Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Articles de la catégorie 'Nutrition'

Pas de catégorie

Codex alimentarius : Réglementations plus strictes pour le plomb dans les préparations pour nourrissons et pour l’arsenic dans le riz

21
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nutrition, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Le Codex Alimentarius adopte des limites pour le plomb dans les préparations pour nourrissons et pour l’arsenic dans le riz ». Article adapté d’après Food Safety News du 21 juillet 2014 et des communiques de la FAO, 1 et 2.

Au cours de sa réunion annuelle à Genève, en Suisse, la semaine dernière, la Commission du Codex Alimentarius a adopté un certain nombre de nouvelles normes, comprenant les limites maximales admissibles pour le plomb dans les préparations pour nourrissons et pour l’arsenic dans le riz.

Sous la direction conjointe de la FAO et de l’OMS, la Commission du Codex Alimentarius établit les normes internationales de sécurité sanitaire et de qualité des aliments dans le but de garantir une nourriture plus sûre et plus nutritive aux consommateurs. Dans de nombreux cas, les normes du Codex servent de base aux législations nationales et de référence pour la sécurité du commerce international des denrées alimentaires.

 Infant-formula_406x250Préparations pour nourrissons

La Commission du Codex Alimentarius a adopté une recommandation fixant une limite de 0,01 mg de plomb par kg dans les préparations pour nourrissons. 
Le plomb est naturellement présent dans l’environnement et les ingrédients utilisés dans la fabrication de préparations pour nourrissons peuvent en porter des traces.
Les nourrissons et les enfants en bas âge sont particulièrement exposés aux effets toxiques du plomb qui peuvent créer des dégâts profonds et permanents sur le développement de leur cerveau et de leur système nerveux et compromettre leur capacité d’apprentissage. 

 Les teneurs en plomb dans les préparations pour nourrissons peuvent être maîtrisés par une origine des matières premières dans des zones où le plomb est moins présent.

Arsenic

Pour la première fois, le Codex a adopté une limite maximale pour l’arsenic dans le riz de 0,2 mg/kg et convenu d’élaborer un code de pratique pour

L’arsenic existe à l’état naturel en grande concentration dans les eaux souterraines et les sols de certaines régions du monde.  L’élément toxique s’introduit dans la chaîne alimentaire par les cultures qui absorbent l’eau et la terre. 
L’exposition prolongée à l’arsenic peut provoquer le cancer et des lésions de la peau.  Il a également été associé à des problèmes de développement, des maladies cardiaques, au diabète et à des dégâts au système nerveux et au cerveau.
Le riz, en particulier, peut absorber plus d’arsenic que d’autres cultures, et en tant qu’aliment de base pour des millions de personnes, il peut être une source importante d’exposition à l’arsenic, nocive pour la santé humaine. La contamination par le riz constitue un problème particulier dans certains pays d’Asie où les rizières sont irriguées avec de l’eau contenant des sédiments riches en arsenic, pompée de puits tubulaires peu profonds. De meilleures méthodes d’irrigation et pratiques agricoles peuvent contribuer à réduire la contamination, par exemple, en pratiquant la riziculture sur des lits surélevés plutôt que dans des champs inondés.
La Commission a également convenu d’élaborer un nouveau code d’usages qui aidera les pays à respecter les seuils maximum fixés et fournira aux producteurs de bonnes techniques agricoles et de production pour prévenir et réduire la contamination.

Médicaments vétérinaires

En raison des effets négatifs potentiels sur la santé humaine et la contribution possible au développement de la résistance aux antibiotiques, « Le Codex a recommandé de limiter l’utilisation de certains médicaments vétérinaires chez les animaux destinés à la consommation, afin d’empêcher que des résidus demeurent dans la viande, le lait, les œufs ou le miel. »

Les huit médicaments (chloramphénicol, vert de malachite, carbadox, furazolidone, nitrofural, chlorpromazine, stilbènes et olaquindox), y compris des antimicrobiens et activateurs de croissance, peuvent avoir des effets nocifs sur la santé humaine et contribuer au développement d’une résistance aux médicaments.

La réunion a également porté sur un certain nombre d’activités en cours liées à la résistance aux antimicrobiens, en particulier les travaux du groupe consultatif de L’OMS sur la surveillance intégrée de l’antibiorésistance (AGISAR) en mettant à jour un document d’orientation sur la surveillance intégrée et la mise à jour prévue de la liste des antibiotiques d’importance critique à usage humain. L’AGISAR entreprend également des projets pilotes sur la surveillance intégrée dans de nombreux pays à travers le monde.

Pesticides et les additifs

Même lorsque des pesticides sont utilisés conformément aux meilleures pratiques, de faibles taux de résidus peuvent se retrouver dans les aliments, et par conséquent, le Codex a adopté des recommandations pour la limite maximale de pesticide dans un aliment donné. Par exemple, une une limite de 0,02 mg/kg pour l’herbicide diquat dans les bananes ou les fèves de café, ou de 0,6 mg/kg pour le fongicide propiconazole dans les prunes pour prévenir la croissance de moisissures.

Les additifs sont des substances ajoutées aux aliments destinés à la consommation humaine ou animale pour exercer des fonctions technologiques, tels que les conservateurs qui permettent de maintenir la fraîcheur des aliments, les antioxydants qui évitent le rancissement et les stabilisants qui favorisent le mélange des ingrédients. Les additifs comprennent aussi les colorants, les aromatisants et les édulcorants. Un comité international indépendant (Comité FAO/OMS d’experts sur les additifs alimentaires, JECFA) évalue l’innocuité des additifs alimentaires avant d’autoriser leur utilisation. Sur la base des analyses du JECFA et pour veiller à la santé des consommateurs, la Commission du Codex Alimentarius a recommandé un grand nombre de limites maximales pour divers additifs alimentaires dans des aliments comme les pâtes fraîches, le poisson surgelé ou fumé, les légumes surgelés ou fermentés, et les préparations en poudre pour nourrissons.

Toxines dans le maïs et les produits de maïs

Les fumonisines sont des toxines produites par les moisissures présentes dans le maïs en plein champ comme après récolte. L’humidité,  le stockage inadéquat et les dégâts dus aux insectes sont tous susceptibles d’accroître les risques d’apparition de fumonisines. Les toxines qui ont été signalées dans les cultures de maïs du monde entier ont un effet négatif sur la santé humaine et animale. La Commission du Codex Alimentarius a fixé les seuils maximum pour la présence de fumonisines à 4 mg/kg dans les grains de maïs crus et à 2 mg /kg dans la farine et le tourteau de maïs.

Epices

La commission a également adopté un nouveau code de l’hygiène pour aider à minimiser la contamination dans les épices à tous les stades de la production. Le code comprend des recommandations sur l’emplacement des sites de production, la santé du personnel et l’hygiène, l’équipement, le stockage et le transport.

Normes de qualité

Le Codex a adopté de nouveaux critères de qualité pour le fruit de la passion, le durian et l’okra afin de garantir qu’ils parviennent jusqu’au consommateur dans un état acceptable après préparation et conditionnement, c’est-à-dire propreexempt de ravageurs et de dégâts dus à la chaleur ou au froid, et à un degré approprié de développement ou de maturité. Les normes fixent également les poids minimum autorisés ainsi que des recommandations d’étiquetage.
De l’eau et des phosphates sont ajoutés à certaines formes de pétoncles surgelés pour conserver leur humidité et leur  saveur. Ils peuvent néanmoins accroître le poids du produit et donner lieu à des pratiques commerciales inéquitables. La Commission du Codex Alimentarius  a adopté une nouvelle norme pour les produits frais et surgelés à partir de St Jacques et de pétoncles crus énonçant des recommandations, notamment des températures de stockage, des pratiques d’hygiène et de manipulation, d’étiquetage, et des niveaux autorisés d’eau, de phosphates et de sel ajoutés. Elle recommande une limite de 2200 mg/kg de phosphates dans la chair transformée de pétoncle. Les St Jacques entières (avec leurs coquilles et viscères attachés) sont déjà couvertes par une autre norme pour les mollusques bivalves vivants et crus.

Recommandations de la FDA aux consommateurs au sujet de la caféine pure en poudre

20
juil
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Nutrition, Santé, Sécurité des aliments.

« Recommandations de la FDA aux consommateurs au sujet de caféine pure en poudre », source FDA du 19 juillet 2014.

Message important (Extraits)

??????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????La FDA met en garde à propos de la caféine pure en poudre commercialisée directement aux consommateurs, et recommande d’éviter ces produits. En particulier, la FDA est préoccupée par la caféine pure en poudre vendue en sachets sur Internet.

La FDA est au courant d’au moins un décès d’un adolescent qui a utilisé ces produits. Voir ce lien de CBS au sujet du décès d’un adolescent de 18 ans.

Ce produit est composé de 100 pour cent de  caféine. Une seule cuillerée à thé de caféine pure est à peu près l’équivalent de de 25 tasses de café.

La caféine pure est un stimulant puissant et une très petite quantité peut provoquer un surdosage accidentel. Les parents doivent être conscients que ces produits peuvent être attrayants pour les jeunes.

Les symptômes de surdose de caféine peuvent inclure un rythme cardiaque rapide ou dangereusement erratique, des convulsions et la mort. Vomissements, diarrhée, stupeur et désorientation sont également des symptômes de la toxicité de la caféine. Ces symptômes sont susceptibles d’être beaucoup plus graves que ceux résultant de boire trop de café, de thé ou d’autres boissons contenant de la caféine.

« La différence entre une dose sûre et une dose mortelle de caféine dans ces produits en poudre est très mince», a indiqué une porte-parole de l’agence, Jennifer Dooren, citée par ce journal.

Etiquetage des plats préparés : décryptage

20
juil
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Nutrition, Réglementation, Santé, Union Européenne.

1_foodlabel(1)Test Achats, organisation belge des consommateurs, propose le 19 juillet 2014 un dossier utile et gratuit sur « Etiquettes des plats préparés : décryptage ».

Les étiquettes des produits alimentaires recèlent une foule d’informations. Nous vous aidons à y voir clair.
L’emballage des denrées alimentaires contient énormément d’informations. Vous pouvez ainsi choisir consciemment parmi la l’offre de produits sur le marché. A condition que l’information soit claire et compréhensible.
voedselpiramideL’étiquetage des plats préparés devrait donner une image assez précise des ingrédients – et de leur quantité respective – contenus dans ces produits. Il devrait également reprendre toutes les informations utiles à la dégustation du produit dans des conditions optimales de satisfaction gustative, d’hygiène et de sécurité.
Test-Achats a passé au crible un échantillonnage représentatif des offres « plats préparés » du marché, et a notamment émis quelques réserves pertinentes sur les comparatifs entre le contenu de la barquette et le descriptif de l’étiquette.
Malgré ces réserves, pour l’amateur de plats préparés soucieux d’équilibrer son alimentation, l’étiquetage du plat préparé reste le seul moyen d’évaluer la part de ce plat dans sa « journée alimentaire ». Pour cela, l’indication de la GDA (Guideline Daily Amounts, les repères nutritionnels journaliers) est un outil pratique.
Le choix est de plus en plus vaste et très tentateur. Toutes les enseignes proposent des recettes les plus variées…
Nous avons donc conçu ce petit dossier, pour permettre à chacun d’y voir plus clair dans l’étiquetage de ses plats préparés favoris.

Sur ce sujet, on lira aussi, l’enquête récente de la CLCV sur les « produits à base de poisson (surimis, panés, parmentiers, etc.) afin d’évaluer leur qualité ainsi que l’information fournie aux consommateurs. » Un dossier de l’Anses est consacré aux apports nutritionnels conseillés qui ne sont pas à confondre avec les repères nutritionnels journaliers, établis par les industriels …

Saga aliments bio versus aliments conventionnels, une suite mais pas la fin …

13
juil
1 commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

1_123125_2170587_2209173_2224341_090805_gr_foodtn.jpg.CROP.original-originalSuite à la parution d’un article sur Une nouvelle étude révèle des différences significatives entre les aliments bio et non bio, un commentaire détaillé a cité un lien vers des commentaires très instructifs.

Voici donc ces commentaires et le débat reste ouvert y compris pour les générations futures …

« Réactions d’experts à l’étude comparant le contenu nutritionnel d’aliments bio et d’aliments conventionnels », source Science Media Centre.

Une méta-analyse publiée dans le British Journal of Nutrition a regardé 343 études sur les différences de composition entre des cultures bio et conventionnelles, rapportant des différences dont des taux plus élevés d’antioxydants et des taux plus faibles de cadmium dans les cultures bio. Une analyse dans les médias a accompagné ce comparatif.

Catherine Collins, nutritionniste principale au George’s Hospital NHS Trust, a dit :

Les aliments bio sont-ils meilleurs pour vous que les non bio ? C’est une question chaudement débattue depuis des décennies, et ce large examen de preuves sera largement soutenu par le lobby pro-bio comme preuve d’un plus grand ‘Health Halo’ des fruits et des légumes bio par rapport à leurs équivalents non bio.

L’un des principaux problèmes auxquels sont confrontés les chercheurs dans ce domaine depuis des années est de savoir comment comparer, ainsi, des pommes et des poires. Les achetez-vous au supermarché et mesurez-vous la différence de substances végétales retrouvées dans chaque type de produit au ‘point de vente’ ? (ou étude du panier de la ménagère). Ou choisissez-vous deux exploitations agricoles dans un proche périmètre, une avec des cultures bio et l’autre avec des cultures non bio, et vous comparez les deux ? Cela enlève la variation naturelle de la richesse du sol exerçant une influence sur la teneur des végétaux. Ou bien faut-il s’appuyer sur des expériences formelles avec des prélèvements de cultures ? Toutes ces méthodes sont valables mais chacune génère des réponses très différentes selon le type de sol, l’utilisation d’additifs autorisés pour les plantes pour chaque type de produits, les méthodes de stockage et le temps de la ferme à la fourchette.

C’est pourquoi cette grande revue montre les résultats d’une vaste série de valeurs pour des substances différentes dans les végétaux. Par exemple, l’acide chlorogénique, un antioxydant, est parfois plus faible et parfois plus élevé dans les aliments bio par rapport aux variétés non bio. Alors, que faire ? En tant que nutritionniste, je vous suggère oublier le titre big ‘O’, et juste profiter de votre café du matin ou d’une pêche juteuse en collation entre les repas comme une riche source de cet antioxydant particulier, sans se soucier de la façon dont il a été cultivé.

Les substances clés dans les cultures qui apparaissent plus élevées dans les fruits et légumes bio étaient des antioxydants. Les polyphénols antixoydants tels que les flavanones et les flavonols sont plus élevés dans les produits bio que les produits non bio, comme le sont les anthocyanes antioxydants. Lorsque vous comparez le prix et la disponibilité des produits bio aliments riches en antioxydants, vous payez le double du prix pour le bio, mais cela ne va pas vous fournir le double de ses bienfaits antioxydants, mais cela réduit votre pouvoir d’achat restant à dépenser pour le reste de vos courses alimentaires.

Il est également nécessaire de se rappeler que toutes les études nationales, européennes et internationales massives montrant les avantages pour la santé de manger au moins cinq portions de fruits et légumes par jour n’ont jamais fait de distinction entre les variétés bio et non bio. Quand il s’agit de l’assurance santé, tous les fruits et légumes comptent. Qu’est-ce qui est essentiel ? Il suffit de manger plus de fruits et de légumes.

Le professeur Richard Mithen, responsable du Food and Health Programme à l’Institute of Food Research (IFR), a dit :

Ce document fournit des preuves qu’avec un système agronomique bio, il y a peut-être une augmentation de la concentration de certains composés phénoliques dans certains fruits et légumes. Le document signale donc une diminution des protéines, des fibres et des nitrates dans les cultures bio, qui peuvent être indésirables, et qui sont sans surprise mais non soulignés par les auteurs dans leur plaidoyer pour des produits de l’agriculture bio.

L’augmentation des composés phénoliques n’est pas tout à fait inattendue en raison des dommages des nuisibles et des pathogènes auxquelles les cultures bio sont exposées, dont il résulte l’induction de composés toxiques de défense. De plus, on peut améliorer le taux de composés phénoliques dans des systèmes agronomiques de cultures ‘bio’ ou ‘conventionnelles’ ou bien par la sélection végétale et la modification génétique, mais cela ne signifie pas nécessairement que ces modes de production et ces augmentations de la synthèse de ces composés soient bénéfiques pour la santé ou l’environnement.

D’une plus grande importance est qu’il n’y a aucune preuve fournie que les différences relativement modestes des taux de certains de ces composés auraient des conséquences (bonnes ou mauvaises) sur la santé publique. La référence aux analyses des ‘antioxydants’ et de l’activité antioxydante’ suggère un manque de connaissances de la compréhension actuelle par la communauté des professionnels de la nutrition sur la façon dont les fruits et légumes peuvent conserver et améliorer la santé.

Le coût supplémentaire des légumes bio pour le consommateur et la probabilité de consommation réduite pourraient compenser toute augmentation marginale des propriétés nutritionnelles, même si elles se produisent, ce dont je doute. Pour améliorer la santé publique, nous devons encourager les consommateurs à manger plus de fruits et de légumes, indépendamment de leur mode de production.

Le Professeur Tom Sanders, chef de la Diabetes and Nutritional Sciences Division, School of Medicine, King’s College de Londres, a dit :

Cet article est trompeur car il renvoie à la présence d’antioxydants dans les cultures comme s’il y avait une classe de nutriments essentiels, qui n’en avaient pas.

Les composés dont il est question sont principalement des végétaux phénoliques et ils sont produits en quantités supérieures lorsque les végétaux sont stressés sur le plan environnemental. Les végétaux phénoliques ont tous deux aussi bien des effets potentiels bénéfiques que des effets potentiels toxiques. Certaines vitamines ont des propriétés anti-oxydantes, telles que la vitamine E, la vitamine C et le bêta-carotène, mais les différences entre les produits bio et conventionnels sont triviales.

L’article suggère à tort des bénéfices pour la santé résultant d’une consommation élevée d’antioxydants notamment en matière de protection contre le cancer. Bien que la World Cancer Research Foundation dans ses revues systématiques a conclu qu’il existe une relation entre consommation de fruits et de légumes et un risque plus faible de cancer, elle a dit qu’il n’y a pas de preuves suffisantes pour formuler une allégation pour les antioxydants et les végétaux phénoliques.

Les polyphénols ont un effet négatif sur l’absorption des métaux et sont considérés comme des facteurs antinutritionnels. Par exemple, leurs propriétés anti-oxydantes inhibent l’absorption du fer et du zinc.

L’article allègue aussi que des taux inférieurs de nitrates et de nitrites dans les légumes bio seraient bénéfiques pour la santé. Ceci dit, c’est le contraire que montre des études plus récentes, dont certaines menées à l’université de Newcastle, qui montre que les nitrates dans les végétaux, en fait, abaissent la pression artérielle parce qu’ils sont convertis en oxyde nitrique qui est un vasodilatateur (1).

L’article montre les différences dans les concentrations en cadmium dans les céréales, mais pas dans les fruits et les légumes. Les concentrations en cadmium dépendent du sol dans lequel la plante est cultivée et n’ont rien à voir avec la certification bio. Il y a des zones naturelles (1,2) au Royaume-Uni où les taux de cadmium sont élevés (par exemple Shipham dans le Somerset) et les cultures locales et les cultures bio dans ces zones seront donc élevées en cadmium. Le cadmium peut être élevé dans des sols provenant de déblais d’anciennes mines de plomb, de zinc et d’étain. En général, les coquillages sont considérés comme une plus importante source de cadmium dans l’alimentation, particulièrement s’ils sont pêchés dans des zones où les sédiments sont naturellement riches en cadmium (par exemple la côte sud) ou de fonderie.

En termes de macronutriments (protéines, glucides, lipides), les produits bio contiennent moins de protéines. Les autres différences nutritionnelles étaient triviales et bien à l’intérieur de la plage normale de la variation qui a lieu avec les différentes variétés, les types de sols et les variations de température.

Cette étude ne fournit aucune preuve pour changer mon point de vue car il n’y a pas de différences nutritionnelles significatives entre les deux cultures produites de façon conventionnelle et bio.

Références
1. Lidder S, Webb AJ. Vascular effects of dietary nitrate (as found in greenleafy vegetables and beetroot) via the nitrate-nitrite-nitric oxide pathway. Br JClin Pharmacol. 2013 Mar;75(3):677-96.
2. Davies BE, Bailinger RC. Heavy metals in soils in north Somerset, England,with special reference to contamination from base metal mining in the Mendips Environ Geochem Health. 1990 Dec;12(4):291-300.
3. Morgan H, Smart GA, Sherlock JC. The Shipham report. An investigation into cadmium contamination and its implications for human health. Intakes of metal. Sci Total Environ. 1988 Aug 15;75(1):71-100.

Le Dr Alan Dangour, lecteur en Food and Nutrition for Global Health à la London School of Hygiene & Tropical Medicine, a dit :

Les revues systématiques sont de puissants outils qui sont de plus en plus utilisées pour aider à résoudre des cas de controverse en science. En réunissant tous les éléments de preuves disponibles, en évaluant de façon critique sa qualité, et synthétisant des résultats d’une manière standardisée et pré-spécifiée, les revues systématiques réduisent considérablement les préjugés et améliorent la fiabilité de la ‘réponse’.

Les auteurs de cette nouvelle revue systématique, qui a principalement pour objectif d’identifier les différences dans la teneur en nutriments entre des aliments produits de façon bio et conventionnelle, ont rassemblé un grand nombre d’études publiées sur une période de 20 ans. La qualité des données disponibles est très variable et il est très donc surprenant que, dans leur analyse, les auteurs aient décidé d’inclure toutes les données qu’ils ont trouvées, quelle que soit leur qualité. En fait, les auteurs de l’étude eux-mêmes notent qu’il y a des préoccupations importantes concernant la cohérence et la fiabilité de certaines de leurs conclusions. Le mélange des données de bonne qualité avec des données de mauvaise qualité de cette manière est très problématique et affaiblit considérablement la confiance dans les résultats de l’analyse en cours. C’est une honte que plus d’attention n’ait pas été prise pour essayer de s’assurer que les analyses étaient fondées uniquement sur des données fiables et scientifiquement robustes à partir d’études de qualité satisfaisantes.

De plus, l’importance pour la santé publique des résultats rapportés sont exagérément inquiétants. Il n’y a aucune bonne preuve suggérant qu’une légère augmentation des antioxydants ou de l’apport en polyphénols dans l’alimentation humaine a des avantages importants sur la santé publique, et il n’y a pas plus de preuves solides pour soutenir l’allégation selon laquelle la consommation de grandes quantités de ces composés réduit le risque de maladies chroniques comme les maladies cardiovasculaires et le cancer chez l’homme.

Tous les produits naturels varient dans leur composition pour une grande variété de raisons. Ce document ne fournit aucune preuve convaincante pour réfuter notre étude précédente (1), entièrement reprise par une récente revue systématique américaine (2), qu’il n’y a pas d’importantes différences dans la teneur en nutriments entre les aliments produits de façon bio et conventionnelle.

Références.
(1) Dangour AD, Dodhia SK, Hayter A et al. (2009) Nutritional quality of organic foods: a systematic review. American Journal of Clinical Medicine, 90, 680-685.
(2) Smith-Spangler C, Brandeau ML, Hunter GE et al. (2012) Are organic foods safer or healthier than conventional alternatives? A systematic review.  Annals of Internal Medicine, 157, 348-366.

Au menu du 14 juillet, des plats faits maison ?

13
juil
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Nutrition, Réglementation.

fait maisonEst paru au JORF du 13 juillet 2014, un « Arrêté du 11 juillet 2014 relatif à la mention « fait maison » dans les établissements de restauration commerciale ou de vente à emporter de plats préparés » pour nous indiquer que « le logo certifiant la mention « fait maison » est la propriété de l’Etat. »

Ce logo va sans doute permettre à la secrétaire d’Etat chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire (ouf) d’exister …

Une photo de ce logo (qui est très moche) est proposée à gauche dans l’article.

Est paru aussi le « Décret n° 2014-797 du 11 juillet 2014 relatif à la mention « fait maison » dans les établissements de restauration commerciale ou de vente à emporter de plats préparés », qui fait du domaine du ministre de l’économie, du redressement productif et du numérique, voir Il était une fois l’opération Interministérielle Vacances, la DGCCRF et le ministre.

Dans le décret, je retiens que s’agissant de la définition et des modalités de mise en œuvre de la mention « fait maison », on apprend qu’« Un produit brut, au sens du deuxième alinéa de l’article L. 121-82-1, est un produit alimentaire n’ayant subi aucune modification importante, y compris par chauffage, marinage, assemblage ou une combinaison de ces procédés.

DSC00447C’est ainsi ce deuxième alinéa dit qu’« Un plat « fait maison » est élaboré sur place à partir de produits bruts. Des produits, déterminés par voie réglementaire, peuvent entrer dans la composition des plats « faits maison » après avoir subi une transformation de leur état brut nécessaire à leur utilisation. »

Par exemple,s’agissant de produits bruts comme les pommes de terre, elles ne devront pas être livrées épluchées, mais pour tous les autres légumes c’est permis. Bref, c’est aussi une mention « Frites maison », Mc Cain va apprécier

Les autres produits bruts réceptionnés autorisés dans les plats « faits maison » peuvent être pelés, tranchés, coupés, découpés, hachés, nettoyés, désossés, dépouillés, décortiqués, taillés, moulus ou broyés ; fumés, salés ; réfrigérés, congelés, surgelés, conditionnés sous vide.

Peuvent également entrer dans la composition des plats « faits maison » les produits suivants:
  • les salaisons, saurisseries et charcuteries, à l’exception des terrines et des pâtés;
  • les fromages, les matières grasses alimentaires, la crème fraîche et le lait ;
  • le pain, les farines et les biscuits secs;
  • les légumes et fruits secs et confits;
  • les pâtes et les céréales;
  • la choucroute crue et les abats blanchis;
  • la levure, le sucre et la gélatine ;
  • les condiments, épices, aromates, concentrés, le chocolat, le café, les tisanes, thés et infusions;
  • les sirops, vins, alcools et liqueurs;
  • la pâte feuilletée crue ; et sous réserve d’en informer par écrit le consommateur, les fonds blancs, bruns et fumets.
On nous dit aussi que « Les professionnels indiquent de manière visible par tous les consommateurs la mention suivante : Les plats « faits maison » sont élaborés sur place à partir de produits bruts. »

J’aurais préféré la mention « fait sur place » … mais ça être compliqué de décortiquer tout cela. On lira aussi, Il était une fois le « fait maison », le sénat, les restaurateurs, les industriels et … les consommateurs. Cela étant selon la RTBFFrance: le label « fait maison » divise les restaurateurs.

Mise à jour du 16 juillet 2014. La DGCCRF propose un site d’information de la mention « fait maison ».