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Articles de la catégorie 'Salmonella'

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Myrtilles surgelées + salmonelles = rappel !

30
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

imgresAuchan informe les consommateurs le 29 juillet 2015 du rappel de produit suivant :

La société AUCHAN, lors d’un contrôle interne, a mis en évidence la présence de SALMONELLE sur le produit suivant :

  • Produit MYRTILLES SAUVAGES 450g
  • Marque : AUCHAN
  • EAN : 3596710276110
  • DLUO correspondantes : 11/2016 – 12/2016

Le produit est retiré de la commercialisation. Cependant, certains de ces produits ont été commercialisés avant la mesure de retrait. Il est donc demandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant au lot décrit ci-dessus de ne pas les consommer, de les détruire, ou de les ramener au point de vente où nous procèderons au remboursement.

Dans les rappels récents de baies surgelées en France on notera :

Commentaires. Il faut sans doute croire que le distributeur dont il est question ci-dessus ne fait pas de veille technologique, car il serait informé de l’avis de l’EFSA du 18 juin 2014, « L’EFSA évalue le risque associé à Salmonella et au norovirus dans les baies », dans lequel on peut lire :

Les précipitations, de l’eau contaminée utilisée pour l’irrigation ou pour l’application de pesticides et l’utilisation d’équipements contaminés figurent parmi les facteurs qui entraînent la contamination des baies par Salmonella et le norovirus. Ce sont les conclusions d’un avis scientifique sur les facteurs de risque qui contribuent à la contamination de baies fraîches ou congelées telles que des fraises, des framboises ou des myrtilles à différents stades de la chaîne alimentaire. L’EFSA a recommandé que les producteurs appliquent de bonnes pratiques de culture, d’hygiène et de fabrication pour réduire la contamination.

Food Safety Roundup ou Liste bibliographique en sécurité des aliments, 23

28
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

Message de CIDRAP,Center for Infectious Disease Research & Policy de l’Université du Minnesota, du 28 juillet 2015, relatif aux nouveaux documents ci-dessous sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire qui ont été ajoutés au site depuis les dernières semaines.

Foodborne Disease

E. coli

  • Prevalence, risk factors and impact on clinical outcome of ESBL producing Escherichia coli bacteraemia, voir Int J Infect Dis
  • Escherichia coli O157 outbreaks in the United States, 2003-2012, voir Emerg Infect Dis

Norovirus

  • Global age distribution of pediatric norovirus cases, voir Vaccine
  • Genetic analyses of GII.17 norovirus strains in diarrheal disease outbreaks from December 2014 to March 2015 in Japan reveal a novel polymerase sequence and amino acid substitutions in the capsid region, voir Euro Surveill
  • Emergence of a new GII.17 norovirus variant in patients with acute gastroenteritis in Jiangsu, China, September 2014 to March 2015, voir Euro Surveill

Salmonella

  • Diversity and persistence of Salmonella enterica strains in rural landscapes in the southeastern United States, voir PLoS One

Vous lavez-vous les mains après avoir cassé des œufs ?

28
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« 48% seulement des Américains se lavent les mains après avoir cassé des œufs, selon une enquête », source article de Lydia Zuraw du 28 juillet 2015 paru dans Food Safety News.

Quand il s’agit des œufs, les consommateurs américains suivent bien deux des quatre messages clés de la sécurité des aliments*, « séparer » et « refroidir » mais quand il s’agit de « nettoyer » et de « cuire », un peu plus d’éducation serait nécessaire.

Une équipe de chercheurs de RTI International, de la Tennessee State University et de la Kansas State University viennent de publier les résultats de leur enquête nationale sur les pratiques de manipulation et de consommation d’œufs en coquille dans les foyers américains publiée ce mois-ci dans le Journal of Food Protection. L’étude a été partiellement financée par le Department of Agriculture’s National Institute of Food and Agriculture.

Cracking-egg_406x250L’enquête, menée en septembre 2013, a constaté que la plupart des consommateurs achètent des œufs dans des magasins, les rangent au réfrigérateur et les conservent pendant trois à cinq semaines, comme cela est recommandé par l’USDA.

Mais beaucoup ne suivent pas les pratiques sécuritaires en matière de nettoyage et de cuisson.

Seuls 48% se lavent les mains avec de l’eau et du savon après cassage des œufs. Parce que les mains sont le principal véhicule de propagation des pathogènes dans la cuisine, l’USDA et le Partnership for Food Safety recommandent que les consommateurs se lavent les mains avant et après avoir manipulé des œufs crus.

Plus de la moitié des participants qui se font un œuf au plat ou pochent des œufs laissent les jaunes coulant, ce qui n’est pas encouragé par la Food and Drug Administration.

13% ont rapporté faire un rinçage ou un lavage des œufs avant de les cuire, une autre pratique potentiellement dangereuse en raison du risque de transfert de contamination.

L’USDA et la FDA recommandent d’utiliser un thermomètre pour aliments afin de déterminer le degré de cuisson des plats cuits au four, comme la quiche, la costarde ou le pouding (la température interne recommandée est de 71°C).

Parmi ceux qui ont dit qu’ils possédaient un thermomètre pour aliments, seulement 5% l’utilisent pour vérifier des plats aux œufs. Les deux principales raisons pour ne pas utiliser un thermomètre étaient, « je ne pensais jamais en utiliser un » et, « je ne savais pas que je devais en utiliser un pour les plats aux œufs ».

Quant à la consommation, la plupart des gens ont dit qu’ils ne mangeaient pas d’œufs crus ou des aliments fabriqués à partir d’œufs insuffisamment cuits, tels que le lait de poule, mais 25% ont rapporté consommer de la pâte à cookies crue faite maison ou de la pâte à gâteau. (pratique dangereuse s’il en est, voir ce lien –aa).

Selon les Centers for Disease Control and Prevention, Salmonella enteritidis est l’un des sérotypes les plus courants de Salmonella signalés dans le monde, et les œufs sont une source alimentaire la plus commune liée aux infections. On estime que 64% des foyers de cas d’infection causés par Salmonella enteritidis entre 1998-2008 ont été attribués à des œufs.

Les auteurs de cette enquête sur les œufs en coquille aux Etats-Unis soutiennent que la réduction des infections à Salmonella doit nécessiter que les consommateurs améliorent comment « nettoyer » et « cuire ». L’étude pourrait également aider à l’élaboration de matériels d’éducation des consommateurs.

Commentaires. Sur ce sujet la littérature abonde :

Ainsi, en France, selon l’Anses dans sa fiche Hygiène, « Le lavage des mains avec du savon avant et pendant la préparation des repas est une mesure essentielle. Elle prévient les contaminations des aliments et sa propre contamination par voie orale. Ce lavage doit avoir lieu après avoir manipulé des aliments crus (viandes et légumes) et après toute opération contaminante (après avoir été aux toilettes, après avoir changé un bébé, après avoir caressé un animal, après avoir changé la litière du chat, après avoir manipulé de la terre ou touché des objets souillés par de la terre, etc.) »

S’agissant des « Transferts des microorganismes », l’Anses indique également dans cette fiche : « Il faut considérer qu’une surface contaminée peut contaminer toutes les surfaces avec lesquelles elle entre en contact. Les mains sont le support qui permet le mieux aux micro-organismes de circuler dans la cuisine. Elles permettent aux micro-organismes d’atteindre l’aliment ou les ustensiles de cuisine. »

Dans le document très utile de l’Anses du 8 octobre 2013, Prévention des risques microbiologiques des aliments par le consommateur à son domicile : principales mesures retenues, on lit, « Concernant le lavage des mains, Kendall et al. (2004) observent sur un groupe de 70 étatsuniens que si 91% des observés se sont lavés les mains avant la préparation du repas, seulement 32% se sont lavés les mains après avoir manipulé du poulet et avant de découper des pommes destinées à être consommées crues. »

* Les quatre messages clés sont en fait cinq ! Il s’agit des cinq clés pour des aliments plus sûrs : Prenez l’habitude de la propreté

Séparez les aliments crus des aliments cuits

Faites bien cuire les aliments

Maintenez les aliments à bonne température

Utilisez de l’eau et des produits sûrs

En l’absence de site officiel des rappels, quelques rappels récents …

27
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

recall-sign-150x99Au ministère de l’agriculture, on nous invite à « Suivre en direct les alertes sanitaires partout en France ». Mais hélas, je n’ai pas trouvé traces de ces rappels ci-dessous.

1. Mis en ligne le 27 juillet 2015, mais daté du 24 juillet 2015, une affichette de rappel est communiquée par Auchan : La Société JUAN LUNA informe qu’un contrôle microbiologique a mis en évidence la présence de Listeria monocytogenes dans le produit suivant :

  • Produit SERRANO GRANDE RESERVE 90G
  • Marque : AUCHAN LE CHARCUTIER
  • EAN : 3596710409044
  • Numéro d’identification vétérinaire : ES 40.30398/VCE
  • DLC correspondante : 29/10/2015

Le produit est retiré de la commercialisation. Cependant, certains de ces produits ont été commercialisés avant la mesure de retrait. Il est donc demandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant au lot décrit ci-dessus de ne pas les consommer, de les détruire, ou de les ramener au point de vente où nous procèderons au remboursement.

Sur son site Internet, l’entreprise espagnole annonce de « hautes technologie et hygiène maximale » ainsi que de plusieurs certifications,

2. Intermarché informe sur son site rappel produits que « La société CROP’S procède aujourd’hui (27 juillet 2015 –aa) au rappel consommateurs du produit ci-dessous :

  • Produit : Griottes dénoyautées surgelées 450 g
  • Marque : Adélie
  • DLUO (à consommer de préférence avant le …) : 02/2017
  • Lot : L5049
  • Fabricant : Crop’s

Un contrôle microbiologique a mis en évidence, dans ce produit, la présence de Salmonelles. Nous vous remercions de ne pas consommer ce produit et de le rapporter dans ce magasin où il vous sera remboursé. »

3. Le 10 juillet 2015, un internaute me signale sur ce site le rappel de tapenade verte pour cause de présence de verre. Effectivement, Auchan rapporte ce rappel : « Suite à la présence de verre dans le produit Tapenade Verte PUGET 90g, la marque PUGET procède au rappel du produit suivant :

  • Dénomination : Tapenade Verte PUGET
  • Poids : 90g
  • EAN : 3265477928005
  • Numéros de lots concernés : L 14286
  • DLUO : 10/2016

Ces produits ont été commercialisés sur tout le territoire national dans les magasins de différentes enseignes. Il est donc recommandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant au lot décrit ci-dessus de ne pas les consommer et de les détruire, ou de se les faire rembourser. »

Mais ça c’était le 10 juillet 2015 ! Le 27 juillet 2015, extension du rappel ou bis repetita, Auchan nous informe que Par mesure de précaution, un RAPPEL PRODUIT est effectué sur :

  • Tapenade Verte PUGET 90g
  • EAN 13 : 3265477928005
  • N° de lot : L15044 Toutes les heures
  • DLUO : 02/2017

Motif : Présence potentielle de bris de verre (le numéro de lot et la DLUO sont indiqués sur le couvercle du pot). Nous vous remercions de bien vouloir détruire ces produits ou les rapporter en magasin.

A noter que Carrefour également procède au rappel ainsi qu’Intermarché !

Sur les sites de Lesieur et la boutique Lesieur, pas d’information sur ces rappels et pas d’information du tout sur la tapenade verte qui semble avoir mystérieusement disparue …

4. Communiqué du 27 juillet 2015. « Suite à la suspicion de présence d’un morceau de verre dans un produit, AUCHAN procède au rappel du produit suivant :

  • Cidre Bouché de Normandie DOUX 75cl –
  • Les Vergers du Patrimoine
  • EAN : 3 254 560 038 349
  • Lot concerné : L 1516070

Nous demandons aux personnes concernées qui auraient acheté ce produit, de ne pas le consommer et de le rapporter au point de vente. Il vous sera remboursé immédiatement. »

Une étude chez les poulets pour mieux comprendre la transmission par Salmonella fait une nouvelle découverte

23
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Une étude chez les poulets pour mieux comprendre la transmission par Salmonella fait une nouvelle découverte », source article de James Andrews du 23 juillet 2015 paru dans Food Safety News.

Salmonella, qui est la bactérie la plus courante causant des maladies d’origine alimentaire dans le système alimentaire des États-Unis, est encore très peu connu sur le processus précis par lequel la bactérie contamine et se transmet à ses porteurs les plus répandus, les poulets.

Chicken-feed_406x250Une nouvelle étude de l’université de l’Arkansas, cependant, a pour objectif de combler ce manque de connaissances sur la façon dont Salmonella infecte un si grand pourcentage de volailles.

Si les chercheurs peuvent décrire le processus, les scientifiques en sécurité des aliments ont une meilleure chance de développer une méthode pour l’arrêter dans son élan et empêcher de se propager, a déclaré Yichao Yang, chercheur principal de l’étude et doctorante au Department of Poultry Science.

Pour atteindre l’objectif de cartographier clairement le processus de transmission de Salmonella dans les troupeaux, Yang a conçu un nouveau programme d’essais. Les essais sont encore à leur stade préliminaire, a-t-elle dit à Food Safety News, mais il y a déjà des résultats intéressants.

Utilisant six souches uniques de Salmonella avec un code spécifique d’identification de l’ADN et un groupe de poulets porteurs de chacune des souches uniques, les chercheurs ont travaillé à cartographier comment les bactéries se déplacent dans un troupeau exempt de Salmonella.

Ainsi, des groupes de poulets porteurs ont été infectés par des bactéries via l’une des trois méthodes : par voie orale (directe, avec la moitié recevant une dose élevée et l’autre moitié une faible dose), par l’alimentation (pour une moitié, des souches sont ajoutées à des doses élevées, pour l’autre moitié à de faibles doses), ou bien via l’approvisionnement en eau (également avec une moitié recevant des doses élevées, l’autre moitié ayant de faibles doses).

Les groupes infectés ont été séparés avec six poulets dans chaque groupe.

En d’autres termes, six poulets ont été infectés par voie orale, six autres ont été infectées par leur alimentation et encore un autre groupe de six a été infecté par leur approvisionnement en eau. Et chaque souche de Salmonella spécialisé avait un « code à barres » de l’ADN pour que les chercheurs puissent les suivre car Salmonella interagit avec le troupeau.

Chaque groupe de six poulets infectés a ensuite été placé avec 10 autres poulets supplémentaires exempts de Salmonella, composant ainsi des troupeaux de 16 poulets, prêts à partager leurs bactéries avec leur code-barres avec un autre poulet.

Dans le groupe ayant reçu une transmission orale, les poulets non infectés sont devenus infectés par une souche de Salmonella qui a été donnée à une dose élevée. Mais si le poulet a été infectée par une faible dose de Salmonella, il devient alors infecté par des souches supplémentaires.

Les deux autres groupes ont eu un résultat sensiblement différent. La souche de Salmonella administrée à fortes doses a infecté initialement les poulets d’abord dans des proportions égales. Avec le temps, plus avec une faible dose, Salmonella est entré dans le troupeau, et les souches a commencé à se partager sur un pied d’égalité parmi le troupeau.

L’équipe de recherche travaille toujours pour cartographier exactement comment chaque infection se répand et envisage de procéder à d’autres essais avec de plus grands troupeaux. En attendant, ils ont fait au moins une nouvelle découverte : les poulets peuvent être infectés par plus d’une souche de Salmonella.

Auparavant, la recherche sur Salmonella dans les troupeaux suggérait qu’une fois qu’un poulet a été colonisé par une souche de Salmonella, cette souche empêcherait les autres de coloniser encore le poulet. Ceci est connu comme la théorie de l’inhibition de la colonisation, a dit Yang.

Mais, selon cette étude, les poulets peuvent en effet être infectés par plus d’une souche unique.

Sachant que leur étude préliminaire a déjà conduit à une nouvelle découverte liée à la transmission de Salmonella dans les troupeaux, cela a rendu Yang et son équipe encore plus optimistes pour faire de nouvelles découvertes. L’objectif final est d’aider à réduire la propagation de Salmonella chez les poulets et, mais aussi chez l’homme.

« Si nous savons exactement comment Salmonella se transmet dans les poulets nous serons alors en mesure de savoir comment il va venir dans le troupeau », a déclaré Yang. « Nous croyons que nous pouvons arrêter la transmission si nous savons comment cela se produit et donc interrompre le transfert dans la chaîne alimentaire humaine. »