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Articles de la catégorie 'Microbiologie'

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Campylobactéries et Clostridium perfringens

22
mai
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Chacun connaît parmi les excellences fiches microbiologiques de l’Anses, les deux fiches consacrées à Clostridium botulinum, Clostridium neurotoxinogènes et Campylobacter jejuni et Campylobacter coli.

Parmi les feuillets d’information de l’agence de la santé publique du Canada, voici deux nouvelles mises à jour.

Clostridium perfringens est une bactérie qui se trouve couramment dans les intestins des humains et des animaux, ainsi qu’au sein de l’environnement dans le sol, les eaux usées ou la poussière.
Une personne peut être infectée par Clostridium perfringens en consommant des aliments contaminés. Une fois dans les intestins, les bactéries produisent des toxines, lesquelles sont responsables de la maladie chez l’humain.
Le nom Campylobacter désigne un groupe de bactéries qui se trouvent couramment dans les intestins d’animaux comme les volailles, les oiseaux sauvages, les porcs, les bovins, les rongeurs et les animaux de compagnie. Campylobacter jejuni et Campylobacter colisont les deux espèces qui infectent le plus souvent les humains. La maladie qu’elles causent est appelée campylobactériose.
Une personne peut être infectée par la consommation d’aliments contaminés, d’eau contaminée, de lait cru ou non pasteurisé contaminé, ou encore par un contact étroit avec des animaux ou des nourrissons infectés.
La campylobactériose s’attaque au système digestif, causant diarrhée, douleurs abdominales, malaises, fièvre, nausées et vomissements.
Chaque feuillet comprend les thèmes suivants : Causes, Symptômes, Risques, Traitement, Prévention, Surveillance.

Prévalence de E. coli O157 et conformité aux critères microbiologiques des carcasses de bovins issues d’un abattoir en Espagne

22
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

S’agit-il d’un plaidoyer en faveur de la décontamination des carcasses de bovins par l’acide lactique ? Il semble que ce soit le chemin qu’emprunte, preuves à l’appui, cette étude espagnole sur la prévalence de Escherichia coli O157 producteur de vérotoxine sur des carcasses de bovins dans un grand abattoir de Catalogne.

e_coli_vaccine_carcassRésumé.

La présence de Salmonella spp., le taux de Enterobacteriaceae et le dénombrement de germes aérobies ont été déterminés sur 300 carcasses de bovins prélevés au hasard dans un abattoir industriel de bovins en Catalogne (Espagne) dans le cadre du programme de maîtrise pour valider les bonnes pratiques d'abattage conformément au règlement de la Commission n°2073/2005. Escherichia coli O157 (VTEC O157) producteur de vérotoxine, bien que n’étant pas un critère réglementaire, a également été étudié dans les mêmes carcasses en raison de l'importance chez bovins du rôle de réservoir de ce micro-organisme. Les gènes de virulence (vtx1, vtx2 et eae), la présence de fliCH7 et la sensibilité aux antibiotiques ont été étudiés chez les isolats de E. coli O157. Le taux de Enterobacteriaceae et des colonies aérobies et la présence de Salmonella se situaient dans la fourchette admissible prévue par la législation en vigueur. Cependant, VTEC O157 a été détecté dans 14,7% des carcasses. Parmi les souches de VTEC O157 testées pour la sensibilité aux antibiotiques, 65% étaient multirésistantes. Globalement, les résultats de cette étude indiquent que même avec de bonnes pratiques de fabrication, une contamination par VTEC O157 peut se produire et la viande de bovins peut poser un risque pour la santé humaine. Ces résultats confirment la nécessité d'un examen de l'opportunité d'introduire des traitements antimicrobiens dans le traitement des carcasses de bovins en Europe.

Importance et l'impact de l'étude

Cette étude décrit la prévalence de souches de E. coli O157 producteurs de vérotoxine multirésistants sur les carcasses de bovins. Ces résultats suggèrent que, malgré les bonnes pratiques de fabrication utilisées dans l'abattoir étudié (le plus grand abattoir de Catalogne plus de 81 000 bovins par an), l'absence de E. coli O157 producteur de vérotoxine dans les carcasses de bovins ne peut pas être garantie.

Source M. Ramoneda, M. Foncuberta, M. Simón, S. Sabaté, M.D. Ferrer, S. Herrera, B. Landa, N. Musté, R. Martí, V. Trabado, O. Carbonell, M. Vila, M. Espelt, B. Ramírez, J. Durán. Prevalence of verotoxigenic Escherichia coli O157 (VTEC O157) and compliance with microbiological safety standards in bovine carcasses from an industrial beef slaughter plant. Letters in Applied Microbiology Volume 56, Issue 6, pages 408–413, June 2013.

De l’exactitude des résultats d’analyses dans les laboratoires alimentaires

21
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Listeria, Microbiologie, Normalisation, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« L’exactitude des laboratoires alimentaires demeure une préoccupation », source Doug Powell du barfblog du 20 mai 2013.

Les laboratoires de microbiologie alimentaire continuent à présenter des résultats de faux négatifs et de faux positifs de façon régulière. Une étude rétrospective de près de 40 000 résultats d’analyses lors de tests d’intercomparaison (inter laboratoires) au cours de ces 14 dernières années, présentée au 113e General Meeting de l'American Society for Microbiology, a examiné la capacité des laboratoires alimentaires à détecter ou à exclure la présence de Escherichia coli O157:H7, Salmonella, Listeria monocytogenes et Campylobacter.

« Il est inquiétant si des laboratoires rapportent que des pathogènes ne sont pas retrouvés dans un prélèvement d’aliment, alors qu'en fait ils sont là », a expliqué Christopher Snabes, auteur principal de l'étude. « Ceci est connu comme étant un ‘faux négatif’ ». Des problèmes semblables se posent quand un laboratoire rapporte un ‘faux positif’ suggérant ainsi que des pathogènes sont présents dans le prélèvement d’aliment, alors qu’ils ne le sont pas. »

food.lab_.testing-300x201L'étude a montré qu’en moyenne, les laboratoires alimentaires rapportent 9,1% de faux négatifs pour Campylobacter, une bactérie d'origine alimentaire qui peut causer une maladie entraînant une diarrhée sanglante, des crampes et de la fièvre, et 4,9% pour Salmonella, une bactérie qui peut causer de la diarrhée, de la fièvre et des crampes abdominales conduisant parfois à l'hospitalisation ou la mort. Le taux de faux positifs, en moyenne, est de 3,9% pour Salmonella, et 2,5% pour E. coli et L. monocytogenes.

Cette étude a été menée par l'American Proficiency Institute (API) situé à Traverse City, Michigan. L’API est un institut privé qui fournit des programmes d'essais d'aptitude pour les laboratoires alimentaires et les laboratoires cliniques.

API offre des essais d'aptitude (EA) par intercomparaison en tant que méthode objective pour mesurer la précision d'un laboratoire. Les participants utilisent les EA de l'API jusqu'à trois fois par an pour examiner l'exactitude de leur personnel de laboratoire et leurs méthodes d'essai. Le but de l’EA est de déterminer si le professionnel de laboratoire peut répondre adéquatement à l'API avec les bonnes réponses sur ce que API met dans un échantillon alimentaire. L’EA peut tester la présence ou l'absence d'une substance dans un test qualitatif, et parfois l’EA peut exiger une réponse de dénombrement ou un test quantitatif.

Actuellement (aux Etats-Unis –aa), les laboratoires alimentaires ne sont pas tenus d'évaluer l'aptitude ou la qualité de leurs essais. Les laboratoires qui utilisent des EA de l’API le font volontairement. Certains laboratoires utilisent les services de l’API pour obtenir et conserver l'accréditation.

Les programmes d’EA de l’API en microbiologie alimentaire sont utilisés par plus de 700 laboratoires alimentaires dans 43 pays. L’essai d'aptitude est un moyen objectif de mesurer la précision du laboratoire.

« L’amélioration de l’exactitude des laboratoires alimentaires dans notre pays doit conduire à un approvisionnement alimentaire plus sûr », a noté Snabes. La Loi sur la modernisation de la sécurité des aliments, adoptée en 2011, comprenait des changements radicaux dans les exigences de la sécurité des aliments du pays. Les normes de laboratoire et l'accréditation des laboratoires sont abordées comme des éléments importants de la loi. Une fois que les règles seront promulguées, il est prévu que tous les laboratoires alimentaires devront veiller à ce que leur personnel, ainsi que les méthodes d’essais qu'ils utilisent, soient en conformité avec la loi. Pourtant, des laboratoires alimentaires peuvent commencer désormais à utiliser des tests d'aptitude pour aider à assurer un produit alimentaire plus sûr.

NB : Ce que l’on peut dire rapidement sur la situation en France, c’est que la plupart, si ce n’est la totalité des laboratoires privés alimentaires sont accrédités par le Cofrac pour un ou plusieurs programmes.

Malheureusement, il n’en est pas de même pour les laboratoires publics dont certains (ou beaucoup trop) continuent d'avoir un agrément … public ! Drôle de pays !

Coktail de bactériophages contre Salmonella dans quatre matrices alimentaires

21
mai
2 commentaires
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

Résumé.

L'utilisation de bactériophages lytiques dans la lutte biologique contre des pathogènes d'origine alimentaire dans les aliments et dans l'industrie alimentaire est de plus en plus acceptée. Dans cette étude, l'efficacité d'un cocktail de bactériophages composé de trois bactériophages lytiques différents (UAB_Phi 20, UAB_Phi78 et UAB_Phi87) a été déterminée sur quatre matrices alimentaires différentes (peau de porc, poitrine de poulet, œufs frais et laitue conditionnée) expérimentalement contaminées par la Salmonella enterica sérotype Typhimurium et Salmonella enterica sérotype Enteritidis. Une réduction bactérienne significative, (respectivement, > 4 et 2 log/cm2 pour S. Typhimurium et S. Enteritidis, p ≤ 0,005) a été obtenue sur la peau de porc pulvérisée avec le cocktail de bactériophages, puis incubée à 33°C pendant 6 h. Des diminutions significatives du taux de S. Typhimurium et S. Enteritidis ont également été mesurés sur des poitrines de poulet trempées pendant 5 min dans une solution contenant le cocktail de bactériophages et ensuite réfrigérés à 4°C pendant 7 jours, (respectivement, 2,2 et 0,9 log10 ufc/g, p ≤ 0,0001) ainsi que  de la laitue traitement de façon similaire pendant 60 minutes à température ambiante (respectivement, 3,9 et 2,2 log10 ufc/ g, p ≤ 0,005). Cependant, seule une légère réduction du taux bactérien (0,9 log10 ufc/cm2 de S. Enteritidis et S. Typhimurium, p ≤ 0,005) a été réalisée dans des œufs frais pulvérisés avec le cocktail de bactériophages, puis incubés à 25°C pendant 2 heures. Ces résultats montrent l'efficacité potentielle de ce cocktail de bactériophages comme un agent de lutte biologique contre Salmonella dans plusieurs matrices alimentaires dans des conditions similaires à celles utilisées en production.

Faits marquants

  • Un cocktail de bactériophages précédemment caractérisés a réduit efficacement la présence de Salmonella dans des aliments.
  • Sur la peau de porc et sur de la laitue, la réduction de Salmonella était respectivement > 2 log10 par cm2 et par g.
  • Dans la poitrine de poulet, la réduction de Salmonella était > 1 log10 ufc/g.
  • Une diminution mineure de Salmonella (0,9 log10 ufc/cm2) a été réalisée sur des œufs frais.
  • Ce cocktail a un potentiel comme agent de lutte biologique dans la production et la manipulation des aliments.

Source Denis Augusto Spricigo, Carlota Bardina, Pilar Cortés, Montserrat Llagostera. Use of a bacteriophage cocktail to control Salmonella in food and the food industry. International Journal of Food Microbiology Available online 18 May 2013.

Plan d’action pour assurer la salubrité des aliments au Canada : le point de vue de Doug Powell

19
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

« Powell commente les nouveaux changements sur la sécurité des aliments au Canada ». Source un article de Jim Romahn du 18 mai 2013 sur son blog Agri 007.

images-4Le Dr Doug Powell, spécialiste en communication en matière de sécurité des aliments à la Kansas State University, et avant cela à l'Université de Guelph, a des choses à dire à propos de la grande annonce du ministre de l'Agriculture Gerry Ritz le 17 mai 2013 : Le gouvernement Harper annonce son plan d'action pour assurer la salubrité des aliments au Canada.

Le Canada va renforcer ses analyses de E. coli pendant les mois d'été et rendra obligatoire l'étiquetage de la viande de bœuf attendrie mécaniquement  à l’aide d’aiguilles mais certaines omissions sont remarquables.

• Les modifications s'appliqueront uniquement à la viande produite dans les établissements de transformation des viandes sous agrément fédéral par l'Agence canadienne d'inspection (ACIA) des aliments. Comment les consommateurs peuvent-ils savoir qui est qui ?

• Les exigences en matière d'étiquetage s'appliqueront uniquement aux morceaux de bœuf qui sont attendris dans les abattoirs sous agrément fédéral de l'ACIA. Qu'en est-il des morceaux qui sont traités plus tard dans le système d'approvisionnement ? Santé Canada affirme qu'il y travaille.

• Le plus remarquable, l’analyse élargie pour E. coli ne s'applique qu'au sérotype O157:H7 (les détails du changement sont ici). Il n'est pas fait mention des analyses pour d'autres E. coli producteurs de shigatoxines des (STEC), tels que les « big six » (O26, O45, O103, O111, O121 et O145) qui ont été déclarés comme des contaminants par le ministère américain de l'agriculture (USDA). Je suis sûr que ces abattoirs qui veulent continuer à exporter vers les États-Unis devront répondre aux exigences d'essais des États-Unis. En tant que consommateur, j’aimerais bien savoir sous un tel système de contrôle la viande a été produite.

Les changements font suite à une épidémie à E. coli O157:H7 à l'automne dernier qui a rendu malades 18 personnes. Le produit contaminé a été transformé chez XL Foods dans l’Alberta et qui a conduit au plus grand rappel de viande de l'histoire du Canada. Plusieurs de ceux qui ont été malades ont pensé qu’ils avaient consommé de la viande de bœuf attendrie mécaniquement à l’aide d’aiguilles (avec cette technique, l’extérieur devient l'intérieur, comme pour un hamburger, devrait donc être cuite à 73,8°C pour des raisons de salubrité ; cela étant, je ne connais personne qui achète un rôti et le fait cuire à 73,8°C).

« Le Canada jouit d'un système de salubrité des aliments de premier ordre et notre gouvernement est déterminé à prendre des mesures pour l'améliorer davantage », a déclaré le ministre de l'agriculture, Gerry Ritz.

Ah ah !

Ritz a dit à propos de l’étiquetage de la viande de bœuf attendrie mécaniquement, « C'est du bon sens, mais il est nécessaire d’aller au-delà cela. »

Ah ah !

« Pouvons-nous garantir qu'il n'y en aura jamais plus (épidémies) ? Non. Toute personne, qui vous dit que vous le pourrez, vous ment. Il n’est pas important de savoir combien d'argent, combien de personnes vous avez sur les lignes de fabrication, il y a trop de pièces mobiles pour garantir un absolu. Mais à la fin de la journée, nous voulons prendre toutes les précautions que nous pouvons. »

Ah ah !