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Articles de la catégorie 'Microbiologie'

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De la présence de bactéries dans les torchons de cuisine

29
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

torchon_cuisineRésumé.

La présence fréquente de bactéries entériques dans les éponges et les torchons de cuisine suggère qu’elles peuvent jouer un rôle dans le transfert de contamination des aliments, des ustensiles et des mains par des pathogènes d’origine alimentaire. Cette étude a examiné la présence de bactéries dans des torchons de cuisine souvent utilisés pour sécher la vaisselle, les mains et d’autres surfaces dans la cuisine domestique. Un total de 82 torchons de cuisine ont été collectés auprès de foyers domestiques dans cinq grandes villes des États-Unis et du Canada et le nombre de bactéries hétérotrophes, des coliformes et de Escherichia coli dans
chaque torchon a été déterminé. En outre, l’identification des bactéries entériques a été réalisée sur des torchons sélectionnés. Des coliformes ont été détectés dans 89,0% et E. coli dans 25,6% des serviettes. La présence de E. coli est liée à la fréquence de lavage.

En conclusion, les auteurs soulignent que « Cette étude a démontré qu’un nombre important de coliformes et de E. coli sont présents fréquemment dans des torchons de cuisine. Ces résultats démontrent également le potentiel de transfert de contamination de bactéries pathogènes entériques d’origine alimentaire et leur croissance dans des torchons de cuisine. »

Charles P. Gerba, Akrum H. Tamimi, Sherri Maxwell, Laura Y. Sifuentes, Douglas R. Hoffman and David W. Koenig. Bacterial Occurrence in Kitchen Hand Towels. Food Protection Trends (2014) Vol 34, No. 5, p.312-317.

NB : L’étude est disponible intégralement et gratuitement.

Ronde des rappels 2014 : semaine 35

29
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.1194, Listeria monocytogenes (2 prélèvements sur 5 dans 25g) dans des champignons (enoki) de Corée du Sud. Alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution Belgique, France, Pays-Bas, Espagne, Suisse, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2014.1187, migration de nickel (1,52 mg/kg) dans du thé tong d’Allemagne ; notification par l’Allemagne. Distribution Autriche, Belgique, Bulgarie, Croatie, République Tchèque, France, Allemagne, Hongrie, Italie, Estonie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Slovénie, Espagne, Suisse, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2014.1186, gluten, œuf et moutarde non déclarés dans de la sauce burger de Belgique ; alerte notifiée par la Belgique. Distribution Belgique, France. Il doit s’agir du rappel réalisé par Auchan et signalé 6 jours plus tard par la DGCCRF.
  • Référence RASFF 2014.1183, diméthoate (0,18 mg/kg) dans des aubergines du Burundi ; alerte notifiée par la Belgique. Distribution Belgique, France, Irlande, Pays-Bas.
  • Référence RASFF 2014.1181, Listeria monocytogenes (présence dans 25g) dans des filets fumés d’ halibut de Belgique ; alerte notifiée par la France. Distribution Belgique, France. Date du prélèvement, 12 août 2014, date de la notification, 25 août 2014. Délai beaucoup trop long !

Pas de tableau cette semaine des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 35 de 2014 par les Etats membres. Retour à la normale, dès qu’une connexion fiable sera disponible.

Pourquoi Listeria est si difficile à combattre ?

29
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Des scientifiques danois découvrent des indices de la résistance de Listeria ou pourquoi Listeria est si difficile à combattre ? »

Birgitte Kallipolitis, professeur au département de biochimie et de biologie moléculaire de l’Uuniversité du Danemark du Sud, et ses collègues rapportent leurs résultats dans la revue Nucleic Acids Research.

Listeria est une bactérie qui se retrouve parfois dans les aliments transformés et non transformés, et qui provoque une infection appelée listériose. La plupart des infections se traduisent par des symptômes bénins comme la fièvre, des vomissements et la diarrhée, qui prennent environ 3 jours et ne nécessitent généralement pas de traitement.

listeria-bacteria-photoMais dans de rares cas, la listériose peut se propager à d’autres parties du corps et causer des effets graves comme la méningite, qui est généralement accompagnée de maux de tête sévères, une raideur du cou et des tremblements.

Les enfants à naître peuvent aussi contracter une infection à Listeria par la mère au travers le placenta.

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) estiment que près de 1 600 Américains sont atteints de listériose et 260 en meurent chaque année. Au Danemark,un pays avec une population environ 60 fois inférieure à celle des Etats-Unis, au cours des dernières semaines seulement, 28 personnes sont tombées malades et 13 sont décédées de listériose causée par la consommation d’aliments transformés achetés dans des supermarchés. La professeur Kallipolitis dit que Listeria est notoirement difficile à combattre parce que ce pathogène est très capable de s’adapter aux changements de son environnement. Ce fut l’objet de leur étude, qui révèle des indices importants sur la façon dont Listeria parvient à conserver sa capacité à envahir les cellules et dans le même temps, échapper à l’attention du système immunitaire.

Dans leur étude, ils ont examiné ce qui se passe au niveau microbiologique lorsque Listeria est exposé à certains des substances connues pour être un challenge pour les bactéries, comme les antibiotiques, la bile, le sel, l’éthanol et l’acide, dont beaucoup sont rencontrées dans les aliments transformés et non transformés dans le corps humain et aussi dans des environnements désinfectés.

La professeur Kallipolitis dit : « Nous savions que Listeria peut résister à ces substances, mais nous ne savions pas trop comment. » Avec ses collègues, ils ont découvert que la bactérie utilise diverses stratégies pour résister aux substances.

« D’une manière générale, Listeria doit être décrit comme extrêmement adaptable. Le pathogène fait toujours attention à son environnement et si cet environnement change autour de lui. Il réagit instantanément et dispose d’un certain nombre de stratégies pour résister aux menaces », explique t-elle.

Listeria infecte des cellules hôtes par la production de protéines spécifiques. Afin de réussir l’infection, la bactérie doit conserver la production des protéines en dessous d’un certain niveau, au-dessus de ce niveau, le système immunitaire de l’hôte devient conscient et attaque le pathogène.

Les chercheurs ont découvert que quand ils exposent Listeria au laboratoire à diverses substances anti-pathogènes telles que la bile, le sel, l’éthanol et les antibiotiques, la bactérie a commencé à libérer des molécules d’ARN particulières, comme la professeure Kallipolitis l’explique :

« Grâce à ces molécules d’ARN, les bactéries peuvent ajuster la manière dont beaucoup ou peu de diverses protéines sont produites. Par exemple, il peut dégrader la production de la protéine LapB, qu’il utilise pour entrer dans nos cellules. Si cette production n’est pas dégradée, la bactérie sera potentiellement détectée et combattu par le système immunitaire. »

L’équipe a également constaté que ces mêmes molécules d’ARN aident Listeria à veiller sur ses parois cellulaires face au danger. Les antibiotiques agissent en attaquant les parois cellulaires des bactéries. Mais quand Listeria est exposée aux antibiotiques, il détecte rapidement l’assaut sur ses parois cellulaires et se met à les réparer.

Les chercheurs ont observé qu’au laboratoire, Listeria ne produit que des molécules d’ARN spécifiques lorsqu’elle est exposée à l’une des substances en challenge. La bactérie ne les produits pas quand il n’y a pas de challenge.

La professeure Kallipolitis dit que cela « révèle une partie du mécanisme derrière l’extrême adaptabilité de Listeria. »

L’équipe envisage maintenant de savoir si la suppression des molécules d’ARN rend Listeria inoffensive.

Ecrit d’après en Doug Powell du barfblog.

Voir aussi ScienceDaily.com du 27 août 2014.

Danemark : Une proposition du gouvernement entend réaliser des coupes budgétaires dans la sécurité des aliments

28
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Danemark : Une proposition du gouvernement entend réaliser des coupes budgétaires dans la sécurité des aliments », source Doug Powell du barfblog du 28 août 2014.

soren-300x146À un moment où une éclosion à Listeria continue de faire de nouvelles victimes, 13 personnes sont décédées et 29 personnes ont été confirmées comme étant infectées jeudi, des craintes de Salmonella ont entraîné un rappel d’œufs et une forte augmentation de SARM a été enregistrée, la proposition de budget du gouvernement publié cette semaine appelle à couper dans le financement du contrôle des aliments.

Le budget du gouvernement prévoit une réduction 139,9 millions de couronnes (18,8 millions d’euros) pour les contrôles en sécurité des aliments et la recherche. Les coupes à partir d’un budget total de la sécurité des aliments d’environ 1,4 milliard de couronnes et seraient répartis sur les quatre prochaines années.

Les coupes budgétaires ont été révélées le même jour où une nouvelle alerte à Salmonella a conduit au rappel de côtelettes de porc de pimentées et quelques jours après que l’entreprise alimentaire Lepo ait rappelé un lot d’un pâté de foie populaire, le spread leverpostej, après la découverte de Listeria.

Selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), mesurée par habitant, le Danemark a l’une des pires sécurités des aliments de l’UE. L’EFSA classe le Danemark comme le troisième pire pays quand il s’agit du nombre de personnes infectées par Listeria, le huitième pire pour les infections à Campylobacter et la 11e pire quand il s’agit de Salmonella.

Absence de Salmonella dans le basilic des bonnes entreprises ?

28
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Absence de Salmonella dans le basilic des bonnes entreprises, selon Fresh Plaza.

Une étude, ce mois-ci de l’université de Gand montre que certaines bactéries intestinales, telles que E. coli et Salmonella, peuvent survivre à 22°C sur des feuilles de basilic et ne peuvent donc présenter des risques pour la santé. Selon John Van Laethem qui est le manager de Bell’aroma, un importateur belge d’herbes, cette étude est correcte, mais il explique en disant : « Les consommateurs peuvent dormir tranquille parce que les conditions de laboratoire où cela a été étudié n’utilisaient pas les pratiques habituelles. »

basilJohn a expliqué quelques éléments de l’étude, « Tout le basilic qui a été analysé provient de chez nous. De nombreux aspects ont été étudiés sur la survie de Salmonella. Après que les plantes aient été infectées dans des conditions de laboratoire, des analyses ont été réalisées avec trois températures différentes de conservation : 7, 15 et 22°C. A 22°C seulement, Salmonella survit. Salmonella a été complètement détruit lorsque le basilic est conservé à 7 et 15°C. Donc, comme vous pouvez le voir, ce sont des conditions que vous ne rencontrez pas normalement. » La recherche a été menée en collaboration avec Veg-i-trade (www.veg-i-trade.org). « Dans le domaine de la santé publique, ces résultats sont extrêmement satisfaisants. Pour moi, cela prouve sur chose : Si vous faites tout correctement, vous n’aurez aucun problème. »

John dit que le risque d’infection est très faible, Le potentiel de contamination par Salmonella ou E. coli est la plus courant en culture extérieure et non pas dans des serres. 95% du basilic qui est cultivé pour le marché du frais provient de serres. 90% du basilic qui est cultivée à l’extérieur est désinfecté afin de neutraliser la charge microbienne Donc ici aussi le risque de contamination est très faible.

Pour nous, la chose la plus importante est que nous fournissons des produits de haute qualité. Pendant toute le processus de production, la sécurité des aliments est notre préoccupation numéro un. C’est pourquoi nous avons, les critères réglementaires très stricts et nous travaillons régulièrement avec l’université de Gand et d’autres pour effectuer des analyses de prélèvements. L’an dernier, près de 190 analyses ont été effectués afin de mieux comprendre ce problème. L’activité antibactérienne du basilic a été mise en avant dans la conclusion de ce projet Veg-i-trade.

Dans tous les domaines où nous travaillons, contamination du basilic par Salmonella n’a pas été signalée au cours des huit dernières années dans le système d’alerte rapide (RASFF –aa) de l’UE, malgré une surveillance accrue », explique John.

Doug Powell du barfblog doute des assertions de ce texte et intitule son article, « Syndrome du nez qui s’allonge sur l’absence de Salmonella dans le basilic des bonnes entreprises ».

NB : A signaler une notification d’alerte au RASFF en 2012 pour la r-présence Salmonella dans du basilic (référence 2012.1625).