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Articles de la catégorie 'Salmonella'

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Etes-vous plutôt pelage ou brossage des légumes ?

30
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

« Peler plutôt que brosser les légumes pour réduire les pathogènes », source Doug Powell du barfblog du 29 août 2015.

imgresRésumé.

Les consommateurs sont encouragés à augmenter leur consommation de fruits et de légumes afin de réduire leur risque de maladie chronique.

Cela étant, pour atteindre cet objectif, les consommateurs doivent être en mesure de mettre en œuvre des protocoles dans leur cuisine pour réduire leur risque de consommer des produits contaminés.

Pour répondre à cette question, une étude a été menée pour suivre le sort de Escherichia coli O157:H7 et de Salmonella sur des produits (melon cantaloup, melon miel, carottes et céleri) qui ont été soumis à l’action du brossage ou du pelage en utilisant des ustensiles habituels de cuisine.

41f+f7vYmrL._SY300_L’enlèvement de taux similaires de Salmonella sur des carottes a été réalisé par pelage et par brossage, mais un enlèvement plus grand significativement de E. coli O157:H7 avec des carottes a été réalisé par pelage que par brossage sous de l’eau courante (P < 0,05). Le brossage a enlevé significativement moins de pathogènes chez des melons cantaloups contaminés que d’autres produits (P < 0,05), suggérant que l’écorce réticulée fournit des gîtes où les pathogènes pourraient échapper aux poils de la brosse. Une brosse polyester Sparta était moins efficace qu’un tampon à récurer pour enlever Salmonella sur des carottes (P < 0,05). Dans tous les cas, le brossage et le pelage n’ont pas réussi à éliminer les pathogènes des produits, qui peuvent être le résultat de la contamination de l’ustensile pendant l’utilisation. Des incidences élevées de contamination (77 à 92%) ont été retrouvées parmi les éplucheurs utilisés sur les carottes ou le céleri, la brosse Sparta utilisée sur les carottes et le tampon à récurer utilisé sur les carottes et le melon cantaloup. Parmi les ustensiles de l’étude, la brosse en nylon a la plus faible incidence de transfert de pathogènes à partir de produits contaminés (de 0 à 12%). Le transfert de pathogènes à partir d’une brosse Sparta ou d’un peleur potentiellement contaminé vers des carottes non contaminées se produit ou a lieu seulement sur les des sept premières carottes traitées avec l’ustensile. Par conséquent, le risque de contamination croisée des ustensiles contaminés vers des produits non contaminés peut être limité.

Référence. Erickson, Marilyn C.; Liao, Jean; Cannon, Jennifer L.; Ortega, Ynes R. Role of brushes and peelers in removal of Escherichia coli O157:H7 and Salmonella from produce in domestic kitchens. Journal of Food Protection®, Number 9, September 2015, pp. 1624-1769.

Etats-Unis : Les consommateurs semblent reconnaître les éclosions les plus dangereuses, selon une étude de l’USDA

29
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

listeria« Les consommateurs semblent reconnaître les éclosions les plus dangereuses, selon une étude de l’USDA », Source Food Safety News du 28 août 2015.

Une étude publiée par l’USDA a constaté que les consommateurs réagissent aux éclosions de maladies d’origine alimentaire différemment selon leur gravité.

L’étude de cas de Fred Kuchler, économiste à l’Economic Research Service (ERS) de l’USDA a comparé les recommandations sur les melons cantaloups émis en 2011 et de nouveau en 2012.

Le premier rappel est dû à Listeria monocytogenes et le second était dû à de deux sérotypes de Salmonella. Listeria est un pathogène plus mortel que Salmonella et Kuchler a constaté que les consommateurs ont réagi plus fortement au rappel 2011, ce qui suggère qu’ils font des distinctions entre les pathogènes et les risques pour la santé.

Cette éclosion à Listeria de 2011, associé à des melons cantaloups du Colorado, reste l’éclosion de maladie d’origine alimentaire la plus meurtrière à s’être produit à ce jour depuis le début du siècle et a été officiellement mis en cause dans 33 décès, selon les US Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

Les infections à Listeria liées à ces melons cantaloups peuvent aussi avoir été un facteur contributif dans 10 décès. En outre, une femme enceinte au moment de sa maladie a eu une fausse couche.

En 2011, les consommateurs ont réduit temporairement leurs achats de melons cantaloups, même après pris en compte de l’influence du prix. Les dépenses de melons cantaloups ont été de 3,9 millions de dollars (6-7%) inférieures à la normale, et les achats de melons cantaloups étaient de 2 800 tonnes inférieurs sur une période de quatre semaines.

Les consommateurs ont généralement entendu que les autres melons étaient sûrs et la vente de pastèques et de melons miel a augmenté dans les semaines après le melon cantaloup ait été impliqué.

« Le déplacement de la demande de melons indique que certains consommateurs ont pris des mesures défensives pour se protéger », a ajouté l’étude.

En 2012, lorsque les autorités fédérales de santé et de sécurité des aliments ont de nouveau rappelé certains melons cantaloups, cette fois-ci d’une exploitation agricole dans l’Indiana pour une contamination à Salmonella, la réponse des consommateurs a été plus modérée.

L’étude a également noté que l’éclosion à Listeria reçu beaucoup plus de couverture médiatique que celle pour Salmonella. Quatre réseaux ont couvert l’éclosion à Listeria, alors que seulement deux couvraient l’éclosion à Salmonella, a écrit Kuchler. En outre, les articles sur l’éclosion à Listeria ont duré 35 jours, a-t-il noté, alors que ceux sur Salmonella n’ont duré que deux jours.

« Il n’est pas surprenant que les médias aient consacré plus de couverture à l’éclosion de listériose que pour l’éclosion de salmonellose, étant donné une plus grande familiarité des consommateurs avec la salmonellose et son taux de mortalité plus faible. Deux nouvelles archives été consultés pour mesurer l’intérêt relatif dans ces deux foyers », indique l’étude.

« Tant que les consommateurs sont préoccupés par les divers risques de maladies d’origine alimentaire auxquels ils ont à faire face et sont informés de la gravité de ces risques, ils suivent que les réponses du marché observés peuvent être attribuées aux nouvelles sur l’évolution des risques », selon l’étude.

« Les différentes réponses au niveau de la distribution indiquent que les consommateurs reconnaissent que Listeria monocytogenes pose des risques plus profonds que les sérotypes identifiés de Salmonella », a-t-il ajouté, notant que le taux de mortalité « extraordinairement élevé » chez les personnes âgées avec Listeria.

Données 2014 sur les foyers de cas de maladies d’origine alimentaire au Danemark

27
août
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande, Volaille.

danemark_zoonoses_2014« Le Danemark voit une diminution des foyers de cas de maladies d’origine alimentaire », source Food Safety Magazine du 26 août 2015. C’est plutôt curieux comme titre, jugez plutôt …

En 2014, le Danemark a connu une diminution de éclosions d’origine alimentaire rapportées, selon des nouvelles données publiées par le National Food Institute, de la Technical University of Denmark, de la Danish Veterinary and Food Administration et du Statens Serum Institute.

Au total, en 2014, il y a eu 60 foyers de cas de maladies d’origine alimentaire officiellement enregistrées au Danemark. Elles étaient de 74 en 2013.

  • Campylobacter
    • 3 782 cas humains en 2014, le taux est resté environ le même qu’en 2012 et 2013.
    • Responsable du plus grand nombre de cas de maladies bactériennes d’origine alimentaire au Danemark.
  • Salmonella
    • En 2014, le nombre de cas humains était sensiblement le même qu’en 2012 et 2013.
    • De 2013 à 2014, le nombre de cas à Salmonella Enteritidis a chuté de 22,5%.
    • Des cas à Salmonella Typhimurium humain ont augmenté de 26,7% en 2014, principalement en raison d’une éclosion nationale liée à de la viande de bœuf et de la viande de porc.
    • Pour les victimes qui avaient connu des histoires de voyage, près de la moitié d’entre eux ont été retrouvés infectés à l’étranger, principalement en Thaïlande, Turquie et Espagne.
  • Listeria monocytogenes
    • Il y a eu une augmentation de 84% en 2014 en raison d’une éclosion liée à de la charcuterie danoise à base de porc.
  • Les VTEC ont augmenté de 33,3%.
  • Yersinia enterocolitica a augmenté de 25,2%.
  • L’augmentation des cas est également due à un accès à de meilleures méthodes de diagnostic et à une prise de conscience accrue.

Des peines de prison pour des responsables d’une entreprise alimentaire après une éclosion à Salmonella liée aux œufs continuent de susciter un débat aux Etats-Unis

26
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« L’éditorial du Des Moines Register, Les DeCoster doivent rester derrière les barreaux. Je ne peux pas mieux le dire, dit Bill Marler », source un article Bill Marler sur le Marlerblog du 24 août 2015.

Il y a quatre mois, le producteur d’œufs d’Austin dans l’Iowa, « Jack » DeCoster et son fils, Peter, ont été condamnés chacun à 90 jours de prison pour leur rôle dans la plus grande éclosion à Salmonella liée aux œufs du pays.

Maintenant, voici que la Chambre de commerce des États-Unis, la National Association of Manufacturers et d’autres grandes organisations d’entreprises se battent pour faire sortir les DeCoster de prison.

gpndc5-5wazonvn82a18ke3s43toriginal.jpg20100922Ils ont déposé des mémoires auprès de la Cour d’appel des États-Unis pour le huitième circuit pour être aux côtés des DeCoster en faisant valoir que si des amendes et de la probation étaient acceptables dans de tels cas, il était inconstitutionnel de mettre des dirigeants d’entreprise derrière les barreaux pour des actions criminelles de leurs subalternes.

C’est un cas intéressant avec de grandes implications juridiques et éthiques. Après tout, de simples amendes n’ont généralement pas un effet très dissuasif pour les dirigeants qui reçoivent un salaire de plusieurs millions de dollars. Mais un passage de 90 jours en prison, comme les Decoster le disent eux-mêmes dans leurs documents à la cour, cela porte en lui « une perte personnelle et une stigmatisation» pour devenir un détenu.

Dans ce cas, une peine de prison semble certainement justifiée. L’éclosion à Salmonella par Quality Egg en 2010 a rendu malades au moins 56 000 personnes et a déclenché un rappel de record de plus d’un demi-milliard d’œufs.

Quant à savoir si les DeCoster étaient eux-mêmes à blâmer pour cette éclosion, le juge de la Cour du district des Etats-Unis, Mark Bennett, a trouvé que les deux hommes avaient créé une « culture de non-conformités rampantes de la sécurité sanitaire » et un « environnement de travail où les employés non seulement se sentaient à l’aise de pas tenir compte de la règlementation, soudoyant des agents de l’USDA et qui a pu exercer une pression pour le faire. »

Selon les autorités fédérales, Quality Egg, de façon régulière, pendant au moins trois ans, a fourni de faux documents aux auditeurs qui ont inspecté l’usine et ont examiné les dossiers de l’entreprise pour assurer la sécurité sanitaire des œufs. À au moins deux reprises, les responsables de Qualité Egg ont soudoyé un inspecteur de l’USDA afin de négliger des non-conformités à la réglementation contre l’échange d’argent. Pendant au moins huit ans, l’entreprise a expédié régulièrement des œufs qui ont été étiquetés avec des dates de production et de dates limites falsifiées afin de dissimuler le fait que les œufs étaient vieux.

Étaient-ce Jack et Peter DeCoster – dont les entreprises avaient par le passé enfreint la réglementation non seulement vis-à-vis de Salmonella mais sur le salaire minimum, la pollution, la sécurité au travail, la cruauté envers les animaux, le travail réalisé par des enfants et l’embauche d’immigrants sans papiers – dirigeants consciencieux d’entreprises à plusieurs reprises victimisés par des voyous, des employés du bas de l’échelle ?

À peine. Les DeCoster ont soit facilité ou étaient aveuglement volontaires des crimes qui ont eu lieu sous leur autorité. Comme « mandataires sociaux », les deux ont volontairement plaidé coupable de l’infraction d’introduction œufs contaminés dans la chaîne alimentaire du pays.

Maintenant, c’est la National Association of Manufacturers (NAM), qui a dit à la cour d’appel, qu’il y a « un intérêt substantiel à faire en sorte que les dirigeants d’entreprises qui sont membres du NAM ne soient pas soumis à des peines de prison », a fait valoir que les Decoster ne devraient pas aller en prison, même pendant une seul jour.

« Si les dirigeants peuvent être emprisonnés pour non-conformités criminelles aux lois de responsabilité stricte en vertu de la position qu’ils occupent au sein de la société, l’économie des États-Unis en subirait les conséquences », a dit l’association dans son dépôt au tribunal. « les décisions sur les dirigeants d’entreprises seraient motivées moins par des principes de bonnes affaires et plus par la crainte de possibles futures peines de prison. »

C’est du pur baratin.

Les décisions conduites par « les principes des bonnes affaires » ne se prêtent pas à des poursuites pénales. D’autre part, les dirigeants qui facilitent et profitent des crimes commis par leurs hommes de main ne devraient pas être exemptés de la pleine mesure de la loi.

Des dizaines de milliers de personnes ont été rendues malades par le résultat direct de la manière dont les DeCoster géraient – ou, plutôt, mal géraient – Qualité Egg et ses employés. Pour cela, les DeCoster devraient être tenus pour responsables. Une peine de prison est donc tout à fait appropriée.

Etats-Unis : L’investigation sur une éclosion à Salmonella liée à du thon congelé terminée

25
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Etats-Unis : L’investigation sur une éclosion à Salmonella liée à du thon congelé terminée », source CIRAP News du 24 août 2015.

Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) a publié le 19 août son rapport final sur une éclosion dans plusieurs Etats des États-Unists à Salmonella liée de l’albacore congelé importé  d’Indonésie.

imgresL’éclosion a rendu malades 65 personnes, dont 18% ont été hospitalisés, dans 11 Etats entre le 5 mars et le 20 juillet 2015. Les cas de maladies ont été attribuées à deux souches : Salmonella Paratyphi B L(+) tartrate(+) chez 64 personnes et Salmonella Weltevreden chez une personne.

Les investigateurs ont identifié la source de l’éclosion ; il s’agissait d’albacore congelé importé par Osamu Corporation de Gardena en Californie, d’une usine de transformation indonésienne.

En raison de la longue durée de vie du thon congelé, le poisson rappelé peut encore être présent dans les congélateurs. Le CDC a mis en garde les restaurants et les consommateurs de ne pas manger de produits rappelés, en disant: « En cas de doute, ne pas le vendre ou le servir. »

Pour mémoire, le 21 juillet, Osamu Corporation avait émis deux rappels volontaires pour du thon congelé provenant d’une usine de transformation en Indonésie. Le premier comprenait tous les thons congelés vendus aux restaurants et aux magasins de détail à travers les États-Unis depuis le 9 mai, 2014 au 9 juillet, 2015, tandis que le second rappel faisait référence à un seul lot d’albacore congelé distribué à AFC Corporation pour une utilisation dans des magasins franchisés de sushis présents dans des supermarchés du pays du 20 mai au 26 mai de cette année.