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Articles de la catégorie 'Réglementation'

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Avis de l’EFSA sur le maintien de la chaîne du froid pendant le stockage et le transport de viande : Le cas du hachage des viandes

30
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

Un communiqué de l’EFSA du 30 juillet traite du « Maintien de la chaîne du froid pendant le stockage et le transport de viande ».

Le temps écoulé entre l’abattage et le hachage de la viande peut être prolongé sans causer de croissance additionnelle de bactéries pathogènes pourvu que les températures de stockage permises soient diminuées.
C’est la principale conclusion d’un avis scientifique de l’EFSA dans lequel ont été évaluées des combinaisons de durées de stockage et de températures de stockage pour différents types de viandes et dans lequel la croissance bactérienne observée dans ces scénarios est comparée par rapport aux normes actuelles.
Le maintien de la chaîne du froid est l’un des principes et des exigences de base de la législation de l’UE en matière d’hygiène alimentaire.

chainecompressmallL’avis intégral, Scientific Opinion on the public health risks related to the maintenance of the cold chain during storage and transport of meat. Part 2 (minced meat from all species).

Un précédent avis de l’EFSA du 27 mars 2014 avait été publié, Scientific Opinion on the public health risks related to the maintenance of the cold chain during storage and transport of meat. Part 1 (meat of domestic ungulates)

Résumé.

La viande fraîche destinée à la production de viande hachée peut être contaminée par une série de pathogènes, notamment Salmonella spp. et Escherichia coli vérocytotoxigénique (VTEC). Ceux-ci peuvent se développer si les températures ne sont pas maintenues en dessous de 5°C tout au long de la chaîne du refroidissement des carcasses au hachage. En outre Listeria monocytogenes et Yersinia enterocolitica va croître aux températures de refroidissement, même si cela se fait lentement, mais une croissance importante peut se produire lors d’un stockage prolongé. La législation actuelle (règlement (CE) 853/2004) exige que les carcasses de viande rouge soient immédiatement refroidies après l’inspection post-mortem à une température interne ne dépassant pas 7°C et que cette température soit maintenue jusqu’à ce que le hachage ait lieu pas plus de 6 ou 15 jours (viande conditionnée sous vide) après abattage. Les chiffres correspondants pour les volailles sont de 4°C et 3 jours. Il a été étudié l’impact du temps de stockage entre l’abattage et le hachage sur la croissance de pathogènes bactériens en utilisant une modélisation prédictive. Les combinaisons temps-température de stockage qui permettent la croissance de Salmonella, VTEC, L. monocytogenes et Yersinia enterocolitica équivalentes à celles obtenues dans les conditions définies par le règlement (CE) 853/2004 ont été identifiées. Comme la modélisation suppose un pH et une aw favorables pour la croissance bactérienne, une absence de compétition microbienne et pas phase de latence, les temps équivalents présentés sont basés sur le pire des scénarios. Cette analyse suggère, par exemple, que la viande rouge, la viande bovine et la viande de volaille conditionnées sous vide peuvent être conservées à 2°C respectivement, pendant 14, 39 et 5 jours, sans plus de croissance des pathogènes que ce qui serait obtenu en vertu des conditions législatives actuelles. Il a donc été conclu que d’autres combinaisons temps-température pour le stockage de la viande fraîche entre l’abattage et le hachage sont possible sans augmenter la croissance des pathogènes, et les durées maximales du stockage de la viande fraîche destinée à la préparation de viandes hachées sont prévues pour des températures de stockage différentes. L’impact de l’altération sur les durées de stockage maximales n’a pas été pris en considération.

NB : Traduction du résumé par mes soins.

Plus de 200 cas d’infections à Cyclospora dans plusieurs Etats des Etats-Unis

30
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Une éclosion à Cyclospora dans plusieurs Etats des Etats-Unis au dessus des 200 cas », source CIDRAP News du 20 juillet 2014. Plusieurs États ont rapporté des infections à Cyclospora au cours de la semaine écoulée, augmentant le total à 202 cas, et les responsables de la santé sont encore à la recherche d’une origine commune alimentaire pour certains des cas d’infections.

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont dit que 202 cas ont été rapportés à ce jour, soit une augmentation de 77 depuis la semaine dernière. Plus de la moitié des cas sont au Texas, qui a vu son total croître de 49 cas au cours de la semaine dernière, à 110.

producestallSix autres États ont signalé des cas de maladies, l’augmentation du nombre des Etats touchés est passée de 13 à 19, la ville de New York ayant aussi rapporté des cas. Les derniers Etats à rapporter des cas sont la Californie, le Michigan, le Minnesota, l’Ohio, la Virginie et le Wisconsin.

La semaine dernière, le CDC a dit que  les investigations épidémiologiques sont en cours au Texas, dans le Maine et le Massachusetts et que les agent fédéraux aident les partenaires des États dans leurs enquêtes.

Alan Dowell de la division des maladies parasitaires et du paludisme au CDC a dit que la plupart des cas ont été rapportés ce mois au CDC.

Les responsables de la santé ont interviewé des malades sur les sources possibles et les résultats suggèrent jusqu’ici que certains ont fait voyage à l’extérieur des États-Unis. Dowell a dit au moins 67 cas-patients du Texas sur 110 ont indiqué ne pas avoir voyagé à l’étranger avant d’être tombés malade.

Sur les 92 patients dans d’autres Etats qui ont été invités à dire s’ils avaient voyagé, 40 ont indiqué ne pas avoir voyagé à l’extérieur du pays, mais au moins 25 ont eu leur infection lors d’un voyage à l’étranger, a dit Dowell.

Des entretiens avec les autres cas-patients sont toujours en cours pour déterminer le nombre d’infections qui ont été acquises à l’étranger, a-t-il ajouté.

Le Texas Department of State Health Services (TDSHS) a déclaré dans sa dernière mise à jour du nombre de cas qu’aucune source commune des infections n’a été identifiée, mais les éclosions passées avaient été liées à des produits frais importés.

Des cas ont été signalés dans au moins 29 des 254 comtés du Texas, mais trois d’entre eux représentaient 40 cas d’infections : Dallas (21), Harris (8) et Tarrant (11). Houston est le siège du comté de Harris County, le comté de Tarrant couvre la région de Fort Worth.

Les TDSHS a exhorté les consommateurs à laver soigneusement leurs produits, mais a dit que Cyclospora peut être difficile à enlever par lavage.

L’été dernier, le Texas a été l’Etat le plus durement touché au cours d’une éclosion à Cyclospora qui a rendu malade au moins 631 personnes dans 25 Etats et la ville de New York. La hausse nationale du nombre de cas de maladies est surprenante, car le Nebraska et l’Iowa ont lié leurs cas d’infection dans des restaurants à un mélange de salades en sachet produit au Mexique, tandis que les responsables du Texas disent que certains de leurs cas ont été probablement reliés à de la coriandre fraîche importée de Puebla au Mexique.

Les éclosions à Cyclospora ont été rapportés aux États-Unis depuis le milieu des années 1990 et ont été associés à de nombreux types de produits frais importés, dont des framboises, du basilic, des pois mange-tout et du mesclun.

La maladie intestinale est causée par le parasite Cyclospora cayetanensis, qui est endémique dans certains pays tropicaux et subtropicaux. Il est possible de contracter la maladie en mangeant des aliments contaminés ou en buvant de l’eau contaminée par des matières fécales.

Les symptômes peuvent commencer de 2 à 14 jours après l’ingestion d’aliments contaminés ou de l’eau contaminée par des ovocytes, et le principal symptôme est une diarrhée profuse qui peut durer des semaines ou des mois. D’autres caractéristiques de la maladie sont l’anorexie, la fatigue, la perte de poids, des ballonnements, des gaz, des nausées, des vomissements et une fièvre peu élevée.

Les médias et les rappels récents de fromages

30
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Listeria, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

On a souvent la presse qu’on mérite et les titres sont là pour alpaguer le chaland, comme en témoigne ce titre racoleur d’une chaîne dite d’information en continue ci-dessous.

Bien entendu, ce titre n’est pas exact et, comme souvent, triste habitude, le texte est distinct du titre. Il y avait bien présence de Escherichia coli dans des fromages français et Listeria monocytogenes dans un fromage italien. A n’en pas douter E. coli gagne ses galons de notoriété de la presse …

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Les audits conduits par la FSA n’ont rien trouvé dans deux abattoirs de volailles contrairement aux allégations du journal The Guardian

29
juil
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

fsalogoLa Food Standards Agency (FSA) publie un sobre communiqué le 29 juillet 2014 au sujet des « Audits de deux usines de 2 Sisters »

La FSA a mené un audit détaillé dans les deux usines du 2 Sisters Food Group, à Scunthorpe et à Llangefni, le vendredi 25 Juillet. Les premiers résultats de ces deux audits détaillés et rigoureux ont montré que l’usine à Scunthorpe comme « Bien » et l’usine de Llangefni comme « Globalement satisfaisant ».
La FSA publie en temps opportun les résultats complets des audits.

The Guardian, le journal qui avait lancé la polémique sur l’hygiène défectueuse dans des abattoirs de volailles, rapporte dans son édition du 28 juillet 2014 que «  La FSA publiera les audits complets en temps opportun. »

La FSA a inspecté les abattoirs de poulets à la demande du secrétaire à la santé. Les usines de Scunthorpe et Llangefni étaient au cœur de l’investigation du Guardian sur le taux de contamination des poulets britanniques.

Un communiqué de 2 Sisters Food Group du 28 juillet indique que « le groupe est satisfait des résultats de l’inspection par la FSA. » Extraits

L’audit indique qu’il y a eu des allégations non fondées dans les médias nationaux sur les prétendus problèmes d’hygiène sur les deux sites. 2 Sisters a toujours nié ces allégations fausses, trompeuses et inexactes.
La FSA a récemment introduit un nouveau processus d’audit plus approfondi, avec quatre niveaux de notation, Bien ; Généralement satisfaisant ; Amélioration nécessaire et Amélioration urgente nécessaire.
Le Royaume-Uni a l’un des systèmes de sécurité des aliments le plus stricte au monde. 2 Sisters, comme tous les transformateurs de produits alimentaires, est régulièrement audité par la FSA, le Defra et le British Retail Consortium. Cela vient en plus des audits inopinés réguliers de clients et d’audits internes.

Le prochain round sera à suivre …

Opération Alimentation Vacances : Un ministre dresse un premier bilan du tableau de chasse

29
juil
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Vacances d'eteSelon Agrisalon, citant une dépêche de l’AFP du 29 juillet, « L’objectif de la DGAL, la Direction générale de l’alimentation dont il dépend, est de veiller au bien-être et à la bonne santé du consommateur. Même si André Amri ne fait pas de prélèvement, il est capable d’apprécier à l’œil les facteurs de risque et c’est ce qui motivera la fréquence de ses visites : certains établissements recevront sa visite tous les mois si le doute persiste. »

Bon, je croyais que les aliments contaminés ne présentaient pas nécessairement d’altération visible, ni d’odeur suspecte …

Le site du ministère de l’agriculture annonce le 29 juillet 2014 que « le ministre de l’agriculture a indiqué que depuis le début de l’Opération Alimentation Vacances (OAV) le 15 juin, ce sont plus de 8.000 contrôles qui ont déjà été effectués. Ces contrôles ont donné lieu à 52 fermetures administratives et 183 procès-verbaux.

Ces contrôles renforcés continueront jusqu’au 15 septembre dans le cadre de cette opération qui mobilise près de 4 000 agents du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt (DGAL). »

Plus de 8000 contrôles faits par près de 4000 agents, cela fait, si je compte bien …  un peu plus de 2 contrôles en presque un mois et demi ou presque deux mois par agent, si l’on tient compte que certains départements disent avoir commencé le 1er juin. Si j’ai commis une erreur, merci de me la signaler …

A ces chiffres, il faut aussi ajouter les contrôles réalisés dans le cadre de l’OAV par les inspecteurs de la DGCCRF … mais là, il s’git d’un autre ministère !