Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Articles de la catégorie 'Réglementation'

Pas de catégorie

France : A propos de la contamination des denrées alimentaires par les métaux lourds et l’arsenic

20
oct
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

sb10064750i-001La DGCCRF communique le 20 octobre 2014 sur « La contamination des denrées alimentaires par les métaux lourds et l’arsenic ».

Chaque année, la DGCCRF met en œuvre un plan de surveillance de la contamination des denrées alimentaires d’origine végétale par les métaux lourds et l’arsenic dont l’accumulation dans l’organisme peut avoir des conséquences néfastes pour la santé. A l’exception des compléments alimentaires à base d’argile et des semoules et farines de manioc qui doivent faire l’objet d’une attention particulière, l’enquête relève un faible taux de non-conformités.

Les métaux lourds recherchés sont le plomb, le cadmium, le mercure et l’arsenic. Cela étant, de plan de surveillance de la contamination ne concerne en fait qu’une partie des denrées alimentaires.

Ainsi si vos produits sont les suivants, fruits, légumes, graines oléagineuses, céréales et leurs dérivés, compléments alimentaires, jus de fruits, nectars et boissons aux jus de fruits, aliments pour nourrissons et enfants en bas âge, cacaos, les produits de cacao et les chocolats, vous êtes concerné dans ce que rapporte très succinctement la DGCCRF.

Pour les autres aliments, il faut aller dans un autre rapport, le bilan 2013 des Plans de surveillance – Plans de contrôle, publié par le ministère de l’agriculture.

Ainsi il a été recherché des métaux lourds, arsenic, cadmium, plomb dans les produits suivants : maïs et dérivés, fourrages, farine et huile de poisson, aliments composés pour ruminants, porcs, volailles et poissons.

La recherche de mercure a été faite dans les produits suivants : farine et huile de poisson, aliments composés pour ruminants, porcs, volailles et poissons, petfood.

Je ne sais si un jour ces deux administrations accorderont leurs violons pour nous présenter réellement l’état en France de la contamination des denrées alimentaires par les métaux lourds et l’arsenic … On peut toujours rêver !

A propos de la baisse du nombre d’inspections sanitaires en France, 2012 versus 2013

20
oct
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

En parcourant le Panorama des industries agroalimentaires 2014 du ministère de l’agriculture, je suis arrivé aux enjeux et en particulier au volet consacré à la sécurité sanitaire des aliments.

Il est dit notamment, « Dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, 82 729 inspections d’établissements ont été réalisées en 2013 par les agents du MAAF. Ces inspections ont généré 13 585 suites dont 945 procès-verbaux, 3 933 mises en demeure et 607 fermetures partielles ou totales. » Ces chiffres proviennent de la DGAL, Rapport d’activité. Faits marquants de 2013.

Mais qu’en est-il de 2012 ?

Il a suffi d’aller sur le rapport d’activité de 2012 de la DGAL afin de pouvoir comparer les résultats des inspections d’une année sur l’autre …

La comparaison n’est pas aisée, car en 2012, les suites données à une inspection sont notées en pourcentage. Sur la figure ci-dessous, j’ai fait les calculs que pour les fermetures partielle ou totale de 2012.

Que constate-t-on ?

  • Plus le nombre d’inspection est élevé, plus il y a de fermetures partielle ou totales d’établissements. Logique ?
  • La baisse totale du nombre d’inspection entre 2012 et 2013 est au total de 3 510 inspections. Cette baisse est encore plus importante si l’on prend en compte que les secteurs de la restauration commerciale et de la restauration collective avec 4 144 inspections en moins sur l’année 2013 par rapport à 2012 !
  • Etc.

Pour 2015, il a été annoncé la création de 60 emplois destinés à renforcer les contrôles sanitaires notamment déployés dans les abattoirs de volailles, à suivre …

Inspection_2012_2013

Que faut-il penser des alertes récurrentes notifiées au RASFF par l’Italie en raison de la présence de mercure dans des poissons ?

19
oct
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

sb10064750i-001« Alertes récurrentes notifiées au RASFF par l’Italie en raison de la présence de mercure dans des poissons », source Cesare Varallo dans Food Latest Law.

Au cours de l’année 2014, le système d’alerte rapide de l’UE (RASFF ou système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux) a enregistré un nombre pertinent de 62 notifications adressées seulement par l’Italie pour des gros poissons contenant des métaux lourds, le mercure en particulier.

Les pays d’origine de ces poissons sont différents, mais avec une nette prédominance de l’Espagne suivie de près par le Portugal et le Vietnam.

Il s’agit d’une information utile pour les opérateurs du secteur alimentaire qui achètent des produits de pêche de ces pays ; afin d’éviter des lots contaminés et des éventuelles sanctions des autorités de contrôle, il est fortement recommandé d’adopter un plan d’échantillonnage renforcé et des analyses de laboratoire.

L’espadon, le thon et le requin mako ou requin-taupe bleu sont parmi les principales espèces concernées et les valeurs de mercure retrouvées par les autorités étaient très différentes d’un cas à l’autre (de 0,7 au 0,8 mg/kg à 5,4 mg/kg et plus) : à partir de ce risque sont exemptés les aliments en conserve, dérivés en général de poissons de taille moyenne, moins exposés à ce type de contamination. Il faut également souligner que le risque n’est pas de type immédiat/aigu, mais plus probablement lié à un effet toxique cumulatif.

Suite à une demande de la Commission européenne, l’EFSA en 2014 a publié un avis scientifique pour évaluer les bénéfices et les risques sanitaires associés à la consommation de poissons et à la présence potentielle du mercure. Le Groupe (groupe scientifique sur les produits diététiques, la nutrition et les allergies (NDA) a conclu que la consommation d’environ 1-2 portions de poissons par semaine et jusqu’à 3-4 portions par semaine pendant la grossesse a été associée à de meilleurs résultats fonctionnels du développement neurologique des enfants par rapport à l’absence de consommation de poissons. Ces quantités ont également été associées à un risque plus faible de mortalité par maladie coronarienne chez les adultes et elles sont compatibles avec les prises et les recommandations actuelles dans la plupart des pays européens considérés. Ces associations font référence aux poissons per se (en soi) et comprennent les effets positifs et négatifs des nutriments et des non-nutriments (comprenant des contaminants tels que le méthylmercure) contenu dans les poissons.

Donc, il n’y a pas lieu de paniquer, mais le nombre certainement élevé de notifications au RASFF suggère de faire un peu attention à une trop grande consommation de ces espèces et de renforcer les contrôles officiels dans ce secteur. Malgré la présence d’un risque réel pour la santé humaine, cependant, il est assez étrange de l’absence totale de nouvelles sur cette situation dans les principaux journaux, souvent très prompts à sensibiliser de façon excessive les cas où il n’y a pas de risque (par exemple la mozzarella bleue).

Le ministère italien de la santé a informé via son site Internet qu’une consommation modérée d’espèces prédatrices de grande taille (1 portion par semaine d’environ 100 g, 2 portions de thon), en particulier, concernant les enfants et les femmes enceintes, et a souligné que la raison du pic de notifications au RASFF est une conséquence des contrôles renforcés sur le marché.

Ronde des rappels 2014 : semaine 42

17
oct
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.1415, suspicion de mise sur le marché non autorisée de coquille Saint-Jacques (en raison de  la contamination par toxines lipophiles) de France ; notification d’information par l’Irlande. Distribution Irlande et Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2014.1419, mercure (1,24 mg/kg) dans de l’espadon (Xiphias gladius) réfrigéré d’Equateur ; notification par la France. Distribution en France.
  • Référence RASFF 2014.1416, Listeria monocytogenes (> 1500 ; < 240 ; < 40 ; < 10 ufc/g) dans des ‘salades réfrigérées’ de France ; alerte notifiée par la France. Distribution France, Belgique, Luxembourg. Voir Rappel des lots de salades préparées pour cause de présence de Listeria monocytogenes en Belgique. Qu’en est-il en France ?
  • Référence RASFF 2014.1413, concentration trop élevée en sulfites (120 mg/kg) dans des crevettes (Litopenaeus vannamei) cuites réfrigérées du Nicaragua, via la France et via l’Espagne ; notification par l’Italie. Produit présumé ne plus être sur le marché.
  • Référence RASFF 2014.1405, arsenic (43 mg/kg) dans des compléments alimentaires (Laminaria flexicaulis) de France ; alerte notifiée par la Belgique. Pas de distribution dans le pays qui a fait la notification. On lira l’enquête de la DGCCRF sur les compléments alimentaires d’avril 2014, c’est pas triste !
  • Référence RASFF 2014.1399, Salmonella Typhimurium (présence dans 25g) dans des carcasses de dindes réfrigérées de France ; notification d’information par la France. Distribution Belgique et France. A noter que la date de prélèvement était le 18 septembre et la date de notification, le 14 octobre. Délai inacceptable et le RASFF nous dit qu’on suppose que le produit n’est plus le marché …
  • Référence RASFF 2014.1396, histamine (entre 9 et 1477 mg/kg) dans du thon (Thunnus albacares) réfrigéré d’Inde ; notification d’information par la France. Distribution restreinte en France.
  • Référence RASFF 2014.1392, histamine (1159 mg/kg) dans aliments pour animaux en conserves de Thaïlande, via l’Italie : notification d’information par l’Italie. Distribution Autriche, France, Allemagne, Italie, Japon, Pays-Bas, Pologne, Suisse.
  • Référence RASFF 2014.1391, ochratoxine A (14 µg/kg) dans des pâtes d’épeautre d’Italie ; alerte notifiée par l’Italie. Distribution France, Allemagne, Irlande, Italie, Espagne, Autriche, Belgique, République Tchèque, Portugal, Roumanie, Espagne, Suisse, Royaume-Uni. Un communiqué de rappel a eu lieu en Irlande où l’on apprend qu’il s’agit de penne rigate bio « contaminées par un taux élevé de mycotoxines dans un lot de pâtes de la société Girolomi ». Et ailleurs, on attend un communiqué avec impatience de la DGCCRF d’autant que la notification date du 13 octobre 2014 …

Autre rappel.

  • Un avis de rappel de jus de raisin muscaté de marque Système U est publié le 17/10/2014 sur le site de la DGCCRF en raison d’une « possible présence de substance allergisante (sulfites) non mentionnée sur l’emballage. » Mesure prise par le professionnel : Retrait et rappel par l’apposition d’affichettes en magasin.

La mention « possible présence » est très curieuse et l’on ne voit pas pourquoi on rappellerait un produit si l’on n’avait pas trouvé quelque chose …

Tableau ci-dessous (à la date du 17 octobre 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 42 de 2014 par les Etats membres.

sem42_path

Rappel d’œufs pour cause de présence de salmonelles

17
oct
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

Ouf ! Enfin un communiqué de rappel émanant du ministère de l’agriculture ! Le dernier datait du 4 septembre 2014. Bien entendu, d’autres rappels ont eu lieu depuis cette date, mais nous n’avions eu droit à d’autres informations de la part de ce ministère …

Salmonella-and-raw-eggsOr donc, communiqué du 17 octobre 2014, « La Société du Domaine du Pic procède au retrait de la vente d’œufs ».

La Société du Domaine du Pic procède aujourd’hui au retrait de la vente d’œufs suite à la mise en évidence de la présence de salmonelles.
Il s’agit du lot portant les caractéristiques suivantes :
- Nature du produit : œufs en coquille
- Marque : Jaune d’or, Œuf de Dordogne, Domaine du Pic
- Présentation : Boites x 10 œufs, Boites x 6 œufs, Boites x 12 œufs, Boites x 24 œufs, Boites x 30 œufs, Œufs vrac
- Date limite de consommation (DLC) : égale ou inférieur au 14/11/2014
- Code sur l’œuf : DCA02
Ces œufs ont été commercialisés dans les départements 19 – 24 – 16 – 46 dans des supermarchés ou des commerces de type épiceries, boucheries, alimentation.
L’ensemble du lot est retiré de la commercialisation.
Certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait.
Il est donc recommandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant au lot décrit ci-dessus de ne pas les consommer et de les détruire, ou de se les faire rembourser.

Selon France Bleu DordogneLa société Domaine du Pic basée à Nontron est obligée de retirer un lot d’oeufs de la vente à cause de la présence de salmonelles. 11 enfants d’une école de Corrèze ont été intoxiqués après avoir consommé de l’omelette. Voir cet article sur le blog du 15 octobre, Des écoliers corréziens ont-ils été victimes d’une intoxication alimentaire liée à des salmonelles après un déjeuner à la cantine ?