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Retour sur le classement de 17 pays en matière de sécurité des aliments

22
nov
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Classé dans Campylobacter, Curiosité, E. coli, Environnement, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

« Un organisme canadien classe 17 pays sur leur performance en sécurité des aliments », selon CIDRAP News.

Le Canada et l’Irlande ont reçu les notes les plus élevées lors de l’évaluation de 10mesures de performance en sécurité des aliments, selon un rapport du Conference Board of Canada’s Centre for Food. Voir à ce sujet Sécurité des aliments : Le Canada, premier au classement mondial, la France 3e !

??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????En collaboration avec le Food Institute de l’université de Guelph, le Conference Board a classé 17 pays sur la base de l’évaluation des risques en matière de sécurité des aliments, la gestion des risques et la communication à propos des risques. Tous les pays sont membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), et l’évaluation des mesures de progrès en matière de sécurité alimentaire de chaque pays depuis 2010.

D’autres pays ont rejoint le Canada et l’Irlande dans le peloton de tête des performances dont la France, le Royaume-Uni, la Norvège et les Etats-Unis, indique le rapport.

L’Autriche, le Canada, la France, l’Irlande, le Japon, le Royaume-Uni, et les Etats-Unis ont tous montré une amélioration significative dans le signalement de l’incidence de Campylobacter, Salmonella, Yersinia, Escherichia coli et Listeria. La Suède, la Norvège, l’Allemagne sont au dernier rang dans ce domaine, suggérant une baisse dans le signalement des pathogènes dans les 5 dernières années, selon le rapport.

Le rapport a également examiné la confiance du public dans la capacité d’un pays à prévenir et à répondre aux questions de sécurité des aliments et sur les allergènes. Le Canada et l’Irlande ont enregistré une augmentation de la confiance du public, tandis que l’évaluation a révélé que la confiance du public a diminué en Australie, en France, en Italie et aux États-Unis.

Les évaluateurs ont utilisé des éléments communs des systèmes de sécurité des aliments dans l’ensemble de ces 17 pays pour procéder à leur évaluation, tout en notant la nécessité « de trouver un consensus sur des mesures solides communes de la performance en matière de sécurité des aliments, pour en tirer des paramètres de cette étude, parmi d’autres. »

Voir aussi l’article de Food Safety News, Canada, Ireland Top Food Safety World Ranking.

Commentaires : Ce qu’il y a d’intéressant, c’est la difficulté, pour ne pas dire l’impossibilité, constatée en France d’avoir des informations publiques en matière de sécurité des aliments, mais cela a dû échappé à nos amis Canadiens …

Tendances en Europe pour 2012 pour les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses

21
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, E. coli, Environnement, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus, Volaille.

ecdc_zoonoses_2014« Tendances en Europe pour les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses », source communiqué de l’ECDC du 20 novembre 2014.

Le contenu du rapport épidémiologique annuel 2014 sur les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses donne un aperçu de la situation épidémiologique en Europe. Le rapport présente les données de 2012 et donne un aperçu de l’épidémiologie de chaque maladie, dont certaines sont présentées ci-dessous :

  • Les cas à Campylobacter ont augmenté pendant une période de cinq ans allant de 2008 à 2012, mais a légèrement diminué en 2012. La campylobactériose humaine est restée la maladie gastro-intestinale la plus fréquemment rapportée en Europe depuis 2005. La manipulation, la préparation et la consommation de viande de poulet ont été estimées représenter 20-41% des cas de campylobactériose humaine.

Il serait sans doute utile de revoir l’incidence des infections à Campylobacter en France comme cela avait fait par l’InVS en 2004-2005.

  • Les taux de salmonellose ont continué à diminuer avec une tendance de baisse marquée durant les cinq dernières années dans l’UE et une tendance à la baisse dans 17 pays de l’UE/EEE. Cette diminution est principalement attribuable à la mise en œuvre avec succès des programmes de maîtrise vétérinaire, en particulier chez les volailles. Cependant, la salmonellose est la deuxième infection gastro-intestinale la plus fréquemment rapportée et une cause importante d’éclosions d’origine alimentaire dans l’UE/EEE. Les cinq sérotypes les plus fréquemment rapportés ont été S. Enteritidis, S. Typhimurium, S. Typhimurium monophasique, S. Infantis et S. Stanley. L’augmentation de S. Stanley a été due à l’éclosion dans plusieurs pays causée par la distribution de la viande de dinde contaminée.

[A noter que le nombre de cas de salmonellose augmente toujours en France : 8705 en 2012, 8685 en 2011, 7184 en 2010, 7153 en 2009 et 7186 en 2008 -aa].

L’Anses indiquait en octobre 2013 au sujet de la salmonellose, « En Europe, ces bactéries demeurent la cause la plus fréquente d’épidémies d’origine alimentaire et la deuxième cause de maladie d’origine alimentaire. Toutefois, le nombre de foyers où ces bactéries ont été isolées est en constante diminution dans l’Union Européenne depuis 2001. Cette amélioration reflète l’efficacité de la politique de l’Europe en matière de sécurité sanitaire des élevages et des abattoirs (abattage systématique des élevages de poules pondeuses contaminés, mesures d’hygiène tout au long de la chaine de production). »  Une réactualisation serait utile …

  • Le taux de cas d’hépatite A varie fortement dans l’UE/EEE, la région la plus touchée étant l’Europe de l’Est. Un mauvais approvisionnement en eau et une faiblesse dans les infrastructures sont associés à la propagation du virus dans les pays européens de l’Est et dans la région des Balkans. Au contraire, la transmission d’hépatite A d’origine alimentaire a causé trois foyers dans plusieurs différents pays de l’UE/EEE. Dans tous les cas, de petits fruits rouges surgelés et frais ont été impliqués comme véhicule de l’infection, soulevant des inquiétudes sur la sécurité des aliments et la traçabilité des échanges de petits fruits rouges au sein de l’UE/EEE.

A ma connaissance, aucune information ou recommandation pour les consommateurs n’a été proposée par nos autorités …

  • En 2012, les cas confirmés de STEC/VTEC ont diminué de 66% après la grande épidémie à STEC/VTEC O104:H4 en Allemagne en 2011, mais ils ont augmenté de 36% par rapport aux chiffres des années 2009 et 2010. Le nombre de cas signalés de STEC/VTEC confirmés a été de 5748 et le taux de notification globale était de 1,5 cas pour 100 000 habitants dans les pays de l’UE et de l’EEE en 2012.

[Nombre de cas confirmés de STEC en France : 208 en 2012, 221 en 2011 et 103 en 2010 -aa].

Pour la listériose, selon ce rapport, « En 2012, 28 pays de l’UE et de l’EEE ont fourni des données sur la maladie. Le Liechtenstein et le Portugal n’ont état d’aucune donnée. Dans l’ensemble, 1 676 cas confirmés de listériose ont été signalés, soit un taux global de cas de 0,35 pour 100 000 habitants. Les taux les plus élevés ont été observés en Finlande (1,13 pour 100 000 habitants), suivie par le Danemark avec 0,90 pour 100 000 habitants. Allemagne et la France ont signalé le plus grand nombre de cas confirmés, respectivement, 412 et 348. » [A noter que le nombre de cas de listériose a augmenté en France : 348 en 2012, 282 en 2011, 312 en 2010, 328 en 2009 et 276 en 2008 -aa].

NB : Traduction par mes soins. -aa

3000 enfants de Copenhague auraient eu au déjeuner des aliments contaminés par Listeria

18
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

d2bc042b1e4cb15f854da3937720efdaa83b42e094c4674d2b0ee19302af42a8« 3000 enfants de Copenhague ont eu au déjeuner des aliments infestés par Listeria » source The Local du 18 novembre 2014.

Jusqu’à 3 000 écoliers de 40 écoles dans Copenhague ont eu au déjeuner des aliments infectés par Listeria, ont mis en garde les responsables de la ville.

Dans une lettre aux parents, la ville de Copenhague a déclaré que Listeria a été retrouvé dans du tzatziki servi aux écoles dans le cadre d’un déjeuner.

« Nous vous écrivons parce que votre enfant a mangé un repas EAT [nom du programme d’alimentation scolaire], le mardi 11 novembre et il a été constaté qu’il y avait des Listeria dans le tzatziki », dit la lettre, selon la radio DR.

Le programme EAT propose des déjeuners à 40 écoles différentes et le tzatziki infecté était l’une des deux options de repas offerts le 11 novembre. Selon un responsable de la ville, de 3000 jusqu’à 5000 les enfants reçoivent leurs repas à partir du programme sont parmi ceux qui ont choisi le plat infecté.

« Nous prenons clairement cela très au sérieux et nous suivons actuellement toutes les recommandations de Fødevarestyrelsen [Food and Veterinary Administration] afin de s’assurer que cela ne se reproduise pas », a déclaré à DR, Lina Maria Johnsson, responsable du département de la santé de la ville.

On ne sait pas si Listeria provient du concombre, de l’ail ou du yaourt utilisé dans le tzatziki ou de mauvaises conditions d’hygiène dans les cuisines de EAT.

La Food and Veterinary Administration a prélevé des échantillons d’aliments et dans l’intervalle, a ordonné à EAT de nettoyer à fond à ses installations.

Un porte-parole de l’administration a tenté d’apaiser les craintes des parents.

NB : Les termes infestés ou infectés employés dans cet article frisant le sensationnalisme ne donnent aucun élément probant sur le nombre de Listeria effectivement présents dans les aliments. Le nombre précis d’enfants est inconnu et cela contribue l’effet recherché …

Quand la présence de Listeria monocytogenes devient listériose dans les médias et Lysteria dans le communiqué du distributeur ! Veux-t-on vraiment nous faire peur ?

18
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Non classé, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

C’est sans commentaires ce court article paru (hélas) sur RTL.be du 17 novembre 2014 en Belgique.

Au départ nous avons les autorités suisses qui ont signalé le 14 novembre 2014, une « mise en garde publique à propos de la présence de Listeria dans du salsiz des Grisons »

listeriaDes bactéries de type Listeria ont été décelées dans du salsiz des Grisons. Ce produit peut présenter un danger pour la santé et l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) recommande à la population de ne pas en consommer. La marchandise en question a été immédiatement retirée du marché.

Mais que trouve-t-on dans le tire de l’article de RTL.be précité, « Listériose chez Colruyt: si vous y avez acheté de la charcuterie, lisez bien ceci ».

Bien entendu, il ne s’agit de listériose (la maladie) mais de Listeria (la bactérie) c’est hélas une confusion ou un raccourci, savamment entretenue par certains médias, marchands de peur ?

Mais nous allons voir que cela ne s’arrête pas là …

La chaîne de supermarchés Colruyt rappelle son plateau de charcuteries suisses Premium « pour des raisons de sécurité alimentaire », a-t-elle indiqué lundi soir dans un communiqué.

Le texte du communiqué ci-dessous est proposé sur le site de l’AFSCA, sans correction !

« Lors d’une analyse effectuée par le producteur, la présence de listeria monocytogenes a été décelée dans le Plateau de charcuteries suisses Premium 110 g. Il s’agit des produits portant la date limite de consommation du 3/2/2015. Colruyt a donc décidé d’appeler les consommateurs à ramener le Plateau de charcuteries suisses Premium portant la date limite de consommation du 3 février 2015.     Colruyt demande à ses clients de ne pas consommer ce produit et de bien vouloir le ramener en magasin, où il leur sera remboursé. Entre-temps, les produits concernés ont été retirés des rayons de tous les magasins. »
La bactérie Lysteria monocytogenes peut s’avérer dangereuse pour les jeunes enfants, les femmes enceintes (risque de fausse couche), les personnes ayant une immunité plus faible et les personnes âgées.

Lysteria est proche d’hystéria, comme par hasard, même le distributeur se fait marchand de peur !

Un état des lieux des notifications au RASFF pour les produits alimentaires d’origine France en 2014 : à propos de la présence de micro-organismes pathogènes

10
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Virus, Volaille.

rasff_aaIl est clair que le ministre de l’agriculture, de la l’alimentation et de la communication du gouvernement, etc., ne doit pas ou ne peut pas savoir ce que sont des pathogènes alimentaires, sinon il commencerait à se poser quelques questions sur leur présence depuis au moins deux ans …

Le blog, toujours soucieux de l’informer, lui signale les données ci-après empruntées au RASFF, le réseau d’alerte rapide des Etats membres pour les pathogènes présents dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux, concernant les produits alimentaires et les aliments pour animaux ayant pour origine la France :

2014 : déjà 61 notifications !

  • Salmonella, 27 dont 14 dans la volaille, 2 dans la viande et 2 dans des produits laitiers
  • Listeria, 17 dont 10 dans des fromages et des produits laitiers
  • Escherichia coli, 14 comportant 9 STEC dont 8 dans des fromages au lait cru
  • Norovirus, 5 dans des coquillages
  • Campylobacter, 2

2013 : 61 notifications

  • Salmonella, 17 dont 11 dans la volaille et 4 dans la viande
  • Norovirus, 15 dont 13 dans des huîtres
  • Listeria, 16 dont 11 dans des fromages au cru
  • Escherichia coli, 8 dont 2 STEC dans des fromages au lait cru
  • Bacillus cereus, 2
  • Virus de l’hépatite A, 2
  • Clostridium botulinum, 1
  • Campylobacter, 2

Les résultats des années précédentes pour les notifications au RASFF pour la présence de micro-organismes pathogènes dans les produits alimentaires d’origine France : 45 en 2012, 55 en 2011 et 46 en 2010. On peut sans se tromper une certaine évolution avec les années 2013 et 2014, causes économiques, maîtrise insuffisante des pathogènes dans les entreprises, non maîtrise de la chaîne du froid , pas assez de contrôles par les services officiels, etc.

D’autres Etats membres font mieux que nous en termes de notifications au RASFF pour la présence de micro-organismes pathogènes : l’Allemagne, 82 notifications et la Pologne, 65 notifications. Les Pays-Bas, 60 notifications, font comme nous. Mais le Royaume-Uni n’a que 12 notifications et la Belgique, 35 notifications.

L’Allemagne semble être bien placer pour être le pays sera en tête avec le plus de notifications de pathogènes au RASFF concernant des produits alimentaires ayant pour origine l’Allemagne.