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Articles de la catégorie 'Nettoyage-Désinfection'

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Une nouvelle étude montre que des bactéries survivent plus longtemps dans les solutions de nettoyage pour lentilles de contact qu’on ne le pensait préalablement

17
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé.

« Une nouvelle étude montre que les bactéries survivent plus longtemps dans les solutions de nettoyage pour lentilles de contact qu'on ne le pensait préalablement ». Source SGM du 17 avril 2014.

ACE270A3C31206B2E94CB8101075F1E4Chaque année au Royaume-Uni, les infections bactériennes causent environ 6 000 cas d'une affection grave des yeux appelée kératite microbienne, une inflammation et une ulcération de la cornée qui peut conduire à une perte de la vision. L'utilisation de lentilles de contact a été identifiée comme un facteur de risque particulier pour la kératite microbienne. Une nouvelle étude de recherche, présentée à la conférence annuelle de la Society for General Microbiology à Liverpool montre qu'une souche bactérienne associée aux infections plus graves montre une meilleure résistance aux solutions habituelles de désinfection pour les lentilles de contact.

Des chercheurs de l'université de Liverpool et du Royal Liverpool University NHS Trust ont testé différentes souches bactérienne de Pseudomonas aeruginosa causant la kératite pour leur capacité à survivre dans une solution couramment utilisée pour le nettoyage des lentilles de contact. L'équipe a comparé neuf souches cliniques de P. aeruginosa, prélevées sur des patients à l’hôpital au Royaume-Uni, avec la souche P. aeruginosa 9027, la souche test utilisée par les fabricants de solution pour lentilles.

Les résultats ont montré que la majorité des souches cliniques testées ont été tuées dans les 10 minutes après avoir été immergées dans la solution pour lentilles de contact comparable à la souche de référence test. Cependant, un isolat clinique, la souche de P. aeruginosa 39016, associée à un cas plus grave de kératite avec un temps de guérison prolongée, a réussi à survivre pendant plus de quatre heures, c’est-à-dire beaucoup plus longtemps qu’avec la souche de référence.

Il y a plus de 3 millions de personnes au Royaume-Uni utilisant des lentilles de contact. Ce travail suggère que des isolats cliniquement significatifs avec une résistance accrue devraient être inclus lors des essais de l'efficacité des solutions de nettoyage pour lentilles de contact afin de s'assurer que les procédures soient suffisamment robustes pour tuer toutes les souches de P. aeruginosa.

Le Professeur Craig Winstanley, qui a dirigé la recherche, a déclaré : « La kératite microbienne peut être dévastatrice pour un patient, il est important que le risque de développer cette condition soit réduite chez les porteurs de lentilles de contact en améliorant les solutions désinfectantes de lentilles de contact. »

Le groupe de recherche prévoit d’étudier d'autres isolats afin de découvrir l'ampleur de l’augmentation de la résistance bactérienne et de mieux comprendre les mécanismes qui les sous-tendent. Cela pourrait aider à la conception des procédures de désinfection plus efficaces.

NB : Les termes solution de désinfection, solution de nettoyage ou solution d’entretien des lentilles de contact sont les termes les plus couramment utilisés et ils signifient peu ou prou la même chose.

Une enquête de 60 Millions de consommateurs de janvier 2014 avait estimé que s’agissant des « Produits pour lentilles : seul un sur huit jugé acceptable ».

Les produits d’entretien pour lentilles de contact que nous avons testés sont soit inefficaces contre les microbes, soit susceptibles d’altérer la cornée. Seule une référence fait exception. Nos résultats plaident pour un contrôle accru de ces dispositifs médicaux.

Il est possible d’obtenir l’ensemble des résultats de cette enquête sur ce lien.

On y lit, « Sur les trois dernières années, seulement une cinquantaine de cas ont été portés à l’attention de l’Afssaps (devenue aujourd’hui l’Ansm, agence nationale de sécurité des médicaments et des produits de santé -aa). Un chiffre qui semble bien dérisoire par rapport à ce que les études menées à l’hôpital des Quinze-Vingts semblent suggérer. Et inutile d’espérer trouver la réponse dans une quelconque étude épidémiologique : aucune n’est disponible. »

Cela étant, et comme un écho à l’enquête de 60 Millions de consommateurs, l’Ansm communique le 3 janvier 2014, « Produits d’entretien de lentilles de contact : Mise sur le marché, surveillance et recommandations d’utilisation – Point d'information ».

Depuis plusieurs années, les produits d’entretien des lentilles de contact permettent le nettoyage, la décontamination microbienne et le rinçage des lentilles. Le maintien de la propreté des lentilles de contact est un gage essentiel pour la sécurité des porteurs. Ces produits doivent offrir un bon compromis entre une activité anti-microbienne satisfaisante et une bonne tolérance oculaire. A partir de 2005, l’Agence a mené une série d’investigations, notamment des contrôles en laboratoires de ces produits et l’étude des données de matériovigilance (moins de 10 déclarations par an, 5 pour l'année 2013). A ce jour, aucun élément ne fait émerger de nouveau sujet de préoccupation. L’Agence rappelle cependant ses recommandations aux utilisateurs visant à minimiser les risques d’infection et d’inflammation oculaires.

Commentaires. Ce n’est pas nouveau, mais l’agence du médicament devrait faire plus de veille d’informations scientifiques et techniques …

Quantification du transfert de Listeria monocytogenes entre un jambon cuit et les surfaces d’une trancheuse

16
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Listeria, Machines, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

trancheurVoici une étude très intéressante sur le transfert de contamination d’un jambon vers une trancheuse et inversement, à vous de voir …

Résumé.

Le transfert de Listeria monocytogenes a été étudié à partir de surfaces inoculées de jambon cuit aux surfaces d’une trancheuse commerciale, du jambon inoculé par spot vers la lame de la trancheuse et vice-versa à partir d'une trancheuse contaminée vers un jambon propre. La proportion de transfert de la source vers les différentes destinations a été étudiée ainsi que les cinétiques de transfert au cours de tranchages successifs, en utilisant une équation aux différences. Pour le jambon inoculé, le ratio de transfert de la trancheuse était plus élevé sur la table (0,06), suivie de la poignée (0,01) et du plateau, du garde-main et de l’avant et de l’arrière de la lame (< 0,001). Le ratio de transfert du  pathogène du jambon inoculé par spot de l'arrière et l'avant de la lame de la trancheuse était de 0,006 et 0,01 (respectivement), ce qui était significativement (P < 0,05) plus élevé que le transfert du jambon inoculé en surface (< 0,001).

Le ratio de transfert de la trancheuse vers un jambon propre a été calculé individuellement pour chacune des 39-40 tranches de jambon. Le ratio moyen de transfert de la première tranche à l'avant-dernière tranche a été d'environ 0,04 pour les deux niveaux d'inoculum (8 ou 6 log ufc/jambon). Pour la dernière tranche, un ratio de transfert très élevé de 0,42 à 0,74 (respectivement, pour un niveau d'inoculum élevé et modéré) a été observé en raison du contact d'un côté de la tranche à la poignée qui a une grande surface de contact (84 cm2) avec le jambon pendant tout le processus de tranchage. Un modèle de transfert a été développé, où le nombre de L. monocytogenes (ufc) sur chaque tranche de jambon et les micro-organismes restent sur la surface de tranchage a été calculé en supposant un taux de transfert constant. Sur la base du modèle de calcul, une réduction linéaire de la concentration du log pathogène sur la surface de la machine et donc également sur les tranches de jambon n'a été observée en fonction du nombre de tranches.

Faits saillants

  • La présence de colonies de pathogènes sur les surfaces des produits alimentaires accroît le transfert du pathogène à la lame.
  • Un grand nombre de L. monocytogenes sur la tranche transféré de la trancheuse contaminée pourraient présenter un risque élevé pour les consommateurs.
  • Une réduction log-linéaire du pathogène transféré à chaque tranche de jambon est une fonction du nombre de tranche.

N. Chaitiemwong, W.C. Hazeleger, R.R. Beumer, M.H. Zwietering. Quantification of transfer of Listeria monocytogenes between cooked ham and slicing machine surfaces. Food Control Available online 8 April 2014

La capacité de Salmonella spp. à produire des biofilms dépend de la température et des matériaux de surface

12
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

Résumé.

Salmonella, l’un des pathogènes les plus importants transmis par les aliments, en particulier à partir de volaille, a la capacité de former des biofilms sur les surfaces. Son adhésion peut être influencée par les propriétés physico-chimiques des surfaces, mais Salmonella utilise des fimbriae et produit de la cellulose comme principale composante de la matrice des biofilms. La synthèse est co-régulée par un régulateur de réponse appelé LuxR et respectivement par les gènes agfD (fimbriae agrégatif ou curli) et adrA. Ainsi, cette étude a porté sur la production de biofilm par Salmonella spp. isolés de volaille crue (filets) achetée à Botucatu, Sao Paulo, Brésil sur du verre, du chlorure de vinyle et de l'acier inoxydable à différentes températures (16, 20, 28 et 35°C). Nous avons analysé la fréquence des gènes agfD et adrA et le morphotype rdar (caractérisé par l'aspect des colonies « red dry and rough » -aa) à 28°C et 35° C sur les souches isolées. Nous avons retrouvé Salmonella dans 112 des 240 échantillons de volaille (46,7%) et 62 souches précédemment isolées du même type d’aliment ont été inclus dans l'étude sur le développement de biofilm, l'expression des gènes et le morphotype rdar. Toutes les souches étaient positives pour les deux gènes et 98,3 % étaient en mesure de produire un biofilm à au moins une température. Les taux de morphotype rdar à 28°C et à 35°C étaient respectivement, de 55,2% (96 souches) et 2,3 % (4 souches). Le verre a été le meilleur matériau pour éviter la production de biofilm, alors que Salmonella a été cultivé même à 16°C sur de l'acier inoxydable. Ces résultats soulignent la nécessité de procédés de désinfection plus efficaces dans les abattoirs afin d'éviter la permanence de ces bactéries dans les aliments et d’éventuelles maladies d'origine alimentaire chez l’homme.

Référence. De OliveiraDébora Cristina Vidal, Fernandes JúniorAry, KanenoRamon, SilvaMárcia Guimarães, Araújo JúniorJoão Pessoa, SilvaNathalia Cristina Cirone, and RallVera Lúcia Mores. Ability of Salmonella spp. to Produce Biofilm Is Dependent on Temperature and Surface Material. Foodborne Pathogens and Disease. April 10, 2014. L’article est disponible intégralement et gratuitement.

biofilm_salm_surfaces

Navires de croisière, certains ont quatre épidémies à norovirus en quatre ans, qui dit mieux ?

9
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

C’est bientôt la période des croisières, alors profitez-en …, mais attention norovirus est plus présent dans certains que dans d'autres, à vous de voir …

« Le navire de croisière, Crown Princess, a été touché par une quatrième épidémie de norovirus en quatre ans ». Source Ben Chapman du barfblog.

OLYMPUS DIGITAL CAMERAPlus tôt cette année Time Magazine avait inclus le Crown Princess, navire de la Princess Cruise Line sur la liste des 13 pires navires de croisière liés aux épidémies à norovirus.

4. Le Princess Crown (janvier 2010), navire de la Princess Cruises Line ; nombre total de malades, 396.

En 2010, il y avait 14 foyers de maladies à bord de navires, y compris celui-ci. Huit ont été attribués à norovirus.

5. Le Princess Crown (février 2012), navire de la Princess Cruises Line nombre total de malades, 363.

Le navire, qui a embarqué il y a tout juste un mois après une nouvelle épidémie sur le navire, est retourné à Fort Lauderdale (Etats-Unis) deux jours avant que les passagers ne commencent à tomber malades.

Quelque chose existe sur ce navire rapporte l'AP car 37 clients du Crown Princess sont encore atteints de vomissements à bord.

La porte-parole de la Princess Cruises Line, Karen Candy a dit qu’environ 37 passagers sur le Crown Princess ont déclaré être malade alors que le navire était à San Francisco le lundi.

Candy dit le personnel du navire a commencé une intense désinfection des surfaces, et tous les passagers malades sont encouragés à rester dans leurs chambres.

Un restaurant coaché par un gourou des aliments de la télé a obtenu une note faible en hygiène des aliments

7
avr
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

rating_DelifusionLe Birmingham Mail du 5 avril 2014 rapporte qu’« Un restaurant coaché par Russell Norman, le gourou des aliments à la télévision britannique dans son émission à la BBC, a reçu seulement un score d’une étoile lors d’une inspection en hygiène des aliments. »

Un réfrigérateur du Desi Fusion – représenté présenté dans l‘émission de la BBC, Restaurant Man – a été trouvé avec joints moisis et sales, le personnel n’était pas sûr des pratiques de base en matière de sécurité des aliments et les lavabos étaient manquants. L'épisode de Restaurant Man sur Deli Fusion a été diffusé sur la BBC2 en février 2014. (…)

Le rapport sur l'hygiène des aliments, publié sous la loi sur la liberté de l'information (Freedom of Information Act, (loi qui n’existe pas en France, car on n’a pas accès à ce type d’informations -aa), a été réalisé en octobre par le conseil municipal.

Du poulet cru et de la viande hachée étaient stockés à côté de plats chauds dans le réfrigérateur, créant un risque de contamination croisée et d’intoxications alimentaires, selon l'inspecteur .

Une planche à découper a également été découverte être utilisée à la fois pour les aliments crus et les aliments prêts à être consommés sans être nettoyée ou désinfectée entre chaque utilisation. Le chef n'était pas sûr des températures des aliments nécessaires pour être cuit afin de détruire les bactéries et il n'y avait pas de système de contrôle des stocks.

Le score d'une étoile, ce qui signifie que des améliorations sont nécessaires, fait partie d’un système de notation de l’hygiène des aliments (food hygiene ratings -aa) qui comprend d'un maximum de cinq étoiles.

NB : La photo de gauche illustre la note obtenue