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Articles de la catégorie 'Microbiologie'

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Listeria serait en cause dans la contamination de pommes au caramel aux Etats-Unis

19
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

blog_fin_4« Etats-Unis : Des pommes au caramel, responsable d’une éclosion à Listeria ? », source article de Bill Marler du 19 décembre 2014 dans le Marlerblog.

Au 19 décembre 2014, un total de 28 personnes infectées par des souches épidémiques de Listeria monocytogenes ont été signalées dans 10 Etats. Arizona (4), la Californie (1), Minnesota (4), Missouri (5), Nouveau-Mexique (5), Caroline du Nord (1), Texas (4), Utah (1), Washington (1) et Wisconsin (2). 26 malades ont été hospitalisés. Parmi les 26 personnes hospitalisées, cinq décès ont été signalés. La listériose est responsable d’au moins quatre de ces cinq décès. Neuf cas de maladies étaient liés à une grossesse (survenue chez une femme enceinte ou chez son enfant nouveau-né). Trois cas de maladie invasive (méningite) ont touchés des enfants en bonne santé âgés de 5-15 ans.

0b1d2d18d5851e7b175ba98f98488433Les informations du CDC indiquent que la production commerciale de pommes au caramel préemballées pourrait être contaminée par la Listeria. Listeria peut causer une maladie grave, potentiellement mortelle. Dans les entretiens, des personnes malades ont répondu aux questions sur les aliments consommés et les autres expositions durant le mois avant de tomber malade. Actuellement, aucun cas de maladie relié à cette éclosion n’a été lié aux pommes non caramélisées et non préconditionnées ou aux bonbons au caramel. Bien que peu d’informations soient actuellement disponibles sur la ou les marque(s) spécifique(s) de pommes au caramel préconditionnées consommées, la conclusion est que la plupart des malades ont déclaré avoir consommé ces pommes, ce qui suggère que ces infections à Listeria sont probablement liées à ces produit commerciaux comme des pommes au caramel préconditionnées. Les enquêteurs travaillent rapidement pour déterminer les marques ou les types de produits dans le commerce, des pommes au caramel préconditionnées qui peuvent être liées à des cas de maladies et identifier la source spécifique de la contamination.

Par excès de prudence, le CDC recommande que les consommateurs américains ne mangent pas n’importe quel produit commercial de pommes au caramel préconditionnées, y compris des pommes au caramel ordinaire ainsi que ceux contenant des noix, du chocolat ou d’autres garnitures, jusqu’à ce que des orientations plus spécifiques peuvent être fournies. Ces produits pourraient avoir une durée de vie de plus d’un mois.

Après les tomates, les pastèques et les melons, l’EFSA s’intéresse aux risques posés par Salmonella, Yersinia, Shigella et norovirus dans les carottes, l’ail et les oignons

19
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, HACCP, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Shigella, Union Européenne, Virus.

blog_fin_4Après avoir évalué les risques associés aux melons, pastèques et tomates vis-à-vis de Salmonella, l’EFSA, qui est, semble-t-il, en train de faire ses semis, c’est la période, vient de publier le 19 décembre 2014 un avis sur les carottes, les légumes tiges et les légumes bulbes et la présence de Salmonella, Yersinia, Shigella et norovirus. C’est tous ces bons légumes qu’il faudrait manger cinq fois par jour …

Cet avis intéresserait-il les consommateurs ? A vous de voir …

Les facteurs environnementaux (comme la proximité d’élevages), l’accès des animaux domestiques et sauvages pour les zones de culture de légumes, l’utilisation d’eau contaminée pour l’irrigation ou un équipement contaminé sont parmi les facteurs qui causent la contamination des carottes, des légumes tiges et des légumes bulbes, comme l’oignon et l’ail par Salmonella, Yersinia, Shigella et norovirus.

Voici quelques-unes des conclusions d’un avis scientifique sur les facteurs de risque qui contribuent à la contamination des carottes, des légumes tiges et des légumes bulbes à différents stades de la chaîne alimentaire.

Les experts de l’EFSA recommandent que les producteurs utilisent de bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication agricoles pour réduire la contamination.

En raison d’un manque d’informations pertinentes, l’EFSA n’a pas pu évaluer la pertinence des critères microbiologiques à la production primaire ou pendant la transformation des carottes, des légumes tiges et des légumes bulbes.

tatin-jeunes-carottes-oignons-ail-nouveaux-si-L-xZYpkJL’avis intégral « Scientific Opinion on the risk posed by pathogens in food of non-animal origin. Part 2 (Salmonella, Yersinia, Shigella and Norovirus in bulb and stem vegetables, and carrots) » est ici.

Résumé.

Les légumes tiges et les légumes bulbes ainsi que les carottes peuvent être transformés de façon minimale afin d’obtenir des produits prêts à être consommés, et ces étapes comprennent la sélection, le lavage, le nettoyage, la coupe, le conditionnement et le stockage. Les facteurs de risque pour la contamination des légumes tiges et des légumes bulbes ainsi que des carottes par Salmonella, Yersinia, Shigella et norovirus ont été considérés dans le contexte de l’ensemble de la chaîne alimentaire. Les estimations disponibles sur leur présence dans ces légumes ont été évaluées conjointement avec des options d’atténuation relatives à la prévention de la contamination et à la pertinence de critères microbiologiques. L’accent est mis sur les types de végétaux associés aux risques de santé publique, c’est-à-dire les carottes, l’oignon et l’ail. Il a été conclu que chaque environnement de la ferme représente une combinaison unique de facteurs de risque qui peuvent influencer sur l’apparition et la persistance de pathogènes dans la production primaire de ces légumes. La mise en œuvre appropriée de systèmes de management de la sécurité des aliments, dont les bonnes pratiques agricoles (BPA), les bonnes pratiques d’hygiène (BPH) et les bonnes pratiques de fabrication (BPF) devraient être les principaux objectifs des producteurs de légumes tiges et de légumes bulbes et de carottes. Considérant que les preuves sont limitées pour l’occurrence et les risques de santé publique à partir de la contamination par Salmonella, Shigella, Yersinia et norovirus dans la production primaire et un minimum de transformation des légumes tiges, des légumes bulbes et des carottes, aucune conclusion ne peut être faite sur l’impact de la mise en place sur le plan microbiologique de critères hygiène, hygiène des procédés ou de sécurité des aliments sur la santé publique. Il y a un manque de données sur l’occurrence et les taux de Escherichia coli dans les légumes tiges et les légumes bulbes ainsi que les carottes. Ainsi, l’efficacité du critère E. coli pour vérifier la conformité aux BPA, BPH, BPF et aux systèmes de management de la sécurité des aliments (HACCP), y compris lors de la production et de la transformation minimale des légumes tiges, des légumes bulbes ainsi que les carottes ne peut être évalué.

NB : Traduction des textes par mes soins. -aa

Commentaires : Je crois que les consommateurs ne sont pas plus avancées par cet avis et continuons à éplucher nos carottes. Bon, ben moi, c’est pas tout, mais en lisant ça, j’me ferais bien une petite soupe !

Éclosion d’hépatite A d’origine alimentaire liée à des produits de pâtisserie dans le nord de l‘Allemagne en 2012

19
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

blog_fin_4Résumé.

En octobre 2012, une éclosion d’hépatite A avec 83 cas confirmés en laboratoire s’est produite en Basse-Saxe. Nous avons défini les cas du foyer primaire comme des personnes ayant une hépatite A confirmée par laboratoire et une apparition des symptômes entre le 8 octobre et 12 novembre 2012, résidant ou en visite dans les districts touchés. Les cas du foyer secondaire étaient des personnes avec l’apparition de symptômes après le 12 novembre 2012 et en contact étroit avec des cas primaires. Nous avons identifié 77 cas primaires et six cas secondaires. Nous avons recruté 50 cas primaires et 52 témoins appariés pour l’âge et le sexe, et avons constaté que 82% des cas et 60% des témoins avaient consommé des produits d’une boulangerie particulière (OR = 3,09; IC 95%: 1,15 à 8,68). Les cas étaient plus susceptibles d’avoir mangé des pâtisseries (OR = 5,74; IC 95%: 1,46 à 22,42). Les isolats viraux de cinq cas sélectionnés et de trois surfaces positives analysées à la boulangerie avaient des séquences nucléotidiques identiques. Un isolat supplémentaire identique provenait d’un vendeur de la boulangerie souffrant d’une maladie chronique nécessitant un traitement immunosuppresseur. Les résultats des études épidémiologiques et de laboratoire ont suggéré que le vendeur des produits a contaminé lors du conditionnement et la vente. L’évaluation future des risques devrait déterminer si les manipulateurs d’aliments atteints de maladies chroniques sous traitement immunosuppresseur pourraient être plus à risque de contamination des aliments et pourraient bénéficier de la vaccination contre le virus de l’hépatite A.

HepatitisAMainHarries M, Monazahian M, Wenzel J, Jilg W, Weber M, Ehlers J, Dreesman J, Mertens E. Foodborne hepatitis A outbreak associated with bakery products in northern Germany, 2012. Euro Surveill. 2014;19(50):pii=20992.

Dans leurs recommandations les auteurs notent :

Deux foyers nationaux d’hépatite A précédemment rapportés et associés à des produits de pâtisserie ont été documentés Dans les deux cas, la contamination de pâtisseries fourrées ou glacées par un boulanger était la source probable de l’infection au virus de l’hépatite A (VHA). Ces conclusions ont été fondées seulement sur des preuves épidémiologiques. Dans notre étude, nous avons réussi à séquencer la souche du VHA du vendeur chez des cas primaires et dans des prélèvements de l’environnement. Il peut être possible d’éviter des éclosions similaires à l’avenir en s’attaquant à la propagation potentielle du VHA par les manipulateurs d’aliments et d’éduquer les manipulateurs d’aliments ainsi que leur employeur afin de reconnaître les symptômes de l’hépatite A et d’être conscients que le VHA a une longue période d’incubation.

Compte tenu de la haute ténacité du VHA, nous recommandons fortement l’utilisation supervisée de désinfectants avec une activité virucide contre le VHA et l’application appropriée d’une désinfection virucide en cas d’éclosion.

Pour tous les manipulateurs d’aliments, nous vous recommandons de porter des gants en plastique lors de la manipulation des produits cuits et non cuits à condition que la manipulation correcte soit assurée (par exemple en changeant de gants à intervalles recommandés).

Compte tenu de la disponibilité d’un vaccin efficace contre le VHA et de plusieurs foyers d’hépatite A liés à des manipulateurs d’aliments comme source probable, la preuve du rôle des manipulateurs d’aliments dans la transmission du VHA et le fardeau de la maladie en Allemagne devrait être revue pour informer une décision de recommandation de la vaccination en ciblant les manipulateurs d’aliments.

Une future évaluation des risques devrait déterminer si les manipulateurs d’aliments atteints de maladies chroniques nécessitant un traitement immunosuppresseur pourraient être plus à risque de contamination des aliments et pourraient donc bénéficier d’une vaccination contre le virus de l’hépatite A.

NB : Dans le calendrier des vaccinations et recommandations vaccinales 2014, en France, sauf erreur de ma part, il n’y a pas de recommandations pour les manipulateurs d’aliments immunodéprimés ou non …

Mais, dans l’aide-mémoire de l’InVS sur l’hépatite A, il est indiqué qu’« une vaccination anti-hépatite A est recommandé :

  • pour les personnes exposées professionnellement à un risque de contamination : 
    • - personnels s’occupant d’enfants n’ayant pas atteint l’âge de la propreté ; 
    • - personnels des structures collectives de garde pour personnes handicapées ; 
    • - personnels de traitement des eaux usées ; 
    • - personnels impliqués dans la préparation alimentaire en restauration collective. »

Sans doute faudra-il y inclure d’autres catégories professionnelles ?

Une nouvelle étude apporte de nouvelles informations sur le comportement des pathogènes

19
déc
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Santé.

blog_fin_4« Une nouvelle étude apporte de nouvelles informations sur le comportement des pathogènes », source Notre Dame News.

Une nouvelle étude menée par une équipe de chercheurs qui comprend des scientifiques de l’université Notre Dame, Joshua Shrout et Mark Alber fournit de nouvelles connaissances sur le comportement d’un pathogène bactérien important.

Alber, professeur de mathématiques appliquées et Schrout, professeur associé en ingénierie civile et de l’environnement et en sciences de la terre, ont étudié Pseudomonas aeruginosa, un pathogène opportuniste responsable d’infections aiguës et persistantes.

pseudomonas_aeruginosa_300« Bien que cette bactérie ubiquitaire et environnementale infecte rarement les personnes en bonne santé, c’est un pathogène commun chez les populations sensibles, comme les personnes atteintes de fibrose kystique, les victimes de brûlures, les patients ventilés et ceux qui ont eu une reconstruction intestinale », a déclaré Shrout. « Pseudomonas aeruginosa est parmi le plus commun pathogène responsable d’infection nosocomiale et cause de décès chez les patients en unité de soins intensifs. »

Les chercheurs ont investigué, en utilisant une combinaison d’expériences et de la modélisation informatique, comment les bactéries pullulent dans les groupes contenant des millions de cellules.

« Nous montrons dans cet article que des appendices de cette bactérie appelés ‘pili’ se lient ensemble pour altérer le mouvement du groupe et met un frein à la migration en masse du groupe (swarming) », a déclaré Alber. « Ces migrations en masse des bactés sont capables de changer de mouvement en tant que groupe pour éviter des toxines. Nous avons montré cela en démontrant que les bactéries avec pili évitent une zone contenant un antibiotique mais les cellules sans ces pili ne ralentissent pas leur mouvement, migrent en masse dans la région de l’antibiotique et sont tuées. »

Bien que l’étude portait sur Pseudomonas aeruginosa, les résultats offrent potentiellement un aperçu du comportement des autres bactéries.

« C’est une découverte fondamentale qui nous donne un aperçu de la réponse et du contrôle des bactéries qui modifient leur comportement comme un groupe entier », a déclaré Shrout. « Cette connaissance peut être utile afin de comprendre comment des pathogènes et autres bactéries peuvent échapper aux composés que nous pourrions utiliser pour les contrôler et de faire progresser notre compréhension sur la façon dont certaines infections deviennent si difficiles à guérir. »

« Les prochaines étapes consistent à déterminer plus précisément comment des cellules individuelles se comportent dans ces migrations en masse pour détailler comment elles coordonnent leur mouvement et ensuite appliquer ces connaissances pour comprendre la colonisation à différents types de surfaces telles que des cellules humaines ou les plastiques médicaux », a dit Alber.

Cette étude a été publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.

Une étude finlandaise établit la relation entre le microbiote intestinal et la maladie de Parkinson

18
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Microbiologie, Santé.

fin_blog_5« Une étude finlandaise établit la relation entre le microbiote intestinal et la maladie de Parkinson », source communiqué de la faculté de médecine de l’université d’Helsinki.

Les personnes souffrant de la maladie de Parkinson ont un microbiote différent dans leurs intestins que leurs homologues en bonne santé, selon une étude menée à l’université d’Helsinki et à l’hôpital central universitaire d’Helsinki et parue dans Movement Disorders. Les chercheurs tentent maintenant de déterminer quel est le lien entre les microbes intestinaux et la maladie de Parkinson.

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Notre observation la plus importante était que les patients atteints de la maladie de Parkinson ont beaucoup moins de bactéries de la famille des Prevotellaceae, contrairement au groupe de témoin, pratiquement personne dans le groupe des patients n’avait une grande quantité de bactéries de cette famille, a déclaré Filip Scheperjans, neurologue à l’hôpital de l’université d’Helsinki.

Les chercheurs n’ont pas encore déterminé ce que l’absence de bactéries comme Prevotellaceae signifie chez les personnes souffrant de maladie de Parkinson, ces bactéries ont-elles peut-être une propriété qui protège leur hôte de la maladie ? Ou cette découverte indique-t-elle simplement que le dysfonctionnement intestinal fait partie de la pathologie ?

C’est une question intéressante à laquelle nous essayons de répondre, dit Scheperjans.

Une autre découverte intéressante est que la quantité de bactéries de la famille des Enterobacteriaceae dans l’intestin a été reliée au degré de gravité des problèmes d’équilibre et de marche chez les patients. Plus il y avait Enterobacteriaceae, plus graves étaient les symptômes.

Nous sommes actuellement en train de réexaminer ces mêmes sujets pour déterminer si les différences sont permanentes et si les bactéries intestinales sont associées à la progression de la maladie et donc à son pronostic, explique Scheperjans.

En outre, nous devrons voir si ces changements dans l’écosystème bactérien sont apparents avant l’apparition des symptômes moteurs. Nous allons bien sûr essayer également d’établir la base de cette connexion entre le microbiote intestinal et la maladie de Parkinson, quel type de mécanisme les lie.

Les chercheurs espèrent également que leurs découvertes pourraient finalement être utilisées pour développer une méthode de test qui permettrait d’améliorer le diagnostic de la maladie de Parkinson et peut-être enfin trouver un moyen de traiter ou même empêcher la maladie de Parkinson en se concentrant sur le microbiote intestinal.

L’étude a recruté 72 patients atteints de la maladie de Parkinson à l’hôpital de l’université d’Helsinki et à l’hôpital central de Hyvinkää, ainsi que d’un nombre égal de sujets témoins en bonne santé.