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Articles de la catégorie 'Microbiologie'

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Une étude examine la capacité thérapeutique de bactéries pour prévenir l’obésité

23
juil
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Classé dans Curiosité, Microbiologie, Santé.

Davies-lab-JH0004-585x383« Une étude examine la capacité thérapeutique de bactéries pour prévenir l’obésité », source news.vanderbilt.edu.

Un probiotique qui prévient l’obésité pourrait être envisagé.

Des bactéries qui produisent un composé thérapeutique dans l’intestin inhibent le gain de poids, la résistance à l’insuline et d’autres effets néfastes d’une alimentation riche en graisses chez la souris, selon des chercheurs de l’université Vanderbilt.

« Bien sûr, il est difficile de spéculer de la souris à l’homme », a déclaré le chercheur principal Sean Davies, professeur de pharmacologie. « Mais essentiellement nous avons empêché la plupart des conséquences négatives de l’obésité chez la souris, même si elles ont un régime alimentaire riche en matières grasses. »

Des questions réglementaires doivent être réglées avant de passer aux études chez l’homme, a dit Davies, mais les résultats publiés dans l’édition d’août du Journal of Clinical Investigation suggèrent qu’il peut être possible de manipuler les bactéries résidentes de l’intestin, le microbiote intestinal, pour traiter l’obésité et d’autres maladies chroniques.

NB : L’article est disponible intégralement et gratuitement.

Légende de la photo. Sean Davies, au centre, Zhongyi Chen, à gauche et Lilu Guo, à droite, ont étudié des bactéries comme un composé thérapeutique dans l’intestin pour contrer les effets d’un régime riche en graisses. (Photo de Joe Howell).

La territoire des mangeurs de bactéries

23
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Non classé.

« La terre des mangeurs de bactéries », source ox.ac.uk.

Pour le personnel d’un hôpital, un foyer de bactéries dangereuses dans les locaux est un cauchemar, mais qu’est-ce qui donne des cauchemars aux bactéries ?

Peut-être la perspective d’être dévorée par une sorte de parasite viral appelé un bactériophage (mangeur de bactéries) : contrairement aux antibiotiques, certaines bactéries qui ont développé une résistance aux bactériophages sont vivantes et peuvent donc se battre contre les contre-mesures bactériennes. Mais l’évolution de la « course aux armements » entre les bactéries et leurs ennemis viraux est mal comprise.

Dans une nouvelle étude publiée cette semaine dans la revue PNAS une équipe dirigée par des scientifiques de l’université d’Oxford rapporte une série d’expériences examinant cette guerre éternelle entre les bactéries et les bactériophages en ciblant Pseudomonas aeruginosa. J’ai demandé à Alex Betts du département de zoologie de l’université d’Oxford, premier auteur de l’étude, comment nous pourrions recruter des bactériophages pour qu’ils se battent pour nous …

La suite dans l’Oxford Science Blog.

Combo 3

Colonies de Pseudomonas aeruginosa (en haut), culture un tapis bactérien (en bas à gauche) et des trous percés dans le tapis par des bactériophages (en bas à droite)

Royaume-Uni : Un plan pour montrer du doigt les supermarchés vendant des poulets contaminés par Campylobacter est abandonné sous la pression des distributeurs

23
juil
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Un plan pour montrer du doigt (name and shame) les supermarchés vendant du poulet contaminé par un microbe dangereux responsable d’intoxication alimentaire a été abandonné sous la pression des distributeurs. » Source Doug Powell du barfblog.

Selon le Daily Mail, la FSA avait promis de mener des enquêtes régulières sur les poulets vendus dans les grandes enseignes et de publier les résultats, y compris en citant les noms des magasins, tous les trois mois.

campy_freeL’idée était que montrer du doigt ferait pression sur les magasins pour enlever les poulets contaminés et réduire le risque d’intoxication alimentaire des clients.

Cependant, les responsables de l’agence veulent maintenant supprimer cette idée et à la place, publier des données sur le nombre de poulets qui sont contaminés sans identifier les magasins concernés.

Le changement a été condamné par un universitaire de premier plan, qui a suggéré que cela est dû à la pression de l’industrie et des ministères, qui sont des soutiens des supermarchés, des agriculteurs et des transformateurs.

Les changements représentent une victoire majeure pour les intérêts commerciaux de la grande distribution, mettant ainsi les préoccupations concernant leur vente et leur bénéfice devant la sécurité des consommateurs et leur droit de savoir ce qu’ils mangent.

Le fait que les supermarchés aient réussi à édulcorer le régime est tout simplement la dernière preuve de la façon dont le lobbying des grandes entreprises a conduit à un changement dans la politique officielle sur les questions alimentaires et sanitaires.

Un lobbying similaire avait tué un plan pour une interdiction générale des snacks et autres boissons de l’étalage autour des caisses des supermarchés.

La FSA a récemment révélé que plus d’un million de personnes sont victimes d’intoxication alimentaire chaque année avec les poulets des supermarchés qui sont la plus grande menace.

Campylobacter, qui est le plus souvent retrouvé sur du poulet cru, est la principale cause d’intoxication alimentaire du pays.

Une étude officielle publiée en 2009 a révélé que deux poulets réfrigérés sur trois dans les rayons étaient contaminés par Campylobacter. Plus d’un sur quatre – 27% – étaient classés comme étant fortement contaminés.

Malgré le fait que la FSA ait demandé aux supermarchés et aux éleveurs de faire de la lutte contre  Campylobacter une priorité, la situation semble n’avoir montré aucune amélioration.

Un document de la FSA sur l’intoxication alimentaire à Campylobacter signale : « En plus des coûts économiques qui en découlent, les cas sont une source de désagréments, l’inconfort et de misère pour ceux qui sont infectés et une faible proportion des cas peuvent décéder ou avoir des conséquences sur le long terme, tels que l’arthrite réactive, le syndrome du côlon irritable et le syndrome de Guillain-Barré, ce dernier affecte le système nerveux périphérique.

Malgré la menace évidente, les dirigeants de la FSA vont demander à leur conseil d’administration de redessiner les règles pour ses enquêtes afin de s’assurer que les magasins vendant des poulets contaminés ne soient pas identifiés dans leurs résultats trimestriels.

Un document préparé par des responsable établit que c’est en réponse « aux préoccupations légitimes exprimées par l’industrie et d’autres ministères ». La référence aux autres ministères se rapporte au ministère de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales (DEFRA), qui se considère comme le champion des agriculteurs britanniques, y compris ceux qui produisent du poulet.

Le document de la FSA établissait que « Dans la dernière mise à jour du conseil d’administration de mars 2014, il était indiqué que la FSA visait à publier les résultats complets, y compris les noms des distributeurs et des transformateurs, sur environ 1000 prélèvements tous les 3 mois pendant l’étude, avec les premiers résultats publiés autour de juin/juillet 2014. »

Cependant,la FSA a décidé de changer cette approche, car il existe un risque que les résultats soient incomplets et trompeurs et ce serait, en quelque sorte, injuste pour les magasins.

La FSA a déclaré, « L’un des inconvénients de cette approche est qu’aucune interprétation ne peut être correctement faite sur des données brutes provisoires jusqu’à ce que l’ensemble des prélèvements de l’année ne soit terminé et entièrement analysé. »

Le conseil de l’agence est invité à approuver cette nouvelle approche lors d’une réunion le 23 juillet.

Erik Millstone, professeur de politique scientifique à l’Université de Sussex, a condamné le changement qui fait la part belle aux supermarchés.

Questions sur un rappel de Gorgonzola en France dans un centre E. Leclerc

22
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

langueOn pourrait croire que le ministère de l’agriculture a pris la pleine mesure de l’importance de la communication et de l’information au sujet des rappels de denrées alimentaires avec ce communiqué publié le 22 juillet 2014 sur son site Internet.

Rappel de fromage « Gorgonzola Bassi » dans un centre E.LECLERC.
Le Centre E.LECLERC Margon (département 28) procède aujourd’hui au retrait de la vente de fromage « Gorgonzola Bassi » suite à la mise en évidence de la présence de Listeria monocytogenes.
Ce fromage « Gorgonzola Bassi » a été vendu en barquette pré-emballée au rayon traditionnel entre le 04/07/2014 et le 21/07/2014 dans le magasin E.LECLERC Margon dans le département 28.
Tous les fromages de ce lot ayant été découpés dans ce magasin sont retirés de la commercialisation.
Certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait.
Il est donc recommandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant au lot décrit ci-dessus de ne pas les consommer et de les détruire, ou de se les faire rembourser.

Mais les faits sont un peu différents …

Selon le RASFF, référence 2014.0984, la France a notifié le 17 juillet 2014 une alerte concernant la présence de Listeria monocytogenes (> 10 ufc/g) dans du gorgonzola d’Italie. La notification indique qu’il y a un retrait du marché, mais l’information sur la distribution n’est pas (encore) disponible.

Ce qui semble utile à signaler est la date du prélèvement, le 26 juin 2014, et la date du résultat des analyses est le 17 juillet 2014 ! Plus de 20 jours pour avoir le résultat d’une analyse de recherche et de dénombrement de Listeria monocytogenes alors que cela ne demande en général que 48 heures pour la recherche et 72 heures pour le dénombrement …

Une étude indique que le risque E. coli n’est pas présent dans les oignons

22
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Rien de tel qu’une absence de risque, la gestion des risques est meilleure. Une étude indique que le risque E. coli n’est pas présent dans les oignons. Source Doug Powell du barfblog du 20 juillet 2014.

Une étude conduite par la station expérimentale de Malheur County de l’Oregon State University a montré que la contamination par E. coli n’est pas un risque dans les oignons irrigués dans les sillons ou au goutte-à-goute.

BigonionL’étude a commencé l’année dernière (rapport de 28 pages –aa) après que la Food and Drug Administration a publié une règlement de sécurité des aliments indiquant une limite de la quantité de bactéries E. coli génériques pouvant être présentes dans l’eau d’irrigation.

L’essai de cette année est beaucoup plus important et les chercheurs s’attendent une confirmation des résultats de l’an dernier, qui a montré que les oignons ne présentent aucun risque de contamination par E. coli, indépendamment de la façon dont ils sont irrigués et quelle que soit la qualité de l’eau.

Les chercheurs ont même enrichis de l’eau avec des taux extrêmement élevés de E. coli génériques en utilisant l’eau de ruissellement d’un pâturage. Pourtant, il n’y avait aucune trace de bactéries quand les oignons étaient prêts pour le conditionnement.

« Au moment où nous les avons conditionnés, les résultats étaient tous zéro », a déclaré Clint Shock, directeur de la station expérimentale de Malheur.

Il y avait des traces de E. coli présentes à l’extérieur de certains bulbes d’oignons quand ils ont été retirés du sol et laissées au sol pour séchage. Mais après avoir été séchés dans le champ – les oignons du champ passent par ce processus – et prêts pour le conditionnement, aucun E. coli n’était présent sur les oignons.

« Les résultats de l’an dernier ont montré que les bactéries sont mortes rapidement après que les oignons aient été enlevés et séchés dans le champ », a déclaré Shock. « Nous n’avons pas eu de E. coli générique sur tous sur les oignons quand nous les avons conditionnés. »

Les taux de E. coli dans le sol et les oignons ont été enregistrés au cours de la croissance, la récolte et la transformation. A aucun moment E. coli n’a jamais été détecté à l’intérieur des oignons.