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Articles de la catégorie 'Nettoyage-Désinfection'

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Nouvelle-Zélande : Enlever la contamination fécale réduit-elle le taux de Campylobacter ?

10
oct
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

2011-April-230-e1314634823506-1-300x200« Enlever la contamination fécale réduit-elle le taux de  Campylobacter ? » Source Doug Powell du barfblog du 10 octobre 2014.

Le changement ayant pour but de nettoyer la contamination fécale des caisses sales de transport des poulets a épargné aux Néo-Zélandais des centaines de cas à Campylobacter, disent les autorités.

Une nouvelle étude présentait à une conférence sur la santé a révélé que problème en Nouvelle-Zélande concernant le microbe douloureux et embarrassant entraînant la gastro est désormais du passé grâce aux évolutions de l’industrie.

À son apogée, Campylobacter était épidémique dans le pays et sa présence était la plus élevée du monde occidental, ce qui coûtait 60 millions de dollars par an, principalement en salaires perdus de personnes forcées de prendre des jours de congé pour soigner des maux de ventre et arrêter la propagation contagieuse.

Les volailles infectées étaient l’une des principales sources du problème.

Gail Duncan du ministère des industries primaires a dit devant le NZ Population Health Congress à Auckland que de simples changements à la réglementation sur la transformation de la volaille ont conduit à une chute radicale de 58% des infections.

Un changement clé était de commencer par laver les caisses utilisées pour le transport des poulets vers des usines de transformation, la création d’un environnement plus propre et l’arrêt de la contamination croisée qui alimente l’épidémie.

Listeria monocytogenes dans les produits alimentaires aquatiques

2
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Les produits aquatiques sont des produits alimentaires issus de la pêche et de l’aquaculture. Avec la demande croissante de produits alimentaires avec des conservateurs allégés et/ou prêts à être consommés, la prévalence du pathogène d’origine alimentaire Listeria monocytogenes a augmenté, ce qui est un problème de santé publique. Une étude publiée dans Comprehensive Reviews in Food Science and Food Safety* examine l’incidence, l’importance épidémiologique et les voies de contamination par L. monocytogenes dans divers écosystèmes aquatiques, produits de la mer et environnements de transformation. En outre, l’étude résume des données obtenues depuis les années 1990.

secListeria monocytogenes pénètre principalement la chaîne de production alimentaire par la contamination croisée (ou le transfert de contamination) dans les usines de production, ce qui fait que ce pathogène représente une menace majeure pour l’industrie des produits de la mer. Ce pathogène contamine généralement des produits alimentaires à des taux faibles ou modérés, mais les taux impliqués dans les cas de listériose sont nettement plus élevés. La majorité des isolats des produits aquatiques appartenant au sérotype 1/2a et des éclosions ont été liées à des souches hautement similaires, voire à des souches impossibles à distinguer. Plusieurs usines de transformation de produits de la mer sont colonisées par une flore spécifiques « maison » contenant des sous-types d’ADN de L. monocytogenes. Dans de tels cas, les populations de L. monocytogenes peuvent persister et/ou multiplier malgré les obstacles inhérents à leur croissance dans les opérations de conservation et de fabrication des aliments.

Afin de réduire et de prévenir la contamination dans l’environnement de transformation et les produits, les auteurs mettent en évidence la nécessité de détecter les principales sources de contamination et de comprendre les mécanismes qui sous-tendent la persistance des différentes souches de L. monocytogenes dans l’environnement. Les principales zones où Listeria spp. a été détecté ou bien la zone où la contamination la plus importante par Listeria a été observée dans l’environnement de transformation et qui a pu être identifiée. En particulier, les siphons de sol et la zone de pelage difficiles à nettoyer, ainsi que le matériel d’injection de saumure et de tranchage qui sont des réservoirs fréquents de la colonisation par des souches de L. monocytogenes persistantes dans les usines de transformation de poisson ; cependant, d’autres recherches sont nécessaires pour confirmer l’origine de la contamination.

Les auteurs concluent que le nettoyage et la désinfection de l’usine de production devrait réduire la prévalence de L. monocytogenes, et il est urgent de concevoir des stratégies de désinfection qui ciblent précisément les souches persistantes, par exemple, en utilisant des désinfectants à base de composants actifs plus appropriés contre les biofilms.

*L’article est disponible intégralement et gratuitement.

NB : On lira aussi « Quelques pistes pour se débarrasser des bactéries persistantes dans les entreprises alimentaires », 1 et 2.

4 décès, 1000 personnes malades par Salmonella aux Pays-Bas il y a 2 ans. Le transformateur de poissons n’est toujours pas encore en conformité

1
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Machines, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Screen-Shot-2012-10-13-at-8.47.19-AM1« 4 décès, 1000 personnes malades par Salmonella aux Pays-Bas il y a 2 ans. Le transformateur de poissons n’est toujours pas encore en conformité ». Source Doug Powell du barfblog du 30 septembre 2014.

Une entreprise de transformation de poissons qui a été au centre d’une éclosion de salmonellose, il y a deux ans, n’est pas encore en conformité, a dit la ministre de la santé, Edith Schippers, au parlement.

Foppen basé à Harderwijk a été au centre d’un scandale mondial de contamination du saumon en 2012, dans laquelle quatre personnes sont décédées et 1000 personnes sont tombées malades.

Les derniers bilans de l’usine de transformation ont donné lieu à des amendes pour la présence d’une substance « mold-like » (moisissures) sur des bandes transporteuses et de la condensation dans le système de conditionnement des crevettes, a dit l’agence de nouvelles ANP.

Le mois dernier, un diffuseur local Omroep Gelderland  a rapporté que tout n’était pas encore conforme dans la société, ce qui a conduit les députés à poser des questions au ministre de la santé.

« Je considère qu’il est inquiétant de constater que malgré l’éclosion de salmonellose en 2012, les contrôles de 2013 et d e2014 montrent que Foppen n’est pas encore à la hauteur », a déclaré Schippers dans sa réponse (texte en Néerlandais).

NB : Il avait été question en son temps de ce sujet sur le blog avec les articles suivants : Salmonella et saumon fumé aux Pays-Bas et … aux Etats-Unis et Salmonella Thompson et saumon fumé des Pays-Bas : le bilan s’alourdit.

ooOOoo

Statistiques de ce blog selon Médiamétrie-eStat,

  • septembre 2014, 30695 pages vues, 18703 visites et 15875 visiteurs

Elements d’information sur les planches à découper

23
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

Bien entendu il y a déjà eu ici et là sur ce blog des articles sur les planches à découper. Pour plus d’informations, voir ici.

« Faits saillants sur planches à découper et la sécurité des aliments dans votre cuisine (extrait de The Abstract) », source Ben Chapman du barfblog du 23 septembre 2014.

A partir de l’article de Dean Cliver, j’ai eu une discussion la semaine dernière avec mon ami Matt Shipman sur les planches à découper et la sécurité des aliments. Matt, rédige des articles scientifiques, il est chargé d’information à la North Carolina State University et est responsable d’une publication The Abstract, et il a notamment écrit :

IMG_0826Tout ce qui touche vos aliments peut être une source de contamination et de maladies d’origine alimentaire – y compris les planches à découper.

Par exemple, si vous coupez un poulet cru, puis que vous utilisiez la même planche à découper pour couper une tomate pour votre salade, vous courez le risque d’un transfert de contamination (ou contamination croisée), les bactéries du poulet étant transférées vers la tomate. Cela, bien entendu, serait mauvais.

Et les végétariens ne sont pas épargnés non plus. Les fruits et les légumes peuvent également contenir des pathogènes (et les transférer sur les planches à découper).

Pour réduire le risque de maladies d’origine alimentaire dans votre cuisine, voici quelques éléments que vous devez savoir sur les planches à découper.

Plastique versus Bois

Pendant longtemps, la plupart (sinon la totalité) des planches à découper étaient en bois. Mais à un certain moment, les gens ont commencé à utiliser des planches à découper en plastique. L’idée était qu’ils étaient plus facile à nettoyer (et à désinfecter), et donc ils étaient plus sûrs.

Mais à la fin des années 1980, un chercheur de l’UC Davis nommé Dean Cliver, de facto, le parrain des planches à découper et des la sécurité des aliments, a décidé d’examiner si les planches à découper en plastique étaient vraiment sûres. Réponse : pas vraiment.

Cliver a trouvé que les planches à découper en plastique sont plus faciles à désinfecter. Mais les coups de couteaux laissent aussi beaucoup d’anfractuosités où les bactéries peuvent se nicher. Le bois est plus difficile à désinfecter, mais il est aussi (souvent) plus difficile en général, mais vous ne trouverez pas autant de profondes rayures en surface.

En outre, les chercheurs ont découvert que le type de bois à partir duquel votre planche à découper est fabriqué fait aussi la différence.

« Des bois durs comme l’érable sont à grains fins, et la capillarité de ces grains tire vers le bas les fluides, piégeant les bactéries, qui sont tuées quand la planche sèche après nettoyage », explique Ben Chapman, un chercheur en sécurité des aliments à la North Carolina State University. « Les bois tendres, comme le cyprès, sont moins susceptibles de ternir la pointe de votre couteau, mais posent également un risque plus élevé de sécurité des aliments », explique Chapman. « C’est parce qu’ils ont des grains plus gros, ce qui permet au bois de se fendre plus facilement avec la formation d’anfractuosités où des bactéries peuvent se développer. »

Quel type de planche à découper devriez-vous utiliser ? Chapman recommande d’utiliser des planches à découper en plastique pour la viande et des planches en bois pour les fruits, les légumes, ou tous les aliments prêts à être consommés (comme le pain ou le fromage).

Pourquoi utiliser des planches à découper en plastique pour la viande ? En raison de la façon dont vous les lavez.

Nettoyage de votre planche à découper

Le plastique et le bois ont des caractéristiques différentes, il faut donc les traiter différemment.

Les planches à découper en plastique peuvent être placées dans le lave-vaisselle, où elles peuvent être désinfectées par un lavage à haute température. Mais les planches à découper en bois seraient rapidement hors service avec le recours d’un lave-vaisselle, et tout le monde ne possède pas de lave-vaisselle. Si vous lavez une planche à découper à la main, vous devriez :

• Rincez les débris de la planche à découper (en faisant attention de ne pas éclabousser partout avec de l’eau contaminée) ;

• Frottez la planche à découper avec de l’eau et du savon (pour enlever tout ce qu’il y a dans les rainures et les anfractuosités à la surface de la planche) ; et

• Désinfectez la planche à découper (vous utiliserez un désinfectant différent pour les planches à découper en bois que pour celles en plastique).

Pour les planches à découper en plastique, vous utiliserez un désinfectant à base chlore, une solution d’eau de Javel et d’eau (une cuillère à soupe d’eau de Javel dans 3,8 litres d’eau a une durée de vie d’une semaine ou deux). Mais pour les planches à découper en bois, vous devez utiliser un désinfectant à base d’ammonium quaternaire plus disponible, par exemple une solution de Mr Propre et de l’eau (suivre les instructions de dilution sur l’étiquetage).

« Ceci parce que le chlore se lie très facilement aux matières organiques, comme le bois dans une planche à découper, qui neutralise ses propriétés antibactériennes », dit Chapman. « Les ammoniums quaternaires sont plus efficaces pour tuer les bactéries sur du bois ou autres surfaces organiques. »

Il est intéressant de noter que vous devriez également désinfecter votre éponge/chiffon/ brosse de cuisine après l’avoir utilisé pour frotter le jus de poulet de votre planche à découper ou alors vous courez le risque de contamination de la prochaine chose que vous allez laver (ce qui est exactement le contraire de ce que vous essayez de faire).

La dernière étape du nettoyage de votre planche à découper est un point important, séchez là.

« Assurez-vous de mettre la planche à découper quelque part où l’air circule, de façon à la sécher complètement », dit Chapman. Les bactéries ont besoin d’humidité pour croître, et vous ne voulez pas leur donner un environnement accueillant.

« Historiquement, les bouchers utilisaient du sel sur leurs billots de boucher pour les empêcher de sentir mauvais », dit Chapman. « Cela a fonctionné parce que le sel attire l’humidité du bois et empêche la contamination bactérienne, qui est ce qui a causé l’odeur, même si à l’époque les bouchers ne savaient pas. »

Quand remplacer votre planche à découper

À un moment, le brossage et la désinfection pourraient ne plus être suffisants. Lorsque votre planche à découper a accumulé beaucoup d’anfractuosités profondes liées à des utilisations répétées, vous avez probablement besoin de la remplacer.

« Plus il y a des anfractuosités, et plus elles deviennent  grandes, plus la zone de la planche devient disponible pour emprisonner l’humidité et donner une place aux bactéries pour proliférer », dit Chapman.

Etats-Unis : Une ONG publie des rapports d’inspection de chez Foster Farms

13
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

« Une ONG publie des rapports d’inspection de l’USDA de chez Foster Farms », source Meatingplace du 12 septembre 2014. Un rappel des faits sur le cas Foster Farms est proposé dans cet article.

Une ONG active dans le domaine de la défense de l’environnement a publié 300 pages des rapports de l’inspection fédérale dans les sites de Foster Farms qui décrivent des centaines d’incidents de contamination fécale, la présence de cafards et autres non-conformités de sécurité des aliments, beaucoup étant intervenues après que l’USDA ait publié une alerte de santé publique sur les poulet de la société en octobre 2013.

Screen-Shot-2013-10-20-at-4.05.03-AM-300x220634 personnes au total ont été infectées par une éclosion de salmonellose liée à des volailles produites par Foster Farms et  qui a pris fin en juillet 2014.

Le Natural Resources Defense Council (NRDC), un groupe de défense basé à New York, a déclaré que le site de Foster Farmsà Livingston en Californie, au centre de l’éclosion, a été citée 154 fois dans les six mois qui ont suivi l’alerte de l’USDA en octobre 2013. L’usine a été fermée temporairement en janvier 2014.

Foster Farms, dans un communiqué, a dit qu’il a désormais pleinement satisfait aux demandes de l’USDA et du Centers for Disease Control.

Les inspecteurs de l’USDA ont effectué plus de 4 800 analyses au cours des trois derniers mois dans les domaines de l’hygiène, du nettoyage-désinfection et du HACCP et ont trouvé que Foster Farms était à 99% conforme, a indiqué la compagnie.

« Nous avions besoin de faire des améliorations et nous les avons faites », a dit l’entreprise.

Le NRDC a obtenu des documents du Food Safety Inspection Service de l’USDA dans le cadre d’une demande en vertu du Freedom of Information Act (Loi pour la liberté d’information). Les dossiers couvrent une période allant de janvier 2009 à mars 2014 et décrivent les incidents, comprenant la croissance de moisissures, la présence de morceaux de métal retrouvés dans des carcasses et un siphon de sol bouché avec de la peau, a dit NRDC.

NB : Une loi pour la liberté d’information équivalente à celle des Etats-Unis n’existe pas en tant que telle en France. En effet, Il n’existe aucune mesure de diffusion systématique des résultats des contrôles officiels relatifs à la sécurité sanitaire des aliments.