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Articles de la catégorie 'Santé'

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Un essai de terrain avec des pommiers cisgéniques a été autorisé en Suisse

3
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.
Feuerbrand_Apfel_Bild_Strickhof-Winterthur.jpg

Un pommier atteint par le feu bactérien donne l’impression d’avoir brûlé (d’où le nom de la maladie) : les fleurs et les feuilles se fanent et prennent une couleur brunâtre à noire. Photo: Strickhof Winterthur.

Selon un communiqué de l’OFAG, office fédéral de l’agriculture, de Suisse du 3 mai 2016 :

L’essai de terrain sur l’utilité et les risques des pommiers génétiquement modifiés sur le site protégé peut démarrer. L’Office fédéral de l’environnement (OFEV) a approuvé la requête déposée par Agroscope pour une période allant jusqu’à fin 2021. Des pommiers auxquels un gène d’une pomme sauvage a été introduit par des méthodes de génie génétique seront testés. Le gène en question confère au pommier une résistance au feu bactérien.

Le feu bactérien est la principale maladie bactérienne des pommiers et des poiriers. L’agent pathogène ne pouvant plus être éradiqué, la «lutte contre le feu bactérien» a été remplacée ces dernières années par la « gestion du feu bactérien ». Dans le monde entier, les expert-e-s recherchent de nouvelles solutions pour lutter contre cette bactérie, les chercheurs-euses d’Agroscope également. Ces essais de terrain avec des pommiers cisgéniques font partie des travaux d’investigation de base, par lesquels Agroscope souhaite contribuer à une évaluation différenciée des avantages et des inconvénients des nouvelles technologies de sélection. Il n’est pas prévu de commercialiser ce matériel végétal.

L’essai de terrain d’Agroscope a pour but d’estimer s’il est possible, par modification cisgénique, d’obtenir une variété de pomme plus résistante au feu bactérien à partir d’une variété initiale sensible, et ce sans changer d’autres propriétés. Tout tourne autour du gène de résistance au feu bactérien FB_MR5 de la pomme sauvage Malus xrobusta 5. Le groupe de recherche du Prof. em. Cesare Gessler de l’EPF de Zurich a introduit ce gène dans la variété de pommier « Gala Galaxy ».

En Suisse, les destructeurs ou les arracheurs de pommiers, contrairement à la France (1, 2 et 3), ça n’existe pas !

France : Création d’une nouvelle agence nationale de santé publique

3
mai
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

logoSelon le communiqué paru le 3 mai 2016,

La France, au même titre que de nombreux pays, se dote d’une agence de référence et d’excellence – fondé sur une expertise et une parole scientifique incontestables, en lien avec la recherche – à l’image des Centers for Disease Control and Prevention, du Public Health England ou encore de l’Institut national de santé publique du Québec.

Il était temps …

Santé publique France, la nouvelle agence nationale de santé publique, a été officiellement créée par l’ordonnance n°2016-462 et le décret 2016-523, le 1er mai 2016. Elle a pour ambition d’être l’agence de référence en santé publique, fondé sur une expertise et une parole scientifique incontestables, en lien avec la recherche, pour mieux connaître, expliquer, préserver, protéger et promouvoir la santé des populations.

« une expertise et une parole scientifique incontestables », c’est à l’usage que l’on verra si cela se concrétise …

Santé publique France est au service des populations, de la production des connaissances à l’intervention en prévention ou en réponse à une situation d’urgence sanitaire. Elle appuie son action sur 4 valeurs fondatrices : le sens de l’intérêt général, l’équité envers les populations, la réactivité et l’inscription dans la durée, l’innovation.

Santé publique France reprend les missions et les compétences des trois agences sanitaires (Inpes, InVS et Eprus). Ce regroupement permet d’assurer la continuité des actions en santé publique, de la surveillance de la santé des populations à la mise en place d’actions de prévention  ou d’interventions en cas de situation sanitaire exceptionnelle.

L’agence a ainsi pour missions :

  • L’observation épidémiologique et la surveillance de l’état de santé des populations ;
  • La veille sur les risques sanitaires menaçant les populations ;
  • La promotion de la santé et la réduction des risques pour la santé ;
  • Le développement de la prévention et de l’éducation pour la santé ;
  • La préparation et la réponse aux menaces, alertes et crises sanitaires ;
  • Le lancement de l’alerte sanitaire.

Pour l’instant, c’est de la com et attendons de voir dans les faits ce qui va passer. Notons que le mot ‘transparence’ n’est pas cité … alors que dans le rapport annuel 2014 de l’InVS, il était question de « Gouvernance et Transparence ».

Les norovirus humain se lient aux antigènes des groupes sanguins de la laitue

3
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

Les éditeurs de la revue Applied and Environmental Microbiology de mai 2016 ont en avant l’article suivant : « Les norovirus humains se lient aux antigènes des groupes sanguins présents chez la laitue ». Cet article est disponible intégralement et gratuitement.

Les produits frais sont reconnus de façon croissante comme un véhicule pour la transmission de norovirus humains. Dans une étude précédente, il a été montré que les norovirus humains se liaient spécifiquement aux hydrates de carbone de la paroi cellulaire des laitues (M. A. Esseili, Q. Wang, and L. J. Saif, Appl. Environ. Microbiol. 78:786–794, 2012). Les antigènes des groupes sanguins sont des hydrates de carbone qui sont connus être des sites d’attachement des norovirus humains chez l’homme. Gao et al. ont montré que la laitue contient des antigènes des groupes sanguins like auxquels les norovirus humains se lient spécifiquement. Leur étude suggère que les norovirus humains qui sont liés spécifiquement ne peuvent pas être enlevés par un simple lavage, permettant une possible transmission virale vers les consommateurs.


Young-woman-with-mouth-stuffed-with-salad-lettuceRésumé
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Les souches de norovirus humains du génogroupe II et du génotype 4 (GII.4) représentent environ 80% des éclosions de gastro-entérite aux États-Unis. Les aliments contaminés sont un véhicule de transmission majeur pour ce virus. Chez l’homme, le porc et les huîtres, les antigènes des groupes sanguins agissent comme des facteurs d’attachement pour les norovirus humains. Chez la laitue, bien que des particules de virus-like de norovirus humains GII.4 aient été retrouvées se lier à des hydrates de carbone de la paroi cellulaire, le site exact de liaison n’a pas été étudié jusqu’à présent. Ici, nous montrons la présence d’hydrates de carbone analogues aux antigènes des groupes sanguins dans la paroi cellulaire de la laitue. La digestion des feuilles de laitue par des enzymes de dégradation des parois cellulaires a montré que les sites de liaison avaient significativement augmenté au niveau de la liaison des particules de virus-like de norovirus humains GII.4. Des essais de compétition ont montré qu’à la fois des anticorps monoclonaux des antigènes des groupes sanguins reconnaissent à la fois l’antigène H et les lectines végétales, reconnaissant l’α-L-fucose de l’antigène H, qui inhibent efficacement la liaison des particules de virus-like aux tissus de la laitue. Les composants de la paroi cellulaire de la laitue ont été isolés et les caractéristiques de liaison des particules de virus-like de norovirus ont été analysées par des dosages immuno-enzymatiques. La liaison a été inhibée par un prétraitement du matériel de la paroi cellulaire de la laitue par une α-1,2-fucosidase. Collectivement, nos résultats indiquent que des hydrates de carbone de l’antigène H du groupe sanguin like existent dans les tissus de la laitue et que des particules de virus-like de norovirus humains GII.4 peuvent se lier à la portion active de fucose, probablement dans le composant d’hémicellulose de la paroi cellulaire.

Importance.

Les cultures de salades et de fruits sont de plus en plus reconnues comme des véhicules de la transmission de norovirus humains. Une étude récente a montré que les norovirus humains GII.4se lient spécifiquement aux hydrates de carbone de la paroi cellulaire de la laitue. Les antigènes des groupes sanguins sont des hydrates de carbone et sont connus comme étant un facteur d’attachement pour une infection à norovirus chez l’homme. Dans cette étude, nous montrons la présence d’hydrates de carbone des antigènes des groupes sanguins like dans la laitue, auxquels des norovirus humains se lient spécifiquement. Ces résultats suggèrent que les norovirus humains spécifiquement liés ne peuvent pas être enlevés par simple lavage, ce qui peut permettre la transmission du virus aux consommateurs. Nos résultats fournissent de nouvelles informations nécessaires pour le développement d’inhibiteurs potentiels afin de bloquer la liaison et de prévenir la contamination.

Etats-Unis : La justice autorise un recours collectif contre Chipotle et ses allégations « non OGM »

3
mai
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Non classé, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Je sens que cela risque de donner des idées à certains, ici ou là : « Le recours collectif a été introduit par trois particuliers, clients de la chaîne Chipotle », source Flash Agri Zone Alena n°216, avril 2016.

Chipotle-Mexican-Grill-signUn recours collectif a été déposé en septembre 2015 contre la chaîne de restaurants Chipotle Mexican Grill, accusée de tromper ses clients en qualifiant ses produits de « non OGM » alors qu’ils proviennent d’animaux nourris avec des aliments génétiquement modifiés. Chipotle a présenté une requête visant à rejeter l’action au tribunal fédéral de Miami.

Le 20 avril 2016, la juge de district de Floride, Marcia Cooke, a autorisé deux des trois plaintes à être instruites : « Nous avons besoin d’établir une définition des produits « non OGM » et de savoir si les consommateurs partagent l’interprétation selon laquelle les animaux nourris avec des aliments génétiquement modifiés ne peuvent pas produire de la viande non OGM ». La chaîne de restaurants a reconnu que ses produits proviennent d’animaux nourris avec de l’alimentation OGM, mais estime que la définition des produits non OGM portée par les plaignants est « absurde » et « invraisemblable ».

La décision de la juge Maria Cooke d’instruire le recours va à l’encontre de celle d’un juge de Caroline du Nord, qui avait classé un cas similaire dans lequel l’entreprise Chipotle avait déjà été attaquée. La question à laquelle la justice devra donc répondre est la suivante : les denrées d’origine animale (viande, produits laitiers) peuvent-elles être étiquetées « non OGM » si les animaux dont ils proviennent ont été nourris avec de l’alimentation génétiquement modifiée ? Ce recours intervient dans un contexte d’échanges intenses au Sénat concernant un éventuel étiquetage des produits contenant des OGM et l’entrée en vigueur le 1er juillet prochain d’une obligation d’étiquetage des produits contenant des OGM dans le Vermont.

Sur ce sujet, on lira le Flash Agri Zone Alena n°215 de mars 2016 à propos des « Débats intenses au Sénat en ce qui concerne l’étiquetage des aliments contenant des ingrédients OGM ».

Gastro-entérite aiguë ou intoxication alimentaire ? Une édition dans des écoles de Peyruis

3
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

9963Intoxication alimentaire ou gastro-entérite aiguë, le débat se poursuit sur le terrain avec ce nouveau cas dans des écoles de Peyruis

Selon La Haute Provence Info du 2 mai 2016, « Trois enfants ont dû être hospitalisés, la piste de l’épidémie virale est pour le moment privilégiée. »

Le maire de Peyruis, Patrick Vivos, nous a communiqué des éléments suite à l’intoxication alimentaire survenue à l’école.

« Entre vendredi 29 et samedi 30 avril, une trentaine d’enfants de l’école maternelle et élémentaire ont été malades avec des symptômes de vomissements, diarrhées, et de déshydratation. Trois enfants ont été hospitalisés. A présent, tous sont rentrés chez eux en bonne santé. Nous avons immédiatement averti l’Agence régionale de santé (ARS), qui à son tour a alerté la Préfecture qui a mis en place la procédure d’usage. Au niveau municipal, nous avons créé une cellule pour lister les enfants et s’informer de leur santé. Nous avons croisé les données en notre possession, et avons remarqué que des enfants n’ayant pas mangé à la cantine ont été touchés. De plus, des parents d’élèves avaient organisé une vente de gâteaux à l’école. Sur la liste des enfants touchés, certains en avaient mangé, et d’autres pas. »

Selon ce site :

Les résultats d’analyses seront connus dans les prochains jours. De l’eau en bouteille est distribuée aux élèves jusqu’à ce mercredi. Notez que la municipalité a procédé, dimanche 1er mai, à la désinfection des écoles et de la cantine scolaire. « Selon les premières constations, il s’agirait d’une épidémie virale. Je sais que le terme circule beaucoup, mais on ne parle pas d’intoxication alimentaire. Je tiens à rassurer tout le monde. »

NB : L’ARS indique ici de se laver les mains avec de l’eau courante et du savon. Rappelons que l’Anses avait indiqué très curieusement parmi dix mesures prioritaires de prévention :

Avant et pendant la préparation des repas, bien se laver les mains avec du savon, ou à défaut, avec une lingette, un gel ou une solution antibactérienne.

Comprenne qui pourra ?