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Articles de la catégorie 'Microbiologie'

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Rappel de Maroilles pour cause de présence de Listeria monocytogenes

12
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Maroilles_DC_t.800Auchan annonce le 11 avril 2014 que « Le GAEC du château courbet procède au retrait de la vente du produit QUART DE MAROILLES FERMIER 200GR. EAN : 3518250003001 ».

Le GAEC du château courbet procède aujourd’hui au retrait de la vente de maroilles quarts suite à la mise en évidence de la présence de listeria monocytogènes. Il s’agit du lot portant la caractéristique suivante :
Nature du produit : quarts maroilles 200gr
Marque : château courbet
Numéro du lot 042 Dluo 16/05
Numéro du lot 043 Dluo 20/05
L’ensemble du lot est retiré de la commercialisation. Certains de ces produits ont cependant été commercialises avant la mesure de retrait. Il est donc recommandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant au lot décrit ci-dessus de ne pas les consommer et de les détruire, ou de se  les faire rembourser.

NB : Pour l’instant pas d’information du côté de nos autorités, mais on le sait, l’information publiée sur les sites officiels est un peu une loterie … ou bien c'est le week-end (pensez à rayer la mention inutile).

Rappelons aussi que selon le ministère de l'agricultureLorsqu’un affichage en supermarché ou une annonce à la radio demande de rapporter des produits alimentaires ou de ne pas les consommer, cela signifie qu’une alerte sanitaire a été déclarée. Consommateurs, cette rubrique vous informe sur les dernières actualités et sur ce qu’il faut savoir pour manger l’esprit tranquille.

Détection de Salmonella en 30 minutes, est-ce possible ?

11
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Un disque rotatif peut détecter Salmonella en 30 minutes. C’est bien plus rapide que les tests actuels », source popular science.

Screen Shot 2014-04-08 at 1.27.46 PM

Des chercheurs ont créé un disque rotatif (spinning disk) qui peut rapidement dire, en 30 minutes, si des prélèvements d'aliments contiennent ou non Salmonella. La méthode la plus largement utilisée pour rechercher le pathogène implique la mise en culture d’échantillons sur des boîtes de Petri et cela peut prendre des jours, et cette méthode le potentiel d'être beaucoup plus rapide et moins chère, selon Chemical and Engineering News.

Le dispositif, décrit dans un article publié dans Analytical Chemistry, comprend six canaux bifurquant à partir d'une rainure centrale, où les prélèvements d'aliments sont placés. Lorsque le dispositif tourne, le fluide est forcé vers l'extérieur, en voyageant à travers de petits canaux. Toutes les bactéries sont tout d'abord concentrées sur des billes, qui sont revêtues avec des anticorps qui se lient à Salmonella. Les cellules sont ensuite rompues avec un laser et l'ADN est amplifié en utilisant une amorce spécifique à la bactérie. Puis, Chemical and Engineering News explique :

« L'ADN pénètre dans un canal contenant des réactifs et … une bandelette capteur. Comme l'ADN migre vers le haut de la bandelette, il frappe une zone de détection, où les réactifs mélangés avec l'ADN entraînent une coloration visible de la bandelette. Les chercheurs ont découvert qu'ils pouvaient détecter environ 100 unités formant colonies (ufc) de Salmonella dans du lait et 10 ufc dans un tampon. »

Cauchemar en cuisine et le rôle des planches à découper !

9
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

« Les cuisines sont une source de bactéries multi-résistantes aux antibiotiques », source Society for Healthcare Epidemiology of America.

Les planches à découper restent une source de bactéries après utilisation.

Après avoir manipulé de la volaille crue, les mains de préparateurs d'aliments et les planches à découper demeurent une source de transmission de bactéries multi-résistantes, telles que E. coli producteurs de ß-lactamases à spectre étendu (ESBL). L'étude sur les cuisines domestiques et hospitalières a été publié dans le numéro de mai de Infection Control and Hospital Epidemiology, le journal de la Society for Healthcare Epidemiology of America.

spatchcock-h_t-300x225« La propagation de bactéries résistantes à plusieurs antibiotiques a été associée à l'environnement hospitalier, mais ces résultats suggèrent que la transmission de souches résistantes de E. coli se produit à la fois à l'hôpital et dans les foyers domestiques », a déclaré Andreas Widmer, auteur principal de l'étude. « Nos résultats soulignent l'importance de l'hygiène des mains, non seulement après avoir manipulé de la volaille crue, mais aussi après contact avec une planche à découper utilisée dans la préparation de la volaille. »

Des chercheurs de l'hôpital universitaire de Bâle, en Suisse ont recueillis et examinés 298 planches à découper (154 de l'hôpital universitaire et 144 provenant de foyers domestiques) après préparation de différentes viandes (volaille, bœuf/veau, porc, agneau, gibier et poisson) et avant d'être nettoyées. Ils ont également recueilli 20 paires de gants des employés de la cuisine de l'hôpital après qu’ils aient manipulé de la volaille crue. Ces échantillons ont été analysés pour la recherche de Enterobacteriaceae producteurs de ß-lactamases à spectre étendu, une famille de bactéries Gram négatif qui comprend Salmonella, E. coli et Klebsiella.

En analysant les planches à découper, les chercheurs ont constaté que 6,5% des planches à découper de l’hôpital utilisés dans la préparation de volailles ont été contaminées par par E. coli producteurs de ß-lactamases à spectre étendu. Pour les planches utilisées dans les foyers domestiques, les chercheurs ont retrouvé E. coli producteurs de ß-lactamases à spectre étendu sur 3,5% de ces surfaces. Ils ont également constaté que 50% des gants portés dans la cuisine de l'hôpital étaient contaminés par E. coli résistants aux antibiotiques.

Les chercheurs ont constaté qu'aucune des planches à découper utilisées dans la préparation de boeuf/veau, porc, agneau, gibier ou poisson n’étaient contaminées par des bactéries productrices de ß-lactamases à spectre étendu. Ils ont également constaté que le pays d'origine de la viande n'a pas joué un rôle dans la présence de bactéries sur aucune des surfaces.

NB : On trouvera ici un précédent article sur le sujet. On peut penser qu’à la maison, les risques sont moins importants que dans une cuisine d’un hôpital, et on aura surtout noté le rôle joué par les gants dans le transfert de la contamination …

Les savons antibactériens augmentent-t-ils vos chances d’avoir une infection nasale ?

9
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

handsoap1-617x416« Les antimicrobiens présents dans des savons favorisent l'accumulation de bactéries dans le nez de l’homme », source ASM News.

Un agent antimicrobien retrouvé dans des savons domestiques courants, des shampooings et des dentifrices peut aller à l'intérieur du nez de l'homme où il favorise la colonisation par Staphylococcus aureus et pourrait prédisposer certaines personnes à l'infection. Des chercheurs de l'université du Michigan rapportent leurs résultats cette semaine dans une étude publiée dans mBio®, la revue en ligne et en libre accès de l'American Society for Microbiology.

Le triclosan, un composé synthétique utilisé dans une gamme de produits de soins personnels tels que savons antibactériens, dentifrices, surfaces de cuisine, vêtements et équipements médicaux, a été retrouvé dans les voies nasales de 41% des adultes prélevés Une plus grande proportion des sujets avec triclosan avait également une colonisation par S. aureus. S. aureus pourrait favoriser l'infection chez certaines populations comme les personnes subissant une chirurgie.

Le triclosan existe depuis environ les 40 dernières années, dit l'auteur principal de l'étude, Blaise Boles, professeur adjoint de biologie moléculaire, cellulaire et du développement à l'université, et il a été incorporé dans de nombreux produits ménagers antibactériens dans la dernière décennie.

D'autres études ont trouvé des traces de triclosan dans des fluides humains, comme le sérum, l'urine et le lait, et des études chez les mammifères ont montré que des concentrations élevées de triclosan peuvent perturber le système endocrinien et diminuer la fonction cardiaque et du muscle squelettique.

« C'est vraiment courant dans les savons pour les mains, les dentifrices et les bains de bouche, mais il n'y a aucune preuve, il fait sans doute un meilleur travail que le savon ordinaire », dit Boles. « Cet agent peut avoir des conséquences imprévues dans notre corps. Il pourrait favoriser la colonisation nasale de S. aureus et faire que certaines personnes aient un risque accru d'infection. »

Des expériences ont découvert que S. aureus cultivés en présence de triclosan étaient plus capables de se fixer aux protéines humaines, et que des rats exposés au triclosan étaient plus sensibles à la colonisation nasale par S. aureus.

« Compte tenu de l'utilisation importante du triclosan dans les produits de consommation et sa contamination répandue dans l'environnement, nos données combinées avec des études antérieures montrant les effets du triclosan sur le système endocrinien et de la fonction musculaire suggèrent qu'une réévaluation du triclosan dans les produits de consommation est urgente », écrivent les auteurs.

Boles dit qu'il aimerait procéder à une plus vaste enquête afin de déterminer si le triclosan influe sur la colonisation microbienne dans d'autres sites du corps humain.

L'article peut être consultée en ligne sur ce lien http://bit.ly/asmtip0414b. L'étude a été financée par le National Institute of Allergy and Infectious Diseases.

Efficacité de la photohydroionisation sur des surfaces et des aliments prêts à consommés contaminés par Listeria monocytogenes

31
mar
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Listeria, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

Résumé.

Listeria monocytogenes est difficile à maîtriser dans les aliments et les environnements de fabrication en raison de son caractère généralisé et de sa capacité à survivre dans une gamme de conditions défavorables, de basse température, de pH et des concentrations élevées en sel. L'objectif de cette étude était d'évaluer l'efficacité de la photohydroionisation™ (PHI ; RGF Environmental Group, Inc., Riviera, Beach, Floride), une nouvelle technologie avancée d'oxydation comme traitement de surface pour maîtriser L. monocytogenes sur des surfaces en contact avec les aliments, du fromage américain en tranches et de la dinde prête à être consommée. Un cocktail de cinq souches de L. monocytogenes a été utilisé pour inoculer des surfaces prélevées. Les surfaces en contact avec les aliments ont été exposées aux ultraviolets et à d'autres gaz oxydants produits par le système PHI pendant 10, 20, 30, 45, 60, et 120 secondes et 5, 10 et 15 minutes ; des échantillons de fromage et de dinde ont été traités pendant 30, 60, 120 secondes et 5 minutes. Pour chaque matrice à chaque point de temps, sept échantillons ont été traités et dénombrés sur milieux gélosés appropriés. Les résultats ont montré une réduction (p < 0,05) de L. monocytogenes de 4,37 log ufc par coupon d’acier inoxydable après un traitement de 15 minutes. Une réduction de 1,39 et 1,63 log ufc par prélèvement après 120 secondes et des réductions de 2,16 et 2,52 log ufc par prélèvement après 5 minutes ont été observées respectivement sur du fromage américain et de la dinde prête à être consommée. Les analyses de l’oxydation des lipides effectuées sur des échantillons de fromage et de dinde ont indiqué que le traitement PHI n'a pas affecté (p > 0,05) le dosage des substances réagissant avec l’acide thiobarbiturique. Cette étude démontre l'efficacité du traitement PHI dans la réduction de L. monocytogenes sur l'acier inoxydable et les aliments prêts à être consommé et peut servir comme intervention de traitement pour assurer une production sécuritaire des aliments.

Saini Jasdeep K., Marsden James L., Getty Kelly J.K., and Fung Daniel Y.C. Advanced Oxidation Technology with Photohydroionization as a Surface Treatment for Controlling Listeria monocytogenes on Stainless Steel Surfaces and Ready-to-Eat Cheese and Turkey. Foodborne Pathogens and Disease. April 2014, 11(4): 295-300.