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Articles de la catégorie 'Nettoyage-Désinfection'

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En matière de rappels de produits, nous sommes entrés dans la quatrième dimension !

2
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité.

Un lecteur du blog me disait récemment à propos du rappel de reblochons, j’essayais d’expliquer l’inexplicable. En tentant de comprendre le traitement des alertes, on entre dans « La quatrième dimension » !

Eh bien, il ne croyait pas si bien dire, car effectivement, nous voilà entrés dans la quatrième dimension avec ce dernier communiqué de rappel du 2 juillet 2014 la DGCCRF.

kit_nettoyage_cl680Rien que de très anodin au demeurant …

Avis de rappel d’un kit de nettoyage pour écran et clavier d’ordinateur de la marque 3M
Nom du produit : Kit de nettoyage pour écran et clavier d’ordinateur
Marque : 3 M
Désignation ou modèle :
Screen and Keyboard Cleaner CL680.
Anomalie : Eventuelle contamination bactérienne découverte à la suite de tests sur des échantillons de produit
Mesures prises par le professionnel : Retrait volontaire du produit du marché
Campagne de rappel auprès des consommateurs en vue d’un retour du kit complet (le flacon, la brosse et les peaux de chamois) auprès de 3M pour obtenir le remboursement

Un petit rappel des faits va vous instruire, et comme souvent en pareil cas, un petit retour en arrière est nécessaire …

Tout a commencé le 18 juin 2014 avec un communiqué d’un site officiel suisse sur une « Campagne volontaire de rappel du kit de nettoyage pour écran et clavier d’ordinateur 3M™ Screen and Keyboard Cleaner CL680 ».

Le 23 juin 2014 dans un article du 23 juin 2014, Un rappel dans un pays peut-il en cacher un dans un autre pays ?, je relatais ce communiqué suisse, mais je faisais aussi état de distributeurs sur Internet qui curieusement mettaient en avant pour ce produit, les mentions, Article indisponible », « Actuellement indisponible », « Rupture de stock », « En cours de réapprovisionnement ».

Dernier point, mais oh combien important, comparez les communiqués de 3M France et de 3M Suisse et vous comprendrez. C’est étonnant la différence de traitement de l’information pour le consommateur !

Par exemple, le consommateur français ne saura pas :

Aucun incident, ni aucune réclamation en matière de santé n’ont été signalés à 3M et le risque potentiel pour les personnes en bonne santé est considéré comme étant très faible. Il existe cependant des populations sensibles, telles que les personnes dont le système immunitaire est fragilisé, ou atteintes de troubles pulmonaires structurels. La bactérie découverte, la Burkholderia cepacia, est largement répandue ; on la rencontre couramment dans les environnements tels que les sols, les légumes et les racines de différentes plantes, et certaines surfaces. »

Je crois donc, par cet exemple, confirmer que nos autorités, en matière de rappels de produits, sont définitivement entrées dans la quatrième dimension, CQFD, et que 3M qui nous prend pour des billes ! Surtout ne cherchez pas à comprendre car c’est le propre de la quatrième dimension …

Joints d’étanchéité dans les équipements alimentaires

23
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

o-ringLa revue New Food 3/2014 publie un article sur « EHEDG : Joints d’étanchéité dans les équipements alimentaires ». Extraits.

Cet article vise à donner un aperçu sur les besoins particuliers sur la conception hygiénique des joints d’équipements alimentaires et également les principes pour des solutions actuelles des joints statiques et dynamiques. La prochaine nouvelle ligne directrice de l’EHEDG traitera du sujet des joints et va offrir une grande aide au concepteur et à l’utilisateur qui veut sélectionner une bonne solution d’étanchéité hygiénique.

Comment fonctionne un joint ?

Si vous excluez le sujet de la fuite dynamique ou de la perméation gazeuse à travers les matériaux d’étanchéité, la réponse est simple. Un joint d’étanchéité fonctionne – autrement dit, il scelle – lorsque la pression de contact entre le joint et les surfaces en contact des pièces reliées est plus élevée que la pression du système. Un fabricant de joint prendra ce simple fait en considération en concevant une intervention adéquate entre le joint et la gorge d’installation recommandée. La gorge est définie par la forme ainsi que par les dimensions et les tolérances admissibles. La figure ci-contre illustre le principe de base quand un joint d’étanchéité est installé par compression et les forces de compression du matériau d’étanchéité créent une force normale sur la surface de contact de la garniture d’étanchéité. Toute la pression du système ajoutée augmente la force de contact, parce que les matériaux en caoutchouc agissent comme des fluides à haute viscosité.

Légende de l’image. Principe d’un joint torique appelé aussi O-ring.

NB : L’article ainsi que la revue New food peuvent être obtenus gratuitement en s’enregistrant sur ce lien.

FAQ sur les avantages et les risques des désinfectants utilisés à la maison, selon le BfR

14
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

imagesFAQ sur les avantages et les risques des désinfectants utilisés à la maison. FAQ du BfR de 22 mai 2014.

Pour les ménages, les agents de nettoyage et es détergents pour la lessive disponibles peuvent contenir des ingrédients actifs, des biocides. Les produits sont souvent annoncés pour leurs propriétés antibactériennes, par exemple ils allèguent qu’ils éliminent les micro-organismes dangereux.

L’utilisation de ces désinfectants n’est pas toujours bénéfique pour la santé ou ils n’ont pas démontrés qu’ils sont sans risque. Les risques pour la santé posés par ces produits doivent être pris en compte. En outre, le risque d’apparition de résistance des micro- aux substances actives des biocides fait actuellement l’objet de débats.

L’avis du l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) est que les désinfectants doivent être utilisés uniquement à la maison dans des cas exceptionnels justifiés. Pour se protéger contre l’infection, il suffit en règle générale à observer les règles d’hygiène de base à la maison et à utiliser des produits de nettoyage et les détergents pour la lessive sans ingrédients actifs biocides. Des exceptions justifiées sont médicalement indiquées dans des situations où les désinfectants sont utilisés en fonction de conseils donnés par les professionnels médicaux.

Questions

  • Que sont les produits antimicrobiens ?
  • Que sont les désinfectants ?
  • Comment fonctionnent les désinfectants ?
  • Les désinfectants sont-ils nécessaires pour prévenir des maladies infectieuses ?
  • Existe-t-il des cas où il est logique d’utiliser des désinfectants ?
  • Quels sont les risques de santé qui peuvent survenir par l’utilisation de désinfectants à la maison ?
  • Les désinfectants contribuent-ils à au développement de la résistance chez les pathogènes ?
  • Les désinfectants doivent-ils être approuvés avant de pouvoir être légalement vendus ?
  • Quelles sont les recommandations que le BfR propose sur l’utilisation des désinfectants à la maison ?

NB : Traduction par mes soins.

La FDA veut interdire l’affinage des fromages sur des planches en bois, ce n’est pas un complot mais une stupidité !

11
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Pourquoi supposer un complot alors que c’est de la stupidité ? Ne touchez pas à mon fromage », source Doug Powell du barfblog du 11 juin 2014.

La Food and Drug Administration a, apparemment, a commencé à appliquer une règle après que le Center for Food Safety and Applied Nutrition de la FDA ait publié des citations à plusieurs fromagers de l’Etat de New York State pour l’utilisation de planches en bois, ce qui a incité une enquête du gouvernement de l’État, qui permet cette pratique.

cheese.wood_.board_-300x225En réponse, la FDA a clarifié sa position, en disant que l’utilisation de planches en bois enfreint une disposition du règlement des Current Good Manufacturing Practice qui nécessite que « tous les équipements de l’usine … doivent être nettoyés de façon adéquate. » L’agence applique ainsi cette interprétation à toutes les importations, un point important est que la majorité des fromages importés d’Europe sont affinés sur des planches en bois.

Avec Internet, la discussion a, en 24 heures, tourné au complot. « Un sentiment d’incrédulité et de détresse se répand rapidement à travers la communauté des fromages artisanaux américains », selon le blog du Wisconsin, Cheese Underground.

Naturellement, les conservateurs et les libéraux voient déjà ce mouvement comme un autre assaut contre la liberté par l’administration Obama. Ce n’est pas le cas. C’est une erreur stupide de la FDA, pas une métaphore pour en faire toujours plus qui implique que le gouvernement devrait cesser de réglementer les émissions de charbon et l’assurance-maladie.

Cet après-midi, répondant au tollé dans le monde du fromage, la FDA. a publié un communiqué disant qu’il était prêt à travailler avec les fromagers artisanaux afin de déterminer si certains fromages pourraient être affinés en toute sécurité sur des planches de bois. L’agence est « toujours ouverte aux preuves qui montrent que le bois peut être utilisé en toute sécurité à des fins spécifiques, lors de l’affinage des fromages », indique le communiqué, selon l’Associated Press.

Tout organisme gouvernemental doit communiquer clairement et efficacement des décisions fondées sur les risques et doit fournir la preuve à l’appui d’une décision particulière. Sinon, un vide d’information sur les risques est créé, et d’autres vont se précipiter pour remplir cet espace.

Commentaires : La France devrait adresser aux Etats-Unis les nombreuses études qui ont été faites sur le nettoyage des planches d’affinage et l’écologie microbienne protectrice des planches d’affinage. A suivre …

NB : Dans un communiqué, la FDA appelle à un dialogue ouvert …

Mise à jourRécemment, vous avez peut-être entendu certaines inquiétudes suggérant que la FDA a pris des mesures pour mettre fin à la pratique de longue date dans la fabrication des fromages d’utiliser des planches de bois pour l’affinage. Pour être clair, nous n’avons pas interdit et nous ne sommes pas en train d’interdire la pratique de longue date de l’utilisation du bois dans la fabrication des fromages artisanaux. Le Food Safety Modernization Act (FSMA) de la FDA n’exige pas non plus une telle action. Les communiqués contraires ne sont pas exacts. Alleluia !

Regard sur un nouveau killer de microbes

9
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

The Economist du 7 juin 2014 publie un article sur « un nouveau killer de microbes ». Extaits

Nano-Man-with-phoneL’utilisation et la surutilisation des antibiotiques ont conduit à des bactéries résistantes à plusieurs antibiotiques. Traiter des souches multi-résistantes aux antibiotiques de Staphylococcus aureus (qui provoque des infections à SARM) et à Escherichia coli (liée à une intoxication alimentaire) nécessite des soins complexe et coûteux. L’émergence de la tuberculose totalement résistante aux antibiotiques menace vers un retour à un temps avant les antibiotiques, quand de nombreuses conditions de vie en danger étaient largement incurables.

La nanotechnologie pourrait être une façon d’éviter, ou au moins de reporter un tel cauchemar. Beaucoup de nanoparticules, qui sont des particules d’une taille inférieure à 100 nanomètres (milliardièmes de mètre), ont des propriétés antimicrobiennes, en perturbant les bactéries et en les empêchant de se répandre ou en les tuant purement et simplement. Les nanoparticules d’argent interfèrent avec la réplication bactérienne et le plus petit grain va abraser physiquement et perturber la paroi des bactéries. La plus puissante des nano-attaques, cependant, semblent impliquer des espèces réactives à l’oxygène (ROS). Ces molécules chimiquement actives sont les troupes de choc du monde biologique, induisant des dommages  à l’ADN.

Le problème est que les mécanismes qui permettent aux nanoparticules de tuer les bactéries présentent un risque pour les personnes mêmes qu’elles sont censées protéger.

Les nanoparticules d’oxydes de métaux ou d’argent inhalées peuvent persister dans les poumons et migrent vers les reins, le foie et le cerveau avec des effets toxiques.

Et les ROS ont été liés à des altérations génétiques, des problèmes cardiaques et la maladie d’Alzheimer.

Philip Demokritou et Georgios Pyrgiotakis du Centre for Nanotechnology and Nanotoxicology à la Harvard School of Public Health ont mis au point un moyen de créer des nanoparticules plus sûres, littéralement des nanoparticles fines dans l’air fin, en utilisant un processus appelé électronébulisation. Une unité de refroidissement refroidit une aiguille capillaire pour condenser une minuscule goutte de vapeur d’eau de l’atmosphère. L’application d’une tension élevée à l’aiguille capillaire explose alors la goutte en une pulvérisation de gouttelettes, chacune de 25 nanomètres, contenant de l’eau et des ROS.

Nano-woman-with-briefcaseLes gouttelettes de cette taille seraient habituellement évaporées en une fraction de seconde, et les ions avec une liaison aux molécules organiques encore plus rapidement. Mais parce que l’eau condensée est si pure, qu’il n’y a presque pas d’autres molécules pour réagir avec elle. Et avec la bonne tension, le Dr Pyrgiotakis a découvert qu’une particule a une charge suffisante pour augmenter sa tension de surface et résister à l’évaporation pendant une heure ou plus. Si la gouttelette arrive à rebondir dans une bactérie pendant ce temps, ses ROS libérés font des ravages.

Les chercheurs rapportent que leurs gouttelettes nano peuvent décimer les bactéries sur les surfaces, les réduire par un facteur compris entre dix et près de 100. Les gouttelettes ont été testées contre E. coli, S. aureus et une mycobactérie semblable à celle qui cause la tuberculose. Dans un nouvel article paru dans Nanomedicine de mars, ils ont également constaté qu’un aérosol de particules minuscules, appelées des nanobombes, les concentrations atmosphériques de mycobactéries ont été réduites de plus de 50%. « Il s’agit de réduire le risque de transmission », explique le Dr Demokritou. « Ce n’est pas une technologie qui élimine complètement les bactéries, mais si vous pouvez vous réduire leur taux de moitié, cela a d’énormes implications pour les politiques de prévention. »

Les chercheurs ont exposé des souris à des gouttelettes à six fois la concentration utilisée pour attaquer les bactéries. Ils n’ont vu qu’aucun des biomarqueurs associés à une inflammation des poumons ou à des dommages cellulaires à partir de nanoparticules de métaux, et les souris avaient une respiration normale. L’hypothèse du Dr Demokritou est que le liquide sécrété par l’épithélium respiratoire neutralise les nanobombes avant de pouvoir pénétrer dans les cellules vivantes.

Voir aussi l’article The nano state de la Harvard School of Public Health. Les images sont issues de cet article.