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Articles de la catégorie 'Microbiologie'

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Un smartphone muni d’un biocapteur qui détecte virus, bactéries, toxines, allergènes

2
juin
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Classé dans Allergène, Contamination, Curiosité, Environnement, Films vidéo, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

Il a déjà été à plusieurs reprises sur ce blog de smartphones et de leur « utilité » ou non en hygiène et sécurité des aliments.

Voici qu’on nous propose « un prototype de biocapteur sur iPhone qui détecte virus, bactéries, toxines, allergènes », source Mobi Health News.

Illinois-Smartphone-BiosensorDes chercheurs de l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign ont mis au point un biocapteur polyvalent sur un iPhone d’environ 200 dollars, qui est tout aussi précis qu’un spectrophotomètre de laboratoire à 50 000 dollars.

Le système, composé d’un téléphone portable, iPhone, et d’une application, peut détecter des virus, des bactéries, des toxines, des protéines et même des allergènes dans les aliments en utilisant l'appareil photo du smartphone comme un spectromètre et un puissant processeur pour effectuer les calculs.

« La technologie nous permet de faire beaucoup de tests médicaux existants et de les faire sur un appareil de poche », a dit Kenneth D. Long, membre de l'équipe, qui étudie la médecine et prépare son Ph.D. en bioingénierie dans l'Illinois, à MobiHealthNews. « Nous pensons que c'est une technologie très prometteuse. »

Le responsable de l'équipe, Brian Cunningham, professeur d’ingénierie électrique et informatique et de bioingénierie à l'université, a lancé le projet il y a environ deux ans, et Long l’a rejoint quand il a commencé ses études supérieures l'an dernier. Ils ont fait des constatations initiales dans un article paru récemment dans la revue Lab on a Chip. Eh oui, il y a une revue pour cela …

Une vidéo de démonstration du smartphone peut être retrouvée sur YouTube.

Lien entre la contamination des volailles lors de l’élevage et à l’usine de transformation

1
juin
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Des chercheurs font le lien entre la contamination des volailles lors de l’élevage et à l'usine de transformation », source ASM du 31 mai 2013.

Des chercheurs de l'Université de Georgie, Athens, ont identifié un lien étroit entre la prévalence et la charge de certains pathogènes d'origine alimentaire dans les élevages et plus tard en aval dans l'usine de transformation. Ils rapportent leurs résultats dans une étude publiée dans Applied and Environmental Microbiology.

chicken.shock_.may_.13« Cette étude suggère que la réduction de la charge de pathogènes d'origine alimentaire dans les élevages de poulets aiderait à réduire la charge de pathogènes lors de la transformation, et peut en fin de compte contribuer à réduire le risque de maladie d'origine alimentaire », explique Roy Berghaus, l’un des auteurs de l'étude. « Ceci est important parce que la plupart de nos efforts en vue de réduire les pathogènes d'origine alimentaire se concentrent actuellement sur ce qui se passe pendant le transformation. Les moyens de transformations sont efficaces, mais ils ne peuvent pas tout faire. »

Salmonella et Campylobacter causent environ 1,9 millions de maladies d'origine alimentaire aux États-Unis chaque année et la volaille est une source importante de ces deux bactéries. Des études antérieures ont lié la prévalence des pathogènes lors de l’élevage et pendant la transformation, mais aucune n'a mesuré la force de l’association entre les charges en pathogènes, selon l’étude. Dans l'étude actuelle, Salmonella et Campylobacter détectés à l'usine de transformation ont été retrouvés dans des échantillons pendant l’élevage,  respectivement à 96 et 71% temps.

La prévalence de ces deux pathogènes a chuté au cours de la transformation, Salmonella passant de 45,9% à 2,4% et Campylobacter 68,7 à 43,6%, selon l’étude.

Les deux pathogènes sont les principaux contributeurs de problèmes chez l’home aux États-Unis. Parmi les 104 combinaisons différentes pathogènes-aliments, les infections à Campylobacter et à Salmonella provenant de volailles ont été récemment classées respectivement, première et quatrième, en termes d'« effet combiné du coût total des maladies et de la perte d'années de vie ajustées sur la qualité », selon le rapport.

chicken.wings_-300x207L'équipe suggère que moins de pathogènes lors de l’élevage permettraient de réduire les taux de contamination à l'usine de transformation, et note que « la vaccination des poules reproductrices, un traitement d’exclusion compétitive et l'utilisation d'eau acidifiée » ont tous réduit Salmonella dans les élevages de poulets de chair commercialisés. Toutefois, « les approches fiables pour réduire la colonisation par Campylobacter sont actuellement indisponibles », bien que la surgélation post-transformation ait réduit la charge de Campylobacter sur les carcasses.

Une copie de l’étude peut être consultée en ligne sur http://bit.ly/asmtip0513a. Le document sera publié officiellement dans le numéro de juin 2013 de la revue Applied and Environmental Microbiology.

(R.D. Berghaus, S.G. Thayer, B.F. Law, R.M. Mild, C.L. Hofacre, and R.S. Singer, 2013. Enumeration of Salmonella and Campylobacter spp. in environmental farm samples and processing plant carcass rinses from commercial broiler chicken flocks. Appl. Environ. Microbiol. published ahead of print 26 April 2013 ,doi:10.1128/AEM.00836-13.)

NB : Les photos sont issue de l'article de Doug Powell du barfblog sur ce sujet.

Formation de filaments par des bactéries d’origine alimentaire en situation de stress sublétal

1
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Voici un article qui passe en revue la formation de filaments par des bactéries d'origine alimentaire en situation de stress sublétal et aussi des conséquences en termes de résultats microbiologiques.

Résumé.

Un certain nombre d'études ont rapporté que des bactéries d'origine alimentaire pathogènes et non pathogènes ont la capacité de former des filaments dans un milieu microbiologique de croissance et dans les aliments après une exposition prolongée à un stress sublétal ou dans des conditions difficiles de croissance. Dans de nombreux cas, les nucléoïdes sont régulièrement espacées tout au long des cellules filamenteuses mais des septa ne sont pas visibles, ce qui indique qu'il y a un blocage dans les premières étapes de la division cellulaire, mais le mécanisme qui conduit à la formation de filaments n'est pas claire. La formation de cellules filamenteuses semble être une réponse à un stress réversible. Lorsque des cellules filamenteuses sont exposées à des conditions de croissance plus favorables, les filaments se divisent rapidement en un certain nombre de cellules individuelles, ce qui peut avoir d’importantes implications sanitaires et réglementaires pour l'industrie alimentaire en raison du fait que le nombre potentiel de bactéries viables seront sous-estimées et pourront dépasser les taux tolérés dans les aliments lorsque des cellules filamenteuses qui sont soumis à des conditions de stress sublétal seront dénombrées. Des éléments suggèrent que la formation de filaments dans un certain nombre de stress sublétal peut être liée à une réduction de l'état énergétique des cellules bactériennes. Cette revue se concentre sur les conditions et l'étendue de la formation de filaments par des bactéries d'origine alimentaire dans des conditions qui sont utilisées pour maîtriser la croissance des micro-organismes dans les aliments tels que le pH optimal, la haute pression, une faible activité de l'eau, une basse température, un taux élevé de CO2 et une exposition à des substances antimicrobiennes ainsi que l'absence de nutriments dans l'environnement alimentaire et explore l'impact du stress sublétal sur l'incapacité des cellule à se diviser.

Faits saillants.

  • Les bactéries peuvent devenir des cellules filamenteuses dans des conditions sublétales de stress.
  • Le mécanisme spécifique conduisant à la formation de filaments peut être différent selon les différentes contraintes imposées sur la cellule.
  • La filamentation peut être le résultat d'une diminution de l'énergie.
  • La filamentation peut conduire à une sous-estimation du risque pour la santé.

Source Tineke H. Jones, Kathleen M. Vail, Lynn M. McMullen. Filament formation by foodborne bacteria under sublethal stress. International Journal of Food Microbiology Volume 165, Issue 2, 15 July 2013, Pages 97–110.

1-s2.0-S0168160513002237-gr1

Microscopie électronique à balayage de cellules normales et filamenteuse de Listeria monocytogenes Scott A cultivées à 22°C dans un bouillon trypticase soja avec du NaCl à 10% ajusté respectivement à pH 7 et 5,0. A = pH 7,0, B = pH de 5,0.

Méthode plus rapide d’identification des souches de Salmonella

1
juin
3 commentaires
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Des chercheurs développent une méthode plus rapide pour identifier des souches de Salmonella, source Penn State NewsLa nouvelle méthode promet de réduire considérablement le temps qu'il faut aux responsables de la santé d’identifier des souches de Salmonella.

Une méthode, qui promet de réduire de plus de moitié le temps qu'il faut aux responsables de santé pour identifier des souches de Salmonella, a été développée par des chercheurs du College of Agricultural Sciences de Penn State.

32-researchersdLa découverte est importante car elle promet d'accélérer considérablement la réponse à de nombreux foyers de maladies d'origine alimentaire, permettant aux épidémiologistes de « soustyper » les souches de Salmonella qui rendent les personnes malades et de trouver plus rapidement et d’éliminer la source de la contamination. (…)

« Les laboratoires de santé publique utilisent actuellement une technique appelée électrophorèse en champ pulsé ou PFGE, pour soustyper des souches de Salmonella, et il faut normalement un à trois jours pour identifier une souche spécifique. La technique que nous avons conçu prend souvent une seul jour », dit Nikki Shariat, chercheuse microbiologie moléculaire au Department of Food Science. (…)

Pour l'étude, qui a été publiée en ligne dans le numéro de mai du Journal of Clinical Microbiology.

« Par rapport à la méthode actuellement utilisée au niveau national et international pour le soustypage de Salmonella, notre approche est plus rapide », a dit Sharia. « La signification de cela est que vous avez besoin de remonter à la source d'une éclosion aussi vite que possible avant de vous lancer sur la fermeture du restaurant ou de l’exploitation agricole. »

« Il est important d'identifier l’origine de la bactérie et plus vite vous faites cela, plus vite vous pouvez réagir à l'éclosion de maladies. »

Sharia a développé la nouvelle approche, appelée CRISPR-MVLST (Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats – Multi-virulence-locus séquence typing), pour identifier les souches de Salmonella sérotype Newport.

La méthode est axée sur deux gènes de virulence et deux nouvelles régions de l'ADN de Salmonella appelées courtes répétitions palindromiques régulièrement espacées, ou CRISPRs. Les chercheurs ont mis au point une méthode de multi-virulence-locus séquence typing ou MVLST, qui peut détecter des différences spécifiques dans une souche à ces quatre endroits dans l'ADN.

Newport est la troisième variante sérologique la plus courante de Salmonella, a souligné Sharia, et les incidences de ce sérotype ont augmenté de 46% entre 1999 et 2009. En 2009, Newport a représenté 9,3% du total des cas de salmonellose (aux Etats-Unis –aa).

« L'importance de notre travail n'est pas seulement que nous pouvons soustyper des souches de Salmonella avec un temps réduit de moitié ou moins par rapport au protocole qui est utilisé en ce moment, mais aussi notre approche est très comparable en termes de données. Notre méthode donne des résultats qui sont fiables et similaires à la méthode par PFGE désormais largement utilisée. » (…)

Happy Birthday Monsieur Petri !

31
mai
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Classé dans Curiosité, Microbiologie.

Julius Richard Petri est sur Google Doodle. Le 31 mai 2013, Google honore Julius Richard Petri avec une vidéo d’animation le 161e anniversaire de sa naissance.

On se rappellera que Petri comme la boîte de Petri ne prend pas d’accent sur le e, qu’on se le dise …