Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Articles de la catégorie 'Salmonella'

Pas de catégorie

Danemark, des officiels ont gardé secret un autre scandale de sécurité des aliments

30
sept
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

« Danemark, des officiels ont gardé secret un autre scandale de sécurité des aliments », source The Local du 29 septembre 2014.

130 personnes environ, dont un garçon de trois ans, ont sans doute été malades à cause de Salmonella présent dans de la viande hachée dans une éclosion qui a été cachée du public jusqu’à présent.

Metroxpress a eu accès à des documents qui révèlent que de la viande bovine hachée infectée par des salmonelles multi-résistantes a été vendue par Skare, une entreprise alimentaire basée à Vejen en juin.

 a7b90e69719420190d6048269bc8bd667249db5fe2ac33c7551b72af10c5749fSkare a livré de la viande dans des magasins le 13 juin, mais n’a pas procédé à un rappel comme cela est requis par la loi, alors qu’une analyse a retrouvé le lendemain la présence de Salmonella.

Selon le Danish State Serum Institute (SSI), 19 personnes, dont un enfant de trois ans, ont déclaré avoir été malades quelques jours plus tard. Au-delà des 19 cas enregistrés, le SSI estime que j130 personnes environ pourraient avoir été rendues malades par de la viande contaminée.

« Six des 19 personnes étaient tellement malades qu’elles ont été hospitalisées », a déclaré Kåre Molbak de SSI à Metroxpress.

L’Administration vétérinaire et alimentaire du Danemark (Fødevarestrylsen) a d’abord retracé l’infection de Skare, 40 jours après que la viande ait été adressée aux magasins, mais les autorités de la sécurité des aliments n’ont pas exigé de rappel.

Ni Skare ou ni Fødevarestrylsen ne diront aux consommateurs où la viande a été vendue.

« Ce sont des informations confidentielles, dont la publication causerait un préjudice économique considérable pour la société », a écrit Fødevarestrylsen, selon Metroxpress.

Orla Zinck, experte en sécurité des aliments, a qualifié la décision des autorités de « scandale aux proportions inimaginables ».

« Les actes de Fødevarestrylsen sont un danger pour la santé des consommateurs car, en dehors des considérations pour les revenus de Skare, elle ne parvient pas à rappeler la viande dangereuse et cerise sur le gâteau, on cache où elle a été vendue », a dit Zinck à Metroxpress.

Fødevarestrylsen avait également été critiqué pour la lenteur de sa réaction lors d’une éclosion de listériose qui a causé 16 décès.

Verdict de culpabilité pour les responsables de la PCA. Un avertissement pour les dirigeants de l’industrie alimentaire

29
sept
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Verdict de culpabilité pour les responsables de la PCA. Un avertissement pour les dirigeants de l’industrie alimentaire ». Il s’agit d’un article de James Marsden paru sur son blog Safety Zone le 29 septembre 2014.

contributor_111Le 19 septembre, un jury fédéral à Albany, en Géorgie, a trouvé l’ancien propriétaire de la Peanut Corporation of America, Stewart Parnell (60 ans) coupable de fraude liée à des messages électroniques, d’introduction d’aliments mal étiquetés et contaminés sur le marché et d’obstruction à la justice, en tout 67 chefs d’accusation.

Screen-Shot-2014-09-19-at-9.24.33-PMSon frère, Michael Parnell (55 ans) a été reconnu coupable de 30 chefs d’accusation. Mary Wilkerson, ancienne responsable qualité à l’usine de la compagnie à Blakely en Géorgie, a été reconnue coupable d’entrave à la justice. La date de la détermination des peines n’a pas été fixée, mais chaque chef d’accusation passible d’une peine maximale de 10 ans.

Les condamnations font suite à une éclosion de salmonellose en 2008-2009 qui a rendu malades au moins 700 personnes et a donné lieu à 9 décès. Il est intéressant de noter que les accusés n’ont pas été rendus responsables des décès lors de l’éclosion. Les accusations ont été liées à la mise en place d’un système permettant d’induire en erreur des clients de la PCA concernant les analyses de laboratoire sur la recherche de Salmonella. Il a été allégué que les rapports d’essai de laboratoire ont été fabriqués, alors qu’en fait il n’y avait pas eu d’analyses ou d’analyses positives réalisées.

Le procureur général Eric Holder a déclaré que le verdict « montre que le ministère de la justice ne renoncera jamais à poursuivre ceux qui enfreignent nos lois et compromettent la sécurité de l’approvisionnement alimentaire des États-Unis pour un gain financier. »

Du début de l’éclosion au verdict de la semaine dernière, ce cas représente le pire scénario pour l’industrie alimentaire (des Etats-Unis –aa). De toute évidence, la grande majorité des entreprises alimentaires n’enfreigne pas les lois et fait tout son possible pour produire des aliments sûrs.

De plus, la poursuite vigoureuse dans cette l’affaire devrait servir d’avertissement à toutes les entreprises alimentaires afin qu’elles prennent des mesures pour s’assurer que les produits qu’elles produisent ne soient pas mal étiquetés ou contaminés.

Dans mon expérience, il y a souvent une ligne très mince entre les sites et les procédés de transformation qui produisent régulièrement en toute sécurité, sans pathogènes dans les produits, et ceux qui sont impliqués dans des foyers, des rappels et des mesures réglementaires.

En ce jour d’audits apparemment sans fin, je suis réticent à recommander une autre évaluation de la sécurité des aliments. Pourtant, chaque fois que je suis impliqué (après le fait) dans une catastrophe en matière de sécurité des aliments, je vois que l’événement aurait pu être évité si la société avait procédé à un revue au niveau du management de ses procédés et de ses programmes de sécurité des aliments et des mesures prises pour corriger les lacunes. Cela doit inclure une évaluation approfondie de l’environnement de l’usine afin de s’assurer que la contamination par les pathogènes n’ait pas lieu après la préparation des produits et avant conditionnement.

Les verdicts de culpabilité et les commentaires du procureur général rendent cela clair, les dirigeants de l’industrie alimentaire seront tenus personnellement pour responsables si une éclosion se produit. Je crois que si l’on peut démontrer que les entreprises ont fait de bonnes choses et que des défaillances se sont produites en dépit de leurs efforts, alors des poursuites pénales sont peu probable. Le cas de la PCA démontre que lorsque le contraire se produit, les poursuites pénales sont inévitables.

J’exhorte les dirigeants alimentaires à un examen critique de leurs programmes de sécurité des aliments afin d’affirmer qu’ils utilisent les meilleures technologies disponibles pour réduire les dangers d’origine alimentaire dans leurs procédés de transformation. Ce type d’examen aurait très probablement empêché deux foyers catastrophiques récents qui ont abouti à des maladies et des décès consommateurs et des poursuites pénales, Jensen Farms et PCA.

Un examen approfondi de la sécurité des aliments contribuera à rendre les aliments plus sûrs pour les consommateurs et à réduire le risque de produits contaminés sur le marché. Ils permettront également de protéger les entreprises alimentaires et leurs employés contre les conséquences quand les choses vont mal.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

Commentaires : Comme je l’avais indiqué, plus rien ne sera comme avant ! Je retiens cet élément sur les jours d’audits sans fin et je pense à tous ceux qui en subissent régulièrement, parfois plus de 15 par an, tout en pensant à l’épée de Damoclès du rappel …

Le séquençage du génome entier de Salmonella enterica dans la détection des foyers de cas d’ alimentaires

29
sept
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Le séquençage du génome entier de Salmonella enterica dans la détection des foyers de cas d’ alimentaires » par A.J. Cann dans Microbiology Bytes.

Les bactéries comme Salmonella sont une cause fréquente de maladies infectieuses chez les animaux et l’homme. Salmonella est classiquement divisé en espèces S. bongori et S. enterica – qui est à son tour divisé en plus de 2500 sérotypes différents. Toutefois, seul un nombre limité de sérotypes est responsable de la plupart des infections. En Europe, les sérotypes les plus répandus de S. enterica isolés chez l’homme sont Enteritidis et Typhimurium, responsables de plus de 75% des cas humains de salmonellose.

salmonella1Afin de comprendre l’épidémiologie et la mise en œuvre des programmes de maîtrise, le sous-typage rapide et fiable est essentiel. Les méthodes de typage différents sont couramment utilisées comme partie centrale de la détection et de l’investigation des éclosions à Salmonella, par exemple, le sérotypage, la lysotypie, l’électrophorèse en champ pulsé (PFGE) et le multi-locus variable number of tandem repeats assay  (MLVA*). La PFGE est devenue la norme pour les investigations épidémiologiques sur les pathogènes bactériens d’origine alimentaire, y compris Salmonella. Un inconvénient de la PFGE est qu’elle n’est pas en mesure de distinguer les souches très proches parce que le faible taux de variation génétique n’a pas d’incidence significative sur la mobilité électrophorétique des fragments de restriction.

Au cours des dernières années, le coût du séquençage du génome entier a considérablement diminué et la technologie devient de plus en plus disponible pour une utilisation en routine dans le monde entier. La vitesse du séquençage diminue depuis plusieurs jours ou semaines vers dans un proche avenir, à peut-être des heures pour un génome bactérien. Cette combinaison d’un faible coût et d’une haute vitesse ouvre une opportunité pour le séquençage du génome entier de devenir très utile et pratique dans les études d’infection bactérienne, y compris l’utilisation en routine dans le diagnostic et en microbiologie de santé publique.

Une nouvelle étude évalue le séquençage du génome entier pour une éclosion typant S. enterica et le compare aux résultats obtenus en utilisant la méthode de typage classique, la PFGE. Les résultats montrent que le séquençage du génome entier seul est insuffisant pour déterminer si des souches sont liées ou non liées à des éclosions. Ceci nécessite encore la combinaison de données épidémiologiques et des résultats du séquençage du génome entier.

Evaluation of Whole Genome Sequencing for Outbreak Detection of Salmonella enterica. (2014) PLoS ONE 9(2): e87991. doi: 10.1371/journal.pone.0087991.

*MLVA signifie « multi-locus variable number of tandem repeats assay ». Cette technique se base sur la variation naturelle du nombre de séquences d’ADN répétées en tandem qui survient à de nombreux endroits différents, dits loci, dans le génome de nombreuses bactéries.

Ronde des rappels 2014 : semaine 39

26
sept
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.1307, cadmium (0,076 mg/kg) dans du Saint-Pierre (Zeus faber) du Maroc ; notification par la France. Distribution en France. Date du prélèvement, le 28 août, date de la notification, le 22 septembre …
  • Référence RASFF 2014.1313, Salmonella typhimurium (DT66a, présence dans 25g) dans des burgers surgelés d’Irlande ; alerte notifiée par l’Irlande. Distribution France, Irlande, Royaume-Uni. A noter que le prélèvement a été fait le 20 septembre et que le résultat a été connu dès le 25 septembre !

Tableau ci-dessous (à la date du 26 septembre 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 39 de 2014 par les Etats membres.

sem39_path

Rappels de steaks hachés bio pour cause de Salmonella

23
sept
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

imgresAuchan rapporte le 23 septembre 2014 sur son site Rappel Qualité :

Suite à la présence éventuelle de salmonelles, la Société ELIVIA procède au rappel de la vente des produits suivants :
Nature des produits : STEAKS HACHES BIO
Marque : La viande Bio
Dénomination de vente : STEAKS HACHES BIO 15% DE MATIERES GRASSES CONDITIONNES SOUS VIDE
Numéro de lot : B25891000
Date limite de consommation : 27 / 09 /2014
Estampille sanitaire ovale : FR 38.051.001 CE
Par mesure de précaution il est donc demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente.

NB : Quand va-t-on cesser de parler de présence éventuelle ?

Dans sa communication bien faite, ELIVIA traite du sujet de Viande hachée sous surveillance.

« Steaks hachés et viande tartare sont des produits sensibles. Chez Elivia, nous avons été les premiers à réaliser des steaks hachés frais intégrant des analyses systématiques conditionnant leur commercialisation. Le mode nécessite donc davantage d’attention et de contrôle pour garantir leur qualité sanitaire. »

L’entreprise y parle aussi de la maîtrise du risque E. coli et décrit les mesures qu’elle a mis en place, mais il ne faudrait pas oublier … Salmonella !