Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Articles de la catégorie 'Microbiologie'

Aucune catégorie

Gironde : Rappel d’un lot de grenier médocain pour cause de présence de Listeria monocytogenes

29
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

Dans un récent article sur les rappels d’aliments, j’évoquais malgré le nombre significatif de site informant sur les rappels, l’ensemble ne faisait pas 100%. Et pour cause il y a tous les « petits » rappels locaux et en voici un exemple …

Selon cette information rapportée par Sud-Ouest du 29 août 2015, « Gironde : de la listeria détecté dans un lot de grenier médocain »

imgresLa bactérie a été détectée dans un lot de grenier médocain vendu à la supérette. Des analyses sont en cours, mais pourtant on sait qu’« Un taux anormal de listeria a été détecté dans un lot de 2 kilos de grenier médocain. »

Mardi dernier, le magasin Super U de Sauveterre-de-Guyenne a donné l’alerte. Un lot de deux kilos de grenier médocain, charcuterie à base de panse de porc et d’épices, présentait un taux de Listeria monocytogenes très supérieur à la moyenne. Le test pratiqué dans le magasin a fait apparaître un taux de 1 500 listeria par gramme (ou ufc par g –aa), quand le seuil maximum est de 100 pour la commercialisation.

Le seuil est de 100 Listeria par g à la fin de la DLC et non pas au début ou en cours de commercialisation. Rappelons que selon une note de service de la DGAL de 2012, « Le nombre important d’enregistrements de non-conformités vis-à-vis de Listeria monocytogenes s’explique notamment par le fait qu’en France, tout produit destiné à être consommé en l’état, trouvé positif en Listeria monocytogenes < 100 ufc/g en cours de vie, et pour lequel il n’y a pas d’éléments permettant de garantir que le taux de 100 ufc/g ne sera pas dépassé à la DLC, donne lieu à une alerte. Cette spécificité nationale mentionnée en introduction rappelle, s’il le fallait encore, les limites d’une comparaison des alertes produits entre différents Etats Membres ou Pays ».

La suite de l’article s’apparente à présence de Listeria et la multiplication des petits pains

Le produit incriminé a été repéré au moment des contrôles internes habituels de la grande surface. Aussitôt, la Direction départementale de la protection des personnes (DDPP) est contactée. Les agents de l’État ont effectué des contrôles au Super U, puis auprès du fabricant fournisseur du supermarché.

Aucun élément ne permet pour l’instant de mettre en cause la charcuterie, la DDPP ayant considéré que les conditions d’hygiène étaient irréprochables. Les surfaces de pose des charcuteries, ainsi que cinq autres produits, ont aussi fait l’objet d’analyses. Les propriétaires de l’entreprise, très inquiets, ont demandé aux clients possédant le lot concerné de le retirer de la commercialisation. « On les a prévenus par précaution, explique la gérante. Même si on ne sait pas si ça vient de notre entreprise ». Les résultats des prélèvements de la DDPP sont attendus pour mercredi. Ils devraient permettre d’identifier la source de la contamination. Le grenier médocain étant un produit fragile, et la listeria une bactérie volatile et résistante aux très faibles températures, la contamination peut être due au transport, au couteau utilisé au sein du Super U, au moment de la découpe, à un autre produit… « La grande surface a lancé une procédure de rappel du produit par affichettes, détaille Valérie Commin, sous-préfète de Lesparre. Il n’y a aucune raison d’incriminer la charcuterie à l’heure actuelle. »

Heureuse issue ? on apprend à la fin qu’« Après le passage de la DDPP, l’ensemble de la salaison et de la partie charcuterie de la supérette ont été désinfectés. »

A suivre …

Données 2014 sur les foyers de cas de maladies d’origine alimentaire au Danemark

27
août
Aucun commentaire
Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande, Volaille.

danemark_zoonoses_2014« Le Danemark voit une diminution des foyers de cas de maladies d’origine alimentaire », source Food Safety Magazine du 26 août 2015. C’est plutôt curieux comme titre, jugez plutôt …

En 2014, le Danemark a connu une diminution de éclosions d’origine alimentaire rapportées, selon des nouvelles données publiées par le National Food Institute, de la Technical University of Denmark, de la Danish Veterinary and Food Administration et du Statens Serum Institute.

Au total, en 2014, il y a eu 60 foyers de cas de maladies d’origine alimentaire officiellement enregistrées au Danemark. Elles étaient de 74 en 2013.

  • Campylobacter
    • 3 782 cas humains en 2014, le taux est resté environ le même qu’en 2012 et 2013.
    • Responsable du plus grand nombre de cas de maladies bactériennes d’origine alimentaire au Danemark.
  • Salmonella
    • En 2014, le nombre de cas humains était sensiblement le même qu’en 2012 et 2013.
    • De 2013 à 2014, le nombre de cas à Salmonella Enteritidis a chuté de 22,5%.
    • Des cas à Salmonella Typhimurium humain ont augmenté de 26,7% en 2014, principalement en raison d’une éclosion nationale liée à de la viande de bœuf et de la viande de porc.
    • Pour les victimes qui avaient connu des histoires de voyage, près de la moitié d’entre eux ont été retrouvés infectés à l’étranger, principalement en Thaïlande, Turquie et Espagne.
  • Listeria monocytogenes
    • Il y a eu une augmentation de 84% en 2014 en raison d’une éclosion liée à de la charcuterie danoise à base de porc.
  • Les VTEC ont augmenté de 33,3%.
  • Yersinia enterocolitica a augmenté de 25,2%.
  • L’augmentation des cas est également due à un accès à de meilleures méthodes de diagnostic et à une prise de conscience accrue.

Le jus de citron et les norovirus humains

26
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

« Le jus de citron et les norovirus humains », source communiqué du German Cancer Research Center (Deutsches Krebsforschungszentrum, DKFZ) du 25 août 2015.

L’acide citrique peut prévenir les norovirus hautement contagieux d’infecter l’homme, selon des scientifiques du German Cancer Research Center. Par conséquent, le jus de citron pourrait être potentiellement un désinfectant sûr et pratique contre le pathogène le plus fréquent des infections gastro-intestinales graves.

imagesLes norovirus sont la principale cause d’épidémies de gastro-entérite dans les milieux communautaires tels que les hôpitaux, les navires de croisière et les écoles. Le virus est extrêmement contagieux et se transmet principalement par « voie fécale-orale », à savoir, par l’intermédiaire des mains contaminées ou des aliments contaminés. Les symptômes comprennent l’apparition violente et soudaine de diarrhée, vomissements et nausées.

« Il est donc important de fournir un désinfectant sûr et sans danger contre les norovirus humains », explique Grant Hansman, chef du groupe de recherche junior du CHS au German Cancer Research Centre sur norovirus et à l’Université de Heidelberg. Le groupe est financé par la Fondation CHS. Quelques observations plus anciennes ont constaté que des extraits de fruits, comme le jus d’orange ou de grenade, pouvaient réduire l’infectiosité de substituts de norovirus.

Cette étude était la continuation d’un projet antérieur mené au National Institutes of Health des États-Unis, où ils ont découvert que le citrate d’une société commerciale pouvait se lier aux protéines de la capside de norovirus. « Cependant, ce ne fut que par hasard que cette découverte a été faite, comme beaucoup dans la recherche scientifique, mais elle se révèle être très intéressante », explique le Dr Hansman.

Les norovirus humains ne se cultivent pas en culture cellulaire, de sorte qu’ils sont testés sur les effets de l’augmentation de concentrations en tampon citrique sur les pseudo-particules virales de norovirus, qui ont les mêmes caractéristiques de surface que les véritables virus. Le Dr Hansman et son équipe montrent que les particules de virus changent de forme après la liaison au citrate. La structure cristalline aux rayons X a révélé que le citrate, du jus de citron ou d’un désinfectant à base de citrate, interagit précisément avec la poche de liaison sur la particule qui est impliquée dans la fixation aux ligands hôtes, les antigènes d’histo-compatibilité.

Ces nouveaux résultats pourraient expliquer pourquoi le citrate réduit l’infectiosité de norovirus. « Peut-être que quelques gouttes de jus de citron sur des aliments ou des surfaces contaminées peuvent empêcher la transmission de ces virus », spécule Hansman. Avec son équipe, il envisage maintenant d’étudier si l’acide citrique pourrait réduire les symptômes chez les personnes déjà infectées par norovirus.

Référence. Anna D. Koromyslova, Peter White, and Grant S. Hansman: Citrate alters norovirus particle morphology. Virology Volume 485, November 2015, Pages 199-204.

Des traitements contre la grippe aident à lutter contre E. coli

25
août
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Santé.

« Des traitements contre la grippe aident à lutter contre E. coli », communiqué de l’université de Zurich.

Si le taux des bactéries intestinales est déséquilibré, cela peut provoquer des maladies. Des physiologistes de l’université de Zurich révèlent comment un hydrate de carbone spécifique dans la muqueuse intestinale multiplie fortement E. coli et provoque donc des inflammations. Celles-ci pourraient être traités avec des traiements contre la grippe, ce qui ouvre de nouvelles possibilités thérapeutiques.

microbiome-1-300x225Des trillions de bactéries peuplent l’intestin humain, ce qui les rend plus fréquentes que les autres cellules de notre corps. La composition de cette population bactérienne est très variable et influencée par notre alimentation. Des maladies, mais aussi des traitements antibiotiques peuvent induire des changements importants dans cet équilibre. Si des groupes bactériens entiers se multiplient soudain fortement, des situations critiques se produisent. Ils endommagent les des tissus intestinaux et provoquent des inflammations. Comment ces changements sont déclenchés reste largement un mystère. Des physiologistes de l’université de Zurich ont sésormais découvert pourquoi la bactérie intestinale Escherichia coli (E. coli) se multiplie fortement et a un effet inflammatoire.

Un hydrate de carbone cause la multiplication de E. coli.

Dans leur état normal, les E. coli sont inoffensis et ne représentent environ que 0,1% de la flore intestinale. S’il est présent en grandes quantités, cependant, il peut causer de la diarrhée ou une inflammation intestinale grave. L’étude de l’université de Zurich révèle qu’une surproduction de E. coli peut être attribuée à la disponibilité d’un hydrate de carbone, l’acide sialique, que l’on trouve en grandes quantités dans les protéines de la muqueuse intestinale. Pour être réellement en mesure d’utiliser l’acide sialique, les bactéries font appel à l’aide d’une enzyme, la sialidase, qui est libérée par d’autres bactéries intestinales. « Il est frappant de voir que E. coli lui-même ne produit pas ce type d’enzyme », explique Thierry Hennet, professeur à l’Institut de physiologie de l’université de Zurich.

Hennet et ses collègues ont réussi à démontrer la chaîne complexe d’événements impliqués dans une inflammation grave déclenchée par E. coli : Une blessure de la muqueuse intestinale provoque d’abord la multiplication accrue de bactéries non pathogènes, qui émettent de la sialidase. Cette production accrue de l’enzyme libère de l’acide sialique, ce qui facilite une surproduction de E. coli qui peuvent donc provoquer une inflammation intestinale.

Les inhibiteurs de la sialidase combattent l’inflammation intestinale.

Les chercheurs ont également découvert que la prise d’un inhibiteur de la sialidase prévient la formation excessive de E. coli et a donc été en mesure d’atténuer les symptômes de la maladie. Fait intéressant, ces inhibiteurs de la sialidase ont été déjà développés contre le virus de la grippe. « Des dérivés d’agents contre grippe connus tels que le Tamiflu et le Relenza pourraient donc également être utilisés pour des maladies inflammatoires de l’intestin, ce qui ouvre de nouvelles possibilités thérapeutiques », explique Hennet.

Référence. Yen-Lin Huang, Christophe Chassard, Martin Hausmann, Mark von Itzstein, Thierry Hennet. Sialic acid catabolism drives intestinal inflammation and microbial dysbiosis in mice. Nature Communications. August 25, 2015. A noter que l’article est publié en accès libre.

Rappel d’huîtres en Colombie Britannique pour cause de V. parahaemolyticus et réponse très rapide des ostréiculteurs concernés

25
août
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

L’agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) communique le 18 août 2015 : « Les huîtres récoltées dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique le 18 août 2015 ou avant cette date pourraient être impropres à la consommation crue en raison de la bactérie Vibrio parahaemolyticus »

dreamstime_xs_10426593-300x200Extraits

L’industrie procède au rappel des huîtres récoltées dans les eaux côtières de la Colombie-Britannique le 18 août 2015 ou avant cette date et destinées à être consommées crues en raison d’une possible contamination par la bactérie Vibrio parahaemolyticus. Les produits visés ci-dessous ne doivent pas être consommés. Les distributeurs, les vendeurs et les établissements de restauration, comme les hôtels et les restaurants, ne doivent pas vendre ou utiliser ces produits.

Ce rappel vise les huîtres vendues pour être consommées crues qui pourraient avoir des niveaux inacceptables deVibrio parahaemolyticus. Les consommateurs qui ne sont pas certains d’avoir acheté les huîtres visées devraient se renseigner auprès de leur détaillant.

Touchés par un rappel national d’huîtres de Colombie Britannique destinées à être consommées crues, les ostréiculteurs de la province ont convenu d’un nouveau régime d’essais, qui espèrent-ils va faire que leurs produits sera remis sur le marché.

Les producteurs d’huîtres ont accepté de tester cinq fois plus d’huîtres dans les usines fédérales qu’avant le rappel du 18 août, a déclaré Roberta Stevenson, directrice de la BC Shellfish Grower’s Association.

La plupart des producteurs soutiennent le changement même si beaucoup pensent qu’un grand nombre de cas de maladies qui a déclenché le rappel pourrait avoir autant ou plus à voir avec le stockage et la manipulation des huîtres qu’avec le produit qu’ils livrent sur le marché, dit-elle.

L’augmentation des analyses est venue à propos du rappel afin de répondre à la perception selon laquelle nous ne vendions pas un produit sûr, nous allons montée en puissance du nombre d’huîtres que nous testons, par lot de produit, » a-t-elle dit.

« Nous voulons rassurer le public et de Santé Canada et tout le monde que nous prenons cela très au sérieux. » Source Doug Powell du barfblog.

NB : Vibrio parahaemolyticus est un pathogène d’origine alimentaire qui se produit naturellement dans les milieux marins et peut se multiplier à des niveaux dangereux dans les eaux côtières lorsque la température de la mer monte. Des cas de maladie causée par ce pathogène sont généralement associés à des fruits de mer crus ou insuffisamment cuits.