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Articles de la catégorie 'Nettoyage-Désinfection'

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Que faire avec le poulet dans la cuisine ? Un manque d’hygiène en cuisine peut vous rendre malade !

17
oct
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

campy_freeAprès la campagne tonique de la Food Standards Agency sur Campylobacter le poulet, reprise par l’EFSA, « Lancement de la campagne anti-Campylobacter au Royaume-Uni », voici que c’est au tour du BfR d’Allemagne de proposer le 10 octobre 2014 un document (26/2014) : « Que faire avec le poulet dans la cuisine ? Un manque d’hygiène en cuisine peut vous rendre malade ».

Un film du BfR propose des recommandations aux consommateurs sur l’hygiène en cuisine.

Un manque d’hygiène lors de la manipulation des aliments est une cause importante d’éclosions de maladies infectieuses d’origine alimentaire. Pour cette raison, l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) a publié sur internet un film de deux minutes sur le sujet suivant,  « Que faire avec le poulet dans la cuisine ? Les données sur les cas de maladies montrent que nous devons fournir plus d’informations, même aux jeunes personnes sur la façon de manipuler correctement les aliments », a déclaré le président du BfR, le Professeur Andreas Hensel. « Afin d’atteindre ce groupe cible, le BfR a fait un clip vidéo sur le thème important de la contamination croisée, c’est-à-dire le transfert de germes d’aliments, généralement des aliments crus, vers des aliments prêts à être consommés. »

NB : Le film très humoristique est sans paroles, qu’on se dise ! A quand une campagne de l’Anses ?

Réduction du risque d’infection à Salmonella de chiffons de nettoyage de cuisine par l’hypochlorite de sodium

15
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

torchon_cuisineRésumé.

L’objectif de cette étude était d’évaluer la réduction du risque d’infection due à l’exposition à Salmonella sp. liée aux chiffons de nettoyage de cuisine par l’utilisation d’un nettoyant à base d’eau de Javel (hypochlorite de sodium) en utilisant un modèle d’exposition dynamique à temps continu. La seule voie d’exposition considérée a été la contamination de la main pendant l’utilisation du chiffon. La présence et le nombre de Salmonella ont été étudiés dans 60 foyers domestiques sur une période de 6 semaines au cours de laquelle la moitié des foyers ont désinfecté le chiffon de nettoyage de cuisine avec un nettoyant-désinfectant contenant de l’hypochlorite de sodium. Cette étude a démontré qu’il existe un risque important d’infection à Salmonella à partir des chiffons de nettoyage de cuisine dans les maisons mexicaines et que ce risque peut être réduit de près de 100 fois par trempage des chiffons de nettoyage dans un produit à base d’eau de Javel. Le risque d’infection et de maladie pourraient probablement être encore réduits par l’élaboration d’une procédure plus efficace pour réduire Salmonella dans les chiffons de nettoyage traités deux fois par jour avec un désinfectant comme l’hypochlorite de sodium (soit un temps de trempage plus long) ou en utilisant une plus grande concentration de désinfectant.

Importance et impact de l’étude.

L’hygiène est une stratégie clé pour réduire le risque potentiel de micro-organismes pathogènes dans les foyers domestiques. Il y a un manque de compréhension des risques pour la santé humaine associés à l’utilisation de chiffons de nettoyage de cuisine contaminés. L’étude a utilisé une évaluation quantitative du risque microbien pour estimer le risque associé à l’utilisation de chiffons de nettoyage de cuisine en utilisant des produits désinfectants. Les résultats ont montré que l’utilisation de protocoles peut réduire le risque d’infections à Salmonella dans les cuisines des foyers domestiques.

Chaidez, C., Soto-Beltran, M., Gerba, C.P. and Tamimi, A.H. (2014), Reduction of risk of Salmonella infection from kitchen cleaning clothes by use of sodium hypochlorite disinfectant cleaner. Letters in Applied Microbiology, 59: 487–492. doi: 10.1111/lam.12321

Apprendre des erreurs des autres

14
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

nhsggc_news_Ecoli_large« Apprendre des erreurs des autres ». Il s’agit d’un article de Richard Lawley paru le 14 octobre 2014 dans Food Safety Watch.

Il est presque toujours instructif de lire les rapports détaillés des investigations sur les éclosions d’intoxication alimentaire, en particulier lorsque les causes spécifiques de l’éclosion sont clairement identifiées et bien expliquées. Souvent, le problème sera été attribué à un défaut systémique ou une erreur humaine et les résultats peuvent être très utiles pour d’autres fabricants de produits alimentaires soucieux d’éviter une situation semblable.

Un exemple en est la récente publication d’un rapport par des enquêteurs néerlandais relatif aux au plus grand foyer de cas à Salmonella jamais arrivé aux Pays-Bas, qui s’est passé à l’automne 2012. Au moins 1149 personnes ont été infectées par une souche de Salmonella Thompson dans cette éclosion et quatre décès ont été rapportés. Les enquêteurs ont établi un lien avec la consommation de saumon fumé transformé sur un site unique et cela a été confirmé par des données épidémiologiques et microbiologiques. Le rapport des enquêteurs suggère qu’au cours de l’éclosion, quatre à six millions de citoyens néerlandais pourraient avoir été exposés à la contamination du saumon et le nombre de cas de maladies confirmées pourrait être une sous-estimation considérable du chiffre réel. Le nombre réel aurait pu être aussi élevé que 23 000.

???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????La raison de la contamination ? Les enquêteurs ont découvert que le fabricant avait utilisé des plats réutilisables qui ont été nettoyés et désinfectés entre les cycles de production. Malheureusement, il s’est avéré que les plats étaient en effet poreux et ont fourni un environnement idéal pour les bactéries, y compris Salmonella, pour s’accumuler et ainsi être protégé du nettoyage-désinfection par des produits chimiques. Que Salmonella soit venue en premier reste un mystère, mais le résultat a été une contamination continue sur le long terme du saumon fumé mis dans des plats pendant la transformation. Pas étonnant que l’éclosion est été si grande.

Il y a une leçon à tirer ici pour les fabricants d’aliments prêts à être consommés de s’assurer que tous les équipements de transformation, les ustensiles et les containers soient adaptés pour un usage alimentaire et conçus selon les principes d’une bonne hygiène de sorte qu’ils puissent être correctement nettoyés. Cela devrait être le sens commun, mais quand les conséquences d’une erreur sont aussi graves que dans ce cas, il renforce à quel point il est vital de bien faire les choses. Une simple erreur peut signifier que beaucoup de personnes tombent malades et peut même entraîner la mort, sans parler de la disparition probable de l’entreprise concernée. C’est pourquoi il est important que ce type de rapport soit publié chaque fois que possible. Plus les informations sur les éclosions et leurs causes sont disponibles publiquement, plus il est probable que la répétition peut être évitée et la sécurité sanitaire de l’approvisionnement alimentaire peut être améliorée.

Commentaires : Connaître ce qui s’est précisément passé dans les cas d’infections alimentaires est très certainement une excellente chose, c’est pourquoi, on attendra avec impatience le rapport détaillé sur ce qui s’est passé avec des œufs dans des « Épisodes récents de TIAC à Salmonella Enteritidis dans l’est de la France » …

Nouvelle-Zélande : Enlever la contamination fécale réduit-elle le taux de Campylobacter ?

10
oct
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

2011-April-230-e1314634823506-1-300x200« Enlever la contamination fécale réduit-elle le taux de  Campylobacter ? » Source Doug Powell du barfblog du 10 octobre 2014.

Le changement ayant pour but de nettoyer la contamination fécale des caisses sales de transport des poulets a épargné aux Néo-Zélandais des centaines de cas à Campylobacter, disent les autorités.

Une nouvelle étude présentait à une conférence sur la santé a révélé que problème en Nouvelle-Zélande concernant le microbe douloureux et embarrassant entraînant la gastro est désormais du passé grâce aux évolutions de l’industrie.

À son apogée, Campylobacter était épidémique dans le pays et sa présence était la plus élevée du monde occidental, ce qui coûtait 60 millions de dollars par an, principalement en salaires perdus de personnes forcées de prendre des jours de congé pour soigner des maux de ventre et arrêter la propagation contagieuse.

Les volailles infectées étaient l’une des principales sources du problème.

Gail Duncan du ministère des industries primaires a dit devant le NZ Population Health Congress à Auckland que de simples changements à la réglementation sur la transformation de la volaille ont conduit à une chute radicale de 58% des infections.

Un changement clé était de commencer par laver les caisses utilisées pour le transport des poulets vers des usines de transformation, la création d’un environnement plus propre et l’arrêt de la contamination croisée qui alimente l’épidémie.

Listeria monocytogenes dans les produits alimentaires aquatiques

2
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Les produits aquatiques sont des produits alimentaires issus de la pêche et de l’aquaculture. Avec la demande croissante de produits alimentaires avec des conservateurs allégés et/ou prêts à être consommés, la prévalence du pathogène d’origine alimentaire Listeria monocytogenes a augmenté, ce qui est un problème de santé publique. Une étude publiée dans Comprehensive Reviews in Food Science and Food Safety* examine l’incidence, l’importance épidémiologique et les voies de contamination par L. monocytogenes dans divers écosystèmes aquatiques, produits de la mer et environnements de transformation. En outre, l’étude résume des données obtenues depuis les années 1990.

secListeria monocytogenes pénètre principalement la chaîne de production alimentaire par la contamination croisée (ou le transfert de contamination) dans les usines de production, ce qui fait que ce pathogène représente une menace majeure pour l’industrie des produits de la mer. Ce pathogène contamine généralement des produits alimentaires à des taux faibles ou modérés, mais les taux impliqués dans les cas de listériose sont nettement plus élevés. La majorité des isolats des produits aquatiques appartenant au sérotype 1/2a et des éclosions ont été liées à des souches hautement similaires, voire à des souches impossibles à distinguer. Plusieurs usines de transformation de produits de la mer sont colonisées par une flore spécifiques « maison » contenant des sous-types d’ADN de L. monocytogenes. Dans de tels cas, les populations de L. monocytogenes peuvent persister et/ou multiplier malgré les obstacles inhérents à leur croissance dans les opérations de conservation et de fabrication des aliments.

Afin de réduire et de prévenir la contamination dans l’environnement de transformation et les produits, les auteurs mettent en évidence la nécessité de détecter les principales sources de contamination et de comprendre les mécanismes qui sous-tendent la persistance des différentes souches de L. monocytogenes dans l’environnement. Les principales zones où Listeria spp. a été détecté ou bien la zone où la contamination la plus importante par Listeria a été observée dans l’environnement de transformation et qui a pu être identifiée. En particulier, les siphons de sol et la zone de pelage difficiles à nettoyer, ainsi que le matériel d’injection de saumure et de tranchage qui sont des réservoirs fréquents de la colonisation par des souches de L. monocytogenes persistantes dans les usines de transformation de poisson ; cependant, d’autres recherches sont nécessaires pour confirmer l’origine de la contamination.

Les auteurs concluent que le nettoyage et la désinfection de l’usine de production devrait réduire la prévalence de L. monocytogenes, et il est urgent de concevoir des stratégies de désinfection qui ciblent précisément les souches persistantes, par exemple, en utilisant des désinfectants à base de composants actifs plus appropriés contre les biofilms.

*L’article est disponible intégralement et gratuitement.

NB : On lira aussi « Quelques pistes pour se débarrasser des bactéries persistantes dans les entreprises alimentaires », 1 et 2.