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Articles de la catégorie 'Listeria'

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Ciel, des Listeria dans mes olives !

23
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

Décidément Listeria ne respecte plus rien, même l’apéro, quand il fait beau, jugez plutôt …

L’AFSCA de Belgique rapporte le 22 mai 2015 un « Communiqué de Pietercil Delby’s SA » :

Rappel de mélange olives vertes et noires

Problématique : Présence possible de listeria.

Pietercil Delby’s SA demande aux clients des magasins CORA en Belgique et au Grand-Duché de Luxembourg de ramener le mélange olives vertes et noires ‘le moins cher’ / ‘de goedkoopste’ avec comme date de péremption le 17/08/2015 dans les magasins CORA.

La présence de Listeria a été constatée dans les produits concernés, ce qui peut être de nature à présenter un risque sanitaire pour le consommateur.

dyn007_original_700_350_jpeg_2602324_f7b058c08ae7d6d2851f7c20fb026c88On aura noté que le communiqué dit à la fois ‘présence possible‘ et ‘la présence de Listeria a été constatée‘ …

Encore un aliment à ajouter dans la liste des aliments à éviter pour les femmes enceintes et les personnes à risques ? L’Anses en France va très certainement nous éclairer prochainement …

Mais qu’en est-il de Listeria et des olives ?

L’Association Française Interprofessionnelle de l’Olive proposait en 2010 un « Rappel des normes des produits à base d’olives » et en particulier des caractéristiques microbiologiques.

L’objectif de cette circulaire est de faire un point sur la réglementation, applicable à ce jour, en ce qui concerne les caractéristiques physico-chimiques et microbiologiques des produits à base d’olives, pasteurisés ou en frais.

Je ne sais pas si ces caractéristiques sont toujours d’actualité, mais il est noté que des pathogènes doivent être recherchés (absence dans 25 g pour Salmonella, Escherichia coli et Listeria monocytogenes) pour les olives vertes confites, les olives noires au naturel et les olives déshydratées au sel.

Cela étant pour les olives de table, selon le Lamy Dehove, la présence de Listeria n’est pas à rechercher.

L’une des rares études sur la présence de Listeria dans les olives est une étude italienne sur l’occurrence de Listeria monocytogenes dans des olives vertes de table.

« Les résultats ont démontré que L. monocytogenes peut survivre et se développer dans des olives vertes de table. L. monocytogenes a été retrouvé dans un prélèvement commercial (traité thermiquement) analysé et dans tous les prélèvements âgés de plus de 2 mois, indépendamment de la variété d’olives, des cultures starters de bactéries lactiques utilisées, du pH et l’acidité titrable des prélèvements de saumure ou des traitement appliqués. »

Référence Caggia, Cinzia; Randazzo, Cinzia L.; Di Salvo, Monia; Romeo, Flora; Giudici, Paolo. Occurrence of Listeria monocytogenes in Green Table Olives Journal of Food Protection®, Number 10, October 2004, pp. 2092-2353, pp. 2189-2194(6).

Pour en revenir à notre rappel de mélange d’olives, il demeure une question subsidiaire, quelles sont les olives responsables, les noires, les vertes ou les deux ?

A vous de voir …

NB : Photo contractuelle ne représentant pas le produit rappelé

Etats-Unis : Après des rappels de glaces contaminées par Listeria, une entreprise licencie 1450 personnes et en met plus de 1400 au chômage technique

16
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Machines, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

blue.bell_.creameriesDans l’article « La communication de crise est nécessaire mais est-elle suffisante ? », j’indiquais la parution du message écrit (et en vidéo) du PDG de Blue Bell du 20 avril 2015, un fabricant de crèmes glacées rappelées pour cause de présence de Listeria.

Depuis on a appris que la FDA avait publié le 14 mai 2015 des résultats d’inspection sur les sites entreprises de Blue Bell Creameries, voir Transparence des résultats des inspections aux Etats-Unis et … en France.

Mais voici qu’on apprend que Blue Bell licencie 1450 employés et met plus de 1400 au chômage technique, source Doug Powell du barfblog. Lire le communiqué de Blue Bell Creamery du 15 mai 2015 intitulé, An Agonizing Decision ou Une décision déchirante.

La saga Blue Bell Creameries avec Listeria retrouvé dans des glaces semble être en train de dégrader de jour en jour, avec l’annonce par la société du licenciement de centaines de salariés et une réduction des heures à la suite de son rappel volontaire le mois dernier de la totalité de ses crèmes glacées.

Presque 4 personnes sur 10 parmi les 3900 salariés de Blue Bell vont perdre leur emploi. Ce sont 750 employés à temps plein et 700 travailleurs à temps partiel. 1400 autres employés seront au chômage technique.

Dix cas de maladies dans quatre États, dont trois décès dans le Kansas, sont désormais liés à la crème glacée.

Souvent un problème de sécurité des aliments se traduit par un problème de sécurité du personnel … Dans ce contexte on lira avec intérêt l’article de Bill Marler, Bad Listeria Management Causes 2850 Blue Bell Employees Out of Work ou Un mauvais management de Listeria entraîne 2850 employés Blue Bell sans travail.

Poussée de fièvre médiatique en Belgique à propos de fromages au lait cru et en guest star, Listeria

14
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

La Belgique connaît une fièvre médiatique avec ce récent communiqué de l’AFSCA du 13 mai 2015, « L’AFSCA communique la présence de Listeria monocytogenes dans des fromages de Herve produits par l’établissement MUNNIX. Afin de garantir la sécurité du consommateur, l’AFSCA a décidé de retirer du commerce ces fromages de Herve. »

D’après l’avenir.net du 13 mai 2015, « Dans la foulée, environ 1 500 fromages ont donc été saisis de façon conservatoire. « Le producteur doit soumettre ses fromages à analyse afin de prouver que ses produits ne représentent aucun danger», ajoute le porte-parole, qui précise que mettre ces produits sur le marché représente un réel danger, notamment pour les femmes enceintes.

listeriaLe fromager explique également qu’avec moins de 10 unités formant colonie de listéria sur 25 grammes, ses fromages sont sous le taux de 100 ufc/g qui était d’application.

Du côté de l’Afsca, on souligne toutefois qu’il s’agit «d’une réglementation européenne entrée en vigueur en 2005». Si l’Afsca indique n’avoir jamais exigé du fromager qu’il arrête sa production, l’agence précise que s’il poursuit sa production, les trois prochains lots devront être soumis à des analyses qui prouvent qu’ils sont exempts de listéria. »

Le producteur ne semble pas bien connaître la réglementation qui stipule que le critère pour tout produit destiné à être consommé en l’état et trouvé positif en Listeria monocytogenes est < 100 ufc/g pendant toute sa durée de vie. Mais comme le rappelle régulièrement la DGAL en France, « s’il n’y a pas d’éléments permettant de garantir que le taux de 100 ufc/g ne sera pas dépassé à la DLC, est considéré comme une non-conformité qui donne lieu à une alerte. »

Ce texte français dit que la France opère de cette façon, contrairement à de nombreux pays. Il faut donc croire qu’avec ce rappel et ce blocage de fromages, cela ne soit pas le cas … en Belgique aussi !

Enfin, on lira des articles plus ou moins exacts, mais qui aussi posent quelques questions sans réponse, faute d’explications détaillées et de pédagogie sur ce qu’est précisément la réglementation en la matière, du coup les médias s’en donne à cœur joie :

  • « Herve: suite à sa nouvelle descente, l’AFSCA retire du commerce les fromages de la ferme Munnix », source Meuse.be.
  • « Herve: vers la fin du fromage au lait cru? » source RTBF.be.
  • « Un médecin de Liège alerte sur la dangerosité de la listeria dans les produits alimentaires: la bactérie peut représenter un risque pour la santé », source Sudinfo.be.
  • « La listeria dans les aliments, peut-être un risque pour la santé », source l’avenir.be.
  • « Les normes sanitaires modernes tuent-elles les petits producteurs? », source RTBF.be.
  • « Le fromage de Herve au lait cru menacé par une directive européenne? Notre ministre de l’Agriculture se veut rassurant et livre des explications », source RTL.be.

Pour ma part, il me pense que le principal problème pour les fabricants de fromages lait cru est les STEC et non pas Listeria et Salmonella, malgré des rappels de temps à autre …

Mise à jour du 16 mai 2015. Communiqué de l’AFSCA. L’AFSCA mandatée par le Parquet de Verviers dans le cadre de la distribution des fromages de Herve au lait cru placés sous saisie conservatoire (15/05/2015).

Transparence des résultats des inspections aux Etats-Unis et … en France

14
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« La FDA publie les rapports d’inspection de chez Blue Bell Creameries », source Food Safety Watch du 12 mai 2015.

A la suite de récents cas de listériose aux États-Unis liés à de la crème glacée fabriquée par Blue Bell Creameries, la Food and Drug Administration (FDA) a publié les « observations inspectional » de leurs inspections les plus récentes dans trois des sites de production de l’entreprise.

En date du 20 avril 2015, un total de dix patients infectés par plusieurs souches de Listeria monocytogenes a été rapporté en Arizona (1), Kansas (5), Oklahoma (1) et Texas (3). Les dates de début des cas de maladie variaient de janvier 2010 à janvier 2015 et trois décès ont été rapportés dans le Kansas.

government_transparency_2Une enquête épidémiologique et microbiologique de ces cas a établi des liens avec des glaces fabriquées par Blue Bell Creameries dans son usine de l’Oklahoma. Listeria monocytogenes a été aussi isolé à partir de produits fabriqués dans l’usine du Texas. Blue Bell a rappelé tous les produits potentiellement contaminés et a suspendu la production à l’usine de l’Oklahoma.

La FDA toute effectué des inspections dans les installations de production de Blue Bell à Brenham au Texas, à Broken Arrow en Oklahoma et à Sylacauga en Alabama et a désormais publié les observations des inspecteurs. Ceux-ci mettent en évidence un certain nombre de problèmes d’hygiène et de transformation identifiés dans les trois usines dont une insuffisance de contrôles microbiologiques, des mauvaises procédures de nettoyage-désinfection et une contamination potentielle des produits par des gouttes de condensation d’un équipement mal conçu.

Il y a aussi eu des analyses indiquant que les taux de contamination retrouvés dans les échantillons de glaces impliquées dans l’éclosion étaient inhabituellement faibles (1-10 ufc/g). Jusqu’à présent, il a été pensé que des taux de 100 ufc/g ou plus étaient nécessaires pour provoquer une infection, même chez des personnes vulnérables. Cette éclosion, avec au moins un autre rappel de glaces sans rapport avec la contamination par Listeria, est susceptible d’entraîner une révision de la sécurité microbiologique dans l’industrie des crèmes glacées.

ooOOoo

health_inspectorOn n’en n’est pas encore là en France, mais on avance …

Ainsi, on s’essaie à la transparence (mais oui !), dans certaines conditions, comme le montre le décret n°2015-189 du 18 février 2015 relatif à l’expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en sécurité sanitaire des aliments dans le secteur de la restauration commerciale à Paris et Avignon.

Limite de cette transparence, on ne connaitra pas le résultat de l’inspection des restaurants et les autres commerces de bouche et la restauration collective ne seront pas concernés, étonnant, non ?

On lira aussi sans rire la Foire aux questions sur la transparence des contrôles en restauration commerciale sur le site du ministère de l’agriculture.

Voici par exemple, une question parmi d’autres que se posent souvent des consommateurs, « Pourquoi les restaurants ne sont-ils pas contrôlés plus souvent ? ». Oui, c’est vrai ça, pourquoi ?

Conformément à la réglementation européenne, les contrôles sont réalisés tout au long de la chaîne alimentaire en tenant compte du niveau de risque présenté par les établissements. Ce niveau de risque dépend de plusieurs caractéristiques de l’entreprise : produits, procédés de fabrication, volume d’activité etc.

L’analyse des risques conduit à avoir une fréquence d’inspection plus élevée aux premiers stades de la chaîne alimentaire dans les établissements de production des aliments (ex : établissement de production de viande hachée). Les établissements de remise directe au consommateur (restaurants, métiers de bouche, distributeurs), qui se fournissent généralement auprès de ces établissements, sont contrôlés moins fréquemment.

En d’autres termes si les restaurants sont contrôlés moins fréquemment, c’est la faute à la réglementation européenne, et non pas au nombre insuffisant d’inspecteurs en France. Il fallait oser le faire !

Fardeau économique aux Etats-Unis des principales maladies infectieuses d’origine alimentaire

14
mai
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Listeria, Microbiologie, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Shigella, TIAC, Virus.

« Fardeau économique aux Etats-Unis des principales maladies infectieuses d’origine alimentaire », source IFT News du 13 mai 2015.

Chaque année, une personne sur six aux États-Unis est rendue malade par une maladie d’origine alimentaire. Le gouvernement, l’industrie et d’autres consacrent des ressources considérables à essayer de prévenir ces maladies d’origine alimentaire.

L’Economic Research Service du ministère américain de l’agriculture de l’agriculture (USDA ERS) a publié un rapport donnant un aperçu des estimations récentes du fardeau économique dû annuellement aux 15 principaux pathogènes d’origine alimentaire aux États-Unis. Selon ce rapport, les pathogènes d’origine alimentaire ont coûté plus de 15,5 milliards de dollars en fardeau économique au consommateur américain chaque année. Les estimations de la charge économique par cas varient considérablement, allant de 202 dollars pour Cyclospora cayetanensis à 3,3 millions de dollars pour Vibrio vulnificus.

USDA_ERS_rapportLe rapport constate que 15 pathogènes causent 95% ou plus des maladies d’origine alimentaire, des hospitalisations et des décès aux Etats-Unis pour lesquels un pathogène spécifique qui a provoqué la maladie a pu être identifié. Ce sont Campylobacter spp., Clostridium perfringens, Cryptosporidium spp., Cyclospora cayetanensis, Listeria monocytogenes, norovirus, Salmonella non typhoïdes, Shigella spp., STEC O157, STEC non-O157, Toxoplasma gondii, Vibrio vulnificus, Vibrio parahaemolyticus, Vibrio autre que non cholérique et Yersinia enterocolitica. De plus, la grande majorité du fardeau économique (84%) de ces pathogènes est dû aux décès. Le classement des pathogènes en termes de fardeau économique total suit généralement leur classement concernant leur fardeau économique en raison des décès liés aux pathogènes, avec des exceptions notables. Campylobacter provoque légèrement plus de décès par an que norovirus, mais en raison du très grand nombre de cas non mortels causés par norovirus, son fardeau économique est plus élevé que celui de Campylobacter.

Le rapport constate aussi que les estimations de l’incidence des maladies d’origine alimentaire acquise aux États-Unis, et par conséquent les estimations du fardeau économique, sont très incertaines. Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) estime que l’incidence des maladies d’origine alimentaire de ces 15 pathogènes pourrait varier 4,6 à 15,5 millions de cas par an. Basé sur cette série d’estimations de l’incidence, le fardeau économique pourrait varier de 4,8 milliards à 36,6 milliards.

Et en France me direz vous ? Toujours pas de données … pour cela il y a la sécu …

Une information du service de communication de l’Anses avance (sans références) que, « Dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, la France fait souvent figure de pionnière en Europe et dans le monde en appliquant des politiques de maitrise des risques qui produisent des résultats probants ». Bon, si la com le dit …

NB : On lira aussi, Money and barf: Economic effects of foodborne illness (Argent et vomissement : les effets économiques des maladies d’origine alimentaire), source Doug Powell du barfblog.