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Etats-Unis : Les consommateurs semblent reconnaître les éclosions les plus dangereuses, selon une étude de l’USDA

29
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

listeria« Les consommateurs semblent reconnaître les éclosions les plus dangereuses, selon une étude de l’USDA », Source Food Safety News du 28 août 2015.

Une étude publiée par l’USDA a constaté que les consommateurs réagissent aux éclosions de maladies d’origine alimentaire différemment selon leur gravité.

L’étude de cas de Fred Kuchler, économiste à l’Economic Research Service (ERS) de l’USDA a comparé les recommandations sur les melons cantaloups émis en 2011 et de nouveau en 2012.

Le premier rappel est dû à Listeria monocytogenes et le second était dû à de deux sérotypes de Salmonella. Listeria est un pathogène plus mortel que Salmonella et Kuchler a constaté que les consommateurs ont réagi plus fortement au rappel 2011, ce qui suggère qu’ils font des distinctions entre les pathogènes et les risques pour la santé.

Cette éclosion à Listeria de 2011, associé à des melons cantaloups du Colorado, reste l’éclosion de maladie d’origine alimentaire la plus meurtrière à s’être produit à ce jour depuis le début du siècle et a été officiellement mis en cause dans 33 décès, selon les US Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

Les infections à Listeria liées à ces melons cantaloups peuvent aussi avoir été un facteur contributif dans 10 décès. En outre, une femme enceinte au moment de sa maladie a eu une fausse couche.

En 2011, les consommateurs ont réduit temporairement leurs achats de melons cantaloups, même après pris en compte de l’influence du prix. Les dépenses de melons cantaloups ont été de 3,9 millions de dollars (6-7%) inférieures à la normale, et les achats de melons cantaloups étaient de 2 800 tonnes inférieurs sur une période de quatre semaines.

Les consommateurs ont généralement entendu que les autres melons étaient sûrs et la vente de pastèques et de melons miel a augmenté dans les semaines après le melon cantaloup ait été impliqué.

« Le déplacement de la demande de melons indique que certains consommateurs ont pris des mesures défensives pour se protéger », a ajouté l’étude.

En 2012, lorsque les autorités fédérales de santé et de sécurité des aliments ont de nouveau rappelé certains melons cantaloups, cette fois-ci d’une exploitation agricole dans l’Indiana pour une contamination à Salmonella, la réponse des consommateurs a été plus modérée.

L’étude a également noté que l’éclosion à Listeria reçu beaucoup plus de couverture médiatique que celle pour Salmonella. Quatre réseaux ont couvert l’éclosion à Listeria, alors que seulement deux couvraient l’éclosion à Salmonella, a écrit Kuchler. En outre, les articles sur l’éclosion à Listeria ont duré 35 jours, a-t-il noté, alors que ceux sur Salmonella n’ont duré que deux jours.

« Il n’est pas surprenant que les médias aient consacré plus de couverture à l’éclosion de listériose que pour l’éclosion de salmonellose, étant donné une plus grande familiarité des consommateurs avec la salmonellose et son taux de mortalité plus faible. Deux nouvelles archives été consultés pour mesurer l’intérêt relatif dans ces deux foyers », indique l’étude.

« Tant que les consommateurs sont préoccupés par les divers risques de maladies d’origine alimentaire auxquels ils ont à faire face et sont informés de la gravité de ces risques, ils suivent que les réponses du marché observés peuvent être attribuées aux nouvelles sur l’évolution des risques », selon l’étude.

« Les différentes réponses au niveau de la distribution indiquent que les consommateurs reconnaissent que Listeria monocytogenes pose des risques plus profonds que les sérotypes identifiés de Salmonella », a-t-il ajouté, notant que le taux de mortalité « extraordinairement élevé » chez les personnes âgées avec Listeria.

Ronde des rappels, semaine 35 de 2015

28
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2015.1109, moutarde non étiquetée dans de la poudre de cumin au coriandre d’Inde. Alerte notifiée par la Grande-Bretagne. Distribution en France, Pologne, Grande-Bretagne. Produit soumis à rappel.
  • Référence RASFF 2015.1108, taux de résidu au-dessus de la LMR pour l’enrofloxacin (437 µg/kg) dans des cretons hachés pour aliments pour animaux. Notification d’information par l’Italie. Distribution en France. Produit soumis à rappel.
  • Référence RASFF 2015.1103, traces de cacahuètes (2,5 mg/kg) dans de la poudre de chili produite aux Pays-Bas, avec des matières premières de Chine. Alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution Belgique, France, Allemagne, Hongrie, Italie, Malte, Suisse, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2015.1100, riz pour sushis de France infesté par des insectes (charançon du riz ou Sitophilus oryzae). Notification d’information par les Pays-Bas. Distribution Belgique, Pays-Bas.
  • Référence RASFF 2015.1094, Listeria monocytogenes (<10 ufc/g) dans du jambon fumé de Belgique. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.

Information collectée pour la semaine 35 de 2015 à la date du 28 août 2015.

ooOOoo

Pour information :

Le 25 août 2015, Rappel de Reblochon au Luxembourg. « L’OSQCA a été informé par la société Delhaize du rappel par la société Vache bleue du fromage Reblochon suite à la présence de salmonelles. Les lots suivants ont également été, distribués au Luxembourg dans les magasins AD Delhaize et Proxy Delhaize. »

Description du produit :

  • Nom : « Delhaize Reblochon BOB AOC 250 gr »
  • Date limite de consommation : 12/08/2015 – 15/08/2015 – 16/08/2015 – 17/08/2015 – 18/08/2015 – 19/08/2015
  • En vente du 31/07/2015 au 12/08/2015
  • No EAN : 2218190000000

Les consommateurs en possession du produit en question sont priés de ne pas le consommer et de le retourner au point de vente où ils seront remboursés. Entretemps, tous les produits concernés ont été retirés de la vente.

Si l’information est un élément essentiel pour établir la confiance des consommateurs, comment être informé sur les rappels d’aliments en France ?

27
août
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

De nombreuse personnes m’interrogent sur comment être informé sur les rappels d’aliments en France ? Existe-t-il des sites officiels et/ou des sites privés ?

Pour répondre à ces questions, un petit préambule, si vous le voulez bien sous forme de gags …

Lu le 25 août 2015 sur le site Internet des services vétérinaires information, une interview du directeur général de l’alimentation, « L’information du citoyen est un élément essentiel pour établir la confiance ».

recalltag_406x250Ah bon ! Donc les sites officiels de rappels devraient nous informer ? Eh bien non, comme nous allons le voir plus loin …

Autre gag ou plutôt un bug, lorsque que l’on cherche à savoir « Comment fonctionne le système d’alerte sanitaire en France ? » sur le site du ministère de l’agriculture, on tombe depuis plusieurs jours sur une page qui dite « page momentanément indisponible ». C’est très pratique …

Le 24 août, j’ai un point des sites traitant de rappels d’aliments et voici ce que cela donne :

Comme chacun peut en juger c’est un résultat consternant pour les sites officiels. Mais alors que dire du ministère de la santé pratiquement absent sur la sécurité sanitaire des aliments ?

Autres sites très utiles :

Quand on songe que le gouvernement souhaite mettre fin au journal 60 millions de consommateurs et à l’INC, on comprend mieux … Et, si je vous disais qu’avec tous ces sites réunis, les rappels de produits alimentaires ne font pas 100% !

Pour savoir, souvent à l’avance, ce qui se passe en France au niveau rappel de produits, j’invite les lecteurs de ce blog à aller aussi sur les sites francophones des pays voisins. Ainsi, il faut aller sur le site de l’AFSCA sur les rappels de produits alimentaires, le site des autorités du Luxembourg et le site de l’OSAV (Office fédéral de la sécurité alimentaires et des affaires vétérinaires) pour la Suisse.

Enfin, le site du RASFF de l’Union Européenne est un précieux outil d’information brute.

Éclosion de cyclosporose aux États-Unis, désormais près de 500 cas dans 30 États

27
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Éclosion de cyclosporose aux États-Unis, désormais près de 500 cas dans 30 États », source CIDRAP News du 26 août 2015.

L’épisode précédent de cette éclosion sur le blog se trouve ici.

De 18 août au 21 août, 19 cas supplémentaires d’infection à Cyclospora cayetanensis ont eu lieu et un État, la Caroline du Nord, a eu son premier cas dans l’éclosion en cours, ce qui porte le nombre de cas à 495 cas dans 30 États, selon une mise à jour du 25 août par le Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

cilantroL’hospitalisation a été nécessaire dans 21 cas ; il n’y a eu aucun décès associé. Dans la majorité des cas-patients (293 [59%]), l’apparition de la maladie a eu lieu le 1er mai ou depuis le 1er mai et ils n’ont eu aucune histoire de voyage à l’international.

Des cas groupés ont été identifiés dans le Wisconsin, le Texas et la Géorgie avec des investigations toujours en cours dans ces deux derniers États. Des cas groupés dans le Wisconsin et le Texas ont été préalablement liés à la consommation de coriandre comme un véhicule possible, mais les résultats ne sont pas concluants.

Un 25 août, la Food and Drug Administration (FDA) a dit les investigations de traçabilité ont montré un lien entre des restaurants où de la coriandre de l’État mexicain de Puebla a été servie et dans les cas-patients des cas groupés. L’avis de la FDA discute le fait que des foyers américains à Cyclospora au cours des étés de 2012 à 2014 ont également été liés avec de la coriandre de Puebla, bien que l’association n’a pas été confirmée.

Le 27 juillet, la FDA en œuvre « un cadre de soutien aux contrôles à l’importation pour bloquer sans examen physique les livraisons de coriandre fraîche de l’État de Puebla au 1er avril 2015 jusqu’au 31 août 2015, ainsi que cette période de temps au cours des années à venir », selon l’avis de l’agence.

Les États impliqués dans cette éclosion sont : Arkansas (3 cas), Californie (2), Connecticut (3), Floride (10), Géorgie (23), Illinois (8), Iowa (1), Kansas (2), Maryland (1), Massachusetts (10), Michigan (2), Missouri (1), Montana (3), Nebraska (1), New Jersey (6), Nouveau Mexique (2), New York (sans la ville de New York) (9), la ville de New York (21), Caroline du Nord (1), Texas (168), Utah (1), Virginia (3), Washington (2) et Wisconsin (10).

NB : Les végétaux si bons pour la santé sont aussi dans le collimateur de la sécurité des aliments. Jugez plutôt :

Aux Etats-Unis, selon la FDA, des haricots verts surgelés bio de chez General Mills ont été rappelés pour cause de présence de … Listeria monocytogenes.

Sans rapport avec ce qui se passe aux États-Unis, les autorités du Luxembourg ont annoncé le 25 août 2015, le « Rappel coriandre frais pour teneur très élevée en Bacillus cereus ».

Suite à un contrôle de routine, le service de la Sécurité alimentaire a constaté une contamination au Bacillus cereus dans les racines de coriandre vendus chez Asia Market. Comme tous les articles concernés sont vendus, les consommateurs en possession du produit en question sont priés de le ramener au point de vente.

Des peines de prison pour des responsables d’une entreprise alimentaire après une éclosion à Salmonella liée aux œufs continuent de susciter un débat aux Etats-Unis

26
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« L’éditorial du Des Moines Register, Les DeCoster doivent rester derrière les barreaux. Je ne peux pas mieux le dire, dit Bill Marler », source un article Bill Marler sur le Marlerblog du 24 août 2015.

Il y a quatre mois, le producteur d’œufs d’Austin dans l’Iowa, « Jack » DeCoster et son fils, Peter, ont été condamnés chacun à 90 jours de prison pour leur rôle dans la plus grande éclosion à Salmonella liée aux œufs du pays.

Maintenant, voici que la Chambre de commerce des États-Unis, la National Association of Manufacturers et d’autres grandes organisations d’entreprises se battent pour faire sortir les DeCoster de prison.

gpndc5-5wazonvn82a18ke3s43toriginal.jpg20100922Ils ont déposé des mémoires auprès de la Cour d’appel des États-Unis pour le huitième circuit pour être aux côtés des DeCoster en faisant valoir que si des amendes et de la probation étaient acceptables dans de tels cas, il était inconstitutionnel de mettre des dirigeants d’entreprise derrière les barreaux pour des actions criminelles de leurs subalternes.

C’est un cas intéressant avec de grandes implications juridiques et éthiques. Après tout, de simples amendes n’ont généralement pas un effet très dissuasif pour les dirigeants qui reçoivent un salaire de plusieurs millions de dollars. Mais un passage de 90 jours en prison, comme les Decoster le disent eux-mêmes dans leurs documents à la cour, cela porte en lui « une perte personnelle et une stigmatisation» pour devenir un détenu.

Dans ce cas, une peine de prison semble certainement justifiée. L’éclosion à Salmonella par Quality Egg en 2010 a rendu malades au moins 56 000 personnes et a déclenché un rappel de record de plus d’un demi-milliard d’œufs.

Quant à savoir si les DeCoster étaient eux-mêmes à blâmer pour cette éclosion, le juge de la Cour du district des Etats-Unis, Mark Bennett, a trouvé que les deux hommes avaient créé une « culture de non-conformités rampantes de la sécurité sanitaire » et un « environnement de travail où les employés non seulement se sentaient à l’aise de pas tenir compte de la règlementation, soudoyant des agents de l’USDA et qui a pu exercer une pression pour le faire. »

Selon les autorités fédérales, Quality Egg, de façon régulière, pendant au moins trois ans, a fourni de faux documents aux auditeurs qui ont inspecté l’usine et ont examiné les dossiers de l’entreprise pour assurer la sécurité sanitaire des œufs. À au moins deux reprises, les responsables de Qualité Egg ont soudoyé un inspecteur de l’USDA afin de négliger des non-conformités à la réglementation contre l’échange d’argent. Pendant au moins huit ans, l’entreprise a expédié régulièrement des œufs qui ont été étiquetés avec des dates de production et de dates limites falsifiées afin de dissimuler le fait que les œufs étaient vieux.

Étaient-ce Jack et Peter DeCoster – dont les entreprises avaient par le passé enfreint la réglementation non seulement vis-à-vis de Salmonella mais sur le salaire minimum, la pollution, la sécurité au travail, la cruauté envers les animaux, le travail réalisé par des enfants et l’embauche d’immigrants sans papiers – dirigeants consciencieux d’entreprises à plusieurs reprises victimisés par des voyous, des employés du bas de l’échelle ?

À peine. Les DeCoster ont soit facilité ou étaient aveuglement volontaires des crimes qui ont eu lieu sous leur autorité. Comme « mandataires sociaux », les deux ont volontairement plaidé coupable de l’infraction d’introduction œufs contaminés dans la chaîne alimentaire du pays.

Maintenant, c’est la National Association of Manufacturers (NAM), qui a dit à la cour d’appel, qu’il y a « un intérêt substantiel à faire en sorte que les dirigeants d’entreprises qui sont membres du NAM ne soient pas soumis à des peines de prison », a fait valoir que les Decoster ne devraient pas aller en prison, même pendant une seul jour.

« Si les dirigeants peuvent être emprisonnés pour non-conformités criminelles aux lois de responsabilité stricte en vertu de la position qu’ils occupent au sein de la société, l’économie des États-Unis en subirait les conséquences », a dit l’association dans son dépôt au tribunal. « les décisions sur les dirigeants d’entreprises seraient motivées moins par des principes de bonnes affaires et plus par la crainte de possibles futures peines de prison. »

C’est du pur baratin.

Les décisions conduites par « les principes des bonnes affaires » ne se prêtent pas à des poursuites pénales. D’autre part, les dirigeants qui facilitent et profitent des crimes commis par leurs hommes de main ne devraient pas être exemptés de la pleine mesure de la loi.

Des dizaines de milliers de personnes ont été rendues malades par le résultat direct de la manière dont les DeCoster géraient – ou, plutôt, mal géraient – Qualité Egg et ses employés. Pour cela, les DeCoster devraient être tenus pour responsables. Une peine de prison est donc tout à fait appropriée.