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Articles de la catégorie 'Salmonella'

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Salmonella et E.coli survivent sur les semences de salade, dans l’eau d’irrigation ainsi que sur les feuilles de salade, selon une étude

24
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

Le Service public fédéral, sécurité alimentaire, de Belgique rapporte le 19 août 2015 : « Les salmonelles et l’E.coli survivent sur les semences de salade, dans l’eau d’irrigation ainsi que sur les feuilles de salade »

Dans le cadre d’une alimentation saine et équilibrée, il est recommandé de consommer des fruits et légumes. Ces dernières années, on constate toutefois que les problèmes sanitaires en lien avec des fruits et légumes se multiplient. La plupart d’entre eux ont été causés par les salmonelles et l’Escherichia coli O157:H7 (E. coli O157:H7), deux bactéries pathogènes entraînant surtout des infections ou empoisonnements alimentaires chez des personnes ayant consommé des aliments contaminés d’origine animale, comme la viande, les œufs et les produits laitiers.

man-eating-lettuce-400x400Si le problème touche essentiellement les États-Unis, l’Europe est également concernée. Il y a peu, l’Allemagne et la France ont traversé une crise sanitaire majeure, connue dans les médias sous le nom de « crise de l’E. coli ». Cette crise sanitaire a eu de lourdes conséquences, que ce soit au niveau de la santé publique ou sur le plan économique. Elle a également mis en lumière la nécessité de connaître les facteurs de risque liés à l’introduction et à la survie des agents pathogènes dans le processus de production des fruits et légumes. C’est dans ce contexte que le SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement a financé le projet de recherche SALCOSLA.

La laitue pommée, ou laitue beurre, a été choisie comme végétal de référence pour ce projet. Premièrement, parce qu’il s’agit d’un légume économiquement important pour la Belgique et, ensuite, parce que l’on connaît peu les risques de contamination de cette variété de salade d’Europe du Nord par les agents pathogènes en question.

Le projet a démontré que les bactéries étudiées peuvent survivre 2 ans sur les semences de salade. Elles peuvent en outre recommencer à se développer lorsque l’on met les semences en terre au terme de cette longue période. On les retrouve également dans l’eau d’irrigation lorsque l’on contamine artificiellement l’eau provenant des exploitations de production de salades. En conséquence, les semences de salade et l’eau d’irrigation constituent des sources potentielles de contamination des salades par ces bactéries. Il a également été démontré que les bactéries en question peuvent survivre sur les feuilles de salade pendant la croissance de celle-ci. La survie et le développement des bactéries sur les feuilles de salade sont variables et dépendent non seulement du stade de croissance, mais aussi des circonstances environnementales et particulièrement de l’humidité relative. Les bactéries survivent moins bien sur les plants de salade cultivés en serre que dans un incubateur expérimental où la température et l’humidité relative étaient contrôlées. En serre, la survie des bactéries pouvait être sensiblement prolongée grâce à une irrigation par aspersion. C’est sur les feuilles du cœur de la pomme, c’est-à-dire sur les feuilles que l’on privilégie pour la consommation, que l’on a relevé le plus grand nombre de bactéries pathogènes. Les expériences d’expression génétique ont montré que la bactérie E. coli étudiée adapte son métabolisme à la plante et réagit au stress. Cela peut rendre les bactéries plus résistantes à ce stress et, de surcroît, les amener à développer des résistances croisées par rapport à d’autres facteurs de stress. Les chercheurs ont également observé une diminution de l’expression de différents gènes de virulence, qui jouent un rôle dans le déclenchement de maladies chez l’homme. D’autres recherches devront déterminer dans quelle mesure ces adaptations peuvent influencer la survie et la virulence des agents pathogènes pendant le traitement et la consommation des salades.

En dépit de cette capacité de survie des salmonelles et de l’E. coli sur les semences de salade, les feuilles de salade et dans l’eau d’irrigation, les bonnes pratiques au niveau de l’agriculture et de l’hygiène font qu’il est peu probable que l’on tombe malade en Belgique après avoir consommé de la salade. Celle-ci étant consommée crue, il importe également d’éviter les contaminations croisées avec, par exemple, de la viande crue dans la cuisine ou le frigo. Lavez-vous donc les mains après avoir manipulé de la viande crue, cassé des œufs, etc.

Voir aussi les bonnes pratiques d’hygiène en cuisine.

Étaient-ce les graines germées ? Apparition d’une souche rare de Salmonella en Suisse et en Allemagne au cours de ces dix dernières années

21
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Non classé, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Étaient-ce les graines germées ? Apparition d’une souche rare de Salmonella en Suisse et en Allemagne au cours de ces dix dernières années », source Doug Powell du barfblog du 20 août 2015.

Au cours de l’été 2013, une augmentation d’isolats de Salmonella enterica ssp. enterica sérotype Szentes issus de cas cliniques humains a été enregistrée par le Centre national suisse des bactéries entéropathogènes et de Listeria.

sprout.santa_.barf_.xmas_-300x255Au cours des neuf mois qui ont suivi, 18 isolats provenant de 13 patients et un prélèvement d’aliment ont été collectés. Sur les 13 cas humains, 10 (77%) étaient des femmes. L’âge des patients variait de 27 à 83 ans (âge moyen, 49 ans). L’électrophorèse en champ pulsé (PFGE) réalisée avec Xbal et le séquençage multilocus (multilocus sequence types ou MLST) ont été utilisés pour typer les souches. La PFGE ainsi que le MLST ont montré que des souches indiscernables. Le profil par PFGE et le MLST (ST427) étaient identiques à celui de Salmonella enterica sérotype Szentes isolé dans les années précédentes (2002-2013) à partir de cas sporadiques en Suisse et en Allemagne.

La fréquence accrue d’isolement s’est poursuivie pendant 6 mois après la détection de Salmonella Szentes dans des graines germées. Aucune exposition alimentaire commune n’a pu être établie. En raison du manque d’informations sur la source potentielle des aliments, d’autres investigations ne sont pas possibles. L’éclosion de ce sérotype inhabituel a été détecté en raison de son apparition de façon groupé dans le temps.

Référence. Nüesch-Inderbinen Magdalena, Cernela Nicole, Althaus Denise, Hächler Herbert, and Stephan Roger. Salmonella enterica serovar Szentes, a rare serotype causing a 9-month outbreak in 2013 and 2014 in Switzerland. Foodborne Pathogens and Disease. Ahead of print. doi:10.1089/fpd.2015.1996.

Etats-Unis : Un rapport sur les bactéries d’origine alimentaire résistantes aux antibiotiques révèle des tendances encourageantes, mais aussi quelques signaux d’alarme

15
août
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande, Volaille.

cdc-09-13-img16-salmonella« Un rapport sur les bactéries d’origine alimentaire résistantes aux antibiotiques révèle des tendances encourageantes, mais quelques signaux d’alarme », source CIDRAP News du 13 août 2015.

Un rapport fédéral annuel publié cette semaine sur la résistance aux antibiotiques des maladies infectieuses bactériennes d’origine alimentaire a principalement montré des signes encourageants, mais a soulevé des préoccupations au sujet de la multirésistance de deux sérotypes de Salmonella. Voir aussi cet article de CIDRAP News, Resistant foodborne bacteria: good news, bad news in 2012 ou Etats-Unis : Bactéries d’origine alimentaire résistantes aux antibiotiques, les bonnes et les mauvaises nouvelles.

Les résultats proviennent du National Antimicrobial Resistance Monitoring System (NARMS), une collaboration de trois organismes fédéraux qui suivent les bactéries résistantes chez l’homme, la viande en distribution et les denrées alimentaires d’origine animale. Les agences respectives comprennent le Centers for Disease Control and Prevention (CDC), la Food and Drug Administration (FDA) et l’US Department of Agriculture (USDA).

Le rapport se concentre sur les pathogènes d’origine alimentaire qui résistent aux antibiotiques considérés comme cruciaux en médecine humaine et sur les bactéries multirésistantes, celles qui résistent à trois ou plusieurs classes d’antibiotiques. Le système cible les Salmonella non typhoïdique, Campylobacter, Escherichia coli, et Enterococcus ; Salmonella et Campylobacter sont les causes bactériennes leaders des maladie d’origine alimentaire.

La méthodologie et les analyses ont changées

Le rapport de cette année couvre pour la première fois plusieurs années, 2012 et 2013, et a un nouveau format qui inclut 10 graphiques interactifs pour aider à montrer les profils de résistance à Salmonella et à Campylobacter chez l’homme, les aliments au stade de la distribution et les animaux jusqu’en 2013, a dit la FDA dans un communiqué de presse du 11 août 2015. Il a ajouté que le rapport reflète également des améliorations dans les analyses du NARMS. Par exemple, les analyses chez l’animal comprennent désormais le caecum (intestinal) l’examen des animaux producteurs de denrées alimentaires avant abattage, ce qui peut donner une image plus précise de l’état microbien des animaux dans les exploitations agricoles.

En outre, la FDA a indiqué qu’elle utilise des valeurs seuil épidémiologiques qui se déplacent vers une méthode de surveillance mondiale harmonisée de Campylobacter ainsi que la mise à jour de mesures du céfépime en réponse aux modifications apportées aux meilleures pratiques pour les essais internationaux. Le céfépime est un antibiotique utilisé pour le dépistage de spectre étendu de la production de bêta-lactamase à spectre étendu (BLSE), un mécanisme lié à la résistance aux antibiotiques.

Tendances encourageantes

Dans les aspects encourageants conclusions, l’étude du NARMS a trouvé que tous les isolats globaux de Salmonella maintiennent une ligne de défense contre la résistance. Environ 80% des isolats de Salmonella chez l’homme ne sont pas résistants aux antibiotiques testés, un nombre qui n’a pas changé au cours de la dernière décennie. La résistance à trois médicaments les plus importants utilisés pour traiter les isolats humains de Salmonella, ceftriaxone, azithromycine et quinolones, reste inférieure à 3%.

De même, les isolats de Salmonella multirésistantes aux antibiotiques chez l’homme, les bovins et les poulets n’ont pas changé au cours des 10 dernières années, restant à environ 10%. En outre, le nombre de isolats de Salmonella multirésistantes aux antibiotiques chez le poulet au stade de la distribution a diminué d’environ 3%, selon le rapport.

Pour Campylobacter jejuni, le sous-type qui provoque le plus de cas de campylobactériose chez l’homme, la résistance à la ciprofloxacine, l’antibiotique le plus couramment utilisé pour le traitement, a atteint son plus bas niveau chez le poulet au stade de la distribution à ce jour (11%).

Préoccupations restantes

Parmi les conclusions inquiétantes, la multirésistance chez des isolats humains de du sérotype commun de Salmonella l 4,[5],12:i:- est toujours en hausse, et a doublé, passant de 18% en 2011 à 46% en 2013, selon la FDA.

Le rapport a également souligné une autre préoccupation, une augmentation de la multirésistance et de la résistance à la ceftriaxone chez des sous-types de Salmonella Dublin isolés de bovins et chez l’homme.

Australie : Les maladies infectieuses d’origine alimentaire chutent sauf les salmonelloses qui augmentent

12
août
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« Les maladies infectieuses d’origine alimentaire chutent en Australie sauf les salmonelloses qui augmentent », source ABC.net.au du 11 août 2015.

Malgré le fait que plus de quatre millions d’Australiens tombent malades d’aliments contaminés chaque année, le taux national d’intoxication alimentaire est en baisse. Sauf, quand il s’agit de la salmonellose.

cdc-09-13-img16-salmonellaUn coup d’œil aux données du département de la santé de l’Etat de Victoria par exemple, montre une augmentation de 50% des cas de salmonellose depuis 2012.

Le Queensland a vu un doublement des cas d’intoxication à Salmonella dans les 12 derniers mois. Il y a eu près de 1 900 cas de salmonellose dans le Queensland jusqu’à présent en 2015, soit plus du double de ce qui est normalement prévu, ont dit les autorités sanitaires.

Salmonella peut être présent dans le sol et l’eau et se multiplie rapidement si les aliments ne sont pas manipulés correctement, dont le lavage et la réfrigération.

Mais que fait-on quand une dérive arrive ou qu’un problème persiste en agro-alimentaire ? Nomme-t-on une commission ? Fait-on un rapport ? Rien de tout cela, on fait … un guide !

C’est l’une des raisons pour laquelle le Fresh Produce Safety Centre a publié de nouvelles lignes directrices pour toutes les personnes impliquées dans les aliments pour essayer d’élever les règles d’hygiène.

Les cas de l’hépatite A dans des baies surgelées importées par Patties Foods ont attiré l’attention sur la sécurité des aliments et les experts ont convenu que cela était évitable.

« Cela a rendu 30 personnes malades. Cela aurait pu avoir beaucoup plus d’impact si cela n’avait pas été étouffé dans l’œuf », a déclaré Richard Bennett, directeur de la technologie au Fresh Produce Safety Centre et du Fresh Produce Marketing Australia New Zealand.

La salmonellose est certainement, selon le département de la santé, est l’une des rares maladies d’origine alimentaire qui augmente de plus en plus.

Dans l’ensemble, malgré une plus grande couverture, les intoxications alimentaires sont en baisse, passant de 4,3 millions de cas par an en 2000 à 4,1 millions de cas en 2010.

NB : Comme lecture associée, je suggère l’article et la vidéo de Food Safety News sur « IAFP 2015: Interview with Lawrence Goodridge, Professor and Salmonella Researcher ».

Auchan : Rappel de Reblochon de Savoie pour cause de salmonelles

10
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

Auchan informe le 8 août 2015 les consommateurs du rappel du produit alimentaire suivant :
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La Fromagerie MASSON par mesure de précaution procède à un rappel de reblochon en raison d’une suspicion de contamination en Salmonelle. Il s’agit du lot portant les caractéristiques suivantes :

  • Reblochon de Savoie marque « Cru Savoyard »
  • n° de lot : 172R
  • DLC 28/09/2015
  • Estampille : FR 74 145 050 CE

Ce lot est retiré de la commercialisation. Il est donc recommandé aux personnes qui détiendraient des produits appartenant au lot décrit ci-dessus de ne pas les consommer et de les détruire, ou de se les faire rembourser.

A noter qu’un site Internet allemand rapporte ce message : Rappel: Auchan met en garde contre les salmonelles dans du reblochon. De nombreux consommateurs qui vivent près de la frontière font du shopping, nous vous demandons d’observer ce message de rappel par Auchan.

NB : L’expression « Summer time is Salmonella time » se réfère au fait que Salmonella aime bien les temps chauds et secs et c’est particulièrement le cas en juillet et août. Donc prudence …

Mise à jour du 12 août 2015Comuniqué paru le 12 août 2015 sur le site de l’AFSCA de BelgiqueCommuniqué de Vache Bleue SA. Rappel de « Delhaize Reblochon BOB AOC » et « Reblochon AOC Lait cru / Rauwe melk ». Problématique : présence de Salmonelle. A noter que la France a notifié une alerte au RASFF  le 11 août au sujet de ces produits, référence 2015.1038. On notera le délai de trois jours entre le rappel par Auchan et la notification au RASFF par la France, ah les vacances …