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Articles de la catégorie 'Nettoyage-Désinfection'

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Evaluation du traitement par le dioxyde de chlore pour inactiver Salmonella enterica sur des graines germées de soja

1
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

BeanSproutsCloseFeatured« Le dioxyde de chlore serait un espoir pour la désinfection des graines germées, selon une étude », source article de Gretchen Goetz du 1er décembre 2014 paru dans Food Dafety News. Le dioxyde de chlore (c’est un gaz -aa) peut être un outil efficace dans la lutte contre Salmonella dans les graines germées (ou germes), selon une nouvelle étude parue dans le Journal of Food Protection.

Des chercheurs de l’université Rutgers et de l’Agricultural Research Service (ARS) de l’USDA ont trouvé que le dioxyde de chlore est plus efficace pour détruire Salmonella sur des graines germées de soja que le lavage au chlore, la technique de décontamination préférée de l’industrie.

Les scientifiques ont trouvé que le dioxyde de chlore était capable de réduire la présence de Salmonella sur des graines germées de soja de 99,999%, comparativement à une réduction de 99% atteint avec un lavage au chlore.

Les graines germées ont une longue et triste histoire de contamination. L’environnement chaud et humide dans lequel elles sont cultivées fournit les conditions de croissance idéales pour des bactéries pathogènes, le plus souvent Salmonella, E. coli ou Listeria.

Depuis 1995, au moins 51 foyers de cas aux États-Unis et au Canada ont été liés aux graines germées. Parmi ces foyers de cas, 39 concernaient Salmonella.

La plus grande épidémie à E. coli de l’histoire a été liée à des graines germées de radis au Japon en 1996. Au moins 8500 personnes ont été malades et 12 personnes sont décédées dans cette épidémie.

La chaîne nationale de sandwichs Jimmy Johns a enlevé de façon permanente les graines germées de son menu en 2012 après une série d’éclosions liées aux graines germées servies dans ses restaurants.

La semaine dernière, les Centers for Disease Control and Prevention ont dit qu’ils étudient l’éclosion dans plusieurs Etats dans le Nord-Est à Salmonella Enteritidis liée à des germes de soja. Au 24 novembre, 68 personnes dans 10 Etats ont été malades.

Alors que l’industrie des graines germées est à la recherche d’un moyen infaillible pour assainir ses produits, le nettoyage des germes est délicat car l’aliment est sensible et tout traitement sévère pourrait affecter sa couleur ou son goût.

Les germes sont plus difficiles à traiter parce que, comme d’autres produits frais, la surface poreuse et inégale des graines germées offre de nombreux endroits aux bactéries pour se cacher.

« Il y a des zones que nous ne voyons pas », a expliqué le Dr Bassam Annous, microbiologiste à l’ARS et auteur principal de l’étude. « Ils ont l’air bien, mais, si vous allez au niveau microscopique, cela ressemble à des montagnes et des vallées. »

Dans ces vallées, les bactéries peuvent être plus difficiles à détruire avec des désinfectants aqueux parce qu’ils sont protégés par des molécules d’air qui les piègent.

« Il devient plus difficile de les détruire parce qu’elles vivent dans un environnement protecteur », a-t-il dit.

C’est là, selon Annous, que le gaz peut être plus efficace que les désinfectants aqueux parce qu’il est capable de pénétrer les bulles d’air protectrices et exposer les bactéries au gaz. Les solutions à base d’eau, d’autre part, ne peuvent pas pénétrer dans ces zones.

Annous a comparé cela à une bouteille de vin. Si la bouteille est pleine d’air, l’air doit être expulsé pour qu’elle puisse se remplir de vin.

Les chercheurs ont découvert qu’appliquer du dioxyde de chlore aux germes avec une agitation mécanique est plus efficace que de l’appliquer à des germes stationnaires disposés au fond d’une cuve dans laquelle le gaz est envoyé. De cette façon, le gaz peut atteindre tous les côtés des graines germées.

Les germes utilisés dans les essais ont été exposés à Salmonella de manière à mimer ce que serait la contamination dans le monde réel, a dit Annous.

Les scientifiques ont utilisé des souches de Salmonella recueillies auprès de patients lors des trois dernières éclosions liées aux graines germées à Salmonella aux Etats-Unis pour être sûr que les types de Salmonella utilisés étaient capables de causer des maladies à Salmonella répandues chez l’homme.

Les graines germées sont trempées dans un cocktail des trois souches de Salmonella pendant cinq minutes, puis elles sont laissées reposer pendant la nuit afin d’avoir une croissance de Salmonella et le développement d’un biofilm, une couche de protection qui protège les bactéries et qui lui fournit des nutriments.

Les graines germées sont ensuite traitées avec soit un lavage au chlore ou du chlore gazeux, soit avec ou sans agitation mécanique, et pour des périodes variables.

BeanSeeds1-300x166Le lavage au chlore a réalisé une réduction de 2 log ou 99% du taux de Salmonella, par opposition aux réductions de 3,0, 4,0 et 5,5 log UFC/g ou de 99,99% à 99,999% obtenues avec le dioxyde de chlore, respectivement pendant 15, 30 et 60 minutes. Sans agitation, les réductions pour les mêmes temps de contact étaient respectivement de 3,0, 3,0, et 4,0 log UFC/g. Une exposition plus longue, avec une agitation mécanique, a contribué à une réduction plus élevée.

« Il fait le job », a déclaré Annous à propos du dioxyde de chlore.

Le lavage au chlore est actuellement le meilleur traitement recommandé pour réduire la contamination des graines germées. L’International Sprout Growers Association exige un traitement par un lavage au chlore et le respect des bonnes pratiques de fabrication (BPF) pour que les producteurs soient certifiés par son programme volontaire d’assurance de qualité.

D’autres options pour la désinfection des graines germées comprennent le traitement thermique des graines, le traitement à l’ozone, une forme hautement réactive de l’oxygène ou l’irradiation. Toutes ces méthodes réduisent significativement mais n’éliminent pas les pathogènes des graines, germées selon les recommandations de sécurité sanitaire de la Food and Drug Administration.

Lorsqu’on lui demande si oui ou non le traitement par du dioxyde de chlore serait coûteux pour l’industrie à mettre en œuvre, Annous a dit que cela serait rentable sur le long terme. Il serait coûteux d’acheter et d’installer l’équipement nécessaire, le coût descendrait après la mise en œuvre.

De plus, il a noté, « C’est beaucoup moins cher que de rappeler votre produit, fermer votre site et aller en justice pour un litige si, à Dieu ne plaise, il y a une éclosion. »

Annous a dit qu’il travaille sur un autre projet de recherche pour concevoir un sac étanche qui libèrerait du dioxyde de chlore gazeux pour traiter les germes une fois conditionnés, et ainsi fournir une étape de destruction après l’étape finale de production.

Les preuves sont là pour démontrer que les graines germées sont porteuses de bactéries et elles sont le plus souvent contaminées au niveau de la graine, selon la FDA. Mais une mauvaise manipulation pendant ou après la croissance a aussi contribuée à la contamination.

Annous travaille donc avec d’autres chercheurs afin d’utiliser le chlore gazeux pour désinfecter des graines avant germination. Les germes de soja utilisés dans cette étude pouvaient être traités avec du gaz après germination parce qu’ils sont blancs, alors que les germes d’alfalfa seraient blanchis par le processus, a-t-il dit.

Cependant, une graine est beaucoup plus difficile, et traiter une graine germée verte dans la phase graine ne compromettra pas sa couleur une fois la germination faite.

© Food Safety News

Référence. Prodduk, V., Annous, B.A., Liu, L.S., Yam, K.L. 2014. Evaluation of chlorine dioxide gas treatment to inactivate Salmonella enterica on mungbean sprouts. Journal of Food Protection. Volume 77, No.11, 2014, Pages 1876-1881.

NB : On pourra aussi lire un résumé de l’étude sur le site de l’ARS ici.

Inactivation de Listeria monocytogenes par des désinfectants et des bactériophages dans des essais en suspension et des essais avec des supports porte-germes en acier inoxydable

29
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Normalisation, Santé, Sécurité des aliments.

Résumé.

Pour simuler les surfaces en contact avec des aliments avec des creux ou des fissures, des plaques en acier inoxydable avec des anfractuosités (profondeurs comprises entre 0,2 et 5 mm) ont été réalisées. Ces plaques artificiellement contaminées par Listeria monocytogenes dans des conditions de propreté par des salissures organiques ou après 14 jours de formation de biofilm, après quoi l’inactivation du pathogène par du Suma Tab D4 (dichloroisocyanurate de sodium, 240 et 300 mg/litre), du Suma Bac D10 (composé à base d’ammonium quaternaire, 740 mg/litre) et une suspension de bactériophages (Listex P100) a été déterminée. Les deux désinfectants chimiques ont de bons résultats sur des essais en suspension et sur les essais sur des supports porte-germes selon la norme européenne avec respectivement une réduction de plus de 5 unités log et 4 unités log des cellules de Listeria après 5 minutes de temps de contact. Toutefois, pour les plaques avec des anfractuosités, la réduction ne répond pas l’exigence de la norme, bien qu’une réduction plus importante de L. monocytogenes soit observée dans des anfractuosités peu profondes par rapport des anfractuosités plus profondes. De plus, la présence de résidus alimentaires et de biofilm réduit l’effet des désinfectants surtout avec des anfractuosités profondes, qui est dépendante du type de substrats alimentaires. Les bactériophages ont montré un meilleur effet antimicrobien par rapport aux désinfectants chimiques (le dichloroisocyanurate de sodium et le composé à base d’ammonium quaternaire) dans la plupart des cas dans les anfractuosités peu profondes, mais pas dans les anfractuosités profondes. Les désinfectants à base de chlore sont habituellement moins efficaces que les composés à base d’ammonium quaternaire. Les résultats démontrent clairement que les surfaces avec des anfractuosités ont influencé l’effet antimicrobien des désinfectants chimiques et des bactériophages parce que le pathogène est protégé dans les anfractuosités profondes. L’utilisation de bactériophages pour inactiver les pathogènes sur des surfaces peut être utile dans des cas limités. Cependant, l’utilisation de grandes quantités dans la pratique peut être coûteux et des souches résistantes aux phages peuvent se développer.

Chaitiemwong, N.; Hazeleger, W. C.; Beumer, R. R. Inactivation of Listeria monocytogenes by Disinfectants and Bacteriophages in Suspension and Stainless Steel Carrier Tests. Journal of Food Protection®, Number 12, December 2014, pp. 2012-2218, pp. 2012-2020(9).

Commentaires : L’intérêt de l’étude réside dans les essais avec des porte-germes en acier inoxydable comportant des anfractuosités.

Une crèche britannique fermée après une éclosion à E. coli O55

27
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

« Une crèche britannique fermée après une éclosion à E. coli O55 », source Ben Chapman du barfblog du 26 novembre 2014.

La BBC rapporte que le Blandford Children’s Centre Nursery dans le Dorset (Royaume-Uni) a été fermé car les responsables de la santé enquêtent sur des cas groupés de maladies rares à E. coli.

500065432206023-1Vanessa Glenn, responsable de la politique familiale au Dorset County Council, qui gère la crèche sur Black Lane, a dit qu’un enfant a été diagnostiqué avec une infection à E. coli à la mi-octobre.

Elle a dit que la crèche a été fermée pendant trois jours tandis que des travaux de nettoyage en profondeur étaient entrepris.

Un autre enfant de la crèche a été infecté lundi et elle est actuellement fermée en attendant les résultats des analyses de sang du personnel et des prélèvement de selles des enfants, a-t-elle ajouté.

Elle a dit qu’il y avait eu un autre cas à E. coli impliquant un enfant de Blandford qui fréquentait le Shaftesbury Children’s Centre, et qu’il ne faisait pas partie des cas groupés.

Madame Glenn a déclaré : « Bien qu’il n’y ait aucune indication d’un lien direct entre la crèche et les cas récents, nous travaillons en étroite collaboration avec Public Health England et les autorité locales de santé environnementale pour contribuer à résoudre le problème. »

Elle a ajouté parents avaient été ‘pleinement informés’ de la fermeture de la crèche.

« Comme certains cas sont survenus chez des personnes associées à la crèche pour enfants, des lettres ont été envoyées aux parents dont les enfants fréquentent la crèche et le personnel, les informant sur E. coli O55 et l’enquête en cours », a déclaré le PHE.

La désinfection des surfaces en laboratoire de biologie

26
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Normalisation, Règlementation, Santé.

ed6188L’INRS vient de publier un nouveau document utile (ED 6188 de novembre 2014), La désinfection des surfaces en laboratoire de biologie.

Des micro-organismes ou des échantillons contenant des micro-organismes sont manipulés dans les laboratoires de biologie et peuvent contaminer les surfaces (paillasses, équipements, sols…). Cette brochure présente tout d’abord les modes de colonisation des surfaces par les micro-organismes et les voies de contamination des opérateurs. Elle décrit ensuite les techniques et les produits utilisables pour nettoyer et désinfecter les surfaces, ainsi que les mesures de prévention des risques liés à ces pratiques : utilisation de détergents ou de désinfectants, traitement par application manuelle, désinfection des surfaces par voie aérienne (DSVA). Les principes de nettoyage et de désinfection doivent être connus et respectés afin d’effectuer ces opérations de façon efficace, en toute sécurité pour les personnes. En annexe figurent des indications sur la normalisation européenne des désinfectants de surface.

Commentaire : Ce document est une bonne mise au point. Néanmoins, faute de temps, je me bornerai à souligner que le volet consacré à l’efficacité et limite du nettoyage à la vapeur mériterait une réécriture.

Il faut en effet rappeler voir Quelques observations sur le nettoyage à la vapeur : La vapeur qui s’échappe d’un appareil est toujours plus chaude que la surface à désinfecter, donc elle se condense sur cette dernière. La température initiale du condensat est supérieure à 100°C (entre 120 et 150°C), puis elle baisse rapidement (quelques secondes) pour atteindre une température d’équilibre avec celle de la surface. D’ailleurs, il est possible de toucher sans danger une surface qui vient d’être traitée, et il n’y a pas à ma connaissance de mise en garde à ce sujet dans les notices techniques. L’efficacité sporicide, quand à elle, est quasi nulle ou nulle.

Une curiosité, le terme nettoyage (enlèvement des souillures ou des salissures) n’est pas défini dans le lexique alors qu’il est employé plus de 60 fois dans le texte …

Hygiène des aliments et restauration commerciale : à propos des infractions correctives

24
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Le nettoyage et la désinfection en question ; il en est ainsi des infractions correctives », source Ben Chapman du barfblog du 23 novembre, 2014.

Dans les restaurants, je souhaite manger certains attributs classiques : des aliments savoureux, une valeur décente et une bonne culture de la sécurité des aliments. La culture de la sécurité des aliments n’est pas d’avoir un programme de formation, il s’agit de l’identification des dangers, la compréhension sur la façon de les gérer et lorsque des lacunes sont signalées, réagir en traitant les problèmes.

JS51071999J’évite les endroits qui ont du mal à répondre à ce que demandent les services réglementaires locaux de santé publique. Tout le monde peut avoir une mauvaise journée, mais avoir deux ou trois inspections consécutives et ne pas corriger les problèmes est une tendance qui en dit plus sur ce que vaut un opérateur alimentaire. Selon GetHampshire.com, Woodys Take Out (entreprise de restauration rapide au Royaume-Uni -aa) a reçu un avertissement formel par les services réglementaires locaux car il n’avait pas écouté les avertissements précédents des inspecteurs au sujet de problèmes de sécurité des aliments.

Les infractions, notées lors des visites des 23 octobre et le 3 novembre, comprennent notamment un manque de nettoyage et de désinfection des locaux et des équipements tels que les planches à découper, les poignées et les robinets.

Il a été trouvé aussi que les manipulateurs d’aliments n’avaient pas été convenablement formés aux procédures d’hygiène des aliments et qu’ils ont fait preuve d’une mauvaise compréhension de ce qu’est un nettoyage efficace.

Il y avait aussi une défaillance à mettre en œuvre un système de management exigé de la sécurité des aliments.

Le directeur de la société, qui a des succursales à Farnborough, Aldershot, Blackwater et Yiewsley, a accepté les avertissements en admettant les faits pour le compte de sa société.

Dans le cadre de cette action, le takeaway a volontairement été fermé pendant un jour pour assurer que les locaux soient mis en conformité aux règles minimales exigées par la loi.

Un bon nettoyage-désinfection nécessite d’avoir les bons équipements, un personnel qui sait comment le faire et un système organisationnel de valeurs qui assure que cela se fait correctement. Des ustensiles et des planches à découper sales dans la zone de préparation peuvent conduire à des risques de transfert de contamination.