Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Articles de la catégorie 'Normalisation'

Pas de catégorie

Le Codex Alimentarius chargé d’élaborer les normes alimentaires fête ses 50 ans

3
juil
1 commentaire
Classé dans Curiosité, Normalisation, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Le Codex Alimentarius à l’honneur pour la protection des consommateurs. Alors que le Codex Alimentarius, premier organe mondial chargé de l'élaboration des normes alimentaires pour assurer la protection des consommateurs et des pratiques équitables dans le commerce international des denrées, célèbre son 50e anniversaire, les Directeurs généraux de la FAO et de l'OMS ainsi que les gouvernements nationaux en font l'éloge. 

Codex50_Menu_NoWritings« Aujourd'hui, les normes du Codex sont la référence mondiale en matière de sécurité sanitaire des aliments, il n'y a pas mieux », a déclaré Madame Margaret Chan, Directrice générale de l'OMS, en s'adressant à la Commission du Codex Alimentarius réunie pour sa session annuelle. « Elles sont reconnues comme les meilleures à l'échelle internationale, à tous points de la chaîne alimentaire ». 

Elle a ajouté que le Programme conjoint FAO-OMS, fondé en 1963, est « une des collaborations les plus longues jamais entreprises au sein du système des Nations Unies, et son efficacité n'est plus à démontrer ». 

S'adressant à l'assemblée, le Directeur général de la FAO José Graziano da Silva a déclaré : « Le Codex Alimentarius est tout aussi important aujourd'hui qu'il ne l'était à sa création. Il contribue à améliorer l'accès à une nourriture saine et nutritive, et ses normes permettent de fournir une orientation aux personnes dont les moyens d'existence dépendent directement de l'agriculture et du système alimentaire. 

« En outre, la sécurité sanitaire des aliments est importante pour atteindre le but que s'est fixé la FAO d'éradiquer la faim et la malnutrition dans le mondepour la simple raison que les personnes ne peuvent bénéficier d'une sécurité alimentaire si leur nourriture n'est pas sûre », a-t-il précisé. 

Le Codex Alimentarius (code alimentaire, en latin) est un recueil de normes alimentaires, lignes directrices et codes d'usage adoptés au niveau international visant à protéger la santé des consommateurs et à garantir des pratiques équitables de commerce des aliments. L'harmonisation des normes contribue à faciliter les échanges et les mouvements de produits alimentaires entre les pays tout en protégeant la santé des consommateurs. 

Le Codex a établi plus de 200 normes alimentaires et plus de 100 lignes directrices et codes d'usages relatifs à la production et à la transformation des alimentsDes limites maximales admissibles ont été fixées pour des milliers d'additifs alimentaires, de contaminants, de pesticides et de résidus de médicaments vétérinaires.

Pluie de normes en sécurité sanitaire des aliments en Chine

23
juin
Aucun commentaire
Classé dans Normalisation, Santé, Sécurité des aliments.

China Daily USA du 21 juin 2013 rapporte que « La Chine consolide les normes de sécurité sanitaire des aliments ».

220px-Chinese_Food_Safety_PosterLa Chine vient de publier plus de 300 nouvelles normes nationales en matière de sécurité sanitaire  des aliments après consolidation des normes existantes, a annoncé le China National Center for Food Safety Risk Assessment le 21 juin.

Les 303 nouvelles normes, traitant de la sécurité sanitaire des produits laitiers, des limites des polluants et des traces de pesticides, entre autres sujets, couvrent plus de 6000 indices, selon Wang Zhutian, directeur adjoint du centre.

La Chine a près de 5000 normes alimentaires nationales émises par les différents départements, mais beaucoup se chevauchent ou se contredisent les unes les autres (phénomène pas propre à la Chine, car chez nous aussi, nous avons une inflation normative -aa)  ce qui entraîne des difficultés en matière de supervision, a dit Wang.

La Chine va clarifier toutes les normes existantes et les consolider à un système unifié obligatoire de normes sur la sécurité sanitaire des aliments avant la fin 2015, selon le centre.

La Chine va établir des normes nationales de sécurité sanitaire des aliments en fonction de son niveau de développement économique et social tout en se référant aux normes internationales, a déclaré Fan Yongxiang, chercheur au centre.

Baignades de l’été avec E. coli inside ?

17
juin
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Normalisation, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Absent de France, mais pas de ce blog, grâce à un pays où la wi-fi est omniprésente jusque dans les moindres villages, j’ai suivi le temps qu’il faisait chez nous. C’était pas terrible, et du coup certaines bactéries avec ces temps très humides voire pluvieux reprennent du poil de la bête, mais aussi les normes européennes sanitaires qui ont évolué. Et cet été, cela risque, pour certaines municipalités, d’être un vrai casse-tête !

stives326-150x150Ainsi en est-il de la baignade à Biarritz dont on nous dit qu’elle est sous surveillance. S’agit-il d’une surveillance habituelle par les maîtres nageurs et sauveteurs ? Hélas non !

Sud Ouest du 17 juin 2013 rapporte que « Ce dimanche, baigneurs et surfeurs ont profité enfin des joies de la plage mais la qualité fluctuante des eaux de baignade est en train de devenir un boulet pour la ville. »

Dimanche, des milliers de personnes ont enfin pu profiter des joies du surf, du farniente et de la baignade à Biarritz. Le drapeau jaune était levé sur la Grande Plage, en raison des vagues. Le spectre de la pollution avait momentanément disparu. Néanmoins, l’épisode pluvieux exceptionnel que vient de traverser le Pays basque a montré les carences du système d’assainissement de la ville mais aussi le retard pris par la région en matière de protection de ses ressources aquatiques. (…)

Conséquence du dispositif de veille permanente du littoral mis en place par la Ville, le drapeau rouge a été hissé à sept reprises sur les onze premiers jours de juin sur la Grande Plage, suite à des arrêtés municipaux pris pour qualité de l’eau non conforme. (…)

Le suivi complémentaire de la qualité de l’eau réalisé conjointement par Surfrider, le Conseil général des Pyrénées-Atlantiques, l’Agence de l’eau Adour-Garonne et la région Aquitaine a révélé la semaine dernière (bulletin du 6 juin) des taux records de pollution d’Escherichia Coli (E. Coli) au Port Vieux et sur la Grande Plage, soit une concentration de 1 838 et 2 994 pour 100 ml alors qu’au-delà de 1000, l’eau est classée de mauvaise qualité, selon les normes européennes.

Sur ce sujet, on pourra lire Une plage et des colibacilles, saison 2.

De l’exactitude des résultats d’analyses dans les laboratoires alimentaires

21
mai
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Listeria, Microbiologie, Normalisation, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« L’exactitude des laboratoires alimentaires demeure une préoccupation », source Doug Powell du barfblog du 20 mai 2013.

Les laboratoires de microbiologie alimentaire continuent à présenter des résultats de faux négatifs et de faux positifs de façon régulière. Une étude rétrospective de près de 40 000 résultats d’analyses lors de tests d’intercomparaison (inter laboratoires) au cours de ces 14 dernières années, présentée au 113e General Meeting de l'American Society for Microbiology, a examiné la capacité des laboratoires alimentaires à détecter ou à exclure la présence de Escherichia coli O157:H7, Salmonella, Listeria monocytogenes et Campylobacter.

« Il est inquiétant si des laboratoires rapportent que des pathogènes ne sont pas retrouvés dans un prélèvement d’aliment, alors qu'en fait ils sont là », a expliqué Christopher Snabes, auteur principal de l'étude. « Ceci est connu comme étant un ‘faux négatif’ ». Des problèmes semblables se posent quand un laboratoire rapporte un ‘faux positif’ suggérant ainsi que des pathogènes sont présents dans le prélèvement d’aliment, alors qu’ils ne le sont pas. »

food.lab_.testing-300x201L'étude a montré qu’en moyenne, les laboratoires alimentaires rapportent 9,1% de faux négatifs pour Campylobacter, une bactérie d'origine alimentaire qui peut causer une maladie entraînant une diarrhée sanglante, des crampes et de la fièvre, et 4,9% pour Salmonella, une bactérie qui peut causer de la diarrhée, de la fièvre et des crampes abdominales conduisant parfois à l'hospitalisation ou la mort. Le taux de faux positifs, en moyenne, est de 3,9% pour Salmonella, et 2,5% pour E. coli et L. monocytogenes.

Cette étude a été menée par l'American Proficiency Institute (API) situé à Traverse City, Michigan. L’API est un institut privé qui fournit des programmes d'essais d'aptitude pour les laboratoires alimentaires et les laboratoires cliniques.

API offre des essais d'aptitude (EA) par intercomparaison en tant que méthode objective pour mesurer la précision d'un laboratoire. Les participants utilisent les EA de l'API jusqu'à trois fois par an pour examiner l'exactitude de leur personnel de laboratoire et leurs méthodes d'essai. Le but de l’EA est de déterminer si le professionnel de laboratoire peut répondre adéquatement à l'API avec les bonnes réponses sur ce que API met dans un échantillon alimentaire. L’EA peut tester la présence ou l'absence d'une substance dans un test qualitatif, et parfois l’EA peut exiger une réponse de dénombrement ou un test quantitatif.

Actuellement (aux Etats-Unis –aa), les laboratoires alimentaires ne sont pas tenus d'évaluer l'aptitude ou la qualité de leurs essais. Les laboratoires qui utilisent des EA de l’API le font volontairement. Certains laboratoires utilisent les services de l’API pour obtenir et conserver l'accréditation.

Les programmes d’EA de l’API en microbiologie alimentaire sont utilisés par plus de 700 laboratoires alimentaires dans 43 pays. L’essai d'aptitude est un moyen objectif de mesurer la précision du laboratoire.

« L’amélioration de l’exactitude des laboratoires alimentaires dans notre pays doit conduire à un approvisionnement alimentaire plus sûr », a noté Snabes. La Loi sur la modernisation de la sécurité des aliments, adoptée en 2011, comprenait des changements radicaux dans les exigences de la sécurité des aliments du pays. Les normes de laboratoire et l'accréditation des laboratoires sont abordées comme des éléments importants de la loi. Une fois que les règles seront promulguées, il est prévu que tous les laboratoires alimentaires devront veiller à ce que leur personnel, ainsi que les méthodes d’essais qu'ils utilisent, soient en conformité avec la loi. Pourtant, des laboratoires alimentaires peuvent commencer désormais à utiliser des tests d'aptitude pour aider à assurer un produit alimentaire plus sûr.

NB : Ce que l’on peut dire rapidement sur la situation en France, c’est que la plupart, si ce n’est la totalité des laboratoires privés alimentaires sont accrédités par le Cofrac pour un ou plusieurs programmes.

Malheureusement, il n’en est pas de même pour les laboratoires publics dont certains (ou beaucoup trop) continuent d'avoir un agrément … public ! Drôle de pays !

A propos de la reconnaissance des laboratoires réalisant des tests de croissance de Listeria monocytogenes dans les denrées alimentaires : Non merci !

3
mai
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Normalisation, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

listeria1Est paru au JORF du 7 novembre 2012, l’Arrêté du 29 octobre 2012 fixant les conditions de demande de reconnaissance des laboratoires d'analyse de tests de croissance de Listeria monocytogenes dans les denrées alimentaires.

J’ai extrait deux articles pour bien comprendre les enjeux.

Article 1.

Les analyses d'autocontrôles, objet du présent arrêté, sont celles réalisées afin d'étudier l'évolution d'une population de Listeria monocytogenes, artificiellement ajoutée dans une denrée alimentaire (« challenge test »). Conformément à l'article 3, paragraphe 2, du règlement (CE) n°2073/2005 du 15 novembre 2005, ces analyses d'autocontrôles contribuent à vérifier si les critères microbiologiques sont respectés pendant toute la durée de conservation de la denrée alimentaire.
La durée de conservation est définie comme la période précédant la date limite de consommation de la denrée alimentaire.
Les analyses d'autocontrôles sont définies comme les contrôles réalisés à l'initiative des exploitants afin d'examiner si les critères microbiologiques du règlement (CE) n°2073/2005 du 15 novembre 2005 sont respectés.

Article 3.

Les laboratoires reconnus pour réaliser les analyses d'autocontrôles mentionnées à l'article 1er du présent arrêté ne sont pas tenus d'être accrédités pour la réalisation des analyses de détection ou de dénombrement de Listeria monocytogenes dans les denrées alimentaires.

Ce préalable pour vous dire que la DGAL vient de publier une note de service (DGAL/SDPPST/N2013-8079 du 30 avril 2013) qui « définit les modalités de demande de reconnaissance auprès des DRAAF ainsi que les modalités d'examen et de validation des candidatures des laboratoires souhaitant être reconnus pour la réalisation des tests de croissance de Listeria monocytogenes. »

Je passe sur les formalités bureaucratiques qui sont à l’image de celles pour la formation à l’hygiène d’une personne dans la restauration commerciale mais c'est ainsi …

Un des objectifs de cette note est la constitution d'un réseau de laboratoires « reconnus » par les laboratoires réalisant les tests de croissance de Listeria monocytogenes dans les denrées alimentaires supervisé par le Laboratoire national de référence pour Listeria monocytogenes.

Pourquoi pas ? Mais c’est aussi un moyen de connaître indirectement ce qui se passe dans les entreprises alimentaires …

La reconnaissance est délivrée sous condition de respecter les éléments suivants :
Les tests de croissance sont mis en œuvre selon :
- ou la norme Afnor NF V01-009 relative aux lignes directrices pour la réalisation des tests de croissance microbiologiques, septembre 2007.
Un descriptif, conforme au document figurant en annexe 3 de la présente note de service, détaille l'ensemble des éléments techniques et des compétences, mis en œuvre par le laboratoire candidat dans la réalisation des tests de croissance de Listeria monocytogenes dans les denrées alimentaires.
Une évaluation documentaire de l'ensemble de ces éléments techniques et des compétences techniques faite par le LNR conditionnera la reconnaissance.
Le LNR réalisera systématiquement après la reconnaissance des audits des laboratoires retenus afin de vérifier la capacité technique de ces laboratoires à réaliser les tests de croissance.

Pour information le guide précité français est gratuit mais n’existe qu’en langue anglaise et donc, il faudra sans doute acheter la norme NF en français qui est proposée en alternative. Le descriptif de l’annexe dissuadera plus d’un laboratoire indépendant digne de ce nom.

C’est la raison pur laquelle je déconseille aux entraprises alimentaires et aux laboratoires d’adhérer aux modalités proposées par la DGAL, mais de continuer de faire en toute confidentialité ces tests de croissance auprès de ces laboratoires accrédités qui ont l’expérience depuis des années de ce type d’essai, sachant, selon cette même DGAL, qu’« en France, une différence existe avec d’autres pays pour la gestion de certains produits avec présence de Listeria monocytgenes < 100ufc/g » …