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Articles de la catégorie 'Nettoyage-Désinfection'

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Convoyeur, conception hygiénique, contamination par Listeria et éclosion

17
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

J’avais écrit en septembre 2010 un article intitulé, Les convoyeurs, des équipements à risque ?

Les choses semblent évoluer mais tellement lentement sur la conception hygiénique et la nettoyabilté des bandes transporteuses ou tapis de convoyage, encore appelés convoyeurs.

Un sous-groupe EHEDG (European Hygienic Engineering & Design Group) s’est constitué le 11 janvier 2011 sur les convoyeurs ou bandes transporteuses et il est annoncé pour mi-2015 la parution d’un document n°43 intitulé, Hygienic Design of Belt Conveyors for the Food Industry. A suivre donc …

Toujours est-il que dans l’article qui va suivre, le tapis de convoyage a encore une part de responsabilité dans une contamination par Listeria monocytogenes de produits prêts à être consommés qui ont entrainé une éclosion de listériose en Suisse avec 32 cas.

convoyage_sans_finRésumé.

Du 26 octobre 2013 au 23 avril 2014, 32 cas de listériose infectés par une souche de Listeria monocytogenes sérotype 4b, de type 4 et appartenant à un seul pulsotype distinct par PFGE ont été enregistrés chez des patients de plusieurs cantons de Suisse. L. monocytogenes a été détecté dans des prélèvements de sang (75%), liquide céphalo-rachidien (16%), ascite (6%) et liquide articulaire (3%). À la fin de mars 2014, une entreprise de production alimentaire a signalé une contamination par L. monocytogenes de salades prêtes à être consommées aux autorités après la détection du pathogène par un contrôle qualité interne de routine. Les prélèvements de produits et de l’environnement lors de l’investigation ultérieure ont donné des isolats correspondants à la souche épidémique, confirmant ainsi que les salades prêtes à être consommées de cette société étaient la source la plus probable de l’éclosion. La cause de la contamination du produit était liée à un problème de conception hygiénique d’un tapis spécifique de convoyage transportant le produit. Des entretiens complémentaires avec les patients ont aussi identifié des salades vertes prêtes à être consommées achetées chez un distributeur comme source probable de l’éclosion.

Faits saillants.

  • Des 32 cas de souche de listériose, une souche avec un pulsotype distinct par PFGE a été isolée.
  • Une souche de L. monocytogenes sérotype 4b, ST4, a été responsable de l’éclosion.
  • Les prélèvements de produits et de l’environnement ont donné des isolats correspondant à la souche épidémique.
  • Un problème conception hygiénique d’un tapis de convoyage transportant le produit a été la cause.

Référence. Roger Stephan, Denise Althaus, Sabine Kiefer, Angelika Lehner, Christoph Hatz, Claudia Schmutz, Marianne Jost, Nadine Gerber, Andreas Baumgartner, Herbert Hächler, Mirjam Mäusezahl-Feuz. Foodborne transmission of Listeria monocytogenes via ready-to-eat salad: A nationwide outbreak in Switzerland, 2013-2014. Food Control Volume 57, November 2015, Pages 14-17.

Transparence des résultats des inspections aux Etats-Unis et … en France

14
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« La FDA publie les rapports d’inspection de chez Blue Bell Creameries », source Food Safety Watch du 12 mai 2015.

A la suite de récents cas de listériose aux États-Unis liés à de la crème glacée fabriquée par Blue Bell Creameries, la Food and Drug Administration (FDA) a publié les « observations inspectional » de leurs inspections les plus récentes dans trois des sites de production de l’entreprise.

En date du 20 avril 2015, un total de dix patients infectés par plusieurs souches de Listeria monocytogenes a été rapporté en Arizona (1), Kansas (5), Oklahoma (1) et Texas (3). Les dates de début des cas de maladie variaient de janvier 2010 à janvier 2015 et trois décès ont été rapportés dans le Kansas.

government_transparency_2Une enquête épidémiologique et microbiologique de ces cas a établi des liens avec des glaces fabriquées par Blue Bell Creameries dans son usine de l’Oklahoma. Listeria monocytogenes a été aussi isolé à partir de produits fabriqués dans l’usine du Texas. Blue Bell a rappelé tous les produits potentiellement contaminés et a suspendu la production à l’usine de l’Oklahoma.

La FDA toute effectué des inspections dans les installations de production de Blue Bell à Brenham au Texas, à Broken Arrow en Oklahoma et à Sylacauga en Alabama et a désormais publié les observations des inspecteurs. Ceux-ci mettent en évidence un certain nombre de problèmes d’hygiène et de transformation identifiés dans les trois usines dont une insuffisance de contrôles microbiologiques, des mauvaises procédures de nettoyage-désinfection et une contamination potentielle des produits par des gouttes de condensation d’un équipement mal conçu.

Il y a aussi eu des analyses indiquant que les taux de contamination retrouvés dans les échantillons de glaces impliquées dans l’éclosion étaient inhabituellement faibles (1-10 ufc/g). Jusqu’à présent, il a été pensé que des taux de 100 ufc/g ou plus étaient nécessaires pour provoquer une infection, même chez des personnes vulnérables. Cette éclosion, avec au moins un autre rappel de glaces sans rapport avec la contamination par Listeria, est susceptible d’entraîner une révision de la sécurité microbiologique dans l’industrie des crèmes glacées.

ooOOoo

health_inspectorOn n’en n’est pas encore là en France, mais on avance …

Ainsi, on s’essaie à la transparence (mais oui !), dans certaines conditions, comme le montre le décret n°2015-189 du 18 février 2015 relatif à l’expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en sécurité sanitaire des aliments dans le secteur de la restauration commerciale à Paris et Avignon.

Limite de cette transparence, on ne connaitra pas le résultat de l’inspection des restaurants et les autres commerces de bouche et la restauration collective ne seront pas concernés, étonnant, non ?

On lira aussi sans rire la Foire aux questions sur la transparence des contrôles en restauration commerciale sur le site du ministère de l’agriculture.

Voici par exemple, une question parmi d’autres que se posent souvent des consommateurs, « Pourquoi les restaurants ne sont-ils pas contrôlés plus souvent ? ». Oui, c’est vrai ça, pourquoi ?

Conformément à la réglementation européenne, les contrôles sont réalisés tout au long de la chaîne alimentaire en tenant compte du niveau de risque présenté par les établissements. Ce niveau de risque dépend de plusieurs caractéristiques de l’entreprise : produits, procédés de fabrication, volume d’activité etc.

L’analyse des risques conduit à avoir une fréquence d’inspection plus élevée aux premiers stades de la chaîne alimentaire dans les établissements de production des aliments (ex : établissement de production de viande hachée). Les établissements de remise directe au consommateur (restaurants, métiers de bouche, distributeurs), qui se fournissent généralement auprès de ces établissements, sont contrôlés moins fréquemment.

En d’autres termes si les restaurants sont contrôlés moins fréquemment, c’est la faute à la réglementation européenne, et non pas au nombre insuffisant d’inspecteurs en France. Il fallait oser le faire !

Maîtriser Listeria dans les usines d’aliments prêts à consommer : penser aux collecteurs d’eaux usées et aux sols

12
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

contributor_11Maîtriser Listeria dans les usines d’aliments prêts à consommer : penser aux collecteurs d’eaux usées et aux sols. Article James Marsden paru sur son blog Safety Zone le 11 mai 2015.

Récemment (aux Etats-Unis –aa), il y a eu un nombre alarmant de rappels liés à Listeria. En seulement deux mois, il y a eu 16 rappels pour cause de présence de Listeria monocytogenes, chacun impliquant différents produits alimentaires. (Selon le RASFF 2015, il y a eu 9 notifications d’alerte sur 25 pour des produits alimentaires d’origine France pour cause de présence de Listeria monocytognes –aa). Parmi les produits rappelés, de la crème glacée, des pommes au caramel, du houmous, des épinards surgelés, des smoothies mix et de la viande de bœuf séchée.

La contamination par Listeria dans les aliments prêts à consommer en l’état se produit généralement par la contamination après transformation, après une étape de pasteurisation. Cela signifie que le pathogène est présent dans l’environnement après transformation.

transfertJe présume que toutes les entreprises impliquées dans des éclosions de maladies d’origine alimentaire et dans les rappels opérés semblaient être des usines propres. EIles ont toutes été inspectées par la FDA ou par l’USDA. Pourtant, elles ont toutes produit des aliments contaminés par Listeria. Tragiquement, les maladies résultant de contamination par Listeria ont conduit à au moins 8 décès.

Maîtriser Listeria nécessite des efforts extraordinaires et des technologies pointues. La désinfection traditionnelle ne suffit pas.

Dans mon expérience, de nombreux points positifs à Listeria dans des salles blanches des ateliers de produits prêts à consommer en l’état se produisent soit dans les siphons de sol ou collecteurs d’eaux usées et sur les sols ou à partir de sources aéroportées. Lorsque Listeria est présent dans les siphons de sol, il y a une forte probabilité qu’il va se transférer vers d’autres zones. Une étude menée par une ancien étudiante en PhD, Jasdeep Saini, a montré que lorsqu’un siphon de sol a été intentionnellement inoculé avec Listeria innocua, après 8 heures, Listeria pouvait être retrouvé dans des zones allant de 0,30 à 1,5 m à l’extérieur du siphon de sol. Le pourcentage de positifs à 0,30 m du siphon de sol était de 16,6% après 8 heures. Après 48 heures, le pourcentage de positifs atteignait 25%.

La prise de conscience accrue concernant la contamination par Listeria a incité un certain nombre d’entreprises à initier d’intenses études de cartographie microbiologique pour déterminer si les mesures de maîtrise de l’environnement qu’elles emploient maîtrisent effectivement la contamination par Listeria. Je me suis entretenu avec plusieurs personnes représentant des entreprises d’aliments prêts à consommer en l’état qui ont confirmé que quand ils retrouvent des positifs à Listeria, ce sont généralement dans les siphons de sols et/ou sur les sols.

L’année dernière, j’ai aidé trois différentes usines d’aliments à mettre en œuvre des mesures correctives suite à des rappels pour cause de Listeria. Deux des entreprises produisaient des produits laitiers et la troisième était une usine de houmous. Chaque usine a traité avec succès le problème. Les solutions impliquaient des mesures de maîtrise des siphons de sol et des sols.

lavageHeureusement, des technologies sont apparues qui permettent de maîtriser la contamination de Listeria dans les siphons de sol, avec une prévention continue de la recontamination. Un programme complet de nettoyage-désinfection des siphons de sol est essentiel pour la maîtrise de Listeria. Cela devrait inclure que les siphons de sol soient conçus de manière appropriée pour permettre un nettoyage quotidien approfondi et une désinfection qui élimine la contamination par Listeria (comprenant aussi les biofilms) des siphons de sol et des collecteurs d’eaux usées et les zones avoisinantes et le maintien de l’anneau de vidange qui fournit un contrôle continu.

Une fois que la maîtrise établie des siphons de sols et des sols, d’autres mesures de maîtrise doivent être utilisées pour traiter les autres vecteurs de contamination.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

Commentaires. Rien de nouveau mais c’est toujours bon à rappeler. A noter, une bonne pratique, l’interdiction de toucher aux siphons de sol par tout opérateur de production d’aliments prêts à consommer en l’état.

Pour les siphons de sols et les collecteurs d’eaux usées, on évitera les erreurs présentés dans les articles 1 et 2 pourtant cités en référence, étonnant, non ?

Les lingettes désinfectantes réduisent-elles de manière significative le risque d’intoxication alimentaire ?

4
mai
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

Des articles antérieurs sur le blog avaient déjà traités du sujet du transfert de contamination à la maison par la même équipe de recherche, voir 1 et 2. A vous de voir si cette dernière étude apporte plus d’informations …

Une nouvelle étude suggère que les personnes qui utilisent des lingettes désinfectantes dans leur cuisine peuvent réduire considérablement le risque d’intoxication alimentaire.

Des chercheurs de l’Université de l’Arizona ont trouvé que les consommateurs peuvent réduire le risque d’intoxication alimentaire par Campylobacter jusqu’à 99% en utilisant des lingettes désinfectantes dans leur cuisine après avoir préparé de la volaille.

1353689206-food-poisoning2Les infections à Campylobacter sont communes, provoquant des vomissements et de la diarrhée, et peuvent être très dangereuses pour les jeunes enfants, les personnes âgées, et toute personne ayant un système immunitaire affaibli.

« La chose effrayante à propos de Campylobacter est que vous n’avez vraiment pas besoin d’ingérer de nombreuses bactéries pour être malade, et donc nous devons nettoyer les surfaces de la cuisine et se laver les mains après préparation d’une volaille », a dit le chercheur Gerardo Lopez dans un communiqué.

Pour l’étude, les chercheurs ont utilisé des lingettes antibactériennes sur différents matériaux de plans de travail, granite, stratifié et carreaux de céramique, pour voir s’ils réduisent le risque d’ingérer des bactéries nocives.

Avec les essais, les chercheurs ont revu des données provenant d’autres études qui ont examiné le transfert des bactéries provenant des aliments, des surfaces et des mains, et, finalement, vers la bouche. Ils ont également calculé le potentiel de réduction du risque d’infection avec l’utilisation de lingettes désinfectantes. Le résultat a été une réduction du risque annuel d’infection à Campylobacter jejuni allant jusqu’à 99,2%, ce qui réduit le risque de 2:10 à 2:1000.

Cette nouvelle étude suggère que le nettoyage avec une lingette désinfectante directement après déballage et/ou préparation de la viande de volaille pourrait encore protéger les gens contre l’infection.

« Nous avons constaté qu’il n’y a pas que l’enlèvement physique des bactéries par la lingette qui aide, la solution antibactérienne laissée sur la surface du plan de travail continue à désinfecter durant les minutes suivantes », a dit Lopez. « Il est également important que les consommateurs nettoient avec une lingette tout de suite après la préparation de la volaille. Si les gouttes et les éclaboussures de la viande restent, les bactéries peuvent se transférer à d’autres aliments à partir des surfaces et des ustensiles sales. Si la zone est laissée sécher, les bactéries peuvent parfois coller à la surface de travail, ce qui la rend encore plus difficile à nettoyer, plus tard. »

Pour la plus grande protection, les lingettes doivent être utilisées pour désinfecter toutes les surfaces qui pourraient avoir été éclaboussées ou qui ont reçues des projections – ce qui pourraient comprendre l’évier et les robinets, les plans de travail et le dessus de la cuisinière.

Traduction par mes soins. -aa

NB : L’étude est publiée dans le Journal of Applied Microbiology (Impact of Disinfectant Wipes on the Risk of Campylobacter jejuni Infection During Raw Chicken Preparation in Domestic Kitchens. Gerardo U. Lopez, Masaaki Kitajima, Samendra P. Sherchan, Jonathan D. Sexton, Laura Y. Sifuentes, Charles P. Gerba and Kelly A. Reynolds).

Il sera utile de voir comment les essais ont été réalisés, car comme l’on dit, avant de désinfecter, il faut au préalable nettoyer les surfaces …

Sécurité du personnel et hygiène des locaux, des enjeux contraires ?

1
avr
1 commentaire
Classé dans 1er avril, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Films vidéo, Hygiène, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Normalisation, Nutrition, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Viande, Virus.

Sur le site d’Ameli (site de notre chère sécurité sociale), on trouve une mise à jour de la Recommandation du comité Technique National des Services, Commerces et Industries de l’Alimentation, « Bien choisir les revêtements de sol lors de la conception/rénovation/extension des locaux de fabrication de produits alimentaires ».

Pourquoi cette liste ? Chaque année, on dénombre plus de 30 000 chutes et glissades de plain-pied représentant 20 % des accidents du travail avec arrêt dans les activités des Services, Commerces et Industries de l’Alimentation.  Mais hélas, il n’est pas question du coût des maladies infectieuses d’origine alimentaire en France, sujet tabou ?

En gros, donc, pour éviter de glisser, c’est semble-t-il l’objectif à atteindre, il faut des sols adaptés, mais pourquoi ne pas souhaiter avoir des sols secs, sur cet aspect, on n’aura pas de réponse des préventeurs … comprenne qui pourra !

Comme nous allons le voir grâce aux photos de cette « recommandation », hélas, la conception hygiénique est maltraitée, car chacun le sait, la sécurité, qui n’a pas de prix, a un coût … et notre bonne mère sécu le fait savoir.

photo1Dans le glossaire il est fait référence à des organismes prestigieux, et donc, si vous rencontrez un problème d’hygiène suite à l’application de ces recommandations, n’hésitez à leur en faire part : INRS : Institut National de Recherche et de Sécurité, ANSES : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et AFNOR : Agence Française de Normalisation …

Sur la première page de la recommandation (photo de gauche), on trouve des magnifiques caillebotis avec nez antidérapant, composés de petits carrés généralement non nettoyables, sauf avec une brosse à dents …

photo2Sur la page 6, plusieurs problèmes sont illustrés en une seul photo (photo de droite) : il est exact de signaler comme le dit la légende, « Un carrelage posé avec des joints à base de résine époxy qui doivent être plans et à fleur du sol », mais que penser du collecteur d’eaux usées étroit peu ou pas nettoyable et générateur d’éclaboussures et que penser des roues creuses servant à manipuler le plan de travail au dessus …

Dans le volet Bibliographie, les documents EHEDG sur la conception hygiénique des équipements ne sont pas mentionnés pas plus que la directive relative aux machines et la norme ISO 14159, Sécurité des machines – Prescriptions relatives à l’hygiène lors de la conception des machines, des oublis ?

Ce n’est donc pas encore aujourd’hui que l’hygiène et la sécurité feront bon ménage, sans doute avance-t-on, lentement sur cette voie, mais c’est certainement avec des œillères …

photo3Enfin, un petit film sur le site d’Agrobat (dont est extraite la photo ci-contre) retrace comment on en est arrivé là …, c’est comique !

Sur ce sujet, on lira, sur le blog, EHEDG : Principes de conception hygiénique pour les usines alimentaires, La conception hygiénique et la nettoyabilité des équipements n’est pas un long fleuve tranquille, De la conception hygiénique et la nettoyabilité des équipements et L’ingénierie de l’hygiène est-elle un long fleuve tranquille ?

ooOOoo

 

Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

  • L’Anses est-elle une agence indépendante ?

Si oui, elle aurait endossé les conclusions de l’EFSA sur le bisphénol A comme son homologue allemand, le BfR ; si oui, elle aurait réagi au Diagnostic et propositions à l’attention de Mesdames et Messieurs les ministres de l’Economie et des Finances, de l’Economie sociale et solidaire et de la Consommation, des Affaires Sociales et de la Santé, de l’Agriculture, l’agroalimentaire et de la forêt ; si oui, elle aurait marqué sa différence avec les pouvoirs publics sur la situation concernant les infections d’origine alimentaire à Campylobacter, etc.

  • Consommation de lait cru et risques

Deux agences d’évaluation des risques, Irlande et en Belgique, prennent position sur la consommation de lait cru sans oublier l’EFSA

  • Le glyphosate probablement cancérigène selon l’International Agency for Research on Cancer (IARC)

Lire des articles parus dans ForumPhyto, 1, 23 et 4, sans oublier La chimiophobie, une nouvelle « maladie » incurable … mais aussi un communiqué plus que dubitatif du BfR, Does glyphosate cause cancer?

Selon un communiqué du ministère de l’agriculture, le glyphosate « fait actuellement l’objet d’une réévaluation européenne à laquelle l’ANSES est partie prenante. L’Anses devra, ensuite, réévaluer toutes les préparations contenant du glyphosate utilisables en France. » Mais pourquoi, comme pour le bisphénol A, ne pas se contenter de l’avis de l’EFSA ?

  • Agriculture biologique

Selon l’Agence Bio (Baromètre Agence BIO/CSA 2014), parmi les raisons de consommer bio, « Les consommateurs bio réguliers ont de multiples motivations. Dans le trio de tête, on retrouve la préservation de la santé (62 %), de l’environnement (57 %) ainsi que la qualité et le goût des produits (48 %) ». Il faut aussi ajouter, « Pour ma sécurité, pour être certains que les produits soient sains (47%) ». Autant de points généraux qu’il est difficile voir impossible de prouver scientifiquement … voir aussi Les consommateurs de produits bio ont-ils un comportement moralisateur et suffisant ? et Les produits bio meilleurs que les produits conventionnels ? Peut-être oui ou peut-être non ?

  • Virus dans la chaîne alimentaire

La Food Standards Agency informe de la publication de deux rapports au Royaume-Uni sur les virus dans la chaîne alimentaire.

  • Alimentation des personnes âgées dans les EHPAD.

L’UFC-Que Choisir rend publique son enquête sur l’alimentation dans les Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD), qui révèle de graves carences en matière de prévention de la dénutrition. Sur la base de ce constat inquiétant, l’UFC-Que Choisir demande aux parlementaires d’instaurer au plus vite une obligation réglementaire sur la qualité nutritionnelle et sur les rythmes des repas servis.

Au final, on peut presque se demander si ce n’est pas tous les jours la journée sans viande dans les EHPAD, notre ministre de la santé devrait s’en préoccuper, mais ça c’est moins sûr …

  • Principe de précaution

A lire l’articleRéenchanter le risque : une proposition audacieuse », à propos du livre de Gérald Bronner, La planète des hommes, réenchanter le risque, Puf, septembre 2014.  A noter un colloque « Risques sanitaires, précaution et innovation », organisé par l’Anses et la Chaire de Développement durable de Sciences Po, le 24 juin 2016, va traiter de la bonne innovation, étonnant non ?

  • Alertes notifiées au RASFF pour des produits d’origine France au premier trimestre 2015

Il y a eu 19 notifications d’alertes (13 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes) au cours du premier trimestre 2015, selon le RASFF, contre 13 notifications d’alertes en 2014 (10 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes). Il y a des augmentations dont on se passerait !

  • Aggravation des risques de sécurité sanitaire des aliments en raison de la complexité de la chaîne alimentaire

Communiqué du bureau régional Europe de l’OMS du 31 mars 2015. « Nous sous-estimons considérablement le nombre réel de personnes souffrant de maladies imputables aux substances chimiques de la chaîne alimentaire et aux micro-organismes les plus courants tels que Salmonella et Campylobacter, et ce constat doit servir de sonnette d’alarme dans les nombreux domaines intervenant dans notre chaîne alimentaire. En effet, la défaillance de la sécurité sanitaire des aliments à quelque étape de cette chaîne, allant de l’environnement et de la production primaire à la transformation, au transport ou à la commercialisation, en passant par la restauration ou la préparation à domicile, peut entraîner d’importantes conséquences sanitaires et économiques », explique le docteur Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour Europe.