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Articles de la catégorie 'Santé'

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Des scientifiques ont développé un « nez électronique » pour la détection rapide des infections à Clostridium difficile

2
sept
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Classé dans Contamination, Curiosité, Santé.

Picture3Un communiqué de l’université de Leicester du 2 septembre 2014 rapporte que « Des scientifiques ont développé un « nez électronique » pour la détection rapide des infections à Clostridium difficile. »

Un « nez électronique » rapide et sensible pour renifler des bactéries hautement infectieuses, Clostridium difficile, qui provoque de la diarrhée, de la température et des crampes d’estomac, a été développé par une équipe de l’université de Leicester.

Utilisant un spectromètre de masse, l’équipe de recherche a démontré qu’il est possible d’identifier l’odeur unique de Clostridium difficile, ce qui permettrait un diagnostic rapide de la maladie.

Qui plus est, l’équipe de Leicester dit qu’il pourrait être possible d’identifier différentes souches de la maladie simplement à partir de leur odeur, une empreinte chimique, pour aider les médecins à cibler la condition particulière.

La recherche est publiée en ligne dans la revue Metabolomics.

Des préoccupations au sujet des contrôles liés à la sécurité sanitaire des coquillages en Irlande, suite à un audit de l’OAV

2
sept
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« Des préoccupations au sujet des contrôles liés à la sécurité sanitaire des coquillages en Irlande », source The Irish Times du 1er septembre 2014.

Un nombre « significatif » de recommandations portant sur les contrôles de la sécurité des aliments des coquillages n’a pas encore été complètement étudié, plus de deux ans après avoir été faits, selon le constat d’un nouvel audit de l’Office alimentaire et vétérinaire de la Commission européenne.

imageLe dernier audit sur certains coquillages produits en Irlande, réalisé en octobre dernier, a constaté que le système de contrôle en place pour la production et la mise sur le marché de mollusques bivalves, qui comprend des moules, des huîtres, des pétoncles et des couteaux, a présenté « plusieurs lacunes ».

C’était dans la classification et la surveillance des zones de production et dans le contrôle officiel des pétoncles et des gastéropodes, une catégorie qui comprend les bulots et les bigorneaux.

Cependant, le dernier audit a révélé que des améliorations avaient été constatées depuis l’audit de 2011 et a déclaré que « les autorités compétentes ont pris des mesures pour corriger certaines lacunes liées aux analyses de laboratoire et améliorer certains aspects des contrôles officiels. (…) Cependant, un nombre important de recommandations du rapport d’audit de 2011 doit encore être pleinement pris en compte. »

Il a été noté que sept alertes alimentaires sur certains coquillages ont été émises dans le cadre du système de notifications d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF -aa) depuis 2011. Les alertes portaient sur des questions telles que la présence de toxines lipophiles et E. coli dans les moules et la découverte de norovirus dans des huîtres.

L’audit a dit que des changements devaient encore être réalisés afin de réduire le niveau de tolérance pour E. coli dans une catégorie de zone de production car le critère n’était pas en conformité avec la législation de l’UE. La surveillance de la présence de biotoxines dans les moules, les huîtres, les pétoncles et les myes n’a pas été effectuée conformément à la législation de l’UE.

Deux foyers de cas de listériose à l’étude en Suède

2
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

listeriaUn communiqué du 28 août 2014 de Folkhälsomyndigheten, agence de santé publique de Suède, rapporte : « Deux foyers de cas de listériose à l’étude »

Le nombre de personnes infectées par Listeria a fortement augmenté cette année. Deux flambées sont désormais à l’étude en parallèle. L’Agence de santé publique veut rappeler que les personnes dans les groupes à haut risque doivent éviter certains aliments.

Dès le début d’août et jusqu’à mi-août, il a été rapporté 94 cas de listériose à l’agence de santé publique, contre 46 cas au cours de la période correspondante l’an dernier. Parmi les personnes touchées, cinq sont des femmes enceintes.

Deux foyers distincts. La majorité des cas sont liés à deux foyers de deux types différents de Listeria.

En octobre l’an dernier a commencé une éclosion où 44 personnes ont été infectées jusqu’à ce jour. L’analyse des réponses suite à une investigation indique que divers produits à base de viande, tels que du pâté de foie, du jambon et du salami pourraient être la cause, mais la source de l’infection n’est pas encore entièrement arrêtée. Les cas sont signalés principalement dans les régions du sud et du centre du pays.

En mai de cette année, un premier cas a été signalé dans une autre éclosion en cours. Jusqu’à présent, 14 personnes sont tombées malades, surtout dans les régions du sud du pays. La source de l’infection n’est pas connue, mais l’investigation se poursuit.

Aucun des foyers de cas d’infection n’a une relation avec l’éclosion au Danemark qui s’est fait connaître récemment.

NB : Traduction par mes soins. -aa

A propos de validation, surveillance et vérification aux Etats-Unis

2
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Que faut-il penser de cet article venu des Etats-Unis, « A New Paradigm for Validation, Verification and Monitoring » (Un nouveau paradigme pour la validation, la vérification et la surveillance) de John G. Surak, où j’ai bien l’impression que l’on est en train de réinventer là-bas le fil à couper le beurre en matière de HACCP !

De prime abord, j’aurais mis dans un ordre différent les termes, validation, surveillance et vérification …

Validation, vérification et surveillance sont des composantes essentielles des programmes de management de la sécurité des aliments et de la qualité.

Mais même parmi les professionnels, il y a une confusion sur ce que sont précisément la fonction exacte des termes validation et vérification ne sont pas définis de façon cohérente. Pour ajouter encore plus à la confusion, les termes ne sont pas définis clairement. Le document CAC/GL 69-2008 du Codex Alimentarius (Directives relatives à la validation des mesures de maîtrise de la sécurite alimentaire) fournit quelques définitions de validation, de vérification et de surveillance.

  • Surveillance : réalisation d’une série programmée d’observations ou de mesures afin de déterminer si une mesure de maîtrise donne les résultats escomptés.
  • Validation : obtention de preuves que les mesures de maîtrise permettent de contrôler le danger, à condition d’être correctement mises en œuvre.
  • Vérification : application de méthodes, procédures, analyses et autres évaluations, en plus de la surveillance, afin de déterminer si les mesures de maîtrise donnent les résultats escomptés.

Dans mes séminaires de formation à la sécurité des aliments, je demande aux professionnels de la sécurité des aliments de définir la validation et la vérification. Cela permet d’avoir des conversations significatives sur le sujet. En outre, cela fournit une compréhension commune des termes avec une chance minime de confusion.

Un autre problème qui se produit dans les discussions sur les systèmes de sécurité des aliments est ce qui constitue la revalidation ou la réévaluation des plansHACCP (Hazard Analysis Critical Control Point). Pour ajouter plus de confusion à la discussion, la Food and Drug Administration (FDA) des Etats-Unis utilise désormais le terme « Hazard Analysis and Risk-Based Preventive Controls » ou HARPC dans la Food Safety Modernization Act ou Loi de modernisation de la sécurité des aliments. HARPC s’applique à tous les aliments réglementés par la FDA à l’exception des conserves à faible acidité, des produits de la mer et des jus. L’industrie alimentaire devra attendre pour avoir des détails dans les règlements de la FDA sur ce qui est attendu avec HARPC, mais une chose est évidente : il y aura un lien plus fort entre les programmes prérequis (PrPs) et ce qui est désormais considéré comme un plan HACCP.

Le Food Safety and Inspection Service de l’USDA a pris une approche un peu différente par rapport à la FDA. Les réflexions les plus récentes du FSIS sont décrites dans une publication intitulée FSIS Compliance Guideline HACCP Systems Validation, May 2013. Dans cette publication, l’USDA utilise les termes de « plan HACCP » et de « système HACCP ». Le système HACCP est défini comme « le plan HACCP en fonctionnement, comprenant le plan HACCP lui-même. » En outre, le système HACCP inclut le plan HACCP, tous les documents justificatifs, les PrPs, la décision ou la justification de l’analyse des dangers et tous les enregistrements HACCP.

La suite de l’article discute du « nouveau paradigme » sur la validation, la surveillance et la vérification.

Commentaires : Document avec un intérêt tout relatif, sauf si on est afficionado du HACCP made in USA. On lira aussi, Vers la fin programmée de HACCP aux Etats-Unis ? et De la lente évolution de la Loi sur la modernisation de la sécurité des aliments aux Etats-Unis.

Etats-Unis : Le règlement de l’USDA sur le hachage de la viande ou comment mieux cerner la contamination par E. coli dans la viande hachée crue de bœuf

2
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

« Le règlement de l’USDA sur le hachage de la viande ou comment mieux cerner la contamination par E. coli dans la viande hachée crue de bœuf ». Ils s‘agit d’un article de James Marsden paru son blog, Safety Zone, le 1er septembre 2014.

contributor_11En juillet, le Food Safety & Inspection Service de l’USDA a  proposé un règlement qui exigerait de tous les fabricants de produits crus hachés de boeuf d’avoir des enregistrements sur l’origine de la viande. Le règlement proposé aura un impact majeur sur les magasins qui pratiquent le hachage de la viande de bœuf sur place en mélangeant et en broyant des morceaux de viande de bœuf de sources multiples.

FSIS-ground-beefL’USDA affirme que le règlement proposé va améliorer la sécurité des aliments des consommateurs. Le sous-secrétaire adjoint à l’USDA pour la sécurité des aliments, Brian Ronholm a déclaré que « Les capacités améliorées de traçabilité qui résulteraient de cette proposition permettront de prévenir des maladies d’origine alimentaire en permettant au FSIS de procéder à des rappels en temps utile des produits crus hachés de bœuf potentiellement contaminés en exigeant des points de vente d’avoir un enregistrement amélioré de l’origine des produits hachés. La proposition permettra au FSIS d’identifier rapidement les sources probables de produits contaminés liés à une éclosion. »

Je suis d’accord que le règlement entraînera probablement une viande hachée de bœuf plus sûre, mais pas parce que cela permettra de faciliter des rappels plus efficacement.

En quoi ce qui serait réalisé serait un changement dans la façon dont la viande hachée crue de bœuf est produite dans les magasins de vente. À mon avis, une exigence d’un enregistrement obligerait les magasins de vente à utiliser des origines vérifiées de viandes de bœuf hachées grossièrement ou des parures pour un hachage plus fin dans les magasins de vente. Des enregistrements de ce type seraient assez faciles à faire, sans un coût important dans leur processus. Ce serait également une incitation pour des interventions en amont qui réduisent le risque de contamination par E. coli O157:H7 dans les parures de bœuf et le bœuf haché grossièrement.

Plusieurs groupes, l’American Meat Institute, la North American Meat Association (NAMA) et la National Grocers Association ont demandé une prolongation de 60 jours de la période de commentaires afin de permettre « une meilleure information sur la mise en place du règlement et le processus susceptible d’améliorer la santé publique. » (Je dois divulguer que j’agis en tant que conseiller scientifique de la NAMA, mais mon avis sur cette question ne reflète pas la politique officielle de l’organisation.)

En ce qui concerne l’extension de 60 jours, c’est probablement une bonne idée. C’est une règle importante qui mérite un examen attentif.

Toutefois, l’intention du règlement est de résoudre un problème connu depuis longtemps. Depuis que E. coli O157:H7 a été déclaré comme contaminant en 1993, l’industrie de la viande bovine a fait d’excellents progrès dans l’amélioration de la sécurité de la viande tout au long de la chaîne de production. Cela comprend l’application de multiples interventions, l’amélioration des plans d’échantillonnage et d’analyses et la tenue d’enregistrements. Les améliorations dans le processus doivent être effectuées tout au long de la chaîne vers le consommateur. Lorsque des distributeurs préparent de la viande hachée provenant d’origines multiples, il n’y a pas moyen de savoir si les composants ont été traités grâce à des interventions ou analysés pour la recherche de E. coli O157:H7.

Je comprends que le règlement va changer la façon dont la viande hachée de bœuf est produite dans les magasins. Les distributeurs devraient très probablement formuler leur produit en utilisant des matières premières provenant d’origines facilement vérifiables. Ils exigeraient également des certificats d’analyses et éventuellement le recours à des interventions en amont. Ces actions permettraient d’avoir une viande de bœuf hachée au stade du détail plus sûre pour le consommateur. Comme avantage supplémentaire, ils auraient aussi probablement des à faire des rappels beaucoup moins fréquents.

Je comprends aussi que les distributeurs doivent identifier d’autres utilisations pour les paruresappelées ‘bench trimmings’ (bench trimmings’ concerne des parures provenant de bovins qui n’ont été abattus sur le site). Elles sont trop précieuses pour être jetées) je soupçonne que les distributeurs sont assez intelligents pour trouver des débouchés rentables. Il peut s’agir de la préparation sur place des aliments contenant de la viande cuite ou d’autres solutions innovantes.

Réduire les risques de E. coli O157:H7 et des autres STEC dans la viande hachée crue de bœuf est dans le meilleur intérêt de l’industrie de la viande, des distributeurs et des consommateurs. La proposition de règlement de l’USDA est un autre pas dans la bonne direction.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

NB : Même avec ce règlement, qui, s’il est mis en œuvre, prendra des années, y a encore du boulot. A mettre aussi en relation avec l’article, L’Europe surpasse les États-Unis, le Canada et le Japon en termes de traçabilité des aliments, selon une étude américaine. On pourra aussi lire cet article de CIDRAP News du 14 août 2014, USDA vows to speed tracing of tainted ground beef.