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Articles de la catégorie 'Nutrition'

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Pas d’inquiétude pour le carraghénane dans les préparations pour nourrissons, selon la FAO et l’OMS

30
juin
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Classé dans Curiosité, Nutrition, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Feeding baby bisIl y avait déjà eu un avis du comité scientifique sur les denrées alimentaires de la Commission européenne sur le carraghénane, le 5 mars 2003.

Voici désormais que « Lors de sa réunion des 17 au 26 juin à Genève, le Comité mixte d’experts de la FAO et de l’OMS sur les additifs alimentaires (JECFA) a conclu que l’utilisation du carraghénane dans les préparations pour nourrissons, ou dans les formules à des fins médicales spéciales, à des concentrations jusqu’à 1 000 mg par litre « n’est pas de préoccupation. »

L’organisation de l’industrie des algues, Marinalg International, a dit que l’additif dérivé des algues utilisé pour stabiliser les préparations pour nourrissons « a des effets positifs significatifs sur le produit, dont celui d’assurer que des nutriments vitaux restent stables et disponibles pour les nourrissons. »

Le carraghénane a parfois été lié à des problèmes gastro-intestinaux, mais le JECFA a rapporté que « De nouvelles études ont apaisé les préoccupations antérieures selon lesquelles le carraghénane, qui n’est pas absorbé, peut avoir un effet direct sur l’intestin immature. »

Il a été également analysé la base de données toxicologiques précédente sur le carraghénane qui n’avait pas d’autres préoccupations toxicologiques.

Le rapport a aussi déclaré que le carraghénane à des concentrations supérieures à 2 500 mg par kg « devient très visqueux » dans la préparation, ce qui « affecte négativement l’appétence et la croissance. »

Le comité a reconnu qu’il existe une variabilité des conditions médicales chez les nourrissons nécessitant des formules à des fins médicales spéciales qui contiennent des niveaux élevés de carraghénane, et il a noté que ces enfants seraient normalement sous surveillance médicale.

NB : Article écrit à partir de celui paru dans Food Safety News le 30 juin 2015.

Réglementation mondiale des aliments, science ou pseudo-science ?

9
juin
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

contributor_111« Réglementation mondiale des aliments, science ou pseudo-science ? », Source article de James Marsden paru le 8 juin 2015 sur son blog Safety Zone.

Des OGM et à l’utilisation des antibiotiques pour assurer la sécurité microbienne des aliments, l’industrie alimentaire ici et partout dans le monde est confrontée à de nombreux défis. Certains sont basés sur une vérité scientifique et certains sur de la pseudo-science.

Carl Sagan, le grand astronome américain et vulgarisateur scientifique a fait une observation pertinente sur ce sujet général en 1996. Il a dit, « la pseudo-science est embrassée et elle pourrait être soutenue en proportion exacte à la vraie science qui est mal comprise ». Le Dr. Sagan a aussi cité le poète Thomas Gray – « Là où l’ignorance est un bienfait, c’est une folie d’être sage. »

La distinction entre vraie science et pseudo-science est particulièrement importante quand il s’agit des denrées alimentaires et de l’eau, des produits de base nécessaires pour assurer la vie. La disponibilité abondante d’aliments sains et de l’eau potable joue un rôle essentiel dans la santé humaine.

Malheureusement, il semble y avoir un malentendu croissant au sujet des questions scientifiques complexes liées aux aliments dans le public et les médias. L’incapacité du public à discerner les vraies questions du battage conduit à une mauvaise politique publique sur la production des aliments et peut éventuellement nuire à notre capacité à nourrir une population mondiale toujours croissante.

La semaine dernière, le Dr Keith Ablow, psychiatre et contributeur chez Fox Medical News, a publié un article d’opinion intitulé « Does the Truth Matter? » (« La vérité compte-elle ? »)

Il observe que « Nous vivons dans une époque de défis sans précédent pour la vérité ». Il donne un argument convaincant que la vérité compte bien sûr et propose un postulat profond, « Les êtres humains souffrent en proportion exacte à la façon dont ils partent de la vérité. » Je vous recommande de lire l’article. La question a des implications prodigieuses sur la société américaine.

En ce qui concerne la réglementation des denrées alimentaires, l’article du Dr Ablow peut être prophétique. Le mépris de la vérité scientifique peut conduire à un monde avec trop peu de nourriture abordable et une famine de masse.

Certaines des questions complexes et difficiles relatives aux denrées alimentaires comprennent :

  • Le rôle des OGM en augmentation dans la production alimentaire, en particulier dans les pays du tiers monde.
  • Nutrition, santé et obésité dans les pays riches.
  • L’utilisation des antibiotiques et l’utilisation sub-thérapeutiques d’antibiotiques dans l’alimentation animale.
  • La maîtrise des pathogènes d’origine alimentaire dans tous les types d’aliments.

Heureusement, l’industrie alimentaire et les décideurs aux États-Unis et dans le monde entier apporteront un leadership éclairé sur les défis scientifiques mondiaux relatifs à la production et la consommation de denrées alimentaires. Si nous allons dans ce sens et prenons des décisions fondées sur des données scientifiques, la perspective de l’amélioration de la production d’aliments de qualité et nutritifs sera excellente.

Si nous ne parvenons pas à faire la distinction entre science et pseudo-science, l’avenir de l’approvisionnement alimentaire du monde sera au mieux incertaine.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

Brèves nouvelles de rappels ici et là en Europe et en France …

8
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Nutrition, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Des petites informations brèves comme l’on dit …

1. Les autorités fédérales d’Allemagne rapportent dans un communiqué du 5 juin 2015 le rappel de produits de chez Nutricia, alimentation spéciale à usage pédiatrique pour nourrissons et enfants.

Nutricia GmbH annonce que certains lots des produits suivants, dont les références sont à voir dans le communiqué, NutriniMax 500 ml et Infatrini 500 ml, sont rappelés. La raison du rappel est une contamination par des salmonelles.

A noter que le communiqué Nutritia Allemagne n’a été publié que le 8 juin 205. J’ai connu des entreprises plus rapides …

2. Un communiqué des autorités danoises, Fødevarerestyrelsen, du 4 juin 2015, rapportent que « Lactalis Danemark A/S retire ses fromages ‘L’Artisan’, fromages doux fermier, en raison du risque d’apparition de moisissures. »

3. Enfin à noter que 32 notifications d’alerte au RASFF pour présence de micro-organismes pathogènes dans des produits d’origine France au 7 juin 2015 contre 19 en 2014.

N’y aurait-il pas comme un souci ?

4. Mise à jour du 9 juin 2015. Source Centre for Food Safety (CFS) de Hong Kong. Mise à jour le 5 juin 2015 d’une alerte alimentaire. Un fromage au lait cru de brebis de France est suspecté d’être contaminé par Listeria monocytogenes. Le nom du produit serait Perail.

L’agriculture biologique pas clairement gagnante dans la biodiversité microbiologique des sols

4
mai
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Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Santé.

L’agriculture biologique pas clairement gagnante dans la biodiversité microbiologique des sols. Source Society for Applied Microbiology.

267FC40E2776347BF8BFE419B84B07B7Les études des communautés microbiennes vivant dans les sols agricoles montrent que la différence entre les sols avec une agriculture biologique et conventionnelle est négligeable, par comparaison avec l’impact d’autres facteurs. Ce sont de bonnes nouvelles, confirmant qu’en adhérant aux pratiques recommandées, les agriculteurs peuvent maintenir un microbiome sain du sol pour permettre des cultures productives, dans les deux systèmes biologiques ou conventionnels. (…)

Cette recherche confirme que le processus recommandé de management agricole, qui maintient avec succès de façon stable le carbone, l’azote et le pH, peut protéger la structure vitale du microbiome du sol. Elle suggère également que la comparaison des terres arables biologiques et conventionnelles a vraiment besoin de prendre en compte plus de variables que ce qui a été fait auparavant.

Source Effect of crop management and sample year on abundance of soil bacterial communities in organic and conventional cropping systems, Caroline H. Orr, Christopher J. Stewart, Carlo Leifert, Julia M. Cooper and Stephen P. Cummings, doi: 10.1111/jam.12822.

NB : Traduction du texte par mes soins. -aa

On pourra aussi lire sur le blog,  Le bio est-il d’abord philosophique ?

Ronde des rappels, semaine 14 de 2015

3
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nutrition, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoReprise de la ronde des rappels avec la semaine 14 de 2015 à la date du 3 avril 2015. Je m’étais arrêté à la semaine 51 de 2014. Comme annoncé en fin du précédent article, les alertes notifiées au RASFF pour les produits d’origine France au premier trimestre 2015 se portent bien : 19 notifications d’alertes (13 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes), selon le RASFF, contre 13 notifications d’alertes au cours du premier trimestre de 2014 (10 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes).

Sur la gestion des alertes en France, voici les points de vue du ministère de l’agriculture, Comment fonctionne le système d’alerte sanitaire en France et la DGCCRF, Interview de la responsable de l’unité d’alerte.

Commencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

En effet, contrairement à que rapporte le site Internet du ministère de l’agriculture, « Lorsqu’un affichage en supermarché ou une annonce à la radio demande de rapporter des produits alimentaires ou de ne pas les consommer, cela signifie qu’une alerte sanitaire a été déclarée. Consommateurs, cette rubrique vous informe sur les dernières actualités et sur ce qu’il faut savoir pour manger l’esprit tranquille. », cet article est donc dédié aux autorités de notre pays sensés faire le job !

  • Référence RASFF 2015.0431, Salmonella enteritidis (présence dans 25g) dans des filets de poulets surgelés de Roumanie.     Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0429Salmonella Rissen (présence dans 25g) dans des protéines animales transformées de France. Information notifiée par la Belgique. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0428, Salmonella enteritidis (présence dans 25g) dans des filets de poulets surgelés de Pologne. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0413, Salmonella spp. (présence dans du 25g) dans du roquefort au lait de brebis de France. Alerte notifiée par l’Allemagne. Pas de distribution dans le pays qui a fait la notification. A noter deux communiqués des autorités allemandes le 27 mars 2013 et le 1er avril 2015.
  • Référence RASFF 2015.0412, traces d’amandes dans de la paëlla d’Espagne, Alerte notifiée par la France. Produit retiré du marché, voir un communiqué diffusé de l’AFSCA et par Intermarché.
  • Référence RASFF 2015.0410, Salmonella enteritidis (présence dans 25g) dans des filets de poulets surgelés de Roumanie. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays qui a fait la notification. Date du prélèvement, le 18 mars 2015, date de la notification, le 1er avril 2015.
  • Référence RASFF 2015.0407, mercure (2 mg/kg) dans des steaks d’espadon surgelé (Xiphias gladius) du Sri Lanka. Distribution restreinte dans le pays qui a fait la notification Date du prélèvement, le 10 février 2015, date de la notification, le 1er avril 2015.
  • Référence RASFF 2015.0397, chlorpyrifos (0,075 mg/kg) et éthoxyquine ou E324 (0,25 mg/kg) dans des poires d’Italie. Information notifiée par l’Allemagne. Produit présumé de plus être sur le marché … mais une distribution a eu lieu en France et en Allemagne.
  • Référence RASFF 2015.0394, soja non mentionné dans des nouilles instantanées de Taiwan. Alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution en France, Belgique, Autriche, Danemark, Grèce, Hongrie, Italie, Luxembourg, Suisse, Suède, Pays-Bas. A ma connaissance seule l’AFSCA de Belgique a cru bon d’informer les consommateurs le 31 mars 2015.

 ooOOoo

Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

OMS: Cinq clefs pour des aliments plus sûrs. Ce film animé a été développé pour expliquer les Cinq clefs de l’OMS pour des aliments plus sûrs à un public de 9 à 99 ans, et encourager leur pratique à la maison. Les Cinq clefs pour des aliments plus sûrs est un message global que tout le monde devrait connaître pour se prévenir des maladies d’origine alimentaire et améliorer sa santé. L’OMS a choisi cette année le thème de la Sécurité sanitaire des aliments pour la Journée mondiale de la santé 2015.

Un projet de loi propose de simplifier l’étiquetage des produits alimentaires grâce à la mise en place d’un code couleur. Une mesure qui vise à lutter contre la « malbouffe » en permettant au consommateur d’identifier rapidement les produits trop gras, trop sucrés ou trop salés. Sur ce sujet, lire entre autres deux articles parus en 2012sur le blog, Bientôt un étiquetage avec des feux tricolores sur nos aliments ? et L’étiquetage par des feux tricolores, ça marche ! Il semble que le système de feux tricolores (initié il y a quelques années par les Britanniques) ait été retenu au grand dam de l’ANIA

Les gastroentérites à Escherichia coli entérohémorragique (EHEC) surviennent suite à la consommation de produits alimentaires contaminés et se transmettent de personne à personne. Elles peuvent être à l’origine de complications sévères telles que le syndrome hémolytique et urémique (SHU) particulièrement chez les jeunes enfants et les personnes âgées.
Le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) s’appuie sur une analyse détaillée des données existantes figurant dans un rapport qui accompagne cet avis suite à une saisine par la direction générale de la santé du HCSP le 21 mai 2013.