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Articles de la catégorie 'Lavage des mains'

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Et au final, l’essuie-mains en papier reste supérieur aux autres modes de séchage des mains

28
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

« Tout est dans la friction, les sèche-mains répandent les germes », source Doug Powell du barfblog.

Les avantages des essuie-mains en papier versus les sécheurs à air conventionnels pour le séchage après le lavage des mains sont bien documentés.

Mais que dire des sèche-mains de haute technologie, qui sont coûteux et qui semblent fleurir un peu partout.

handwash_south_park2-300x225Caroline Weinberg écrit dans une étude (une de plus voir 1) publiée dans le Journal of Applied Microbiology qui a montré que le sèche-mains à jets d’air de chez Dyson peut répandre des germes aussi loin que 3 mètres de l’appareil.

Dans l’expérience, les chercheurs ont plongé leurs mains gantées dans une suspension de bactériophages MS2 (similaires à la structure de virus entériques contagieux et transmissibles par les fèces). Les mains sont ensuite séchées par l’une des trois méthodes. A la première place était le sèche-mains à jets d’air de chez Dyson, qui est conçu pour pousser l’eau hors de vos mains en 10 secondes, avec à peu près la force d’un moteur à réaction. Puis, venaient le sèche-mains à air chaud, qui souffle de l’air chaud vers le bas et dont on est dit qu’il élimine l’eau par évaporation. Le dernier concurrent était l’essuie-mains en papier, qui utilise du papier absorbant pour éliminer l’eau de vos mains (et qui effectivement les laissent sèches).

La première partie de l’expérience a observé combien de bactéries sont soufflées sur vous pendant le processus de séchage. Les chercheurs ont réalisé un panneau vertical à environ 40 centimètres de chaque sèche-mains et ils ont dénombré les particules virales qui ont atterri sur le panneau. Dans l’ensemble, le sèche-mains à jets d’air a dispersé 60 fois plus de particules que le sèche-mains à air chaud et 1300 fois plus que l’essuie-mains en papier. 70% des particules ont touché le panneau entre à 0,8 et 1,4 mètres, à peu près au niveau de la poitrine ou de l’estomac d’une femme de taille moyenne, ou juste en face du visage d’un petit enfant. Au point de plus haute densité, le sèche-mains à jets d’air à dispersé 167 fois plus de particules virales que le sèche-mains à air chaud et 8340 fois plus que l’essuie-mains en papier.

lavage_mainsDans la deuxième partie de l’expérience, les chercheurs ont étudié la dispersion dans l’air, ou combien de bactéries se propagent dans l’air autour de la machine ou d’un essuie-mains. Le nombre de virus aéroportés était toujours plus élevé avec le sèche-mains à jets d’air à la fois dans le temps et sur la distance. Le sèche-mains à jets d’air a propulsé des particules de virus aussi loin que 3 mètres de distance, avec des niveaux élevés enregistrés 15 minutes après utilisation. Il n’y avait pas de différence significative dans la dispersion dans l’air entre les sèche-mains à air chaud et les essuie-mains en papier.

Ceci n’est pas une étude parfaite, parce que cela a été fait dans un environnement de laboratoire, les chercheurs ne pouvaient pas tenir compte des comportements individuels ou des différences avec le monde réel. Ils ont également testé seulement un exemple de chaque dispositif de séchage des mains (Dyson prend la chaleur dans l’environnement, mais ils ne sont pas les seuls fabricants de sèche-mains à jets d’air) et ils l’ont fait sur un petit nombre d’essais. Les critiques de l’étude peuvent également à juste titre souligner que la plupart des gens ne plongent pas les mains dans des bactéries avant d’utiliser un sèche-mains : ils se lavent les mains en premier. Et il est vrai que si l’on devait mettre des mains parfaitement propres dans un sèche-mains, il n’y aurait pas de germes qui seraient soufflés dans l’environnement.

Malheureusement, ici dans le monde réel, 95% des personnes qui utilisent les toilettes publiques ne parviennent pas à se laver correctement les mains. Bien sûr, un petit pourcentage utilise le protocole de 42 secondes du lavage scientifique des mains en six étapes qui débarrasse le plus efficacement vos mains de tous les germes sales que vous avez ramassés aux toilettes et un peu partout. Le reste d’entre elles (OK, nous) faisons une friction rapide ou, pire, nous nous passons simplement nos mains sous un robinet ouvert pendant quelques secondes pour avoir l’illusion de la propreté. Ainsi, les mains que la plupart des gens placent dans un sèche-mains ne sont pas trempées dans des germes, mais elles sont probablement porteurs, entre autres choses, de particules de fèces. Ce sont ces particules de fèces que la machine va alors à souffler dans toute la pièce, y compris sur vos mains mêmes que vous venez de nettoyer.

Ce n’est pas la première fois qu’une étude a suggéré que les sèche-mains à jets d’air est un canon à germes. Une étude de 2014 publiée dans le Journal of Hospital Infection soutient aussi cette conclusion, mais elle a été rejetée par Dyson comme étant financée par des fabricants de papier (pour leur défense, cette étude a été totalement financée par l’European Tissue Symposium). Dyson aurait pu nous indiquer et nous dire qu’à la place une étude de 2011 publiée dans le Journal of Applied Microbiology a trouvé que leur sèche-mains à jets d’air était le plus efficace pour prévenir la propagation des germes que le sèche-mains à air chaud. Puis ce fut au tour des fabricants de papier de signaler que l’étude avait été financée par Dyson Limited. L’étude actuelle en question a été financée de façon indépendante par des chercheurs de l’université (bien que l’auteur principal ait travaillé par le passé avec l’European Tissue Symposium).

Il y a quelques mois, peu de temps après que cette étude ait été publiée, Dyson a publié une attaque sinistrement rapportée avec des insinuations de type « Paper’s Dirty Secret ». N’écoutez pas la propagande du grand fabricant d’essuie-mains à jets d’air (mais, peut-être voir la vidéo car elle est hilarante, mais ne les croyez pas). Il est vrai qu’une étude pilote de 2012 a trouvé que des essuie-mains en papier non utilisés pouvaient être contaminés par de petites quantités de bactéries. Mais il a été montré à plusieurs reprises que les essuie-mains en papier sont efficaces, et sans doute le plus important, l’essuie-mains en papier n’est pas responsable de la propagation de germes fécaux dans l’air.

NB : Une vidéo de Dyson sur les essuie-mains en papier est proposée ci-dessous, c’est assez consternant !

Se désinfecter les mains signifie-t-il se laver les mains ?

19
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Santé, Sécurité des aliments.

Suivre les recommandations de l’Anses sur le lavage des mains a déjà donné des idées à certains …

Pour mémoire l’Anses avait indiqué : « Avant et pendant la préparation des repas, bien se laver les mains avec du savon, ou à défaut, avec une lingette, un gel ou une solution antibactérienne. »

WashingHandsUn site la cuisine pro rapporte cette curieuse information, « Saviez-vous qu’un français sur deux ne se lave pas les mains avant de manger ? Clean’Box risque de faire bouger cette statistique ! »

Effectivement, on ne peut que constater que de nombreux français ne se lavent pas les mains avant de déjeuner ou de dîner. C’est incontestable, mais en quoi Clean’Box peut-il faire bouger les choses ?

Cette nouvelle borne en libre-service permet de distribuer aux convives d’un restaurant d’entreprise ou de n’importe quelle cantine une dose de gel hydro-alcoolique avant de passer à table. (…)

Réponse efficace et rapide pour avoir des mains propres en l’absence de point d’eau, Clean’Box propose un gel qui ne nécessite ni rinçage, ni essuyage des mains qui sèchent en 30 secondes. Disposées à l’entrée des restaurants collectifs ou à proximité des sanitaires, les Clean’box invitent naturellement les convives à se frictionner les mains, un geste qui évite bien des microbes !

enfant-se-lavant-les-mains-300x300On peut raisonnablement se poser des questions sur cette borne en libre-service, car l’utiliser ne signifie pas que l’on se soit lavé les mains.

D’un côté, on semble regretter qu’un français sur deux ne se lave pas les mains avant de manger, mais utiliser une dose de dose de gel hydro-alcoolique ne signifie pas se laver les mains !

Enfin, une désinfection des mains peut s’avérer utile, si l’on ne dispose pas d’eau courante propre et de savon. Dans les toilettes, généralement situées avant d’entrer dans un restaurant d’entreprise ou une cantine, vous trouverez toujours la présence d’eau et de savon.

Pour mémoire, on pourra lire les recommandations du CDC aux Etats-Unis sur le lavage des mains, ici.

NB : Selon les données du Baromètre santé 2010 de l’Inpes (septembre 2011),

67 % des Français déclarent se laver les mains systématiquement avant de s’occuper d’un bébé. Pourtant les actions de promotion de lavage des mains dès le plus jeune âge au sein des familles, des crèches3 et en milieu scolaire4-5 ont un effet favorable sur la réduction des taux de maladies gastro-intestinales et/ou respiratoires.
Dans d’autres situations, le lavage des mains est loin d’être systématique. Ainsi, 40 % des Français déclarent ne pas se laver systématiquement les mains avant de faire la cuisine. 66 % ne le font pas systématiquement après avoir pris les transports en commun et 78 % ne le font pas systématiquement après s’être mouché (12 % déclarent ne jamais le faire et 31 % rarement).

France : La gastro à norovirus semble toujours être là !

13
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

norovirus-cheerDans un récent article sur le sujet des gastro-entérites aiguës (GEA), j’indiquais que selon l’InVS du 30 mars 2016, il y a « la survenue de nombreuses TIAC à norovirus suite à la consommation d’huitres ».

Ce n’est plus le cas dans le dernier « bulletin épidémiologique gastro-entérite aiguë. Point au 13 avril 2016 » publié par l’InVS.

Points clés

  • Activité sous le seuil épidémique pour les consultations pour GEA en médecine générale
  • Activité des services d’urgences hospitaliers pour GEA en diminution
  • Majorité de norovirus dans les épisodes de cas groupés (génogroupe GGII17)

Chiffres clés

  • Taux d’incidence national : 133 cas/100 000 habitant
  • 83% des épisodes de cas groupés sont positifs à Norovirus

Épisodes de cas groupés de GEA virales signalés à l’InVS

Depuis le début de la semaine 45 (02/11/2015), des échantillons ont été reçus au Centre National de Référence (CNR) des virus entériques pour 193 foyers de gastro-entérites, survenus majoritairement en maison de retraite (63%). Un norovirus a été identifié dans la majorité (83%) des foyers pour lesquels des résultats virologiques définitifs sont disponibles au CNR (N=179). Le variant GGII17 est prédominant cette saison.

A noter que la phrase présente dans l’édition du 30 mars 2016, « A noter depuis 3 semaines la survenue de nombreuses TIAC à norovirus suite à la consommation d’huitres. » a désormais disparue …, alors que la présence de norovirus dans des huîtres de France continue d’être notifiée au RASFF.

Et pour terminer cet article par un sourire, voici « La gastro-entérite » vue par Goguettes en trio (mais à quatre) …

Evaluation du risque de dispersion de virus lors du séchage des mains : une comparaison de trois méthodes de séchage

13
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

Le blog a présenté récemment deux articles autour du lavage des mains et du séchage des mains, 1 et 2. Voici une nouvelle étude récemment parue sur l’évaluation du risque de dispersion de virus lors du séchage des mains : une comparaison de trois méthodes de séchage.

imgres1Résumé.

Objectifs. Nous avons utilisé un modèle avec le bactériophage MS2 pour comparer trois méthodes de séchage des mains, essuie-mains en papier (EMP), sèche-mains à air chaud (SMAC) et sèche-mains à jets d’air (SMJA), pour leur potentiel de dispersion de virus et de contamination de l’environnement immédiat pendant l’utilisation.

Méthodes et résultats. Les participants ont lavé leurs mains gantées avec une suspension de bactériophages MS2 et les mains ont été séchées à l’aide de l’un des trois dispositifs de séchage des mains. La quantité de MS2 présente dans les zones autour de chaque dispositif a été déterminée en utilisant un essai sur boîte. Des échantillons ont été prélevés sur les boîtes contenant la souche indicatrice, placées à différentes hauteurs et distances et aussi de l’air. Sur une série de hauteurs allant de 0,15 à 1,65 m, le SMJA a dispersé, respectivement, une moyenne de > 60 et > 1300 fois plus d’unités formant des plages de lyse (UFP) par rapport au SMAC et EMP (P < 0, 0001). Le SMJA a dispersé, respectivement, une moyenne de > 20 et > 190 fois plus d’UFP au total par rapport au SMAC et EMP à toutes les distances testées jusqu’à 3 m (P < 0,01). Les prélèvements d’air recueillis autour de chaque appareil 15 minutes après utilisation ont montré que le SMJA a dispersé, respectivement, une moyenne de > 50 et > 100 fois plus d’UFP par rapport au SMAC et EMP (P < 0,001).

Conclusion. L’utilisation du SMJA conduit significativement à une dispersion plus importante et une dispersion après utilisation du bactériophage MS2 des mains contaminées artificiellement par rapport au SMAC et EMP.

Signification et impact de l’étude. Le choix du dispositif de séchage des mains doit être soigneusement examiné dans les zones où les préoccupations de la prévention des infections sont primordiales, telles que les établissements de santé et l’industrie alimentaire.

Référence. Kimmitt, P.T. and Redway, K.F. (2016), Evaluation of the potential for virus dispersal during hand drying: a comparison of three methods. J Appl Microbiol, 120: 478-486.

Le site The Conversation publie quelques éléments supplémentaires sur cette étude. Extraits.

Les différences entre les trois méthodes de séchage sont, en effet, très importantes. En dépit d’être souvent commercialisés comme étant la façon la plus hygiénique pour se sécher les mains, le sèche-mains à jets d’air produit réellement plus de 60 fois plus de contamination virale que les sèche-mains à air chaud. Les essuie-mains en papier, bien qu’ils soient à même de propager des virus, en transmettent encore moins – 1300 fois moins que le sèche-mains à jets d’air, pour être précis.

La distance pour laquelle différents sèche-mains pourrait transmettre le virus horizontalement a montré que le sèche-mains à jets d’air n’est pas du tout ce pourquoi ils sont sensés être faits. Avec un soufflage d’air à des vitesses allant jusqu’à 300 mph* (483 km/h) avec ce dispositif, des rafales d’air de virus peuvent propulser le virus à une distance de trois mètres dans la pièce, et disperser une moyenne de 190 fois plus de virus que les essuie-mains en papier.

Non seulement le sèche-mains à jets d’air propagent des virus plus loin, mais il permet également la présence de virus dans l’environnement beaucoup plus longtemps. Les prélèvement d’air recueillis autour de chaque dispositif 15 minutes après leur utilisation a montré que, en moyenne, il y avait jusqu’à 50 fois plus de particules de virus dans l’air autour d’un sèche-mains à jets d’air qu’avec un sèche-mains à air chaud, et plus de 100 fois plus qu’autour des essuie-mains en papier.

*mph : miles par heure, soit 1,609 344 km/h.

Curieux conseils d’hygiène dans la cuisine de l’Anses

12
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Conseils d’hygiène dans la cuisine. Dix gestes simples pour prévenir les risques microbiologiques dans la cuisine », selon l’Anses, mis à jour au 11 avril 2016.

La prévention et la maîtrise des contaminations tout au long de la chaîne alimentaire ont contribué à une amélioration significative de la qualité microbiologique des aliments. Pourtant, en 2011, 38 % des foyers de toxi-infections d’origine alimentaire déclarés en France sont survenus dans le cadre familial. La méconnaissance des voies d’entrée, des transferts, de la multiplication et de la survie des micro-organismes dans la cuisine est réelle chez les consommateurs. Afin d’aider le consommateur à limiter les risques de contamination à son domicile, plus particulièrement dans sa cuisine, voici, selon l’Anses, les dix mesures prioritaires de prévention.

webst11167L’Anses retarde un peu sur les chiffres des foyers de toxi-infections d’origine alimentaire, nous en sommes en 2016 et les derniers chiffres ceux de 2014 indiquent, selon l’InVS,« la part des TIAC survenues en restauration commerciale était de 37 %, de 30 % en restauration collective et de 33 % dans le cadre de repas familiaux. »

Mais l’Anses se garde bien de parler de la restauration commerciale. A quand des Conseils d’hygiène dans la cuisine de la restauration commercial et collective ?

  1. Avant et pendant la préparation des repas, bien se laver les mains avec du savon, ou à défaut, avec une lingette, un gel ou une solution antibactérienne.
  2. Eviter de préparer les repas en cas de symptômes de gastro-entérite. En cas d’impossibilité de se faire remplacer, être très vigilant sur le lavage des mains et privilégier des aliments nécessitant peu de préparation.
  3. Si des aliments se répandent dans le réfrigérateur, nettoyer sans tarder au détergent les surfaces salies. Un nettoyage complet du réfrigérateur doit être pratiqué autant que nécessaire et au moins une fois par an.
  4. A chaque type d’aliment sa planche à découper : en réserver une à la viande et aux poissons crus, et une autre aux produits cuits et aux légumes propres. Une fois les aliments cuits, ne pas réutiliser les plats et ustensiles utilisés pour les transporter crus.
  5. Pour limiter le risque de multiplication des micro-organismes, ne pas conserver les aliments plus de 2 heures à température ambiante avant réfrigération.
  6. Pour la conservation des produits traiteurs, plats cuisinés, pâtisseries à base de crème, ou aliments « très périssables » non préemballés, sur lesquels ne figure pas de date limite de consommation, une durée inférieure à 3 jours est fréquemment recommandée. Demander conseil aux commerçants.
  7. Maintenir la température à 4°C dans la zone la plus froide du réfrigérateur et vérifier l’étanchéité de ses portes.
  8. Pour les protéger des pathogènes, la consommation de la viande hachée bien cuite à cœur est recommandée aux jeunes enfants, aux femmes enceintes et aux personnes immunodéprimées.
  9. La consommation de viande ou de poisson cru (en tartare ou carpaccio) et de produits laitiers au lait cru (à l’exception des fromages à pâte cuite pressée comme le gruyère ou le comté) est fortement déconseillée aux enfants, aux femmes enceintes et aux personnes immunodéprimées.
  10. Les repas et biberons de lait des nourrissons nécessitent une attention particulière : ne pas les conserver plus de 48 heures à 4°C. Pour les bébés les plus sensibles aux infections, privilégier des préparations stériles sous forme liquide.

Commentaires. Au sujet de La consommation de la viande hachée bien cuite à cœur est recommandée aux jeunes enfants, aux femmes enceintes et aux personnes immunodéprimées : rappelons pour le consommateur lambda que les enfants dont il est question ici, sont des enfants âgés de moins de 15 ans, voir Prévention du syndrome hémolytique et urémique chez l’enfant âgé de moins de 15 ans en France, InVS.

Notons aussi l’absence de mention d’un thermomètre indiquant une température de cuisson sécuritaire de la viande hachée …

Trois items des conseils d’hygiène en cuisine concernent les personnes à risque : jeunes enfants, femmes enceintes, personnes immunodéprimées mais aussi les nourrissons.

L’Anses indique, à mon sens de façon erronée, que le lavage des mains peut se faire « à défaut, avec une lingette, un gel ou une solution antibactérienne. » Chacun sait pourtant que l’emploi de ces substituts n’ont de raison que si de l’eau potable n’est pas disponible pour le lavage des mains avec du savon, ce qui ne semble pas le cas dans une cuisine en France !

Enfin une référence aux cinq clés de l’OMS aurait un plus pour la pédagogie du document et une cohérence vis-à-vis du discours …

L’ensemble des 10 recommandations pour éviter les intoxications alimentaires de l’Anses se trouve ici.