Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Articles de la catégorie 'Nutrition'

Pas de catégorie

Controverse aux Etats après la publication d’un rapport disant que l’industrie des aliments bio s’est engagée dans une « campagne de désinformation du public depuis plusieurs décennies »

21
avr
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Santé, Sécurité des aliments.

1_123125_2170587_2209173_2224341_090805_gr_foodtn.jpg.CROP.original-originalAttention, cher lecteur, comme diraient « Les Tontons flingueurs, c’est du brutal … ».

Selon Foodnavigator-USA.com du 21 avril 2014, « L'industrie des aliments bio s’est engagée dans une « campagne de désinformation du public depuis plusieurs décennies », affirme un rapport.
Les consommateurs ont passé des années à payer le prix fort pour les aliments bio basés sur une croyance erronée – promulguée par des parties prenantes ayant un intérêt direct – qu'ils sont sains et plus sûrs que les aliments conventionnels, affirme un nouveau rapport controversé.

Ce rapport de 16 pages s’intitule Organic Marketing Report réalisé par l’Academics Review.

Extraits de la conclusion.

Cette revue de plus de 100 études universitaires et de marché publiées montre clairement que les préoccupations de sécurité des aliments et de santé sont les principaux moteurs de la consommation de produits bio. De plus, la recherche montre que d'autres facteurs, tels que le développement durable, des allégations sur l’environnement et même la certification bio, ne motivent pas en général les consommateurs d'acheter des produits bio en organic-vs-non-organic3l'absence d'allégations de risque pour la santé. La recherche menée par l'USDA, l'industrie des produits bio et des organisations universitaires indépendantes confirme également que l'utilisation du label ‘USDA Organic’ (label bio aux Etats-Unis –aa) est essentiel pour transmettre la confiance dans les allégations de l'étiquetage bio, dont la majorité des consommateurs croient à tort cela désigne des produits alimentaires plus sains et plus sûrs.

Cette recherche est bien connue et partagée par toute la commercialisation industrielle des produits bio par l'intermédiaire de foires commerciales, de publications d'études de marché et d’études dans les médias traditionnels. Les directeurs marketing et les consultants des dirigeants des industries engagées dans le bio sont cités dans les présentations de vente, les réunions des analystes financiers et dans des interviews aux média reconnaissant que les crises alimentaires vécues par les consommateurs et les problèmes de risques pour la santé sont les éléments clés de la croissance du marché des produits bio. Certains reconnaissent ouvertement que l'industrie doit s'engager dans un marketing basée sur la peur. Les éléments commerciaux publiés chaque année et la recherche de marchés documentent la nécessité d'élargir la croissance des ventes  de produits bio à des segments de consommateurs pour qui la création de préoccupations au sujet de la santé personnelle et de la sécurité des aliments sont les exigences pour les amener à passer d'aliment bio classique avec un prix plus élevé à prix plus abordable.

Commentaires. Je vous avais prévenu que c’était ‘du brutal’, et encore, je ne vous ai pas tout rapporté, raison de plus pour lire ce document ou sa conclusion en intégralité, à tête reposée, afin de vous en faire une opinion …

Choses lues sur des signaux très positifs dans l’agro-alimentaire en France

18
avr
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Nutrition, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« L'ANIA se félicite des signaux très positifs envoyés par le Président de la République à l'ensemble de la filière alimentaire française », selon un communiqué du 15 avril 2014.

J’ai cherché des signaux très positifs et j’en ai trouvé quelques uns, sans doute différents de ceux de l'ANIA :

Selon PROCESS du 7 Avril 2014, « L'Ania opposée à une note nutritionnelle sur les emballages »

Un communiqué du 15 avril 2014 du ministère de l’agriculture annonce « la nomination d’une déléguée aux industries agroalimentaires, avec comme mission l’animation et la coordination des politiques publiques et des actions en faveur du développement économique de ce secteur. » Voir à ce sujet l’article Les industriels de l’alimentaire veulent « un secrétaire d'Etat dédié à l'agroalimentaire », qu’ils n’ont pas obtenu …

Selon l’AFP du 17 avril 2014, cité par L’Express, le ministre de l’agriculture a déclaré, « J'ai peut-être une position doctrinale, mais c'est une position constante et de conviction. On m'a toujours dit que les OGM, en particulier le MON810 et le Pioneer (le TC1507 de Pioneer-Dupont, ndlr), présentaient un avantage économique énorme. Je dis non, il y a peut être un avantage sur les premières années mais pas à moyen terme. S'il y avait un tel avantage, l'Espagne (qui cultive du MON810, ndlr) se mettrait à produire dix fois plus de maïs que nous. Là dessus, je ne changerai pas ».

France 3 Aquitaine du 17 avril 2014 rapporte que « Les maïsculteurs pro OGM avaient obtenu du Conseil d'Etat  l'annulation d'une précédente interdiction l'été dernier. Mardi, l'Assemblée nationale a renouvelé son refus de la culture du Monsanto 810. En Lot-et-Garonne, certains agriculteurs le regrettent. Les semenciers fermiers ne sont pas plus rassurés. » Voir L’AFBV dénonce les multiples contradictions de la nouvelle loi interdisant les mais « OGM ».

Décidément, l’ANIA n’émet que des signaux très positifs, mais à qui et pour qui ?

De l’établissement du microbiote intestinal chez le nourrisson

15
avr
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Nutrition, Santé, Sécurité des aliments.

MicrobiomeVoici un résumé d’un article digne d’intérêt sélectionné à partir dans le numéro de mai de la revue Applied and Environmental Microbiology par les éditeurs de la revue.

La composition des microbes dans l'intestin est connue pour influencer la santé humaine. Bergström et al. ont étudié des échantillons de fèces d'une cohorte d'enfants de 9, 18 et 36 mois d'âge, en utilisant une PCR quantitative ciblant 31 gènes bactériens codant pour l’ARNr 16S représentant différents niveaux phylogénétiques. Des changements importants dans le microbiote intestinal ont été trouvés, en particulier entre les âges de 9 et 18 mois, principalement lorsque l’arrêt de l'allaitement maternel se produit. Durant cette période, une corrélation positive a été observée entre l'augmentation de l'indice de masse corporelle et une augmentation du nombre de certains clostridies produisant des acides gras à chaîne courte. Considérant les associations préalablement établies entre le gain de poids du nourrisson, l'arrêt précoce de l'allaitement et l'obésité plus tard dans la vie, les résultats de ces travaux microbiologiques méritent attention.

A suivre …

Sel, autant que nécessaire, mais aussi peu que possible

14
avr
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Nutrition, Santé, Sécurité des aliments.

selUn communiqué d’Agroscope (Suisse) du 11 avril 2014 rapporte qu’« Une quantité minimale de sel pour la fabrication de produits carnés et de fromages de qualité est nécessaire. Mais pour des raisons de santé, la teneur en sel ne doit pas être trop élevée. En ce qui concerne les produits carnés, une diminution de la teneur en sel jusqu’à 15% peut être atteint sans préjudices sensoriels. Chez certaines sortes de fromages, on peut remplacer jusqu’à 30% du sodium par du potassium, cela nécessite cependant une déclaration du numéro E. Le programme de recherche NutriScope d’Agroscope a pris fin officiellement le 20 mars 2014. Un bilan a été tiré lors de la synthèse finale. En prenant pour exemple les travaux menés autour de la diminution de la teneur en sel dans les aliments, il est possible de montrer les synergies interdisciplinaires de tels programmes de recherche. »

A lire en intégralité sur le lien précité …

Quelqu’un peut-il sauver la cuisine française ?

29
mar
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Nutrition.

Michael Steinbergermarch a écrit dans le New York Times du 28 mars 2014 un article, « Quelqu’un peut-il sauver la cuisine française ? »

(c)Mickael BandassakL'an dernier, des Unes indignées de journaux du monde entier ont annoncé que près de 70% des restaurants en France utilisaient des plats cuisinés produits en dehors du restaurant dans de grandes cuisines industrielles. La vraie surprise est que quelqu'un a été surpris. La tradition culinaire de la France s’est flétrie depuis des décennies, la baisse se reflète dans un certain nombre de données, la disparition du fromages au lait cru (moins de 10% de tous les fromages français sont désormais au lait cru), la chute de la consommation de vin français (en baisse de plus de 50% depuis les années 1960) jusqu’au fait que la France est devenue le second marché le plus rentable pour McDonald's dans le monde. Depuis la fin des années 1990, Paris en est venue à être considérée comme ennuyeuse, une ville prévisible en termes d’aliments. La vraie excitation est à Londres, Tokyo, New York, Copenhague, San Sebastián.

Soudainement, Paris montre de nouveau signes de vigueur, en grande partie en provenance d'une source inattendue, des jeunes chefs étrangers. Les tables les plus prisées de la ville sont maintenant dans des endroits comme Spring, dont le chef, Daniel Rose, est américain, et Bones, dont le chef, James Henry, est australien. Ce ne sont pas des restaurants servant des plats étrangers, ce sont des restaurants servant une cuisine française qui arrivent à être produite par des chefs non-français. Dans le même temps, le chef français dont on parle le plus à Paris ces jours-ci, Gregory Marchand, a été pas mal formé à New York et à Londres et il apporte une sensibilité nettement anglo-américaine à la cuisine et à l'hospitalité. Ces chefs font revivre un esprit artisanal qui avait largement disparu de la culture alimentaire française, la composition des menus est entièrement basée sur ce qui est disponible sur le marché du jour et ils entretiennent des relations avec chacun des fournisseurs. (« J'ai 16 fournisseurs différents pour les quatre plats au menu », dit Rose. « C'est une sorte de folie. »).

NB : Photo de droite, James Henry dans son restaurant Bones.