalisation au cours de la dernière période.

La pasteurisation du lait comme mesure de sécurité sanitaire publique a commencé à Chicago en 1924, mais elle a été résisté pendant les huit années suivantes. Pendant ce temps, le public est venu à accepter le « lait purifié » (lait pasteurisé) qui était plus sûr que le « lait pur » ou lait cru, alors que la tuberculose a été maîtrisée.

Les nombreuses interrogations de la FDA aux Etats-Unis à propos des fromages au lait cru

6
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lait, Listeria, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Estimation et maîtrise du risque lié aux fromages au lait cru », source Doug Powell du barfblog du 6 août 2015.

La Food and Drug Administration des États-Unis a annoncé le 31 juillet 2015 qu’elle sollicite les commentaires du public, y compris les données et des informations scientifiques, qui pourraient aider l’agence dans l’identification et l’évaluation de mesures qui pourraient réduire l’impact de bactéries dangereuses dans les fromages fabriqués à partir de lait non pasteurisé. Lait non pasteurisé = Lait cru –aa.

La FDA reconnaît qu’il existe une grande diversité dans les opérations et les approches de la fabrication des fromages et que de nombreux facteurs entrent en compte pour assurer la sécurité des aliments. En publiant cet appel à données et informations, nous sommes intéressés à en apprendre plus sur les normes et les pratiques utilisées par une grande variété de producteurs, y compris la communauté croissante de fabricants de fromage artisanaux.

water-milk-outbreakNous prenons cette mesure dans le cadre d’une discussion en cours avec l’industrie et d’autres parties prenantes sur les risques potentiels pour la santé liés à la consommation de fromages au lait cru – risques qui sont les plus importants pour les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les personnes âgées, les femmes enceintes et les enfants. La FDA prend cette mesure en partie fondée sur les conclusions d’une évaluation conjointe de la FDA et de Santé Canada sur l’évaluation quantitative des risques publiées également.

Le Federal Register a publié 3 août 2015 une note de la FDA, Comprendre les mesures d’intervention possibles pour réduire le risque de maladies d’origine alimentaire lié à la consommation de fromage fabriqué à partir de lait non pasteurisé (Understanding Potential Intervention Measures To Reduce the Risk of Foodborne Illness From Consumption of Cheese Manufactured From Unpasteurized Milk). Des extraits ci-dessous :

Une revue de 2012 sur les foyers de toxi-infections alimentaires qui se sont produits aux États-Unis entre 1993 et 2006 qui ont été attribuées aux produits laitiers a déterminé que plus de 50% des foyers de cas revus dans l’étude ont impliqué des fromages, avec des éclosions restantes imputables au lait (Réf. 1). Quarante-deux pour cent des 65 éclosions associés aux fromages (27 éclosions) étaient attribuables à des produits fabriqués à partir de lait non pasteurisé, même si la contribution des produits laitiers non pasteurisés à la consommation de tous les produits laitiers aux États-Unis au cours de la période à l’étude a été estimé à moins de 1% (sur une base du poids ou du volume) (Réf. 1). Les 65 foyers analysés causés par des fromages fabriqués à partir de lait non pasteurisé ont abouti à 641 cas de maladies associés avec 131 hospitalisations (soit un taux de plus de 20% d’hospitalisation). Les pathogènes associés à ces éclosions comprenaient Listeria monocytogenes, Escherichia coli (E. coli) O157, Salmonella et d’autres pathogènes (Réf. 1). Tous ces pathogènes peuvent causer des maladies graves et même la mort.

La FDA et Santé Canada ont récemment collaboré au développement d’un modèle pour évaluer l’impact des facteurs, tels que l’état microbiologique du lait utilisé en production de fromages, différentes étapes de fabrication du fromage, les conditions lors de la distribution et le stockage et la contamination croisée pendant la transformation et la manipulation, sur le risque de santé publique de la listériose liée à la consommation de fromage à pâte molle.

Par ailleurs dans ce numéro du Federal Register, nous annonçons la publication du « Joint Food and Drug Administration/Health Canada-Santé Canada Quantitative Assessment of the Risk of Listeriosis liée à la consommation de fromages à pâte molle aux États-Unis et au Canada », (Réf. 2).

La FDA a établi des normes alimentaires afin d’identifier, de promouvoir l’honnêteté et la loyauté dans l’intérêt des consommateurs, sous l’autorité mentionnée à l’article 401 du Federal Food, Drug, and Cosmetic Act (FD&C Act) (21 U.S.C. 341). Certaines de ces normes d’identité (par exemple, la norme d’identité pour le fromage à pâte molle au § 133,182 (21 CFR 133.182)) permettent la fabrication de fromage à partir de lait non pasteurisé. Ces normes d’identité précisent que le processus pour le fromage fabriqué à partir de lait non pasteurisé comprend une période d’affinage ou de vieillissement. Une période d’affinage typique est de pas moins de 60 jours à pas moins de 2°C (voir § 133.182 (a) dans la norme d’identité du fromage à pâte molle).

h-4-1833270-1260432179La période d’affinage pour le fromage fabriqué à partir de lait non pasteurisé est présumé agir comme une mesure de maîtrise pour réduire le risque que des pathogènes seraient présents lorsque le fromage a été consommé. Toutefois, les données et les informations disponibles soulèvent des questions quant à la sécurité sanitaire des fromages fabriqués à partir de lait non pasteurisé, même si affiné. Par exemple, la recherche a démontré que les pathogènes tels que E. coli O157:H7 peut survivre à une période d’affinage de 60 jours dans un fromage à pâte dure tels que du fromage cheddar (Réf. 3 et Réf. 4). En outre, un mémorandum de 1997 d’un sous-comité du National Advisory Committee on Microbiological Criteria for Foods a déclaré que la littérature scientifique confirme que des pathogènes peuvent survivre au processus d’affinage de 60 jours pour les fromages fabriqués à partir de lait non pasteurisé (Réf. 5). Plus récemment, les résultats de la l’analyse quantitative des risques conjointe de la FDA et de Santé Canada suggèrent que la période d’affinage de 60 jours pour le fromage à pâte molle peut augmenter le risque de listériose liée à la consommation de fromage à pâte molle affiné en laissant plus de temps à L. monocytogenes, s’il est présent, de se multiplier (plutôt que de diminuer) dans les fromages à pâte molle affinés (Réf. 6).

Nous continuons à évaluer la sécurité sanitaire des procédés de fabrication de fromages, en particulier pour la fabrication de fromage à partir de lait non pasteurisé. Nous demandons des commentaires et des données scientifiques et autres informations afin de :

Comprendre (le cas échéant) quels aspects du cadre réglementaire actuel pour la production de fromage fabriqué à partir de lait non pasteurisé agissent comme obstacle à des mesures de maîtrise efficaces et effectives afin de minimiser significativement les pathogènes qui peuvent être présents dans du lait non pasteurisé.

Comprendre les pratiques actuelles afin de réduire le risque de maladies d’origine alimentaire au cours de la fabrication de fromages au lait non pasteurisé. Dans quelle mesure les producteurs de fromages fabriqués avec du lait non pasteurisé comptent-ils uniquement sur une période de vieillissement afin de minimiser significativement les pathogènes qui peuvent être présents dans le fromage non pasteurisé ? Si ces producteurs comptent sur les mesures de maîtrise autres que le processus d’affinage, quelles sont les mesures de maîtrise et quelle est la prévalence de ces mesures de maîtrise parmi ces producteurs ? Comment ces mesures de maîtrise sont-elles efficaces et pratiques ?

Comprendre la disponibilité et de la faisabilité de divers traitements (par exemple, pour réaliser des réductions bactériennes allant de 100 à 1 000 000 de fois) qui pourraient réduire le risque de listériose et d’autres maladies d’origine alimentaire liées à la consommation de tous les types de fromages fabriqués à partir de lait non pasteurisé. Nous sommes conscients qu’il existe des mesures de maîtrise non thermiques tels que des substances ajoutées (les bactériocines, la lactoferrine, le lysozyme, d’autres enzymes et le sel), la bactofugation, le dioxyde de carbone, la haute pression hydrostatique, la microfiltration, les micro-ondes, le champ électrique pulsé, la lumière pulsée, les ultra-sons et les UV. Cependant, nous aimerions recevoir des données supplémentaires sur l’efficacité, sur une base cohérente, de tels traitements lorsqu’ils sont utilisés pour minimiser le large spectre des pathogènes qui peuvent être présents dans le lait non pasteurisé.

Évaluer l’impact de la période de 60 jours pour un affinage minimum exigé actuellement pour le fromage à pâte molle sur les pathogènes autres que L. monocytogenes dans du fromage à pâte molle. Par exemple, comment la période minimale d’affinage affecte-t-elle la sécurité sanitaire du fromage avec des pathogènes autres que L. monocytogenes ? Y a-t-il des alternatives à la période d’affinage de 60 jours actuellement requise pour le fromage à pâte molle qui permettrait d’assurer la sécurité sanitaire de ces fromages vis-à-vis de ces pathogènes ?

raw-milk-sign-featured-thumb-250x206-556Évaluer l’impact sur les pathogènes d’une période minimale d’affinage pour tous les fromages qui sont assujettis à une période d’affinage minimum requise par une norme d’identité applicable. Comme indiqué dans la section I, la recherche et une revue de la littérature montrent que les pathogènes peuvent survivre au processus d’affinage de 60 jours pour les fromages fabriqués à partir de lait non pasteurisé. Pour les pathogènes autres que L. monocytogenes, une période d’affinage de 60 jours est-elle efficace pour réduire de manière adéquate un large spectre de pathogènes qui pourraient être présents dans les fromages fabriqués à partir de lait non pasteurisé ?

Déterminer si, en accord avec les approches internationales modernes de la sécurité des aliments (Réf. 7), un objectif de performance (ou standard) pour L. monocytogenes devrait être utilisé comme remplacement de l’exigence de l’affinage de 60 jours et si une seconde norme de performance pour les pathogènes entériques Gram négatifs doit également être utilisée. Si une deuxième norme de performance est utilisée pour les pathogènes entériques Gram-négatifs, quel pathogène Gram négatif doit être spécifié ?

Comprendre la prévalence dans les analyses en cours de fabrication (par exemple, des analyses de recherche des pathogènes dans chaque lot de fromages fabriqués à partir de lait non pasteurisé et dans les expéditions de lait en vrac non pasteurisé). Si des analyses ne sont pas actuellement utilisées, comment en pratique de telles analyses pourraient l’être ? Combien est-ce que cela coûterait ?

Déterminer la mesure pour laquelle les consommateurs vont comprendre le risque de listériose d’origine alimentaire ou une autre maladie liée à la consommation de fromages fabriqués à partir de lait non pasteurisé. Dans quelle mesure les consommateurs conscients qu’un processus d’affinage a eu lieu (et peut continuer à avoir lieu) peuvent-ils avoir un rôle dans la sécurité des aliments ainsi qu’un rôle dans le type particulier de fromages produits ? Dans quelle mesure les consommateurs considèrent-ils qu’un fromage est fabriqué à partir de lait pasteurisé ou non afin de prendre une décision d’achat ?

NB : Notons qu’il y a eu depuis le début de l’année 2015, 23 notifications d’alerte au RASFF pour la présence de pathogènes dans des fromages au lait cru de France contre 25 pour toute l’année 2014.

Le Royaume-Uni et la consommation de lait cru

23
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lait, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

water-milk-outbreak« Le Board de la FSA est d’accord pour que les restrictions sur le lait cru perdurent », source FSA, mise à jour du 15 juillet 2015.

Le Board de la FSA a accepté aujourd’hui que les restrictions actuelles sur la vente de lait cru devraient rester en place, selon la conclusion de l’examen par la FSA sur la maîtrise du lait cru.

Le Board de la FSA s’est réuni pour discuter des conclusions de la revue complète des règlements qui régissent la vente de lait non pasteurisé ou de boissons au lait cru.

La revue a conclu que :

  • le risque associé à la consommation du lait cru, sauf pour les groupes vulnérables, est acceptable lorsque des contrôles d’hygiène appropriés sont appliqués
  • la restriction actuelle sur la vente de lait cru devrait rester en place car il n’est pas certain que la protection du consommateur puisse être conservée si le marché du lait cru s’agrandissait.
  • la communication à propos des risques pourrait être améliorée, en particulier pour les groupes vulnérables, et des modifications aux exigences d’étiquetage sont proposées pour tenir compte de cet aspect particulier.

Le Board a accepté les conclusions de l’examen. Toutefois, il a exprimé des préoccupations selon lesquelles les consommateurs devraient être plus conscients des risques et a demandé que la FSA soit claire dans ses conseils de ne pas boire du lait cru.

Le Board a noté des rapports de non-conformité dans l’industrie et a convenu que le soutien à l’amélioration de la conformité devrait être une priorité de l’action de la FSA.

Dans un développement de l’approche de la FSA pour la maîtrise des aliments « à risque », le Board a décidé d’identifier désormais que les facteurs déclenchant des éclosions, la détection des pathogènes dans les prélèvements de lait cru et les changements intervenus sur le marché des boissons au lait cru exigeraient un examen plus approfondi des risques et des contrôles. Cela sera facilité par des rapports réguliers liés à la conformité dans ce secteur au Board.

La FSA a revu les contrôles actuels pour s’assurer qu’ils soient clairs, cohérents et qu’ils maîtrisent les risques de santé publique associés au lait cru. L’examen a porté sur l’Angleterre, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord. La vente de lait cru est interdite en Ecosse.

La consultation a examiné un certain nombre d’options. Celles-ci vont de la suppression des restrictions sur les ventes à travers l’introduction d’une obligation pour tout lait d’être pasteurisé avant d’être vendu.

Les aventures de fromages français et de Listeria en Suède

27
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lait, Listeria, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Le Parisien.fr du 26 mai 2015 se pose des questions existentielles comme par exemple, « Listeria : des fromages français retirés en Suède mais pas en France ».

Ne sait-il pas que les rappels de produits alimentaires en France ne sont pas très transparents, non pas pour la presse, mais pour les consommateurs ?

On apprend donc qu’« Un groupe fromager suédois a annoncé mardi le rappel de 750 kg de fromage français, en invoquant une suspicion de listeria qui n’a pourtant suscité aucune alerte, ni en France ni dans l’Union européenne.

listeria26Sont concernés des lots de morbier vendus sous les marques «Les 3 Comtois» et «Falbygdens Rekommenderar», a indiqué ce groupe, Falbygdens Ost.

Selon Agrisalon citant l’AFP, « Le rappel est effectué par prudence, et il n’a pas été constaté de présence de listeria dans le fromage que nous avons vendu, mais cela ne peut être exclu. La raison du rappel est que nous avons été informés par notre fournisseur, Interval, que la listeria a été découverte dans un lot de la fromagerie productrice en France », a-t-il affirmé.

Les autorités sanitaires suédoises ne sont pas très loquaces, comme en témoigne leur communiqué du 26 mai 2015, « Falbygdens fromage rappelle du Morbier AOP vendus sous les marques Falbygdens Rekommenderar et Les 3 Comtois raison de listeria. »

Le communiqué de Falbygdens Osts n’est pas non plus très clair, car on y apprend que « le rappel est fait pour des raisons de prudence, il est pas établi que Listeria ait été retrouvé dans les fromages vendus, mais cela ne peut être exclu. »

Pour l’instant, pas d’information de nos autorités, mais cela ne change aux bonnes habitudes prises.

Cela étant, on peut aussi mettre cela au compte d’une nervosité de la Suède vis-vis de Listeria car ces derniers temps il y a eu des ratés dans crises sanitaires liées à Listeria. Alors excès de précaution ou réalité, nous le saurons certainement dans les prochains jours …

Quant au RASFF, ce rappel concerne-t-il l’alerte notifiée par la France sous la référence 2015.0605 ?

Mise à jour du 29 mai 2015. Selon Le Figaro.fr du 29 maiSuspicion de listeria: 3 tonnes de morbier retirées de la vente.

Les contrôles officiels relatifs à la sécurité des denrées alimentaires d’origine animale, en particulier la viande, le lait et les produits dérivés au Luxembourg vus par l’OAV

17
nov
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Classé dans Audit, Curiosité, HACCP, Hygiène, Lait, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

La commission européenne annonce la publication le 14 novembre 2014 du « Rapport d’un audit effectué au Luxembourg du 17 au 28 mars 2014 afin d’évaluer les mesures de suivi prises par les autorités compétentes en ce qui concerne les contrôles officiels relatifs à la sécurité des denrées alimentaires d’origine animale, en particulier la viande, le lait et les produits dérivés ».

rasffRésumé.

L’audit s’est déroulé au Luxembourg du 17 au 28 mars 2014. Il avait pour objectif d’évaluer les mesures de suivi prises par les autorités compétentes en ce qui concerne les contrôles officiels relatifs à la sécurité des denrées alimentaires d’origine animale, en particulier la viande, le lait et les produits dérivés.

Aucune modification n’a eu lieu pour ce qui concerne l’organisation des autorités compétentes (ACs). De même, aucun progrès significatif n’a eu lieu pour l’approbation de la loi en matière de sanctions administratives et pénales qui est toujours pendante au parlement luxembourgeois. Par contre, en matière de bien-être animal, des actions ont été entreprises depuis le dernier audit de l’Office alimentaire et vétérinaire (l’OAV) en 2010 et les dispositions ont été prises pour mettre en application le règlement (CE) n°1099/2009. A cet égard, il faut noter que le Luxembourg n’a pas accordé de dérogation en matière d’étourdissement dans le cas d’abattage rituel.

Un système de contrôle basé sur l’évaluation du risque et prenant en charge les principaux critères du règlement (CE) n°882/2004 est en place. Dans les établissements visités, le rythme de contrôle était adéquat. Toutefois le système de suivi des non conformités n’est toujours pas adéquat.

Les rapports évalués étaient rédigés de façon claire et concise tout en donnant une image pertinente de l’établissement concerné. Hormis pour un établissement, le contenu de ces rapports correspondait avec l’évaluation de l’équipe d’audit.

La majorité des établissements visités correspondaient en général aux exigences du « paquet hygiène ». Toutefois, certaines déficiences ont été relevées dans différents établissements. Elles étaient particulièrement significatives dans un abattoir de petite taille visité, mettant en cause la pertinence de l’agrément donné. L’AC a pris des mesures immédiates.

Les autocontrôles mis en place par les opérateurs étaient en général satisfaisants, hormis les contrôles et le suivi des contrôles de l’eau potable qui présentaient toute une série de déficiences dans plusieurs établissements visités.

Les plans d’analyse des risques et maîtrise des points critiques (HACCP) évalués par l’équipe d’audit étaient en général satisfaisants. Toutefois, dans un abattoir, le vétérinaire officiel avait été intégré comme acteur de la mise en œuvre du plan HACCP, l’examen post-mortem constituant le seul point critique de contrôle (CCP) identifié.

Le système de contrôle mis en place pour le contrôle du lait cru et des produits laitiers est conforme aux exigences du paquet hygiène couvrant les inhibiteurs, les germes bactériens et les cellules somatiques. A ce jour, plus de 99% des livraisons de lait cru sont conformes pour ce qui concerne les germes bactériens et les cellules somatiques.

Un système de traçabilité satisfaisant était en place dans tous les établissements visités. Seules des déficiences marginales ont été constatées.

Le rapport adresse plusieurs recommandations aux AC luxembourgeoises, les invitant à remédier aux déficiences constatées par l’équipe d’audit.

NB : La réponse des autorités compétentes face aux recommandations est ici. Le problème de l’absence de sanctions perdure dans l’UE …