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Articles de la catégorie 'Nettoyage-Désinfection'

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En combien de temps des virus peuvent contaminer un bâtiment et comment les arrêter ?

9
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

« En combien de temps des virus peuvent contaminer un bâtiment et comment les arrêter ? », source ASM Events, ICAAC 2014.

Des virus utilisés comme traceurs, des chercheurs ont trouvé que la contamination de seulement une seule poignée de porte ou le dessus d’une table entraîne la propagation du virus dans un immeuble de bureau, un hôtel et un centre de santé. Dans les 2 à 4 heures, le virus peut être détecté sur 40 à 60% des employés et des visiteurs dans les installations et les objets touchés fréquemment, selon une étude présentée à la 54e Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy (ICAAC), la réunion annuelle sur les maladies infectieuses de l’American Society for Microbiology.

icaac_gerbaIl existe une solution simple, cependant, dit Charles Gerba de l’université de l’Arizona à Tucson, qui a présenté l’étude.

« L’utilisation de lingettes désinfectantes contenant des composés d’ammonium quaternaire enregistrés auprès de l’EPA, efficaces contre des virus comme norovirus et le virus de la grippe, ainsi que l’hygiène des mains, a réduit la propagation du virus de 80 à 99% », dit-il.

Norovirus est la cause la plus fréquente de gastro-entérite aiguë aux États-Unis, selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Chaque année, il provoque environ 19-21 millions de maladies et il contribue de 56 000 à 71 000 hospitalisations et de 570 à 800 décès. Toucher des surfaces ou des objets contaminés par norovirus puis mettre ensuite vos doigts dans votre bouche est une source commune d’infection.

Dans l’étude, Gerba et ses collègues ont utilisé le bactériophage MS-2 comme substitut du norovirus humain, car il est semblable dans la forme, la taille et la résistance aux désinfectants. Le phage a été déposé dans une 1 à 2 surfaces couramment touchées (une poignée de porte ou le dessus d’une table) au début de la journée dans un immeuble de bureaux, une salle de conférence et un centre de santé. Après diverses périodes de temps (2-8 heures), 60 à 100 prélèvements de surfaces passives, capables de transporter des organismes infectieux (interrupteurs, ridelles de lit, dessus de table, comptoirs, boutons poussoirs, cafetières, robinets d’évier, poignées de porte, téléphones et matériel informatique) ont été réalisés pour la recherche de phages.

« En 2 à 4 heures entre 40 à 60% des vecteurs passifs prélevés étaient contaminés par le virus », a dit Gerba.

Dans la phase d’intervention, le personnel de nettoyage et des employés ont reçu des lingettes désinfectantes contenant des ammonium quaternaires et des instructions sur leur bonne utilisation (utilisation d’au moins une fois par jour). Le nombre de vecteurs passifs sur lesquels le virus a été détecté a été réduit de 80% ou plus et la concentration du virus a été réduite de 99% ou plus.

Il y a 90 formulations différentes à base d’ammonium quaternaires disponibles enregistrées auprès de l’EPA sous 1500 noms de marque différents qui sont formulées pour tuer norovirus sur des surfaces inertes. Elles sont disponibles en tant que lingettes ou liquides prêts à l’emploi ou en concentré pour une utilisation par les équipes professionnelles de maintenance.

« Les résultats ont montré que la contamination virale de surfaces inertes dans des installations a lieu rapidement et une simple intervention peut grandement aider à réduire l’exposition au virus », dit Gerba.

Légende de la photo. Gerba et un étudiant travaillant sur des prélèvements, à gauche et une éponge de prélèvement microbiologique à droite. Images aimablement fournies par le laboratoire de Gerba.

Fonterra mis en accusation dans un nouveau rapport car il aurait veillé à ses profits au détriment d’une culture de sécurité des aliments

9
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Fonterra a mis l’accent sur le profit, selon un rapport sur la crise liée à l’alerte au botulisme », source Stacey Kirk et Niko Kloeten de Stuff.co.nz du 9 décembre 2014.

La dernière série de rapports du gouvernement bien différente de celui de Fonterra a été publiée le 9 décembre 2014, voir ici. Les autres informations sur les autres rapports antérieurs peuvent retrouvés dans des articles parus sur le blog, ici et .

ooOOoo

russia__belarus__kazakhstan_ban_fonterra_products_1873107784Fonterra aurait veillé à ses profits au détriment d’une culture de sécurité des aliments, a trouvé le rapport final accablant au sujet de la crainte du botulisme qui a endommagé la réputation internationale de la Nouvelle-Zélande.

Plus tôt cette année, Fonterra a eu une amende de 300 000 dollars pour cet incident, qui a vu des produits laitiers retirés des rayons quand il est apparu qu’ils étaient potentiellement contaminés par l’agent du botulisme.

Fonterra a tardé à notifier aux autorités compétentes et a causé une crainte internationale, notamment en Chine, dans laquelle Fonterra a été incapable de confirmer pendant plusieurs jours où étaient les produits travers le monde, qui avaient été fabriqués plus d’un an plus tôt.

De nouvelles analyses ont montré que le risque de botulisme n’a jamais existé, même si la fausse alarme a suscité une revue du système de sécurité des aliments de la Nouvelle-Zélande.

La dernière d’une série de rapports indépendants, publiés, et l’enquête, dirigée par le conseiller de la Reine, Miriam Dean, ont trouvé un certain nombre d’erreurs.

Alors que des protocoles de sécurité des aliments étaient place, la culture de la précaution liée à la sécurité des aliments n’a pas été favorisée.

Les problèmes remontent à mai 2012, quand Fonterra a refabriqué (ou de rework -aa) une partie de son lactosérum concentré, en utilisant une tuyauterie souple temporaire de l’usine Hautapu à Waikato de manière non approuvée par les services réglementaires, ce qui a augmenté le risque de la présence de bactéries.

La tuyauterie a été nettoyée avec une solution alcaline (plutôt qu’acide), qui n’a pas réussi à éliminer toute la contamination.

Le rapport a aussi trouvé qu’ayant informé le ministère dans les derniers jours d’août 2013, Fonterra n’avaient pas bien préparé de plan de crise du groupe à mettre en œuvre, y compris une communication de crise (en particulier sur les médias sociaux).

« Fonterra a mis jusqu’au 18 août pour retracer tous les produits concernés, montrant ainsi de graves lacunes. »

« Fonterra n’a pas coordonné efficacement ses actions avec celles du ministère, Danone et le gouvernement pendant la crise », a déclaré le rapport.

Le ministère des industries primaires n’est pas épargné.

« Le ministère n’avait pas plan de crise cohérent (ou révisé ou répété) pour un incident alimentaire qui aurait pu être mis en œuvre immédiatement après avoir reçu la notification de la présence de C. botulinum. »

Mais Dean a noté que la réponse du ministère a été entravée par notification tardive de Fonterra et par l’exagération du risque botulisme, ainsi que la traçabilité déficiente de Fonterra.

« Le ministère mérite crédit pour de nombreux aspects de sa réponse, mais il aurait dû avoir un meilleur processus décisionnel documenté, une utilisation plus rigoureuse de l’évaluation des risques fondée sur la science et une meilleure coordination avec l’industrie pour éviter toute confusion inutile chez les consommateurs et les autres », a déclaré Dean.

Fonterra n’a pas informé AsureQuality ou le ministère d’un problème potentiel de sécurité des aliments le 24 juillet quand il a formé une équipe sur les évènements critiques, une étape qui aurait probablement dû conduire à un examen plus approfondi de la note d’AgResearch (laboratoire qui a signalé la présence possible de C. botulinum -aa).

Fonterra n’a pas notifié à ses clients à ce moment-là que des produits pourraient être contaminés afin qu’ils puissent commencer à les tracer et à les rappeler.

Fonterra a été en retard en ne notifiant au ministère le problème que le 2 août et n’a pas fourni au ministère le rapport préliminaire d’AgResearch déclarant que C. botulinum était « probable », pas « confirmé », qui, là encore, aurait dû conduire à un examen plus approfondi des résultats d’AgResearch.

Dean a décrit l’incident comme un « moment décisif ».

« Fonterra a réalisé de la manière la plus profonde que la sécurité des aliments est la seule chose pour laquelle il n’est pas possible d’avoir d’autres priorités pour l’entreprise, afin de poursuivre des ventes et d’avoir des bénéfices, une solide réputation, la confiance des consommateurs ou un avenir sûr sur la scène mondiale », a-t-elle dit.

Les Travaillistes ont immédiatement appelé à une autorité indépendante de sécurité des aliments.

« C’est la seule façon de faire pour assurer que les niveaux les plus élevés de sécurité des aliments et une indépendance qui rassure nos clients sur les marché internationaux », a déclaré le porte-parole des industries primaires Damian O’Connor.

La Nouvelle-Zélande a besoin d’un système de « leader mondial » en sécurité des aliments a-t-il dit. « Ce rapport a été un acte d’accusation triste de ce qui a eu lieu … La culture (de la sécurité des aliments), de la ferme jusqu’à la place du marché doit s’améliorer. »

Comme on le voit tout le monde ne prend pour son grade … jusqu’à la prochaine fois !

Evaluation du traitement par le dioxyde de chlore pour inactiver Salmonella enterica sur des graines germées de soja

1
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

BeanSproutsCloseFeatured« Le dioxyde de chlore serait un espoir pour la désinfection des graines germées, selon une étude », source article de Gretchen Goetz du 1er décembre 2014 paru dans Food Dafety News. Le dioxyde de chlore (c’est un gaz -aa) peut être un outil efficace dans la lutte contre Salmonella dans les graines germées (ou germes), selon une nouvelle étude parue dans le Journal of Food Protection.

Des chercheurs de l’université Rutgers et de l’Agricultural Research Service (ARS) de l’USDA ont trouvé que le dioxyde de chlore est plus efficace pour détruire Salmonella sur des graines germées de soja que le lavage au chlore, la technique de décontamination préférée de l’industrie.

Les scientifiques ont trouvé que le dioxyde de chlore était capable de réduire la présence de Salmonella sur des graines germées de soja de 99,999%, comparativement à une réduction de 99% atteint avec un lavage au chlore.

Les graines germées ont une longue et triste histoire de contamination. L’environnement chaud et humide dans lequel elles sont cultivées fournit les conditions de croissance idéales pour des bactéries pathogènes, le plus souvent Salmonella, E. coli ou Listeria.

Depuis 1995, au moins 51 foyers de cas aux États-Unis et au Canada ont été liés aux graines germées. Parmi ces foyers de cas, 39 concernaient Salmonella.

La plus grande épidémie à E. coli de l’histoire a été liée à des graines germées de radis au Japon en 1996. Au moins 8500 personnes ont été malades et 12 personnes sont décédées dans cette épidémie.

La chaîne nationale de sandwichs Jimmy Johns a enlevé de façon permanente les graines germées de son menu en 2012 après une série d’éclosions liées aux graines germées servies dans ses restaurants.

La semaine dernière, les Centers for Disease Control and Prevention ont dit qu’ils étudient l’éclosion dans plusieurs Etats dans le Nord-Est à Salmonella Enteritidis liée à des germes de soja. Au 24 novembre, 68 personnes dans 10 Etats ont été malades.

Alors que l’industrie des graines germées est à la recherche d’un moyen infaillible pour assainir ses produits, le nettoyage des germes est délicat car l’aliment est sensible et tout traitement sévère pourrait affecter sa couleur ou son goût.

Les germes sont plus difficiles à traiter parce que, comme d’autres produits frais, la surface poreuse et inégale des graines germées offre de nombreux endroits aux bactéries pour se cacher.

« Il y a des zones que nous ne voyons pas », a expliqué le Dr Bassam Annous, microbiologiste à l’ARS et auteur principal de l’étude. « Ils ont l’air bien, mais, si vous allez au niveau microscopique, cela ressemble à des montagnes et des vallées. »

Dans ces vallées, les bactéries peuvent être plus difficiles à détruire avec des désinfectants aqueux parce qu’ils sont protégés par des molécules d’air qui les piègent.

« Il devient plus difficile de les détruire parce qu’elles vivent dans un environnement protecteur », a-t-il dit.

C’est là, selon Annous, que le gaz peut être plus efficace que les désinfectants aqueux parce qu’il est capable de pénétrer les bulles d’air protectrices et exposer les bactéries au gaz. Les solutions à base d’eau, d’autre part, ne peuvent pas pénétrer dans ces zones.

Annous a comparé cela à une bouteille de vin. Si la bouteille est pleine d’air, l’air doit être expulsé pour qu’elle puisse se remplir de vin.

Les chercheurs ont découvert qu’appliquer du dioxyde de chlore aux germes avec une agitation mécanique est plus efficace que de l’appliquer à des germes stationnaires disposés au fond d’une cuve dans laquelle le gaz est envoyé. De cette façon, le gaz peut atteindre tous les côtés des graines germées.

Les germes utilisés dans les essais ont été exposés à Salmonella de manière à mimer ce que serait la contamination dans le monde réel, a dit Annous.

Les scientifiques ont utilisé des souches de Salmonella recueillies auprès de patients lors des trois dernières éclosions liées aux graines germées à Salmonella aux Etats-Unis pour être sûr que les types de Salmonella utilisés étaient capables de causer des maladies à Salmonella répandues chez l’homme.

Les graines germées sont trempées dans un cocktail des trois souches de Salmonella pendant cinq minutes, puis elles sont laissées reposer pendant la nuit afin d’avoir une croissance de Salmonella et le développement d’un biofilm, une couche de protection qui protège les bactéries et qui lui fournit des nutriments.

Les graines germées sont ensuite traitées avec soit un lavage au chlore ou du chlore gazeux, soit avec ou sans agitation mécanique, et pour des périodes variables.

BeanSeeds1-300x166Le lavage au chlore a réalisé une réduction de 2 log ou 99% du taux de Salmonella, par opposition aux réductions de 3,0, 4,0 et 5,5 log UFC/g ou de 99,99% à 99,999% obtenues avec le dioxyde de chlore, respectivement pendant 15, 30 et 60 minutes. Sans agitation, les réductions pour les mêmes temps de contact étaient respectivement de 3,0, 3,0, et 4,0 log UFC/g. Une exposition plus longue, avec une agitation mécanique, a contribué à une réduction plus élevée.

« Il fait le job », a déclaré Annous à propos du dioxyde de chlore.

Le lavage au chlore est actuellement le meilleur traitement recommandé pour réduire la contamination des graines germées. L’International Sprout Growers Association exige un traitement par un lavage au chlore et le respect des bonnes pratiques de fabrication (BPF) pour que les producteurs soient certifiés par son programme volontaire d’assurance de qualité.

D’autres options pour la désinfection des graines germées comprennent le traitement thermique des graines, le traitement à l’ozone, une forme hautement réactive de l’oxygène ou l’irradiation. Toutes ces méthodes réduisent significativement mais n’éliminent pas les pathogènes des graines, germées selon les recommandations de sécurité sanitaire de la Food and Drug Administration.

Lorsqu’on lui demande si oui ou non le traitement par du dioxyde de chlore serait coûteux pour l’industrie à mettre en œuvre, Annous a dit que cela serait rentable sur le long terme. Il serait coûteux d’acheter et d’installer l’équipement nécessaire, le coût descendrait après la mise en œuvre.

De plus, il a noté, « C’est beaucoup moins cher que de rappeler votre produit, fermer votre site et aller en justice pour un litige si, à Dieu ne plaise, il y a une éclosion. »

Annous a dit qu’il travaille sur un autre projet de recherche pour concevoir un sac étanche qui libèrerait du dioxyde de chlore gazeux pour traiter les germes une fois conditionnés, et ainsi fournir une étape de destruction après l’étape finale de production.

Les preuves sont là pour démontrer que les graines germées sont porteuses de bactéries et elles sont le plus souvent contaminées au niveau de la graine, selon la FDA. Mais une mauvaise manipulation pendant ou après la croissance a aussi contribuée à la contamination.

Annous travaille donc avec d’autres chercheurs afin d’utiliser le chlore gazeux pour désinfecter des graines avant germination. Les germes de soja utilisés dans cette étude pouvaient être traités avec du gaz après germination parce qu’ils sont blancs, alors que les germes d’alfalfa seraient blanchis par le processus, a-t-il dit.

Cependant, une graine est beaucoup plus difficile, et traiter une graine germée verte dans la phase graine ne compromettra pas sa couleur une fois la germination faite.

© Food Safety News

Référence. Prodduk, V., Annous, B.A., Liu, L.S., Yam, K.L. 2014. Evaluation of chlorine dioxide gas treatment to inactivate Salmonella enterica on mungbean sprouts. Journal of Food Protection. Volume 77, No.11, 2014, Pages 1876-1881.

NB : On pourra aussi lire un résumé de l’étude sur le site de l’ARS ici.

Inactivation de Listeria monocytogenes par des désinfectants et des bactériophages dans des essais en suspension et des essais avec des supports porte-germes en acier inoxydable

29
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Normalisation, Santé, Sécurité des aliments.

Résumé.

Pour simuler les surfaces en contact avec des aliments avec des creux ou des fissures, des plaques en acier inoxydable avec des anfractuosités (profondeurs comprises entre 0,2 et 5 mm) ont été réalisées. Ces plaques artificiellement contaminées par Listeria monocytogenes dans des conditions de propreté par des salissures organiques ou après 14 jours de formation de biofilm, après quoi l’inactivation du pathogène par du Suma Tab D4 (dichloroisocyanurate de sodium, 240 et 300 mg/litre), du Suma Bac D10 (composé à base d’ammonium quaternaire, 740 mg/litre) et une suspension de bactériophages (Listex P100) a été déterminée. Les deux désinfectants chimiques ont de bons résultats sur des essais en suspension et sur les essais sur des supports porte-germes selon la norme européenne avec respectivement une réduction de plus de 5 unités log et 4 unités log des cellules de Listeria après 5 minutes de temps de contact. Toutefois, pour les plaques avec des anfractuosités, la réduction ne répond pas l’exigence de la norme, bien qu’une réduction plus importante de L. monocytogenes soit observée dans des anfractuosités peu profondes par rapport des anfractuosités plus profondes. De plus, la présence de résidus alimentaires et de biofilm réduit l’effet des désinfectants surtout avec des anfractuosités profondes, qui est dépendante du type de substrats alimentaires. Les bactériophages ont montré un meilleur effet antimicrobien par rapport aux désinfectants chimiques (le dichloroisocyanurate de sodium et le composé à base d’ammonium quaternaire) dans la plupart des cas dans les anfractuosités peu profondes, mais pas dans les anfractuosités profondes. Les désinfectants à base de chlore sont habituellement moins efficaces que les composés à base d’ammonium quaternaire. Les résultats démontrent clairement que les surfaces avec des anfractuosités ont influencé l’effet antimicrobien des désinfectants chimiques et des bactériophages parce que le pathogène est protégé dans les anfractuosités profondes. L’utilisation de bactériophages pour inactiver les pathogènes sur des surfaces peut être utile dans des cas limités. Cependant, l’utilisation de grandes quantités dans la pratique peut être coûteux et des souches résistantes aux phages peuvent se développer.

Chaitiemwong, N.; Hazeleger, W. C.; Beumer, R. R. Inactivation of Listeria monocytogenes by Disinfectants and Bacteriophages in Suspension and Stainless Steel Carrier Tests. Journal of Food Protection®, Number 12, December 2014, pp. 2012-2218, pp. 2012-2020(9).

Commentaires : L’intérêt de l’étude réside dans les essais avec des porte-germes en acier inoxydable comportant des anfractuosités.

Une crèche britannique fermée après une éclosion à E. coli O55

27
nov
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« Une crèche britannique fermée après une éclosion à E. coli O55 », source Ben Chapman du barfblog du 26 novembre 2014.

La BBC rapporte que le Blandford Children’s Centre Nursery dans le Dorset (Royaume-Uni) a été fermé car les responsables de la santé enquêtent sur des cas groupés de maladies rares à E. coli.

500065432206023-1Vanessa Glenn, responsable de la politique familiale au Dorset County Council, qui gère la crèche sur Black Lane, a dit qu’un enfant a été diagnostiqué avec une infection à E. coli à la mi-octobre.

Elle a dit que la crèche a été fermée pendant trois jours tandis que des travaux de nettoyage en profondeur étaient entrepris.

Un autre enfant de la crèche a été infecté lundi et elle est actuellement fermée en attendant les résultats des analyses de sang du personnel et des prélèvement de selles des enfants, a-t-elle ajouté.

Elle a dit qu’il y avait eu un autre cas à E. coli impliquant un enfant de Blandford qui fréquentait le Shaftesbury Children’s Centre, et qu’il ne faisait pas partie des cas groupés.

Madame Glenn a déclaré : « Bien qu’il n’y ait aucune indication d’un lien direct entre la crèche et les cas récents, nous travaillons en étroite collaboration avec Public Health England et les autorité locales de santé environnementale pour contribuer à résoudre le problème. »

Elle a ajouté parents avaient été ‘pleinement informés’ de la fermeture de la crèche.

« Comme certains cas sont survenus chez des personnes associées à la crèche pour enfants, des lettres ont été envoyées aux parents dont les enfants fréquentent la crèche et le personnel, les informant sur E. coli O55 et l’enquête en cours », a déclaré le PHE.