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Articles de la catégorie 'Règlementation'

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Ronde des rappels, semaine 27 de 2015

3
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2015.0852, Salmonella infantis (présence dans 25g) dans des protéines animales transformées de France. Information notifiée par la Belgique. Pas de distribution en Belgique.
  • Référence RASFF 2015.0851, patuline (147 µg/kg) dans du jus de pomme de Belgique. Alerte notifiée par la Belgique. Distribution en France.
  • Référence RASFF 2015.0845, dénombrement élevé de Escherichia coli (330 MPN/100g) dans des moules du Danemark. Information notifiée par les Pays-Bas. Distribution en France, produit présumé ne plus être sur le marché.

Information collectée pour la semaine 27 de 2015 à la date du 3 juillet 2015.

ooOOoo

1. Alerte sanitaire : retrait et rappel de la vente de fromages contaminés. L’établissement Lafay Nicole à Sainte-Agathe-la-Bouteresse, dans la Loire, a procédé ce mercredi au retrait de la vente de ses fromages au lait cru, suite à la mise en évidence de la présence de la bactérie Listeria monocytogenes.

2. La société Auchan procède le 2 juillet au retrait de la vente et au rappel du produit Saucisse sèche d’Auvergne 300 g.

La société AOC a mis en évidence la présence de SALMONELLES sur le produit suivant :

  • Produit SAUCISSE SECHE D’AUVERGNE 300G
  • Marque : AUCHAN MMM !
  • EAN : 3254566570577
  • N° d’identification vétérinaire : FR 43.211.010 CE
  • DLC correspondante : 22/08/2015
  • Lot concerné : 15 159 001

Le produit est retiré de la commercialisation. Cependant, certains de ces produits ont été commercialisés avant la mesure de retrait. Il est donc demandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant au lot décrit ci-dessus de ne pas les consommer, de les détruire, ou de les ramener au point de vente où nous procèderons au remboursement.

Combien a coûté la sécurité des aliments en Chine pour le groupe OSI ? Pas loin du milliard de dollars !

2
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

Combien a coûté la sécurité des aliments en Chine pour le groupe OSI ? Pas loin du milliard de dollars ! Source Doug Powell du barfblog.

Le groupe OSI, fournisseur américain de viande, a perdu autour de six milliards de yuans (967,6 millions de dollars) lors d’un scandale de sécurité des aliments en Chine l’été dernier, a déclaré un dirigeant basé en Chine de la firme à l’agence officielle de nouvelles Xinhua.

osi-logo-300x169L’article, publié le 30 juin, souligne la gravité de l’impact des crises de sécurité des aliments qui peuvent avoir lieu en Chine. La Chine a connu une série de scandales qui ont remué les intestins depuis des décennies avec de la viande hors date au lait contaminé par de la mélamine, produit chimique industriel qui a conduit à la mort au moins six nourrissons.

Le groupe OSI a déclaré en janvier qu’il avait perdu « Des centaines de millions de dollars » en perte de revenus en Chine depuis qu’une infiltration de médias locaux ont allégué que des travailleurs de son usine de Shanghai Husi Food Co Ltd utilisait de la viande avec une DLC périmée et trafiquait les dates de production.

Les opérations à Shanghai Husi, qui a fourni de la viande à McDonald’s Corp et à Yum Brands Inc, ont été suspendues à la suite de ces articles. Les autorités locales ont lancé une enquête sur la question et le directeur général d’OSI a déclaré qu’il était consterné sur les erreurs à l’usine.

Le vice-président d’OSI Chine, Lu Yong, a déclaré mardi 30 juin à Xinhua que la firme avait subi une perte proche de 1 milliard de dollars depuis le scandale de juillet dernier et que de nombreuses usines sont encore suspendues.

Sur le sujet, on lira sur ce blog les articles suivants : 1, 2 et 3.

La notation par lettre de l’hygiène des restaurants de la ville de New-York fête son cinquième anniversaire

2
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

P1020609Alors que va commencer en France (ouf !) l’Expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en restauration commerciale à Paris et à Avignon, on apprend que « La notation par lettre des restaurants fête son cinquième anniversaire », communiqué du New York City Department of Health du 29 juin 2015.

  • Les restaurants fonctionnent mieux avec l’inspection et sont plus propres que jamais.
  • Près de 60% des restaurants obtiennent désormais un A lors de leur inspection initiale.
  • La notation par lettre a considérablement diminué les risques de santé publique associés aux dîners à l’extérieur ; il y a eu une baisse de 23% des non-conformités à partir du pic de 2012.
  • 91% des New-Yorkais approuvent la notation des restaurants, 88% utilisent la notation dans leur décision d’aller au restaurant et 76% se sentent plus confiants d’aller manger dans un restaurant avec la lettre A.

Faits saillants des cinq dernières années

  • Plus que jamais auparavant, les restaurants obtiennent la lettre A dès le début de leur cycle d’inspection, ce qui signifie qu’ils ne paient pas d’amendes et qu’ils ne sont inspectés qu’une fois par an.
  • 5% des restaurants ont désormais un A lors de leur inspection initiale, soit une augmentation de 37% lors de la première année de la notation par lettre.
  • Les restaurants atteigne la note A lors d’une nouvelle inspection à un taux plus élevé que jamais.
  • Cinquante-huit pour cent des ceux qui ont la lettre B lors de leu inspection initiale ont désormais eu un A lors d’une nouvelle inspection, une amélioration de 38% lors de la première année de notation par lettre.
  • Les restaurants, qui ont une note C lors de leur inspection initiale, se sont améliorés lors d’une nouvelle inspection, avec 45% qui ensuite obtiennent un A. Lors de la première année de la notation par lettre, seuls 28% ont eu cette même amélioration.

NB : Rappelons que l’InVS dans les données sur les toxi-infections alimentaires collectives en France en 2013 rapportait,

« Le nombre et la part des TIAC déclarées en restauration commerciale continue à augmenter depuis 2002. Cette augmentation est observée dans un contexte de diminution de contrôle des établissements en raison des baisses d’effectifs dédiés aux contrôles. Bien que les causes ne soient pas totalement déterminées, l’augmentation du nombre de TIAC liées à la restauration commerciale constitue un signal qui mérite attention. »

Cette expérimentation fera-t-elle baisser les chiffres des TIAC liées à la restauration commerciale et collective, rien n’est moins sûr, car la restauration commerciale est le seul type de restauration concernée par cette expérimentation de la transparence …

Doug Powell du barfblog rapporte que le système de notation des restaurants pour l’hygiène des aliments a 15 ans à Tronto et 5 ans à New-York !

Stockage du poisson au détail, les conseils de l’EFSA en matière de température

1
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Tolbiac-Goscinny--2312Un communiqué de l’EFSA du 1er juillet rapporte que s’agissant du « Stockage du poisson au détail : l’EFSA fournit des conseils en matière de température ».

Extraits.

La durée de stockage et la teneur en CO2 dans l’emballage sont les deux facteurs principaux qui influencent l’effet de la température sur la formation d’histamine, le principal danger lié à la température pour les poissons. Les scientifiques ont identifié des combinaisons de ces deux facteurs qui répondent aux critères de l’UE en matière de sécurité sanitaire des aliments pour différentes températures de stockage. Ce sont là quelques-unes des conclusions du rapport de l’EFSA sur la température à appliquer aux produits de la pêche préemballés au détail.

On lira le document Scientific and technical assistance on the evaluation of the temperature to be applied to pre-packed fishery products at retail level, dont le résumé est proposé di-dessous.

Des dangers significatifs liés aux produits frais pré-emballés de la pêche ont été identifiés par une recherche dans la littérature. Les principaux dangers identifiés dépendant de la température sont la formation d’histamine, Listeria monocytogenes, Clostridium botulinum et Yersinia enterocolitica. Pour évaluer la croissance bactérienne et la production d’histamine pendant le stockage et le transport au détail et évaluer les différents scénarios de stockage, des modèles prédictifs de la croissance microbienne publiés ont été utilisés en supposant des conditions de croissance favorables. La conformité avec l’exigence de la température réglementaire peut être seulement évaluée en transposant l’exigence en une mesure objective, qui, dans ce cas, est supposé être 0°C. Toute évaluation de la température et son effet sur la production d’histamine ou sur la croissance bactérienne peut avoir de sens que dans le contexte d’une période de temps. Les résultats de la modélisation ont montré que les produits frais conditionnés de la pêche peuvent être conservés à des températures de réfrigération au-dessus de 0°C (par exemple 3-5°C) et être en conformité avec les règles actuelles de l’UE et internationales. Pour l’histamine, les résultats de la modélisation ont montré que, pour un produit de pêche avec certaines caractéristiques soumises à l’obligation de température actuelle, la formation d’histamine serait de 100 ppm (limite inférieure à m, critère de sécurité dans le règlement (CE) n°2073/2005) à la fin de la durée de vie. Ainsi, une condition équivalente au scénario de référence ci-dessus, est une combinaison de la température de stockage, la durée de la vie et de la concentration en CO2 dans l’emballage qui conduit à la formation d’histamine de 100 ppm à la fin de la durée de vie. Par exemple, pour une température au détail de 3°C, 100 ppm serait atteint dans les conditions suivantes : (1) durée de conservation de 6 jours et 0% de CO2 dans l’espace de tête de l’emballage, (2) durée de conservation de 7 jours et 20% de CO2 dans l’espace de tête de l’emballage ou (3) durée de conservation de 8 jours et 40% de CO2 dans l’espace de tête de l’emballage. Des estimations similaires sont prévues pour les autres risques identifiés.

Les analyses des aliments sont utiles, mais pas elles ne sont pas infaillibles

1
juil
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Classé dans Allergène, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

indian_spices« Les analyses des aliments sont utiles, mais pas elles ne sont pas infaillibles », source article de Richard Lawley du 1er juillet 2015 paru sur son blog Food Safety Watch.

De plus en plus d’analyses sont effectuées sur les produits alimentaires chaque année dans le monde entier. Malgré l’avènement du HACCP, et le quasi-abandon des analyses de contrôle qualité comme un moyen d’assurer la qualité et la sécurité des aliments, l’allongement de la chaîne alimentaire et les préoccupations des consommateurs au sujet de la sécurité sanitaire ont entraîné une augmentation constante du volume des analyses effectuées. Mais les résultats produits par cette activité sont seulement aussi bons que les méthodes utilisées pour les obtenir. Un fait mis en évidence cette semaine par une annonce de la Food Standards Agency (FSA) du Royaume-Uni.

Plus tôt cette année, la FSA a demandé la Bart Ingredients Company de rappeler un lot de cumin moulu, dans lequel des analyses de routine sur les allergènes avaient détecté la présence d’amande non déclaré sur l’étiquetage. La protéine d’amande est un allergène alimentaire reconnu et elle représente un risque pour la santé des personnes sensibles aux amandes. Elle est parmi les 14 allergènes qui doivent être légalement déclarés sur l’étiquetage des aliments. Mais la société a contesté les conclusions et elle a produit ses propres résultats d’analyse qui contredisaient les analyses initiales, de sorte que des analyses ont été commandées à un laboratoire tierce partie.

Ces analyses ont confirmé que la protéine d’amande n’était pas présente. Ce qui était présent était une épice appelée mahaleb, dérivé d’une plante liée à l’amande et qui aurait été manipulé dans la chaîne d’approvisionnement du cumin. Le mahaleb n’est pas un allergène reconnu, donc il n’y avait plus aucune raison pour rappeler le produit. La FSA n’a pas eu d’autre choix que d’annoncer que le rappel avait été annulé. Cette reculade plutôt embarrassante semble être le résultat d’une méthodologie d’analyse insuffisante plutôt que d’une erreur. La méthode de détection des protéines selon la méthode ELISA utilisée pour analyser les protéines d’amande ne peut apparemment pas faire la différence entre l’amande et le mahaleb qui sont très similaires. La recherche pour valider une méthode plus discriminante est maintenant en cours.

Cette histoire a des implications plus larges pour l’industrie alimentaire. Le rappel initial était l’un des nombreux rappels lancés sur les deux côtés de l’Atlantique où des allergènes non déclarés ont été détectés dans les épices. D’autres rappels au Royaume-Uni ont impliqué la présence d’amande dans du paprika, tandis qu’en Amérique du Nord la protéine d’arachide a été détecté dans du cumin moulu, conduisant à des rappels croissant d’aliments utilisant le cumin comme ingrédient. À l’époque, les rappels ont donné lieu à des spéculations sur la falsification potentiel des produits alimentaires de grande valeur avec des substituts moins chers, la fraude alimentaire en d’autres termes. Mais maintenant, il faut se demander à quelle a été la fiabilité des résultats des analyses. Les rappels et les allégations de falsification minent la confiance des consommateurs et peuvent complètement ruiner les entreprises. Donc, elles doivent être fondées sur des preuves précises et fiables. Malheureusement, aucune méthode d’analyse existante n’est fiable à 100%, il suffit de le demander à la FSA, et les résultats peuvent induire en erreur comme cela a été ici le cas. Mais il existe d’autres sources d’information utiles. Le renseignement des personnes sur le terrain aux différents points de la chaîne alimentaire est une de ces sources. Bien que souvent sous-évalué, les observations des personnes ayant connaissance locale réelle peuvent donner un avertissement précoce des problèmes et aider à informer les laboratoires d’analyse. Toute entreprise alimentaire avec un accès à un réseau de ce type peut être beaucoup plus confiant car la fourniture d’ingrédients ne contiendra aucune mauvaise surprise.

NB : En France, plusieurs produits ont été ainsi rappelé récemment pour cause de présence de l’allergène amande