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Articles de la catégorie 'Normalisation'

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Effet de la proximité d’un parc d’engraissement de bovins sur la contamination par Escherichia coli O157:H7 de légumes à feuilles et évaluation de la transmission aéroportée

4
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Normalisation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

feedlot-layoutRésumé.

L’impact de la proximité d’un parc d’engraissement de bovins de boucherie sur la contamination par E. coli O157: H7 de légumes à feuilles a été examiné. Tous les deux ans, des légumes à feuilles sont plantés sur neuf parcelles situées à 60, 120 et 180 mètres d’un parc d’engraissement de bovins. Des prélèvements de légumes à feuilles (270) et de fumier du parc d’engraissement (100) ont été recueillis à six périodes différentes de juin à septembre de chaque année. E. coli O157:H7 et les E. coli totaux ont été recherchés à partir des légumes à feuilles sur toutes les distances des parcelles. E. coli O157:H7 a été retrouvé dans 3,5% des prélèvements des légumes à feuilles dans la parcelle située à 60 mètres, qui était plus élevée (P < 0,05), ce qui était plus élevé que les 1,8% de prélèvements positifs retrouvés à la parcelle située à 180 mètres, indiquant une diminution de la contamination alors que la distance du parc d’engraissement a été augmentée. Bien que E. coli O157:H7 n’ait pas été récupéré dans les prélèvements d’air à n’importe quelle distance, des E. coli totaux ont été retrouvés dans des prélèvements d’air au bord des parcs d’engraissement et à toutes les distances des parcelles, indiquant que le transport aéroporté du pathogène peut se produire. Ces résultats suggèrent que le risque d’un transport par voie aérienne de E. coli O157:H7 à partir de troupeaux de bovins est augmenté lorsque la surface du cuir des bovins est très sèche, et quand cette situation est combinée avec une conduite des bovins ou un comportement des bovins qui génère des poussières dans l’air. Les lignes directrices pour la distance actuelle des champs de légumes à feuilles de 120 mètres peut ne pas être appropriée pour limiter la transmission de E. coli O157:H7 afin de produire des cultures proche de lieux où se produisent des concentrations d’alimentation animale. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer les distances sûres entre les parcs d’engraissement de bovins et la production agricole qui réduirait la contamination des légumes frais.

Elaine D. Berry, James E. Wells, James L. Bono, Bryan L. Woodbury, Norasak Kalchayanand, Keri N. Norman, Trevor V. Suslow, Gabriela López-Velasco and Patricia D. Millner. Effect of Proximity to a Cattle Feedlot on Escherichia coli O157:H7 Contamination of Leafy Greens and Evaluation of the Potential for Airborne Transmission ? Applied and Environmental Microbiology Published ahead of print 1 December 2014, doi: 10.1128/AEM.02998-14.

Inactivation de Listeria monocytogenes par des désinfectants et des bactériophages dans des essais en suspension et des essais avec des supports porte-germes en acier inoxydable

29
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Normalisation, Santé, Sécurité des aliments.

Résumé.

Pour simuler les surfaces en contact avec des aliments avec des creux ou des fissures, des plaques en acier inoxydable avec des anfractuosités (profondeurs comprises entre 0,2 et 5 mm) ont été réalisées. Ces plaques artificiellement contaminées par Listeria monocytogenes dans des conditions de propreté par des salissures organiques ou après 14 jours de formation de biofilm, après quoi l’inactivation du pathogène par du Suma Tab D4 (dichloroisocyanurate de sodium, 240 et 300 mg/litre), du Suma Bac D10 (composé à base d’ammonium quaternaire, 740 mg/litre) et une suspension de bactériophages (Listex P100) a été déterminée. Les deux désinfectants chimiques ont de bons résultats sur des essais en suspension et sur les essais sur des supports porte-germes selon la norme européenne avec respectivement une réduction de plus de 5 unités log et 4 unités log des cellules de Listeria après 5 minutes de temps de contact. Toutefois, pour les plaques avec des anfractuosités, la réduction ne répond pas l’exigence de la norme, bien qu’une réduction plus importante de L. monocytogenes soit observée dans des anfractuosités peu profondes par rapport des anfractuosités plus profondes. De plus, la présence de résidus alimentaires et de biofilm réduit l’effet des désinfectants surtout avec des anfractuosités profondes, qui est dépendante du type de substrats alimentaires. Les bactériophages ont montré un meilleur effet antimicrobien par rapport aux désinfectants chimiques (le dichloroisocyanurate de sodium et le composé à base d’ammonium quaternaire) dans la plupart des cas dans les anfractuosités peu profondes, mais pas dans les anfractuosités profondes. Les désinfectants à base de chlore sont habituellement moins efficaces que les composés à base d’ammonium quaternaire. Les résultats démontrent clairement que les surfaces avec des anfractuosités ont influencé l’effet antimicrobien des désinfectants chimiques et des bactériophages parce que le pathogène est protégé dans les anfractuosités profondes. L’utilisation de bactériophages pour inactiver les pathogènes sur des surfaces peut être utile dans des cas limités. Cependant, l’utilisation de grandes quantités dans la pratique peut être coûteux et des souches résistantes aux phages peuvent se développer.

Chaitiemwong, N.; Hazeleger, W. C.; Beumer, R. R. Inactivation of Listeria monocytogenes by Disinfectants and Bacteriophages in Suspension and Stainless Steel Carrier Tests. Journal of Food Protection®, Number 12, December 2014, pp. 2012-2218, pp. 2012-2020(9).

Commentaires : L’intérêt de l’étude réside dans les essais avec des porte-germes en acier inoxydable comportant des anfractuosités.

La désinfection des surfaces en laboratoire de biologie

26
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Normalisation, Règlementation, Santé.

ed6188L’INRS vient de publier un nouveau document utile (ED 6188 de novembre 2014), La désinfection des surfaces en laboratoire de biologie.

Des micro-organismes ou des échantillons contenant des micro-organismes sont manipulés dans les laboratoires de biologie et peuvent contaminer les surfaces (paillasses, équipements, sols…). Cette brochure présente tout d’abord les modes de colonisation des surfaces par les micro-organismes et les voies de contamination des opérateurs. Elle décrit ensuite les techniques et les produits utilisables pour nettoyer et désinfecter les surfaces, ainsi que les mesures de prévention des risques liés à ces pratiques : utilisation de détergents ou de désinfectants, traitement par application manuelle, désinfection des surfaces par voie aérienne (DSVA). Les principes de nettoyage et de désinfection doivent être connus et respectés afin d’effectuer ces opérations de façon efficace, en toute sécurité pour les personnes. En annexe figurent des indications sur la normalisation européenne des désinfectants de surface.

Commentaire : Ce document est une bonne mise au point. Néanmoins, faute de temps, je me bornerai à souligner que le volet consacré à l’efficacité et limite du nettoyage à la vapeur mériterait une réécriture.

Il faut en effet rappeler voir Quelques observations sur le nettoyage à la vapeur : La vapeur qui s’échappe d’un appareil est toujours plus chaude que la surface à désinfecter, donc elle se condense sur cette dernière. La température initiale du condensat est supérieure à 100°C (entre 120 et 150°C), puis elle baisse rapidement (quelques secondes) pour atteindre une température d’équilibre avec celle de la surface. D’ailleurs, il est possible de toucher sans danger une surface qui vient d’être traitée, et il n’y a pas à ma connaissance de mise en garde à ce sujet dans les notices techniques. L’efficacité sporicide, quand à elle, est quasi nulle ou nulle.

Une curiosité, le terme nettoyage (enlèvement des souillures ou des salissures) n’est pas défini dans le lexique alors qu’il est employé plus de 60 fois dans le texte …

C’est hors sujet sur le blog, l’emploi continue de se dégrader dans les TPE, mais tout n’est pas perdu, il y a une norme pour cela !

13
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Normalisation.

Selon ce communiqué de l’Ifop du 13 novembre 2014, « Cette 56ème vague du baromètre de conjoncture des TPE réalisé par l’Ifop pour Fiducial montre un niveau d’optimisme au plus bas des chefs d’entreprise depuis 2000 à l’égard de la situation économique (12%, en recul de 3 points par rapport au mois de juillet dernier). Les dirigeants interrogés ont supprimé des postes pour la 5ème trimestre consécutif avec un indice de création nette d’emplois qui s’établit à -1,5%. L’action politique échoue à redonner de l’espoir aux patrons de TPE : 18% seulement déclarent avoir confiance dans les actions économiques du gouvernement de Manuel Valls (contre 33% à son arrivée en mars 2014) et 92% estiment que les politiques menées en matière d’emploi depuis 2012 sont inefficaces. »

Mais tout ça n’est grave !

citation-alphonse-allais-50518Ah bon, car il y aune norme ISO qui va aider à résoudre ces petits soucis, un remake en quelque sorte de « passer les bornes, il n’y a plus de limites »

Selon un communiqué de l’Afnor du 13 novembre, qui semble vivre sans déjà sur une comète, annonce la parution de la norme NF EN ISO 22301. Sécurité sociétale – système de management de la continuité », une des normes volontaires du mois

Norme volontaire ou pas, « L’emploi continue de se dégrader dans les TPE » !

Sans rire (jaune) « La norme NF EN ISO 22301 est relative à la gestion de la continuité d’activité. Elle spécifie les exigences pour planifier, établir, mettre en œuvre, contrôler, réviser, maintenir et améliorer de manière continue un système de management documenté. Objectifs : se protéger des incidents perturbateurs, réduire leur probabilité de survenance, s’y préparer, y répondre et de s’en rétablir lorsqu’ils surviennent.

Les exigences spécifiées dans la norme sont génériques et prévues pour être applicables à toutes les organisations, ou parties de celles-ci, indépendamment du type, de la taille et de la nature de l’organisation. »

NB : Aucun commentaires …

Nettoyage et l’explosion des fines bulles

22
mai
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Normalisation.

Dans le magazine ISO focus (numéro de mai/juin 2014), vous découvrirez plein de choses comme par exemple (sans rires) « comment des collectivités peuvent utiliser ISO 9001 pour regagner des électeurs, éviter les lourdeurs administratives, et gérer le secteur public comme une machine bien huilée. » Ça peut servir  … mais là n’est pas le sujet de mon propos, il est ailleurs et dans « L’explosion des fines bulles ». Une fine bulle (microbulle) est une bulle d’une taille inférieure à 100 micromètres.

Qu’apprend-on ?

On nous fait miroiter l’efficacité des microbulles pour le nettoyage des sols de cuisine ou de salle de bain. On nous en vante les bienfaits pour garantir des sanitaires toujours étincelants de propreté. Peut-on y croire ? C’est certainement trop beau pour être vrai ! Détrompez-vous, voici l’aube d’une nouvelle ère technologique.

fresh-grapefruit-in-water-with-bubbles_400sLe nettoyage à l’eau et au savon pourrait bientôt devenir une méthode archaïque, remplacée par une nouvelle technologie incroyable reposant sur l’utilisation de microbulles (d’un diamètre inférieur à la longueur d’onde de la lumière). Cet exploit scientifique annoncé comme la prochaine révolution technologique relève, on pourrait le croire, de la pure fiction. Pourtant, selon la FBIA (Fine Bubble Industries Association), une association japonaise des acteurs de ce secteur en pleine ébullition, c’est une solution parfaitement efficace pour une tâche aussi ingrate et laborieuse que celle du nettoyage. Et les applications vont bien au-delà, avec de multiples avantages : accélération de la croissance des plantes cultivées hors-sol, renforcement des effets des crèmes et des sérums pour la peau, etc.

Pourquoi faire pareillement mousser cette technologie dite des « fines bulles » ? Vous ne le savez peut-être pas, mais il y a bulles… et bulles, de toutes les formes et de toutes les tailles : bulles, fines bulles, microbulles, bulles ultrafines.

Pour Bob Carr, de NanoSight Limited, une société basée au Royaume-Uni spécialisée dans la mesure des microbulles, l’avenir de la nouvelle technologie est très prometteur : « La technologie des fines bulles s’annonce comme une nouvelle avancée passionnante et l’intérêt qu’elle suscite progresse si vite, pour une très large gamme d’applications, que nous espérons être en mesure de concevoir et de développer des instruments qui permettront à de nombreux secteurs de l’industrie d’en bénéficier. »

La technologie des fines bulles peut être exploitée dans une multitude d’applications de nettoyage. Avec un pouvoir nettoyant plus efficace que l’eau ordinaire, cette technologie utilise moins d’eau et demande moins d’effort physique. Elle est donc plus écologique puisqu’elle consomme moins d’eau et ne produit aucun déchet. Elle limite aussi la consommation de produits chimiques toxiques et d’autres détergents. Son plus grand avantage tient sans doute au coût de production des fines bulles, qui est nettement inférieur aux montants que dépensent la plupart des entreprises pour les solutions de nettoyage traditionnelles.

Article complet sur ce lien.