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Articles de la catégorie 'Nettoyage-Désinfection'

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Les salades Dole et Listeria : Shame and Scandal aux Etats-Unis

30
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Nettoyage-Désinfection, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Etats-Unis : Des appels incitent la FDA a être plus forte dans le scandale des salades Dole », source article de Coral Beach du 30 avril 2016 paru dans Food Safety News.

Les réactions ont été variées aux nouvelles qui indiquent que Dole Food Co. a sciemment produit et expédié des salades à partir d’une installation contaminée ; ces nouvelles allaient de critiques envers la FDA à une reconnaissance de la part de la direction de Dole, car l’entreprise fait l’objet d’une investigation par le ministère de la justice.

logo-Dole-USE-THIS-ONELa représentante démocatre au Congrès, Rosa DeLauro, du sous-comité responsable du financement de la FDA, a dit que le fonctionnement continu de l’usine de Dole était « un scandale ».

« Quatre personnes sont décédées de ces salades contaminées, et des dizaines d’autres ont été rendues malades et hospitalisées, parce que les dirigeants de Dole voulait mettre les bénéfices de l’entreprise sur le dos de la santé publique. Ces dirigeants doivent être tenus responsables de leurs actes inadmissibles », a déclaré DeLauro dans un communiqué publié vendredi, quelques heures après avoir appris la situation.

« Le peuple américain mérite mieux et nous devons absolument veiller à ce qu’une situation comme celle-ci ne se reproduise plus. L’usine Dole en question a dit qu’ils ont pris des mesures correctives, mais nous avons besoin de réponses précises sur ce que sont ces actions. Si les actions de Dole ne sont pas suffisantes pour assurer la sécurité des aliments, cette usine doit être fermée. »

Plus tôt cette semaine Dole a refusé de fournir des détails sur ce qui avait été fait pour nettoyer l’usine de salades de Springfield dans l’Ohio que les enquêteurs sur les éclosions aux États-Unis et au Canada ont relié aux victimes de Listeria monocytogenes via des empreintes génétiques du pathogène.

Trente-trois personnes ont été confirmées comme ayant eu une infection avec la même souche de Listeria monocytogenes retrouvée dans des salades ensachées dans l’Ohio et au Canada à partir de l’usine de Dole dans l’Ohio. Les inspecteurs de la FDA ont également trouvé la souche épidémique sur l’équipement, les surfaces non en contact avec les aliments, dans de la laitue romaine en cours de transformation dans l’usine et dans les produits finis de salade.

Les 33 victimes ont dû être hospitalisées. Une victime de l’éclosion dans le Minnesota et trois au Canada sont décédées. Le début de la maladie a commencé en mai 2015 et a continué en janvier de cette année, selon les documents de la santé publique.

Dole-483-smoking-gunDes documents obtenus de la FDA obtenus par Food Safety News via une demande selon le Freedom of Information Act ont montré que les responsables de chez Dole savaient la présence de Listeria dans l’établissement depuis au moins juillet 2014. La société n’a pas fermé l’usine de l’Ohio jusqu’au 21 janvier de cette année, plusieurs jours après que les inspecteurs de la FDA l’aient révélé.

« L’échec de Dole d’arrêter l’expédition des produits et de nettoyer son usine avant l’éclosion a montré un mépris total pour la santé de ses clients », a déclaré David Plunkett, avocat dans la sécurité des aliments pour le Center for Science in the Public Interest (CSPI).

« De plus, ses communiqués de presse après coup rappelant les salades ensachées ont montré plus d’inquiétude sur l’image publique de la société que pour les personnes qui achètent ses produits. Les clients de Dole méritaient mieux que les annonces qui servaient l’entreprise. »

Wenonah Hauter, directrice exécutive de Food & Water Watch à Washington, a appelé à un « système d’inspection robuste de la part du gouvernement avec une application efficace. »

« Cette affaire prouve que le fait pour l’industrie de s’autocontrôler ne fonctionne pas, et les systèmes qui sont basé sur les auditeurs privés tierce partie pour faire respecter les normes de sécurité des aliments ne peuvent remplacer un programme d’inspection indépendant du gouvernement », a déclaré Hauter dans un communiqué publié vendredi.

Plunkett du CSPI soutient que Dole, en effet, a violé la loi fédérale sur la modernisation de la sécurité (Food Safety Modernization Act ou FSMA), qui oblige les entreprises à prendre des mesures préventives vis-à-vis de la contamination des aliments par des pathogènes.

« Il semble que Dole n’ait pas reçu le FSMA », a écrit Plunkett, ajoutant que la FDA aurait pu et aurait dû faire plus pour protéger le public.

« La Food and Drug Administration devrait arrêter de laisser les entreprises écrire leurs propres avis de rappel et à la place, mettre en œuvre le système de notification de rappel demandé dans le FSMA. Ce système exigerait que la FDA – et non des entreprises égoïstes – prépare les avis de rappel que les magasins ddoivent afficher pendant 14 jours. Malheureusement, en fonction des actions de l’agence à ce jour, la FDA n’a pas beaucoup fait pour mettre en œuvre ces dispositions de rappel, et ne semble pas prendre l’information des consommateurs beaucoup plus au sérieux que Dole l’a fait. »

Depuis que le président Obama a signé le FSMA en janvier 2011, les administrateurs de la FDA ont averti que le budget de l’agence ne peut pas payer toutes ces exigences.

Le Congressional Budget Office a estimé en 2010, lorsque le Congrès a approuvé le FSMA que la FDA aurait besoin d’une augmentation de plus de 580 millions de dollars pour financer des activités élargies en matière de sécurité des aliments. L’agence a reçu à ce jour environ la moitié de ce cela.

Comment estimer l’exposition des consommateurs aux résidus de biocides dans les aliments ? Il y a un calculateur pour ça, selon le BfR !

19
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« Calculateur du BfR pour estimer l’exposition des consommateurs aux résidus de biocides dans les aliments », source communiqué du BfR n°009/2016 du 18 avril 2016.

Le règlement (UE) n°528/2012 exige qu’une évaluation des risques soit effectuée pour les produits contenant des substances actives biocides. L’évaluation comprend l’évaluation des résidus dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux. Via l’utilisation de biocides dans les foyers domestiques par les utilisateurs non professionnels, des aliments peuvent être exposés. Cela peut se produire soit par exposition directe des aliments ou via le contact d’aliments par des résidus de biocides déposés sur les surfaces.

bshd2Avec la participation active de l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) le Working Group ARTFood (Biocidal Product Committee Adhoc Working Group for the Assessment of Residue Transfer into Foods) de l’European Chemicals Agency (ECHA) a mis au point un « Projet de guide pour l’estimation des risques alimentaires à partir du transfert de substances actives biocides dans les aliments – Utilisation non-professionnelle » (« Draft Guidance on Estimating Dietary Risk from Transfer of Biocidal Active Substances into Foods – Non-professional Uses »). Le projet de document a été publié sur le site de l’ECHA.

Le projet de guide pour une utilisation non professionnelle propose des modèles afin d’estimer l’exposition des consommateurs aux substances actives biocides dans leurs aliments. Afin de faciliter la performance de ces estimations de l‘exposition, le BfR a développé un outil basé sur Excel pour calculer l’exposition avec divers scénarios. Les calculs sont basés sur des hypothèses et des valeurs par défaut comme cela est décrit dans le projet de guide pour une utilisation non professionnelle. Le calculateur et le projet de guide sont destinés à soutenir les autorités compétentes et l’industrie dans l’estimation du risque alimentaire des produits biocides chez les humains qui sont utilisés dans des environnements domestiques (ménages) et qui pourraient contaminer les aliments.

NB : Traduction par mes soins. -aa

Evaluation de l’activité de désinfectants contre les spores bactériennes : connaissances et pièges

14
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

botsporesRésumé.

Les endospores bactériennes (spores) ont une résistance intrinsèque élevée aux microbicides par rapport à d’autres formes microbiennes, très probablement en raison de leurs couches externes imperméables et à leur faible teneur en eau. Bien que des différences structurelles entre les spores de diverses espèces bactériennes puissent tenir compte des variations observées dans leur résistance aux microbicides, des lacunes dans les méthodes pour tester l’activité sporicide des microbicides exagèrent souvent les différences. Cela a des implications majeures lors de l’examen de la sélection d’un ou plusieurs substituts pour évaluer les microbicides contre les sporulés cliniquement pertinents tels que Clostridium difficile. La éléments liés à Cl. difficile en tant que pathogène ont conduit à une augmentation correspondante du nombre de formulations microbicides disponibles dans le commerce alléguant une activité contre ses spores sans différenciation entre des activités sporistatiques et sporicides des produits. Dans cette revue, nous évaluons la situation critique et les implications des allégations des produits concernant l’utilisation sur le terrain de produits microbicides.

Les auteurs indiquent dans leur conclusion :

Cette revue vise à affiner la définition de l’activité sporistatique et sporicide. Une question importante est de savoir si la prévention de la germination des spores (sporistatique) ou inactivation des spores (sporicide) est ce qui compte vraiment en pratique ou non.

Référence. Leggett, M.J., Setlow, P., Sattar, S.A. and Maillard, J.-Y. (2016), Assessing the activity of microbicides against bacterial spores: knowledge and pitfalls. J Appl Microbiol, 120: 1174–1180. L’article est disponible intégralement et gratuitement.

Les stations de métro sont nettoyées chaque jour, mais quelle est la fréquence de nettoyage d’une trancheuse de produits de charcuterie ?

2
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

IMG_51871Il y a quelques jours je me demandais si « La fréquence de nettoyage-désinfection d’une trancheuse est-elle une question piège ? »

En effet, j’avais du mal à me faire une idée de cette fréquence en France, une fois par jour, qui semble être la règle ou plus fréquemment, difficile à dire.

Il faut dire qu’aux Etats-Unis, selon la FDA, la barre est très haute puisque la fréquence de nettoyage-désinfection est de toutes les quatre heures ! Est-ce appliqué, je vous laisse lire l’article précité.

Mais voici qu’au hasard de mes pérégrinations dans Paris, je tombe sur un message publicitaire sur la propreté dans un tout autre domaine que celui mentionné ci-dessus. La RATP nous informe avec humour, me semble-t-il, sur la propreté des stations de métro et des gares avec ce slogan, « On fait tout pour que nos stations s’appellent Javel », suivi d’un texte, « Nous 368 gares et stations sont nettoyées chaque jour, et 1000 agents d’entretien agissent dans l’heure en cas de besoin ».

Bien entendu, le nettoyage, comme chacun le sait n’est pas réalisé avec de l’eau de Javel, qui est un désinfectant, et toute action de désinfection doit être précédée par un nettoyage.

Ce genre de campagne va sûrement faire des petits à Paris où malheureusement, on ne peut pas parler de propreté mais exclusivement de saleté, tant cette ville est devenue très sale

Bref, ne nous égarons pas, résumons, la fréquence de nettoyage des gares et stations dépendantes de la RATP est d’une fois par jour, et plus si nécessaire, voilà qui est rassurant !

Mais alors qu’en est-il de notre trancheuse de produits de charcuterie ? Il est assez paradoxal de connaître précisément la fréquence de nettoyage d’une station de métro et de ne pas connaître la fréquence de nettoyage-désinfection d’une trancheuse à jambon ?

Si un aimable lecteur a des éléments de réponse pour alimenter ce débat …

Le lait cru peut héberger Campylobacter même après que des analyses soit revenues négatives, selon une étude

2
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

campylobacter_jejuni« Le lait cru peut héberger Campylobacter même après que des analyses soit revenues négatives, selon une étude », source CIDRAP news.

Le lait cru peut héberger des bactéries dangereuses, même lorsque les résultats des analyses de routine montrent qu’il en est exempt, selon une étude de l’Utah sur une éclosion en 2014 de campylobactériose confirmée ou suspectée chez 99 individus. L’étude est publiée dans le numéro du 1er avril de Morbidity Mortality Weekly Report (MMWR).

L’éclosion a débuté en mai 2014, avec trois patients qui ont testé positif par électrophorèse en champ pulsé (PFGE) pour Campylobacter jejuni. Ils avaient tous consommé du lait cru d’une laiterie inconnue dans le comté de Weber dans le nord de l’Utah. Les analyses de routine de la laiterie, qui sont obligatoires mensuellement pour les laiteries vendant du lait cru dans l’Utah, et qui comprennent le dénombrement de cellules somatiques et de coliformes, ont donné des résultats avec des taux acceptables (< 400 000 cellules somatiques/ml et < 10 unités formant colonies/ml pour les coliformes).

Des analyses améliorées après que les cas de maladies aient été identifiés ont montré la présence de C. jejuni dans le lait de la laiterie.

Les services officiels ont suspendu l’autorisation de la laiterie en août, puis l’ont rétablie le 1er octobre après que des cultures de suivi aient été négatives. Cependant, sept autres cas à C. jejuni C sont produits le 4 novembre et l’autorisation a été révoquée de façon permanente le 1er décembre.

campy-1Au total, 99 personnes dans l’Utah, 85 (86%) d’entre elles sont des comtés du nord, ont été identifiées par des analyses de laboratoire et des entretiens avec des patients qui ont été des cas confirmés (59) ou probables (40) de campylobactériose du 9 mai au 6 novembre 2014. Les patients étaient âgés de 1 à 74 ans ; 10 ont été hospitalisés et 1 décès.

Sur les 98 patients pour lesquels des antécédents d’exposition étaient disponibles, 53 ont déclaré avoir bu du lait cru, 52 d’entre eux le lait de la laiterie Weber Country ; 4 ont bu du lait cru, mais ne pouvait pas citer la laiterie où il a été acheté, et 14 ont acheté du lait cru à une laiterie, mais ont dit qu’ils n’en avaient pas bu.

Campylobacter est ubiquitaire dans l’environnement laitier. La contamination fécale de la matière par des fientes d’oiseaux sauvages, l’équipement de traite mal désinfecté, la contamination lors de la réparation des machines à traire et la mammite silencieuse sont parmi voies de contamination documentées signalés lors d’éclosions précédentes. Campylobacter est un organisme fragile et est notoirement difficile à cultiver dans le lait ; des foyers documentés dans lesquels des cas humains d’infection par Campylobacter identifiés par PFGE au lait cru sont rares. Dans ce foyer, la neutralisation immédiate sur site du pH et l’utilisation de milieux sélectifs ont amélioré la récupération de Campylobacter à partir de lait cru, et des données de laboratoire et épidémiologiques ont été nécessaire à la fois pour documenter les cas de maladie liés au lait cru, ce qui a conduit l’Utah Department of Agriculture and Food à révoquer définitivement l’autorisation de la laiterie A.

Des études antérieures (1, 2) avaient démontré un manque de corrélation entre le dénombrement bactérien et la présence de pathogènes dans le lait cru.

Les auteurs soulignent que « les analyses actuelles sur lait cru ne détectent pas facilement la contamination. » Ils recommandent plus d’éducation du consommateur sur les dangers associés à la consommation de lait non pasteurisé, et ils concluent : «L’alternative la plus sûre est de consommer du lait pasteurisé. »