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Articles de la catégorie 'Salmonella'

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Salmonella résistant aux antibiotiques dans la viande aux Etats-Unis, danger imminent ou opportunité ?

22
juin
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

« Salmonella résistant aux antibiotiques dans la viande aux Etats-Unis, danger imminent ou opportunité ? » Il s’agit d’un article de James Marsden paru le 22 juin sur son blog Safety Zone.

Il en avait déjà été question dans CDC : Augmentation de la résistance aux antibiotiques chez certains sérotypes de Salmonella.

Antibiotic-pill-300x200Voici ce nouvel éclairage de Jim Marsden …

John F. Kennedy a observé que lorsqu’il est écrit en chinois, le mot « crise » est composé de deux caractères. L’un représente le danger et l’autre représente l’opportunité. Je crois que l’industrie de la viande et de la volaille peut être confronté à une crise liée à l’augmentation de la résistance aux antibiotiques associés à Salmonella et à Campylobacter. Cette crise est en effet lourde de dangers et d’opportunités.

Les données du système national de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (National Antimicrobial Resistance Monitoring System) soulève des inquiétudes au sujet de ces deux pathogènes.

Selon le rapport, la résistance au sérotype commun (L 4,[5],12:i:-) de Salmonella a plus que doublé, passant de 18% en 2011 à 46% en 2013. Cette souche de Salmonella a été liée à l’exposition aux animaux et à la consommation de viande de porc et de bœuf, dont des viandes achetées d’activités en direct sur des marchés d’animaux vivants.

Salmonella Enteritidis, le sérotype de Salmonella le plus courant représentaient 36% des infections résistantes à l’acide nalidixique. La résistance à l’acide nalidixique est liée à une diminution de la sensibilité à la ciprofloxacine, un antibiotique de la famille des fluoroquinolones largement utilisé. Les investigations du CDC ont montré que de nombreuses infections à Salmonella Enteritidis résistants à l’acide nalidixique sont acquises au cours d’un voyage à l’étranger.

Les sérotypes de Salmonella, Dublin, Heidelberg, Newport, et Typhimurium représentaient plus de 67% des infections résistantes à la ceftriaxone. Quinze pour cent du sérotype Heidelberg étaient résistants à la ceftriaxone.

Le rapport cite aussi la résistance à la ciprofloxacine chez Campylobacter jejuni, la plus commune des espèces isolées chez l’homme. La résidence n’a pas montré d’augmentation, mais reste élevé à 22%.

On suppose que l’utilisation d’antibiotiques médicalement importants comme facteur de croissance chez les animaux producteurs de denrées alimentaires est à l’origine de l’augmentation de la résistance aux antibiotiques. En conséquence, de nombreuses entreprises prennent des mesures pour freiner leur utilisation des antibiotiques humains dans l’alimentation animale. Ces entreprises comprennent des géants des aliments Tyson Foods, Foster Farms, Walmart, Pilgrim’s Pride et McDonald’s.

Récemment, la Maison Blanche a annoncé un plan sur cinq ans pour éliminer l’utilisation de certains antibiotiques de l’alimentation animale en 2020.

Du côté de l’opportunité, nous pouvons espérer que la lutte contre l’utilisation des antibiotiques humains chez les denrées alimentaires d’origine animale va stopper la montée de la résistance aux antibiotiques. Si elle ne le fait pas, la crise sera encore plus importante.

Il y a aussi des possibilités de réduire la présence de Salmonella et de Campylobacter dans les produits carnés et avicoles en employant des interventions efficaces avant abattage et de meilleurs contrôles et des interventions lors de l’abattage et la transformation. Les progrès réalisés au cours des dernières années dans la lutte contre E. coli O157:H7 chez le bœuf prouve que la contamination par des pathogènes dans les produits carnés crus peut être substantiellement réduite.

Une note plus triste, le Dr Scott Russell, professeur à l’université de Géorgie ne sera plus la tête de la lutte contre Salmonella et Campylobacter. Il est décédé le 31 mai. Le Dr Russell va beaucoup nous manquer.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

CDC : Augmentation de la résistance aux antibiotiques chez certains sérotypes de Salmonella

10
juin
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande, Volaille.

« CDC : Augmentation de la résistance aux antibiotiques chez certains sérotypes de Salmonella », source Food Safety News du 9 juin 2015.

La résistance aux antibiotiques dans certains types d’infections à Salmonella est en augmentation.

laboratory-testing-406Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) a publié des données mardi sur la résistance des pathogènes d’origine alimentaire à partir d’isolats humains.

Le système national de la surveillance de la résistance aux antimicrobiens (NARMS ou National Antimicrobial Resistance Monitoring System) suit l’évolution de la résistance aux antibiotiques de six types de germes communs d’origine alimentaire retrouvés chez des personnes malades, les viandes en distribution et les animaux d’élevage. En 2013, le NARMS a testé plus de 5 000 germes provenant de personnes malades vis-à-vis de la résistance aux antibiotiques et les a comparé avec les données des années précédentes pour évaluer les changements des profils de résistance.

La multirésistance (résistance à 3 ou plusieurs classes d’antibiotiques) chez Salmonella dans son ensemble est demeurée stable, se maintenant à 10% des infections.

Mais la résistance varie en fonction du sérotype.

Salmonella Enteritidis, le sérotype de Salmonella le plus commun, représentait 36% des infections résistantes à l’acide nalidixique (la résistance à l’acide nalidixique est liée à une diminution de la sensibilité à la ciprofloxacine, une fluoroquinolone largement utilisée).

Les sérotypes de Salmonella, Dublin, Heidelberg, Newport, et Typhimurium représentaient plus des deux tiers des infections résistantes à la ceftriaxone.

La plupart inquiétant a été que 46% du sérotype commun de Salmonella appelé I 4,[5],12:i:- étaient résistants à plusieurs antibiotiques en 2013. C’est plus du double du taux de résistance de 18% en 2011. La maladie humaine avec ce sérotype a été liée à l’exposition à des animaux et à la consommation de viande de porc ou de boeuf, dont des viandes achetées sur des marchés d’animaux vivants.

Les données de 2013 ont aussi montré qu’il y a peu de changement dans la résistance de Campylobacter aux fluoroquinolones. Par exemple, la résistance à la ciprofloxacine chez Campylobacter jejuni, l’espèce la plus commune isolée chez l’homme, reste élevée, à 22%, et la résistance aux macrolides à Campylobacter coli a doublé, passant de 9 à 18%.

La plupart des infections à Salmonella et à Campylobacter causent des maladies diarrhéiques qui disparaissent en une semaine sans antibiotiques. Ces germes peuvent aussi provoquer une infection du sang et d’autres zones. Dans les infections plus graves, et quand les germes sont résistants, les antibiotiques peuvent être inefficaces, ce qui augmente la probabilité d’une maladie grave.

Chaque année, les infections résistantes aux antibiotiques provenant de pathogènes d’origine alimentaire causent environ 440 000 cas de maladies aux Etats-Unis.

A propos du rappel de jambon de Bayonne sous atmosphère protectrice pour cause de présence de salmonelles

5
juin
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Classé dans Contamination, Curiosité, Rappel, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

2428_1_MAuchan annonce sur son site Internet ke 5 juin 2015 : La « Société AOSTE SNC » procède aujourd’hui au retrait de la vente de jambon de Bayonne Fines et Fondantes 100g AOSTE suite à la mise en évidence de Salmonelles. Il s’agit du lot portant les caractéristiques suivantes :

  • Nature du Produit : Jambon de Bayonne Fines et Fondantes AOSTE 6 Tranches 100G
  • Marque : Aoste
  • Présentation : tranches de jambon de Bayonne conditionnées sous atmosphère protectrice
  • EAN : 3449865230400
  • DLC ou DLUO : 25/08/15
  • Numéro de lot : 2708696

L’ensemble du lot est retiré de la commercialisation. Certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait. Il est donc recommandé aux personnes qui auraient acheté des produits appartenant au lot décrit ci-dessus sur la période du 28/05/15 au 05/06/15 de ne pas les consommer et de les détruire ou de se les faire rembourser.

Mais au fait qu’en est-il de la relation entre atmosphère protectrice et pathogènes.

Selon le site EUFIC, Le conditionnement sous atmosphère modifiée (MAP) n’est qu’une façon de garantir la sécurité d’un produit. Il limite la multiplication de bactéries aérobies et de moisissure en retirant l’air qui est nécessaire pour leur croissance. Cependant, il y a toujours des microorganismes (également pathogènes) qui pourraient croître dans ces conditions, parce qu’ils n’ont pas besoin d’air. La multiplication de ceux-ci est contrôlée par plusieurs mesures comme la réfrigération, limitant la quantité d’eau nécessaire pour la multiplication, l’ajout de conservateurs, etc., selon la nature du produit. Cependant, une bonne préparation des aliments pour la consommation joue un rôle important pour empêcher les maladies véhiculées par la nourriture et des règles d’hygiène générales et instructions spécifiques (si nécessaires) doivent donc être appliquées.

D’un point de vue technique, le conditionnement sous atmosphère modifiée repose sur l’altération de la composition des gaz en contact avec la nourriture en remplaçant l’air par un seul gaz ou un mélange de gaz, une atmosphère unique est créée pour ce produit, qui est en général enrichie en CO2 et appauvrie en O2. Cette atmosphère favorable ralentit l’activité métabolique du produit à un niveau très faible et le conditionnement sous atmosphère modifiée permet donc la conservation de produits très périssables pendant des périodes prolongées. Il est alors associé à un stockage à faible température, moins de 3°C.

La DGCCRF propose un document sur la conservation des aliments. En préambule, on peut lire :

Les traitements de conservation appliqués aux aliments visent à préserver leur comestibilité et leurs propriétés gustatives et nutritives en empêchant le développement des bactéries, champignons et microorganismes qu’ils renferment et qui peuvent dans certains cas entraîner une intoxication alimentaire.

Ah bon !

Le document indique par ailleurs ce qui suit à propos du conditionnement sous atmosphère modifiée :

Lors du conditionnement dans un emballage étanche, l’air qui entoure la denrée alimentaire est remplacé par un gaz ou un mélange gazeux, qui dépend du type de produit, et permet de prolonger la durée de vie de celui-ci. Cette technique de conservation est associée à un stockage à basse température. Une mention inscrite sur l’étiquetage indique : « conditionné sous atmosphère protectrice ».

Prolonger la durée de vie du produit, pourquoi pas ? Mais si c’est pour permettre la croissance des pathogènes, je ne suis pas d’accord ! Les durées de vie les plus courtes ne sont-elles pas les meilleures ?

Enfin last but not the least, le site Internet de l’entreprise, Aoste Food Service, communique sur ses engagements de sécurité et de pérennité sur la sécurité des aliments, en ces termes :

Des process de fabrication définis, respectés pour garantir des produits sains et sûrs, adaptés à vos attentes : des modes opératoires appliqués sur l’ensemble de nos sites de fabrication agréés par les autorités sanitaires françaises, certifiés par des organismes tierce partie. Des plans de contrôle définis pour qualifier et évaluer nos produits (plus de 550000 analyses microbiologiques et physicochimiques réalisées par an).

Visiblement ce produit est passé au travers des nombreuses analyses ou bien, plutôt que d’en faire beaucoup, il faut sans doute en faire les bonnes …

Salmonella et tournoi de hockey sur glace

31
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

« Une éclosion à Salmonella a frappé un tournoi junior de hockey sur glace en Lettonie », source Food Safety Watch du 29 mai 2015.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a publié une mise à jour épidémiologique sur une éclosion comprenant plusieurs pays au sujet de cas d’infections à Salmonella Enteritidis qui ont affecté des joueurs juniors de hockey sur glace participant à un compétition en Lettonie.

doug.hockey.goalie-300x243Les autorités sanitaires finlandaises ont, les premières, rapporté une éclosion de salmonellose parmi des joueurs participant à la Coupe de Riga en avril. Environ 5 000 joueurs de 19 pays ont participé au tournoi du 27 mars au 26 avril. Au 22 mai, 42 équipes ont rapporté 187 cas parmi six pays différents (Estonie, Finlande, Lituanie, Norvège, Suède et Royaume-Uni).

La souche de l’éclosion à Salmonella Enteritidis phage type 1 avec un profil MLVA (Multiple-Locus Variable-Number Tandem Repeat Analysis) rare.

Les équipes affectées ont séjourné dans quatre hôtels différents de Riga, mais tous ont mangé les repas de l’organisation dans les quatre salles où les matchs du tournoi ont eu lieu. Une source commune d’exposition n’a pas été encore identifiée et les analyses microbiologiques faites par les autorités sanitaires de Lettonie ont donné des résultats négatifs, mais l’ECDC estime que cela est dû une source ponctuelle de l’éclosion.

Un rapport d’enquête préliminaire a été publié dans la revue Eurosurveillance le 21 mai 2015.

Food Safety Roundup ou Liste bibliographique en sécurité des aliments, 22

28
mai
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Message de CIDRAP, Center for Infectious Disease Research & Policy de l’Université du Minnesota, du 28 mai 2015, relatif aux nouveaux documents ci-dessous sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire qui ont été ajoutés au site depuis les dernières semaines.

Foodborne Disease

  • Preliminary incidence and trends of infection with pathogens transmitted commonly through food, voir MMWR
  • Bacterial enteric infections detected by culture-independent diagnostic tests – FoodNet, United States, 2012-2014, voir MMWR
  • Correlations between climatic conditions and foodborne disease, voir Food Res Int

E. coli

  • Gut colonization of healthy children and their mothers with pathogenic ciprofloxacin-resistant Escherichia coli, voir J Infect Dis

Campylobacter

  • Campylobacteriosis outbreak associated with consuming undercooked chicken liver pate – Ohio and Oregon, December 2013-January 2014, voir MMWR
  • Fecal shedding of thermophilic Campylobacter in a dairy herd producing raw milk for direct human consumption, voir J Food Prot

Listeria

  • Cheese-related listeriosis outbreak, Portugal, March 2009 to February 2012, voir Eurosurveillance
  • Analysis of older adults’ domestic kitchen storage practices in the United Kingdom, voir J Food Protect

Norovirus

  • Genome of emerging norovirus GII.17, United States, 2014, voir Emerg Infect Dis
  • Norovirus outbreak associated with a natural lake used for recreation – Oregon, 2014, voir MMWR
  • Detection and quantification of airborne norovirus during outbreaks in healthcare facilities, voir Clin Infect Dis
  • Gastroenteritis outbreaks caused by norovirus GII.17, Guangdong Province, China, 2014-2015, voir Emerg Infect Dis
  • Norovirus genotype profiles associated with foodborne transmission, 1999-2012, voir Emerg Infect Dis
  • Innate susceptibility to norovirus infections influenced by FUT2 genotype in a United States pediatric population, voir Clin Infect Dis
  • Consumer education needed on norovirus prevention and control, voir J Food Prot

Salmonella

  • Tracing origins of the Salmonella Bareilly strain causing a foodborne outbreak in the United States, voir J Infect Dis
  • Multinational outbreak of Salmonella Enteritidis infection during an international youth ice hockey competition in Riga, Latvia, preliminary report, March and April 2015, voir Eurosurveillance
  • A multi-country Salmonella Enteritidis phage type 14b outbreak associated with eggs from a German producer, voir Eurosurveillance
  • Multistate outbreak of human Salmonella infections linked to live poultry from a mail-order hatchery in Ohio – February-October 2014, voir MMWR