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L’agriculture biologique pas clairement gagnante dans la biodiversité microbiologique des sols

4
mai
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Santé.

L’agriculture biologique pas clairement gagnante dans la biodiversité microbiologique des sols. Source Society for Applied Microbiology.

267FC40E2776347BF8BFE419B84B07B7Les études des communautés microbiennes vivant dans les sols agricoles montrent que la différence entre les sols avec une agriculture biologique et conventionnelle est négligeable, par comparaison avec l’impact d’autres facteurs. Ce sont de bonnes nouvelles, confirmant qu’en adhérant aux pratiques recommandées, les agriculteurs peuvent maintenir un microbiome sain du sol pour permettre des cultures productives, dans les deux systèmes biologiques ou conventionnels. (…)

Cette recherche confirme que le processus recommandé de management agricole, qui maintient avec succès de façon stable le carbone, l’azote et le pH, peut protéger la structure vitale du microbiome du sol. Elle suggère également que la comparaison des terres arables biologiques et conventionnelles a vraiment besoin de prendre en compte plus de variables que ce qui a été fait auparavant.

Source Effect of crop management and sample year on abundance of soil bacterial communities in organic and conventional cropping systems, Caroline H. Orr, Christopher J. Stewart, Carlo Leifert, Julia M. Cooper and Stephen P. Cummings, doi: 10.1111/jam.12822.

NB : Traduction du texte par mes soins. -aa

On pourra aussi lire sur le blog,  Le bio est-il d’abord philosophique ?

Ronde des rappels, semaine 14 de 2015

3
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nutrition, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoReprise de la ronde des rappels avec la semaine 14 de 2015 à la date du 3 avril 2015. Je m’étais arrêté à la semaine 51 de 2014. Comme annoncé en fin du précédent article, les alertes notifiées au RASFF pour les produits d’origine France au premier trimestre 2015 se portent bien : 19 notifications d’alertes (13 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes), selon le RASFF, contre 13 notifications d’alertes au cours du premier trimestre de 2014 (10 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes).

Sur la gestion des alertes en France, voici les points de vue du ministère de l’agriculture, Comment fonctionne le système d’alerte sanitaire en France et la DGCCRF, Interview de la responsable de l’unité d’alerte.

Commencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

En effet, contrairement à que rapporte le site Internet du ministère de l’agriculture, « Lorsqu’un affichage en supermarché ou une annonce à la radio demande de rapporter des produits alimentaires ou de ne pas les consommer, cela signifie qu’une alerte sanitaire a été déclarée. Consommateurs, cette rubrique vous informe sur les dernières actualités et sur ce qu’il faut savoir pour manger l’esprit tranquille. », cet article est donc dédié aux autorités de notre pays sensés faire le job !

  • Référence RASFF 2015.0431, Salmonella enteritidis (présence dans 25g) dans des filets de poulets surgelés de Roumanie.     Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0429Salmonella Rissen (présence dans 25g) dans des protéines animales transformées de France. Information notifiée par la Belgique. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0428, Salmonella enteritidis (présence dans 25g) dans des filets de poulets surgelés de Pologne. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0413, Salmonella spp. (présence dans du 25g) dans du roquefort au lait de brebis de France. Alerte notifiée par l’Allemagne. Pas de distribution dans le pays qui a fait la notification. A noter deux communiqués des autorités allemandes le 27 mars 2013 et le 1er avril 2015.
  • Référence RASFF 2015.0412, traces d’amandes dans de la paëlla d’Espagne, Alerte notifiée par la France. Produit retiré du marché, voir un communiqué diffusé de l’AFSCA et par Intermarché.
  • Référence RASFF 2015.0410, Salmonella enteritidis (présence dans 25g) dans des filets de poulets surgelés de Roumanie. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays qui a fait la notification. Date du prélèvement, le 18 mars 2015, date de la notification, le 1er avril 2015.
  • Référence RASFF 2015.0407, mercure (2 mg/kg) dans des steaks d’espadon surgelé (Xiphias gladius) du Sri Lanka. Distribution restreinte dans le pays qui a fait la notification Date du prélèvement, le 10 février 2015, date de la notification, le 1er avril 2015.
  • Référence RASFF 2015.0397, chlorpyrifos (0,075 mg/kg) et éthoxyquine ou E324 (0,25 mg/kg) dans des poires d’Italie. Information notifiée par l’Allemagne. Produit présumé de plus être sur le marché … mais une distribution a eu lieu en France et en Allemagne.
  • Référence RASFF 2015.0394, soja non mentionné dans des nouilles instantanées de Taiwan. Alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution en France, Belgique, Autriche, Danemark, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Suisse, Suède, Pays-Bas. A ma connaissance seule l’AFSCA de Belgique a cru bon d’informer les consommateurs le 31 mars 2015.

 ooOOoo

Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

OMS: Cinq clefs pour des aliments plus sûrs. Ce film animé a été développé pour expliquer les Cinq clefs de l’OMS pour des aliments plus sûrs à un public de 9 à 99 ans, et encourager leur pratique à la maison. Les Cinq clefs pour des aliments plus sûrs est un message global que tout le monde devrait connaître pour se prévenir des maladies d’origine alimentaire et améliorer sa santé. L’OMS a choisi cette année le thème de la Sécurité sanitaire des aliments pour la Journée mondiale de la santé 2015.

Un projet de loi propose de simplifier l’étiquetage des produits alimentaires grâce à la mise en place d’un code couleur. Une mesure qui vise à lutter contre la « malbouffe » en permettant au consommateur d’identifier rapidement les produits trop gras, trop sucrés ou trop salés. Sur ce sujet, lire entre autres deux articles parus en 2012sur le blog, Bientôt un étiquetage avec des feux tricolores sur nos aliments ? et L’étiquetage par des feux tricolores, ça marche ! Il semble que le système de feux tricolores (initié il y a quelques années par les Britanniques) ait été retenu au grand dam de l’ANIA

Les gastroentérites à Escherichia coli entérohémorragique (EHEC) surviennent suite à la consommation de produits alimentaires contaminés et se transmettent de personne à personne. Elles peuvent être à l’origine de complications sévères telles que le syndrome hémolytique et urémique (SHU) particulièrement chez les jeunes enfants et les personnes âgées.
Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) s’appuie sur une analyse détaillée des données existantes figurant dans un rapport qui accompagne cet avis suite à une saisine par la direction générale de la santé du HCSP le 21 mai 2013.

Sécurité du personnel et hygiène des locaux, des enjeux contraires ?

1
avr
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Classé dans 1er avril, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Films vidéo, Hygiène, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Normalisation, Nutrition, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Viande, Virus.

Sur le site d’Ameli (site de notre chère sécurité sociale), on trouve une mise à jour de la Recommandation du comité Technique National des Services, Commerces et Industries de l’Alimentation, « Bien choisir les revêtements de sol lors de la conception/rénovation/extension des locaux de fabrication de produits alimentaires ».

Pourquoi cette liste ? Chaque année, on dénombre plus de 30 000 chutes et glissades de plain-pied représentant 20 % des accidents du travail avec arrêt dans les activités des Services, Commerces et Industries de l’Alimentation.  Mais hélas, il n’est pas question du coût des maladies infectieuses d’origine alimentaire en France, sujet tabou ?

En gros, donc, pour éviter de glisser, c’est semble-t-il l’objectif à atteindre, il faut des sols adaptés, mais pourquoi ne pas souhaiter avoir des sols secs, sur cet aspect, on n’aura pas de réponse des préventeurs … comprenne qui pourra !

Comme nous allons le voir grâce aux photos de cette « recommandation », hélas, la conception hygiénique est maltraitée, car chacun le sait, la sécurité, qui n’a pas de prix, a un coût … et notre bonne mère sécu le fait savoir.

photo1Dans le glossaire il est fait référence à des organismes prestigieux, et donc, si vous rencontrez un problème d’hygiène suite à l’application de ces recommandations, n’hésitez à leur en faire part : INRS : Institut National de Recherche et de Sécurité, ANSES : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et AFNOR : Agence Française de Normalisation …

Sur la première page de la recommandation (photo de gauche), on trouve des magnifiques caillebotis avec nez antidérapant, composés de petits carrés généralement non nettoyables, sauf avec une brosse à dents …

photo2Sur la page 6, plusieurs problèmes sont illustrés en une seul photo (photo de droite) : il est exact de signaler comme le dit la légende, « Un carrelage posé avec des joints à base de résine époxy qui doivent être plans et à fleur du sol », mais que penser du collecteur d’eaux usées étroit peu ou pas nettoyable et générateur d’éclaboussures et que penser des roues creuses servant à manipuler le plan de travail au dessus …

Dans le volet Bibliographie, les documents EHEDG sur la conception hygiénique des équipements ne sont pas mentionnés pas plus que la directive relative aux machines et la norme ISO 14159, Sécurité des machines – Prescriptions relatives à l’hygiène lors de la conception des machines, des oublis ?

Ce n’est donc pas encore aujourd’hui que l’hygiène et la sécurité feront bon ménage, sans doute avance-t-on, lentement sur cette voie, mais c’est certainement avec des œillères …

photo3Enfin, un petit film sur le site d’Agrobat (dont est extraite la photo ci-contre) retrace comment on en est arrivé là …, c’est comique !

Sur ce sujet, on lira, sur le blog, EHEDG : Principes de conception hygiénique pour les usines alimentaires, La conception hygiénique et la nettoyabilité des équipements n’est pas un long fleuve tranquille, De la conception hygiénique et la nettoyabilité des équipements et L’ingénierie de l’hygiène est-elle un long fleuve tranquille ?

ooOOoo

 

Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

  • L’Anses est-elle une agence indépendante ?

Si oui, elle aurait endossé les conclusions de l’EFSA sur le bisphénol A comme son homologue allemand, le BfR ; si oui, elle aurait réagi au Diagnostic et propositions à l’attention de Mesdames et Messieurs les ministres de l’Economie et des Finances, de l’Economie sociale et solidaire et de la Consommation, des Affaires Sociales et de la Santé, de l’Agriculture, l’agroalimentaire et de la forêt ; si oui, elle aurait marqué sa différence avec les pouvoirs publics sur la situation concernant les infections d’origine alimentaire à Campylobacter, etc.

  • Consommation de lait cru et risques

Deux agences d’évaluation des risques, Irlande et en Belgique, prennent position sur la consommation de lait cru sans oublier l’EFSA

  • Le glyphosate probablement cancérigène selon l’International Agency for Research on Cancer (IARC)

Lire des articles parus dans ForumPhyto, 1, 23 et 4, sans oublier La chimiophobie, une nouvelle « maladie » incurable … mais aussi un communiqué plus que dubitatif du BfR, Does glyphosate cause cancer?

Selon un communiqué du ministère de l’agriculture, le glyphosate « fait actuellement l’objet d’une réévaluation européenne à laquelle l’ANSES est partie prenante.L’Anses devra, ensuite, réévaluer toutes les préparations contenant du glyphosate utilisables en France. » Mais pourquoi, comme pour le bisphénol A, ne pas se contenter de l’avis de l’EFSA ?

  • Agriculture biologique

Selon l’Agence Bio (Baromètre Agence BIO/CSA 2014), parmi les raisons de consommer bio, « Les consommateurs bio réguliers ont de multiples motivations. Dans le trio de tête, on retrouve la préservation de la santé (62 %), de l’environnement (57 %) ainsi que la qualité et le goût des produits (48 %) ». Il faut aussi ajouter, « Pour ma sécurité, pour être certains que les produits soient sains (47%) ». Autant de points généraux qu’il est difficile voir impossible de prouver scientifiquement … voir aussi Les consommateurs de produits bio ont-ils un comportement moralisateur et suffisant ? et Les produits bio meilleurs que les produits conventionnels ? Peut-être oui ou peut-être non ?

  • Virus dans la chaîne alimentaire

La Food Standards Agency informe de la publication de deux rapports au Royaume-Uni sur les virus dans la chaîne alimentaire.

  • Alimentation des personnes âgées dans les EHPAD.

L’UFC-Que Choisir rend publique son enquête sur l’alimentation dans les Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD), qui révèle de graves carences en matière de prévention de la dénutrition. Sur la base de ce constat inquiétant, l’UFC-Que Choisir demande aux parlementaires d’instaurer au plus vite une obligation réglementaire sur la qualité nutritionnelle et sur les rythmes des repas servis.

Au final, on peut presque se demander si ce n’est pas tous les jours la journée sans viande dans les EHPAD, notre ministre de la santé devrait s’en préoccuper, mais ça c’est moins sûr …

  • Principe de précaution

A lire l’articleRéenchanter le risque : une proposition audacieuse », à propos du livre de Gérald Bronner, La planète des hommes, réenchanter le risque, Puf, septembre 2014.  A noter un colloque « Risques sanitaires, précaution et innovation », organisé par l’Anses et la Chaire de Développement durable de Sciences Po, le 24 juin 2016, va traiter de la bonne innovation, étonnant non ?

  • Alertes notifiées au RASFF pour des produits d’origine France au premier trimestre 2015

Il y a eu 19 notifications d’alertes (13 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes) au cours du premier trimestre 2015, selon le RASFF, contre 13 notifications d’alertes en 2014 (10 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes). Il y a des augmentations dont on se passerait !

  • Aggravation des risques de sécurité sanitaire des aliments en raison de la complexité de la chaîne alimentaire

Communiqué du bureau régional Europe de l’OMS du 31 mars 2015. « Nous sous-estimons considérablement le nombre réel de personnes souffrant de maladies imputables aux substances chimiques de la chaîne alimentaire et aux micro-organismes les plus courants tels que Salmonella et Campylobacter, et ce constat doit servir de sonnette d’alarme dans les nombreux domaines intervenant dans notre chaîne alimentaire. En effet, la défaillance de la sécurité sanitaire des aliments à quelque étape de cette chaîne, allant de l’environnement et de la production primaire à la transformation, au transport ou à la commercialisation, en passant par la restauration ou la préparation à domicile, peut entraîner d’importantes conséquences sanitaires et économiques », explique le docteur Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour Europe.

Nouvelle évaluation des risques et bénéfices du poisson dans le régime alimentaire norvégien

18
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Nutrition, Santé, Sécurité des aliments.

fin_blog_5Le Comité Scientifique de Sécurité Alimentaire norvégien (VKM) a conclu dans un rapport publié lundi 15 décembre 2014 que les bénéfices de consommation de poisson contrebalancent largement les risques négligeables présentés par les niveaux actuels de contaminants ou d’autres substances non-désirées et connues dans le poisson. Le rapport est basé sur une étude approfondie de la littérature scientifique sur les effets positifs sur la santé de la consommation de poisson et la contribution du poisson à l’apport en substances bénéfiques, ainsi que sur l’exposition des poissons aux contaminants à risque en Norvège.

Selon le rapport, les adultes – y compris des femmes enceintes – qui consomment moins d’une portion de poisson par semaine, risquent de perdre les effets bénéfiques sur des maladies cardiovasculaires ainsi que sur le développement neurologique optimal du fœtus et des nourrissons. 41cac9e6c3Aujourd’hui, les adultes et enfants en Norvège mangent en moyenne assez de poisson pour couvrir leurs besoins d’acides gras omega-3 marins mais ceci n’est pas le cas pour les femmes enceintes en Norvège. Le Comité Scientifique de Sécurité Alimentaire (VKM) conclut qu’il n’y a pas aujourd’hui de raison d’imposer des limites diététiques sur la consommation de poisson gras pour des femmes enceintes. Cette conclusion est différente de celle du rapport de 2006. La raison est que le niveau de contaminants a baissé dans le saumon d’élevage parce que la nourriture des saumons a changé, ayant aujourd’hui plus d’éléments végétaux qu’avant. Par conséquent, le saumon d’élevage contient aujourd’hui moins de contaminants que le poisson gras sauvage. Cependant, l’exposition aux contaminants en mangeant du poisson est minime dans les deux cas, et loin d’être nocif pour la santé.

La conclusion est rassurante : avec le niveau actuel de contaminants trouvés dans les poissons gras et maigre d’élevage et sauvage en Norvège, tous les consommateurs, grands ou moyens, peuvent en manger sans absorber de quantités nocives de contaminants comme le PCB, dioxines ou mercure. Les calculs du VKM montrent que l’on peut consommer plus d’un kilo de saumon d’élevage par semaine sans risquer d’absorber des quantités nocives de polluants.

Relations entre intestin et arthrite, les preuves augmentent

17
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Santé.

fin_blog_6« Les relations entre l’intestin et l’arthrite, les preuves augmentent », source MedPage Today.

Le microbiome est impliqué dans la spondylarthrite ankylosante et l’arthrite avec enthésite chez l’enfant. Il est devenu de plus en plus clair que les bactéries de l’intestin jouent un rôle majeur dans le développement des maladies auto-immunes comme la polyarthrite rhumatoïde. Des études récentes ont désormais suggéré que le microbiome peut également contribuer à deux autres situations arthritiques, la spondylarthrite ankylosante (SA) et l’arthrite avec enthésite chez l’enfant.

Les patients atteints de spondylarthrite ankylosante (SA) avaient un microbiote intestinal plus diversifié et une plus grande abondance des microbes intestinaux, dont certains sont liés à une inflammation intestinale grave, selon une nouvelle étude.

MicrobiomeBasé sur un profil des communautés microbiennes intestinales par séquençage, des biopsies de patients avec SA ont présenté une « signature microbienne discrète » avec des taux plus élevés que des témoins sains de Lachnospiraceae (P = 0,001), Ruminococcaceae (P = 0,001), Rikenellaceae (P = 0,001), Porphyromonadaceae (P = 0,001), et Bacteroidaceae (P = 0,001), a rapporté Matthew Brown et ses collègues de l’Institut Diamantina de Brisbane, Queensland, Australie.

Lachnospiraceae et Prevotellaceae ont été « fortement » associés à la colite et la maladie de Crohn.

« Ces résultats sont cohérents avec l’hypothèse que des gènes associés à la SA agissent au moins en partie via des effets sur le microbiome intestinal », écrivent-ils dans Arthritis and Rheumatology.

« Il est possible que les changements soient dus aux effets de la SA sur le profil microbien de l’intestin ou que des associations immunogénétiques de la SA affectent le profil microbien d’une manière qui est indépendante des mécanismes par lequel cela cause la SA », a expliqué Brown à MedPage Today.

NB : N’hésitez surtout pas à lire la suite …