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Articles de la catégorie 'Microbiologie'

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Les virus tout au long de la vie et du temps

24
juil
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Classé dans Environnement, Microbiologie, Non classé, Santé, Virus.

VirusesThroughoutLifeL’Américan Academy of Microbiology publie « Les virus tout au long de la vie & du temps : amis, ennemis, agents du changement (Viruses Throughout Life & Time: Friends, Foes, Change Agents) ».

Résumé.

Contrairement à leur réputation négative comme agents causal de maladies, certains virus peuvent exercer des fonctions biologiques et évolutives essentielles qui aident à façonner le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui, selon un nouveau rapport de l’American Academy of Microbiology.

« Les virus participent aux processus essentiels de la Terre et influencent toutes les formes de vie sur la planète, de la contribution aux cycles biogéochimiques, façonnant la composition atmosphérique, et conduisant aux grands événements de la spéciation », déclare Marilyn Roossinck de l’université d’État de Pennsylvanie, une membre du comité de pilotage qui a contribué à l’organisation du colloque.

Le rapport, Viruses Throughout Life & Time: Friends, Foes, Change Agents, est basé sur la délibération d’un groupe d’experts scientifiques qui se sont réunis pendant deux jours à San Francisco, Californie en juillet 2013 pour répondre à une série de questions concernant la diversité des rôles que les virus jouent dans le monde naturel.

« L’inspiration de la tenue du colloque était que les études de métagénomique récentes sur les virus ont indiqué que nous savons très peu de choses sur le monde réel des virus. La quasi-totalité de la recherche publiée porte sur les virus qui causent des maladies chez l’homme et les plantes et les animaux domestiques. Cela ne représente certainement qu’une très petite fraction des virus qui existent vraiment », dit Roossinck. « Il est très important de comprendre le monde réel des virus, car cela peut éclairer notre compréhension de base de la vie et de ses origines, ainsi que les grands phénomènes de la terre comme le cycle du carbone. »

Au-delà de leur impact pathogène, le rapport examine en profondeur la taille de la virosphère, l’origine des virus, le rôle biologique et écologique des virus, et comment ces formes vivantes ont contribué à l’évolution. D’autres faits saillants du rapport expliquent comment certains virus sont des organismes commensaux ou symbiotes, leur fonctionnement dans les communautés microbiennes et leur rôle dans le maintien de la biosphère. L’éventail des responsabilités assumées par les virus est dû à leur diversité de séquence et leur plasticité génomique incroyables, dénommée « matière noire virale ».

Le rapport conclut en stimulant les lecteurs à réfléchir sur ces questions clés : « Que se passerait-t-il si les virus n’avaient jamais existé sur Terre ? La vie aurait-elle évolué très différemment ? »

La recherche continue sur les virus aidera à répondre à ces questions passionnantes.

Le microbiome inexploité des plantes pourrait aider à nourrir des milliard d’habitants

23
juil
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Classé dans Curiosité, Environnement, Microbiologie.

B90087C4-D124-4634-83263CD381252516_article« Le microbiome inexploité des plantes pourrait aider à nourrir des milliard d’habitants ». Source Scientific American.

Le projet sur le microbiome humain a révélé des dizaines de milliers de milliards de microbes vivants dans et sur les êtres humains. Les scientifiques sont en train de faire un recensement des microbes des plantes – et pas seulement les centaines de milliards retrouvés dans le sol. Des communautés microbiennes distinctes vivent à l’intérieur des racines, des feuilles et des fleurs, et dans l’ensemble, elles ont une diversité génétique estimée être de trois à six ordres plus grande que les plantes hôtes. Ce deuxième génome, tout comme le microbiome humain, fournit à la plante les éléments nutritifs et l’aide à supprimer la maladie. Les scientifiques et les agriculteurs aussi pensent qu’elle représente la prochaine grande chose dans l’agriculture.

Les travaux ont été publiés dans le numéro de juin 2014 de la revue Ecology Letters.

Une étude examine la capacité thérapeutique de bactéries pour prévenir l’obésité

23
juil
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Classé dans Curiosité, Microbiologie, Santé.

Davies-lab-JH0004-585x383« Une étude examine la capacité thérapeutique de bactéries pour prévenir l’obésité », source news.vanderbilt.edu.

Un probiotique qui prévient l’obésité pourrait être envisagé.

Des bactéries qui produisent un composé thérapeutique dans l’intestin inhibent le gain de poids, la résistance à l’insuline et d’autres effets néfastes d’une alimentation riche en graisses chez la souris, selon des chercheurs de l’université Vanderbilt.

« Bien sûr, il est difficile de spéculer de la souris à l’homme », a déclaré le chercheur principal Sean Davies, professeur de pharmacologie. « Mais essentiellement nous avons empêché la plupart des conséquences négatives de l’obésité chez la souris, même si elles ont un régime alimentaire riche en matières grasses. »

Des questions réglementaires doivent être réglées avant de passer aux études chez l’homme, a dit Davies, mais les résultats publiés dans l’édition d’août du Journal of Clinical Investigation suggèrent qu’il peut être possible de manipuler les bactéries résidentes de l’intestin, le microbiote intestinal, pour traiter l’obésité et d’autres maladies chroniques.

NB : L’article est disponible intégralement et gratuitement.

Légende de la photo. Sean Davies, au centre, Zhongyi Chen, à gauche et Lilu Guo, à droite, ont étudié des bactéries comme un composé thérapeutique dans l’intestin pour contrer les effets d’un régime riche en graisses. (Photo de Joe Howell).

La territoire des mangeurs de bactéries

23
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Non classé.

« La terre des mangeurs de bactéries », source ox.ac.uk.

Pour le personnel d’un hôpital, un foyer de bactéries dangereuses dans les locaux est un cauchemar, mais qu’est-ce qui donne des cauchemars aux bactéries ?

Peut-être la perspective d’être dévorée par une sorte de parasite viral appelé un bactériophage (mangeur de bactéries) : contrairement aux antibiotiques, certaines bactéries qui ont développé une résistance aux bactériophages sont vivantes et peuvent donc se battre contre les contre-mesures bactériennes. Mais l’évolution de la « course aux armements » entre les bactéries et leurs ennemis viraux est mal comprise.

Dans une nouvelle étude publiée cette semaine dans la revue PNAS une équipe dirigée par des scientifiques de l’université d’Oxford rapporte une série d’expériences examinant cette guerre éternelle entre les bactéries et les bactériophages en ciblant Pseudomonas aeruginosa. J’ai demandé à Alex Betts du département de zoologie de l’université d’Oxford, premier auteur de l’étude, comment nous pourrions recruter des bactériophages pour qu’ils se battent pour nous …

La suite dans l’Oxford Science Blog.

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Colonies de Pseudomonas aeruginosa (en haut), culture un tapis bactérien (en bas à gauche) et des trous percés dans le tapis par des bactériophages (en bas à droite)

Royaume-Uni : Un plan pour montrer du doigt les supermarchés vendant des poulets contaminés par Campylobacter est abandonné sous la pression des distributeurs

23
juil
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Un plan pour montrer du doigt (name and shame) les supermarchés vendant du poulet contaminé par un microbe dangereux responsable d’intoxication alimentaire a été abandonné sous la pression des distributeurs. » Source Doug Powell du barfblog.

Selon le Daily Mail, la FSA avait promis de mener des enquêtes régulières sur les poulets vendus dans les grandes enseignes et de publier les résultats, y compris en citant les noms des magasins, tous les trois mois.

campy_freeL’idée était que montrer du doigt ferait pression sur les magasins pour enlever les poulets contaminés et réduire le risque d’intoxication alimentaire des clients.

Cependant, les responsables de l’agence veulent maintenant supprimer cette idée et à la place, publier des données sur le nombre de poulets qui sont contaminés sans identifier les magasins concernés.

Le changement a été condamné par un universitaire de premier plan, qui a suggéré que cela est dû à la pression de l’industrie et des ministères, qui sont des soutiens des supermarchés, des agriculteurs et des transformateurs.

Les changements représentent une victoire majeure pour les intérêts commerciaux de la grande distribution, mettant ainsi les préoccupations concernant leur vente et leur bénéfice devant la sécurité des consommateurs et leur droit de savoir ce qu’ils mangent.

Le fait que les supermarchés aient réussi à édulcorer le régime est tout simplement la dernière preuve de la façon dont le lobbying des grandes entreprises a conduit à un changement dans la politique officielle sur les questions alimentaires et sanitaires.

Un lobbying similaire avait tué un plan pour une interdiction générale des snacks et autres boissons de l’étalage autour des caisses des supermarchés.

La FSA a récemment révélé que plus d’un million de personnes sont victimes d’intoxication alimentaire chaque année avec les poulets des supermarchés qui sont la plus grande menace.

Campylobacter, qui est le plus souvent retrouvé sur du poulet cru, est la principale cause d’intoxication alimentaire du pays.

Une étude officielle publiée en 2009 a révélé que deux poulets réfrigérés sur trois dans les rayons étaient contaminés par Campylobacter. Plus d’un sur quatre – 27% – étaient classés comme étant fortement contaminés.

Malgré le fait que la FSA ait demandé aux supermarchés et aux éleveurs de faire de la lutte contre  Campylobacter une priorité, la situation semble n’avoir montré aucune amélioration.

Un document de la FSA sur l’intoxication alimentaire à Campylobacter signale : « En plus des coûts économiques qui en découlent, les cas sont une source de désagréments, l’inconfort et de misère pour ceux qui sont infectés et une faible proportion des cas peuvent décéder ou avoir des conséquences sur le long terme, tels que l’arthrite réactive, le syndrome du côlon irritable et le syndrome de Guillain-Barré, ce dernier affecte le système nerveux périphérique.

Malgré la menace évidente, les dirigeants de la FSA vont demander à leur conseil d’administration de redessiner les règles pour ses enquêtes afin de s’assurer que les magasins vendant des poulets contaminés ne soient pas identifiés dans leurs résultats trimestriels.

Un document préparé par des responsable établit que c’est en réponse « aux préoccupations légitimes exprimées par l’industrie et d’autres ministères ». La référence aux autres ministères se rapporte au ministère de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales (DEFRA), qui se considère comme le champion des agriculteurs britanniques, y compris ceux qui produisent du poulet.

Le document de la FSA établissait que « Dans la dernière mise à jour du conseil d’administration de mars 2014, il était indiqué que la FSA visait à publier les résultats complets, y compris les noms des distributeurs et des transformateurs, sur environ 1000 prélèvements tous les 3 mois pendant l’étude, avec les premiers résultats publiés autour de juin/juillet 2014. »

Cependant,la FSA a décidé de changer cette approche, car il existe un risque que les résultats soient incomplets et trompeurs et ce serait, en quelque sorte, injuste pour les magasins.

La FSA a déclaré, « L’un des inconvénients de cette approche est qu’aucune interprétation ne peut être correctement faite sur des données brutes provisoires jusqu’à ce que l’ensemble des prélèvements de l’année ne soit terminé et entièrement analysé. »

Le conseil de l’agence est invité à approuver cette nouvelle approche lors d’une réunion le 23 juillet.

Erik Millstone, professeur de politique scientifique à l’Université de Sussex, a condamné le changement qui fait la part belle aux supermarchés.