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Articles de la catégorie 'Nettoyage-Désinfection'

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Efficacité de l’eau de rinçage lors du nettoyage en place de tuyauteries en acier inoxydable

17
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

imgresRésumé.

La 1ère étape de tout nettoyage en place ou NEP (en anglais, Cleaning-In-Place Clean ou CIP) est l’opération de prélavage à l’eau. Le but de cette étape est d’enlever la majeure partie des aliments restant dans les lignes d’équipements de transformation après la fin de la période de production. On sait que l’étape de prélavage peut être un processus utilisant beaucoup d’eau. L’objectif de cette investigation était de mesurer l’influence des paramètres du NEP (caractéristiques du flux, température de l’eau et temps de contact) sur l’efficacité du pré-rinçage à l’eau pour enlever les dépôts de lait des surfaces des tuyaux en acier inoxydable et de comparer l’efficacité du rinçage avec de l’eau de rinçage propre et déjà utilisée. Un NEP pilote a été utilisé pour rincer des sections de 3 diamètres de tuyaux différents en acier inoxydable 304. La vitesse de l’eau de rinçage a varié de 0,72 à 2,26 m/s. Les températures de l’eau de rinçage étaient de 22°C, 45°C et 67°C. Les temps de contact entre l’eau de rinçage et les dépôts ont été de 20 et de 60 secondes. L’efficacité du rinçage a été exprimée comme le ratio de la quantité de résidus de protéines enlevée à la surface du tuyau pendant le rinçage par rapport à la quantité du dépôt initial de protéines. L’efficacité du rinçage a varié de 73,1% à 94,9% pour la gamme de paramètres utilisés pendant le NEP. Une vitesses élevée de l’eau de rinçage fourni un niveau supérieur de l’efficacité du rinçage. L’augmentation de la température de l’eau de rinçage de 23°C à 45°C a amélioré significativement (P <0,05) l’efficacité de rinçage. Cet impact n’a pas été significatif quand la température de l’eau a été augmentée de 45°C à 67°C et avec des vitesses plus élevées de l’eau de rinçage. De même, un temps de contact plus long entraîne moins d’amélioration de l’efficacité à des températures et des vitesses plus élevées par rapport à des températures et des vitesses plus faibles. Il n’y avait pas de différences significatives dans l’efficacité du rinçage lorsque l’on compare le rinçage avec une eau propre (eau du robinet) et une eau réutilisée dans la gamme des vitesses évaluées.

Application pratique. Les étapes de rinçage sont des éléments importants dans l’opération de NEP et ont un impact direct sur les quantités d’eau et d’énergie utilisées pour le traitement de toute l’opération. L’efficacité de l’eau de rinçage peut être améliorée de manière significative par la sélection de combinaisons appropriées de paramètres de fonctionnement. Par exemple, des vitesses plus élevées de l’eau de rinçage (2,26 m/s) fournissent des améliorations significatives sur l’efficacité du rinçage rapport à la pratique commerciale actuelle (1,52 m/s). La sélection minutieuse de la température de l’eau de rinçage et la vitesse peuvent entraîner des réductions globales de l’eau et de l’énergie utilisées pour les opérations de nettoyage. La réutilisation de l’eau pour une 2ème ou 3ème passe offre des possibilités pour la réduction des besoins en eau supplémentaires sans incidence sur l’efficacité.

Référence. Mengyuan Fan, David M. Phinney andDennis R. Heldman. Effectiveness of Rinse Water during In-Place Cleaning of Stainless Steel Pipe Lines. Journal of Food Science Volume 80, Issue 7, pages E1490–E1497, July 2015.

Il était une fois la désinfection des microbes de l’eau par une amibe biocide …

30
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Santé.

amlogoUne Internaute lectrice du blog m’a fait passer un article paru le 30 juin dans Ouest-France sur « Désinfecter l’eau à coup de… microbes ».

L’entreprise lyonnaise Amoéba a trouvé un nouveau moyen plus efficace, plus écologique et plus économique de traiter les eaux. À la place de produits chimiques comme le chlore, elle préconise d’utiliser une amibe, un prédateur naturel des bactéries présentes dans l’eau. Amoéba fait son entrée en Bourse cette semaine et commercialisera son innovation début 2016.

Sur le site Internet de cette société on lit :

Le seul biocide de rupture : biologique, efficace contre les microbes, mais non toxique sur les autres organismes et l’environnement

Amoéba fourni à l’industrie la technologie la plus puissante et la plus révolutionnaire pour éliminer les microorganismes. Nous avons une licence mondiale pour l’unique biocide démontré efficace contre les microbes, tout en n’étant pas toxique pour d’autres organismes et pour l’environnement (démonstration faite par les études officielles). Notre biocide biologique est basé sur un prédateur naturel des organismes pathogènes contenus dans l’eau douce : l’amibe Willaertia magna C2c maky .

Notre biocide biologique, BIOMEBA, se place comme une innovation de rupture. Ses performances dans la prévention du développement de la légionnelle dépassent celles de tous les traitements chimiques existants. Notre produit a subi un processus de validation approfondi, incluant des tests en laboratoire conformes aux directives sur le biofilm du CDC (Center Disease Control ou Centre pour le Contrôle et la prévention des maladies), et des tests sur le terrain, dans des conditions réalistes. De plus, pendant deux ans, il a été testé sur des sites industriels, en collaboration avec les institutions réglementaires françaises, des entreprises de traitement des eaux et des utilisateurs finaux.

Le biocide biologique innovant breveté d’Amoéba est hautement efficace contre les bactéries planctoniques et sessiles, comme Legionella, Pseudomonas, ListeriaAeromonas hydrophilaKlebsiella pneumoniaeE. coliStaphylococcus aureus, etc.

NB : Pour une utilisation dans les tours aéro-réfrigérantes, pourquoi pas. Le beau et séduisant discours mériterait d’être accompagné de quelques article scientifiques dans des revues à comité de lecture notamment en ce qui concerne le processus de validation dit approfondi …

Nouvelles stratégies avancées pour combattre les biofilms

5
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

biofilmRésumé.

Les biofilms sont des agrégats microbiens inclus dans une matrice qui adhèrent à une surface biologique ou non biologique. La formation du biofilm est un problème important en médecine, dans l’industrie alimentaire et marine et peut conduire à des problèmes économiques et sanitaires considérables. Les communautés microbiennes complexes des biofilms sont très résistantes aux antibiotiques et aux désinfectants et confèrent alors une survie persistante qui est un défi à surmonter. Il y a plusieurs approches classiques de lutte contre les biofilms, enlèvement physique et/ou mécanique, enlèvement par des produits chimiques et l’utilisation d’antimicrobiens et de désinfectants pour tuer les organismes au sein du biofilm. Cependant, les biofilms sont très résistants à ces approches, par opposition aux cellules planctoniques. Ainsi, de nouvelles approches autres que les méthodes conventionnelles sont nécessaires. Dans cette revue, nous discutons des nouvelles stratégies anti-biofilm qui sont supérieures aux méthodes classiques en termes de lutte contre le problème des biofilms pour l’amélioration des soins en santé, l’amélioration de la sécurité des aliments et des procédés industriels.

Référence. M. Sadekuzzaman, S. Yang, M.F.R. Mizan, S.D. Ha. Current and Recent Advanced Strategies for Combating Biofilms. Comprehensive Reviews in Food Science and Food Safety Volume 14, Issue 4, pages 491–509, July 2015. Ce lien donne accès à ‘article en intégralité mais pour combien de temps ?

NB : La photo proposée issue de l’article illustre une représentation hypothétique du modèle de développement d’un biofilm.

De la maîtrise de Listeria dans la filière volaille

2
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Nettoyage-Désinfection, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

Résumé.

La surveillance et la maîtrise des pathogènes humains d’origine alimentaire, comme Listeria monocytogenes, est un aspect essentiel dans les programmes modernes de sécurité des aliments des installations de production alimentaire. Cette étude a évalué les profils de contamination des espèces de Listeria dans une usine de production de volailles et a évalué l’efficacité les procédures de maîtrise de la contamination et le transfert de la bactérie dans toute l’usine. La présence d’espèces de Listeria a été étudiée tout au long de la chaîne de production, dans les matières premières, les surfaces en contact et les surfaces non en contact avec les aliments et les produits finis. Tous les isolats ont été caractérisé par électrophorèse en champ pulsé (PFGE) afin d’identifier les points d’entrée possibles des espèces de Listeria dans la chaîne de production, ainsi que l’identification des voies de transfert possibles dans l’installation. L’efficacité des désinfectants utilisés dans l’usine vis-à-vis d’un sous-ensemble d’isolats a été évaluée. Sur les 77 différents profils identifiés par PFGE, 10 ont été retrouvés parmi deux ou plusieurs de ces cinq zones (ingrédients, préparation des aliments, cuisson, conditionnement, conditionnement en vrac et produits finis), indiquant des transfert potentiels dans l’installation. Un désinfectant sur les six utilisés dans l’usine a été identifié comme non conforme pour la maîtrise les espèces de Listeria. La combinaison des données de la PFGE, ainsi que les informations sur l’emplacement et la période de l’isolement, ont facilité l’identification d’une contamination persistante par des espèces de Listeria qui avaient colonisé l’installation, ainsi que d’autres qui sont transitoires.

Faits saillants.

  • Un système complet de sécurité des aliments dirigé vers la maîtrise de Listeria spp. dans une installation de production de volailles est décrit.
  • L’analyse des ingrédients est utilisée pour examiner le fardeau de la recontamination de l’installation.
  • L’application de la PFGE pour identifier les isolats persistants dans l’installation est décrite.
  • La sensibilité des souches internes à une variété de désinfectants a été mesurée et l’importance d’un tel screening est soulignée.

Référence. Edward M. Fox, Patrick G. Wall, Séamus Fanning. Control of Listeria species food safety at a poultry food production facility. Food Microbiology Volume 51, October 2015, Pages 81-86.

NB : Etude somme toute assez classique qui doit donner des idées afin de la mettre en pratique dans son entreprise.

Maîtrise des pathogènes au sein de biofilms sur des surfaces en acier inoxydable par l’acide lévulinique associé au dodécyl sulfate de sodium

1
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

Résumé.

L’efficacité de l’acide lévulinique (LVA) associé au dodécylsulfate de sodium (SDS) pour enlever ou inactiver Listeria monocytogenes, Salmonella Typhimurium et Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) dans des biofilms à la surface de coupons en acier inoxydable a été évaluée. Un mélange de cinq ou six souches (d’environ 9,0 log ufc/ml) des trois pathogènes a été inoculé séparément sur des coupons en acier inoxydable. Après incubation à 21°C pendant 72 h, les coupons ont été traitées pendant 10 min avec différentes concentrations de LVA associé au SDS (LVA 0,5% + SDS 0,05%, LVA 1% + SDS 0,1%, et LVA 3% + SDS 2%) et d’autres désinfectants couramment utilisés dont un désinfectant commercial à base d’ammonium quaternaire (150 ppm), de l’acide lactique (3%), de l’hypochlorite de sodium (100 ppm) et du peroxyde d’hydrogène (2%). Les pathogènes ont eu une croissance au sein des biofilms avec environ 8,6 à 9,3 log ufc/coupon après 72 h d’incubation. L’activité combinée de LVA et du SDS était bactéricide sur des biofilms pour les cellules des trois pathogènes évalués, aux concentrations les plus élevées (LVA 3% + SDS 2%) fournissant la plus grande réduction en log. Les images microscopiques indiquent que les cellules ont été détachées de la matrice du biofilm et l’intégrité des enveloppes cellulaires a diminué après traitement par LVA + SDS. Cette étude est propice à une meilleure compréhension du comportement antimicrobien du LVA + SDS vis-à-vis de pathogènes d’origine alimentaire au sein de biofilms.

Faits saillants.

  • L’efficacité de désinfectants couramment utilisés pour inactiver les cellules au sein des biofilms a été évaluée.
  • LVA 3% + SDS 2% obtiennent une réduction > 6,9 log ufc sur des pathogènes au sein de biofilms.
  • L’intégrité des enveloppes cellulaires a été endommagée par l’acide lévulinique + SDS.

RéférenceDong Chen, Tong Zhao, Michael P. Doyle. Control of pathogens in biofilms on the surface of stainless steel by levulinic acid plus sodium dodecyl sulfate. International Journal of Food Microbiology Volume 207, 17 August 2015, Pages 1-7.