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Articles de la catégorie 'Nettoyage-Désinfection'

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Il était une fois la désinfection des microbes de l’eau par une amibe biocide …

30
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Santé.

amlogoUne Internaute lectrice du blog m’a fait passer un article paru le 30 juin dans Ouest-France sur « Désinfecter l’eau à coup de… microbes ».

L’entreprise lyonnaise Amoéba a trouvé un nouveau moyen plus efficace, plus écologique et plus économique de traiter les eaux. À la place de produits chimiques comme le chlore, elle préconise d’utiliser une amibe, un prédateur naturel des bactéries présentes dans l’eau. Amoéba fait son entrée en Bourse cette semaine et commercialisera son innovation début 2016.

Sur le site Internet de cette société on lit :

Le seul biocide de rupture : biologique, efficace contre les microbes, mais non toxique sur les autres organismes et l’environnement

Amoéba fourni à l’industrie la technologie la plus puissante et la plus révolutionnaire pour éliminer les microorganismes. Nous avons une licence mondiale pour l’unique biocide démontré efficace contre les microbes, tout en n’étant pas toxique pour d’autres organismes et pour l’environnement (démonstration faite par les études officielles). Notre biocide biologique est basé sur un prédateur naturel des organismes pathogènes contenus dans l’eau douce : l’amibe Willaertia magna C2c maky .

Notre biocide biologique, BIOMEBA, se place comme une innovation de rupture. Ses performances dans la prévention du développement de la légionnelle dépassent celles de tous les traitements chimiques existants. Notre produit a subi un processus de validation approfondi, incluant des tests en laboratoire conformes aux directives sur le biofilm du CDC (Center Disease Control ou Centre pour le Contrôle et la prévention des maladies), et des tests sur le terrain, dans des conditions réalistes. De plus, pendant deux ans, il a été testé sur des sites industriels, en collaboration avec les institutions réglementaires françaises, des entreprises de traitement des eaux et des utilisateurs finaux.

Le biocide biologique innovant breveté d’Amoéba est hautement efficace contre les bactéries planctoniques et sessiles, comme Legionella, Pseudomonas, ListeriaAeromonas hydrophilaKlebsiella pneumoniaeE. coliStaphylococcus aureus, etc.

NB : Pour une utilisation dans les tours aéro-réfrigérantes, pourquoi pas. Le beau et séduisant discours mériterait d’être accompagné de quelques article scientifiques dans des revues à comité de lecture notamment en ce qui concerne le processus de validation dit approfondi …

Nouvelles stratégies avancées pour combattre les biofilms

5
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

biofilmRésumé.

Les biofilms sont des agrégats microbiens inclus dans une matrice qui adhèrent à une surface biologique ou non biologique. La formation du biofilm est un problème important en médecine, dans l’industrie alimentaire et marine et peut conduire à des problèmes économiques et sanitaires considérables. Les communautés microbiennes complexes des biofilms sont très résistantes aux antibiotiques et aux désinfectants et confèrent alors une survie persistante qui est un défi à surmonter. Il y a plusieurs approches classiques de lutte contre les biofilms, enlèvement physique et/ou mécanique, enlèvement par des produits chimiques et l’utilisation d’antimicrobiens et de désinfectants pour tuer les organismes au sein du biofilm. Cependant, les biofilms sont très résistants à ces approches, par opposition aux cellules planctoniques. Ainsi, de nouvelles approches autres que les méthodes conventionnelles sont nécessaires. Dans cette revue, nous discutons des nouvelles stratégies anti-biofilm qui sont supérieures aux méthodes classiques en termes de lutte contre le problème des biofilms pour l’amélioration des soins en santé, l’amélioration de la sécurité des aliments et des procédés industriels.

Référence. M. Sadekuzzaman, S. Yang, M.F.R. Mizan, S.D. Ha. Current and Recent Advanced Strategies for Combating Biofilms. Comprehensive Reviews in Food Science and Food Safety Volume 14, Issue 4, pages 491–509, July 2015. Ce lien donne accès à ‘article en intégralité mais pour combien de temps ?

NB : La photo proposée issue de l’article illustre une représentation hypothétique du modèle de développement d’un biofilm.

De la maîtrise de Listeria dans la filière volaille

2
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Nettoyage-Désinfection, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

Résumé.

La surveillance et la maîtrise des pathogènes humains d’origine alimentaire, comme Listeria monocytogenes, est un aspect essentiel dans les programmes modernes de sécurité des aliments des installations de production alimentaire. Cette étude a évalué les profils de contamination des espèces de Listeria dans une usine de production de volailles et a évalué l’efficacité les procédures de maîtrise de la contamination et le transfert de la bactérie dans toute l’usine. La présence d’espèces de Listeria a été étudiée tout au long de la chaîne de production, dans les matières premières, les surfaces en contact et les surfaces non en contact avec les aliments et les produits finis. Tous les isolats ont été caractérisé par électrophorèse en champ pulsé (PFGE) afin d’identifier les points d’entrée possibles des espèces de Listeria dans la chaîne de production, ainsi que l’identification des voies de transfert possibles dans l’installation. L’efficacité des désinfectants utilisés dans l’usine vis-à-vis d’un sous-ensemble d’isolats a été évaluée. Sur les 77 différents profils identifiés par PFGE, 10 ont été retrouvés parmi deux ou plusieurs de ces cinq zones (ingrédients, préparation des aliments, cuisson, conditionnement, conditionnement en vrac et produits finis), indiquant des transfert potentiels dans l’installation. Un désinfectant sur les six utilisés dans l’usine a été identifié comme non conforme pour la maîtrise les espèces de Listeria. La combinaison des données de la PFGE, ainsi que les informations sur l’emplacement et la période de l’isolement, ont facilité l’identification d’une contamination persistante par des espèces de Listeria qui avaient colonisé l’installation, ainsi que d’autres qui sont transitoires.

Faits saillants.

  • Un système complet de sécurité des aliments dirigé vers la maîtrise de Listeria spp. dans une installation de production de volailles est décrit.
  • L’analyse des ingrédients est utilisée pour examiner le fardeau de la recontamination de l’installation.
  • L’application de la PFGE pour identifier les isolats persistants dans l’installation est décrite.
  • La sensibilité des souches internes à une variété de désinfectants a été mesurée et l’importance d’un tel screening est soulignée.

Référence. Edward M. Fox, Patrick G. Wall, Séamus Fanning. Control of Listeria species food safety at a poultry food production facility. Food Microbiology Volume 51, October 2015, Pages 81-86.

NB : Etude somme toute assez classique qui doit donner des idées afin de la mettre en pratique dans son entreprise.

Maîtrise des pathogènes au sein de biofilms sur des surfaces en acier inoxydable par l’acide lévulinique associé au dodécyl sulfate de sodium

1
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

Résumé.

L’efficacité de l’acide lévulinique (LVA) associé au dodécylsulfate de sodium (SDS) pour enlever ou inactiver Listeria monocytogenes, Salmonella Typhimurium et Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) dans des biofilms à la surface de coupons en acier inoxydable a été évaluée. Un mélange de cinq ou six souches (d’environ 9,0 log ufc/ml) des trois pathogènes a été inoculé séparément sur des coupons en acier inoxydable. Après incubation à 21°C pendant 72 h, les coupons ont été traitées pendant 10 min avec différentes concentrations de LVA associé au SDS (LVA 0,5% + SDS 0,05%, LVA 1% + SDS 0,1%, et LVA 3% + SDS 2%) et d’autres désinfectants couramment utilisés dont un désinfectant commercial à base d’ammonium quaternaire (150 ppm), de l’acide lactique (3%), de l’hypochlorite de sodium (100 ppm) et du peroxyde d’hydrogène (2%). Les pathogènes ont eu une croissance au sein des biofilms avec environ 8,6 à 9,3 log ufc/coupon après 72 h d’incubation. L’activité combinée de LVA et du SDS était bactéricide sur des biofilms pour les cellules des trois pathogènes évalués, aux concentrations les plus élevées (LVA 3% + SDS 2%) fournissant la plus grande réduction en log. Les images microscopiques indiquent que les cellules ont été détachées de la matrice du biofilm et l’intégrité des enveloppes cellulaires a diminué après traitement par LVA + SDS. Cette étude est propice à une meilleure compréhension du comportement antimicrobien du LVA + SDS vis-à-vis de pathogènes d’origine alimentaire au sein de biofilms.

Faits saillants.

  • L’efficacité de désinfectants couramment utilisés pour inactiver les cellules au sein des biofilms a été évaluée.
  • LVA 3% + SDS 2% obtiennent une réduction > 6,9 log ufc sur des pathogènes au sein de biofilms.
  • L’intégrité des enveloppes cellulaires a été endommagée par l’acide lévulinique + SDS.

RéférenceDong Chen, Tong Zhao, Michael P. Doyle. Control of pathogens in biofilms on the surface of stainless steel by levulinic acid plus sodium dodecyl sulfate. International Journal of Food Microbiology Volume 207, 17 August 2015, Pages 1-7.

Le Royaume-Uni et Campylobacter : une nouvelle campagne d’information et de communication est lancée

19
mai
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Nettoyage-Désinfection, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Environ un tiers des personnes sont à risque d’une intoxication alimentaire due à Campylobacter cours de leur vie », source FSA du 18 mai 2015.

Campylobacter est le plus souvent retrouvé sur des volailles crues et c’est la principale cause d’intoxication alimentaire au Royaume-Uni. La FSA a publié les chiffres pour marquer le début de la semaine de la sécurité des aliments 2015 et le lancement du « Chiken Challenge », son appel à l’ensemble de la chaîne alimentaire, de l’industrie aux consommateurs, afin de faire leur part pour réduire de moitié le nombre de cas d’intoxication alimentaire à Campylobacter d’ici la fin de 2015.

chicken-challenge-fPlus d’un quart d’un million de personnes au Royaume-Uni – environ 280 000 par an – tombent malade actuellement en raison d’une intoxication alimentaire à Campylobacter. Selon le mode de vie et le régime alimentaire de la population, la FSA estime que Campylobacter va affecter jusqu’à un tiers des personnes au cours de leur vie. La recherche a montré que la réduction du nombre de volailles les plus fortement contaminés permettrait de réduire le risque de santé publique d’environ 50%, de sauver des milliers de personnes par an pour ne pas en proie à une forme douloureuse d’intoxication alimentaire qui, dans certains cas, peut entraîner une paralysie .

Le ‘Chicken Challenge’ de la semaine de la sécurité des aliments est de demander aux personnes qui consomment du poulet de promettre de prendre des mesures suivantes afin de se protéger eux-mêmes et leurs familles :

  • stocker le poulet cru séparément des autres aliments, couvert et réfrigéré sur l’étagère inférieure du réfrigérateur.
  • ne pas laver le poulet cru car cela éclabousse les germes.
  • laver tout ce qui a touché le poulet cru avec de l’eau chaude et du savon, y compris les mains et les ustensiles.
  • Vérifiez que le poulet soit bien cuit jusqu’à ce qu’il soit cuit à cœur, l’absence de viande rose et du jus clair.

NB : Il semble que la FSA dans ses bons conseils ait oublié le thermomètre …

A quand une campagne similaire en France où les cas d’infections à Campylobacter ne sont rares …