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Articles de la catégorie 'Listeria'

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Avis de l’EFSA sur le maintien de la chaîne du froid pendant le stockage et le transport de viande : Le cas du hachage des viandes

30
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

Un communiqué de l’EFSA du 30 juillet traite du « Maintien de la chaîne du froid pendant le stockage et le transport de viande ».

Le temps écoulé entre l’abattage et le hachage de la viande peut être prolongé sans causer de croissance additionnelle de bactéries pathogènes pourvu que les températures de stockage permises soient diminuées.
C’est la principale conclusion d’un avis scientifique de l’EFSA dans lequel ont été évaluées des combinaisons de durées de stockage et de températures de stockage pour différents types de viandes et dans lequel la croissance bactérienne observée dans ces scénarios est comparée par rapport aux normes actuelles.
Le maintien de la chaîne du froid est l’un des principes et des exigences de base de la législation de l’UE en matière d’hygiène alimentaire.

chainecompressmallL’avis intégral, Scientific Opinion on the public health risks related to the maintenance of the cold chain during storage and transport of meat. Part 2 (minced meat from all species).

Un précédent avis de l’EFSA du 27 mars 2014 avait été publié, Scientific Opinion on the public health risks related to the maintenance of the cold chain during storage and transport of meat. Part 1 (meat of domestic ungulates)

Résumé.

La viande fraîche destinée à la production de viande hachée peut être contaminée par une série de pathogènes, notamment Salmonella spp. et Escherichia coli vérocytotoxigénique (VTEC). Ceux-ci peuvent se développer si les températures ne sont pas maintenues en dessous de 5°C tout au long de la chaîne du refroidissement des carcasses au hachage. En outre Listeria monocytogenes et Yersinia enterocolitica va croître aux températures de refroidissement, même si cela se fait lentement, mais une croissance importante peut se produire lors d’un stockage prolongé. La législation actuelle (règlement (CE) 853/2004) exige que les carcasses de viande rouge soient immédiatement refroidies après l’inspection post-mortem à une température interne ne dépassant pas 7°C et que cette température soit maintenue jusqu’à ce que le hachage ait lieu pas plus de 6 ou 15 jours (viande conditionnée sous vide) après abattage. Les chiffres correspondants pour les volailles sont de 4°C et 3 jours. Il a été étudié l’impact du temps de stockage entre l’abattage et le hachage sur la croissance de pathogènes bactériens en utilisant une modélisation prédictive. Les combinaisons temps-température de stockage qui permettent la croissance de Salmonella, VTEC, L. monocytogenes et Yersinia enterocolitica équivalentes à celles obtenues dans les conditions définies par le règlement (CE) 853/2004 ont été identifiées. Comme la modélisation suppose un pH et une aw favorables pour la croissance bactérienne, une absence de compétition microbienne et pas phase de latence, les temps équivalents présentés sont basés sur le pire des scénarios. Cette analyse suggère, par exemple, que la viande rouge, la viande bovine et la viande de volaille conditionnées sous vide peuvent être conservées à 2°C respectivement, pendant 14, 39 et 5 jours, sans plus de croissance des pathogènes que ce qui serait obtenu en vertu des conditions législatives actuelles. Il a donc été conclu que d’autres combinaisons temps-température pour le stockage de la viande fraîche entre l’abattage et le hachage sont possible sans augmenter la croissance des pathogènes, et les durées maximales du stockage de la viande fraîche destinée à la préparation de viandes hachées sont prévues pour des températures de stockage différentes. L’impact de l’altération sur les durées de stockage maximales n’a pas été pris en considération.

NB : Traduction du résumé par mes soins.

Les médias et les rappels récents de fromages

30
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Listeria, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

On a souvent la presse qu’on mérite et les titres sont là pour alpaguer le chaland, comme en témoigne ce titre racoleur d’une chaîne dite d’information en continue ci-dessous.

Bien entendu, ce titre n’est pas exact et, comme souvent, triste habitude, le texte est distinct du titre. Il y avait bien présence de Escherichia coli dans des fromages français et Listeria monocytogenes dans un fromage italien. A n’en pas douter E. coli gagne ses galons de notoriété de la presse …

bfmtv_Ecoli

Grand jeu de l’été du ministère de l’agriculture : Après les annonces de rappels de produits alimentaires à retardement, le consommateur doit aussi partir la chasse à l’affichette du rappel…

28
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Listeria, Rappel, Réglementation, Sécurité des aliments.

LOGO JEU ETE quadriLe 12 juillet 2014, sur liste Hygiène, un internaute nous expliquait, à propos des rappels de produits alimentaires, dans un message, « Il me semble aussi que ce serait pertinent que le site alimentation.gouv.fr soit exhaustif à ce sujet, car son champ de couverture doit concerner l’ensemble des aliments. »

Puis dans un autre message, « Le fonctionnement d’un service officiel de relais d’alertes qui fonctionne 24H24 et 7J7 a également un coût en main d’œuvre, qui ne serait pas insurmontable s’il s’avérait véritablement plus efficace en terme d’efficacité/coût. Les services officiels disposent par contre déjà de personnels d’astreinte mobilisables les W.E. et jours fériés. »

C’est comme l’on dit très intéressant, mais on en est loin … voir très loin !

Après la fin du week-end, le 28 juillet 2014, le ministère de l’agriculture vient de publier deux communiqués de rappel :

2114_1_M1. Retrait de produits fromagers par la société « L’étoile du Vercors ». La Société L’Etoile du Vercors procède au retrait de la vente des produits suivants :
  • Nom : SAINT-MARCELLIN IGP, SAINT-FELICIEN, SECHON DE VACHE, TOMMES DU DAUPHINE
  • Marque commerciale : toutes marques commerciales
  • DLUO : comprise entre le 04/08/14 et le 03/09/14
  • Numéro d’identification vétérinaire : FR 38-409-001 CE
  • Période de commercialisation : à partir du 07/07/2014 et jusqu’au 27/07/2014
En effet, un contrôle a mis en évidence, dans ces produits, la présence de Escherichia coli O26:H11,

Les magasins concernés par la distribution du lot contaminé ont procédé à son retrait et informé les consommateurs grâce à des affichettes mises sur les lieux de vente concernés. Certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait.

Auchan rapporte sur son site Rappel Qualité, deux communiqués (affichettes) datés du 26 juillet 2014 : 1 et 2.

L’autre concerne un communiqué de rappel de Gorgonzola daté du 25 juillet 2014, mais l’information n’a été mise en ligne que le 28 juillet.

La société Desailly procède au retrait de la vente de fromages Gorgonzola suite à la mise en évidence de la présence de Listeria monocytogenes.
Les références du produit sont les suivantes :
  • Gorgonzola de marque « Lago Monate »
  • Producteur IGOR (marque sanitaire IT 01.124 CE)
  • Lot n° L.090814161
  • A consommer de préférence avant le 09/08/2014
Ce gorgonzola ayant été vendu à partir du 1er juillet, au rayon traditionnel (à la coupe) les personnes en ayant acheté ne disposent pas des emballages portant ces références.
Il est donc recommandé aux personnes qui auraient acheté du gorgonzola au rayon traditionnel à partir du 1er juillet d’interroger leur magasin pour savoir si ce fromage est concerné par le retrait, et de ne pas le consommer et de le détruire le cas échéant.
Certains de ces produits ont en effet été commercialisés avant cette mesure de retrait.
Des affichettes destinées à l’information des consommateurs ont été mises en place dès aujourd’hui dans les magasins concernés par la vente.

On pourra lire concernant ces rappels, un article du blog. Après les annonces de rappels de produits alimentaires en retard, il faut partir désormais à la chasse à l’affichette … pour rester en bonne santé !

Le fond et la forme des audits tierce partie de sécurité des aliments

26
juil
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Nettoyage-Désinfection, Non classé, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

roy_costa1« Le fond et la forme des audits tierce partie dans la sécurité des aliments ». Il s’agit d’un texte de Roy Costa publié le 24 juillet 2014 dans Food Safety News.

À la suite de nombreuses éclosions nationales (Etats-Unis –aa) et internationales de maladies d’origine alimentaire, l’industrie alimentaire a subi à travers le monde de plus en plus de pressions afin de s’assurer que leurs produits soient sûrs, sains et conformes aux règlements gouvernementaux. La FDA et l’USDA ont l’autorité principale pour notre approvisionnement alimentaire à l’échelle nationale, alors que les Etats individuellement régissent habituellement les opérateurs alimentaires locaux via les services de l’agriculture et de la santé de l’État et du comté.

Le fardeau de santé publique des maladies d’origine alimentaire aux États-Unis est important, avec des milliers de cas hospitalisés. Le Centers for Disease Control and Prevention rapporte que les pathogènes sont responsables de 3 000 décès par an.

Les éclosions de maladies d’origine alimentaire coûtent à l’industrie alimentaire américaine des d’innombrables millions en réclamations et frais juridiques annuellement, ainsi que des crises liées aux causes et aux interruptions d’activité. (Un seul cabinet d’avocats a récupéré plus de 500 millions de dollars en dommages-intérêts pour les clients touchés par des maladies d’origine alimentaire.)

En réponse, les principaux distributeurs du monde (sous la houlette du GFSI -aa) exigent désormais que leurs fournisseurs, producteurs, conditionneurs, transformateurs et fabricants d’aliments prouvent le respect des règles de sécurité sanitaire et de qualité. Les sociétés d’audit, embauchées par les fournisseurs eux-mêmes, inspectent maintenant plusieurs milliers d’opérations alimentaires par an dans le monde entier. Ces nombreuses inspections peuvent effectivement rivaliser ou même dépasser ce que le gouvernement est capable de faire, ce qui fait que les référentiels privés de sécurité des aliments sont à la fois un gros business et un enjeu important de santé publique.

Les auditeurs suivent un ensemble de normes et de lignes directrices élaborées par le propriétaire du référentiel à l’organisme de certification. Le processus de création d’une « norme tierce partie » est en elle-même régie par l’Organisation internationale de normalisation, mieux connue sous le nom d’ISO. Beaucoup d’organismes de certification utilisent les règles d’accréditation de l’ISO pour les référentiels privés. D’autres normes sont utilisées qui n’ont pas d’accréditation, mais, dans les deux cas, l’organisme de certification paie un pourcentage du montant de l’audit au titulaire ou au propriétaire du référentiel. Les normes ISO se sont développées à travers un consensus ouvert et transparent qui implique les acheteurs et les vendeurs de produits, le gouvernement, la communauté scientifique et d’autres parties intéressées. Beaucoup de normes peuvent être retrouvées sur les sites Internet des organismes offrant de tels services. (Référentiels AIB, IFS, BRC, etc. –aa) En outre, il existe des lignes directrices qui aident à guider le processus d’audit et à avoir des règles et des procédures en place pour la réalisation de l’audit.

??????????????????????????????????????????????????????????????????En fin de compte, les audits fournissent à l’acheteur l’assurance que les fournisseurs respectent les règles qu’ils adoptent. On s’attend à ce qu’ils aient une responsabilité limitée pour démontrer la due diligence ou diligence raisonnable dans l’approvisionnement en matières premières. Toutefois, ces constatations ne protègent pas nécessairement l’exposition d’un vendeur ou d’un acheteur en cas d’éclosion ou si un consommateur est rendu malade ou a été lésé. Même lorsque les entreprises ont des résultats d’audit satisfaisants, ils peuvent être poursuivis en vertu de la doctrine de la « responsabilité stricte ». Dans ces cas juridiques, le plaignant n’a pas à prouver la négligence, mais seulement qu’« il a été lésé par le produit », et le produit était en quelque sorte « défectueux », par exemple, il était contaminé.

L’objectif de tout programme de sécurité des aliments, alors, devrait être de prévenir les maladies d’origine alimentaire ou le préjudice. L’audit indépendant par tierce partie en sécurité des aliments peut être un outil pour atteindre cet objectif, mais ces audits ne sont pas actuellement particulièrement capables de protéger la santé publique, car ils sont plus axés sur la limitation de la responsabilité juridique de l’acheteur. Toutefois, lorsque les normes tierce partie sont suivies, elles réduisent sans doute le potentiel de maladies de se produire. Leur respect est susceptible de conduire à une meilleure sécurité des aliments, mais les événements récents ont révélé des failles importantes dans le modèle d’audit tierce partie.

On a beaucoup écrit sur l’éclosion à Listeria monocytogenes en 2011 liée à des melons cantaloups qui a coûté la vie à 33 personnes dans l’une des éclosions les plus dévastatrices de ces dernières années (aux Etats-Unis –aa). Dans le procès du producteur/conditionneur, Eric Jensen, la FDA a émis l’avis que l’auditeur (employé par un organisme de certification avec qui M. Jensen avait un contrat) a été gravement déficient dans ses conclusions. La base de la critique de la FDA est que l’auditeur a constaté que le site avait un taux de conformité de 96 pour cent (niveau supérieur) par rapport au référentiel quelques jours avant qu’une éclosion ne soit identifiée, et il n’aurait pas trouvé un grand nombre de non-conformités rapportées plus tard par la FDA. Bien que la FDA soit d’avis que l’audit ait été imparfait, le cabinet d’audit soutient publiquement les conclusions de l’auditeur. La société d’audit, en dépit de ces critiques, se tient derrière l’auditeur et déclare : « Il a fait son travail avec beaucoup de soin. »

Ce n’était pas la première grave éclosion de maladies d’origine alimentaire où un auditeur est critiqué pour avoir donné une note supérieure à une installation qui s’est révélée plus tard être insalubre. En 2007, la Peanut Corporation of America a sciemment distribué des produits d’arachide contaminés par Salmonella et a provoqué un rappel de plus de 4000 aliments différents, et a ainsi pris la vie de sept personnes et en rendant malades beaucoup d’autres. Bien que l’installation ait été très mal entretenue et a eu un problème grave de rongeurs, l’auditeur avait donné à l’entreprise une note supérieure plusieurs mois auparavant.

Les audits tierce partie souffrent clairement de sérieux inconvénients en matière de protection de la santé publique. Les auditeurs privés n’ont pas le pouvoir d’arrêter la production ou de procéder à un embargo ou de condamner des produits alimentaires ; cela ne peut être fait que par des agences chargées de la réglementation qui ont l’autorité juridique. En fait, les auditeurs n’ont aucune autorité juridique. En vertu du contrat, « l’audité » peut limiter la portée de l’audit, arrêter un audit, ou tout simplement l’annuler. Le vrai pouvoir dans le modèle tierce partie est détenu par l’acheteur. Si l’acheteur n’est pas satisfait des résultats de l’audit, l’acheteur peut annuler la commande ou positionner le fournisseur avec un statut provisoire. L’acheteur peut également choisir de ne pas faire affaire avec un fournisseur qui refuse d’être audité. Les acheteurs, cependant, exercent rarement ce pouvoir puisque les acheteurs ont généralement besoin d’avoir des produits et ont besoin d’autant de sources de produits que possible. Limiter la concurrence au fil du temps met l’acheteur dans une mauvaise position ; par conséquent, les questions de prix, de disponibilité et de qualité peuvent dépasser les scores de la sécurité des aliments. Il est bien connu dans l’industrie que les acheteurs de produits peuvent, et ils le font, aller à l’extérieur de la chaîne alimentaire approuvée chaque fois qu’ils sentent qu’ils doivent le faire.

Si l’auditeur trouve que le produit est sensible à la contamination, le meilleur qu’il ou elle puisse faire pour protéger la santé publique est de réduire le score d’un item dans la question de l’audit, réduisant ainsi le score de l’audit (par exemple, l’absence de validation correcte de la qualité sanitaire de la recirculation de l’eau dans une opération de lavage des produits et cela se traduira par une perte de plus 10 points sur les 1000 points disponibles). Moins fréquemment, un auditeur peut réellement voir un vrai problème de contamination, tels que du verre brisé en contact avec un aliment ou une contamination fécale. Dans ce cas, l’auditeur peut poser une question pertinente, et, si cette cause conduit à l’échec de l’audit (et très peu de questions le font), l’audit peut s’arrêter, mais seulement à la demande de l’entité auditée ; l’auditeur n’a pas la capacité d’arrêter l’audit.

Bien que l’auditeur puisse aviser immédiatement le cabinet d’audit de ces faits dangereux détectés, les résultats peuvent prendre plusieurs jours pour obtenir de l’acheteur le rapport. Dans l’intervalle, mais il serait illégal de le faire, l’audité peut ignorer les conclusions et continuer à vendre et à distribuer des produits contaminés.

Pour résumer, les auditeurs n’ont pas le pouvoir d’arrêter la production et un pouvoir très limité pour protéger la santé publique quand ils trouvent des produits contaminés ou des conditions qui mènent à cela.

Comme alternative, les auditeurs ne peuvent pas rendre compte de leurs conclusions aux autorités. Les règles de dénonciation selon la FDA ne protègent pas les auditeurs qui sont sous contrat de garder confidentielles les conclusions de l’audit. Ces ententes contractuelles empêchent un auditeur de signaler des aliments contaminés ou des conditions scandaleusement insalubres aux agents locaux de la santé publique, la FDA ou l’USDA, mais cela peut changer selon les règlements proposés par la FDA dans le cadre du Food Safety Modernization Act.

Actuellement, les auditeurs annoncent leurs visites, parfois des mois à l’avance. Les conditions qu’un auditeur peut trouver le jour de l’audit peuvent être très différentes des conditions maintenues habituellement,  ainsi les conclusions de l’audit peuvent être hautement tendancieuses. Les auditeurs expérimentés trouveront des signes révélateurs de négligence dans un établissement, mais d’autres problèmes graves peuvent être cachés temporairement. La fourniture d’un audit non annoncé est dans le protocole de certains organismes de certification, mais les audits inopinés se produisent rarement.

Contrairement à leurs homologues de la FDA, des auditeurs tierce partie ne font pas d’analyses ou de prélèvements. Les auditeurs doivent se fier aux analyses et aux prélèvements de l’entreprise afin de valider la plupart des règles essentielles d’hygiène. Les auditeurs peuvent être empêchés de prélever des échantillons de produits, de procéder à la vérification du nettoyage-désinfection par ATPmétrie, d’utiliser une sonde à pH ou à potentiel redox, un thermomètre ou une languette pour la mesure de la titration d’un produit chimique. Les données des analyses maison peuvent être imparfaites, mais l’auditeur n’a aucun moyen de vérifier cela, sauf à demander au moment de l’audit une démonstration. C’est un piètre substitut au lieu d’exécuter réellement l’analyse soi-même parce que les opérateurs ne suivent pas toujours les méthodes appropriées** et des défauts dans l’échantillonnage sont souvent détectés au cours des audits.

En particulier dans le contrôle des activités des produits frais, une information beaucoup plus scientifique est nécessaire pour renforcer les critères de l’audit. Dans le cas de Jensen Farms, par exemple, le tribunal a jugé que du chlore aurait dû être utilisé pour désinfecter les melons cantaloups. Cependant, la littérature scientifique ne soutient pas l’idée qu’une réduction significative de Listeria par un lavage au chlore une fois que le micro-organisme est attaché au fruit. Les lignes directrices de la FDA au moment de cette éclosion n’exigeaient pas spécifiquement l’utilisation du chlore lors d’une utilisation unique de l’eau potable utilisée pour laver et refroidir les melons cantaloups. Le référentiel d’audit utilisé par le cabinet d’audit n’avait pas non plus besoin spécifiquement l’utilisation d’un désinfectant comme le chlore pour désinfecter l’eau pour un usage unique. L’incertitude scientifique sur des règles essentielles d’hygiène et l’évolution des points de vue sur la nécessité de contrôles rend le processus d’évaluation volatile et beaucoup plus d’information scientifique pratique et solide est grandement nécessaire.

Les équipements utilisés dans la plupart des environnements de transformation alimentaire (opérations qui touchent la production, ou autrement dit modifient la forme de produits crus) doit répondre à des règles de conception bien établies pour le nettoyage et la désinfection. Des organismes de normalisation indépendants tels que UL et NSF (sans oublier EHEDG en Europe –aa) établissent généralement des critères de conception pour les équipements de transformation des aliments dans les industries réglementées, mais ces certifications font défaut dans les opérations de conditionnement des fruits et légumes entiers frais. Chez Jensen Farms, l’équipement de conditionnement utilisé n’a pas eu à répondre à l’approbation préalable par un organisme reconnu, mais la FDA a conclu que l’état du convoyeur* de la ligne de conditionnement a été un facteur contributif important de l’éclosion. Un auditeur est dans une position difficile pour prendre une décision sur l’acceptabilité d’une variété d’équipements dans une grande variété de conditions d’utilisation, sans l’aide de ces certifications ou d’agences approbation préalable.

Les installations production actuellement n’ont pas besoin de répondre à un processus d’approbation préalable pour leur construction physique. Lors de l’éclosion de Jensen Farms, le défaut de s’acquitter correctement et de maîriser les eaux usées a été jugée significative par la FDA, tout comme l’état des sols, mais nous n’avons pas de lignes directrices publiées pour la construction de l’installation elle-même. Compte tenu de la grande diversité des lieux et la variété des exploitations de production en général, l’absence d’un code de construction formelle est un obstacle majeur à un audit efficace.

L’examen des résultats de laboratoire renforce considérablement la validité de l’audit, mais seulement lorsque les résultats sont exacts et vérifiables et que les méthodes d’échantillonnage et les résultats sont exempts de biais. Malheureusement, la façon dont le référentiel utilisé est interprété, les essais sur les équipements sont facultatifs. S’il y avait une chose qui aurait alerté l’opération d’un danger, cela aurait été un résultat positif à Listeria dans l’équipement ou un prélèvement de l’environnement. Si les investigateurs peuvent retrouver l’agent après dans les aliments, il est logique, en particulier avec des produits ayant un potentiel connu pour provoquer des maladies, que les résultats des analyses des produits et de l’environnement soient essentiels pour une évaluation du véritable niveau de sécurité sanitaire d’une entreprise. Ceci est un autre domaine qui nécessite un renforcement significatif.

Alors que les entreprises d’audit sont à juste titre porté sur le processus, leurs auditeurs le suivent dans la réalisation d’un audit, mais il est clair que les résultats de l’audit manquent souvent de substance. Il est également clair que les auditeurs ne sont pas entièrement capables de détecter des opérations non sûres avec la façon dont les audits sont réalisés maintenant, et ils sont totalement inefficaces pour arrêter ces opérations, même quand ils observent une contamination grave des produits.

Parce que le tribunal dans l’affaire Jensen Farms a trouvé que les auditeurs avaient une responsabilité légale et morale de protéger la santé publique, les sociétés d’audit et l’industrie alimentaire dans leur ensemble doivent répondre à ces faiblesses fondamentales et résoudre le problème des auditeurs qui sont responsables de la protection de la santé publique sans l’autorité légale de le faire.

© Food Safety News

* Ne pas hésiter à se séparer d’un convoyeur qui reste toujours positif après nettoyage-désinfection.

**J’ai le souvenir lors d’un autocontrôle de la température de barquettes de produits frais râpés avoir vu une opératrice mettre un tiret systématiquement devant la température qu’elle notait soigneusement sur la feuille d’enregistrement. Après un certain temps, on a interprété les résultats comme n’étant pas, par exemple, +2°C, mais -2°C …

France : Rappels de plusieurs fromages pour soit présence de E. coli ou soit présence de Listeria monocytogenes

26
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Lait, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Selon le journal Libération du 26 juillet reprenant une dépêche de l’AFP, « La société L’Etoile du Vercors a précisé dans un communiqué avoir procédé au retrait des fromages Saint-Marcellin IGP, Saint-Félicien, Séchon de vache et Tommes du Dauphiné, vendus sous différentes marques commerciales dans toute la France, après la mise en évidence de la présence d’escherichia coli (E. coli) dans ces produits, dont la date limite d’utilisation optimale est située entre le 4 août et le 3 septembre 2014.

« Les magasins concernés par la distribution du lot contaminé ont procédé à son retrait et informé les consommateurs grâce à des affichettes mises sur les lieux de vente concernés », a-t-elle précisé.

Certains fromages ayant été commercialisés avant la mesure de retrait, il est demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter à leur point de vente. »

Je ne sais pas si l’on saura de quel type de E. coli il s’agit. Pas encore de nouvelles en ce 26 juillet, ni des distributeurs, ni des autorités …

Par ailleurs toujours selon le journal Libération, « Le grossiste Desailly, à Rungis, a indiqué dans un communiqué distinct avait pris les mêmes mesures pour un gorgonzola de marque «Lago Monate», vendu à la coupe depuis le 1er juillet dans des centres Leclerc en France ainsi que sur des marchés de tout le territoire national.

La présence de la bactérie Listeria monocytogenes a été mise en évidence dans ce produit, dont la date préférable de consommation se situe avant le 9 août 2014.

Ceux qui en auraient déjà consommé et qui présenteraient de la fièvre, accompagnée ou non de maux de tête – les symptômes de la listériose – sont invités à consulter leur médecin traitant, le délai d’incubation pouvant aller jusqu’à 8 semaines en cas d’infection. Le risque est plus particulièrement élevé pour les femmes enceintes, les personnes âgées et/ou immuno-déprimées.

La société Desailly peut être jointe au numéro de téléphone 01 46 87 24 45. »

Pas encore de nouvelles en ce 26 juillet, ni des distributeurs, ni des autorités …

Ce denier rappel me semble être tout aussi distinct d’un rappel récent de gorgonzola du 22 juillet 2014 dans un centre Leclerc pour cause de présence de Listeria monocytogenes. Il avait été question de « Gorgonzola Bassi ».