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Avoir un burrito gratuit et la stratégie de la sécurité des aliments de Chipotle

12
fév
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Avoir un burrito gratuit et la stratégie de la sécurité des aliments de Chipotle », source article de Coral Beach du 10 février 2016 paru dans Food Safety News.

Une réunion de tout le personnel qui s’est étirée sur plusieurs fuseaux horaires et qui a concerné tous les restaurants de Chipotle Mexican Grill fermés pendant le rush du déjeuner le lundi 8 février ; elle était pleine de promesses pour les employés et les clients.

Chipotle-meetingLa réunion de lundi de tout le personnel a concerné les 50 000 employés de Chipotle Mexican Grill, y compris des tweets tels que cette photo du fondateur et pdg, Steve Ells, à gauche et d’autres dirigeants.

La réunion a débuté avec la plus grande campagne marketing jamais organisée de la chaîne de restauration rapide basée à Denver et qui a présenté en prologue la série des six éclosions de maladies d’origine alimentaire liées à la chaîne. Ces éclosions ont rendu malades au moins 600 personnes dans plus d’une douzaine d’Etats de juillet à décembre 2015.

Le volet marketing prévu vers le consommateur va représenter 50 millions de dollars et sera lancé la semaine prochaine, mais cette campagne ne fera pas référence aux problèmes de sécurité des aliments, selon les responsables de Chipotle.

La réunion de lundi avec 50 000 employés a inclus des entretiens dynamiques et des directives de de Chipotle, y compris par le fondateur et pdg, Steve Ells ainsi que le co-pdg, Monty Moran, selon Associated Press et Fast Company, qui avait des journalistes présents aux lieux de réunions de Chipotle respectivement à New York et à San Francisco.

« Certains employés ont grogné au fur et à mesure que les vidéos expliquaient de manière exhaustive les éclosions et les nouvelles procédures d’hygiène et de sécurité des aliments », a rapporté Fast Company.

Une de ces nouvelles procédures est l’exigence que les managers « s’assurent » que les employés se lavent les mains pendant au moins 20 secondes puis ensuite utilisent un désinfectant pour les mains, une fois par heure.

Le lavage des mains, selon les responsables de la santé publique, est une étape importante pour prévenir la propagation de norovirus, qui était le pathogène dans deux des foyers qui ont concerné Chipotle en 2015. Ells et d’autres cadres supérieurs de l’entreprise ont blâmé critiqué les employés pour ces foyers de cas à Boston et à Simi Valley en Californie.

« Ces foyers de cas ont été probablement causés par un employé qui a travaillé chez Chipotle tout étant malade, en violation de la politiques stricte visant à décourager cette pratique », selon le site internet révisé sur la sécurité des aliments de Chipotle.

Outre les nouvelles exigences de lavage des mains, les responsables de la compagnie ont dit aux employés qu’une politique de fermeture automatique est maintenant en vigueur si un employé ou un client vomit dans un restaurant Chipotle.

vomiting406-300x184« Quand quelqu’un vomit dans les cuisines du restaurant maison ou devant le comptoir cela est un événement rouge, ce qui signifie que nous fermons le restaurant immédiatement », a dit aux employés Gretchen Selfridge agent de soutien des restaurants Chipotle via une liaison vidéo, a rapporté l’Associated Press.

Chipotle également exige désormais que les employés restent à la maison en congés payés pour maladie durant cinq jours après que leurs symptômes aient disparu,  « si les circonstances le justifient. »

Toutefois, les responsables de l’entreprise n’ont pas répondu aux demandes de plus de détails sur ce que signifie si les circonstances le justifient à propos du congé de cinq jours ou quels documents les employés auraient à fournir pour être admissibles à ce congé.

De façon similaire à la critique des employés pour les foyers de cas à norovirus, les dirigeants de Chipotle ont critiqué un fournisseur de tomates pour une éclosion à Salmonella dans le Minnesota qui a rendu malades 64 personnes en août et septembre.

Toutefois, le fournisseur soutient que des tonnes de ses tomates ont été expédiées à d’autres clients dans le Minnesota et aucun cas de maladie n’a été rapporté. L’éclosion a mis en cause 22 restaurants Chipotle.

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Pour les deux éclosions à E. coli liées à la chaîne de restauration rapide en 2015 – les responsables fédéraux ont dit que différents isolats de E. coli distincts ont été impliqués mais les dirigeants de Chipotle ont dit à plusieurs reprises il n’y avait eu qu’une éclosion – une société d’Australie a été critiqué pour avoir vendu de la viande bovine.

Un porte-parole du Food Safety Inspection Service (FSIS) de l’U.S. Department of Agriculture a dit qu’il n’y a aucune preuve que le bœuf australien ait été responsable de la contamination par E. coli. Les autorités australiennes ont été plus précises.

« L’Australie n’a pas de port d’entrée aux Etats-Unis permettant la détection d’une contamination bactérienne – E. coli – dans les près de 500 millions de kg de viande bovine exportée en 2014 et 547 millions de kg de viande bovine exportée jusqu’en décembre 2015 », a dit un porte-parole de l’Australian Department of Agriculture à l’Australian Associated Press.

La réunion du personnel de lundi a pu frustrer les habitués du repas de midi ce lundi, car les restaurants ont retardé l’heure d’ouverture à 15 heures à l’échelle nationale, mais cela a donné aux dirigeants de l’entreprise une occasion de véhiculer beaucoup de tweets et petites phrases.

Chipotle-burrito-300x185Des excuses pour le désagrément pour cette fermeture et l’ouverture en retard avec une offre d’un burrito gratuit, tout cela a donné aux dirigeants de l’entreprise une occasion de recueillir des informations sur leurs clients.

L’offre demandait aux consommateurs d’envoyer un texto pour obtenir un coupon pour un burrito gratuit. En petits caractères, l’offre demandait aux consommateurs de donner l’autorisation à la chaîne de restauration rapide de recueillir des renseignements personnels. Chipotle va utiliser ces informations pour contacter les clients avec des offres promotionnelles pour lui-même et ses « partenaires d’affaires », selon la politique de confidentialité de l’entreprise. Cela peut aussi se retrouver entre les mains d’autres entités.

« Chipotle contacte parfois d’autres entreprises pour une série de raisons, telles que l’exécution de commandes, l’aide à la promotion et la prestation de services techniques pour nos sites Internet », selon la politique de confidentialité.

« Ces entreprises peuvent avoir accès aux renseignements personnels s’ils en ont besoin pour faire leur travail. Cependant, nous allons généralement obliger ces entreprises à utiliser les renseignements personnels uniquement à des fins d’exécution de leur travail ».

A cause d’un numéro de téléphone erroné, l’Associated Press a rapporté qu’un avocat de Washington a été inondé de textos de la part de personnes cherchant les burritos gratuits.

Plus tôt ce mois-ci, Ells et les autres dirigeants de Chipotle ont dit aux investisseurs et analystes qu’ils s’attendaient à ce que l’entreprise revienne à un niveau normal d’ici 2017. La société a vu son action baisser par rapport au sommet à 758 dollars lors de l’été 2015 et une chute à 399 dollars en janvier 2016.

logo-Chipotle-grower-initiativePour encourager les clients à revenir, après avoir vu une chute de 36% des ventes en janvier dernier, Chipotle prévoit de lancer une initiative de 10 millions de dollars auprès de producteurs locaux pour aider les petits fournisseurs à répondre aux exigences de la  sécurité des aliments. La société ne dispose pas encore de détails sur la façon dont cet argent sera alloué.

Soutenir le mouvement de produits cultivés localement est quelque chose que Chipotle a référencé dans ses campagnes publicitaires, mais les responsables de l’entreprise ont révélé ces derniers mois que seulement environ 10% des aliments qu’ils vendaient était local.

Une chose à propos de l’avenir de Chipotle est certaine. La société aura des coûts supplémentaires dans un proche avenir. Les coûts pour les analyses de pathogènes, les coûts pour les congés payés pour maladie, les coûts pour se défendre devant les tribunaux fédéraux et des États.

Les actionnaires ont déposé au moins deux recours auprès de la Cour fédérale en demandant le statut de recours collectif. Les poursuites civiles affirment que Chipotle violé le Securities Exchange Act en faisant des déclarations fausses et/ou trompeuses. Les actionnaires soutiennent que :

  • Le contrôle de la qualité chez Chipotle n’était pas en conformité avec la réglementation de la consommation et de la sécurité au travail applicables;
  • Le contrôle de la qualité chez Chipotle était insuffisante pour protéger le consommateur et la santé des employés ; et
  • à la suite de ce qui précède, les déclarations publiques de Chipotle étaient matériellement fausses et trompeuses à tout moment.

Chipotle est également confronté à de nombreuses poursuites civiles par les victimes des éclosions et leurs familles, dont une plainte déposée par plusieurs élèves du secondaire et un parent qui ont été rendues malades dans l’éclosion à norovirus de Simi Valley. Cette affaire vise un recours collectif et pourrait inclure plus de 1000 membres.

Plus de 100 autres affaires civiles ont été déposées par des victimes individuelles, dont environ 100 victimes qui sont représentées par Marler Clark LLP à Seattle. Bill Marler est éditeur de Food Safety News.

Les éclosions documentées de maladies d’origine alimentaire liées à Chipotle en 2015 étaient les suivants :

  • SeattleE. coli O157:H7, juillet 2015, cinq personnes malades, source inconnue;
  • Simi Valley, Californie – norovirus, août 2015, 234 personnes malades, l’origine était un employé malade.
  • MinnesotaSalmonella Newport, août et septembre 2015, 64 personnes malades, l’origine était des tomates, mais on ne sait pas à quel moment de la chaîne, de la fourche à la fourchette, le pathogène a été introduit ;
  • Neuf Etats – E. coli O26, début en octobre 2015 et éclosion déclarée terminée le 1er février, 55 personnes malades, origine inconnue, les Etats impliqués sont la Californie, Delaware, Illinois, Kentucky, Maryland, Minnesota, New York, Ohio, Oregon, Pennsylvanie et Washington ;
  • Boston – norovirus, décembre 2015, 151 personnes malades, l’origine était un employé malade ; et
  • Trois Etats – E. coli O26, début décembre 2015, éclosion déclarée terminée le 1er février, cinq personnes malades, origine inconnue, les États impliqués sont le Kansas, l’Oklahoma et le Nebraska.

Cinq choses à savoir sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire

5
fév
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, HACCP, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande, Virus, Volaille.

« Cinq choses à savoir sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire », source Doug Powell du barfblog.

Julie jargon du Wall Street Journal rapporte que près d’un Américain sur six, ou 48 millions de personnes, tombent malades chaque année de maladies infectieuses d’origine alimentaire, selon le Centers for Disease Control and Prevention.

happy-vomit1-300x212Environ 128 000 d’entre elles sont hospitalisées et 3.000 décèdent de maladies. Le PDG de Chipotle Mexican Grill Inc., Steve Ells, fait un effort tout azimut pour relancer lafortune de sa chaîne de restaurants après que des composants contaminés ont provoqué une vague de ces maladies, comme le rapporte le Wall Street Journal dans un article à la Une.

Voici cinq choses à savoir sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire, selon le CDC :

  1. Quels sont les produits alimentaires qui représentent pour la plupart des cas de maladies ?

Les produits transformés sont le contributeur le plus fréquent de maladies d’origine alimentaire, ce qui représente 46% d’entre eux entre 1998 et 2008, suivis par la viande et la volaille, les produits laitiers, les œufs, les poissons et les crustacés.

  1. Quels sont les pathogènes les plus responsables ?

Norovirus est la principale cause de maladies d’origine alimentaire aux États-Unis, suivi de Salmonella, Clostridium perfringens, Campylobacter spp. et Staphylococcus aureus. La bactérie derrière l’éclosion chez Chipotle est appelé E. coli producteurs de shigatoxines O26.

  1. Quel est le danger avec E. coli O26 ?

Cette souche de E. coli peut causer de la diarrhée et des vomissements et parfois conduire à une insuffisance rénale. Aucune personne qui a contracté ce genre d’infection par E. coli dans l’éclosion chez Chipotle n’est décédée ou a été diagnostiquée avec une insuffisance rénale, bien que 21 des 55 malades aient été hospitalisées. Une plus petite éclosion à E. coli a rendu malades cinq personnes de plus. L’insuffisance rénale suivie de la mort est le plus souvent associée à la bactérie E. coli O157, qui était l’agent pathogène dans l’éclosion de 1993 chez le Jack in the Box qui a eu pour conséquence la mort de quatre enfants.

  1. Le taux d’éclosions de maladies d’origine alimentaire a-t-il augmenté ?

Les infections à E. coli O157 en 2014 ont diminué de 32% par rapport à la période 2006-2008. Il n’y a eu aucun changement dans le nombre de l’ensemble des cas à Salmonella en 2014 par rapport à la période 2006-2008. Les infections à Campylobacter ont augmenté de 13% pendant cette période.

  1. Comment puis-je éviter de contracter une maladie d’origine alimentaire ?

Un lavage fréquent des mains et le nettoyage des surfaces où les aliments sont préparés est critique. La cuisson à cœur  des aliments est un autre moyen clé pour éviter la contamination. Un thermomètre pour aliments devrait être utilisé pour déterminer quand un élément est bien cuit. Les steaks, par exemple, devraient être cuits jusqu’à ce qu’ils atteignent une température interne d’au moins 63°C. Les aliments devraient être maintenus à une température de 60°C après cuisson, car les bactéries peuvent se développer lorsque l’aliment commence à se refroidir. La cuisson des aliments au four à micro-ondes devraient atteindre 74°C ou plus. Les items périssables devraient être réfrigérés rapidement. Et la viande crue et les œufs doivent toujours être préparés séparément des autres aliments.

Le lavage des mains et l’utilisation de gants pour réduire le transfert de contamination des mains avec une forte charge bactérienne

29
jan
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

germ-handRésumé.

Le lavage des mains et l’utilisation des gants sont les principales méthodes pour réduire la contamination croisée bactérienne des mains vers des aliments prêts-à-être consommés en l’état dans le cadre de la restauration commerciale. Cependant, le transfert de bactéries à partir de mains vers les gants est mal connu, tout comme l’effet des différents temps de frottement avec du savon sur la réduction des bactéries. Pour évaluer le transfert bactérien des mains vers des gants et comparer les taux de transfert de bactéries vers les aliments après différents temps de lavage au savon et l’utilisation de gants, les mains des participants ont été contaminées artificiellement par Enterobacter aerogenes B199A à ~9 log UFC. Différents temps de frottement avec du savon fois (0, 3 et 20 secondes), l’utilisation de gants et la découpe de tomates en dés s’en est suivie. Les dénombrements bactériens des tomates en dés et sur les mains et les gants des participants ont ensuite été analysés. Les différents temps de frottement au savon ne changent pas de manière significative la quantité de bactéries récupérées des mains des participants. Couper en dés des tomates avec des mains nues après 20 secondes de frottement avec du savon transfert significativement moins de bactéries (p < 0,01) aux tomates que couper en dés des tomates avec des mains nues après 0 seconde de frottement avec du savon. Le port de gants lors de la découpe en dés de tomates a considérablement réduit l’incidence des prélèvements de tomates contaminées par rapport à la découpe en dés avec des mains nues. L’augmentation du temps de lavage au savon a diminué l’incidence des bactéries récupérées des surfaces extérieures des gants (P < 0,05). Ces résultats soulignent qu’à la fois l’utilisation des gants et un lavage des mains adéquat sont nécessaires pour réduire la contamination croisée bactérienne dans des environnements de restauration commerciale.

Référence. Robinson, Andrew L.; Lee, Hyun Jung; Kwon, Junehee; Todd, Ewen; Rodriguez, Fernando Perez; Ryu, Dojin. . Adequate Hand Washing and Glove Use Are Necessary To Reduce Cross-Contamination from Hands with High Bacterial Loads Journal of Food Protection®, Number 2, February 2016, pp. 184-344, pp. 304-308(5).

NB  : Une autre étude sur le terrain ne dit pas autre chose, ici.

Recommandations pour améliorer la sécurité des aliments dans les restaurants

21
jan
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Lavage des mains, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Dans le sillage de ce qui est arrivé à Chioptle aux Etats-Unis, James Marsden propose l’article suivant : « Recommandations pour améliorer la sécurité des aliments dans les restaurants », source article de James Marsden paru le janvier 2016 sur son blog Safety Zone.

contributor_111La sécurité des aliments dans les restaurants est un sujet de préoccupation croissante. Des cas et des flambées associées à Salmonella, E. coli O157:H7 et norovirus ont alarmé les consommateurs et l’industrie de la restauration commerciale.

L’industrie alimentaire a amélioré la sécurité des produits alimentaires fournis aux restaurants, mais il y a encore des risques, en particulier avec les aliments crus. La viande, la volaille, les produits de la mer et les produits frais crues peuvent contenir des pathogènes d’origine alimentaire. Les procédures de préparation des aliments et l’aide appropriée de la cuisson réduisent les risques, mais je crois que plus sera nécessaire.

J’ai demandais à un chef,Graham Mitchell, ses recommandations sur l’amélioration de la sécurité des aliments dans les restaurants. Il est le responsable académique au Boulder Campus de l’école Auguste Escoffier des arts culinaires.

La première chose qu’il m’a dite est que la sécurité des aliments est déjà une priorité élevée. C’est le premier point à l’ordre du jour des nouveaux élèves au campus Escoffier et la formation culinaire ne commence pas jusqu’à ce que les élèves ne deviennent certifié American National Standards Institute (ANSI) en matière de sécurité des aliments via ServSafe ou un programme équivalent. Il a également dit que la formation et la certification ServSafe ne suffit pas à assurer que les aliments servis dans les restaurants soient toujours sûrs.

« La sécurité des aliments exige des technologies qui éliminent ou réduisent considérablement les risques posés par les aliments que nous préparons », dit Mitchell.

Voici quelques-unes de ses recommandations spécifiques pour la maîtrise des dangers d’origine alimentaire dans les cuisines des restaurants :

  1. Le nettoyage-désinfection est une exigence de base. Cela inclut le nettoyage et la désinfection des équipements, de l’environnement de la cuisine et l’hygiène personnelle des employés. Les restaurants devraient élaborer de bonnes pratiques de fabrication pour l’hygiène des employés, comprenant des postes de lavage des mains bien conçus avec une instruction détaillée étape par étape pour tous les employés. En outre, des procédures complètes de réalisation du nettoyage et de la désinfection des équipements et de l’environnement de la cuisine devraient être formalisées et enseignaient aux employés.
  2. L’environnement de la cuisine peut être désinfecté en continu en utilisant des systèmes de traitement d’air basé sur une unité d’oxydation avancée. Cette technologie utilise la lumière UV afin de produire de faibles taux de vapeur de peroxyde d’hydrogène qui désinfectent en permanence l’environnement. Cela maîtrise également les odeurs indésirables dans les cuisines des restaurants, la zone des déchets et des toilettes. Les unités d’oxydation avancées ne sont pas chères et sont faciles à installer et entretenir.
  3. Avoir des spécifications pour les matières premières crues et des certificats d’analyse qui fournissent l’assurance que les aliments utilisés dans les restaurants sont produits en toute sécurité. L’accent mis sur la sécurité des produits crus prévient les dangers d’origine alimentaire avant qu’ils n’entrent dans la cuisine.
  4. Une réfrigération correcte et un stockage des aliments surgelés est essentielle pour maîtriser les pathogènes d’origine alimentaire. Cela comprend la conception des installations de stockage pour éviter le transfert de contamination ainsi que la maintenance des températures adéquates de stockage.
  5. Les aliments crus doivent être absolument séparés des aliments cuits. Cela nécessite à la fois une séparation physique et la maîtrise des mouvements des employés.
  6. Des procédures de cuisson validées jouent également un rôle crucial dans la sécurité des aliments au restaurant. Les produits carnés et de volaille doivent toujours être cuits à des températures recommandées dans le Food Code de la FDA. Une cuisson adéquate élimine les bactéries dangereuses, notamment Salmonella, E. coli O157:H7 et Campylobacter.
  7. Les fruits et les légumes qui ne sont pas cuits devraient également être traités afin de réduire le risque de bactéries dangereuses. La souche potentiellement mortelle de la bactérie E. coli, E. coli O157:H7 est de plus en plus associée à des produits frais. La laitue, les tomates et les autres légumes peuvent être lavés à l’eau ozonée. Cela permettra d’éliminer Salmonella, E. coli et d’autres pathogènes d’origine alimentaire sans laisser de résidus chimiques sur les aliments. Pour les fruits délicats comme les baies fraîches, un bref passage au four à micro-ondes (< 30 secondes) va tuer les spores de moisissures et la plupart des bactéries de surface.
  8. Les machines à glace peuvent héberger la bactérie Listeria monocytogenes et d’autres bactéries dangereuses. Des systèmes sont disponibles pour décontaminer en continu l’eau utilisée pour faire de la glace et éliminer les bactéries dangereuses et les spores de moisissures à l’intérieur de l’équipement.
  9. Un plan de sécurité des aliments écrit qui comprend les principes HACCP (Hazard Analysis Critical Control Point) aide à fournir l’assurance que tous les dangers d’origine alimentaire ont été identifiés et maîtrisés. Encore une fois, le Food Code de la FDA est une ressource précieuse pour un plan écrit de la sécurité des aliments.
  10. Le plan de sécurité des aliments doit être réévalué régulièrement pour tenir compte des changements des menus, des employés et des installations. Des audits tierce partie peuvent être utiles pour vérifier la qualité du plan écrit de la sécurité des aliments et s’assurer que toutes les exigences sont respectées. Les nouveaux employés doivent être formés et les employés actuels recyclés régulièrement.

Ces recommandations réduiraient certainement les risques de maladies d’origine alimentaire associées aux restaurants. L’industrie alimentaire a appris que des interventions efficaces sont nécessaires pour produire des aliments sûrs. La même leçon s’applique aux restaurants.

Le Dr. James L. Marsden est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington, DC et lauréat de l’Université de l’Etat d’Oklahoma State.

6% de diminution des non-conformités liées à la sécurité des aliments en 2015 en Irlande

11
jan
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Le 20 juillet 2015, je notais dans un article la Baisse sensible des ordonnances exécutoires (fermetures) en Irlande en 2014 concernant les entreprises alimentaires avec une baisse de de 21% en 2014 par rapport à 2013.

ireland.pub_-300x168Cette année 2015 semble aussi un bon cru, même si elle avait mal commencé, avec « 6% de diminution des ordonnances d’application liées à la sécurité des aliments en 2015 en Irlande », source Food Safety Authority of Ireland (FSAI) 7 janvier 2016.

La Food Safety Authority of Ireland (FSAI) a déclaré que 106 ordonnances d’application ont été adressées à des entreprises alimentaires pour des infractions à la législation sur la sécurité des aliments en 2015, comparativement à 113 en 2014, soit une baisse de 6%. Tout en se félicitant de la réduction du nombre des ordonnances d’application, la FSAI souligne à nouveau que la responsabilité repose sur les entreprises alimentaires afin qu’elles veillent à ce que les aliments qu’elles servent et vendent soient sûrs à consommer. La FSAI avertit que toutes les entreprises alimentaires doivent assurer qu’elles ont un système robuste de management de la sécurité des aliments en place et que les agents chargés de l’application n’hésiteront pas à prendre des mesures rapides contre toute entreprise du secteur alimentaire qui ne parvient pas respecter ses obligations légales dans ce domaine.

Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2015, les agents d’application ont procédé à 90 ordonnances de fermeture et 16 ordonnances d’interdiction d’entreprises alimentaires dans le pays. Les types de problèmes de sécurité des aliments récurrents qui conduisent à la fermeture sont : un mauvais nettoyage-désinfection des locaux, une mauvaise hygiène personnelle, le manque d’eau courante, l’insuffisance des installations de lavage des mains, le mauvais stockage des aliments, l’absence ou l’inefficacité du programme de lutte contre les nuisibles, des problèmes structurels résultant du manque d’entretien courant et l’absence ou un système de management de la sécurité des aliments inadéquat.

Commentant les chiffres annuels, la Dr Pamela Byrne, directrice générale, la FSAI avertit qu’il ne peut y avoir aucune place pour la complaisance quand il s’agit de la sécurité des aliments et que le responsabilité repose sur les entreprises alimentaires afin qu’elles s’assurent de respecter pleinement la législation sur la sécurité des aliments en tout temps. Elle a déclaré : « Il n’y a absolument aucune excuse pour des pratiques alimentaires négligentes. La nature des raisons invoquées pour la fermeture des entreprises sont des raisons récurrentes et facilement évitables. Ce sont de simples erreurs qui ne devraient pas se produire dans toute entreprise alimentaire. Les entreprises alimentaires ont besoin d’avoir un système approprié en place afin de veiller à ce que les aliments qu’elles préparent ou servent soient sûres à consommer. Alors que la plupart des entreprises du secteur alimentaire respectent des règles élevées et sont conformes à la législation en matière de sécurité des aliments, nous continuons à rencontrer des cas où la santé des consommateurs est mise en péril par un manque de conformité. Cela est inacceptable et sera puni avec les rigueurs de la loi. »

NB : On aimerait bien avoir ces baisses en France et même des résultats tout court …