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Articles de la catégorie 'Microbiologie'

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Stockage du poisson au détail, les conseils de l’EFSA en matière de température

1
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Tolbiac-Goscinny--2312Un communiqué de l’EFSA du 1er juillet rapporte que s’agissant du « Stockage du poisson au détail : l’EFSA fournit des conseils en matière de température ».

Extraits.

La durée de stockage et la teneur en CO2 dans l’emballage sont les deux facteurs principaux qui influencent l’effet de la température sur la formation d’histamine, le principal danger lié à la température pour les poissons. Les scientifiques ont identifié des combinaisons de ces deux facteurs qui répondent aux critères de l’UE en matière de sécurité sanitaire des aliments pour différentes températures de stockage. Ce sont là quelques-unes des conclusions du rapport de l’EFSA sur la température à appliquer aux produits de la pêche préemballés au détail.

On lira le document Scientific and technical assistance on the evaluation of the temperature to be applied to pre-packed fishery products at retail level, dont le résumé est proposé di-dessous.

Des dangers significatifs liés aux produits frais pré-emballés de la pêche ont été identifiés par une recherche dans la littérature. Les principaux dangers identifiés dépendant de la température sont la formation d’histamine, Listeria monocytogenes, Clostridium botulinum et Yersinia enterocolitica. Pour évaluer la croissance bactérienne et la production d’histamine pendant le stockage et le transport au détail et évaluer les différents scénarios de stockage, des modèles prédictifs de la croissance microbienne publiés ont été utilisés en supposant des conditions de croissance favorables. La conformité avec l’exigence de la température réglementaire peut être seulement évaluée en transposant l’exigence en une mesure objective, qui, dans ce cas, est supposé être 0°C. Toute évaluation de la température et son effet sur la production d’histamine ou sur la croissance bactérienne peut avoir de sens que dans le contexte d’une période de temps. Les résultats de la modélisation ont montré que les produits frais conditionnés de la pêche peuvent être conservés à des températures de réfrigération au-dessus de 0°C (par exemple 3-5°C) et être en conformité avec les règles actuelles de l’UE et internationales. Pour l’histamine, les résultats de la modélisation ont montré que, pour un produit de pêche avec certaines caractéristiques soumises à l’obligation de température actuelle, la formation d’histamine serait de 100 ppm (limite inférieure à m, critère de sécurité dans le règlement (CE) n°2073/2005) à la fin de la durée de vie. Ainsi, une condition équivalente au scénario de référence ci-dessus, est une combinaison de la température de stockage, la durée de la vie et de la concentration en CO2 dans l’emballage qui conduit à la formation d’histamine de 100 ppm à la fin de la durée de vie. Par exemple, pour une température au détail de 3°C, 100 ppm serait atteint dans les conditions suivantes : (1) durée de conservation de 6 jours et 0% de CO2 dans l’espace de tête de l’emballage, (2) durée de conservation de 7 jours et 20% de CO2 dans l’espace de tête de l’emballage ou (3) durée de conservation de 8 jours et 40% de CO2 dans l’espace de tête de l’emballage. Des estimations similaires sont prévues pour les autres risques identifiés.

Il était une fois la désinfection des microbes de l’eau par une amibe biocide …

30
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Santé.

amlogoUne Internaute lectrice du blog m’a fait passer un article paru le 30 juin dans Ouest-France sur « Désinfecter l’eau à coup de… microbes ».

L’entreprise lyonnaise Amoéba a trouvé un nouveau moyen plus efficace, plus écologique et plus économique de traiter les eaux. À la place de produits chimiques comme le chlore, elle préconise d’utiliser une amibe, un prédateur naturel des bactéries présentes dans l’eau. Amoéba fait son entrée en Bourse cette semaine et commercialisera son innovation début 2016.

Sur le site Internet de cette société on lit :

Le seul biocide de rupture : biologique, efficace contre les microbes, mais non toxique sur les autres organismes et l’environnement

Amoéba fourni à l’industrie la technologie la plus puissante et la plus révolutionnaire pour éliminer les microorganismes. Nous avons une licence mondiale pour l’unique biocide démontré efficace contre les microbes, tout en n’étant pas toxique pour d’autres organismes et pour l’environnement (démonstration faite par les études officielles). Notre biocide biologique est basé sur un prédateur naturel des organismes pathogènes contenus dans l’eau douce : l’amibe Willaertia magna C2c maky .

Notre biocide biologique, BIOMEBA, se place comme une innovation de rupture. Ses performances dans la prévention du développement de la légionnelle dépassent celles de tous les traitements chimiques existants. Notre produit a subi un processus de validation approfondi, incluant des tests en laboratoire conformes aux directives sur le biofilm du CDC (Center Disease Control ou Centre pour le Contrôle et la prévention des maladies), et des tests sur le terrain, dans des conditions réalistes. De plus, pendant deux ans, il a été testé sur des sites industriels, en collaboration avec les institutions réglementaires françaises, des entreprises de traitement des eaux et des utilisateurs finaux.

Le biocide biologique innovant breveté d’Amoéba est hautement efficace contre les bactéries planctoniques et sessiles, comme Legionella, Pseudomonas, ListeriaAeromonas hydrophilaKlebsiella pneumoniaeE. coliStaphylococcus aureus, etc.

NB : Pour une utilisation dans les tours aéro-réfrigérantes, pourquoi pas. Le beau et séduisant discours mériterait d’être accompagné de quelques article scientifiques dans des revues à comité de lecture notamment en ce qui concerne le processus de validation dit approfondi …

Bilan 2014 du RASFF : + 25% d’alertes par rapport à 2013 !

30
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Viande, Volaille.

rasff_aaLors de la parution du rapport 2013 du RASFF, j’avais indiqué dans le Bilan préliminaire 2013 du RASFF : Toujours pas d’améliorations en vue !

Voici que vient de paraître le rapport annuel 2014 du Rapid Alert System for Food and Feed ou RASFF et on a droit à plus de 25% d’alertes par rapport à 2013 !

En 2014, un total de 3157 notifications initiales a été transmis par l’intermédiaire du RASFF, dont 751 ont été classées comme alerte, 410 comme information de suivi, 623 à titre d’information pour attention et en 1373 comme notification de rejet de la frontière.

Les notifications d’alerte ont augmenté de plus de 25% tandis que les autres types de notifications ont été nettement moins rapportés.

Pour mémoire, les alertes notifiées au RASFF : 732 en 2014, 583 en 2013, 523 en 2012.

Les chiffres globaux présentent une diminution insignifiante de 1,1% des notifications originales par rapport à 2013 mais une augmentation de 14,6% des notifications de suivi, résultant en une augmentation de 8,7% dans l’ensemble. La conclusion générale peut être qu’ainsi en 2014, le RASFF est concentré sur son « cœur de métier » pour permettre aux autorités compétentes de retirer les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux du marché présentant un risque significatif pour les consommateurs, augmentant ainsi l’efficacité du réseau.

EHEC

Après la crise EHEC de 2011, l’échantillonnage pour Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) a été augmenté dans tous les États membres. Comme le montre le tableau de la page 18, le nombre de notifications dues aux STEC a baissé quelque peu en 2014 après le nombre record atteint en 2013. La Commission travaille sur un document d’orientation concernant les denrées alimentaires contaminées par des STEC pour fournir aux États membres confrontés à des résultats positifs à STEC des orientations pour un système harmonisé d’application de l’article 14 du règlement (CE) n°178/2002. Ce document est actuellement en discussion avec les États membres. Voir cet article paru sur le blog, Questions sur l’hygiène des aliments vues par la Commission européenne et les Etats membres de l’UE.

Salmonella,

  • La plupart des notifications faites par la France sur Salmonella concernent des produits d’origine française ; cela est vrai dans une certaine mesure aussi pour l’Allemagne.
  • Finlande et la Suède, profitant d’une garantie spéciale, Salmonella free (ou absence de Salmonella), sur viande fraîche, ont fréquemment notifié la présence de ce pathogène dans de la viande fraîche d’Allemagne (Finlande) et de Pologne et des Pays-Bas (Suède)
  • L’Estonie, Malte, l’Islande et le Liechtenstein n’ont fait aucune notification à propos de Salmonella en 2014.
  • Les Pays-Bas ont signalé un nombre élevé (49) de rejets à la frontière de préparations de viande de volaille en provenance du même établissement de production au Brésil. Cet établissement a été vérifié aux frontières à 100% depuis 2013 et il fait encore fréquemment l’objet de notifications en 2015.

Listeria monocytogenes

Listeria monocytogenes a été rapporté principalement dans des poissons, souvent dans des poissons fumés. L’Italie a adressé 16 notifications à propos de saumon fumé du même producteur polonais, dans lequel Listeria monocytogenes a été rapporté. Suite à un différend entre les autorités italiennes et polonaises sur les études des durées de vie fournies par l’opérateur, le point de contact pour le RASFF de la Commission européenne, en accord avec le point de contact italien, a décidé de transmettre ces notifications comme notifications de suivi. Pour toutes ces notifications, les produits étaient seulement destinés à l’Italie.

D’autres catégories de produits ont été souvent rapportées pour la présence de Listeria monocytogenes dans des fromages, la plupart de la France (11) et d’Italie (10) et des produits de viande. En comparant l’ensemble des notifications avec les notifications sur les produits originaires de la États membres, il est clair que ce pathogène est principalement signalé sur les produits fabriqués dans l’UE.

Résidus de pesticides

En 2014, le nombre de notifications au RASFF pour les résidus de pesticides a diminué à 435. Six de ces notifications ont concerné des aliments pour animaux. Les contrôles renforcés aux 15 points d’entrée à l’UE ont joué leur rôle sur les notifications au RASFF, ce qui est démontré par le fait que seulement 41 de ces notifications ont été liées à des aliments produits dans l’UE.

Evolution des notifications au RASFF par l’origine des pays

Le top 10 des pays à l’origine d’une notification d’un produit cité par le RASFF, (Les chiffres entre parenthèses sont ceux respectivement de 2013, 2012 et 2011), sans surprise, la Chine est toujours largement à la première place …, cinq pays de l’UE dans ce top 10 et la France (cocorico) « perd » deux places par rapport à 2013, mais reste dans le top 10 ! L’Allemagne et les Etats-Unis font leur entrée !

  • Chine : 413 (433, 536, 562)
  • Turquie : 201 (226, 309, 319)
  • Espagne : 185 (187, 126, 129)
  • Etats-Unis : 164
  • Inde : 199 (257, 340, 336)
  • Allemagne : 136
  • Pologne : 131 (163, 118, 98)
  • Pays-Bas : 113 (103, 98, 74)
  • Brésil : 109 (187, 109, 95)
  • France : 103 (120, 90, 122)

D’après les résultats obtenus par la base de donnes du RASFF à mi-2015, il y a déjà eu 35 notifications d’alerte pour la présence de pathogènes dans des produits alimentaires d’origine France sur un total de 47 notifications d’alertes. L’ensemble des notifications pour les produits d’origine France a atteint 70 notifications. Il semble que le cru 2015 soit sur de meilleures bases que celui de 2015 …

Retour sur un rappel d’aliment

24
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Le RASFF a publié une alerte notifiée par la Grande-Bretagne, référence 2015.0610, le 20 mai 2015. Une mise à jour a été également notifiée le 23 juin 2015.

Cela concernait la présence de Salmonella Munchen (présence dans 25g) dans de la poudre de paprika fumé d’Espagne, via l’Irlande. Une distribution a eu lieu en Autriche, Belgique, Costa Rica, Croatie, République Tchèque, France, Allemagne, Hong Kong, Islande, Irlande, Italie, Japon, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Singapour, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse, Taïwan, Royaume-Uni.

imgresRien que de très classique me direz-vous et pourtant …

Le 13 juin 2015, le Centre for Food Safety (CFS) de Hong-Kong publie un communiqué de rappel suite à cette alerte notifiée au RASFF concernant un lot de paprika fumé, L-320, de la société La Chinata. Une mise à jour a été faite le 22 juin 2015.

Silence radio dans les autres pays … jusqu’à la date du 24 juin 2015, soit près d’un mois après l’alerte initiale, où l’AFSCA de Belgique diffuse sur son site Internet le communiqué suivant :

Communiqué de Dille & Kamille. Rappel de la poudre de paprika fumée et sucrée de la marque La Chinata.

Problématique : Présence possible de salmonelles.

Suite à un contrôle, la possibilité d’une présence de salmonelles a été constatée dans un lot de la variante sucrée de la poudre de paprika fumée de la marque « La Chinata ». Il s’agit du lot portant le numéro 320 et la date limite de consommation 10-2016 (la variante fumée, sucrée).

Bon, c’est quoi la prochaine étape et … bravo pour les délais de diffusion des communiqués de rappel dans l’UE …

Les bactéries de votre intestin peuvent-elles expliquer votre humeur ?

23
juin
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Classé dans Curiosité, Microbiologie, Santé.

43951a9028a0fc78b27bacc45a47c78cLes bactéries de votre intestin peuvent-elles expliquer votre humeur ? (Can the Bacteria in Your Gut Explain Your Mood?)

Le riche éventail du microbiote intestinal peut nous en dire plus que vous ne le pensez.

Il s’agit d’un article de Peter Andrey Smith paru dans The New York Times du 23 juin 2015. Extraits.

Dix-huit flacons se balançaient d’avant en arrière sur un dispositif mécanique grinçant ayant la forme d’une balance de boucher et Mark Lyte était très excité. « Nous avons obtenu des échantillons frais hier, fraîchement congelés », a dit Lyte à un technicien de laboratoire. Chaque flacon contenait un peu de fèces de singe qui a été recueilli au laboratoire Harlow près de Madison dans le Wisconsin, qui a été expédié au laboratoire de Lyte au Texas Tech University Health Sciences Center à Abilene, Texas.

post12L’intérêt de Lyte n’était pas dans les fèces en soi, mais dans la forme cachée de vie qu’ils abritent. Le tube digestif d’un singe, comme celui de tous les vertébrés, contient de grandes quantités de ce que les biologistes appellent le microbiote intestinal. Le matériel génétique de ces milliards de milliards de microbes, ainsi que d’autres vivant ailleurs dans et sur le corps, est collectivement connu comme étant le microbiome. Pris ensemble, ces bactéries peuvent peser environ 2,7 kg, et elles constituent une sorte d’organe dont les fonctions ont seulement commencé à se révéler à la science. Lyte a passé sa carrière à essayer de prouver que les microbes intestinaux communiquent avec le système nerveux en utilisant certains des mêmes neurotransmetteurs que les messages de relais du cerveau.

A l’intérieur d’une étuve de son laboratoire cet après-midi, Lyte s’est penché pour inspecter les flacons, dont des échantillons avaient été centrifugés pour obtenir un milieu doré rayonnant. Lyte, 60 ans, parlait vite et avec force. « Vous ne croiriez pas ce que nous venons d’extraire des fèces », me dit-il. « Nous avons constaté que les microbes ici dans l’intestin font de la neurochimie. Nous ne le savions pas. Maintenant, s’ils font ce genre de choses ici, cela a-t-il une influence là-bas ? Devinez quoi ? Nous faisons la même chose. Peut-être que tout cette communication a une influence sur notre comportement. »

A lire dans le New York Times …