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Articles de la catégorie 'Salmonella'

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Ah, les vacances à Cuba, que du malheur, surtout quand Salmonella est là !

20
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

hotel-playa-pesquero-1-300x199Et voici qu’un nouveau joli tour opérateur comme Thomas Cook continue de jouer insensiblement avec ses clients quand ils confirment 29 cas de « maladie bénigne » rapportés par des clients séjournant à l'Hôtel Playa Pesquero à Cuba durant les deux premières semaines d'avril.

« Cela représente seulement 1,5% de la population globale de  l’hôtel comprenant 1800 personnes, a déclaré l'opérateur.

L'opérateur a contesté les allégations faites par les spécialistes de la compensation en cas de maladie pendant des vacances, Your Holiday Claims*, selon lesquelles 80% des vacanciers étaient tombés malade en raison d'une éclosion à Salmonella dans l'hôtel.

Your Holiday Claims a allégué que de nombreux vacanciers britanniques avaient été emmenés à l'hôpital au cours de leur séjour. On a dit qu’ils ont eu du sérum physiologique en raison d’une déshydratation sévère après avoir été gravement malade, a dit le cabinet d'avocats.

Cook a répondu en disant : « Nous sommes conscients qu'un communiqué a été récemment publié par un avocat no-win, no-fee (pas de succès, pas d’honoraires).

« Nous répétons que ces allégations sont non fondées et nous les considérons comme profondément irresponsables. » Source Doug Powell du barfblog.

*Your Holiday Claims est, selon son site, l'un des leaders au Royaume-Uni sur la question des maladies et d’accidents pendant vos vacances et des avocats vous représentent sur la base, pas de succès, pas d’honoraires.

Ronde des rappels 2014 : semaine 16

19
avr
2 commentaires
Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Listeria, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Commencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.0529, méthomyl (0,31; 0,52 mg/kg) dans du raisin de table du Pérou via les Pays-Bas ; alerte notifiée par la Belgique. Distribution France et Belgique.
  • Référence RASFF 2014.0527, di-2-propylheptylphtalate (DPHP) (31 g/100g) dans des pailles en forme de lunettes de Chine ; alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution France, Belgique, Autriche, république Tchèque, Danemark, Estonie, Iles Féroé, Finlande, Allemagne, Hongrie, Irlande, Italie, Lituanie, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni. Pour l'instant, seul l'Irlande a fait part du rappel dans un communiqué…, c'est peu !
  • Référence RASFF 2014.0525, fénitrothion (0,14 mg/kg) dans des oranges d’Egypte ; alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution Autriche, France, Pays-Bas.
  • Référence RASFF 2014.0520, morceaux de verre dans du poivre dans des moulins à poivre en verre d’Allemagne ; alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution Autriche, France et Allemagne. Voir ce lien.
  • Référence RASFF 2014.0516, moules non purifiées de la zone B de France ; alerte notifiée par la France. Distribution Italie, Monaco, Suisse.
  • Référence RASFF 2014.0510, Listeria monocytogenes (< 1000 ufc/g) dans du saumon fumé de France ; alerte notifiée par la France. Distribution Belgique et France. Voir ce lien.
  • Référence RASFF 2014.0509, Listeria monocytogenes (< 100 ufc/g) dans du fromage de France ; alerte notifiée par la France. Distribution France, Allemagne, Suisse. 

Sur le tableau ci-dessous, liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux durant la semaine 16 de 2014 par les Etats membres. 

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Les données sur les cas d’infections d’origine alimentaire aux Etats-Unis sont assez déprimantes

18
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Curiosité, E. coli, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

« Hausse de Campylobacter et Vibrio, stabilité pour E. coli, Listeria, Salmonella, Shigella, Cryptoporidium, Cyclospora et Yersinia. » Source Bill Marler dans Food Poison Journal du 17 avril 2014.

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MMWR a rapporté les données 2013 de FoodNet (du CDC) et c'était un peu déprimant, selon Bill Marler.

FoodNet a conduit une surveillance active de la population pour les infections confirmées en laboratoire causées par Campylobacter, Cryptosporidium, Cyclospora, Listeria, Salmonella, Escherichia coli (STEC) producteurs de shigatoxines O157 et non O157, Shigella, Vibrio et Yersinia dans 10 sites couvrant environ 15% de la population américaine. Pour plus d'informations sur ces microbes, voir www.foodborneillness.com.

En 2013, FoodNet a identifié 19 056 cas d'infection, 4 200 hospitalisations et 80 décès. Le nombre et l'incidence par 100 000 habitants étaient Salmonella (7 277 [15,19 ]), Campylobacter (6 621 [13,82]), Shigella (2 309 [4,82] ), Cryptosporidium (1 186 [2,48]) , STEC non O157 (561 [1,17] ), STEC O157 (552 [1,15] ), Vibrio (242 [0,51]), Yersinia (171 [0,36] ), Listeria (123 [0,26] ) et Cyclospora (14 [0,03]). L’incidence était la plus élevée chez les personnes âgées de ≥ 65 ans pour Cyclospora, Listeria et Vibrio et chez les enfants de < 5 ans pour tous les autres pathogènes.

Par rapport à 2010-2012, l'incidence 2013 était significativement plus faible pour Salmonella (baisse de 9%, IC = 3%-15%), plus élevée pour Vibrio (augmentation de 32%, IC = 8%-61%) et pas beaucoup de changement pour les autres pathogènes. Par rapport à 2006-2008, l'incidence 2013 a été significativement plus élevée pour Campylobacter et Vibrio. L'incidence globale des infections par six agents pathogènes clés d'origine alimentaire n'était pas significativement différente en 2013 par rapport à 2010-2012 ou 2006-2008.

L'incidence des infections à Salmonella confirmés en laboratoire a été plus faible en 2013 que de 2010 à 2012, tandis que l'incidence des infections à Vibrio a augmenté. Aucun changement n'a été observé pour les infections à Campylobacter, Listeria, STEC O157 ou Yersinia.

Commentaires. Si l’on osait une comparaison avec la France, sachant que les systèmes de santé et de recueil de données ne sont pas les mêmes entre les eux pays, et que bien évidemment, une comparaison des cas d’infections par des pathogènes d’origine alimentaire entre la France et les Etats-Unis n’est pas raison, du fait des limites de ce genre d'exercice, cela donnerait ceci, selon The European Union Summary Report on Trends and Sources of Zoonoses, Zoonotic Agents and Food-borne Outbreaks in 2012, EFSA :

  • Augmentation des cas d’infections à Salmonella : 8 705 cas en 2012 (8 685 cas en 2011), soit 13,3 cas pour 100 000 habitants
  • Augmentation des cas d’infections à Campylobacter : 5 079 cas en 2012 (5 538 cas en 2011), soit 38,89 cas pour 100 000 habitants. A noter que le taux de déclaration de 2012 a été calculé sur une couverture d'environ 20%.
  • Augmentation des cas d’infections à Listeria : 348 cas en 2012 (282 cas en 2011), soit 0,53 cas pour 100 000 habitants
  • Stabilité des cas infections à E. coli (STEC ou VTEC) : 208 cas (221 cas en 2011), soit 0,32 cas pour 100 000 habitants

Partie de cache-cache, des bactéries camouflées sont révélées !

17
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Salmonella, Santé, TIAC.

« Cache-cache : des bactéries camouflées sont révélées », source communiqué du 16 avril 2014 de l’université de Bâle.

Une équipe de recherche du Biozentrum de l'université de Bâle a découvert une famille de protéines qui joue un rôle central dans la lutte contre la bactérie pathogène, Salmonella, dans les cellules. Les GTPases inductibles par l’interféron révèlent et éliminent le camouflage de la bactérie dans la cellule, ce qui permet à la cellule de reconnaître le pathogène et de le rendre inoffensif. Les résultats sont publiés dans le numéro actuel de la revue scientifique Nature.

Les bactéries ont développé d'innombrables stratégies pour se cacher afin d'échapper à l'attaque du système immunitaire. Dans le corps, Salmonella utilise les macrophages comme cellules hôtes pour assurer sa survie et être capable de se propager dans le corps. Leur stratégie de survie est de se blottir dans une vacuole du cytoplasme d'un macrophage, s'y cacher et se multiplier. Lorsqu'ils sont cachés, les cellules immunitaires ne peuvent pas les détecter et les combattre.

broz_2014_bigExposition : les GTPases détruisent le repaire de Salmonella
Cela étant, les macrophages, dans lesquels Salmonella se  masquent, ont également mis au point une stratégie visant à démasquer le déguisement de la bactérie et découvrir sa cachette. Le groupe de recherche du professeur Petr Broz au Biozentrum de l'université de Bâle a découvert une famille de protéines appelée GTPases induites par l’interféron dans des cellules hôtes envahies par Salmonella. « Elles sont responsables de la destruction de la cachette du pathogène et initient la réponse immunitaire de la cellule », explique Etienne Meunier, premier auteur de la publication.
 
Destruction : le coup d'envoi pour attaquer les bactéries
Une fois la cachette découverte, les GTPases sont transportées vers la vacuole et déstabilisent sa membrane. Les bactéries sont laissées sans protection dans le cytoplasme où leurs molécules de surface sont facilement reconnaissables par la défense intracellulaire. « Les GTPases sont la clé de la cachette des bactéries. Une fois que la porte a été ouverte et la vacuole de protection détruite, on ne peut pas s’échapper. Les bactéries sont immédiatement exposées à la machinerie de défense de la cellule », explique Meunier. Les récepteurs de la cellule identifient le pathogène, qui activent alors des enzymes cellulaires spéciales pour détruire les bactéries. En outre, les cellules possèdent des protéases, appelées des caspases, qui  sont activées et déclenchent la mort cellulaire de la cellule hôte infectée.

Salmonella reste encore un pathogène redoutable, car il peut mettre la vie en danger à cause de la maladie diarrhéique qui en résulte. Les résultats de Broz et son équipe permettent une meilleure compréhension de la stratégie des cellules immunitaires et peut-être de la modéliser à l'avenir. La compréhension de la réponse immunitaire de nos cellules ouvre également la voie à de nouvelles approches dans l'utilisation de médicaments pour favoriser la lutte de l'organisme contre les pathogènes. Pour élucider les mécanismes de la réponse immunitaire aux infections à Salmonella, l'équipe de recherche prévoit d'étudier la façon dont les cellules détectent la cachette des bactéries, la vacuole dans le cytoplasme des macrophages et ce qui initie le recrutement des GTPases de la vacuole.

Référence. Etienne Meunier, Mathias S. Dick, Roland F. Dreier, Nura Schürmann, Daniela Kenzelmann Broz, Søren Warming, Merone Roose-Girma, Dirk Bumann, Nobuhiko Kayagaki, Kiyoshi Takeda, Masahiro Yamamoto and Petr Broz. Caspase-11 activation requires lysis of pathogen-containing vacuoles by IFN-induced GTPases. Nature (2014); Advance Online Publication | doi: 10.1038/nature13157.

Légende de l’image. Les GTPases (vert) attaquent Salmonella Typhimurium (rouge). Illustration : université de Bâle, Biozentrum.

Il y a 50 ans une épidémie de fièvre typhoïde survenait en Ecosse, les leçons servent toujours …

13
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

La BBC revient sur cet épisode, « Sheena Blackhall était une collégienne de 16 ans quand Aberdeen a été mise à genoux par la plus grande épidémie de typhoïde de l’histoire britannique récente, il y a 50 ans. »

typhoid.canned.beef_-300x199Plus de 500 personnes de tous âges ont dû être mis en quarantaine à l'hôpital.

L'infection a finalement été tracée à une seule boîte de corned-beef argentin vendue dans un supermarché. C’est arrivé pendant l'été 1964, et a conduit à des spéculations à travers le pays sur les nombreux décès. En réalité, et c’est assez remarquable, l'épidémie a été contenue, sans un seul décès qui lui soit imputée.

La plupart des patients ont passé plusieurs semaines à l'hôpital jusqu'à ce qu'ils aient été autorisés à regagner leur domicile.

Madame Blackhall déclaré à la BBC Ecosse : « Le médecin généraliste que nous avions avait été fait un prisonnier par les Japonais dans un camp pendant la guerre, il a tout de suite vu que j'avais la fièvre typhoïde et il a téléphoné pour une ambulance car j'avais une température très élevée et j'étais en délire. »

« Je ne me souviens de rien à ce sujet, mais apparemment quand ils m'ont emmené dans les escaliers, j'ai dit ‘ne m ‘incinérez pas !’ Je veux être enterrée, ce qui a bouleversé tout le monde. »

Une enquête plus tard sur l'épidémie a retrouvé qu’une grosse boîte de corned-beef argentin avait été vendu en tranches au comptoir de la charcuterie du supermarché William Low (Les supermarchés Low sont aujourd’hui la propriété de Tesco –aa).

La boîte a été refroidie en Argentine avec de l'eau non traitée d'une rivière. Le micro-organisme responsable de la typhoïde a été supposé avoir envahi la viande au travers un petit trou dans le serti de la boîte. Il a ensuite été transmis à toute personne qui a acheté du corned-beef ou d'autres produits qui avaient été en contact avec la trancheuse à viande du supermarché.

L'attention des médias a contribué à souligner l'importance de la propreté et de l'hygiène. Les leçons hygiène de l'épidémie de typhoïde d’Aberdeen sont toujours d'actualité.

Le Professeur Hugh Pennigton, bactériologiste de renom, a déclaré que cela a été une « énorme » épidémie.

Selon Wikipédia, « Une épidémie de fièvre typhoïde, qui a touché quatre-cents personnes en 1964 en Ecosse a été attribuée, à un défaut de scellement de boites de corned-beef stérilisées, produites en Amérique du Sud. L’eau qui avait servi au refroidissement des récipients n’était pas chlorée et le vide créé lors du refroidissement a aspiré des bacilles d’Eberth (Salmonella Typhi –aa) présents dans cette eau (1).