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Apprendre des erreurs des autres

14
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

nhsggc_news_Ecoli_large« Apprendre des erreurs des autres ». Il s’agit d’un article de Richard Lawley paru le 14 octobre 2014 dans Food Safety Watch.

Il est presque toujours instructif de lire les rapports détaillés des investigations sur les éclosions d’intoxication alimentaire, en particulier lorsque les causes spécifiques de l’éclosion sont clairement identifiées et bien expliquées. Souvent, le problème sera été attribué à un défaut systémique ou une erreur humaine et les résultats peuvent être très utiles pour d’autres fabricants de produits alimentaires soucieux d’éviter une situation semblable.

Un exemple en est la récente publication d’un rapport par des enquêteurs néerlandais relatif aux au plus grand foyer de cas à Salmonella jamais arrivé aux Pays-Bas, qui s’est passé à l’automne 2012. Au moins 1149 personnes ont été infectées par une souche de Salmonella Thompson dans cette éclosion et quatre décès ont été rapportés. Les enquêteurs ont établi un lien avec la consommation de saumon fumé transformé sur un site unique et cela a été confirmé par des données épidémiologiques et microbiologiques. Le rapport des enquêteurs suggère qu’au cours de l’éclosion, quatre à six millions de citoyens néerlandais pourraient avoir été exposés à la contamination du saumon et le nombre de cas de maladies confirmées pourrait être une sous-estimation considérable du chiffre réel. Le nombre réel aurait pu être aussi élevé que 23 000.

???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????La raison de la contamination ? Les enquêteurs ont découvert que le fabricant avait utilisé des plats réutilisables qui ont été nettoyés et désinfectés entre les cycles de production. Malheureusement, il s’est avéré que les plats étaient en effet poreux et ont fourni un environnement idéal pour les bactéries, y compris Salmonella, pour s’accumuler et ainsi être protégé du nettoyage-désinfection par des produits chimiques. Que Salmonella soit venue en premier reste un mystère, mais le résultat a été une contamination continue sur le long terme du saumon fumé mis dans des plats pendant la transformation. Pas étonnant que l’éclosion est été si grande.

Il y a une leçon à tirer ici pour les fabricants d’aliments prêts à être consommés de s’assurer que tous les équipements de transformation, les ustensiles et les containers soient adaptés pour un usage alimentaire et conçus selon les principes d’une bonne hygiène de sorte qu’ils puissent être correctement nettoyés. Cela devrait être le sens commun, mais quand les conséquences d’une erreur sont aussi graves que dans ce cas, il renforce à quel point il est vital de bien faire les choses. Une simple erreur peut signifier que beaucoup de personnes tombent malades et peut même entraîner la mort, sans parler de la disparition probable de l’entreprise concernée. C’est pourquoi il est important que ce type de rapport soit publié chaque fois que possible. Plus les informations sur les éclosions et leurs causes sont disponibles publiquement, plus il est probable que la répétition peut être évitée et la sécurité sanitaire de l’approvisionnement alimentaire peut être améliorée.

Commentaires : Connaître ce qui s’est précisément passé dans les cas d’infections alimentaires est très certainement une excellente chose, c’est pourquoi, on attendra avec impatience le rapport détaillé sur ce qui s’est passé avec des œufs dans des « Épisodes récents de TIAC à Salmonella Enteritidis dans l’est de la France » …

Un nouvel antibactérien semble réduire les pathogènes présents sur les légumes feuilles

14
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Listeria, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

« Pure Bioscience promet une réduction des pathogènes sur les légumes feuilles », source The Packer du 10 octobre 2014.

Il en avait déjà été question, il y a quelque mois, dans Un nouvel antimicrobien bientôt disponible pour les entreprises alimentaires.

Lettuce supersizePure Bioscience Inc. demande l’approbation du gouvernement pour son citrate dihydrogène d’argent (SDC ou silver dihydrogen citrate) comme aide à la transformation des produits en tant que substance en contact direct avec les aliments, après que des essais aient montré qu’il peut réduire Salmonella, Listeria et E. coli sur les légumes feuilles.

La société basée à San Diego a déposé des documents de « notification pour contact alimentaire » à la Food and Drug Administration le 9 octobre, selon un communiqué de l’entreprise. La période d’examen est de 120 jours, après quoi le produit sera automatiquement approuvé pour une utilisation, si la FDA n’a pas de préoccupations, selon le communiqué.

Les responsables de la société envisagent de commencer la commercialisation du citrate dihydrogène d’argent au cours du premier trimestre de 2015 pour une utilisation dans la transformation des produits réfrigérés. Hank Lambert, président de Pure, a déclaré à la presse qu’il croit que le produit est une solution pratique et efficace pour réduire les menaces liées à la sécurité des aliments des produits réfrigérés peu transformés.

Des études sur le produit par James Marsden de la Kansas State University ont montré « une réduction moyenne jusqu’à 2,36 log lorsqu’il est appliqué seul comme un spray et jusqu’à 3,10 log lorsqu’il est combiné avec lavage au chlore », selon le communiqué. Marsden a testé le produit sur la maîtrise de Salmonella, Listeria et E. coli sur de la laitue iceberg, des épinards et de la coriandre.

« Actuellement, les transformateurs visent la réalisation de seulement une réduction de 1 log10 ufc/cm2 par intervention lors de la transformation », selon le communiqué. « Les données suggèrent qu’en incorporant le SDC, les transformateurs peuvent améliorer leurs résultats de 100 fois en une seule étape. »

Les tomates et Salmonella, à propos d’un rappel aux Etats-Unis

12
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments.

Dans un précédent article, il était question de l’EFSA qui a évalué les risques associés à Salmonella dans les melons, les pastèques et les tomates.

Les experts de l’EFSA recommandent que les producteurs appliquent de bonnes pratiques en matière d’agriculture, d’hygiène et de fabrication afin de réduire la contamination.
En raison du manque d’informations pertinentes, l’EFSA n’a pas pu évaluer l’adéquation des critères microbiologiques spécifiques au stade de la production primaire ou pendant le traitement des tomates et des melons.

imgresDans un article récent paru dans Food Safety News, Devon Zagory se pose la question suivante : « Quelle est la valeur des analyses microbiologiques des fruits et légumes frais ? »

Dans sa conclusion, l’auteur estime que « L’analyse microbiologique pour la présence de pathogènes humains dans les fruits et légumes frais n’est pas un outil sensible et c’est une utilisation inefficace des ressources en matière de sécurité des aliments. Ces ressources sont susceptibles d’être plus efficaces dans l’amélioration de la sécurité des aliments si elles sont investies dans des programmes de prévention fondés sur HACCP. Si des analyses de recherche des pathogènes doivent être faites, il est plus efficace de les effectuer sur le terrain avant que les produits n’atteignent l’installation de manutention. »

Des tomates précisément, il va être question aux Etats-Unis, où un rappel a eu lieu concernant des tomates roma découpées en dés contaminées par Salmonella.

Selon Bill Marler, Coral Beach rapporte que des tomates roma fraîchement découpées cultivées au Mexique et distribuées chez Costco par Boskovich Farms Inc. ont été contaminées par des salmonelles et font partie d’un rappel volontaire d’Expo Fresh LLC lancé en septembre.

Boskovich n’a pas été cité dans l’avis de rappel du 12 septembre sur le site Internet de la Food and Drug Administration. Toutefois, l’entreprise Oxnard en Californie et ses tomates roma découpées en dés a été incluse dans le rapport  hebdomadaire de l’agence le 7 octobre.

Aucun cas de maladie n’a été signalé en lien avec les tomates, selon la FDA. Le rappel a été lancé après qu’un prélèvement de routine par des agents du gouvernement a mis en évidence des résultats positifs pour Salmonella.

Aucune tomate en dés n’est présente sur le marché et de la société collabore avec la FDA alors que l’agence procède à une investigation de la situation, a déclaré Dave Murphy, directeur de la sécurité des alimentaire de chez Boskovich. Il a refusé de citer le nom du fournisseur de tomates roma, citant le secret des affaires, mais a dit que Costco était le seul client de Boskovich à recevoir l’un des lots suspects.

Boskovich a fourni à Costco des plateaux noirs recouverts d’un plastique transparent de 2,3 kg (5 pound) et 24 sachets en plastique transparents de 700 g (24 ounce) de tomates roma en dés.

NB : À signaler qu’en France, chez de très nombreux marchands de fruits et légumes, on trouve des fruits prédécoupés le plus souvent conservés à température ambiante … un remake des salades prédécoupées vendues en sachet des années antérieures ? Pour les légumes prédécoupées, je ne pense pas que cela soit le cas.

Rappel d’aliments et information des consommateurs : Quand nos autorités ne font pas le job !

11
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

Je me félicitais il y a quelques jours de l’information rapide par la DGCCRF à propos du rappel d’un produit « marque repère » de chez Leclerc. Il s’agissait de conserves d’épinards en branches de marque Notre Jardin pour cause de présence de morceaux de plastique dur.

Cela étant dans l’univers impitoyable des rappels, je suis passé à côté d’un autre rappel d’un produit « marque repère » de chez Leclerc. Il s’agissait d’un rappel du 26 septembre 2014 concernant un « Plateau Mix Volaille X16 960G – 6 Merguez de volaille 300g et 6 saucisses de volaille 300g VOLANDRY ».

En raison d’un risque de présence de SALMONELLE dans les produits portant les références suivantes (et uniquement ces références) :

rappel_volaille

Un contrôle microbiologique a mis en évidence dans les produits cités ci-dessus la présence de Salmonelle.
Ces produits ont été commercialisés dans le rayon Libre Service à partir du 18/09/2014. Par précaution il est demandé aux personnes qui en auraient acheté, et qui en détiendraient encore, de ne pas les consommer et de les rapporter au magasin. 

Avec rappel, on peut se demander pourquoi le ministère de l’agriculture ne fait pas le job en informant systématiquement les consommateur, manque de crédit ? D »autres raisons ?

Ronde des rappels 2014 : semaine 41

10
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Volaille.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.1388, présence possible de Bacillus anthracis dans de la viande bovine de Pologne, avec des matières premières de Slovaquie ; alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution Belgique, Danemark, France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Portugal, Suède.
  • Référence RASFF 2014.1386, Listeria monocytogenes (< 10 ufc/g) dans du pâté au riesling de France ; alerte notifiée par la France. Distribution France, Allemagne, Luxembourg.
  • Référence RASFF 2014.1383, histamine (entre 90 and 200 mg/kg) du surimi (Engraulis ringens) surgelé du Pérou ; notification par la France. Distribution en France.
  • Référence RASFF 2014.1381, taux trop élevé de sélénium (0,92 mg/kg) dans des aliments pour poissons de France ; notification par l’Allemagne. Distribution en Allemagne.
  • Référence RASFF 2014.1378, taux trop élevé de sélénium (0,93 mg/kg) dans des aliments pour poissons de France ; notification par l’Allemagne. Distribution en Allemagne.
  • Référence RASFF 2014.1376, Salmonella enteritidis (présence dans 25g) dans des poulets jaunes réfrigérés de France ; alerte notifiée par la France. Distribution Belgique, France, Allemagne, Pays-Bas, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2014.1374, Listeria monocytogenes (110 cfu/g) dans du jambon cuit (bio –aa) et de la mortadelle (bio –aa) d’Italie ; alerte notifiée par la France. Distribution en France. Voir les articles 1 et 2 sur ce rappel.
  • Référence RASFF 2014.1373, Salmonella spp. (présence dans 25g) dans du fromage au lait cru de France ; alerte notifiée par le Danemark. Distribution Danemark. Voir un article sur ce rappel.
  • Référence RASFF 2014.1368, cadmium (2,22 mg/kg) dans des murex pourpres (Murex brandaris) et des murex tuberculés (Murex trunculus) réfrigérées d’Italie ; notification par l’Italie. Distribution France, Italie.

Pour l’instant aucun rappel n’a fait l’objet d’une information par nos autorités. Pas de tableau ci-dessous (à la date du 10 octobre 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 41 de 2014 par les Etats membres, pour des raisons techniques.

Pour information, il y a eu 19 notifications pour la présence de pathogènes dont deux rejets aux frontières. Bonne semaine pour les pathogènes, notamment pour Salmonella et Listeria pour 16 notifications sur 19 !