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Nouveau scandale d’huile frelatée à Taiwan, le management par les excuses ne suffit plus !

25
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Non classé, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

U11450P31DT20140907225417Selon Taiwan Info du 10 septembre 2014, « Scandale des huiles frelatées : l’Etat apporte une réponse coordonnée ».

Ouais, faut voir car il s’agit quand d’un nouvel épisode de ce scandale à rebondissement sur les huiles, voir l’article du 23 novembre 2013, « Scandale alimentaire à l’huile frelatée à Taïwan ou le management par des excuses »

Après la découverte, au début du mois, des pratiques illicites d’un fabricant d’huiles alimentaires, les différentes administrations ont redoublé d’efforts pour garantir la sécurité sanitaire des aliments produits à Taiwan, a assuré hier le vice-Premier ministre, Mao Chih-kuo [毛治國].

Produire et commercialiser des huiles auxquelles ont été ajoutées des huiles de cuisson usagées est une violation flagrante des lois sanitaires, a déclaré Mao Chih-kuo, avant d’ajouter que les contrevenants seront poursuivis avec la plus grande sévérité. « Le ministère de la Santé et des Affaires sociales va consulter des experts et des universitaires et réexaminer la réglementation en vigueur sur les inspections sanitaires des produits oléagineux, de manière à assurer qu’un tel cas ne puisse se reproduire », a-t-il en outre annoncé.

Le 1er septembre dernier, la presse révélait que des huiles entrant dans la composition de nombreuses denrées avaient été frelatées. Chang Guann, l’entreprise qui s’était porté acquéreur de ces huiles, pour ensuite les commercialiser à des industriels, avait pourtant obtenu la certification de ses bonnes pratiques de production.

Le 5 septembre, une cellule de crise dirigée par Mao Chih-kuo était créée pour coordonner la gestion de ce scandale alimentaire et de ses répercussions, ainsi que pour informer le public. Selon le ministère de la Santé et des Affaires sociales, les prélèvements réalisés dans 235 entreprises locales s’étant fournies auprès de Chang Guann ont montré que 213 produits contenaient de l’huile frelatée. Ces entreprises ont reçu pour consigne de rappeler leurs produits, les services sanitaires étant aussi en charge de leur destruction. Des sanctions administratives et des poursuites judiciaires ont également été engagées contre les responsables présumés de ce scandale alimentaire.

20140917073053598Selon La Libre.be, citant l’AFP du 13 septembre 2014, « Le patron d’une compagnie taïwanaise au centre d’un vaste scandale sanitaire qui a déclenché des rappels en série de produits alimentaires a été arrêté pour avoir vendu des centaines de tonnes d’huile frelatée, ont annoncé samedi les autorités taïwanaises.

Soupçonné de fraude, Yeh Wen-hsiang, président de Chang Guann Co, a été placé en détention tôt samedi pour empêcher sa fuite, qu’il rencontre d’autres suspects ou détruise des preuves.

D’après les enquêteurs, de février à août, Chang Guann Co a acheté à une usine opérant sans licence 243 tonnes d’huiles usagées, provenant de friteuses et même de collecteurs de graisse puis les a mélangées à de l’huile de saindoux.

L’huile ainsi obtenue a été revendue à un millier de restaurants, boulangeries et fabriques alimentaires de Taïwan. Au total 782 tonnes de ce mélange frelaté ont été produites.

Des centaines de tonnes de gâteaux de lune, traditionnellement consommés à cette époque de l’année, du pain, des nouilles instantanées, des petits pains à la vapeur et des raviolis chinois ont été retirés des étals après la découverte du scandale sanitaire la semaine dernière.

Chang Guann Co, leader taïwanais de la production d’huiles alimentaires, s’était excusé auprès des consommateurs, déclarant ignorer la provenance des matières grasses en cause.

Le propriétaire de l’usine sans licence, Kuo Lieh-chen, a été placé en détention provisoire dans le cadre de cette affaire au cours du week-end dernier.

On lira aussi le Courrier International du 17 septembre 2014, « Un réseau d’huile frelatée démantelé à Taïwan ? De l’huile alimentaire frelatée a été massivement produite et vendue par une entreprise taïwanaise. Plus de mille entreprises seraient impliquées, notamment à Taïwan et à Hong Kong. »

Des patients en soins intensifs dans un état critique perdent presque tous leurs microbes intestinaux, et ceux qui restent, ne sont pas les bons

24
sept
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Classé dans Curiosité, Non classé, Santé.

« Des patients en soins intensifs dans un état critique perdent presque tous leurs microbes intestinaux, et ceux qui restent, ne sont pas les bons », source ASM News.

Des chercheurs de l’université de Chicago ont montré qu’après un long séjour dans une unité de soins intensifs (USI), seule une poignée d’espèces de microbes pathogènes reste dans l’intestin des patients. L’équipe a analysé ces pathogènes restant et a découvert que certains peuvent devenir mortels lorsque ils sont confrontés à des conditions qui imitent la réponse au stress du corps face à la maladie.

human-microbiome-change_1Les résultats, publiés dans mBio®, la revue en accès libre en ligne de l’American Society for Microbiology, peuvent conduire à une meilleure surveillance et un traitement des patients en soins intensifs qui peuvent développer une infection systémique potentiellement mortelle appelée septicémie.

« J’ai vu des patients mourir de septicémie, ce ne sont pas leurs blessures ou leurs problèmes mécaniques qui en sont le problème », dit John Alverdy, un chirurgien gastro-intestinal et l’un des deux auteurs principaux de l’étude.

« Notre hypothèse a toujours été que la microflore intestinale chez ces patients est très anormale, et celle-ci pourrait être la coupable qui conduit à une septicémie », dit-il.

La présente étude appuie cette idée. Alverdy et Olga Zaborina, microbiologiste, voulaient savoir ce qui se passait au niveau des microbes de l’intestin des patients en soins intensifs, qui reçoivent des traitements répétés de plusieurs antibiotiques pour combattre les infections.

Ils ont constaté que les patients avec des séjours de plus d’un mois avaient un à quatre types de microbes dans leur tube digestif, mesurés à partir de prélèvements fécaux, comparés  avec environ 40 types différents retrouvés chez des volontaires sains.

Quatre de ces patients avaient des communautés microbiennes de l’intestin avec seulement deux membres, une souche infectieuse de levure, Candida, et une souche bactérienne pathogène, telle que Enterococcus faecium ou Staphylococcus aureus et d’autres microbes liés à des infections nosocomiales. Sans surprise, la quasi-totalité des bactéries pathogènes chez ces patients était résistante aux antibiotiques.

« Il y a beaucoup de méchants microbes là-dedans, mais la présence de ces méchants ne vous dit pas qui va vivre ou mourir », dit Alverdy. « Ce n’est pas seulement que les microbes soient là, mais la façon dont ils se comportent lorsqu’ils sont confrontés à des conditions difficiles et hostiles de maladie grave. »

Pour vérifier que le comportement, l’équipe a cultivé les communautés microbiennes de patients en soins intensifs et a analysé leur capacité à causer des dommages dans un modèle de virulence en laboratoire. Des petits vers, Caenorhabditis elegans, se nourrissent normalement de microbes du sol, mais lorsque qu’ils sont nourris avec des microbes pathogènes en laboratoire, lez vers agissent comme un de indicateur de la virulence, comme le canari dans une mine de charbon. Plus des microbes sont virulents, plus les vers les tuent.

Nourrir des vers avec un mélange de levures-bactéries n’a pas tué de nombreux vers, mais lorsque les bactéries ont été éliminées, la levure seule est devenue mortelle. Dans certains cas, en changeant simplement le partenaire, cela a entraîné une virulence bactérienne. Cela donne à penser que, même si les deux microbes dans ces communautés sont tous deux pathogènes, ils existent un équilibre communautaire dans l’intestin Cela ne conduit pas toujours à la virulence.

« Lors d’un stress de l’hôte, ces deux microbes suppriment la virulence de l’autre », dit Zaborina. « Mais si vous faites quelque chose à l’un d’eux, alors cela peut changer leur comportement. »

Par exemple, l’équipe a constaté que l’ajout d’un médicament opioïde au mélange, qui mime les signaux de stress libérés par des patients malades, pourrait aussi changer le comportement d’une coexistence pacifique appelée commensalisme vers une virulence de certaines paires de microbes. L’équipe pourrait empêcher ce commutateur de virulence en alimentant les vers avec une molécule qui a créé un taux de phosphate élevé dans leur intestin.

Bien que l’étude était trop petite pour une signification statistique, il y avait une corrélation entre le comportement des microbes et la vie ou le décès d’un patient : deux patients qui s’en sont sortis avaient des microbes qui coexistaient pacifiquement, mais les trois qui sont décédés de septicémie avaient au moins un prélèvement bactrien qui montrait un comportement pathogène.

Le travail suggère que les médecins devraient essayer de trouver des façons de réduire l’utilisation excessive des antibiotiques et de stabiliser les microbes qui restent dans l’intestin des patients en soins intensifs. Cela pourrait être réalisé en donnant du phosphate ou en réduisant les signaux de stress dans l’intestin. Ces efforts pourraient permettre de conserver les microbes calmes et non-virulents, conduisant à de meilleurs résultats pour les patients.

Cette recherche a été financée par l’U.S. National Institutes of Health et l’U.S. Department of Energy.

L’étude peut être consultée en ligne sur ce lien http://bit.ly/asmtip0914h.

La FSAI renouvelle son avis de faire bouillir les petits fruits rouges congelés importés

11
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Non classé, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus.

La FSAI renouvelle son avis de faire bouillir les petits fruits rouges congelés importés, source communiqué du 8 septembre 2014.

frozen-berriesLa Food Safety Authority of Ireland (FSAI) a conseillé  aux consommateurs de continuer à faire bouillir les petits fruits rouges congelés importés pendant au moins une minute avant de les consommer. La FSAI a communiqué qu’elle demande de nouveau l’application de ce conseil qui a été, à l’origine, fourni l’an dernier lors d’une éclosion  d’intoxication alimentaire liée au virus de d’hépatite A causée par des petits fruits rouges congelés importés. Cette éclosion a été identifiée en Irlande et, par la suite, elle s’est avérée être une éclosion européenne dans plusieurs pays. La FSAI renouvelle son avis à la suite de la publication d’un rapport sur l’enquête à l’échelle européenne sur l’éclosion qui a conclu que de petits fruits rouges congelés contaminés pourraient encore être en circulation dans la chaîne alimentaire. Ce mois-ci, quelques cas irlandais d’hépatite A ont été signalés à la FSAI qui ne peuvent être expliqués par des voyages à l’étranger et des enquêtes sont en cours pour déterminer s’il peut y avoir un lien entre ces petits fruits rouges surgelés contaminés importés ou d’autres aliments.

L’enquête de traçabilité à l’échelle européenne, dans laquelle la FSAI faisait partie, a été coordonnée par l’EFSA. L’éclosion a été identifiée la première fois en mai 2013, lorsque l’Allemagne a signalé des cas avec des voyages en Italie et l’Italie a identifié une augmentation nationale du nombre de cas d’hépatite A. A ce jour, 1 440 cas ont été signalés dans douze pays européens, dont 331 ont été confirmés par génotypage. La majorité des cas ont été signalés en Italie. Vingt-cinq cas ont été signalés en Irlande, dont 21 ont été confirmés.

La contamination par le virus de l’hépatite A de mélanges de petits fruits rouges et de produits contenant un mélange de petits fruits rouges a été identifiée dans trois pays, l’Italie, la France et la Norvège. Suite à l’enquête à l’échelle européenne de traçage, des mûres bulgares et des groseilles polonaises ont été identifiées comme ingrédient le plus usuel dans les aliments consommés par les personnes touchées ; la Pologne est le plus grand producteur de groseilles en Europe, et la Bulgarie est un exportateur majeur de mûres congelées. Aucune source unique de contamination n’a été identifiée ; toutefois, douze exploitants du secteur alimentaire ont été identifiés avec des liens vers des cas et des lots dans cinq des pays touchés.

Le professeur Alan Reilly, directeur général de la FSAI a déclaré : « Les premiers signes de l’éclosion ont émergé l’an dernier lorsque des cas d’hépatite A ont été identifiés avec la même souche du virus que celui qui a provoqué une éclosion en Italie. Comme de petits fruits rouges surgelés importés contaminés pourraient encore être en circulation dans la chaîne alimentaire, nous continuons de recommander l’ébullition de petits fruits rouges congelés importés pendant au moins une minute avant de les consommer. Il s’agit d’une mesure de précaution afin de détruire le virus s’il est présent. Il n’existe aucune preuve que des petits fruits rouges frais irlandais étaient la cause de l’éclosion. Toutefois, nous suggérons, comme c’est le cas avec tous les autres fruits et légumes frais, qu’ils doivent être soigneusement lavés s’ils sont consommés crus. »

Les petits fruits rouges importés congelés sont largement utilisés dans l’industrie alimentaire et la distribution dans le secteur de la restauration commerciale pour une utilisation dans des plats cuisinés et des aliments prêts à être consommés. Par conséquent, les entreprises alimentaires utilisant des petits fruits rouges importés congelés doivent veiller à ce que les petits fruits rouges qu’ils utilisent proviennent de fournisseurs réputés avec des systèmes efficaces de management de la sécurité des aliments et une traçabilité complète.

Le professeur Reilly déclare : « Cette éclosion souligne toute la complexité de ce que peut être la chaîne alimentaire. Aucune origine unique de la contamination n’a été identifiée, malgré les enquêtes de traçage qui ont étudié 6 227 transactions entre 1 974 entreprises alimentaires. Nous réitérons notre recommandation pour que les entreprises alimentaires, à chaque stade de la chaîne alimentaire, cherchent une garantie quant à l’efficacité du système de management de la sécurité des aliments en place de leurs fournisseurs. Si une telle garantie n’est pas disponible, les petits fruits rouges importés doivent être bouillis pendant une minute avant d’être utilisés dans les aliments pour éliminer ou réduire le risque de virus et de bactéries d’origine alimentaire. »

Commentaires : Pas d’information ou de recommandations en France, à ma connaissance.

Nanomatériaux : Guide de bonnes pratiques favorisant la gestion des risques en milieu de travail

9
sept
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Classé dans Curiosité, Environnement, Non classé, Santé, Sécurité des aliments.

Publication de l’IRSST. Nanomatériaux – Guide de bonnes pratiques favorisant la gestion des risques en milieu de travail, 2e édition. Ostiguy, Claude; Debia, Maximilien; Roberge, Brigitte; Dufresne, André. Études et recherches / Rapport  R-840, Montréal, IRSST, 2014, 120 pages.

Téléchargement ici.

nanoRésumé.

Les nanotechnologies présentent aujourd’hui des enjeux majeurs en termes technologique, économique, éthique, social et environnemental, car elles offrent le potentiel d’améliorer de façon substantielle les propriétés de multiples produits dans tous les secteurs d’activité tant en matière de production de matériaux aux performances inédites que de diagnostic et de traitement médical. Les nanomatériaux favorisent ainsi l’émergence de nouveaux marchés, la création d’emplois, l’amélioration de la qualité de vie et peuvent contribuer à la protection de l’environnement. Du reste, l’impact se fait déjà sentir dans des secteurs aussi diversifiés que l’agroalimentaire, l’aérospatiale, la cosmétique, la construction et la santé. Au Québec, la plupart des universités de même que plusieurs centres de recherche œuvrent à la conception de nouvelles applications. Plusieurs entreprises sont en phase de démarrage, en exploitation, produisent ou incorporent déjà des nanomatériaux dans leurs procédés afin d’améliorer la performance de leurs produits et la tendance devrait s’accentuer au cours des prochaines années. Le personnel des laboratoires de recherche et des industries est donc particulièrement concerné par ces nouveaux développements susceptibles d’exposer un nombre croissant de travailleurs à ces matériaux du monde de l’infiniment petit. On estime qu’en 2015, au niveau mondial, 10 % des emplois manufacturés pourraient être liés aux nanotechnologies et plus de 2 000 produits commercialisés contiendraient des nanomatériaux.

La manipulation de ces nouveaux matériaux aux propriétés uniques soulève toutefois de nombreuses interrogations et génère des inquiétudes en raison de l’état fragmentaire des connaissances sur les risques pour la santé, la sécurité des travailleurs et l’environnement. Or, plusieurs études ont déjà démontré que certains nanomatériaux ont une toxicité spécifique différente des mêmes produits chimiques de plus forte taille. Les nanomatériaux peuvent être absorbés principalement par inhalation, mais également par voie cutanée ou digestive; en outre, des études sur des animaux ont mis en évidence que certains nanomatériaux peuvent se rendre au sang par translocation et s’accumuler dans divers organes. Parmi les multiples effets spécifiques documentés, notons que des études animales ont laissé voir qu’à masse égale, certains nanomatériaux causent plus d’inflammation et de tumeurs pulmonaires que les mêmes produits à plus forte taille. La recherche a permis de déterminer que les caractéristiques physico-chimiques des nanomatériaux telles la taille, la forme, la surface spécifique, la charge, la solubilité et les propriétés de surface jouent un rôle important quant à leurs effets sur les systèmes biologiques, incluant leur capacité de générer un stress oxydatif. Il est donc important d’évaluer et de maîtriser les risques potentiels afin d’assurer une manipulation sécuritaire des nanomatériaux. Tout comme pour plusieurs autres substances chimiques, une approche d’estimation et de gestion des risques doit être développée au cas par cas.

Par ailleurs, il n’existe pas encore de méthode de mesure qui fasse consensus pour caractériser l’exposition des travailleurs aux nanomatériaux, rendant ainsi l’évaluation quantitative des risques difficile, voire impossible dans de multiples situations. Dans un tel contexte d’incertitudes, une approche de précaution est préconisée afin de minimiser l’exposition du travailleur. Or, au Québec, la responsabilité de fournir un milieu de travail sécuritaire relève des employeurs et les mesures préventives doivent être appliquées par les employés. Il importe donc, dans tous les milieux de travail où des nanomatériaux sont manipulés, de développer un programme de prévention qui tienne compte des caractéristiques spécifiques des nanomatériaux afin de mettre en place de bonnes pratiques de travail et d’instaurer des procédures de prévention adaptées aux risques propres à chaque situation de travail.

Heureusement, les connaissances scientifiques actuelles, même si elles demeurent partielles, permettent d’identifier, d’estimer et de gérer efficacement ces risques. Dans l’intention de soutenir le développement sécuritaire des nanotechnologies au Québec, le présent guide souhaite rassembler les connaissances scientifiques actuelles sur l’identification des dangers, les stratégies d’évaluation du niveau de nanomatériaux retrouvés dans différents milieux de travail, l’évaluation des risques et finalement l’application de différentes approches à la gestion des risques. Ce guide, dont l’utilisation optimale requiert un minimum de connaissances en hygiène du travail,  est destiné à soutenir l’ensemble des milieux de travail qui fabriquent ou utilisent des nanomatériaux et à fournir des informations pratiques et des outils de prévention permettant leur manipulation sécuritaire aussi bien dans les laboratoires et les usines pilotes que dans les industries de production ou d’intégration de ces produits.

Pour être efficace, la gestion des risques doit faire partie intégrante de la culture d’une organisation et les questions de santé et de sécurité doivent être considérées dès la conception des lieux de travail, sinon le plus en amont possible. Ceci est un élément clé de la bonne gouvernance organisationnelle. En pratique, la gestion des risques constitue un procédé itératif à effectuer à travers une démarche structurée qui induit des améliorations continues dans la prise de décisions et peut même favoriser l’accroissement de la performance. Ce document vise à faciliter la mise en œuvre d’une telle démarche qui sera toutefois circonscrite à la prévention des risques liés aux nanomatériaux. En effet, selon le procédé impliqué, plusieurs autres risques associés à l’exposition aux solvants, aux gaz, à des contraintes thermiques ou ergonomiques, etc. pourraient être présents, mais ils ne seront pas examinés ici.

Les auteurs favorisent une approche de prévention visant à minimiser l’exposition professionnelle aux nanomatériaux. Considérant les différentes voies d’exposition et les facteurs pouvant influencer la toxicité des nanomatériaux, de même que les risques pour la sécurité, l’approche retenue se base essentiellement sur l’identification des dangers, sur différentes stratégies d’évaluation des risques et sur une hiérarchie de moyens de maîtrise, en y intégrant les connaissances spécifiques aux nanomatériaux lorsque celles-ci sont disponibles. L’évaluation adéquate des risques doit conduire au choix des procédés, des équipements et des méthodes de travail à même de réduire l’exposition potentielle des travailleurs notamment en maîtrisant à la source les émissions de nanomatériaux. Elle doit également permettre de sélectionner les mesures de prévention collectives et individuelles et de déterminer les éléments de gestion administrative et de formation requis pour assurer la protection adéquate de l’ensemble des travailleurs, aussi bien sur le plan de l’entretien des équipements et des espaces de travail qu’au regard des opérateurs.

Cette seconde version du guide a été enrichie des données récentes de la littérature scientifique. De plus, quelques annexes présentent des interventions effectuées dans des milieux de travail québécois, des exemples de situations à risques tirés de la littérature, des mesures de prévention, des données relatives à l’efficacité de ces diverses mesures, de même que l’implantation des moyens de maîtrise de l’exposition. Notons finalement que les solutions à retenir pour un milieu de travail spécifique doivent être traitées au cas par cas et adaptées à chaque situation en tenant compte des risques évalués pour chacun des postes de travail.

NB : L’INRS publie une brochure intitulée « Aide au repérage des nanomatériaux en entreprise » (ED 6174). Cet outil renseigne les nanomatériaux qui sont fabriqués où utilisés dans une dizaine de secteurs d’activité. Il se présente sous forme de fiches qui répertorient nanomatériaux manipulés, applications, propriétés ou fonctionnalités. Il s’adresse à tous les préventeurs de terrain qui sont amenés à identifier des opérations potentiellement exposantes aux nanomatériaux en entreprise.

Il va être question de tomates cerise du Maroc et de l’absence d’information des consommateurs

4
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Non classé, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

Il va être question de tomates cerise et plus particulièrement de tomates cerise du Maroc. Le blog en avait parlé dans Les tomates cerise du Maroc et les alertes notifiées au RASFF, mythe ou réalité ? et  UE : fausse alerte aux tomates-cerise marocaines ?

L’Anses publie le 4 août 2014 une « Note d’appui scientifique et technique de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif aux intoxications liées à la consommation de tomates cerise en provenance du Maroc », datée du 4 juillet 2014

imgres-1Je sens que nous allons apprendre des choses …

Dès la première phrase, on apprend que « L’Anses a été saisie le 6 mai 2014 par la Direction Générale de la Santé pour la réalisation de l’appui scientifique et technique suivant : intoxications liées à la consommation de tomates cerise en provenance du Maroc. »

Je n’ai pas l’impression que les consommateurs ont été informés par les canaux habituels de la part de nos autorités, aucun signalement, l’Anses aurait pu d’ailleurs en faire la remarque, mais bon passons, car on a plutôt l’impression ici que l’Anses pallie l’InVS …

Que s’est-il passé ?

Depuis le 10 avril 2014, 16 cas d’intoxications liées à la consommation de tomates cerise en provenance du Maroc ont été signalés. Suite à une recherche rétrospective de cas réalisée par le réseau de CAP-TV, depuis le 1er janvier 2014,ce sont 26 cas d’intoxications reliés à l’ingestion de tomates qui ont été signalés dans plusieurs régions de France (notamment Rhône-Alpes, Nord-Pas-de-Calais, Bretagne, Lorraine, Ile-de-France). Tous les cas ont consommé des tomates cerise en provenance du Maroc. Ces tomates sont distribuées par plusieurs enseignes au niveau national.
Les symptômes décrits par les consommateurs sont de type digestif (vomissements, crampes abdominales, irritation de la gorge) et surviennent très rapidement après la consommation des tomates (5 à 30 minutes dans la plupart des cas). Ils sont de courte durée et sans gravité. La survenue de ces symptômes est associée à la sensation d’un goût désagréable et amer.

Des analyses ont été effectuées, mais d’autres sont toujours en cours … Ce que l’on sait, selon l’Anses, « la recherche bibliographique ne permet pas d’identifier l’agent en cause mais uniquement d’orienter les recherches vers plusieurs groupes de substances chimiques :

- les fluides frigorigènes,
- les pesticides,
- les glycoalcaloïdes naturellement présents dans le fruit.

Bon comme dirait l’autre, nous voilà désormais informés, mais après coup !

Pour information, notons que l’alerte notifiée au RASFF (référence 2014.0681) par la France a eu lieu le 16 mai 2014 … et l’Anses nous dit que la direction générale de la santé a fait une demande à l’Anses le 6 mai 2014 … c’est beau le partage d’informations entre les différents Etats membres. Décidément, on vit une époque formidable !