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Articles de la catégorie 'Normalisation'

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La normalisation pointée du doigt par l’autorité de la concurrence

17
nov
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Classé dans Curiosité, Normalisation, Réglementation.

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Toutes mes pensées vont aux victimes de Paris et à leurs proches

L’autorité de la concurrence publie le 17 novembre 2015 un communiqué de presse portant sur l’examen, au regard des règles de concurrence, des activités de normalisation et de certification. L’avis intégral est ici. Extraits.

Elle estime que le fonctionnement concurrentiel des processus de normalisation et de certification peut être amélioré par des mesures de simplification et par l’introduction de plus de transparence dans les processus mis en œuvre.

98734799_oAssurer une normalisation de qualité pour un effet bénéfique sur la concurrence. En facilitant la compatibilité et l’interopérabilité des différents produits et services, l’adoption de normes a un effet pro concurrentiel car elle favorise la diversité de l’offre et permet aux acheteurs de comparer plus aisément les différents biens ce qui va favorise la concurrence par les mérites. À l’inverse une normalisation faite à mauvais escient peut restreindre la concurrence.

L’Autorité recommande de rationaliser les organes de normalisation et leurs méthodes de travail

L’Autorité préconise une réflexion en amont sur la nécessité de normes nouvelles

  • Une processus défaillant de normalisation peut affecter l’efficacité économique et restreindre la concurrence s’il produit des normes inutiles dont le bilan économique coût-avantage n’est pas démontré ou si elle permet l’homologation d’une norme biaisée au profit de certains acteurs du marché qui peuvent alors l’instrumentaliser pour ériger une barrière à l’entrée de concurrents ou d’innovateurs.
  • Ces dangers sont d’autant plus pernicieux que les normes inutiles sont difficiles à détecter et à corriger une fois le processus de normalisation achevé.
  • C’est pourquoi l’Autorité estime que les entreprises qui proposent une norme nouvelle devraient être capables d’expliquer pourquoi elle est nécessaire et les raisons qu’elles avancent devraient pouvoir être examinées et éventuellement contredites par leurs concurrentes.
  •  L’Autorité recommande la mise en place d’une étape obligatoire de validation de la plus-value attendue du projet de norme nouvelle ou de révision d’une norme existante. Le lancement des travaux des commissions de normalisation serait décidé par l’AFNOR au vu d’un dossier comprenant notamment un diagnostic des avantages et des inconvénients pour le marché ainsi qu’une estimation du calendrier du processus et le nom des entreprises potentiellement impactées.
  • L’Autorité préconise que cette phase obligatoire de validation fasse l’objet d’une formalisation dans un texte ou des lignes directrices.

Le COFRAC est lui aussi dans l’œil du cyclone …

Essai par fluorescence pour évaluer l’activité microbicide d’antiseptiques pour les mains

2
oct
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Microbiologie, Normalisation, Santé, Sécurité des aliments.

Résumé.

Nous avons développé un essai basé sur l’activité de β-D-glucuronidase (BGA) fluorescente afin de détecter et de quantifier Escherichia coli dans des prélèvements pour évaluer l’efficacité biocide d’antiseptiques pour les mains. Le niveau de fluorescence est proportionnel au nombre de E. coli viables présents. Nous avons comparé nos résultats avec ceux de la méthode de dénombrement sur boîtes de E. coli spécifiée dans la norme européenne pour le traitement hygiénique de mains par frictions (EN 1500) à l’aide de produits antiseptiques/désinfectants. La méthode de dénombrement sur boîtes nécessite beaucoup de manutention et de matériel et n’est pas valable si le nombre de micro-organismes par boîte est trop faible ou trop élevé pour dénombrer dans la plupart des prélèvements. Nous avons optimisé l’essai par fluorescence basé sur le clivage du 4-méthylumbelliféryl-β-D-glucuronide par addition de 4-nitrophényl-β-D-glucuronide, un substrat avec une BGA non fluorogénique, pour induire une activité glucuronidase et réduire le temps de l’essai. En outre, notre méthode peut être automatisée et élimine la nécessité de multiples dilutions. La fluorescence a été temporellement surveillée et le temps nécessaire pour atteindre une valeur spécifique de la fluorescence a été corrélé avec le nombre initial de E. coli viables dans les prélèvements. Il y avait une corrélation positive (P < 0,05) avec un coefficient de corrélation (R2 = 0,82) élevé entre la numération de E. coli par le dénombrement sur boîtes et la méthode par fluorescence. Les effets rapportés sur la BGA fluorescente ont été comparés avec la méthode de dénombrement sur boîtes selon EN 1500 avec cinq désinfectants pour les mains. Nous avons trouvé notre méthode plus avantageuse car elle était aussi sensible que la méthode selon EN 1500, elle nécessite moins de temps à réaliser, et elle est moins chère et moins laborieuse que les techniques conventionnelles sur boîtes.

RéférenceRosa M. Lopez-Gigosos, Alberto Mariscal, Eloisa Mariscal-Lopez, Mario Gutierrez-Bedmar and Joaquin Fernandez. Fluorescence Assay for Evaluating Microbicidal Activity of Hand Antiseptics. Appl. Environ. Microbiol. November 2015 vol. 81 no. 217443-7447.

Niveau d’hygiène en restauration commerciale : Bientôt, il y aura une norme pour cela, mais toujours pas de transparence !

29
sept
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Normalisation, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Que vont devenir les résultats des contrôles officiels en restauration commerciale initiés par les pouvoirs publics ? Pour l’instant, je ne sais pas quelle suite va être donner à l’« Expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en restauration commerciale à Paris et à Avignon ». Aura-t-on un bilan, peut-être ?

En tout cas, d’autres n’ont pas perdu le sens des affaires, car là, il ne s’agit plus de contrôles officiels, mais de contrôles privés (sans doute ?) payants ! Mais attention, il n’est toujours pas question de transparence !

L’Afnor publie un communiqué le 28 septembre 2015, « Restauration commerciale : donnez votre avis sur un futur outil pour évaluer le niveau d’hygiène des établissements ».

Chers consommateurs, au cas où cela vous intéresse, ce n’est pas de votre avis dont il s’agit, il doit y avoir une autre norme pour cela !

Jusqu’au 20 novembre, AFNOR propose à tous les professionnels de donner leur avis en ligne sur un projet de norme, d’application volontaire, portant sur l’évaluation du niveau d’hygiène en restauration commerciale. La norme NF V01-015* sera mise à disposition début 2016.

Tout exploitant du secteur alimentaire est responsable de la mise en place d’un plan de maitrise sanitaire (PMS) précisant les mesures prises pour assurer l’hygiène et la sécurité sanitaire des aliments. Ce plan inclut les bonnes pratiques d’hygiène (BPH), les procédures fondées sur les principes de l’HACCP, et les mesures de traçabilité et de gestion des non-conformités.  

La future norme volontaire, élaborée par plus de 30 organisations directement concernées (dont plus des deux tiers ne sont pas des organisations à but non lucratif -aa) et sous l’égide d’AFNOR, viendra compléter ce dispositif. Elle pourra faire l’objet d’une évaluation par un organisme indépendant dont le résultat permettra au professionnel concerné de valoriser son niveau de maîtrise de l’hygiène. Elle sera également utile aux opérateurs pour s’autoévaluer tout au long de l’année.  

Qui est concerné ? En fait le plus de monde possible, car cela peut rapporter gros !

La future norme s’applique à de très nombreuses activités : La restauration commerciale sous toutes ses formes (traditionnelle, cafétéria, restauration rapide, restauration d’autoroute, noces et banquets, restauration mobile) ; les « clubs direction » des entreprises privées ou de certaines structures ; la restauration dans les clubs de vacances, le catering aérien, ferroviaire, fluvial et maritime et dans les établissements de cure thermale ; les fermes-auberges.  

La liste de 12 exigences sur lesquelles portera la norme :  

  • les locaux
  • les équipements et matériels de production/conservation/entreposage
  • la gestion du petit matériel et de la vaisselle, le nettoyage et désinfection des locaux, équipements et matériels
  • l’hygiène du personnel et des manipulations
  • le stockage et l’évacuation des déchets
  • les approvisionnements et le stockage
  • la maîtrise des processus de manipulation/fabrication/conservation
  • la gestion des non-conformités, des invendus et des restes
  • la gestion de la traçabilité
  • les nuisibles et animaux domestiques
  • les modalités des livraisons clients et la vente à emporter

Y aura-t-il un constat du niveau d’hygiène affiché sur la vitrine ou la porte de l’établissement ? La norme ne le dit pas !

couleurs_notes

*Projet de norme NF V01-015. Traçabilité et sécurité des aliments – Management et Hygiène — Evaluation du niveau d’hygiène en restauration commerciale. Une enquête publique est disponible gratuitement à la lecture jusqu’au 20 novembre 2015.

Sécurité du personnel et hygiène des locaux, des enjeux contraires ?

1
avr
1 commentaire
Classé dans 1er avril, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Films vidéo, Hygiène, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Normalisation, Nutrition, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Viande, Virus.

Sur le site d’Ameli (site de notre chère sécurité sociale), on trouve une mise à jour de la Recommandation du comité Technique National des Services, Commerces et Industries de l’Alimentation, « Bien choisir les revêtements de sol lors de la conception/rénovation/extension des locaux de fabrication de produits alimentaires ».

Pourquoi cette liste ? Chaque année, on dénombre plus de 30 000 chutes et glissades de plain-pied représentant 20 % des accidents du travail avec arrêt dans les activités des Services, Commerces et Industries de l’Alimentation.  Mais hélas, il n’est pas question du coût des maladies infectieuses d’origine alimentaire en France, sujet tabou ?

En gros, donc, pour éviter de glisser, c’est semble-t-il l’objectif à atteindre, il faut des sols adaptés, mais pourquoi ne pas souhaiter avoir des sols secs, sur cet aspect, on n’aura pas de réponse des préventeurs … comprenne qui pourra !

Comme nous allons le voir grâce aux photos de cette « recommandation », hélas, la conception hygiénique est maltraitée, car chacun le sait, la sécurité, qui n’a pas de prix, a un coût … et notre bonne mère sécu le fait savoir.

photo1Dans le glossaire il est fait référence à des organismes prestigieux, et donc, si vous rencontrez un problème d’hygiène suite à l’application de ces recommandations, n’hésitez à leur en faire part : INRS : Institut National de Recherche et de Sécurité, ANSES : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et AFNOR : Agence Française de Normalisation …

Sur la première page de la recommandation (photo de gauche), on trouve des magnifiques caillebotis avec nez antidérapant, composés de petits carrés généralement non nettoyables, sauf avec une brosse à dents …

photo2Sur la page 6, plusieurs problèmes sont illustrés en une seul photo (photo de droite) : il est exact de signaler comme le dit la légende, « Un carrelage posé avec des joints à base de résine époxy qui doivent être plans et à fleur du sol », mais que penser du collecteur d’eaux usées étroit peu ou pas nettoyable et générateur d’éclaboussures et que penser des roues creuses servant à manipuler le plan de travail au dessus …

Dans le volet Bibliographie, les documents EHEDG sur la conception hygiénique des équipements ne sont pas mentionnés pas plus que la directive relative aux machines et la norme ISO 14159, Sécurité des machines – Prescriptions relatives à l’hygiène lors de la conception des machines, des oublis ?

Ce n’est donc pas encore aujourd’hui que l’hygiène et la sécurité feront bon ménage, sans doute avance-t-on, lentement sur cette voie, mais c’est certainement avec des œillères …

photo3Enfin, un petit film sur le site d’Agrobat (dont est extraite la photo ci-contre) retrace comment on en est arrivé là …, c’est comique !

Sur ce sujet, on lira, sur le blog, EHEDG : Principes de conception hygiénique pour les usines alimentaires, La conception hygiénique et la nettoyabilité des équipements n’est pas un long fleuve tranquille, De la conception hygiénique et la nettoyabilité des équipements et L’ingénierie de l’hygiène est-elle un long fleuve tranquille ?

ooOOoo

 

Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

  • L’Anses est-elle une agence indépendante ?

Si oui, elle aurait endossé les conclusions de l’EFSA sur le bisphénol A comme son homologue allemand, le BfR ; si oui, elle aurait réagi au Diagnostic et propositions à l’attention de Mesdames et Messieurs les ministres de l’Economie et des Finances, de l’Economie sociale et solidaire et de la Consommation, des Affaires Sociales et de la Santé, de l’Agriculture, l’agroalimentaire et de la forêt ; si oui, elle aurait marqué sa différence avec les pouvoirs publics sur la situation concernant les infections d’origine alimentaire à Campylobacter, etc.

  • Consommation de lait cru et risques

Deux agences d’évaluation des risques, Irlande et en Belgique, prennent position sur la consommation de lait cru sans oublier l’EFSA

  • Le glyphosate probablement cancérigène selon l’International Agency for Research on Cancer (IARC)

Lire des articles parus dans ForumPhyto, 1, 23 et 4, sans oublier La chimiophobie, une nouvelle « maladie » incurable … mais aussi un communiqué plus que dubitatif du BfR, Does glyphosate cause cancer?

Selon un communiqué du ministère de l’agriculture, le glyphosate « fait actuellement l’objet d’une réévaluation européenne à laquelle l’ANSES est partie prenante. L’Anses devra, ensuite, réévaluer toutes les préparations contenant du glyphosate utilisables en France. » Mais pourquoi, comme pour le bisphénol A, ne pas se contenter de l’avis de l’EFSA ?

  • Agriculture biologique

Selon l’Agence Bio (Baromètre Agence BIO/CSA 2014), parmi les raisons de consommer bio, « Les consommateurs bio réguliers ont de multiples motivations. Dans le trio de tête, on retrouve la préservation de la santé (62 %), de l’environnement (57 %) ainsi que la qualité et le goût des produits (48 %) ». Il faut aussi ajouter, « Pour ma sécurité, pour être certains que les produits soient sains (47%) ». Autant de points généraux qu’il est difficile voir impossible de prouver scientifiquement … voir aussi Les consommateurs de produits bio ont-ils un comportement moralisateur et suffisant ? et Les produits bio meilleurs que les produits conventionnels ? Peut-être oui ou peut-être non ?

  • Virus dans la chaîne alimentaire

La Food Standards Agency informe de la publication de deux rapports au Royaume-Uni sur les virus dans la chaîne alimentaire.

  • Alimentation des personnes âgées dans les EHPAD.

L’UFC-Que Choisir rend publique son enquête sur l’alimentation dans les Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD), qui révèle de graves carences en matière de prévention de la dénutrition. Sur la base de ce constat inquiétant, l’UFC-Que Choisir demande aux parlementaires d’instaurer au plus vite une obligation réglementaire sur la qualité nutritionnelle et sur les rythmes des repas servis.

Au final, on peut presque se demander si ce n’est pas tous les jours la journée sans viande dans les EHPAD, notre ministre de la santé devrait s’en préoccuper, mais ça c’est moins sûr …

  • Principe de précaution

A lire l’articleRéenchanter le risque : une proposition audacieuse », à propos du livre de Gérald Bronner, La planète des hommes, réenchanter le risque, Puf, septembre 2014.  A noter un colloque « Risques sanitaires, précaution et innovation », organisé par l’Anses et la Chaire de Développement durable de Sciences Po, le 24 juin 2016, va traiter de la bonne innovation, étonnant non ?

  • Alertes notifiées au RASFF pour des produits d’origine France au premier trimestre 2015

Il y a eu 19 notifications d’alertes (13 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes) au cours du premier trimestre 2015, selon le RASFF, contre 13 notifications d’alertes en 2014 (10 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes). Il y a des augmentations dont on se passerait !

  • Aggravation des risques de sécurité sanitaire des aliments en raison de la complexité de la chaîne alimentaire

Communiqué du bureau régional Europe de l’OMS du 31 mars 2015. « Nous sous-estimons considérablement le nombre réel de personnes souffrant de maladies imputables aux substances chimiques de la chaîne alimentaire et aux micro-organismes les plus courants tels que Salmonella et Campylobacter, et ce constat doit servir de sonnette d’alarme dans les nombreux domaines intervenant dans notre chaîne alimentaire. En effet, la défaillance de la sécurité sanitaire des aliments à quelque étape de cette chaîne, allant de l’environnement et de la production primaire à la transformation, au transport ou à la commercialisation, en passant par la restauration ou la préparation à domicile, peut entraîner d’importantes conséquences sanitaires et économiques », explique le docteur Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour Europe.

Effet de la proximité d’un parc d’engraissement de bovins sur la contamination par Escherichia coli O157:H7 de légumes à feuilles et évaluation de la transmission aéroportée

4
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Normalisation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

feedlot-layoutRésumé.

L’impact de la proximité d’un parc d’engraissement de bovins de boucherie sur la contamination par E. coli O157: H7 de légumes à feuilles a été examiné. Tous les deux ans, des légumes à feuilles sont plantés sur neuf parcelles situées à 60, 120 et 180 mètres d’un parc d’engraissement de bovins. Des prélèvements de légumes à feuilles (270) et de fumier du parc d’engraissement (100) ont été recueillis à six périodes différentes de juin à septembre de chaque année. E. coli O157:H7 et les E. coli totaux ont été recherchés à partir des légumes à feuilles sur toutes les distances des parcelles. E. coli O157:H7 a été retrouvé dans 3,5% des prélèvements des légumes à feuilles dans la parcelle située à 60 mètres, qui était plus élevée (P < 0,05), ce qui était plus élevé que les 1,8% de prélèvements positifs retrouvés à la parcelle située à 180 mètres, indiquant une diminution de la contamination alors que la distance du parc d’engraissement a été augmentée. Bien que E. coli O157:H7 n’ait pas été récupéré dans les prélèvements d’air à n’importe quelle distance, des E. coli totaux ont été retrouvés dans des prélèvements d’air au bord des parcs d’engraissement et à toutes les distances des parcelles, indiquant que le transport aéroporté du pathogène peut se produire. Ces résultats suggèrent que le risque d’un transport par voie aérienne de E. coli O157:H7 à partir de troupeaux de bovins est augmenté lorsque la surface du cuir des bovins est très sèche, et quand cette situation est combinée avec une conduite des bovins ou un comportement des bovins qui génère des poussières dans l’air. Les lignes directrices pour la distance actuelle des champs de légumes à feuilles de 120 mètres peut ne pas être appropriée pour limiter la transmission de E. coli O157:H7 afin de produire des cultures proche de lieux où se produisent des concentrations d’alimentation animale. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour déterminer les distances sûres entre les parcs d’engraissement de bovins et la production agricole qui réduirait la contamination des légumes frais.

RéférenceElaine D. Berry, James E. Wells, James L. Bono, Bryan L. Woodbury, Norasak Kalchayanand, Keri N. Norman, Trevor V. Suslow, Gabriela López-Velasco and Patricia D. Millner. Effect of Proximity to a Cattle Feedlot on Escherichia coli O157:H7 Contamination of Leafy Greens and Evaluation of the Potential for Airborne Transmission ? Applied and Environmental Microbiology Published ahead of print 1 December 2014, doi: 10.1128/AEM.02998-14.