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La communication sur les rappels de produits alimentaires en Finlande et … en France

18
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

« Le nombre de retraits/rappels de produits alimentaires a augmenté au cours des dernières années », source Finnish Food Safety Authorithy Evira.

Selon les données de la Finnish Food Safety Authority Evira, les rappels de produits alimentaires ont augmenté au cours de ces dernières années. Les données des rappels ont été enregistrées de manière plus systématique depuis 2006. L'enregistrement des données est devenue un peu plus explicite au fil du temps, ce qui signifie que les statistiques des différentes années ne sont pas nécessairement comparables. Ceci doit être pris en compte lors de l'analyse des résultats. Les statistiques sont utiles en fournissant des informations sur le développement de la tendance.

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Plusieurs raisons expliquent l'augmentation du nombre de rappels. Les résultats de la concurrence accrue dans de plus en plus de produits et des variantes de produits en cours d'introduction sur le marché, tout cela augmente le risque d'un emballage inadéquat ; le produit est modifié sur la ligne de production, mais le changement de matériau d'emballage ne se produit pas en même temps. Le développement du contrôle interne mis en œuvre par les opérateurs a conduit à des directives plus précises et a également contribué à des rappels plus systématiques. Le rôle des médias sociaux est devenu plus important et les entreprises cherchent à communiquer sur les rappels de leurs produits plus rapidement et plus ouvertement. Le contrôle est basé sur le risque et, par conséquent, plus de produits se trouvent en non conformité avec la réglementation qu'auparavant. Les consommateurs sont également plus enclins à signaler les défauts qu’ils ont détectés dans les produits.

Une analyse de rappels au cours des dernières années ne révèle aucune catégorie de produits ou de facteurs qui pourrait expliquer l'augmentation constante du nombre total. Les différents groupes de causes semblent tous croître régulièrement. Les raisons des rappels sont très diverses, mais pour une année, une raison spécifique a augmenté le nombre total de rappels. En 2010, par exemple, 18 nouveaux aliments non autorisés ont été retirés du marché et en 2011, des quantités excessives de sulfites ou d'autres défauts d'additifs ont été retrouvés dans 17 produits alimentaires.

recallLes rappels du printemps de 2013 relatifs à la viande de cheval et à la viande de bœuf, qui sont en partie est due à une fraude dans la chaîne alimentaire européenne, ont rapporté 19 autres cas. La dissimulation intentionnelle de l'origine de la viande bovine pour un gain financier a donné lieu à des retraits de bœuf  et de produits qui en sont issus dans plusieurs pays européens. Il s'agissait d'un cas exceptionnel et d’une ampleur sans précédent. La détection, dans ce même contexte, de viande de cheval dans plusieurs produits alimentaires nationaux et étrangers non étiquetée dans la liste des ingrédients, a été une question de moins grande gravité. Dans beaucoup de ces cas, il s'agissait d'une erreur d'étiquetage et l'origine de la matière première était connue. Ces cas n'ont pas causé de risques pour la santé des consommateurs.

Le nombre total de rappels effectués en Finlande est affecté par le ciblage des contrôles annuels sur certains secteurs, et d'autre part, par les efforts des contrôles supranationaux (entendez par là le RASFF -aa), qui ont eu également de nombreux effets en Finlande.

Commentaires. C’est déjà bien d’avoir ce suivi des retraits/rappels, mais il n’est pas expliqué comment faire baisser de chiffre et quelles mesures la Finlande compte-t-elle prendfre ? En France, on n’a pas ce type de statistique, à ma connaissance …

Ce que nous avons est un bilan des non conformités enregistrés à la DGAL, dont le dernier date de 2011 (Quid de celui de 2012 ?). Cela veut dire aussi qu’il manque les non conformités enregistrées à la DGCCRF, mais là pour les obtenir, c’est une autre affaire … transparence, accès à l'information, où êtes-vous ?

Bref, voici qu’on nous dit : « En 2011, sur les 1082 alertes enregistrées au niveau national par la DGAL, le nombre de retraits (avec ou sans rappel auprès du consommateur) de produits s’élève à 384 (395 en 2010). 177 retraits ont été associés à un rappel auprès du consommateur.
Le nombre de rappels de produits (informations vers le consommateur) s’élève à 223 en 2011 (214 en 2010). Parmi ces rappels, 46 n’ont pas été associés à un retrait de produits en rayon, la DLC étant dépassée ou les produits ayant été intégralement commercialisés. La communication peut se faire de deux façons : affichettes sur les lieux de vente et/ou communication par voie de presse : locale, régionale ou nationale. D’autres moyens de communication peuvent se surajouter : sites Internet, mailing, etc. »

Difficile de comprendre ce qui est dit, et surtout de retrouver l’information, parce que, malgré les « autres moyens de communication qui peuvent se surajouter », nous ne sommes pas très bien informés, voire pas informés du tout, et c’est certainement le constat le plus net du discours sur les rappels …

Choses lues sur des signaux très positifs dans l’agro-alimentaire en France

18
avr
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Classé dans Curiosité, Nutrition, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« L'ANIA se félicite des signaux très positifs envoyés par le Président de la République à l'ensemble de la filière alimentaire française », selon un communiqué du 15 avril 2014.

J’ai cherché des signaux très positifs et j’en ai trouvé quelques uns, sans doute différents de ceux de l'ANIA :

Selon PROCESS du 7 Avril 2014, « L'Ania opposée à une note nutritionnelle sur les emballages »

Un communiqué du 15 avril 2014 du ministère de l’agriculture annonce « la nomination d’une déléguée aux industries agroalimentaires, avec comme mission l’animation et la coordination des politiques publiques et des actions en faveur du développement économique de ce secteur. » Voir à ce sujet l’article Les industriels de l’alimentaire veulent « un secrétaire d'Etat dédié à l'agroalimentaire », qu’ils n’ont pas obtenu …

Selon l’AFP du 17 avril 2014, cité par L’Express, le ministre de l’agriculture a déclaré, « J'ai peut-être une position doctrinale, mais c'est une position constante et de conviction. On m'a toujours dit que les OGM, en particulier le MON810 et le Pioneer (le TC1507 de Pioneer-Dupont, ndlr), présentaient un avantage économique énorme. Je dis non, il y a peut être un avantage sur les premières années mais pas à moyen terme. S'il y avait un tel avantage, l'Espagne (qui cultive du MON810, ndlr) se mettrait à produire dix fois plus de maïs que nous. Là dessus, je ne changerai pas ».

France 3 Aquitaine du 17 avril 2014 rapporte que « Les maïsculteurs pro OGM avaient obtenu du Conseil d'Etat  l'annulation d'une précédente interdiction l'été dernier. Mardi, l'Assemblée nationale a renouvelé son refus de la culture du Monsanto 810. En Lot-et-Garonne, certains agriculteurs le regrettent. Les semenciers fermiers ne sont pas plus rassurés. » Voir L’AFBV dénonce les multiples contradictions de la nouvelle loi interdisant les mais « OGM ».

Décidément, l’ANIA n’émet que des signaux très positifs, mais à qui et pour qui ?

Les données sur les cas d’infections d’origine alimentaire aux Etats-Unis sont assez déprimantes

18
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Curiosité, E. coli, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

« Hausse de Campylobacter et Vibrio, stabilité pour E. coli, Listeria, Salmonella, Shigella, Cryptoporidium, Cyclospora et Yersinia. » Source Bill Marler dans Food Poison Journal du 17 avril 2014.

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MMWR a rapporté les données 2013 de FoodNet (du CDC) et c'était un peu déprimant, selon Bill Marler.

FoodNet a conduit une surveillance active de la population pour les infections confirmées en laboratoire causées par Campylobacter, Cryptosporidium, Cyclospora, Listeria, Salmonella, Escherichia coli (STEC) producteurs de shigatoxines O157 et non O157, Shigella, Vibrio et Yersinia dans 10 sites couvrant environ 15% de la population américaine. Pour plus d'informations sur ces microbes, voir www.foodborneillness.com.

En 2013, FoodNet a identifié 19 056 cas d'infection, 4 200 hospitalisations et 80 décès. Le nombre et l'incidence par 100 000 habitants étaient Salmonella (7 277 [15,19 ]), Campylobacter (6 621 [13,82]), Shigella (2 309 [4,82] ), Cryptosporidium (1 186 [2,48]) , STEC non O157 (561 [1,17] ), STEC O157 (552 [1,15] ), Vibrio (242 [0,51]), Yersinia (171 [0,36] ), Listeria (123 [0,26] ) et Cyclospora (14 [0,03]). L’incidence était la plus élevée chez les personnes âgées de ≥ 65 ans pour Cyclospora, Listeria et Vibrio et chez les enfants de < 5 ans pour tous les autres pathogènes.

Par rapport à 2010-2012, l'incidence 2013 était significativement plus faible pour Salmonella (baisse de 9%, IC = 3%-15%), plus élevée pour Vibrio (augmentation de 32%, IC = 8%-61%) et pas beaucoup de changement pour les autres pathogènes. Par rapport à 2006-2008, l'incidence 2013 a été significativement plus élevée pour Campylobacter et Vibrio. L'incidence globale des infections par six agents pathogènes clés d'origine alimentaire n'était pas significativement différente en 2013 par rapport à 2010-2012 ou 2006-2008.

L'incidence des infections à Salmonella confirmés en laboratoire a été plus faible en 2013 que de 2010 à 2012, tandis que l'incidence des infections à Vibrio a augmenté. Aucun changement n'a été observé pour les infections à Campylobacter, Listeria, STEC O157 ou Yersinia.

Commentaires. Si l’on osait une comparaison avec la France, sachant que les systèmes de santé et de recueil de données ne sont pas les mêmes entre les eux pays, et que bien évidemment, une comparaison des cas d’infections par des pathogènes d’origine alimentaire entre la France et les Etats-Unis n’est pas raison, du fait des limites de ce genre d'exercice, cela donnerait ceci, selon The European Union Summary Report on Trends and Sources of Zoonoses, Zoonotic Agents and Food-borne Outbreaks in 2012, EFSA :

  • Augmentation des cas d’infections à Salmonella : 8 705 cas en 2012 (8 685 cas en 2011), soit 13,3 cas pour 100 000 habitants
  • Augmentation des cas d’infections à Campylobacter : 5 079 cas en 2012 (5 538 cas en 2011), soit 38,89 cas pour 100 000 habitants. A noter que le taux de déclaration de 2012 a été calculé sur une couverture d'environ 20%.
  • Augmentation des cas d’infections à Listeria : 348 cas en 2012 (282 cas en 2011), soit 0,53 cas pour 100 000 habitants
  • Stabilité des cas infections à E. coli (STEC ou VTEC) : 208 cas (221 cas en 2011), soit 0,32 cas pour 100 000 habitants

Des produits de Fonterra toujours interdits en Chine huit mois après l’alerte au botulisme

18
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

« Des produits de Fonterra toujours interdits en Chine huit mois après l’alerte au botulisme », source Buisiness Week du 17 avril 2014.

Fonterra Cooperative Group Ltd de Nouvelle-Zélande a déclaré que deux de ses produits sont encore interdits en Chine huit mois après une alerte à la botulisme qui s'est avérée être une fausse alerte.

russia__belarus__kazakhstan_ban_fonterra_products_1873107784Une suspension temporaire reste en place pour les exportations vers la Chine de poudre de lait pour préparations pour nourrissons et du lactosérum en poudre de Fonterra, selon le porte-parole Mike Burgess dans une réponse par courriel aux questions de Bloomberg News. Ces produits représentent moins de 3% du total des exportations de produits laitiers néo-zélandais vers la Chine, a-t-il dit.

L'interdiction a été imposée en août l'an dernier après que Fonterra ait annoncé un rappel de précaution de produits en raison de craintes que les protéines de lactosérum utilisées dans des préparations pour nourrissons pouvaient avoir été contaminées par la bactérie causant le botulisme. Des tests ultérieurs ont montré qu'il n’y avait pas de risque de sécurité des aliments.

La Nouvelle-Zélande a mené une enquête sur l'incident et le Premier ministre John Key s'est rendu en Chine le mois dernier afin de donner des assurances quant à la sécurité des exportations des produits laitiers néo-zélandais, la plus grand source de devises étrangères du pays représentant environ un tiers du total des ventes à l'étranger. La Chine est le plus grand partenaire commercial du pays.

Burgess a dit qu’aucun autre produit de Fonterra n’est affecté par l’alerte et que Fonterra est « convaincu que les restrictions seront levées. »

En janvier, le groupe français Danone a annulé son contrat d'approvisionnement avec Fonterra et a dit qu'il cherchait réparation pour le rappel des produits de l'année dernière. Le plus grand fabricant de yogourt au monde estime que le rappel a causé une perte de 300 millions d'euros de trésorerie disponible.

Enrichissement et détection optique simultanée de faibles taux de E. coli O157:H7 stressés sur des matrices alimentaires

18
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

4046075_image001(4)Cette étude scientifique française propose une nouvelle technique très utile d'enrichissement et détection optique simultanée de faibles taux de E. coli O157:H7 stressés sur des matrices alimentaires.

Résumé.

Objectif. Détection rapide des E. coli entérohémorragiques O157:H7 dans une large gamme de conditions de stress qui se produisent lors de la transformation des aliments.

Méthodes & Résultats. La détection de E. coli O157:H7 dans diverses conditions de stress lors de la transformation des aliments à l'aide de la technique d’imagerie en résonance des plasmons de surface (ou Surface Plasmon Resonance imaging ou SPRi) sur une microsérie (microarray) d’anticorps a été évaluée. La méthode de détection directe fondée sur le procédé culture-capture-mesure (CCM) consiste à détecter des bactéries au cours d'une étape d'enrichissement, ce qui diminue considérablement la durée globale de l’essai. Dans des conditions de culture optimisées, cette méthode permet la détection spécifique de faible taux d’ufc/ml en moins de sept heures. La détection de bactéries directement dans les prélèvements alimentaires contaminés ont également été effectuées.

Conclusion. La technique de CCM utilisant une microsérie d'anticorps est une immuno-détection sans traceur qui permet la détection rapide des E. coli O157:H7 à la fois dans les conditions de stress liées à la transformation des aliments et avec des matrices alimentaires complexes.

Importance et Impact de l'étude. L'essai est prometteur pour la détection de E. coli O157:H7 aux différentes étapes de la transformation des aliments et des boissons et pendant le stockage. La SPRi semble être une méthode de détection appropriée et puissante pour les contrôles de qualité de routine dans l'industrie alimentaire ayant un impact économique et social important.

L. Mondani, Y. Roupioz, S. Delannoy, P. Fach and T. Livache. Simultaneous enrichment and optical detection of low levels of stressed E. coli O157:H7 in food matrices. Journal of Applied Microbiology Accepted manuscript online: 16 APR 2014.