Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Articles de la catégorie 'Machines'

Aucune catégorie

Qualité hygiénique d’un revêtement de sol, d’accord, mais surtout cohérence hygiène des équipements annexes

20
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Machines, Santé, Sécurité des aliments.

Le flash Info d’août 2015 d’Agrobat nous informe sur les « modalités de pose des revêtements de sol ».

Que ce soit un carrelage ou une résine, la qualité de la pose dépend de plusieurs règles précises de réalisation. Ainsi, par exemple :

  • le carrelage doit être obligatoirement posé avec des joints à base de résine de type époxy, plans et à fleur du sol
  • les supports à recouvrir doivent être exempts de toute saleté
  • au fil de la pose, le matériau neuf doit être protégé immédiatement à l’issue du premier nettoyage pour le carrelage et en fin de séchage dans le cas de la mise en place d’une résine
  • etc…

Si les étapes de premier nettoyage sont mal effectuées, le sol perdra ses qualités hygiéniques !!!

  • Faire appel à un professionnel qualifié qui justifiera d’une expérience dans l’industrie agroalimentaire et qui saura respecter ces règles est une garantie pour vous.
  • Faire appel à un professionnel qualifié qui justifiera d’une expérience dans l’industrie agroalimentaire et qui saura respecter ces règles est une garantie pour vous.

unnamedTout cela me semble bien dit, mais là ne résident pas les petits soucis dont il va être question, ils seraient plutôt dans la photo accompagnant le texte.

Ainsi on peut voir un collecteur d’eau usées non nettoyable car trop étroit, des roues creuses au bout des pieds du tapis de convoyage que l’on devine au-dessus, mais surtout le tapis de convoyage est situé au-dessus d’un siphon de sol et d’un collecteur d’eau usées (zone sale).

Morale de l’histoire, avoir un revêtement de sol bien posé et bien maintenu est absolument nécessaire, mais non suffisant. Si l’équipement est mal installé, l’ensemble perdra ses qualités hygiéniques !!!

Une modification du processus de désinfection des épinards et de la salade verte pourrait réduire les éclosions de maladie infectieuses d’origine alimentaire

19
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Machines, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Une modification du processus de désinfection des épinards et de la salade verte pourrait réduire les éclosions de maladie infectieuses d’origine alimentaire », source EurekAlert ! via l’American Chemical Society.

La contamination croisée dans les installations de transformation qui préparent des épinards et d’autres légumes verts à feuilles pour le marché peut rendre des personnes malades. Mais des chercheurs font état d’une nouvelle méthode, facile à mettre en œuvre qui pourrait éliminer ou réduire de telles incidences.

howcleanisyo

Nichola M. Kinsinger, chercheuse post-doc à l’UC Riverside, étudie la sécurité des aliments en relation avec les légumes verts à feuilles. Crédit : UC Riverside.

Les scientifiques présenteront jeudi leurs travaux à la 250th National Meeting & Exposition of the American Chemical Society (ACS), la plus grande société scientifique au monde.

Chaque année, 48 millions d’Américains tombent malades. 128 000 sont hospitalisés et 3 000 décèdent d’intoxication alimentaire, selon les Centers for Disease Control and Prevention. Les épinards ou les autres légumes verts à feuilles ont été responsables de 18 intoxications alimentaires au cours de la dernière décennie.

Les légumes verts sont lavés par des processus industriels avant d’aller en distribution. Mais ces méthodes, qui peuvent inclure des lavages à eau et à l’eau chlorée ou l’irradiation ne sont pas totalement efficaces, dit Nichola Kinsinger. Elle dit que les scientifiques ont estimé que 99% des maladies d’origine alimentaire liées aux légumes verts à feuilles peuvent être remontées à des problèmes de désinfection. En conséquence, ils ont recherché et mis au point une approche différente pour attaquer les bactéries, et plus particulièrement E. coli, qui est la cause de nombreux foyers de cas d’infection.

« Malgré le rinçage actuel après désinfection, les bactéries survivent sur la feuille et causent un transfert de contamination, entraînant de nombreuses éclosions dont on entend parler dans les médias », dit Kinsinger. Elle est en postdoc dans le laboratoire de Sharon Walker de l’université de Californie, Riverside. « Les pathogènes peuvent provenir de l’eau d’irrigation ou de l’eau utilisée lors du traitement, et ils peuvent aussi adhérer aux feuilles d’épinards. Si ces bactéries ne sont pas toutes tués lors de la désinfection, elles peuvent continuer à vivre, croître, se propager et contaminer d’autres surfaces dans l’établissement et d’autres feuilles. »

Utilisant un système composé d’une chambre d’écoulement à plaques parallèles que Walker a développé, les chercheurs ont testé la fixation en temps réel et le détachement des bactéries de la couche externe des feuilles d’épinard. À de faibles concentrations de chlore, les bactéries tombent des feuilles, mais sont restés en vie. Aux concentrations plus élevées utilisées, cependant, toutes les bactéries sont tuées. « Ce résultat était perplexe », dit Walker. « Nos expériences nous ont dit que les lavages chlorés devraient être beaucoup plus efficaces qu’ils ne le sont. Mais ensuite nous avons étudié la feuille elle-même plus en détail. »

Une feuille d’épinard n’est pas parfaitement lisse. Ainsi, l’équipe a modélisé comment l’eau chlorée circule à la surface d’une feuille d’épinard, passant sur les bosses et les rainures. De façon surprenante, le modèle a révélé que les concentrations d’eau chlorée sur les feuilles ne peuvent pas être cohérentes.

« Nous avons constaté qu’en raison de la topologie de la feuille d’épinard, presque 15% de la surface peut ‘voir’ une concentration d’eau chlorée qui est 1000 fois inférieure à celle de la solution de lavage chloré », dit Kinsinger. Dans certains cas, cela signifie une survie bactérienne de 90% à partir de leurs analyses et un risque élevé de contamination croisée.

Pour réduire ce risque, les chercheurs ont optimisé un photocatalyseur peu onéreux du dioxyde de titane (TiO2) que les entreprises pourraient ajouter à l’eau de rinçage ou utiliser comme revêtement des surfaces des équipements qui entrent en contact avec les feuilles car elles sont transformées. Lorsque le TiO2 absorbe la lumière, il produit un oxydant puissant qui tue les bactéries.

Les scientifiques prévoient maintenant de mener d’autres études sur le photocatalyseur et ils se pencheront sur un plus large éventail d’aliments, de surfaces et de pathogènes.

Impossible de rénover une installation de saumon fumé construite dans les années 50 afin de maîtriser Listeria

15
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Machines, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

smoked.salmon« Impossible de rénover une installation construite dans les années 50 afin de maîtriser Listeria », source Doug Powell du barfblog.

En raison de sa capacité à croître dans le froid et dans des conditions qui empêchent généralement d’autres bactéries, Listeria a toujours été une préoccupation majeure pour l’industrie du poisson fumé à froid.

Avec l’ouverture en février d’une installation de fumage à froid de 9 290 m2 en Caroline du Nord, Acme Smoked Fish Corporation basée à Brooklyn espère apaiser les préoccupations avec de nouveaux procédés pour prévenir la propagation de la bactérie. Avec une nouvelle installation dédiée qu’au fumage à froid, conçue pour réduire la possibilité de contamination croisée lors de la fabrication et avoir des équipements beaucoup plus faciles à nettoyer, la société dispose désormais d’une plus grande capacité de maîtrise de Listeria, a dit Matt Ranieri, responsable R&D à Undercurrent News.

« Maintenant que nous avons une installation spécialisée, nous sommes en mesure de maîtriser réellement le taux de sel. Nous sommes en mesure de faire les choses vraiment bien, ce qui n’était pas été possible auparavant en raison de l’équipement », a-t-il dit.

La construction de l’usine, qui a un couté 29 millions d’euros selon le journal WilmingtonBiz, peut traiter jusqu’à 13,6 tonnes de poissons fumés par jour et a été conçue pour isoler les parties critiques du processus de fabrication.

« Il est impossible de mettre à jour une installation au niveau dont vous avez besoin afin de maîtriser Listeria si elle a été construite dans les années 1950 », a-t-il dit.

« Aucun produit n’est libéré jusqu’à ce que nous ayons à la fois les résultats de l’environnement et du produit fini qui indiquent l’absence de la Listeria », a-t-il dit.

Etats-Unis : Des pommes et des Listeria !

29
mai
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Machines, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Listeria retrouvés dans une entreprise de transformation de pommes impliquées dans une éclosion, source Food Safety Watch du 29 mai 2015.

Des observations des inspecteurs ont été publiées par la Food and Drug Administration (FDA) et elles révèlent que sept prélèvements dans une une entreprise de transformation de pommes impliquées dans une éclosion de listériose dans plusieurs Etats fin 2014 ont été retrouvés positifs pour Listeria monocytogenes.

dreamstime_xs_11488127-300x185L’éclosion a touché au moins 35 personnes dans 12 Etats de décembre 2014 à janvier 2015. La plupart des personnes touchées (34) ont eu besoin d’un traitement à l’hôpital et sept décès ont été enregistrés, la listériose contribuant au moins à trois de ces décès.

La plupart des personnes touchées ont déclaré avoir consommé différentes marques de produits dans le commerce, des pommes caramélisées pré-conditionnées avant de tomber malade. Les pommes impliquées concernent un seul producteur, Bidart Bros. à Bakersfield en Californie, et l’investigation microbiologique a montré que Listeria étroitement lié à la souche épidémique était présent dans l’usine de conditionnement de pommes. Bidart Bros. a rappelé par la suite volontairement les pommes conditionnées sur le site.

Les observations des inspecteurs de la FDA récemment publiées montrent que les prélèvements de l’environnement de l’entreprise ont permis l’isolement de Listeria sur sept points, zone de refroidissement et de conditionnement des pommes, dont six étaient issus de surfaces en contact direct avec les pommes. Cela comprend les brosses de polissage et de séchage, un bac de rangement en bois, une ligne automatisée de conditionnement et une ligne de vidange. D’autres problèmes avec un équipement endommagé et usé ont aussi été notés.

Les observations des inspecteurs peuvent être consultés sur le site de la FDA ici.

Convoyeur, conception hygiénique, contamination par Listeria et éclosion

17
mai
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

J’avais écrit en septembre 2010 un article intitulé, Les convoyeurs, des équipements à risque ?

Les choses semblent évoluer mais tellement lentement sur la conception hygiénique et la nettoyabilté des bandes transporteuses ou tapis de convoyage, encore appelés convoyeurs.

Un sous-groupe EHEDG (European Hygienic Engineering & Design Group) s’est constitué le 11 janvier 2011 sur les convoyeurs ou bandes transporteuses et il est annoncé pour mi-2015 la parution d’un document n°43 intitulé, Hygienic Design of Belt Conveyors for the Food Industry. A suivre donc …

Toujours est-il que dans l’article qui va suivre, le tapis de convoyage a encore une part de responsabilité dans une contamination par Listeria monocytogenes de produits prêts à être consommés qui ont entrainé une éclosion de listériose en Suisse avec 32 cas.

convoyage_sans_finRésumé.

Du 26 octobre 2013 au 23 avril 2014, 32 cas de listériose infectés par une souche de Listeria monocytogenes sérotype 4b, de type 4 et appartenant à un seul pulsotype distinct par PFGE ont été enregistrés chez des patients de plusieurs cantons de Suisse. L. monocytogenes a été détecté dans des prélèvements de sang (75%), liquide céphalo-rachidien (16%), ascite (6%) et liquide articulaire (3%). À la fin de mars 2014, une entreprise de production alimentaire a signalé une contamination par L. monocytogenes de salades prêtes à être consommées aux autorités après la détection du pathogène par un contrôle qualité interne de routine. Les prélèvements de produits et de l’environnement lors de l’investigation ultérieure ont donné des isolats correspondants à la souche épidémique, confirmant ainsi que les salades prêtes à être consommées de cette société étaient la source la plus probable de l’éclosion. La cause de la contamination du produit était liée à un problème de conception hygiénique d’un tapis spécifique de convoyage transportant le produit. Des entretiens complémentaires avec les patients ont aussi identifié des salades vertes prêtes à être consommées achetées chez un distributeur comme source probable de l’éclosion.

Faits saillants.

  • Des 32 cas de souche de listériose, une souche avec un pulsotype distinct par PFGE a été isolée.
  • Une souche de L. monocytogenes sérotype 4b, ST4, a été responsable de l’éclosion.
  • Les prélèvements de produits et de l’environnement ont donné des isolats correspondant à la souche épidémique.
  • Un problème conception hygiénique d’un tapis de convoyage transportant le produit a été la cause.

Référence. Roger Stephan, Denise Althaus, Sabine Kiefer, Angelika Lehner, Christoph Hatz, Claudia Schmutz, Marianne Jost, Nadine Gerber, Andreas Baumgartner, Herbert Hächler, Mirjam Mäusezahl-Feuz. Foodborne transmission of Listeria monocytogenes via ready-to-eat salad: A nationwide outbreak in Switzerland, 2013-2014. Food Control Volume 57, November 2015, Pages 14-17.