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Articles de la catégorie 'Santé'

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Crise, scandale, appel au boycott au Royaume-Uni après la publication des résultats de la FSA sur la présence de Campylobacter dans la viande poulet

28
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

which_UKJe vous en avais déjà parlé dans La Food Standards Agency diffuse les résultats sur la présence de Campylobacter dans les poulets en publiant les résultats des contrôles chez les distributeurs. Impensable chez nous ?

Selon ATS/AGIR, « 70% de la viande de poulet vendue dans les supermarchés britanniques sont contaminés par la bactérie Campylobacter. Cette bactérie peut s’avérer mortelle dans certains cas, a révélé aujourd’hui l’Agence britannique de sécurité alimentaire (FSA). La FSA publiait aussi ce jeudi, pour la première fois, des chiffres par groupe de distribution, révélant que chez Asda par exemple 78% de la viande de poulet testée présentaient cette bactérie, suivi de Cooperative (73%), Morrisons, Sainsbury’s et Waitrose (tous trois 69%), Marks&Spencer (67%) et Tesco (64%). Les chiffres concernant les chaînes de discount alimentaires Aldi et Lidl n’étaient en revanche pas disponibles. « Ces résultats montrent que l’industrie alimentaire, en particulier les distributeurs, doivent agir davantage » contre le Campylobacter, a déclaré le directeur du FSA, Steve Wearne, cité dans l’étude. Environ 280’000 Britanniques sont affectés tous les ans par la bactérie qui provoque des infections intestinales en général bénignes mais qui peuvent être fatales chez les très jeunes enfants, les personnes âgées et les individus immunodéprimés. »

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L’Association de consommateurs britannique indique que « Supermarket bosses should hang their heads in shame’ » (les dirigeant des supermarchés devraient se couvrir la tête de honte), voir photo de droite.

En photos, ci-dessous, deux titres du Guardian, 1 et 2, qui illustrent bien que la viande de poulet est plus que montrée du doigt …

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Audit des contrôles officiels sur les processus mis en place par les exploitants d’abattoirs de bovins pour prévenir le risque STEC

28
nov
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Classé dans Audit, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

E.Coli_STECVoici un document publié le 21 novembre 2014 dans le cadre des rapports du CGAAER. Il s’agit de l’audit des contrôles officiels sur les processus mis en place par les exploitants d’abattoirs de bovins pour prévenir le risque STEC ou Escherichia coli producteurs de shigatoxines.

Audit des contrôles officiels menés par les agents des DDPP ou des DDCSPP sur les processus mis en place par les exploitants d’abattoirs de bovins pour prévenir le risque Escherichia coli STEC (shigatoxin producing E. coli).
Certaines souches particulières de la famille des colibacilles (Escherichia coli STEC [Shiga toxin-producing Escherichia coli]), hébergées dans l’intestin des bovins peuvent être responsables de troubles pathologiques graves chez de jeunes enfants ayant consommé de la viande de bœuf hachée, insuffisamment cuite et le plus souvent contaminée au moment de l’abattage de l’animal.
A la demande du ministre chargé de l’agriculture et de l’agroalimentaire, une équipe spécialisée d’auditeurs de la Mission d’inspection générale et d’audit (MIGA) du CGAAER a conduit, en 2013, une mission d’audit visant à examiner les contrôles officiels sur les processus mis en place par les professionnels de l’abattage pour prévenir le risque Escherichia coli STEC.

Extraits de la conclusion.

… les auditeurs ont mis en évidence des faiblesses du contrôle interne (tant au niveau départemental qu’au niveau central), illustrées par les écarts et les points d’amélioration formulés dans les rapports d’audit de sites et le présent rapport de synthèse. Ces faiblesses fragilisent sérieusement les contrôles officiels menés par les agents des DD(CS)PP et nuisent à leur impact.

En conséquence, les auditeurs considèrent que les contrôles officiels en abattoir, tels qu’ils ont été observés dans la plupart des sites audités, ne permettent pas d’avoir une appréciation suffisamment précise de la qualité des processus mis en place par les professionnels pour prévenir le risque E. coli STEC, et donc ne permettent pas de conclure avec une assurance raisonnable que la maîtrise du risque est optimale.

La réalisation des plans d’action proposés par les structures auditées ainsi que les suites données aux six recommandations émises dans le présent rapport sont indispensables pour accroître de façon significative la pertinence et l’efficacité des contrôles officiels. L’amélioration attendue qui en résultera devrait permettre d’optimiser la gestion du risque par les professionnels, et, par conséquent, de progresser de façon significative dans la prévention du risque E. coli STEC.

NB : La photo est issue du Helmholtz Centre for Infection Research que l’on peut retrouver sur ce lien. © HZI/Manfred Rohde.

Belgique : Publication en 2015 des résultats des inspections dans le secteur Business to Consumer

27
nov
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

smileybigAprès quelques suggestions à nos autorités sur les rappels d’aliments, en voici une autre qui concernent la publication des résultats d’inspections.

On sait que chez nous le débat divise le ministre de l’agriculture et le directeur général de l’alimentation, voir France : Des smileys hygiène sur les portes des restaurants, c’est pour la Saint-Glinglin ? mais les professionnels de la restauration sont opposés à ce type de transparence …

Petit rappel, selon L’Express du 8 septembre 2014, « Des smileys pour renseigner les clients des restaurants. La Direction générale de l’Alimentation (DGAL) envisage d’apposer un « smiley », vert qui rit ou rouge qui pleure, à l’entrée des restaurants pour renseigner les clients sur l’établissement. « Cette pratique existe déjà dans certains pays » a justifié ce lundi le patron de la DGAL Patrick Dehaumont, citant le Danemark, la ville de New York ou Shanghai. »

Mais, un communiqué du ministère de l’agriculture du 8 septembre 2014 promet de la transparence aux résultats des contrôles sanitaires, mais on ne sait pas quelle forme prendra cette transparence …

Bref, ce n’est donc pas pour tout de suite, on s’en doutait un peu …

Pendant ce temps, l’AFSCA de Belgique annonce sur son site, la « Publication des résultats des inspections dans le secteur B2C », c’est-dire Business to Consumer (B2C), les opérateurs qui vendent des denrées alimentaires directement au consommateur final, sont concernés. Les activités suivantes sont donc concernées : horeca, friteries, cuisines de collectivité, commerces de détail, boucheries, boulangeries, poissonneries, vente directe à la ferme, cuisines d’écoles, crèches, cuisines d’hôpitaux,…

Pour répondre à la demande récurrente de davantage de transparence, l’AFSCA va, à partir de 2015, publier les résultats des inspections menées chez les opérateurs qui vendent des denrées alimentaires au consommateur final.

Tous les opérateurs sont-ils concernés ?
Non. Seuls les opérateurs du secteur « Business to Consumer (B2C) »
À partir de quand les résultats seront-ils publiés? 
La publication des résultats débutera dans le courant du premier semestre 2015. La date précise sera communiquée en temps utile à tous les opérateurs concernés.
Quels résultats seront publiés?
Seul le résultat de la dernière inspection effectuée sur base de la check-list « Infrastructure, installation et hygiène » sera publié. Plus d’infos
Où les résultats seront-ils publiés et où pourront-ils être consultés?
Les résultats seront publiés dans la partie publique de Foodweb et pourront donc y être consultés par tous.
Sous quelle forme les résultats seront-ils publiés?
Les résultats seront publiés sous forme de symboles, accompagnés d’une brève description de leur signification. Plus d’infos.

NB : La restauration commerciale dont la restauration rapide ne fait pas partie du dispositif et une explication aurait été souhaitable. La photo ci-dessous représente les symboles en question.

afsca_résulats_B2C

Avis scientifique de l’EFSA sur le chloramphénicol présent dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux

27
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments.

imagesL’EFSA publie un avis scientifique sur le chloramphénicol dans les denrées alimentaire set les aliments pour animaux (Scientific Opinion on Chloramphenicol in food and feed).

Résumé.

Le chloramphénicol est un antibiotique non autorisé chez les animaux producteurs de denrées alimentaires dans l’Union européenne (UE). Cependant, étant produit par les bactéries du sol, il peut être présent dans les plantes. La Commission européenne a demandé à l’EFSA un avis scientifique sur les risques pour la santé humaine et animale liés à la présence de chloramphénicol dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux et si un seuil de référence (ou RPA pour reference point for action) de 0,3 μg/kg est suffisant pour protéger la santé publique et animale. Les données sur la présence de chloramphénicol dans les aliments extraites du plan nationale de surveillance des résidus et des résultats du système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) sont trop limitées pour effectuer une évaluation fiable de l’exposition alimentaire humaine. Au lieu de cela, l’exposition alimentaire humaine qui est calculé pour un scénario dans lequel le chloramphénicol est présent à 0,3 μg/kg dans tous les aliments d’origine animale, les aliments contenant des préparations enzymatiques et les aliments qui peuvent être contaminés naturellement. L’exposition alimentaire chronique moyenne pour ce scénario du pire serait comprise respectivement de 11 à 17 et de 2,2 à 4,0 ng/kg de poids corporel par jour pour les jeunes enfants et les adultes. L’exposition alimentaire potentielle du bétail au chloramphénicol ce a été estimée être inférieure à 1 μg/kg de poids corporel par jour. Le chloramphénicol est impliqué dans la génération de l’anémie aplasique chez l’homme et provoque des effets sur reproduction et hépatotoxiques chez les animaux. Les marges d’exposition pour ces effets ont été calculées à 2,7 ✕ 105 ou plus et le groupe scientifique sur les contaminants de la chaîne alimentaire (CONTAM) a conclu qu’il est peu probable que l’exposition à des aliments contaminés par du chloramphénicol égal ou inférieur à 0,3 μg/kg soit un problème de santé pour l’anémie aplastique ou les effets sur la reproduction et les effets hépatotoxiques. Le chloramphénicol présente une génotoxicité, mais, en raison de l’absence de données, le risque de cancérogénicité ne peut être évaluée. Le groupe CONTAM a conclu que, lorsqu’il est appliqué à l’alimentation des animaux, le seuil de référence est aussi suffisamment protecteur pour la santé animale et la santé publique, découlant de résidus dans les produits d’origine animale.

NB : Traduction du résumé par mes soins -aa

Une crèche britannique fermée après une éclosion à E. coli O55

27
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments.

« Une crèche britannique fermée après une éclosion à E. coli O55 », source Ben Chapman du barfblog du 26 novembre 2014.

La BBC rapporte que le Blandford Children’s Centre Nursery dans le Dorset (Royaume-Uni) a été fermé car les responsables de la santé enquêtent sur des cas groupés de maladies rares à E. coli.

500065432206023-1Vanessa Glenn, responsable de la politique familiale au Dorset County Council, qui gère la crèche sur Black Lane, a dit qu’un enfant a été diagnostiqué avec une infection à E. coli à la mi-octobre.

Elle a dit que la crèche a été fermée pendant trois jours tandis que des travaux de nettoyage en profondeur étaient entrepris.

Un autre enfant de la crèche a été infecté lundi et elle est actuellement fermée en attendant les résultats des analyses de sang du personnel et des prélèvement de selles des enfants, a-t-elle ajouté.

Elle a dit qu’il y avait eu un autre cas à E. coli impliquant un enfant de Blandford qui fréquentait le Shaftesbury Children’s Centre, et qu’il ne faisait pas partie des cas groupés.

Madame Glenn a déclaré : « Bien qu’il n’y ait aucune indication d’un lien direct entre la crèche et les cas récents, nous travaillons en étroite collaboration avec Public Health England et les autorité locales de santé environnementale pour contribuer à résoudre le problème. »

Elle a ajouté parents avaient été ‘pleinement informés’ de la fermeture de la crèche.

« Comme certains cas sont survenus chez des personnes associées à la crèche pour enfants, des lettres ont été envoyées aux parents dont les enfants fréquentent la crèche et le personnel, les informant sur E. coli O55 et l’enquête en cours », a déclaré le PHE.