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Articles de la catégorie 'Microbiologie'

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Le typage moléculaire selon l’EFSA

5
fév
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

molecular-typingL’EFSA publie une information sur le typage moléculaire.

Le typage moléculaire des microbes, que l’on appelle aussi analyse de l’empreinte microbienne, a connu un développement rapide ces dernières années.

Le typage des agents pathogènes (agents «causant des maladies») d’origine alimentaire tels que  Salmonella, Listeria, E. coli et Campylobacter permet d’identifier les souches particulières qui sont responsables de foyers de toxi-infections alimentaires, et de détecter de nouvelles menaces pesant sur la santé. En établissant un lien entre des souches particulières et des types particuliers de denrées alimentaires, il est possible d’évaluer le rôle des différents aliments dans les infections humaines. Cette approche est connue sous le nom d’«attribution des sources».

Son intérêt s’est illustré en  de maintes occasions. Lors du foyer épidémique de 2011 causé par la bactérie E. coli productrice de shigatoxines, à l’origine de 4 000 cas et de plus de 50 décès, le typage moléculaire a joué un rôle déterminant dans l’identification des cas et a permis de démontrer qu’une seule et même souche était responsable des foyers épidémiques survenus en Allemagne et en France.

A noter que l’EFSA propose une infographie très bien faite, ici.

Cinq choses à savoir sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire

5
fév
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, HACCP, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande, Virus, Volaille.

« Cinq choses à savoir sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire », source Doug Powell du barfblog.

Julie jargon du Wall Street Journal rapporte que près d’un Américain sur six, ou 48 millions de personnes, tombent malades chaque année de maladies infectieuses d’origine alimentaire, selon le Centers for Disease Control and Prevention.

happy-vomit1-300x212Environ 128 000 d’entre elles sont hospitalisées et 3.000 décèdent de maladies. Le PDG de Chipotle Mexican Grill Inc., Steve Ells, fait un effort tout azimut pour relancer lafortune de sa chaîne de restaurants après que des composants contaminés ont provoqué une vague de ces maladies, comme le rapporte le Wall Street Journal dans un article à la Une.

Voici cinq choses à savoir sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire, selon le CDC :

  1. Quels sont les produits alimentaires qui représentent pour la plupart des cas de maladies ?

Les produits transformés sont le contributeur le plus fréquent de maladies d’origine alimentaire, ce qui représente 46% d’entre eux entre 1998 et 2008, suivis par la viande et la volaille, les produits laitiers, les œufs, les poissons et les crustacés.

  1. Quels sont les pathogènes les plus responsables ?

Norovirus est la principale cause de maladies d’origine alimentaire aux États-Unis, suivi de Salmonella, Clostridium perfringens, Campylobacter spp. et Staphylococcus aureus. La bactérie derrière l’éclosion chez Chipotle est appelé E. coli producteurs de shigatoxines O26.

  1. Quel est le danger avec E. coli O26 ?

Cette souche de E. coli peut causer de la diarrhée et des vomissements et parfois conduire à une insuffisance rénale. Aucune personne qui a contracté ce genre d’infection par E. coli dans l’éclosion chez Chipotle n’est décédée ou a été diagnostiquée avec une insuffisance rénale, bien que 21 des 55 malades aient été hospitalisées. Une plus petite éclosion à E. coli a rendu malades cinq personnes de plus. L’insuffisance rénale suivie de la mort est le plus souvent associée à la bactérie E. coli O157, qui était l’agent pathogène dans l’éclosion de 1993 chez le Jack in the Box qui a eu pour conséquence la mort de quatre enfants.

  1. Le taux d’éclosions de maladies d’origine alimentaire a-t-il augmenté ?

Les infections à E. coli O157 en 2014 ont diminué de 32% par rapport à la période 2006-2008. Il n’y a eu aucun changement dans le nombre de l’ensemble des cas à Salmonella en 2014 par rapport à la période 2006-2008. Les infections à Campylobacter ont augmenté de 13% pendant cette période.

  1. Comment puis-je éviter de contracter une maladie d’origine alimentaire ?

Un lavage fréquent des mains et le nettoyage des surfaces où les aliments sont préparés est critique. La cuisson à cœur  des aliments est un autre moyen clé pour éviter la contamination. Un thermomètre pour aliments devrait être utilisé pour déterminer quand un élément est bien cuit. Les steaks, par exemple, devraient être cuits jusqu’à ce qu’ils atteignent une température interne d’au moins 63°C. Les aliments devraient être maintenus à une température de 60°C après cuisson, car les bactéries peuvent se développer lorsque l’aliment commence à se refroidir. La cuisson des aliments au four à micro-ondes devraient atteindre 74°C ou plus. Les items périssables devraient être réfrigérés rapidement. Et la viande crue et les œufs doivent toujours être préparés séparément des autres aliments.

Rappel de framboises brisées surgelées de marque PICARD, norovirus inside !

4
fév
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Virus.

framboises_briseesAlors que l’on peut trouver des framboises brisées surgelées sur le site de Picard, voici que la DGCCRF annonce le 4 février 2016 un « Avis de rappel de framboises brisées surgelées de marque PICARD ». C’est sans doute encore un mystère des rappels en France … à vous de voir …

  • Nom du produit : Framboises brisées 1 kg
  • Marque : PICARD
  • Désignation ou modèle :
  • Code article : 02235
  • Date de surgélation : 28/01/2015
  • Anomalie : Contamination microbienne (présence de norovirus)
  • Mesure prise par le professionnel qui demande de cesser d’utiliser le produit :
    • RETRAIT de la vente
    • RAPPEL en vue du retour en magasin et d’une réparation sur place : rappel par voie d’affichage en magasins et via une communication sur le site internet www.picard.fr

Sur le site de Picard, on apprend :

Ces brisures sont issues de framboises entières cueillies au Chili à pleine maturité. Elles sont ensuite rapidement triées, nettoyées et surgelées. Très savoureuses, elles permettent de réaliser de délicieux desserts : coulis, mousses ou encore sorbets ! »

Origine du produit : Cultivé au Chili.

NB : Je ne voudrais pas contredire la DGCCRF, mais elle est où la communication de Picard sur son site Internet à propos de ce rappel ?

Notons que la Belgique via l’AFSCA et les autorités du Luxembourg ont aussi procédé à ce rappel le 3 février 2016. Pour l’instant, pas encore de notification au RASFF, étonnant, non ? (J’apprends que c’est désormais chose faite, voir ici.)

On apprend ainsi selon l’information parue sur le site de l’AFSCA :

norovirus peut provoquer une gastro-entérite chez l’homme. La période d’incubation est de 6 à 48 heures. Les principaux symptômes sont : vomissements, diarrhée, crampes abdominales, nausées, ainsi que des symptômes moins spécifiques comme fièvre, maux de tête et une fatigue générale. Les personnes ayant consommé le produit et présentant ces symptômes sont invitées à consulter leur médecin.

L’information publiée en France et en Belgique n’est donc pas la même, à quand un communiqué de rappel vraiment complet de la part de la DGCCRF indiquant également les symptômes possibles …

Enfin, rappelons que le 15 mai 2015, la DGCCRF publiait un communiqué de rappel de BLUEBERRIES (myrtilles) de marque PICARD pour causse de norovirus. Ce produit a été aussi rappelé au Luxembourg et en Belgique.

Listeria : Augmentation du risque d’infection bactérienne si l’aliment est exposé à la lumière

3
fév
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Non classé, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Augmentation du risque d’infection bactérienne si l’aliment est exposé à la lumière », source communiqué de Umeå University.

listeria-bacteria-photoListeria, bactérie retrouvée dans les aliments, qui peut infecter les personnes et causer un malaise gastro-intestinal temporaire, pose un risque grave pour la santé pour des femmes enceintes et des personnes dont le système immunitaire est affaibli. Selon une thèse soutenue à l’Université d’Umeå (Suède), la bactérie, qui provoque parfois  une maladie mortelle, la listériose, réagit à la lumière en activant des mécanismes de défense.

Listeria monocytogenes, dénommé d’après le chirurgien britannique Joseph Lister, est omniprésent dans la nature, mais peut parfois se propager aux aliments, en particulier dans les produits laitiers non pasteurisés et la charcuterie. Listeria peut se développer dans les aliments stockés au réfrigérateur, et si l’aliment contaminé est consommé sans être correctement cuit, la bactérie peut causer une infection.

Des chercheurs ont désormais découvert une nouvelle propriété de Listeria, à savoir que la bactérie active des mécanismes de protection lorsqu’elle est exposée à la lumière. Cette découverte peut, à l’avenir, être utilisée par l’industrie alimentaire pour prévenir la propagation de Listeria.

Dans la thèse de doctorant, Christopher Andersson décrit également la découverte de deux nouvelles molécules qui combattent la pathogénicité de Listeria. Les chercheurs ont également étudié la façon dont les molécules peuvent être utilisées pour empêcher la bactérie de causer une maladie.

Pour les personnes en bonne santé, Listeria ne provoque généralement pas de problème extrême à part quelques jours de problèmes gastriques. Pour les personnes ayant un système immunitaire affaibli ou pour les femmes enceintes, cependant, la bactérie peut être très dangereuse. Si une infection bactérienne se propage vers le cerveau, elle peut évoluer vers « la listériose », qui a un taux de mortalité de 20 à 30%. Si une femme enceinte est infectée, les bactéries peuvent se propager chez le fœtus et provoquer une fausse couche.

« Nous espérons que ces nouvelles connaissances sur la façon dont la lumière et ces petites molécules affectent la bactérie, pourront, à l’avenir, être utilisées pour prévenir la propagation de Listeria et aider à traiter la listériose », dit Christopher Andersson, doctorant au Département de biologie moléculaire de l’Université d’Umeå et auteur de la thèse.

Listeria : des souches hypervirulentes à tropisme cérébral et placentaire

3
fév
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Des chercheurs de l’Institut Pasteur, de l’Inserm, du CNRS et de l’Université Paris Descartes – Sorbonne Paris Cité viennent de publier dans Nature Genetics une vaste étude menée sur près de 7000 souches de Listeria monocytogenes, bactérie responsable de la listériose humaine, une infection grave d’origine alimentaire. Par une analyse intégrative de données épidémiologiques, cliniques et microbiologiques, les chercheurs ont mis en évidence la grande diversité du pouvoir pathogène de cette espèce bactérienne. Ce travail a également permis de découvrir, par une analyse génomique comparative, de nouveaux facteurs de virulence dont l’implication dans les formes cérébrales et fœto-placentaires de listériose a été démontrée expérimentalement. Il suggère en outre l’importance d’utiliser de nouvelles souches de référence, représentatives des lignées hypervirulentes identifiées ici, pour les études expérimentales du pouvoir pathogène de Listeria monocytogenes.

Source communiqué de l’Institut pasteur du 1er février 2016.

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Iconographie : tissu infecté par Listeria (la bactérie apparaît en rouge). YH Tsai, M Lecuit, © Institut Pasteur.