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Articles de la catégorie 'Microbiologie'

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Retrait de camembert de Normandie pour cause de présence de Escherichia coli O26:H11

25
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Lait, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

imgresOn ne sait pourquoi, mais on prend l’information comme elle vient, enfin, le ministère de l’agriculture rapporte le 24 octobre 2014 le rappel d’un produit alimentaire (ouf !), mais en page 3 :

Retrait de camembert de Normandie AOP de la fromagerie du Domaine de Saint Loup
La Fromagerie du Domaine de Saint Loup procède au retrait de la vente du produit suivant :
Nom : Camembert de Normandie AOP
Marque commerciale : Petite Normande Verte, Graindorge et Saveurs U (rayon coupe)
Type de conditionnement : Boite
N° de lot : 050914DS2
DLC/DLUO : du 09/11/2014 et 13/11/2014
Numéro d’identification vétérinaire : FR 14.608.001 CE
Période de commercialisation : à partir du 6 octobre 2014
En effet, un contrôle a mis en évidence, dans ces produits, la présence de Escherichia coli O26:H11.
Les magasins concernés par la distribution du lot contaminé ont procédé à son retrait et informé les consommateurs grâce à des affichettes mises sur les lieux de vente concernés. Certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait.
Il est donc demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés.
Les Escherichia coli O26:H11 peuvent entraîner dans la semaine qui suit la consommation, des gastro-entérites éventuellement hémorragiques, accompagnées ou non de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères, chez les jeunes enfants.
Les personnes qui auraient consommé les produits mentionnés ci-dessus et qui présenteraient ce type de symptômes sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant en lui signalant cette consommation et la nature du germe contaminant.
La Fromagerie du Domaine de Saint Loup se tient à la disposition des consommateurs pour répondre à leurs questions au numéro de téléphone suivant : 02.31.48.20.38 « ouvert de 9h à 18h ».

NB : Même le ministère de la santé signale ce rappel de fromages après trois mois de disette … tout est donc possible, sauf que les ARS sont aux abonnés absents, comme d’hab ! Et dire que Système U ose dire  » le commerce qui profite à tous  » !

Pour suivre les rappels précédents relatifs à Escherichia coli O26:H11 sur le blog, voir ici.

Rappel de salades composées en France pour cause de présence de Listeria monocytogenes près de 8 jours après la notification d’alerte au RASFF par la France. Cherchez l’erreur !

24
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

2193_1_MJe signalais le 17 octobre 2014 dans un article, Rappel des lots de salades préparées pour cause de présence de Listeria monocytogenes en Belgique et au Luxembourg. Qu’en est-il en France ?

Eh bien, nous avons la réponse mais le … 24 octobre 2014 !

Le site Rappels Produits rapporte le rappel de produits DESSAINT, Salades composées le 24octobre 2014.

Modèle : Salade Fraîcheur Poulet Crudités Sauce Caesar 250 g et Salade Fraîcheur Thon Crudités Sauce Cocktail 250 g
*Salade Fraîcheur Poulet Crudités: 3 505 700 001 151 ; DLC: du 12 au 27/10/2014 inclus
*Salade Fraîcheur Thon Crudités: 3 505 700 001 601 ; DLC: du 12 au 27/10/2014 inclus
Motif du rappel : Mise en évidence de Listeria monocytogenes
Modalités du rappel : Détruire son produit OU Se le faire rembourser
Contact consommateur : Le fabricant : 0 800 20 40 02

Des rappels en Belgique et au Luxembourg font suite à une alerte notifiée par la France au RASFF le 16 octobre 2014, référence 2014.1416, pour la présence de Listeria monocytogenes (> 1500 ; < 240 ; < 40 ; < 10 ufc/g) dans des ‘salades réfrigérées’ de France ; Distribution France, Belgique, Luxembourg.

Que de temps perdu entre la notification d’alerte au RASFF et le rappel en France, près 8 jours !

Et toujours pas de nouvelles de nos autorités ou des distributeurs en France …

Une étude suggère qu’une modification des bactéries intestinales pourrait atténuer le lupus

24
oct
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Classé dans Curiosité, Microbiologie, Santé.

« Une étude suggère qu’une modification des bactéries intestinales pourrait atténuer le lupus », source ASM News.

Lactobacillus sp., fréquemment rencontrés dans les cultures de yogourt, est en corrélation dans l’intestin de souris avec une d’atténuation des symptômes du lupus, tandis que Lachnospiraceae, un type de Clostridium, est en corrélation avec une aggravation, selon une étude publiée dans la revue Applied and Environmental Microbiology. « Nos résultats suggèrent que la même enquête devrait être effectuée sur des sujets humains atteints de lupus », dit le chercheur principal, Xin Luo du Virginia Tech à Blacksburg, en Virginie.

Dans l’étude, les chercheurs ont d’abord montré que les modèles murins de lupus avaient des taux plus élevés de Lachnospiraceae (un type de Clostridium), et moins de Lactobacillus que les souris témoins. Ils ont également comparé les souris mâles et femelles, et ont constaté que des différences étaient présentes que chez les femmes. Ces résultats suggèrent que les bactéries de l’intestin peuvent contribuer à un lupus, une maladie qui est neuf fois plus fréquente chez la femme que chez l’homme, dit le premier auteur Husen Zhang.

Ils ont également surveillé le microbiote intestinal au fil du temps chez les souris atteintes de lupus et chez les souris témoins, et ont constaté que chez les premiers, Clostridium a augmenté à la fois dans les stades précoces et tardifs de la maladie.

Dans d’autres expériences, les chercheurs ont traité les symptômes chez les souris lupiques avec soit de l’acide rétinoïque seul ou de la vitamine A plus de l’acide rétinoïque. Ce dernier a aggravé les symptômes, c’est surprenant, dit Luo, parce qu’il était prévu de les réduire, et chez ces souris, Clostridium a augmenté, tandis que Lactobacillus a décliné. L’acide rétinoïque seul a amélioré les symptômes, avec en face des changements opposés des populations dans les bactéries de l’intestin.

La recherche suggère, mais ne prouve pas que la modification du microbiote intestinal pourrait atténuer le lupus. Néanmoins, Luo suggère que les personnes atteintes de lupus devraient consommer des probiotiques contenant des Lactobacillus, tels que des yaourts avec des cultures vivantes, afin de réduire les poussées de lupus. Plus généralement, « L’utilisation des probiotiques, des prébiotiques et des antibiotiques a le potentiel de modifier la dysbiose du microbiote, qui à son tour pourrait améliorer les symptômes du lupus », dit le co-investigateur principal Husen Zhang. En fin de compte, dit Luo, la transplantation fécale pourrait s’avérer utile comme traitement du lupus.

Flambée de cas de maladies du charbon chez des bovins de Slovaquie. Pas de danger pour le consommateur allemand ?

24
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

300px-Bacillus_anthracis_1Flambée de cas de maladies du charbon chez des bovins de Slovaquie : le danger pour la santé des consommateurs de viande en Allemagne est peu probable. Source BfR Communication n°036/2014 21, octobre 2014.

Des bovins d’un cheptel slovaque ont été récemment abattus en Pologne. Quelques jours plus tard, certains animaux du même troupeau sont tombés malades et sont morts de la maladie du charbon. Soumis par la suite à des examens vétérinaires, les animaux abattus en Pologne n’ont pas montré de symptômes de la maladie. L’inspection de la viande n’a pas non plus indiqué que les bovins ont contracté la maladie du charbon. Après approbation, la viande des animaux a été livrée, via les Pays-Bas, à plusieurs usines de transformation de viande dans certains Etats membres de l’Union européenne, avant que les cas de fièvre charbonneuse ou anthrax dans le troupeau slovaque soient devenus connus. Certaines de ces usines de transformation sont en Allemagne. Après avoir reçu l’information que la viande provenant d’un troupeau pouvant être infectés par l’anthrax était entré dans la chaîne alimentaire, l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) a procédé à une première évaluation du risque de contamination de la viande par le pathogène (Bacillus anthracis) de la maladie du charbon et de l’infection à l’anthrax chez l’homme en Allemagne.

Pour reprendre les informations ci-dessus, il y a bien eu une alerte au RASFF (référence 2014.1388), concernant la présence possible de Bacillus anthracis dans de la viande bovine de Pologne, avec des matières premières de Slovaquie ; alerte notifiée par les Pays-Bas le 10 octobre 2014, mise à jour le 23 octobre 2014. Distribution Belgique, Danemark, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Portugal, Suède.

En Allemagne, il y a eu 9 rappels de viande ou de produits de viande depuis le 17 octobre 2014.

Peut-être qu’un jour aura-t-on des informations sur ce qui s’est passé en France ? Autrement dit, le danger pour la santé des consommateurs de viande en France est-il aussi peu probable ?

A la recherche des composants actifs de la transplantation fécale

23
oct
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Classé dans Contamination, Microbiologie, Santé.

CDiff_310A la recherche des composants actifs de la transplantation fécale, source: Scientific American.

 Ces jours-ci, les antibiotiques ne sont pas à la fête. En fait, si vous prenez des antibiotiques à l’hôpital, vous pouvez vous retrouver avec une autre infection. Par exemple, le microbe Clostridium difficile ou C. difficile qui infecte plus de 300 000 Américains par an et en tue environ 14 000. C. difficile se développe dans le paysage post-antibiotique, exempt de microbes, de votre intestin. Mais il y a un moyen de l’arrêter, la transplantation fécale. Ce cocktail de microbes de l’intestin d’une personne en bonne santé peut freiner une infection à C. difficile. La question n’est pas beurk ? Mais quels sont les ingrédients actifs de la transplantation ?

C. scindens gagne sa vie en brisant la bile, disent les chercheurs, et ce sont ces produits secondaires qui semblent inhiber C. difficile. Les résultats sont publiés dans la revue Nature. [Charlie G. Buffie et al. : Precision microbiome reconstitution restores bile acid mediated resistance to Clostridium difficile].

Ce travail pourrait conduire à des traitements plus ciblés par des probiotiques. Mais l’auteur de l’étude, Eric Pamer du Memorial Sloan Kettering Cancer Center dit qu’il est bon de rappeler que quand il s’agit de microbes, la somme est souvent supérieure à la somme de leurs parties. « D’une certaine façon, je dirais que c’est beaucoup plus complexe qu’un orchestre, en ce sens qu’il y a beaucoup plus de interdépendances, et dont plusieurs que nous ne comprenons pas encore, mais qui commencent à être éclairées par les travaux en cours. » Au moins, nous savons maintenant qui est l’un des artistes invités.

NB : On pourra aussi lire « La transplantation de microbiote fécal et son encadrement dans les essais cliniques » de l’ANSM, mars 2014.