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Articles de la catégorie 'Nutrition'

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Etats-Unis : Un outil sur Internet supplante l’étiquetage nutritionnel réglementaire ou non par feux tricolores

28
oct
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Classé dans Curiosité, Nutrition, Réglementation, Santé, Union Européenne.

« Notation des aliments : un nouveau service Internet, les scores des aliments en supermarché sur les ingrédients et la nutrition », source article de Stephanie Strom paru le 27 octobre 2014 dans le New York Times.

Que n’a-t-on dit sur l’étiquetage sur l’étiquetage proposé par un distributeur, voir Etiquetage nutritionnel : Le lobby des nutritionnistes s’organise face à l’initiative de Carrefour.

On pourra toujours faire ce que fait ce distributeur ou ce que fera, peut-être, le ministère de la santé, cela n’empêchera pas l’initiative ci-dessous de se développer y compris en France … ou bien partir dans le pétitionnisme aiguë ?

Mais c’est surtout l’ANIA qui va être satisfaite de ce nouvel outil Internet, merci qui ?

Bien entendu la Grocery Manufacturers Association, sorte de Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) aux Etats-Unis, est résolument contre, c’est donc un bon signe !

hot_dogsExtraits.

Une organisation de recherche environnementale introduit lundi l’une des bases de données les plus complètes de produits alimentaires en ligne, contenant des informations sur plus de 80 000 articles vendus en supermarché dans le pays (Etats-Unis). Elle offre des détails sur les ingrédients et l’information nutritionnelle ainsi qu’une tentative pour évaluer la façon dont les aliments sont transformés.

« Nous savons que les consommateurs se soucient beaucoup de ce qui est dans les aliments qu’ils achètent, et nous savons aussi que si les aliments sont hautement transformés, cela peut avoir un impact sur la nutrition d’une manière qui n’est pas toujours montrée sur l’étiquetagee, a déclaré Renée Sharp, directrice de recherche à l’Environmental Working Group, une association à but non lucratif qui a bâti ce nouveau service.

La base de données sur la notation des aliments, compilée en grande partie à partir des informations fournies par les entreprises alimentaires via un étiquetage volontaire et obligatoire, combinés avec les propres recherches du groupe sur les pesticides et les additifs, permet aux consommateurs de trouver des informations comme le nombre de produits qui contiennent huile végétale bromée comme ingrédient ou si un produit particulier contient des colorants et des conservateurs ajoutés.

N’hésitez pas à lire la suite de l’article ici. L’image de droite montre le résultat pour des hot dogs, une charcuterie à base de porc, va de 4,5 à 10, selon les ingrédiants et le procédé de transformation.

Comme on peut le voir sur l’image ci-dessous cela oscille du vert (note 1) au … rouge (note 10) comme dans l’étiquetage nutritionnel avec des feux tricolores

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Dans ce contexte et pour sourire, on lira dans la revue PROCESS, Etiquetage nutritionnel : Le Foll contredit Touraine, Garot nuance. Un peu beaucoup à côté de la plaque ces politiques …

L’anti-gaspi, c’est bien mais purée, y a trop de patates !  

28
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Union Européenne.

arton3489-7ea05Alors qu’est-ce qu’on fait quand on a trop de patates ?

Des dizaines, voire des centaines d’hectares pourraient ne pas être récoltés cette année: il y a beaucoup de pommes de terre et le prix s’effondre.

L’Europe a la patate, cette année. Daniel Ryckmans, technicien agricole à la Fiwap (filière wallonne de la pomme de terre): « Dame nature a été généreuse : la production de pommes de terre a augmenté de 10 à 15% en Europe occidentale, voire 20% dans certaines régions. »

Ajoutez à cela le fait que le Benelux, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont planté entre 5 et 15% de pommes de terre en plus, et vous obtenez des surplus qui ne seront sans doute même pas arrachés. Pourquoi les patates restent-elles dans les champs ?

siteon363Parmi les raisons évoquées, c’est Trop cher !

Comme la récolte était abondante, les hangars sont déjà pleins de pommes de terre. Les surplus sont parfois gardés dans des stockages précaires, à côté du champ, ou laissés en terre. Mais le cours de la patate est particulièrement bas en ce moment : 1,50 euros par 100 kg. «C’est tellement bas que cela coûte plus cher d’arracher les pommes de terre que ce qu’on retire de la vente», analyse Daniel Ryckmans. Les agriculteurs vendent parfois toute leur récolte sur le marché libre, et en récoltent 1 euro, 1,50 euros ou 2 euros. Mais ils fonctionnent parfois partiellement sur des contrats, par champ: « Alors, ils doivent stocker, pour livrer en mai, juin. Ils en tirent un prix égal ou légèrement plus élevé. » Ceux qui travaillent exclusivement au prix du marché libre perdent beaucoup cette année.

Tout c’est bien beau, mais en France, on a sûrement la solution avec la campagne anti-gaspi (gaspillage) et … Monsieur anti-gaspi, alias Monsieur Guillaume Garot, qui va trouver rapidement une solution, d’autant que sur les étalages et les marchés de France, le kg de pommes de terre est souvent à plus d’un euro !

Lidl Suisse lance la caisse sans sucreries

14
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Santé.

Lidl Suisse introduit dans tous ses magasins en Suisse le concept de la « caisse alternative ». Ce concept consiste à bannir les sucreries, les encas gras et les produits salés des caisses. Au lieu de barres chocolatées, de bonbons et de sucreries, l’entreprise proposera désormais des noix, des fruits secs ou de l’eau minérale au niveau de la caisse principale où il y a le plus de clients. Une signalisation claire à la caisse principale permettra aux clients de s’orienter plus facilement. En Suisse, la vente de fruits et de légumes directement à la caisse constitue une nouveauté. Des chewing-gums sans sucre et des articles Non-Food sélectionnés compléteront l’assortiment.

Sucreries_Caisse1-480x295« Nous souhaitons proposer à nos clients une vraie alternative. L’assortiment permettra aux clients d’acheter quelque chose à la caisse sans avoir mauvaise conscience », affirme Reto Ruch, membre de la direction de Lidl Suisse. « De plus, en introduisant une ‘caisse alternative’, nous répondons à un souhait de nombreux parents : ainsi, faire les achats avec des enfants ne sera plus synonyme de stress. Désormais, nos clients ont le choix. »

Pas seulement à titre d’essai : caisse principale ‘aucune sucrerie, aucun caprice’ dans toute la Suisse

Dans le commerce, la zone de la caisse est considérée comme très importante. Grâce aux achats spontanés, les entreprises y réalisent un chiffre d’affaires remarquable. Ce ne sont pas seulement les enfants, mais aussi les adultes qui aiment se servir juste avant de passer à la caisse.

« Nous sommes prêts à accepter, au début, des pertes de chiffre d’affaires à cause de ce changement. Ce qui nous importe, c’est de proposer à nos clients une alternative durable. C’est pour cette raison que nous avons décidé de ne pas seulement tester ce projet, mais de l’introduire au niveau de toute la Suisse », explique Reto Ruch au sujet de l’introduction le 16 octobre 2014.

Le concept de la caisse alternative est salué par l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) et l’organisation de consommateurs SKS (Stiftung für Konsumentenschutz).

En janvier 2014, les supermarchés Lidl du Royaume-Uni ont décidé de retirer toutes les sucreries installées près des caisses pour les remplacer par des produits « sains », des jus de fruits et des fruits frais.

Au Royaume-Uni, en mai 2014, Tesco supprime les sucreries des caisses pour combattre l’obésité. La plus grande chaîne britannique de supermarchés a décidé d’« aider ses clients à faire des choix sains ».

En France, j’avoue n’avoir trouvé rien de probant, des questionnements, encore et toujours, mais pas de règles bien établies, comme d’hab ! Ce sera sans doute à l’occasion d’une nouvelle pétition des nutritionnistes

Etiquetage nutritionnel : Le lobby des nutritionnistes s’organise face à l’initiative de Carrefour

13
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Une pétition du 13 octobre circule sur Internet signée par des scientifiques qui seraient «  Pour un étiquetage nutritionnel simple, intuitif et compréhensible par tous sur la face avant des emballages des aliments ».

Pourquoi pas ?

Il est dit entre autres, « L’engagement d’un grand opérateur économique dans une démarche de transparence sur les aliments serait louable s’il répondait à une démarche de santé publique en cohérence avec la dynamique actuellement proposée par le Ministère de la Santé. »

European-trade-organisations-deeply-concerned-by-UK-traffic-light-labelling_strict_xxlPourquoi pas ?

Les seuils, la forme et les messages ont été fixés sans aucune validation scientifique concertée par des experts indépendants et des consommateurs. L’annonce de ce système illustre les risques de cacophonie en l’absence d’une législation dans ce domaine, au moment même où elle est annoncée par la Ministre de la Santé dans sa prochaine Loi de santé publique.

Pourquoi pas ?

Les seuils, la forme et les messages ont été fixés sans aucune validation scientifique concertée par Refusant que l’information nutritionnelle puisse être réduite à une opération de marketing, les signataires de la présente tribune demandent : au groupe CARREFOUR de renoncer à la mise en place de son système inacceptable sur le plan scientifique et de santé publique et de reprendre son initiative dès que le système unique validé par les pouvoirs publics sera officialisé,

Pourquoi pas ?

Eh oui, certains groupes économiques peuvent être plus forts que les gouvernements, ce que découvrent tardivement des chercheurs et sociétés savantes …

Mais bien sûr que oui cette démarche est marketing, mais ce n’est pas parce que certains nutritionnistes n’ont pas été contactés que ce n’est pas bon …

Rappelons, comme le dit la CLCV, « Bruxelles met la pression sur les autorités britanniques au moment où la France envisage d’adopter un étiquetage nutritionnel simplifié. Outre-Manche, depuis déjà plusieurs années, un système d’étiquetage nutritionnel sous forme de code couleurs existe suite aux recommandations des autorités sanitaires britanniques. De nombreuses marques, dont celles des principales enseignes de Grande-Bretagne, apposent donc des « feux tricolores » (traffic lights) sur leurs emballages pour aider les consommateurs à repérer les produits les plus sains lorsqu’ils font leurs courses au supermarché. »

Ce qui est comique c’est que les arguments développés par ces scientifiques et sociétés savantes sont ceux de l’industrie alimentaire

J’ajoute que je n’ai pas entendu ces mêmes nutritionnistes et sociétés savantes pétitionner quand le groupe Quick, propriété de la Caisse des dépôts, c’est-a-dire nous, et comme le rappelle la CLCV, « Quick a décidé de mettre en place dans l’ensemble de ses fast-foods un stand de boissons en libre-service où le client peut lui-même remplir son gobelet à volonté de sodas, de limonades ou d’eau, et ce, sans dépenser plus. Ce mode de consommation, de toute évidence, n’incite pas à la modération, et habitue le consommateur au goût sucré, même quand le soda est light. Depuis que les distributeurs sont installés, les jeunes consommateurs se bousculent pour profiter de l’aubaine.

Si cette initiative est plutôt malvenue alors que l’obésité peine à se stabiliser dans notre pays, elle est carrément inacceptable de la part d’une enseigne  qui a signé en 2013 une « charte d’engagements volontaires de progrès nutritionnels » élaborée par le PNNS et dont on pouvait espérer qu’elle ferait évoluer favorablement son offre alimentaire. »

Le tout contrairement à « un engagement continu en faveur de la nutrition » de Quick …

Sur ces sujets, on lira, Etiquetage : A qui va-t-on faire croire que le système britannique des feux tricolores va menacer le régime crétois ? et Victoire britannique sur l’étiquetage nutritionnel avec des feux tricolores.

A suivre …

Des bactéries de l’intestin favorisent l’obésité chez la souris

11
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Microbiologie, Nutrition, Santé.

131106_BIL_MicrobiomeObesity.jpg.CROP.promo-mediumlarge« Des bactéries de l’intestin favorisent l’obésité chez la souris », source ASM News du 30 septembre 2014.

Une espèce de bactéries de l’intestin appelée Clostridium ramosum, couplée avec un régime riche en graisses, peut faire que des animaux prennent du poids. L’étude est publiée dans mBio®, la revue à accès libre et en ligne de l’American Society for Microbiology.

Une équipe de recherche de l’Institute of Human Nutrition Potsdam-Rehbruecke à Nuthetal (Allemagne) a observé que des souris hébergeant des bactéries intestinales humaines, comprenant C. ramosum ont pris du poids quand elles sont nourries avec un régime riche en graisses. Les souris qui n’avaient pas C. ramosum étaient moins obèses, même si elles avaient mangé un régime riche en graisses, et les souris qui avaient C. ramosum mais qui ont consommé un régime faible en graisse sont restées maigres.

Des études antérieures ont retrouvé C. ramosum et d’autres représentants de la famille des Erysipelotrichi chez l’homme obèse, a déclaré l’auteur principal de l’étude Michael Blaut, chef du département de microbiologie gastro-intestinale à l’Institut. Cela donne à penser que la croissance de cet organisme dans le tube digestif est stimulée par des régimes riches en matières grasses, qui à leur tour améliorent l’absorption des nutriments et renforce l’effet de ces régimes sur le poids corporel et la masse graisseuse corporelle.

« Nous avons été surpris que la présence ou l’absence d’une espèce d’une communauté bactérienne donnée ait affecté le développement du poids et de la masse graisseuse corporelle chez la souris », a dit Blaut.

Blaut et ses collègues ont étudié le rôle de C. ramosum dans trois groupes de souris : certaines hébergeaient une flore intestinale humaine simplifiée (bactéries) de huit espèces bactériennes, dont C. ramosum ; certaines avaient un microbiote intestinal humain simplifié sauf pour C. ramosum, et certaines avaient seulement C. ramosum. Les chercheurs ont appelé le premier groupe SIHUMI, le deuxième groupe SIHUMIw/oCra et le troisième groupe Cra. Les souris ont été nourries soit avec un régime riche en graisses ou un régime alimentaire faible en graisse pendant quatre semaines.

Après quatre semaines d’une alimentation riche en matières grasses, les groupes de souris ne diffèrent pas que ce soit l’apport énergétique, la digestibilité de la ration et les marqueurs sélectionnés pour un taux faible d’inflammation. Cependant, les souris SIHUMI et Cra nourries avec un régime riche en graisses ont gagné significativement plus de poids corporel et de graisse, ce qui implique qu’elles ont converti les aliments plus efficacement en énergie que ne l’ont fait les souris SIHUMIw/oCra. En revanche, tous les groupes de souris nourries avec un régime faible en graisse sont restés maigres, ce qui indique que l’effet de l’obésité de C. ramosum ne s’est produit qu’avec régimes alimentaires riches en matières grasses.

Les souris obèses SIHUMI et Cra ont également l’expression plus importante du gène transporteur 2 du glucose  (Glut2), une protéine qui permet l’absorption de glucose et de fructose, et les protéines de transport de graisses, comprenant la translocase des acides gras (Cd36).

« Nos résultats indiquent que Clostridium ramosum améliore l’absorption des nutriments dans l’intestin grêle et favorise ainsi l’obésité », a déclaré Blaut. Les associations entre obésité et augmentation des taux de lipopolysaccharides (composants de la paroi cellulaire des bactéries à Gram négatif) provoquant une inflammation, ou une augmentation de la formation de molécules appelées acides gras à chaîne courte, rapportées par d’autres chercheurs, n’ont pas été retrouvées dans cette étude. Blaut a dit, « Cela signifie qu’il n’y a peut-être plus d’un mécanisme qui sous-tend la croissance de l’obésité par les bactéries intestinales. »

Grâce à des études supplémentaires, Blaut a dit qu’il espère en apprendre davantage sur la façon dont C. ramosum affecte le métabolisme de l’énergie de son hôte et si des résultats similaires se produisent chez des souris classiques, compte tenu des bactéries présentes. « Démêler le mécanisme sous-jacent peut aider à développer de nouvelles stratégies dans la prévention ou le traitement de l’obésité », a-t-il dit.

La présente étude a été soutenue par l’Institute of Human Nutrition Potsdam-Rehbruecke en Allemagne.