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IAFP 2015 : Des nouvelles de la recherche sur les STEC aux Etats-Unis

30
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Non classé, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

« IAFP 2015: Une attention sur les programmes de recherche sur les STEC dans l’industrie du bœuf », source article de Dan Flynn du 30 juillet 2015 paru dans Food Safety News.

L’une des raisons pour laquelle des experts en sécurité des aliments fréquentent la réunion annuelle de l’International Association for Food Protection (IAFP) est de se rémémorer les très grandes choses qui s’y passent.

Un de celles-là est certainement le Coordinated Agricultural Project sur les E. coli producteurs de shigatoxines ou STEC CAP pour faire court. C’est, un projet multidisciplinaire sur plusieurs années de 25 millions de dollars avec des chercheurs de nombreuses universités financé par l’USDA Agriculture and Food Initiative.

beefcattle-usda406x250Les objectifs de la recherche avec les fonds du STEC CAP sont les huit sérotypes de E. coli – les sept déjà déclarés comme des contaminants dans le bœuf américain et le ‘tueur’ européen connu comme étant E. coli O104:H4. Le programme de recherche sur cinq ans conduit par l’université du Nebraska-Lincoln implique 48 scientifiques de 11 universités et d’ailleurs.

Les « STEC 8 » ciblés sont responsables de 265 000 cas de maladies aux États-Unis chaque année causées par la consommation d’aliments contaminés ou parce que des personnes ont été en contact direct avec des matières fécales de bovins et d’autres ruminants infectés.

Le STEC CAP a divisé son programme en un certain nombre de catégories, dont la détection, la biologie, les interventions, l’analyse des risques et la sensibilisation, a dit le Dr Randall Phebus de la Kansas State University à l’auditoire de l’IAFP à Portland, Oregon, plus tôt cette semaine.

Dans sa quatrième année, le STEC CAP veut tourner à plein régime, comprenant dans son programme de sensibilisation 68 stagiaires et 70 professeurs de lycée dans le projet.

Intitulée, « The Worlds of Shiga Toxin-producing E. coli and Beef Continue to Collide: So What’s Happening Lately? » (« Les mondes de E. coli producteurs de shigatoxines et du bœuf continuent à être en conflit : Alors, que s’est-il passé dernièrement ? »), la présentation a tenu ses promesses en montrant les résultats cumulés à ce jour des analyses de l’USDA pour E. coli. Sur 17 000 échantillons à ce jour, seuls 0,25% étaient positifs pour E. coli O157:H7, les E. coli producteurs de shigatoxines dangereuses les plus connus. Récemment nommés comme contaminants, 6 STEC – O26, O45, O103, O111, O121 et O145 – ont été retrouvés dans 2,4% des prélèvements par le Food Safety and Inspection Service de l’USDA.

Une autre partie importante de la présentation du STEC CAP était un compte-rendu d’un travail en cours sur les « interventions » afin de diminuer les risques d’avoir des E. coli producteurs de shigatoxines dans le bœuf. Le Dr Gary Acuff de la Texas A & M University a présenté ses résultats avec beaucoup de prudence. Il a dit que l’idée que les résultats des interventions obtenus par les chercheurs universitaires peuvent être transférés dans l’usine de transformation est « un rêve ».

Les interventions sont utilisées par l’industrie du bœuf à réduire l’incidence de E. coli sur les peaux et les carcasses, le tout dans un effort d’exclure les pathogènes hors de la viande bovine fraîche. Dans le STEC CAP, les chercheurs de la Texas A & M University, dirigés par Acuff, étudient une série de nouvelles méthodes allant des techniques d’eau chaude aux pulvérisations d’acide lactique.

Les chercheurs de la Texas A & M University mesurent leur progrès sur la base d’une « réductions en log », obtenant parfois une réduction de 6 log. Mais Acuff a mis en garde contre l’idée que les résultats de laboratoire peuvent automatiquement être obtenus dans une usine de viande de bœuf.

Les moustiques peuvent transmettre aussi des bactéries

16
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Non classé, Santé.

Les moustiques peuvent transmettre aussi des bactéries. Il s’agit de résultats des travaux du Pr Parola, selon un communiqué du 9 juin des hôpitaux publics de Marseille.

Les moustiques responsables en Afrique de la transmission du paludisme pourraient également transmettre une bactérie responsable de nombreuses fièvres inexpliquées. Tel est le résultat d’une étude menée par l’équipe de Philippe Parola.

imgresLe Professeur Philippe Parola, chef du service des maladies infectieuses aiguës de l’hôpital de la Timone et de l’équipe « Entomologie Médicale » de l’unité de recherche en maladies infectieuses et tropicales émergentes à l’université d’Aix-Marseille, vient de publier les résultats de ses travaux dans les Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America.

Il y démontre que les moustiques responsables en Afrique de la transmission du paludisme pourraient également transmettre une bactérie, Rickettsia felis, responsable de nombreuses fièvres inexpliquées sur ce continent. C’est la première démonstration au monde que des moustiques peuvent transmettre non seulement des parasites et des virus, mais aussi des bactéries.

Rickettsia felis est une bactérie de répartition mondiale décrite il y a 20 ans et responsable de fièvre chez l’homme. Les puces, notamment les puces de chats et de chiens, étaient les seuls insectes capables de transmettre cette bactérie. L’équipe du Professeur Philippe Parola vient de montrer que les moustiques Anopheles gambiae, qui transmettent le parasite du paludisme en Afrique, seraient capables de transmettre également Rickettsia felis.

Notons que parmi les rickettsioses se trouve le typhus.

Petite anecdote à ce sujet, le terme tifosi, connu comme étant le terme d’un supporter italien de football, a pour origine le typhus. En italien, tifo signifie « typhus » au sens propre, et « fanatisme » ou « enthousiasme » au sens figuré, d’où le nom de tifoso (pluriel : tifosi) donné aux supporters italiens. Supporter une équipe, on a ça dans le sang, comme on a la typhoïde. Ça donne de la fièvre !

Ronde des rappels, semaine 20 de 2015

15
mai
4 commentaires
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Non classé, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Virus.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

Information collectée pour la semaine 20 de 2015 à la date du 16 mai 2015.

 ooOOoo

Quelques informations complémentaires sur les rappels :

  • 16 notifications d’alerte sont rapportées par le RASFF pour des fromages de France contenant des pathogènes (Listeria monocytogenes 7, Salmonella 4, STEC 4 et entérotoxines de Staphylococcus aureus 1) sur les 33 notifications d’alertes pour des produits d’origine France depuis le début de l’année 2015.
  • Auchan publie sur son rappel qualité le rappel le 11 mai 2015 de « Tartine craquante farines de sarrasin et de riz – Gerblé sans Gluten » de la société Nutrition et Santé.
  • Le site Rappel Produits signale le 16 mai 2015 le rappel du produit Francine farine de sarrasin de chez Euromill Nord pour cause de taux d’ochratoxine A supérieur à la normale.
  • Communiqué du 13 mai 2015 du Centre for Food Safety (CFS) de Hong Kong concernant le rappel cinq fromages au lait cru de France pour cause de contamination par Salmonella : Le Petit Fiancé des Pyrénées, La Tomme de Cchèvre Cabrioulet, La Tomme de chèvre Espelette, Le Cabri Ariègeois, Le Carre Ariègeois. Origine France. Date de fabrication entre le 10 mars et le 6 avril 2015.
  • Communiqué du 15 mai 2015 du Centre for Food Safety (CFS) de Hong Kong concernant le rappel d’un lot de fromages au lait cru Saint-Nectaire fermier pour cause de présence de Listeria monocytogenes.

La FDA est à la recherche plus de données sur la sécurité sanitaire des produits de lavage et de désinfection des mains

4
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Non classé, Santé, Sécurité des aliments.

La FDA est à la recherche de plus de données sur la sécurité sanitaire des produits de lavage et de désinfection des mains, source ABC News d’après l’Asociated Press.

Pour combattre les infections, le personnel hospitalier utilise un désinfectant pour les mains cent fois ou plus par jour. Désormais, le gouvernement veut étudier davantage si cela est sécuritaire et la façon dont cela combat effectivement la propagation de germes.

germ-handLa Food and Drug Administration demande aux fabricants de lui soumettre des données supplémentaires sur les produits médicaux de lavage et de désinfection des mains, dont les effets à long terme sur la santé, en raison de leur utilisation quotidienne sur la peau.

En vertu d’un texte publié le 30 avril 2014, les entreprises devront soumettre de nouvelles études portant sur les principaux problèmes de sécurité, dont des effets hormonaux possibles et des contributions vis-à-vis des bactéries résistantes aux antibiotiques. Les produits qui n’auront montré leur sécurité et leur efficacité d’ici à 2018 devraient être reformulés ou retirés du marché.

Selon une estimation de la FDA, cela pourrait coûter aux entreprises de santé entre 64 et 90 millions de dollars afin de réaliser les études demandées et se conformer aux nouvelles exigences.

Pour l’instant, la FDA a souligné que le personnel de santé devrait continuer à utiliser pour le lavage des mains, les désinfectants et les brossages chirurgicaux, qui sont les outils standard de prévention des infections liées aux soins.

« Nous ne demandons pas pour aucun de ces produits de quitter le marché, nous ne faisons que demander des données supplémentaires », a dit dans une interview à l’Associated Press, Theresa Michele, directrice de la Division of Nonprescription Drug Products du Center for Drug Evaluation and Research de la FDA. « Et nous ne disons pas aux gens d’arrêter d’utiliser ces produits. »

Traduction du texte par mes soins. -aa

NB : Sur ce sujet, on lira ces articles, Lobbying des savons antibactériens contre un projet de règlement de ces produits par la FDA et La FDA veut savoir si les savons antimicrobiens sont efficaces : L’industrie lui répond !

 Nul doute que cela aura des retombées dans les pays européens dont la France …

France : La politique de la sécurité sanitaire des aliments a-t-elle du plomb dans l’aile ?

17
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Non classé, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

fin_blog_6Sur le portail de la modernisation de l’action publique, on peut lire à propos de l’« Évaluation de la politique de sécurité sanitaire des aliments : rapport de diagnostic » :

La politique de sécurité sanitaire des aliments (SSA) a pour objectif de prévenir et de réduire les risques sanitaires (production, importation, transformation et distribution des animaux, des végétaux et des denrées destinées à l’alimentation humaine). L’évaluation de la gestion de la politique de sécurité sanitaire des aliments a été décidée par le gouvernement en décembre 2012. Elle a été confiée à une équipe composée de membres de l’Inspection Générale des Finances (IGF), de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) et du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER).
imgresA l’issue de l’évaluation, cinq axes de progrès ont été identifiés par la mission :
  • maintenir la vigilance en matière de sécurité sanitaire des aliments ;
  • agir en faveur d’un système européen plus intégré ;
  • au plan national, un besoin d’orientation explicite, de synergies, d’échange et  de mutualisation ;
  • éviter l’affaiblissement des contrôles ;
  • renforcer la transparence et la communication vis-à-vis du public.

Que ceux qui ont trouvé autre chose que des vœux pieux dans ce texte lèvent la main ! Mais que pensez de l’axe, « éviter l’affaiblissement des contrôles » qui ne signifie pas du tout « renforcement des contrôles » …

L’axe, « au plan national, un besoin d’orientation explicite, de synergies, d’échange et  de mutualisation » est lui aussi assez cocasse car on sait que sur le terrain, la relation entre la DGCCRF et la DGAL, ça ne marche que peu ou pas, alors … la synergie !

Ça me rappelle les « additions dynamiques » du célèbre illusionniste Monsieur Sapin, qui disait en son temps, qu’« En matière de croissance, 2 + 2 ne font pas 4, mais 5, en quelque sorte. » On voit où on en est aujourd’hui, eh bien, c’est un peu pareil concernant la politique de sécurité sanitaire des aliments … qui emprunte la même démarche que la lutte contre le chômage, c’est dire …

Lors de la « Remise du rapport relatif à la politique de sécurité sanitaire des aliments », Les ministres ont salué la qualité de l’analyse menée par les auteurs du rapport et arrêté un plan d’action à mettre en œuvre conjointement par la direction générale de l’alimentation, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et la direction générale de la santé en lien avec les agences sanitaires concernées.

On serez tenter de dire un énième plan d’action … et tout ça pour nous dire que la politique de la sécurité sanitaire des aliments bat de l’aile en France, mais que grâce à l’Europe, cela ira mieux demain, bien triste en vérité !

NB : On lira aussi Sécurité sanitaire des aliments, un rapport pointe du doigt la partie émergée de l’iceberg et Campylobacter, le pathogène d’actualité dans le rapport sur la politique de sécurité sanitaire des aliments en France.