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Verdict de culpabilité pour les responsables de la PCA. Un avertissement pour les dirigeants de l’industrie alimentaire

29
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Verdict de culpabilité pour les responsables de la PCA. Un avertissement pour les dirigeants de l’industrie alimentaire ». Il s’agit d’un article de James Marsden paru sur son blog Safety Zone le 29 septembre 2014.

contributor_111Le 19 septembre, un jury fédéral à Albany, en Géorgie, a trouvé l’ancien propriétaire de la Peanut Corporation of America, Stewart Parnell (60 ans) coupable de fraude liée à des messages électroniques, d’introduction d’aliments mal étiquetés et contaminés sur le marché et d’obstruction à la justice, en tout 67 chefs d’accusation.

Screen-Shot-2014-09-19-at-9.24.33-PMSon frère, Michael Parnell (55 ans) a été reconnu coupable de 30 chefs d’accusation. Mary Wilkerson, ancienne responsable qualité à l’usine de la compagnie à Blakely en Géorgie, a été reconnue coupable d’entrave à la justice. La date de la détermination des peines n’a pas été fixée, mais chaque chef d’accusation passible d’une peine maximale de 10 ans.

Les condamnations font suite à une éclosion de salmonellose en 2008-2009 qui a rendu malades au moins 700 personnes et a donné lieu à 9 décès. Il est intéressant de noter que les accusés n’ont pas été rendus responsables des décès lors de l’éclosion. Les accusations ont été liées à la mise en place d’un système permettant d’induire en erreur des clients de la PCA concernant les analyses de laboratoire sur la recherche de Salmonella. Il a été allégué que les rapports d’essai de laboratoire ont été fabriqués, alors qu’en fait il n’y avait pas eu d’analyses ou d’analyses positives réalisées.

Le procureur général Eric Holder a déclaré que le verdict « montre que le ministère de la justice ne renoncera jamais à poursuivre ceux qui enfreignent nos lois et compromettent la sécurité de l’approvisionnement alimentaire des États-Unis pour un gain financier. »

Du début de l’éclosion au verdict de la semaine dernière, ce cas représente le pire scénario pour l’industrie alimentaire (des Etats-Unis –aa). De toute évidence, la grande majorité des entreprises alimentaires n’enfreigne pas les lois et fait tout son possible pour produire des aliments sûrs.

De plus, la poursuite vigoureuse dans cette l’affaire devrait servir d’avertissement à toutes les entreprises alimentaires afin qu’elles prennent des mesures pour s’assurer que les produits qu’elles produisent ne soient pas mal étiquetés ou contaminés.

Dans mon expérience, il y a souvent une ligne très mince entre les sites et les procédés de transformation qui produisent régulièrement en toute sécurité, sans pathogènes dans les produits, et ceux qui sont impliqués dans des foyers, des rappels et des mesures réglementaires.

En ce jour d’audits apparemment sans fin, je suis réticent à recommander une autre évaluation de la sécurité des aliments. Pourtant, chaque fois que je suis impliqué (après le fait) dans une catastrophe en matière de sécurité des aliments, je vois que l’événement aurait pu être évité si la société avait procédé à un revue au niveau du management de ses procédés et de ses programmes de sécurité des aliments et des mesures prises pour corriger les lacunes. Cela doit inclure une évaluation approfondie de l’environnement de l’usine afin de s’assurer que la contamination par les pathogènes n’ait pas lieu après la préparation des produits et avant conditionnement.

Les verdicts de culpabilité et les commentaires du procureur général rendent cela clair, les dirigeants de l’industrie alimentaire seront tenus personnellement pour responsables si une éclosion se produit. Je crois que si l’on peut démontrer que les entreprises ont fait de bonnes choses et que des défaillances se sont produites en dépit de leurs efforts, alors des poursuites pénales sont peu probable. Le cas de la PCA démontre que lorsque le contraire se produit, les poursuites pénales sont inévitables.

J’exhorte les dirigeants alimentaires à un examen critique de leurs programmes de sécurité des aliments afin d’affirmer qu’ils utilisent les meilleures technologies disponibles pour réduire les dangers d’origine alimentaire dans leurs procédés de transformation. Ce type d’examen aurait très probablement empêché deux foyers catastrophiques récents qui ont abouti à des maladies et des décès consommateurs et des poursuites pénales, Jensen Farms et PCA.

Un examen approfondi de la sécurité des aliments contribuera à rendre les aliments plus sûrs pour les consommateurs et à réduire le risque de produits contaminés sur le marché. Ils permettront également de protéger les entreprises alimentaires et leurs employés contre les conséquences quand les choses vont mal.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

Commentaires : Comme je l’avais indiqué, plus rien ne sera comme avant ! Je retiens cet élément sur les jours d’audits sans fin et je pense à tous ceux qui en subissent régulièrement, parfois plus de 15 par an, tout en pensant à l’épée de Damoclès du rappel …

Nouveau scandale d’huile frelatée à Taiwan, le management par les excuses ne suffit plus !

25
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Non classé, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

U11450P31DT20140907225417Selon Taiwan Info du 10 septembre 2014, « Scandale des huiles frelatées : l’Etat apporte une réponse coordonnée ».

Ouais, faut voir car il s’agit quand d’un nouvel épisode de ce scandale à rebondissement sur les huiles, voir l’article du 23 novembre 2013, « Scandale alimentaire à l’huile frelatée à Taïwan ou le management par des excuses »

Après la découverte, au début du mois, des pratiques illicites d’un fabricant d’huiles alimentaires, les différentes administrations ont redoublé d’efforts pour garantir la sécurité sanitaire des aliments produits à Taiwan, a assuré hier le vice-Premier ministre, Mao Chih-kuo [毛治國].

Produire et commercialiser des huiles auxquelles ont été ajoutées des huiles de cuisson usagées est une violation flagrante des lois sanitaires, a déclaré Mao Chih-kuo, avant d’ajouter que les contrevenants seront poursuivis avec la plus grande sévérité. « Le ministère de la Santé et des Affaires sociales va consulter des experts et des universitaires et réexaminer la réglementation en vigueur sur les inspections sanitaires des produits oléagineux, de manière à assurer qu’un tel cas ne puisse se reproduire », a-t-il en outre annoncé.

Le 1er septembre dernier, la presse révélait que des huiles entrant dans la composition de nombreuses denrées avaient été frelatées. Chang Guann, l’entreprise qui s’était porté acquéreur de ces huiles, pour ensuite les commercialiser à des industriels, avait pourtant obtenu la certification de ses bonnes pratiques de production.

Le 5 septembre, une cellule de crise dirigée par Mao Chih-kuo était créée pour coordonner la gestion de ce scandale alimentaire et de ses répercussions, ainsi que pour informer le public. Selon le ministère de la Santé et des Affaires sociales, les prélèvements réalisés dans 235 entreprises locales s’étant fournies auprès de Chang Guann ont montré que 213 produits contenaient de l’huile frelatée. Ces entreprises ont reçu pour consigne de rappeler leurs produits, les services sanitaires étant aussi en charge de leur destruction. Des sanctions administratives et des poursuites judiciaires ont également été engagées contre les responsables présumés de ce scandale alimentaire.

20140917073053598Selon La Libre.be, citant l’AFP du 13 septembre 2014, « Le patron d’une compagnie taïwanaise au centre d’un vaste scandale sanitaire qui a déclenché des rappels en série de produits alimentaires a été arrêté pour avoir vendu des centaines de tonnes d’huile frelatée, ont annoncé samedi les autorités taïwanaises.

Soupçonné de fraude, Yeh Wen-hsiang, président de Chang Guann Co, a été placé en détention tôt samedi pour empêcher sa fuite, qu’il rencontre d’autres suspects ou détruise des preuves.

D’après les enquêteurs, de février à août, Chang Guann Co a acheté à une usine opérant sans licence 243 tonnes d’huiles usagées, provenant de friteuses et même de collecteurs de graisse puis les a mélangées à de l’huile de saindoux.

L’huile ainsi obtenue a été revendue à un millier de restaurants, boulangeries et fabriques alimentaires de Taïwan. Au total 782 tonnes de ce mélange frelaté ont été produites.

Des centaines de tonnes de gâteaux de lune, traditionnellement consommés à cette époque de l’année, du pain, des nouilles instantanées, des petits pains à la vapeur et des raviolis chinois ont été retirés des étals après la découverte du scandale sanitaire la semaine dernière.

Chang Guann Co, leader taïwanais de la production d’huiles alimentaires, s’était excusé auprès des consommateurs, déclarant ignorer la provenance des matières grasses en cause.

Le propriétaire de l’usine sans licence, Kuo Lieh-chen, a été placé en détention provisoire dans le cadre de cette affaire au cours du week-end dernier.

On lira aussi le Courrier International du 17 septembre 2014, « Un réseau d’huile frelatée démantelé à Taïwan ? De l’huile alimentaire frelatée a été massivement produite et vendue par une entreprise taïwanaise. Plus de mille entreprises seraient impliquées, notamment à Taïwan et à Hong Kong. »

Rappels de steaks hachés bio pour cause de Salmonella

23
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

imgresAuchan rapporte le 23 septembre 2014 sur son site Rappel Qualité :

Suite à la présence éventuelle de salmonelles, la Société ELIVIA procède au rappel de la vente des produits suivants :
Nature des produits : STEAKS HACHES BIO
Marque : La viande Bio
Dénomination de vente : STEAKS HACHES BIO 15% DE MATIERES GRASSES CONDITIONNES SOUS VIDE
Numéro de lot : B25891000
Date limite de consommation : 27 / 09 /2014
Estampille sanitaire ovale : FR 38.051.001 CE
Par mesure de précaution il est donc demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente.

NB : Quand va-t-on cesser de parler de présence éventuelle ?

Dans sa communication bien faite, ELIVIA traite du sujet de Viande hachée sous surveillance.

« Steaks hachés et viande tartare sont des produits sensibles. Chez Elivia, nous avons été les premiers à réaliser des steaks hachés frais intégrant des analyses systématiques conditionnant leur commercialisation. Le mode nécessite donc davantage d’attention et de contrôle pour garantir leur qualité sanitaire. »

L’entreprise y parle aussi de la maîtrise du risque E. coli et décrit les mesures qu’elle a mis en place, mais il ne faudrait pas oublier … Salmonella !

Rappel de raclette pour cause de Salmonella

23
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

raclette_auchanAuchan rapporte le 23 septembre 2014 sur son site Rappel Qualité :

La société GOURMETS DE L’ARTOIS, lors d’un contrôle interne, a mis en évidence la présence de salmonelle sur le produit suivant :

Produit PLATEAU RACLETTE AUCHAN 800g
Marque : AUCHAN
EAN : 3596710022465
N° d’identification vétérinaire : FR 62.907.002 CE
DLC correspondante : 13/09/2014

La DLC étant dépassée, le produit n’est plus commercialisé.

Il est donc demandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant au lot décrit ci-dessus de ne pas les consommer, de les détruire, ou de les ramener au point de vente où nous procèderons au remboursement.

NB : On nous prend vraiment pour des blaireaux. Ces produits ont une DLUO assez longue et l’on vient nous raconter l’histoire d’un contrôle interne bien tardif  …

Curieux avis de rappel de steaks hachés surgelés de marque Le Prix Gagnant / Leader Price

22
sept
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Classé dans 1er avril, Allergène, Curiosité, Nutrition, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

La DGCCRF rapporte sur son site le 22/09/2014 un « Avis de rappel de Steaks hachés surgelés de marque Le Prix Gagnant / Leader Price »

rappel_retrait_steak_hache_lp.pdfNom du produit : 10 Steaks hachés surgelés
Marque : LE PRIX GAGNANT / LEADER PRICE
Désignation ou modèle :
Conditionnement : boite de 10 steaks (poids net : 1kg)
N° de lot : 328 800 80
DLC/DLUO : 29/07/2015
Code-barres : 3 039050 162199
Anomalie : substance allergène non déclarée (soja)
Mesure prise par le professionnel qui demande aux personnes présentant une allergie au soja de ne pas le consommer et de le détruire ou de le rapporter au magasin en vue d’un remboursement.

NB : Pas d’information chez Leader Price, ni de la part de Jean-Pierre Coffe. Mais au fait, si ces steaks hachés sont 100% pur bœuf, comment se fait-il qu’il y ait du soja …

On apprend par Steak.fr, qu’Un « STEAK HACHÉ » est obligatoirement fabriqué avec 100% de viande.

Une « Préparation de viande de bœuf et protéines végétales» est un mélange de viande de bœuf avec de l’eau et des protéines végétales (soja, fécule de pomme de terre, farine de pois, …).

Il y aurait donc non seulement une absence d’information sur les ingrédients allergènes, et de plus, ce ne serait pas des steaks hachés, mais des préparations de viande de bœuf et de protéines végétales, mais que fait donc la DGCCRF ?

A suivre …