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Articles de la catégorie 'Microbiologie'

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A propos des auto-contrôles sur les carcasses d’animaux de boucherie

30
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

e_coli_vaccine_carcassLa DGAL publie le 23 octobre 2014 une « Instruction technique DGAL/SDSSA/2014-860 » relative aux « Critères microbiologiques applicables aux auto-contrôles sur les carcasses d’animaux de boucherie ».

Cette instruction présente les critères microbiologiques applicables aux auto-contrôles sur les carcasses d’animaux de boucherie. Elle détaille les modalités de réalisation des prélèvements et des analyses (nombre, zones, méthodes analytiques, interprétation…), ainsi que les mesures de flexibilité pour les petites structures et les allègements possibles en cas de résultats favorables.

Mais ce que ce ne dit pas ce résumé, c’est que se passe-t-il quand les résultats ne sont pas favorables, autrement positifs pour les salmonelles ?

C’est l’objet du point sur la « Transmission des résultats d’autocontrôles relatifs au critère d’hygiène des procédés « Salmonelles » sur les carcasses de porc par les services d’inspection »

Conformément au règlement (CE) n°854/2004 du Parlement européen et du Conseil du 29 avril 2004, annexe I, section IV, chapitre IX, partie G. « Salmonelles », l’autorité compétente doit assurer

« la collecte de toutes les informations sur le nombre total d’échantillons et le nombre d’échantillons positifs aux salmonelles prélevés par les exploitants du secteur alimentaire conformément à l’article 5, paragraphe 5, du règlement (CE) n°2073/2005, dans le cadre du point 2.1.4 de l’annexe I dudit règlement ».

Les bilans nationaux annuels doivent être transmis chaque année au niveau européen dans le cadre du dispositif de surveillance des zoonoses.

Une instruction technique spécifique détaillera les modalités de cette transmission.

Il semble qu’il y aurait comme un flottement. Demandez cette transmission des résultats d’autocontrôles sur les salmonelles, c’est bien, mais pourquoi attendre une instruction technique spécifique détaillera les modalités de cette transmission

Par ailleurs, le texte proposé n’est pas issu du règlement (CE) n°854/2004 comme indiqué dans l’instruction technique de la DGAL, mais dans le règlement (UE) n°218/2014 de la commission du 7 mars 2014 modifiant certaines annexes des règlements (CE) n°853/2004 et (CE) no 854/2004 du Parlement européen et du Conseil ainsi que du règlement (CE) n°2074/2005 de la Commission.

Enfin, cette instruction semble faire porter sur les industriels la collecte des informations alors que le règlement indique un choix :

  1. b) collecte de toutes les informations sur le nombre total d’échantillons et le nombre d’échantillons positifs aux salmonelles prélevés par les exploitants du secteur alimentaire conformément à l’article 5, paragraphe 5, du règlement (CE) n°2073/2005, dans le cadre du point 2.1.4 de l’annexe I dudit règlement; et/ou
  2. c) collecte de toutes les informations sur le nombre total d’échantillons et le nombre d’échantillons positifs aux salmonelles prélevés dans le cadre des programmes nationaux de contrôle dans les États membres ou les régions d’États membres pour lesquels des garanties spéciales ont été approuvées conformément à l’article 8 du règlement (CE) n°853/2004 en ce qui concerne la production de viandes porcines.

Il n’y a pas de petites économies …

Utiliser des phages pour sauver les abeilles

28
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Films vidéo, Microbiologie, Santé.

Utiliser des phages pour sauver les abeilles, source news.byu.edu.

Pendant des décennies, les abeilles ont été aux prises avec une maladie mortelle qui tue leurs bébés (larves) et conduit à l’effondrement des ruches. Cela s’est appelé la loque américaine et ses effets sont si dévastateurs et infectieux, que cela nécessite souvent pour les ruches infectées d’être brûlées au sol.

Traiter la loque est compliqué parce que la maladie peut évoluer pour résister aux antibiotiques et aux autres traitements chimiques. Perdre des ruches entières perturbe non seulement l’industrie du miel, mais réduit le nombre d’abeilles pour la pollinisation des plantes.

Désormais, un étudiant de Brigham Young University, financé par une subventions de l’ORCA, a produit un moyen naturel pour éliminer le fléau, et ça marche : à l’aide de minuscules microbes tueurs appelés phages afin de protéger les bébés abeilles contre les infections.

L’étude a été publiée dans BMC Genomics.

Des chercheurs identifient de l’ADN de virus d’algues chez l’homme

28
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Santé, Virus.

thumbnails« Des chercheurs identifient de l’ADN de virus d’algues chez l’homme », source Newsroom.unl.edu

De l’ADN d’un virus que l’on croyait confiné aux cellules d’algues peuvent en fait envahir le royaume biologique des souris et des hommes, selon une nouvelle étude de chercheurs de l’université Johns Hopkins à Baltimore et de l’université de Nebraska-Lincoln.

Des chercheurs, dont l’article est paru le 27 octobre dans les Proceedings of the National Academy of Science, ont trouvé de l’ADN ressemblant à celui d’un chlorovirus indigène d’algues, lors d’un prélèvement par écouvillon de la gorge de sujets sains lors d’une étude sur le fonctionnement cognitif.

La découverte représente le premier cas documenté de séquences de gènes de chlorovirus dans la gorge humaine, ont signalé les chercheurs.

La photo représente une algue infectée par un chlorovirus similaire à celui retrouvé par les chercheurs qui l’ont récemment identifié dans une gorge humaine. (Credit : Kit Lee et Angie Fox, University of Nebraska-Lincoln).

10 personnes malades en raison d’une transmission multiple entre humains d’un cas grave de psittacose en Suède, janvier – février 2013

28
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé.

Unknown110 personnes malades en raison d’une transmission multiple entre humains d’un cas grave de psittacose en Suède, janvier – février 2013, source Doug Powell du barfblog du 28 octobre 2014.

Résumé.

La transmission prouvée de Chlamydia psittaci entre humains a été décrite qu’une seule fois auparavant. Nous décrivons une éclosion qui a eu lieu en Suède début de 2013, où l’investigation épidémiologique et sérologique suggère qu’un patient, gravement malade avec psittacose après une exposition à des déjections d’oiseaux sauvages, a transmis la maladie à dix autres : deux membres de la famille, un patient voisin à l’hôpital et sept soignants de l’hôpital. Trois cas ont également fourni des prélèvements respiratoires qui pourraient être analysés par PCR. Toutes les séquences obtenues de C. psittaci sont indistinguables et regroupées au sein du génotype A. La découverte a des implications pour le management des patients gravement malades atteints de pneumonie atypique, parce que ces patients peuvent être plus contagieux que l’on pensait précédemment. Afin de prévenir la transmission nosocomiale de personne à personne par C. psittaci, il faudra sans doute appliquer des mesures d’hygiène strictes.

Wallensten A, Fredlund H, Runehagen A. Multiple human-to-human transmission from a severe case of psittacosis, Sweden, January–February 2013. Euro Surveill. 2014;19(42):pii=20937.

Une étude sur l’hygiène de la restauration lors de grands événements au Royaume-Uni

28
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Résumé.

Objectifs. Investiguer les pratiques d’hygiène des aliments lors de grands événements en évaluant la qualité microbiologique d’aliments prêts à être consommés, de l’eau potable, des surfaces de préparation des aliments, des chiffons de nettoyage et des bracelets portés par les manipulateurs de denrées alimentaires à des fins de sécurité lors de l’événement.

Méthodes et résultats. Sur une période de sept mois, 1 662 échantillons ont été prélevés lors de 153 événements et examinés pour la contamination microbiologique. Huit pour cent des échantillons d’aliments ont été d’une qualité non satisfaisante. Un pour cent contenait des taux potentiellement dangereux de bactéries pathogènes pour l’homme. 27% des échantillons d’eau, 32% des écouvillons des surfaces et 56% de chiffons de nettoyage étaient également non satisfaisants. Ces résultats représentent une amélioration de l’hygiène par rapport à une précédente étude réalisée 12 mois auparavant. Un cinquième des bracelets des manipulateurs d’aliments étaient contaminés par des Enterobacteriaceae, E. coli et/ou des staphylocoques coagulase positive, avec des bracelets en tissu plus fréquemment contaminés que ceux fabriqués en matériau plastique ou d’autres matériaux.

Conclusions. Cette étude fournit des preuves que l’hygiène alimentaire lors des événements d’envergure peut-être amélioré. Cependant, il est encore nécessaire de poursuivre les efforts afin de maintenir une amélioration continue lors des opérations de nettoyage et de management de l’hygiène des aliments.

Importance et impact de l’étude. Cette étude faisait partie d’une cible sur les grands événements pendant la période qui a précédé les Jeux olympiques de 2012 à Londres. Les leçons apprises ici seront importantes dans la planification de futurs grands événements.

Caroline Willis, Nicola Elviss andJim McLauchlin. A Follow-Up Study of Hygiene in Catering Premises at Large Scale Events in the United Kingdom. Journal of Applied Microbiology.

On pourra aussi lire cet article de juillet 2014 au sujet d’un Foyer de cas à norovirus lors de la préparation des Jeux du Commonwealth lié à des toilettes qui « n’étaient pas comme elles auraient dû être »