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Rappel de fromages de chèvre au lait cru AOP pour cause de présence de Escherichia coli O26

21
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Non classé, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Auchan rapporte sur son site rappel qualité, un communiqué du 20 novembre 2014 de la société Eurial, 24, rue de la Rainière, CS 42738, 44327 NANTES Cedex 3

La Société EURIAL procède au retrait de la vente du produit suivant :
  • Nom : Fromage de chèvre au lait cru AOP
  • Marque commerciale : Pouligny Saint Pierre fabriqué et affiné par Eurial Tournon Saint Martin (36220)
  • Type de conditionnement : 150g et 250g
  • N° de lot : Y14286
  • DLC/DLUO : 12/12/14
  • Numéro d’identification vétérinaire :
  • Période de commercialisation : à partir du 06/11/14.
En effet, un contrôle a mis en évidence, dans ces produits, la présence de Escherichia coli O26.
Il est donc demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés.
Les Escherichia coli O26 peuvent entraîner dans la semaine qui suit la consommation, des gastro-entérites éventuellement hémorragiques, accompagnées ou non de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères chez les jeunes enfants Les personnes qui auraient consommé les produits mentionnés ci-dessus et qui présenteraient ce type de symptômes sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant en lui signalant cette consommation et la nature du germe contaminant.

NB : C’est, je crois, le quatrième rappel de fromages causé par la présence de E. coli O26 en France depuis le début de l’année … mais peut-être qu’un lecteur a des informations plus complètes. On lira aussi Emergence d’un clone virulent de E. coli O26 en Europe.

Pas encore de nouvelles de nos autorités tant des ministères de l’agriculture que de la santé, comme d’hab ?

Royaume-Uni : Faire cuire le poulet ne réglera pas le problème de Campylobacter

20
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Non classé, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

« Royaume-Uni : Faire cuire le poulet ne réglera pas le problème de Campylobacter », source Doug Powell du barfblog du 19 novembre 2014.

Le British Poultry Council (BPC) a dit The Grocer que les articles dans les médias selon lesquels les supermarchés vendent sciemment des poulets contaminés par Campylobacter peut induire en erreur les consommateurs, et qu’« une cuisson correcte et l’observation d’une bonne hygiène en cuisine » régleront le problème. Il est facile de tancer les consommateurs mais que font les producteurs pour réduire le risque ? dit Doug Powell.

campy_freeUn article paru (le 19 novembre) dans The Times a cité des données du BPC qui ont montré que 24% des prélèvements testés au hasard parmi une série de 5 000 poulets étaient positifs avec les taux les plus élevés de contamination par Campylobacter.

Les résultats étaient similaires à ceux révélés en août dans la première série de résultats trimestriels d’une enquête sur 12 mois actuellement entreprise par la FSA sur la prévalence et le taux de contamination par Campylobacter sur des poulets entiers réfrigérés et de leur emballage. L’enquête de la FSA a montré que 16% des poulets avaient les taux les plus élevés de contamination avec plus de 1000 unités formant colonie par gramme (ufc) et 26% entre 100 et 1000 ufc/g.

Le directeur général du BPC, Andrew Large, a dit que l’article du Times est basé sur un petit échantillon d’analyses, conçu pour aider les membres du groupe de travail mixte sur Campylobacter dans leurs opérations.

« Comme les données ne sont ni complètes, ni statistiquement robustes, elles ne seront pas utiles aux consommateurs et risquent de les induire en erreur », a-t-il averti, ajoutant : « Les consommateurs ont un rôle clé à jouer car une bonne hygiène en cuisine restera la pierre angulaire de la prévention des maladies d’origine alimentaire. »

Un porte-parole du British Retail Consortium a dit : « Aussi longtemps que Campylobacter est présent dans la chaîne alimentaire, et nous ne disposons pas encore de solution malgré nos meilleurs efforts, nous devons maintenir le message très fort que le poulet cru doit être manipulé avec une attention appropriée et la diffusion de données incomplètes pourrait diluer ce message aux consommateurs et conduire à la confusion. »

La FSA doit publier la semaine prochaine la deuxième série de résultats trimestriels de son enquête sur Campylobacter, et qui aussi citera et blâmera (name-and-shame) les noms des distributeurs ayant les pires résultats sur les poulets contaminés par Campylobacter.

NB : La question subsidiaire est de savoir si le British Retail Consortium défend les intérêts des entreprises alimentaires ou les consommateurs et la sécurité des aliments est-elle soluble dans les certificats privés ?

Quand la présence de Listeria monocytogenes devient listériose dans les médias et Lysteria dans le communiqué du distributeur ! Veux-t-on vraiment nous faire peur ?

18
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Non classé, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

C’est sans commentaires ce court article paru (hélas) sur RTL.be du 17 novembre 2014 en Belgique.

Au départ nous avons les autorités suisses qui ont signalé le 14 novembre 2014, une « mise en garde publique à propos de la présence de Listeria dans du salsiz des Grisons »

listeriaDes bactéries de type Listeria ont été décelées dans du salsiz des Grisons. Ce produit peut présenter un danger pour la santé et l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) recommande à la population de ne pas en consommer. La marchandise en question a été immédiatement retirée du marché.

Mais que trouve-t-on dans le tire de l’article de RTL.be précité, « Listériose chez Colruyt: si vous y avez acheté de la charcuterie, lisez bien ceci ».

Bien entendu, il ne s’agit de listériose (la maladie) mais de Listeria (la bactérie) c’est hélas une confusion ou un raccourci, savamment entretenue par certains médias, marchands de peur ?

Mais nous allons voir que cela ne s’arrête pas là …

La chaîne de supermarchés Colruyt rappelle son plateau de charcuteries suisses Premium « pour des raisons de sécurité alimentaire », a-t-elle indiqué lundi soir dans un communiqué.

Le texte du communiqué ci-dessous est proposé sur le site de l’AFSCA, sans correction !

« Lors d’une analyse effectuée par le producteur, la présence de listeria monocytogenes a été décelée dans le Plateau de charcuteries suisses Premium 110 g. Il s’agit des produits portant la date limite de consommation du 3/2/2015. Colruyt a donc décidé d’appeler les consommateurs à ramener le Plateau de charcuteries suisses Premium portant la date limite de consommation du 3 février 2015.     Colruyt demande à ses clients de ne pas consommer ce produit et de bien vouloir le ramener en magasin, où il leur sera remboursé. Entre-temps, les produits concernés ont été retirés des rayons de tous les magasins. »
La bactérie Lysteria monocytogenes peut s’avérer dangereuse pour les jeunes enfants, les femmes enceintes (risque de fausse couche), les personnes ayant une immunité plus faible et les personnes âgées.

Lysteria est proche d’hystéria, comme par hasard, même le distributeur se fait marchand de peur !

Etats-Unis : Il est demandé au ministère de l’agriculture de « Get the Shit out of our Poultry »

21
oct
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Non classé, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

gao-300x300Le GAO* à l’USDA, « Get the Shit out of our Poultry ». Source article de Bill Marler du 20 octobre 2014 paru dans le Marlerblog.

Le Government Accountability Office (GAO) des Etats-Unis a publié un rapport de 67 pages rendu public intitulé, « USDA Needs to Strengthen Its Approach to Protecting Human Health from Pathogens in Poultry Products » (L’USDA doit renforcer son approche de protection de la santé humaine contre les pathogènes dans les produits de volaille). Le GAO suggère que l’USDA prenne quatre actions spécifiques :

  • Pour faire en sorte que les efforts du Food Safety and Inspection Service (FSIS) protègent la santé humaine en réduisant la contamination par Salmonella et Campylobacter dans les produits de volaille réglementés par le FSIS, le ministre de l’agriculture devrait ordonner à l’administrateur du FSIS de développer rapidement des mesures de la performance vis-à-vis de Salmonella avec des objectifs associés aux carcasses de jeunes dindes afin de surveiller si cela permet aux usines d’être en conformité avec les standards qui répondent aux objectifs de l’agence.
  • Pour faire en sorte que les efforts du FSIS protègent la santé humaine en réduisant la contamination par Salmonella et de Campylobacter dans les produits de volaille réglementés par le FSIS, une fois que le FSIS aura révisé ses standards vis-à-vis de Salmonella sur le poulet haché et la dinde hachée, le ministre de l’agriculture devrait ordonner à l’administrateur du FSIS d’élaborer rapidement des mesures de la performance vis-à-vis de Salmonella avec des objectifs associés à ces produits afin de surveiller si cela permet aux usines d’être en conformité avec les standards qui répondent aux objectifs de l’agence.
  • Pour faire en sorte que les efforts du FSIS protègent la santé humaine en réduisant la contamination par Salmonella et de Campylobacter dans les produits de volaille réglementés par le FSIS, une fois que FSIS aura établi des catégories de conformité des sites pour Campylobacter chez les carcasses des jeunes poulets et des jeunes dindes, le ministre de l’agriculture devrait ordonner à l’administrateur du FSIS d’élaborer rapidement des mesures de la performance vis-à-vis de Campylobacter avec des objectifs associés à ces produits afin de surveiller si cela permet aux usines d’être en conformité avec les standards qui répondent aux objectifs de l’agence.
  • Pour faire en sorte que les efforts du FSIS protègent la santé humaine en réduisant la contamination par Salmonella et de Campylobacter dans les produits de volaille réglementés par le FSIS, dans la future révision des lignes directrices de conformité à la maîtrise de Salmonella et de Campylobacter, le ministre de l’agriculture devrait ordonner à l’administrateur du FSIS de s’assurer de l’inclusion d’informations sur l’efficacité de chaque pratique recommandée au niveau de l’élevage afin de réduire ces pathogènes dans les volailles vivantes.

« Get the Shit out of our Poultry » ou Mettre la merde hors de nos volailles …

*Le Government Accountability Office (GAO) est l’organisme d’audit, d’évaluation et d’investigation du Congrès des États-Unis chargé du contrôle des comptes publics du budget fédéral des États-Unis. Le GAO est aussi appelé l’agence du Congrès des Etats-Unis.

Nouveau scandale d’huile frelatée à Taiwan, le management par les excuses ne suffit plus !

25
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Non classé, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

U11450P31DT20140907225417Selon Taiwan Info du 10 septembre 2014, « Scandale des huiles frelatées : l’Etat apporte une réponse coordonnée ».

Ouais, faut voir car il s’agit quand d’un nouvel épisode de ce scandale à rebondissement sur les huiles, voir l’article du 23 novembre 2013, « Scandale alimentaire à l’huile frelatée à Taïwan ou le management par des excuses »

Après la découverte, au début du mois, des pratiques illicites d’un fabricant d’huiles alimentaires, les différentes administrations ont redoublé d’efforts pour garantir la sécurité sanitaire des aliments produits à Taiwan, a assuré hier le vice-Premier ministre, Mao Chih-kuo [毛治國].

Produire et commercialiser des huiles auxquelles ont été ajoutées des huiles de cuisson usagées est une violation flagrante des lois sanitaires, a déclaré Mao Chih-kuo, avant d’ajouter que les contrevenants seront poursuivis avec la plus grande sévérité. « Le ministère de la Santé et des Affaires sociales va consulter des experts et des universitaires et réexaminer la réglementation en vigueur sur les inspections sanitaires des produits oléagineux, de manière à assurer qu’un tel cas ne puisse se reproduire », a-t-il en outre annoncé.

Le 1er septembre dernier, la presse révélait que des huiles entrant dans la composition de nombreuses denrées avaient été frelatées. Chang Guann, l’entreprise qui s’était porté acquéreur de ces huiles, pour ensuite les commercialiser à des industriels, avait pourtant obtenu la certification de ses bonnes pratiques de production.

Le 5 septembre, une cellule de crise dirigée par Mao Chih-kuo était créée pour coordonner la gestion de ce scandale alimentaire et de ses répercussions, ainsi que pour informer le public. Selon le ministère de la Santé et des Affaires sociales, les prélèvements réalisés dans 235 entreprises locales s’étant fournies auprès de Chang Guann ont montré que 213 produits contenaient de l’huile frelatée. Ces entreprises ont reçu pour consigne de rappeler leurs produits, les services sanitaires étant aussi en charge de leur destruction. Des sanctions administratives et des poursuites judiciaires ont également été engagées contre les responsables présumés de ce scandale alimentaire.

20140917073053598Selon La Libre.be, citant l’AFP du 13 septembre 2014, « Le patron d’une compagnie taïwanaise au centre d’un vaste scandale sanitaire qui a déclenché des rappels en série de produits alimentaires a été arrêté pour avoir vendu des centaines de tonnes d’huile frelatée, ont annoncé samedi les autorités taïwanaises.

Soupçonné de fraude, Yeh Wen-hsiang, président de Chang Guann Co, a été placé en détention tôt samedi pour empêcher sa fuite, qu’il rencontre d’autres suspects ou détruise des preuves.

D’après les enquêteurs, de février à août, Chang Guann Co a acheté à une usine opérant sans licence 243 tonnes d’huiles usagées, provenant de friteuses et même de collecteurs de graisse puis les a mélangées à de l’huile de saindoux.

L’huile ainsi obtenue a été revendue à un millier de restaurants, boulangeries et fabriques alimentaires de Taïwan. Au total 782 tonnes de ce mélange frelaté ont été produites.

Des centaines de tonnes de gâteaux de lune, traditionnellement consommés à cette époque de l’année, du pain, des nouilles instantanées, des petits pains à la vapeur et des raviolis chinois ont été retirés des étals après la découverte du scandale sanitaire la semaine dernière.

Chang Guann Co, leader taïwanais de la production d’huiles alimentaires, s’était excusé auprès des consommateurs, déclarant ignorer la provenance des matières grasses en cause.

Le propriétaire de l’usine sans licence, Kuo Lieh-chen, a été placé en détention provisoire dans le cadre de cette affaire au cours du week-end dernier.

On lira aussi le Courrier International du 17 septembre 2014, « Un réseau d’huile frelatée démantelé à Taïwan ? De l’huile alimentaire frelatée a été massivement produite et vendue par une entreprise taïwanaise. Plus de mille entreprises seraient impliquées, notamment à Taïwan et à Hong Kong. »