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Articles de la catégorie 'Machines'

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Sécurité du personnel et hygiène des locaux, des enjeux contraires ?

1
avr
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Classé dans 1er avril, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Films vidéo, Hygiène, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Normalisation, Nutrition, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Viande, Virus.

Sur le site d’Ameli (site de notre chère sécurité sociale), on trouve une mise à jour de la Recommandation du comité Technique National des Services, Commerces et Industries de l’Alimentation, « Bien choisir les revêtements de sol lors de la conception/rénovation/extension des locaux de fabrication de produits alimentaires ».

Pourquoi cette liste ? Chaque année, on dénombre plus de 30 000 chutes et glissades de plain-pied représentant 20 % des accidents du travail avec arrêt dans les activités des Services, Commerces et Industries de l’Alimentation.  Mais hélas, il n’est pas question du coût des maladies infectieuses d’origine alimentaire en France, sujet tabou ?

En gros, donc, pour éviter de glisser, c’est semble-t-il l’objectif à atteindre, il faut des sols adaptés, mais pourquoi ne pas souhaiter avoir des sols secs, sur cet aspect, on n’aura pas de réponse des préventeurs … comprenne qui pourra !

Comme nous allons le voir grâce aux photos de cette « recommandation », hélas, la conception hygiénique est maltraitée, car chacun le sait, la sécurité, qui n’a pas de prix, a un coût … et notre bonne mère sécu le fait savoir.

photo1Dans le glossaire il est fait référence à des organismes prestigieux, et donc, si vous rencontrez un problème d’hygiène suite à l’application de ces recommandations, n’hésitez à leur en faire part : INRS : Institut National de Recherche et de Sécurité, ANSES : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et AFNOR : Agence Française de Normalisation …

Sur la première page de la recommandation (photo de gauche), on trouve des magnifiques caillebotis avec nez antidérapant, composés de petits carrés généralement non nettoyables, sauf avec une brosse à dents …

photo2Sur la page 6, plusieurs problèmes sont illustrés en une seul photo (photo de droite) : il est exact de signaler comme le dit la légende, « Un carrelage posé avec des joints à base de résine époxy qui doivent être plans et à fleur du sol », mais que penser du collecteur d’eaux usées étroit peu ou pas nettoyable et générateur d’éclaboussures et que penser des roues creuses servant à manipuler le plan de travail au dessus …

Dans le volet Bibliographie, les documents EHEDG sur la conception hygiénique des équipements ne sont pas mentionnés pas plus que la directive relative aux machines et la norme ISO 14159, Sécurité des machines – Prescriptions relatives à l’hygiène lors de la conception des machines, des oublis ?

Ce n’est donc pas encore aujourd’hui que l’hygiène et la sécurité feront bon ménage, sans doute avance-t-on, lentement sur cette voie, mais c’est certainement avec des œillères …

photo3Enfin, un petit film sur le site d’Agrobat (dont est extraite la photo ci-contre) retrace comment on en est arrivé là …, c’est comique !

Sur ce sujet, on lira, sur le blog, EHEDG : Principes de conception hygiénique pour les usines alimentaires, La conception hygiénique et la nettoyabilité des équipements n’est pas un long fleuve tranquille, De la conception hygiénique et la nettoyabilité des équipements et L’ingénierie de l’hygiène est-elle un long fleuve tranquille ?

ooOOoo

 

Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

  • L’Anses est-elle une agence indépendante ?

Si oui, elle aurait endossé les conclusions de l’EFSA sur le bisphénol A comme son homologue allemand, le BfR ; si oui, elle aurait réagi au Diagnostic et propositions à l’attention de Mesdames et Messieurs les ministres de l’Economie et des Finances, de l’Economie sociale et solidaire et de la Consommation, des Affaires Sociales et de la Santé, de l’Agriculture, l’agroalimentaire et de la forêt ; si oui, elle aurait marqué sa différence avec les pouvoirs publics sur la situation concernant les infections d’origine alimentaire à Campylobacter, etc.

  • Consommation de lait cru et risques

Deux agences d’évaluation des risques, Irlande et en Belgique, prennent position sur la consommation de lait cru sans oublier l’EFSA

  • Le glyphosate probablement cancérigène selon l’International Agency for Research on Cancer (IARC)

Lire des articles parus dans ForumPhyto, 1, 23 et 4, sans oublier La chimiophobie, une nouvelle « maladie » incurable … mais aussi un communiqué plus que dubitatif du BfR, Does glyphosate cause cancer?

Selon un communiqué du ministère de l’agriculture, le glyphosate « fait actuellement l’objet d’une réévaluation européenne à laquelle l’ANSES est partie prenante.L’Anses devra, ensuite, réévaluer toutes les préparations contenant du glyphosate utilisables en France. » Mais pourquoi, comme pour le bisphénol A, ne pas se contenter de l’avis de l’EFSA ?

  • Agriculture biologique

Selon l’Agence Bio (Baromètre Agence BIO/CSA 2014), parmi les raisons de consommer bio, « Les consommateurs bio réguliers ont de multiples motivations. Dans le trio de tête, on retrouve la préservation de la santé (62 %), de l’environnement (57 %) ainsi que la qualité et le goût des produits (48 %) ». Il faut aussi ajouter, « Pour ma sécurité, pour être certains que les produits soient sains (47%) ». Autant de points généraux qu’il est difficile voir impossible de prouver scientifiquement … voir aussi Les consommateurs de produits bio ont-ils un comportement moralisateur et suffisant ? et Les produits bio meilleurs que les produits conventionnels ? Peut-être oui ou peut-être non ?

  • Virus dans la chaîne alimentaire

La Food Standards Agency informe de la publication de deux rapports au Royaume-Uni sur les virus dans la chaîne alimentaire.

  • Alimentation des personnes âgées dans les EHPAD.

L’UFC-Que Choisir rend publique son enquête sur l’alimentation dans les Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD), qui révèle de graves carences en matière de prévention de la dénutrition. Sur la base de ce constat inquiétant, l’UFC-Que Choisir demande aux parlementaires d’instaurer au plus vite une obligation réglementaire sur la qualité nutritionnelle et sur les rythmes des repas servis.

Au final, on peut presque se demander si ce n’est pas tous les jours la journée sans viande dans les EHPAD, notre ministre de la santé devrait s’en préoccuper, mais ça c’est moins sûr …

  • Principe de précaution

A lire l’articleRéenchanter le risque : une proposition audacieuse », à propos du livre de Gérald Bronner, La planète des hommes, réenchanter le risque, Puf, septembre 2014.  A noter un colloque « Risques sanitaires, précaution et innovation », organisé par l’Anses et la Chaire de Développement durable de Sciences Po, le 24 juin 2016, va traiter de la bonne innovation, étonnant non ?

  • Alertes notifiées au RASFF pour des produits d’origine France au premier trimestre 2015

Il y a eu 19 notifications d’alertes (13 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes) au cours du premier trimestre 2015, selon le RASFF, contre 13 notifications d’alertes en 2014 (10 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes). Il y a des augmentations dont on se passerait !

  • Aggravation des risques de sécurité sanitaire des aliments en raison de la complexité de la chaîne alimentaire

Communiqué du bureau régional Europe de l’OMS du 31 mars 2015. « Nous sous-estimons considérablement le nombre réel de personnes souffrant de maladies imputables aux substances chimiques de la chaîne alimentaire et aux micro-organismes les plus courants tels que Salmonella et Campylobacter, et ce constat doit servir de sonnette d’alarme dans les nombreux domaines intervenant dans notre chaîne alimentaire. En effet, la défaillance de la sécurité sanitaire des aliments à quelque étape de cette chaîne, allant de l’environnement et de la production primaire à la transformation, au transport ou à la commercialisation, en passant par la restauration ou la préparation à domicile, peut entraîner d’importantes conséquences sanitaires et économiques », explique le docteur Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour Europe.

Les commerces alimentaires de proximité. Aide au repérage des risques professionnels, selon l’INRS

20
déc
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Machines, Règlementation, Santé, Sécurité, Sécurité des aliments.

fin_blog_3L’INRS publie une nouvelle édition sur « Les commerces alimentaires de proximité. Aide au repérage des risques professionnels »


ed925Ce guide s’adresse aux chefs d’entreprise de commerces alimentaires de proximité concernés par la convention collective nationale des commerces de détail en fruits et légumes, épicerie et produits laitiers (épiciers, crémiers fromagers, détaillants en fruits et légumes, cavistes, dépôts de pain…), exerçant leur activité en magasin, sur les marchés et/ou par vente ambulante. Il est destiné à aider les chefs d’établissement dans l’analyse et l’évaluation des risques dans leur entreprise et dans la mise en œuvre des mesures de prévention. La maîtrise des risques professionnels est indissociable de la maîtrise de la qualité et concourt à son amélioration, ainsi qu’à celle de l’image de marque de l’entreprise.

Ce guide a été élaboré avec le concours de la Fédération nationale de l’épicerie (FNDE), de la Fédération nationale des détaillants en produits laitiers (FNDPL), de l’Union nationale des syndicats de détaillants en fruits, légumes et primeurs (UNFD), et de l’Association des fédérations en fruits et légumes, épicerie, crèmerie (AFFLEC).

Ce guide comprend 40 pages dont une page consacrée à l’hygiène …

Il est dit, « L’absence d’hygiène est un risque d’atteinte du salarié par contamination par un germe pathogène. Dans le secteur alimentaire, le risque est également de contaminer des produits. »

Je vous laisse méditer sur ce préambule au chapitre Hygiène, il me laisse perplexe …

Il est aussi indiqué de consulter le document Hygiène et sécurité dans le domaine de la distribution alimentaire (aide-mémoire juridique), une vidéo sur « Se laver les mains pour limiter les risques d’infection » et le document Lavez-vous les mains pour vous protéger et protéger les autres.

A vous de voir si cela est utile sur le terrain …

Fonterra mis en accusation dans un nouveau rapport car il aurait veillé à ses profits au détriment d’une culture de sécurité des aliments

9
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Fonterra a mis l’accent sur le profit, selon un rapport sur la crise liée à l’alerte au botulisme », source Stacey Kirk et Niko Kloeten de Stuff.co.nz du 9 décembre 2014.

La dernière série de rapports du gouvernement bien différente de celui de Fonterra a été publiée le 9 décembre 2014, voir ici. Les autres informations sur les autres rapports antérieurs peuvent retrouvés dans des articles parus sur le blog, ici et .

ooOOoo

russia__belarus__kazakhstan_ban_fonterra_products_1873107784Fonterra aurait veillé à ses profits au détriment d’une culture de sécurité des aliments, a trouvé le rapport final accablant au sujet de la crainte du botulisme qui a endommagé la réputation internationale de la Nouvelle-Zélande.

Plus tôt cette année, Fonterra a eu une amende de 300 000 dollars pour cet incident, qui a vu des produits laitiers retirés des rayons quand il est apparu qu’ils étaient potentiellement contaminés par l’agent du botulisme.

Fonterra a tardé à notifier aux autorités compétentes et a causé une crainte internationale, notamment en Chine, dans laquelle Fonterra a été incapable de confirmer pendant plusieurs jours où étaient les produits travers le monde, qui avaient été fabriqués plus d’un an plus tôt.

De nouvelles analyses ont montré que le risque de botulisme n’a jamais existé, même si la fausse alarme a suscité une revue du système de sécurité des aliments de la Nouvelle-Zélande.

La dernière d’une série de rapports indépendants, publiés, et l’enquête, dirigée par le conseiller de la Reine, Miriam Dean, ont trouvé un certain nombre d’erreurs.

Alors que des protocoles de sécurité des aliments étaient place, la culture de la précaution liée à la sécurité des aliments n’a pas été favorisée.

Les problèmes remontent à mai 2012, quand Fonterra a refabriqué (ou de rework -aa) une partie de son lactosérum concentré, en utilisant une tuyauterie souple temporaire de l’usine Hautapu à Waikato de manière non approuvée par les services réglementaires, ce qui a augmenté le risque de la présence de bactéries.

La tuyauterie a été nettoyée avec une solution alcaline (plutôt qu’acide), qui n’a pas réussi à éliminer toute la contamination.

Le rapport a aussi trouvé qu’ayant informé le ministère dans les derniers jours d’août 2013, Fonterra n’avaient pas bien préparé de plan de crise du groupe à mettre en œuvre, y compris une communication de crise (en particulier sur les médias sociaux).

« Fonterra a mis jusqu’au 18 août pour retracer tous les produits concernés, montrant ainsi de graves lacunes. »

« Fonterra n’a pas coordonné efficacement ses actions avec celles du ministère, Danone et le gouvernement pendant la crise », a déclaré le rapport.

Le ministère des industries primaires n’est pas épargné.

« Le ministère n’avait pas plan de crise cohérent (ou révisé ou répété) pour un incident alimentaire qui aurait pu être mis en œuvre immédiatement après avoir reçu la notification de la présence de C. botulinum. »

Mais Dean a noté que la réponse du ministère a été entravée par notification tardive de Fonterra et par l’exagération du risque botulisme, ainsi que la traçabilité déficiente de Fonterra.

« Le ministère mérite crédit pour de nombreux aspects de sa réponse, mais il aurait dû avoir un meilleur processus décisionnel documenté, une utilisation plus rigoureuse de l’évaluation des risques fondée sur la science et une meilleure coordination avec l’industrie pour éviter toute confusion inutile chez les consommateurs et les autres », a déclaré Dean.

Fonterra n’a pas informé AsureQuality ou le ministère d’un problème potentiel de sécurité des aliments le 24 juillet quand il a formé une équipe sur les évènements critiques, une étape qui aurait probablement dû conduire à un examen plus approfondi de la note d’AgResearch (laboratoire qui a signalé la présence possible de C. botulinum -aa).

Fonterra n’a pas notifié à ses clients à ce moment-là que des produits pourraient être contaminés afin qu’ils puissent commencer à les tracer et à les rappeler.

Fonterra a été en retard en ne notifiant au ministère le problème que le 2 août et n’a pas fourni au ministère le rapport préliminaire d’AgResearch déclarant que C. botulinum était « probable », pas « confirmé », qui, là encore, aurait dû conduire à un examen plus approfondi des résultats d’AgResearch.

Dean a décrit l’incident comme un « moment décisif ».

« Fonterra a réalisé de la manière la plus profonde que la sécurité des aliments est la seule chose pour laquelle il n’est pas possible d’avoir d’autres priorités pour l’entreprise, afin de poursuivre des ventes et d’avoir des bénéfices, une solide réputation, la confiance des consommateurs ou un avenir sûr sur la scène mondiale », a-t-elle dit.

Les Travaillistes ont immédiatement appelé à une autorité indépendante de sécurité des aliments.

« C’est la seule façon de faire pour assurer que les niveaux les plus élevés de sécurité des aliments et une indépendance qui rassure nos clients sur les marché internationaux », a déclaré le porte-parole des industries primaires Damian O’Connor.

La Nouvelle-Zélande a besoin d’un système de « leader mondial » en sécurité des aliments a-t-il dit. « Ce rapport a été un acte d’accusation triste de ce qui a eu lieu … La culture (de la sécurité des aliments), de la ferme jusqu’à la place du marché doit s’améliorer. »

Comme on le voit tout le monde ne prend pour son grade … jusqu’à la prochaine fois !

Inactivation de Listeria monocytogenes par des désinfectants et des bactériophages dans des essais en suspension et des essais avec des supports porte-germes en acier inoxydable

29
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Normalisation, Santé, Sécurité des aliments.

Résumé.

Pour simuler les surfaces en contact avec des aliments avec des creux ou des fissures, des plaques en acier inoxydable avec des anfractuosités (profondeurs comprises entre 0,2 et 5 mm) ont été réalisées. Ces plaques artificiellement contaminées par Listeria monocytogenes dans des conditions de propreté par des salissures organiques ou après 14 jours de formation de biofilm, après quoi l’inactivation du pathogène par du Suma Tab D4 (dichloroisocyanurate de sodium, 240 et 300 mg/litre), du Suma Bac D10 (composé à base d’ammonium quaternaire, 740 mg/litre) et une suspension de bactériophages (Listex P100) a été déterminée. Les deux désinfectants chimiques ont de bons résultats sur des essais en suspension et sur les essais sur des supports porte-germes selon la norme européenne avec respectivement une réduction de plus de 5 unités log et 4 unités log des cellules de Listeria après 5 minutes de temps de contact. Toutefois, pour les plaques avec des anfractuosités, la réduction ne répond pas l’exigence de la norme, bien qu’une réduction plus importante de L. monocytogenes soit observée dans des anfractuosités peu profondes par rapport des anfractuosités plus profondes. De plus, la présence de résidus alimentaires et de biofilm réduit l’effet des désinfectants surtout avec des anfractuosités profondes, qui est dépendante du type de substrats alimentaires. Les bactériophages ont montré un meilleur effet antimicrobien par rapport aux désinfectants chimiques (le dichloroisocyanurate de sodium et le composé à base d’ammonium quaternaire) dans la plupart des cas dans les anfractuosités peu profondes, mais pas dans les anfractuosités profondes. Les désinfectants à base de chlore sont habituellement moins efficaces que les composés à base d’ammonium quaternaire. Les résultats démontrent clairement que les surfaces avec des anfractuosités ont influencé l’effet antimicrobien des désinfectants chimiques et des bactériophages parce que le pathogène est protégé dans les anfractuosités profondes. L’utilisation de bactériophages pour inactiver les pathogènes sur des surfaces peut être utile dans des cas limités. Cependant, l’utilisation de grandes quantités dans la pratique peut être coûteux et des souches résistantes aux phages peuvent se développer.

Chaitiemwong, N.; Hazeleger, W. C.; Beumer, R. R. Inactivation of Listeria monocytogenes by Disinfectants and Bacteriophages in Suspension and Stainless Steel Carrier Tests. Journal of Food Protection®, Number 12, December 2014, pp. 2012-2218, pp. 2012-2020(9).

Commentaires : L’intérêt de l’étude réside dans les essais avec des porte-germes en acier inoxydable comportant des anfractuosités.

Etats-Unis : Un juge refuse de prendre en considération une société d’audit tierce partie dans l’affaire des melons cantaloups contaminés par Listeria

1
nov
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Un juge refuse de prendre en considération PrimusLabs dans l’affaire des melons cantaloups contaminés par Listeria » source Doug Powell du barfblog du 1er novembre 2014. PrimusLabs est cette société d’audit qui n’avait trouvé rien à redire chez Jensen Farms, voir Etats-Unis : Des audits tierce partie favorables dans des exploitation agricole liées plus tard à des foyers de cas d’infections d’origine alimentaire, Listeria, les melons cantaloups, la responsabilité des audits tierce partie et la justice aux Etats-Unis et Le rôle de l’audit tierce partie en sécurité des aliments mis en cause par la FDA dans une contamination par Listeria dans le Colorado.

cantaloupe_salmonella(28)The Packer rapporte qu’un juge du Colorado a refusé au moins 24 plaintes déposées contre PrimusLabs par des victimes et leurs familles liées aux foyers de cas d’infection à Listeria en 2011, impliquant des melons cantaloups de chez Jensen Farms.

Le juge a également refusé de prendre en considération les demandes croisées déposées contre PrimusLabs par le distributeur Frontera Produce Ltd. et Dillon, l’une des filiales de Kroger Co.

Le juge Charles Pratt a indiqué le 28 octobre qu’il fallait aller de l’avant. Les cas font partie des 66 cas de victimes en instance dans les tribunaux à travers plus d’une douzaine d’Etats des Etats-Unis

Au moins 147 personnes sont tombées malades et au moins 33 décès à cause des infections à Listeria après avoir consommé du melon cantaloup de chez Jensen, selon le Centers for Disease Control and Prevention. Le CDC estime qu’au moins 10 autres personnes, qui avaient les souches épidémiques de Listeria, avaient consommé du melon cantaloup de chez Jensen, mais les responsables de la santé n’ont pas confirmé le lien lors du dépôt des certificats de décès.

Le juge Pratt se range du côté des plaignants, en disant que PrimusLabs « savait ou aurait raisonnablement dû savoir que jusqu’à ce qu’il ait terminé l’audit, les melons cantaloups n’auraient pas dû être vendus au public. »

L’avocat en sécurité des aliments de Seattle, Bill Marler, qui représente directement 46 des plaignants, victimes directement et indirectement, a refusé de commenter le refus du juge Pratt de prendre en considération les affaires contre PrimusLabs.

Dans son ordonnance rejetant la requête concernant PrimusLabs de prendre en considération les cas de victimes et les demandes croisées déposées par Frontera et Dillon, le juge Pratt a dit qu’il est lié par la loi pour permettre aux affaires de progresser.

Voici ce que nous pensons des audits, indique Doug Powell en citant un article qu’il est utile de lire : D.A. Powell, S. Erdozain, C. Dodd, R. Costa, K. Morley, B.J. Chapman. Audits and inspections are never enough: A critique to enhance food safety. Food Control 30 aug. 2012.