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Articles de la catégorie 'Salmonella'

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Selon la cour de justice de l’UE, « Les vendeurs de volaille au détail peuvent être sanctionnés si la viande fraîche qu’ils vendent est contaminée par des salmonelles »

13
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Volaille.

L’Europe n’est pas les Etats-Unis, car en Europe, on ne plaisante pas avec la présence de Salmonella dans les poulets au stade de la distribution !

Un communique de presse n°150/14 de la Cour de justice de l’Union européenne (Arrêt dans l’affaire C-443/13, Ute Reindl/Bezirkshauptmannschaft Innsbruck) rapporte que « Les vendeurs de volaille au détail peuvent être sanctionnés si la viande fraîche qu’ils vendent est contaminée par la salmonelle ».

En effet, la viande fraîche de volaille doit remplir le critère microbiologique lié à la salmonelle à tous les stades de la distribution, y compris celui de la vente au détail.

salmonella_freeMadame Ute Reindl est gérante d’une succursale autrichienne qui appartient à une société active dans le commerce de détail alimentaire (MPREIS Warenvertriebs GmbH). En 2012, un organisme de contrôle des denrées alimentaires a prélevé, dans la succursale, un échantillon de poitrine de dinde fraîche sous vide, produite et conditionnée par une autre entreprise (MPREIS n’étant intervenue qu’au stade de la distribution). L’échantillon était contaminé par la salmonelle et était donc « impropre à la consommation humaine » au sens du droit de l’Union. Les autorités autrichiennes ont engagé des poursuites à l’encontre de Madame Reindl pour non-respect des règles alimentaires et lui ont infligé une amende. Madame Reindl contestant l’amende, l’Unabhängiger Verwaltungssenat Tirol (chambre administrative indépendante du Tyrol, Autriche) s’interroge sur l’étendue de la responsabilité des exploitants du secteur alimentaire, lorsque ceux-ci n’exercent des activités qu’au stade de la distribution.

Dans son arrêt de ce jour, la Cour de justice déclare que les viandes fraîches de volaille visées par le droit de l’Union doivent remplir le critère microbiologique lié à la salmonelle à tous les stades de la distribution, y compris celui de la vente au détail. À cet égard, la Cour relève que le critère microbiologique s’applique aux « produits mis sur le marché pendant leur durée de conservation ». La notion de « produits mis sur le marché » vise des denrées alimentaires (telles que la viande fraîche de volaille) qui sont détenues en vue de leur vente, de leur distribution ou de toute autre forme de cession, ce qui englobe ainsi la vente au détail. En outre, ne pas imposer le respect du critère microbiologique à tous les stades de la distribution (y compris celui de la vente au détail) reviendrait à mettre à mal l’un des objectifs fondamentaux de la législation alimentaire, à savoir l’obtention d’un niveau élevé de protection de la santé humaine.

La Cour de justice déclare par ailleurs que les exploitants du secteur alimentaire dont les activités se situent uniquement au stade de la distribution peuvent être sanctionnés par une amende pour avoir mis sur le marché une denrée alimentaire qui ne respecte pas le critère microbiologique. En effet, il ressort du droit de l’Union que les États membres doivent fixer des sanctions en cas de violation de la législation alimentaire, ces sanctions devant être effectives, proportionnées et dissuasives. La Cour juge que le régime d’amendes mis en place par le droit autrichien peut contribuer à atteindre l’objectif fondamental de la législation alimentaire (à savoir un niveau élevé de protection de la santé humaine), la juridiction de renvoi devant cependant s’assurer que ce régime satisfait au critère de proportionnalité.

Commentaires : On a hâte de savoir quelles seront, pour la France, les sanctions en cas de violation de la législation alimentaire, ces sanctions devant être effectives, proportionnées et dissuasives. Cela me rappelle ce que réclamait déjà la Cour des comptes, voir France : Des failles dans le contrôle des aliments ?

Je pense que ce qui est valable ici pour Salmonella dans la volaille doit l’être aussi pour les autres pathogènes dans la volaille et les autres denrées alimentaires. A bon entendeur, salut !

Le poulet, le chlore, les Etats-Unis, la France, l’UE et le consommateur

13
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Volaille.

poulet_chloreCBS New-York du 12 novembre 2014 traite d’un sujet, dont on entend parler dans certains milieux politiques en France notamment, « Votre poulet a-t-il un goût de chlore ? » (Is Your Chicken Being Served With A Side Of Chlorine?)

Lorsqu’il se agit de poulets Michelle Guidi les préfère élevés sans hormones, sans antibiotique et bio.

« Je nourris mes enfants et mon mari », dit-elle à Elise Finch de CBS2. « C’est ma famille, donc je tiens à les nourrir avec des produits les plus sains ».

Mais a-t-elle vérifié afin de s’assurer que le poulet était sans chlore ?

« Non, je ne l’ai pas fait », dit-elle.

La plupart des usines de volailles (aux Etats-Unis –aa) plongent les poulets fraîchement abattus (après plumaison –aa) dans des bains de refroidissement.

« Nous avons besoin d’obtenir très rapidement cette température basse », a expliqué Tom Super du National Chicken Council.

HangingChickensMainLes bains contiennent souvent des produits chimiques antimicrobiens qui peuvent inclure du chlore.

« Il est fortement dilué dans de l’eau de façon à tuer les pathogènes qui pourraient être présents, comme Salmonella », dit Super.

Une petite quantité est absorbée dans la viande.

« Oui, je utilise l’eau de Javel pour nettoyer mon linge blanc », a dit Guidi. « Mes enfants nagent dans de l’eau chlorée. Mais l’ingérer et le manger ? Je sens un peu d’appréhension. »

Les services réglementaires fédéraux disent que l’utilisation du chlore est sûre et efficace dans le traitement des volailles, en expliquant que des études montrent qu’une fois le chlore a atteint les poulets, il se décompose en sous-produits sûrs.

Mais la plupart des responsables européens sont en désaccord avec cela.

Un parti politique français montre des personnes vêtues de costumes de poulet, représentant les poulets américains se baignant dans l’eau de la piscine.

La crainte est que le chlore provoque le cancer.

« Ils opèrent selon ce qu’on appelle le principe de précaution », a déclaré Tony Corbo, un lobbyiste à l’organisation d’intérêt public sans but lucratif, Food & Water Watch. « Depuis il y a une controverse sur l’utilisation du chlore et d’autres produits chimiques dans le traitement des volailles, ils ont décidé de mettre nos volailles hors de chez eux. »

Les pays de l’Union européenne ont interdit le poulet américain pendant près de deux décennies, ce qui coûte aux éleveurs américains de volailles des centaines de millions de dollars chaque année.

« Malheureusement, c’est une question sur laquelle la science politique l’a emportée sur des principes scientifiques éprouvés », a dit Super.

Maintenant, les gens s’orientent vers une approche différente, celle utilisée en Europe et dans quelques usines américaines, où les poulets fraîchement abattus (après plumaison –aa) sont refroidis par de l’air pulsé très froid pendant plusieurs heures pour abaisser leur température corporelle et pour tuer les pathogènes.

Le poulet « refroidi par de l’air pulsé » coûte environ 2 dollars de plus par 0,5 kg, mais les fans de l’approche disent ça vaut le coup.

« Si ce est le bon choix pour la santé de ma famille, je serais prêt à payer plus d’argent pour cela », a déclaré Guidi.

Un état des lieux des notifications au RASFF pour les produits alimentaires d’origine France en 2014 : à propos de la présence de micro-organismes pathogènes

10
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Virus, Volaille.

rasff_aaIl est clair que le ministre de l’agriculture, de la l’alimentation et de la communication du gouvernement, etc., ne doit pas ou ne peut pas savoir ce que sont des pathogènes alimentaires, sinon il commencerait à se poser quelques questions sur leur présence depuis au moins deux ans …

Le blog, toujours soucieux de l’informer, lui signale les données ci-après empruntées au RASFF, le réseau d’alerte rapide des Etats membres pour les pathogènes présents dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux, concernant les produits alimentaires et les aliments pour animaux ayant pour origine la France :

2014 : déjà 61 notifications !

  • Salmonella, 27 dont 14 dans la volaille, 2 dans la viande et 2 dans des produits laitiers
  • Listeria, 17 dont 10 dans des fromages et des produits laitiers
  • Escherichia coli, 14 comportant 9 STEC dont 8 dans des fromages au lait cru
  • Norovirus, 5 dans des coquillages
  • Campylobacter, 2

2013 : 61 notifications

  • Salmonella, 17 dont 11 dans la volaille et 4 dans la viande
  • Norovirus, 15 dont 13 dans des huîtres
  • Listeria, 16 dont 11 dans des fromages au cru
  • Escherichia coli, 8 dont 2 STEC dans des fromages au lait cru
  • Bacillus cereus, 2
  • Virus de l’hépatite A, 2
  • Clostridium botulinum, 1
  • Campylobacter, 2

Les résultats des années précédentes pour les notifications au RASFF pour la présence de micro-organismes pathogènes dans les produits alimentaires d’origine France : 45 en 2012, 55 en 2011 et 46 en 2010. On peut sans se tromper une certaine évolution avec les années 2013 et 2014, causes économiques, maîtrise insuffisante des pathogènes dans les entreprises, non maîtrise de la chaîne du froid , pas assez de contrôles par les services officiels, etc.

D’autres Etats membres font mieux que nous en termes de notifications au RASFF pour la présence de micro-organismes pathogènes : l’Allemagne, 82 notifications et la Pologne, 65 notifications. Les Pays-Bas, 60 notifications, font comme nous. Mais le Royaume-Uni n’a que 12 notifications et la Belgique, 35 notifications.

L’Allemagne semble être bien placer pour être le pays sera en tête avec le plus de notifications de pathogènes au RASFF concernant des produits alimentaires ayant pour origine l’Allemagne.

Peux-t-on consommer sans risque des oeufs à la coque quand on est enceinte ou chez un nourrisson, la question est désormais posée au Royaume-Uni !

9
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

« Avez-vous besoin d’une évaluation des risques pour appuyer cela ? Les producteurs britanniques disent que les œufs à la coque sont ‘désormais sûrs pour les femmes enceintes et les nourrissons », dit Doug Powell du barfblog dans un article du 9 novembre 2014.

Ce me semble-t-il un peu plus compliqué …

Ce ne sont pas des recommandations officielles de la santé du Royaume-Uni, mais selon une nouvelle étude publiée dans le Journal of Health Visiting, la Dr Juliette Gray, nutritionniste, a déclaré que les mères peuvent mettre involontairement leurs enfants face à un plus grand risque d’allergie par une stratégie d’évitement.

runny.boiled.egg_Elle a dit que la recherche suggère l’introduction tardive d’allergènes alimentaires potentiels, tels que les œufs pendant le sevrage et que cela peut réellement être contre-productif.

En revanche, l’introduction de ces aliments pendant l’allaitement, entre les âges de 4-7 mois, pourrait protéger contre le développement des allergies à ces aliments.

La Dr Gray a dit que deux essais sont en cours pour vérifier si les travaux d’approche et deux comités gouvernementaux examinent aussi les conseils courants sur l’alimentation du nourrisson et l’allergie alimentaire.

Elle a dit « Les œufs sont très nutritifs, contenant des nutriments clés, dont des protéines de haute qualité, de la vitamine D, du sélénium, de la choline et des acides gras oméga-3, acides gras, dont plusieurs ne sont pas retrouvés dans de nombreux autres aliments. »

« Notre étude a conclu que les mamans et leurs bébés peuvent être encouragés à manger des œufs, car cela pourrait avoir un effet positif en termes d’apport nutritionnel et peuvent également aider à la tolérance immunitaire des œufs. »

Dans son résumé, elle dit que « L’article examine les preuves pour étayer le conseil dans le cadre tant de la sécurité microbiologique des œufs et des risques d’allergie aux œufs dans ces groupes, et il présente une nouvelle analyse des données nationales représentatives de l’alimentation du nourrisson et examine les dernières données sur la composition nutritionnelle des œufs britanniques dans le contexte de l’alimentation maternelle et infantile. »

Le British Egg Industry Council (BEIC) a dit que le lancement d’un strict code de pratiques il y a 15 ans a été un tel succès que Salmonella a été « effectivement éliminé », à 90% des œufs britanniques qui sont désormais pondus par des poules vaccinées contre Salmonella. Chaque œuf est marqué avec un lion et une date de péremption indiquée sur la coquille.

NHS Choices conseille toujours aux femmes enceintes d’éviter de consommer des œufs à la coque, ou de les donner à des bébés après le sevrage en raison du risque de Salmonella.

Et seulement une petite partie des bébés âgés de six mois reçoivent des œufs en raison de problèmes d’allergie.

En France, selon l’INPES, Guide nutrition pendant et après la grossesse, au sujet des œufs, « ils peuvent héberger des salmonelles (notamment Salmonella enteritidis) à la surface de la coquille, ou, plus rarement, dans le jaune. Il est recommandé d’utiliser des œufs dont l’origine est connue (catégorie A) pour la préparation de recettes à base d’œufs crus (mayonnaise, certaines pâtisseries) et les œufs à la coque et surtout de ne pas conserver ces préparations, qui doivent être consommées immédiatement. Les préparations du commerce (mayonnaise par exemple), dont la formulation est conçue pour limiter le risque de multiplication bactérienne, peuvent être utilisées. Lorsque l’origine des œufs n’est pas garantie, il est nécessaire de les consommer bien cuits. »

A suivre …

Typage de Salmonella et qualité des essais : Une majorité de laboratoires participants de l’UE ont eu de bons résultats

7
nov
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Classé dans Contamination, Curiosité, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

salmonella1« Salmonella et évaluation externe de la qualité des essais : la majorité des laboratoires participants de l’UE ont eu de bons résultats concernant le typage », source ECDC du 6 novembre 2014.

L’ECDC a publié les résultats de la cinquième phase du système d’évaluation externe de la qualité (External Quality Assessment pour EQA) concernant Salmonella pour le typage de Salmonella enterica spp. enterica (voir les résultats dans EQA-5). L’EQA couvre les méthodes d’électrophorèse en champ pulsé (PFGE) et la méthode MLVA, pour Multiple Locus Variable number tandem repeat Analysis, (MLVA). 24 laboratoires ont participé à l’EQA-5 qui a eu lieu d’octobre 2013 à mars 2014.

L’objectif de l’EQA-5 était d’évaluer la qualité de la PFGE normalisée et la comparabilité des résultats des essais recueillis entre les laboratoires et les pays participants. L’exercice portait sur la production de gels de PFGE de haute qualité, la normalisation des images de la PFGE et l’interprétation des résultats définitifs. L’objectif était de déterminer et d’assurer la qualité et l’intégrité des résultats par MLVA de S. Typhimurium dans chaque laboratoire participant. Par conséquent, l’EQA couvre à la fois la procédure du laboratoire et l’analyse correcte des données (étalonnage des données brutes en profils MLVA selon la nomenclature).

Un total de 24 laboratoires ont participé à au moins une partie d’EQA-5 : 22 laboratoires (92%) ont produit des résultats sur la PFGE (format TIFF) parmi lesquels 16 laboratoires (73%) ont aussi été analysés avec le logiciel BioNumerics et 14 laboratoires (58%) ont produit des résultats avec la méthode MLVA. Douze laboratoires (50%) ont répondu aux deux parties de l’EQA.

La PFGE est encore l’étalon-or pour un typage hautement discriminatoire de Salmonella et la seule méthode moléculaire générique pour typer tous les sérotypes de Salmonella. La majorité (82%) des laboratoires a réussi à produire un gel électrophorétique de qualité suffisante pour permettre aux profils d’être comparé avec les profils obtenus par d’autres laboratoires.

La méthode MLVA pour le typage de S. Typhimurium est une assez nouvelle méthode qui est de plus en plus utilisée au cours de la dernière décennie, car c’est une procédure rapide avec un faible coût qui offre une grande discrimination pour l’un des sérotypes de Salmonella les plus répandus. Étant donné que cette méthode n’est reconnue à l’échelle internationale que depuis quelques années et qu’elle nécessite un accès à un équipement spécialisé (électrophorèse capillaire), il est prometteur que la moitié des laboratoires ait choisi de participer à la MLVA EQA. Soixante et onze pour cent des laboratoires ont rapporté des profils MLVA corrects pour toutes les souches et 93% ont trouvé le bon profil pour au moins neuf des dix souches.

Surveillance de la salmonellose

La salmonellose est la deuxième maladie zoonotique la plus fréquemment signalée dans l’UE, avec un total de 91 034 cas de salmonellose signalés par les 27 États membres de l’UE en 2012. Depuis 2007, l’ECDC est responsable pour l’ensemble de l’UE de la surveillance de la salmonellose, notamment en facilitant la détection et l’investigation des éclosions d’origine alimentaire.