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Articles de la catégorie 'Sécurité des aliments'

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Pas de poignée de main sur les navires de Crystal Cruises pour limiter norovirus

5
août
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

IMG_4895« Pas de poignée de main sur les navires de Crystal Cruises pour limiter norovirus », source Ben Chapman du barfblog du 5 août 2015.

En signe de salutation du capitaine sur Crystal Cruises, la règle est de saluer avec le poing ou avec deux doigts sur le front. La ligne de luxe est, selon ABC News, a mis au point une règle sur l’absence de poignée de main afin d’éviter la présence de norovirus sur le navire.

Crystal Cruises a une règle de non poignée de main pour le capitaine, en plus d’autres « mesures préventives » quand il s’agit de la santé et à la sécurité sanitaire à bord de ses navires.

 « La sécurité sanitaire et la santé de nos invités et de l’équipage est primordiale pour Crystal Cruises. Nous avons des règles d’hygiène exemplaires et cela facilite les mesures préventives conformément aux recommandations du Centers for Disease Control, comprenant la désinfection complète des lieux publics et les surfaces touchées comme les rampes, les poignées de porte et des boutons d’ascenseur », a dit la compagnie de croisières un communiqué à ABC News.

« D’autres mesures portent sur l’incitation des invités à utiliser des lingettes anti-bactériennes gratuites avant de monter sur le navire. Et alors que le capitaine est très heureux de répondre à tous nos clients, il se garde bien de serrer la main comme mesure préventive supplémentaire ».

« Je veux voir les données sur l’efficacité des lingettes antibactériennes contre les norovirus humains avant de les employer en tant que mesure de maîtrise », conclut Ben Chapman. Eh oui, ces lingettes désinfectantes si sympathiques ne semblent hélas pas efficaces sur ce type de virus humains …

Réduire les risques liés à Salmonella dans les produits de volaille crus, surgelés et farcis

5
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Réduire les risques liés à Salmonella dans les produits de volaille crus, surgelés et farcis », source article de James Marsden paru le 3 août 2015 sur son blog Safety Zone.

Il s’agit d’une suite de son article Salmonella dans des produits de volaille crus et congelés, l’étiquetage seul ne résoudra pas le problème.

contributor_11Les récents rappels impliquant Barber Foods et Aspen Foods soulèvent de sérieux défis pour l’industrie des volailles transformées. Ce sont des produits crus et sont clairement identifiés comme tels. L’étiquetage comporte des instructions de cuisson appropriées et déconseillent la cuisson au four à micro-ondes. La grande majorité des consommateurs qui consomment ce type de produits le font en toute sécurité.

Alors qu’est-ce que les cas confirmés de salmonellose associés à ces produits et les actions du FSIS de l’USDA nous disent à propos de la politique de sécurité des aliments qui a été adoptée pour résoudre le problème ?

Premièrement, les produits transformés crus de volaille seront traités comme des aliments prêts à être consommés indépendamment de l’information sur l’étiquetage informant les consommateurs que les produits doivent être adéquatement préparés pour assurer leur sécurité sanitaire.

Deuxièmement, le fardeau de la sécurité sanitaire tombe à 100% sur le fabricant du produit. Les consommateurs sont complètement exempts de responsabilité pour une manipulation et une cuisson appropriées.

Enfin, il y a un décalage flagrant entre le poulet cru dans lesquels la présence de Salmonella n’est pas considérée comme un contaminant et des produits de poulet crus préparés qui doivent être exempts de Salmonella.

Cela signifie que les fabricants de produits de poulet crus farcis congelés sont confrontés au choix de la conception de leurs processus pour éliminer pratiquement le risque de contamination par Salmonella ou revenir à la vente de ces produits complètement cuits.

Ce sont mes idées sur la réduction du risque de Salmonella dans des produits crus, transformés et surgelés.

Les matières premières (poitrines de poulet et viandes de poitrine) ne peuvent pas être achetées sur le marché libre. Les interventions pour réduire Salmonella sur les carcasses de poulet et tout au long du processus de fabrication doivent être identifiées et spécifiées. Cela n’éliminera Salmonella, mais ce réduira très probablement le risque de contamination.

D’autres interventions devraient être appliquées au cours du processus de fabrication des produits transformés de poulet. L’efficacité de ces interventions doit être validée pour la maîtrise de Salmonella. Il y a un certain nombre d’interventions approuvées disponibles pour aider à maîtriser Salmonella et d’autres pathogènes.

Tous les ingrédients non carnés devraient être pasteurisés de façon à éliminer la possibilité de contamination par Salmonella.

Jusqu’à ce point, mes recommandations suivent de près les stratégies qui ont été appliquées avec succès pour réduire le risque de E. coli O157:H7 dans le viande hachée crue de bœuf et d’autres produits de bœuf cru. Elles réduisent, mais ne suppriment pas complètement le risque de contamination.

Si ces étapes ne règlent pas le problème de santé publique associé aux produits de volaille surgelés, farcis et crus, les fabricants devraient envisager de concevoir des systèmes de conditionnement qui permettraient aux produits finis à être traitées en utilisant un traitement par des hautes pressions. Ceci peut être appliqué aux produits emballés de consommation et permettrait d’éliminer complètement tout risque de contamination par Salmonella.

J’ai déjà mentionné la possibilité de commercialiser les produits comme étant entièrement cuits et bien sûr, c’est aussi une option. En supposant que les produits soient bien cuits, le pathogène qui poserait problème deviendrait Listeria monocytogenes et une grande attention devrait être prise pour éviter la contamination post-process après la cuisson.

Des améliorations dans la science de la détection et de la caractérisation des pathogènes d’origine alimentaire ont conduit à la création d’un système aux États-Unis dans lequel des cas individuels, des petits cas groupés et des éclosions de maladies d’origine alimentaire sont étudiées de près et remontent à des produits alimentaires spécifiques.

Lorsque cela se produit, cela met énormément de pression sur les services officiels afin de prendre des mesures pour protéger le public. Il semble y avoir peu de confiance sur les évaluations des risques qui considèrent soit que les produits sont crus ou entièrement cuits et soit que l’étiquetage fournit aux consommateurs des instructions sécuritaires de manipulation et de cuisson.

Le système de santé publique est très efficace et les services officiels n’ont aucun goût pour placer la responsabilité sur les consommateurs. Cela a entraîné un changement fondamental dans la politique alimentaire. Ses implications pour l’industrie alimentaire sont en effet profondes.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

A propos d’un papier bioactif pouvant soit détecter, capturer ou détruire des pathogènes

4
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Films vidéo, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments.

Une nouvelle du 2 août 2015 en provenance du Québec a retenu mon attention, « Des papiers d’emballage tueurs de bactérie ». Je suppose que ces papiers doivent tuer plus d’une bactérie …

Bref, il s’agit « Des papiers d’emballage tueurs de bactéries inventés à Trois-Rivières pourraient révolutionner l’industrie alimentaire en empêchant les éclosions de listériose et de salmonellose. »

Temballages_bioactifsestée sur la dangereuse E. coli, ainsi que sur Listeria et Salmonella, l’invention semble jusqu’ici infaillible et c’est une première mondiale.

On la doit à l’équipe du Pr Tarik Jabrane, chercheur au Centre d’innovation des produits cellulosiques, Innofibre, et professeur à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

On pourra aussi voir une démonstration dans une vidéo sur les emballages bioactifs.

Petit retour en arrière, le 19 février 2015, on apprend par le blog d’information En Tête, le résumé de la thèse de doctorat en sciences et génie des matériaux lignocellulosiques de Tarik Jabrane, intitulée « Méthodologies de fabrication de papier bioactif ».

Un papier bioactif est un papier pouvant soit détecter, capturer ou détruire les agents pathogènes. Le développement de papiers bioactifs est une voie de renouvellement attrayante pour l’industrie papetière pour autant que celui-ci puisse être produit économiquement en grandes quantités.  La thèse propose des réponses scientifiques et technologiques aux défis de coût, de qualité et de rapidité de fabrication industrielle de papier bioactif : elle démontre la faisabilité de fabrication de tels papiers.  L’approche suivie a été d’intégrer des agents bioactifs, soit des enzymes ou des bactériophages, post-fabrication du papier (lors de la transformation) dans le but de lui ajouter la fonction de bioactivité.

Nos travaux montrent que, nonobstant le fait que les biomolécules soient considérées comme fragiles, les enzymes et les bactériophages résistent aux contraintes de cisaillement rencontrées lors des procédés industriels d’impression et de couchage du papier.  Si les bactériophages sont partiellement désactivés lors du séchage du papier bioactif, toute ré-humidification du papier, par exemple par les aliments emballés, permet de récupérer tout ou partie de la bioactivité. La bioactivité est améliorée lorsque les bactériophages sont immobilisés en surface, et non dans la masse, du papier de manière orientée afin d’assurer une efficacité maximale du papier bioactif.  Finalement, la protection des bactériophages par une couche de gélatine permet d’étendre considérablement la durée fonctionnelle des papiers bioactifs.  La thèse donne aussi les conditions de vitesse, de pression et de composition des « encres bioactives » permettant de fabriquer de tels papiers.  La thèse constitue donc un document de base dans le domaine de la production industrielle de papiers bioactifs : i.e. en grands volumes.

La croissance de Listeria monocytogenes sur du saumon fumé à froid se fait en utilisant des voies métaboliques alternatives

4
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« La croissance de pathogènes sur du saumon fumé à froid se fait en utilisant des voies métaboliques alternatives », source ASM news du 4 août 2015.

Le pathogène,se développe sur du saumon fumé réfrigéré via des voies métaboliques différentes de celles qu’il utilise lors de la croissance sur des milieux de culture de laboratoire. La recherche pourrait mener à une réduction des incidences de la maladie d’origine alimentaire et de la mort, a déclaré la chercheuse Teresa Bergholz. L’étude est publiée le 24 juillet dans Applied and Environmental Microbiology, une revue de l’American Society for Microbiology.

salted_salmon_fillet_6291_smDans l’étude, les chercheurs ont montré que L. monocytogenes prolifère sur du saumon fumé à froid en utilisant des voies métaboliques différentes pour obtenir l’énergie nécessaire de celles qu’il utilise sur des milieux de culture en laboratoire, même lorsque les milieux ont été modifiés pour avoir la même teneur en sel et le même pH comme chez le saumon. Pour se développer sur le saumon, la bactérie régule à la hausse des gènes qui lui permettent d’utiliser deux composés à partir de la membrane cellulaire, l’éthanolamine et le propanediol en tant que sources d’énergie.

Dans un parallèle intéressant, L. monocytogenes, ainsi que Salmonella, sont connus pour utiliser ces mêmes gènes pour croître chez un hôte dans le tractus gastro-intestinal et sur les macrophages. « Il peut y avoir des moyens d’utiliser cette information afin de maîtriser le pathogène à la fois dans les aliments ainsi que chez les personnes infectées », a déclaré Bergholz de la North Dakota State University à Fargo. « Comprendre comment un pathogène d’origine alimentaire s’adapte aux contraintes environnementales qu’il rencontre sur un aliment spécifique pourrait permettre à des microbiologistes alimentaires de développer des inhibiteurs du métabolisme ou des voies de réponse au stress qui sont nécessaires au pathogène pour croître ou survivre sur ce produit. »

« L’information peut également permettre une meilleure évaluation du risque, car la virulence d’un pathogène peut être considérablement affectée par des réactions au stress et/ou aux voies métaboliques utilisées pour survivre sur les aliments », a dit Bergholz.

Bergholz noté que les aliments prêts à être consommés en général ont de très faibles niveaux de contamination par L. monocytogenes, et que la bactérie doit être capable de se développer sur le produit pendant le stockage réfrigéré afin de parvenir à une dose infectieuse. « Dans de nombreux cas, l’ajout d’acides organiques va ralentir ou arrêter la croissance de ce pathogène sur les viandes et les produits de la mer prêts à être consommés. »

La listériose parfois mortelle affecte principalement les personnes âgées, les femmes enceintes, les nouveau-nés et les personnes dont le système immunitaire est affaibli, selon les Centers for Disease Control and Prevention, qui offre des conseils pour la prévention ici.

IAFP 2015 : Entretien avec Frank Yiannas, vice-président pour la sécurité des aliments de chez Walmart

4
août
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Classé dans Curiosité, Films vidéo, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments.

« IAFP 2015 : Entretien avec Frank Yiannas, vice-président pour la sécurité des aliments chez Walmart », source article de James Andrews du 4 août 2015 dans Food Safety News.

Une interview d’un reponsable de la sécuirté des aliments d’un grand distributeur n’est pas chose courante, raison de plus pour écouter et lire celle-ci. Bien entendu cela est impensable en France, langue de bois oblige …

Frank Yiannas, expert en sécurité des aliments et vice-président pour la sécurité des aliments chez Walmart, a échangé avec Food Safety News lors de l’IAFP 2015 à Portland, Orgeon, afin de discuter de la façon dont il gère ses responsabilités, comment la technologie influe sur la sécurité des aliments et le rôle des litiges dans les cas de maladies d’origine alimentaire.

L’interview peut être écoutée sur cette vidéo ou on peut lire les faits saillants ci-après :

Faits saillants de la conversation sont légèrement modifiés ou condensés:

Sur le combat de la sécurité des aliments chez le plus grand distributeur au monde :

Travailler chez Walmart, est un lieu où tout va vite. Vous avez dit que nous sommes le plus grand distributeur au monde, nous achetons et vendons plus d’aliments que quiconque dans le monde. Nous pensons beaucoup. Nous opérons dans plus de 30 pays et avons plus de 200 millions de clients dans le monde, 2,2 millions d’employés, et des dizaines de milliers de fournisseurs de produits alimentaires.

Je pense que je me rends compte que nous avons une responsabilité très importante de vous assurer que les aliments que nous achetons et vendons soient sûrs.

Sur ses responsabilités au jour le jour :

Ma journée a un rythme rapide et une combinaison intéressante de ce que je appelle le travail hors de votre boîte de réception et de votre boîte d’envoi. Ce que je veux dire par « boîte de réception », ce sont ces questions qui viennent et que vous ne prévoyez pas : un rappel d’aliments que nous avons un jour donné, une question alimentaire sur un marché émergent que nous n’avions pas prévu.

Tout sujet qui pourrait être lié aux aliments et présent dans les nouvelles, nous faisons attention à lui, parce que cela peut avoir ou non des répercussions sur nos marques, et nous allons nous poser la question, ‘Qu’est-ce que cela signifie pour Walmart ?’

J’essaie aussi de me discipliner pour faire ce que j’appelle ‘travailler hors de ma boîte d’envoi’. Quelles sont les types de choses proactives et préventives pour lesquelles nous devrions travailler ?

Des exemples que je donnerais de ces dernières années : Vous avez vu nous avons proposé la sécurité mondiale des aliments à tous nos fournisseurs en 2008. Vous avez vu notre action sur l’initiative de sécurité sanitaire du bœuf en 2010. En décembre 2014, nous avons annoncé une initiative sur la sécurité sanitaire des volailles et au début de cette année, nous avons déployé notre position sur les antibiotiques dans l’agriculture.

Sur la résolution des problèmes à grande échelle :

Comment faites-vous cela à l’échelle d’une organisation comme Walmart ?

Vous pouvez apprendre à résoudre des challenges un peu différemment quand vous avez cette taille. Il y a trois concepts qui me viennent à l’esprit :

En numéro un, c’est la simplicité. Tout ce que nous devons faire doit être simple dans une organisation qui est vraiment importante et complexe. Il est difficile de faire avancer les choses, de sorte que nous nous efforçons d’être simple. Je vais vous donner un exemple. Nous avons regardé le poulet rôti et comment nous préparons le poulet rôti dans nos magasins. Nous avons plus de 11 000 unités de vente au détail dans le monde. Donc nous avons pris cela en main et nous avons inventé une « analyse de des tâches liées à la sécurité des aliments », en regardant les étapes du processus, et nous ramené un processus de 17 étapes vers six étapes, en veillant à simplifier la façon dont le poulet rôti est cuit, en améliorant la qualité et en réduisant les risques de sécurité des aliments en même temps.

Une autre chose que vous avez à faire lorsque vous êtes en opération à cette échelle est de changer la donne ou changer de paradigme. Vous ne pouvez pas nécessairement résoudre des problèmes tels que certains des plus petites entités de vente. Je vais vous donner un exemple de ce à quoi cela ressemble. Nous savons tous que la contamination Listeria est un problème. La plupart des organisations se concentrent sur des principes appropriés, comme le nettoyage-désinfection de l’environnement de la charcuterie, et nous savons qu’il y a un accent mis sur ce point maintenant au niveau de la distribution. La formation de nos employés, nous sommes de toute évidence impliqués dans la formation de nos employés et pour les orienter avec l’équipement. Mais à cause de notre échelle, à nouveau, nous voulons quelque chose qui soit un peu plus l’épreuve des balles. Donc, nous allons faire toutes les choses qu’une organisation de taille typique ferait, mais nous sommes arrivés à ce que nous appelons une idée de changement de donne en exigeant de tous nos fournisseurs de charcuterie à reformuler leurs produits de charcuterie afin d’y inclure un inhibiteur naturel pour empêcher la croissance de Listeria de plus d’un log pendant sa durée de vie. Etant un grand opérateur, nous devons tirer parti de ces idées qui changent la donne.

Troisièmement, je pense que nous devons vraiment être informés. Nous utilisons des données et des analyses pour travailler sur les vrais problèmes au bon moment. Un exemple que j’utilise pour cela, nous avons un système de technologie de poche que nous utilisons dans tous nos magasins américains et dans nos déplacements à l’échelle nationale. Nous faisons tous nos contrôles de sécurité des aliments sur les appareils de poche, par opposition à du papier. Qu’est-ce que cela nous donne des big data. Je vais vous donner une analogie : Nous avons jeté un coup d’œil aux températures de cuisson de la rôtissoire sur un seul mois. Nous avons vu quelques éclosions impliquant d’autres distributeurs aux États-Unis, alors nous nous sommes dit, ‘Comment faisons-nous ? Au cours d’un mois donné, ce que nous avons vu était que les inspecteurs de réglementation à travers le pays qui sont venus dans nos magasins, mais ils ne venaient pas nécessairement quand les fours de la rôtisserie étaient en fonctionnement, donc au cours de cette période de temps, ils ne vérifient que les températures dans nos rôtisseries pendant 10 fois. Nous essayons d’être responsable et d’avoir avec nous une tierce partie pour vérifier l’ensemble de nos magasins, et nous regardons combien de fois ils vérifient les températures de la rôtisserie sur une période de quelques semaines, et ils la vérifient environ 100 fois. Mais parce que nous essayons de tirer parti de la technologie de l’information et des big data, nous avons regardé combien de fois nous avions vérifié nos températures avec notre système [de poche], et devinez quoi ? Nous avions enregistré des températures, 1,4 millions de fois.

Je partage cela avec vous parce que c’est un changement de paradigme. Je ne dois plus compter sur un inspecteur qui vient dans différents endroits. Quand un portable sonne, je sais exactement si nous sommes performants, quels changements doivent être faits et les pièces d’équipements qui posent le plus de problèmes. Donc, nous pensons que nous résolvons les problèmes un peu différemment en raison de l’échelle.

Sur le rôle de la technologie dans la sécurité des aliments :

Je pense que la sécurité de saliments doit aller dans le sens de Netflix, et non pas de Blockbuster. Je pense que nous allons voir une transformation de l’équipement, celui-ci étant automatisé, des processus de sécurité des aliments automatisés, et toutes ces big data conduiront à de vraies informations pour nous aider à plus de prévention.

Plan de sécurité alimentaire stratégique de Walmart :

Nous avons un plan stratégique, ce n’est pas un secret. Nous comparons et partageont ouvertement, et il est basé sur cinq initiatives stratégiques.

En numéro un, réduire les risques en matière de sécurité des aliments au début de la chaîne alimentaire. Nous avons une multitude de stratégies et d’objectifs sur ce que nous sommes censés faire au début de la chaîne alimentaire avec les fournisseurs à risque, les grands fournisseurs et les petits fournisseurs locaux.

En numéro deux, essayez de réduire les facteurs de risque en distribution. Ces choses que nous essayons de faire bien en distribution : maintien au froid, maintien au chaud, contamination croisée. Cela commence avec la conception de nos installations, rendant sûres les procédures que nous avons simplifié, éduquant nos associés, misant sur la technologie de l’information, bref, toute une série de stratégies qui réduisent les facteurs de risque.

En numéro trois, augmenter la conformité réglementaire. Dans un monde parfait, la conformité réglementaire et les risques seraient identiques, mais il y a certaines choses que nous faisons pour des raisons de conformité réglementaire qui ne peuvent pas vraiment de réduire les risques en matière de sécurité des aliments. L’étiquetage du pays d’origine, par exemple.

En numéro quatre, gérer les questions émergentes. Je trouve qu’après 25 ans dans la profession, nous passons beaucoup plus de temps avec les nouveaux enjeux de la sécurité des aliments, allant de la résistance aux antibiotiques et de la gestion des antibiotiques à notre position sur les aliments génétiquement modifiés, et une foule de questions.

Notre cinquième initiative stratégique est d’essayer de conduire une cohérence interne et mondiale pour tenter de fonctionner de la meilleure façon que nous le pouvons dans le monde.

Sur la montée des rappels d’aliments en distribution depuis 2000 :

Nous sommes dans cette course, et quand je dis ‘nous’, je veux dire tout le monde dans l’industrie alimentaire, et la course se situe entre la capacité de la santé publique à détecter, et la capacité de l’industrie à prévenir. La détection a été tellement bonne, et nous sommes heureux qu’elle soit devenue si bonne, mais la détection dépasse la prévention. En tant qu’industrie, nous devons accélérer la prévention.

Je ne suis pas convaincu que la chaîne alimentaire soit moins sûre qu’elle l’a jamais été. Je pense effectivement qu’elle est plus sûre qu’elle ne l’a jamais été. Mais nous sommes vraiment bons en détection, ce qui est une bonne chose. Cela nous permettra d’influencer davantage la prévention et réduire davantage le risque de maladie d’origine alimentaire.

Sur le rôle des litiges en matière de sécurité des aliments :

Au risque d’aliéner certains de mes collègues et confrères, je pense que le litige a un rôle approprié dans le système de sécurité des aliments. Il ne fait aucun doute qu’il a aidé la sécurité des aliments à avancer et à prévenir des maladies d’origine alimentaire, ainsi que mettre un nouvel accent sur les poursuites pénales pour les gens qui font des choses qui sont assez énormes.

Nul doute que des conséquences négatives ont un rôle dans la société et dans la sécurité des aliments. Etant étudiant en sciences du comportement, je préfère, et toutes les sciences du comportement le disent assez clairement, un renforcement positif et les conséquences positives l’emportent sur le renforcement et les conséquences négatives.

Nous en tant que société devons nous pencher sur les conséquences positives et le renforcement positif quand il s’agit de la sécurité des aliments, et pas seulement le négatif.

Sur l’avenir de la sécurité des aliments dans les 10 à 20 prochaines années :

Basé sur des données récentes FoodNet, en regardant les incidences de maladies d’origine alimentaire pour 100,00 habitants, le message est que peut-être nous avons fait du surplace. Les choses sont allées mieux et nous avons fait des progrès spectaculaires, mais à certains égards, au moins pour certains pathogènes, nous avons fait du surplace. Le concept est que ce qui nous faisons maintenant n’est pas nécessairement ce qui va nous amener à atteindre nos objectifs de Healthy People 2020. Nous devons faire les choses différemment.

Je crois sincèrement que notre profession est à un carrefour. Nous pouvons choisir de prendre la voie de gauche et continuer à faire ce que nous faisons aujourd’hui ou nous pouvons faire des choses qui sont significativement différentes en changeant de paradigme sur la façon dont nous résolvons les problèmes. Si nous prenons la voie de gauche, je pense que nous verrons un peu de progrès, mais les choses vont principalement rester au point mort. Je pense que nous devons faire des sauts quantiques dans nos approches et comment nous gérons la sécurité des aliments.

© Food Safety News