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Articles de la catégorie 'Sécurité des aliments'

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Les souches de E. coli entérotoxinogéniques sont étroitement liées

21
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Les souches de E. coli entérotoxinogéniques sont étroitement liées », source ASM News.

Les souches de Escherichia coli entérotoxigénique (ETEC) qui infectent les adultes et les enfants en Asie, en Afrique et aux Amériques, ont notamment des toxines et des facteurs de virulence semblables, selon une étude publiée dans le Journal of Bacteriology. Cela augure bien pour le développement d’un vaccin, explique l’auteur correspondant Åsa Sjöling, du Karolinska Institutet, Stockholm, Suède. Les ETEC infectent 400 millions de personnes par an, soit 5,3% de la population mondiale, et tuant 400 000 personnes.

enterotoxigenicDans l’étude, Sjöling et al. ont cherché à déterminer si la toxine thermolabile (TL) est devenue plus toxique au cours du temps, et si la bactérie a évolué pour sécréter plus de cette toxine. La TL provoque la « diarrhée du voyageur » qui afflige si souvent les Américains à l’étranger, et qui empoisonne les résidents de nombreux pays à faible et moyen revenu. Mais ils ont constaté que sur une période de 30 ans à partir de laquelle ils avaient des isolats, les deux types de toxines les plus puissantes, les TL1 et TL2, avaient peu changé, mais s’étaient propagées dans le monde.

« Lorsque de nouvelles souches ETEC acquièrent soit la TL1 ou la TL2 ils semblent y avoir plus de chance de persister et de se propager », dit Sjöling. Les facteurs de colonisation, les composés que la bactérie utilise pour adhérer à la paroi intestinale sont, également restés conservés au fil du temps, et les facteurs de colonisation les plus communs identifiés à l’échelle mondiale ont été souvent associés aux TL1 et TL2.

Les résultats de la recherche d’une collaboration entre l’université de Göteborg (où Sjöling a fait cette recherche), qui possède la plus grande collection au monde de souches ETEC, et des experts du séquençage du Sanger Institute, Cambridge, au Royaume-Uni. « Nous avons vite vu que les souches avec des variants des toxines similaires et un profil de facteurs de colonisation restent souvent étroitement liées, malgré le fait d’avoir été isolées sur des continents différents, avec un temps espacé entre ces isolements allant jusqu’à 30 ans », dit Sjöling.

Le document est publié en même temps dans Nature Genetics par un grand nombre des mêmes auteurs. Dans ce document, les investigateurs ont développé des données de séquence du génome entier de 362 souches ETEC de plus de 30 ans, dans 20 pays. « Cette recherche renforce notre conviction qu’il est possible de cibler un large éventail de groupes ETEC avec un vaccin », dit Gordon Dougan du Sanger Institute, co-auteur de deux documents.

« Nous croyons que le vaccin mis au point à l’université de Göteborg sera protecteur et utile à l’échelle mondiale car ce vaccin est basé sur des types de toxines et des facteurs de colonisation que nous avons retrouvé pour être les plus présents dans le monde entier », explique Sjöling.

Alors qu’on croyait que les ETEC variaient considérablement d’un endroit à l’autre, les investigateurs de Nature Genetics ont suivi la plupart des 21 lignées à une bactérie individuelle qui a acquis l’information génétique nécessaire pour infecter l’homme, entre 51 et 174 ans auparavant, puis se propager. Cela suggère, à son tour, que la bactérie est stable, et qu’il est improbable que le vaccin devienne résistant, et qu’il sera efficace dans le monde entier chez les enfants et les adultes, dit Sjöling.

NB : Photo issue de ce site.

Rappel de fromages de chèvre au lait cru AOP pour cause de présence de Escherichia coli O26

21
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Non classé, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Auchan rapporte sur son site rappel qualité, un communiqué du 20 novembre 2014 de la société Eurial, 24, rue de la Rainière, CS 42738, 44327 NANTES Cedex 3

La Société EURIAL procède au retrait de la vente du produit suivant :
  • Nom : Fromage de chèvre au lait cru AOP
  • Marque commerciale : Pouligny Saint Pierre fabriqué et affiné par Eurial Tournon Saint Martin (36220)
  • Type de conditionnement : 150g et 250g
  • N° de lot : Y14286
  • DLC/DLUO : 12/12/14
  • Numéro d’identification vétérinaire :
  • Période de commercialisation : à partir du 06/11/14.
En effet, un contrôle a mis en évidence, dans ces produits, la présence de Escherichia coli O26.
Il est donc demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente où ils ont été achetés.
Les Escherichia coli O26 peuvent entraîner dans la semaine qui suit la consommation, des gastro-entérites éventuellement hémorragiques, accompagnées ou non de fièvre, et pouvant être suivies de complications rénales sévères chez les jeunes enfants Les personnes qui auraient consommé les produits mentionnés ci-dessus et qui présenteraient ce type de symptômes sont invitées à consulter sans délai leur médecin traitant en lui signalant cette consommation et la nature du germe contaminant.

NB : C’est, je crois, le quatrième rappel de fromages causé par la présence de E. coli O26 en France depuis le début de l’année … mais peut-être qu’un lecteur a des informations plus complètes. On lira aussi Emergence d’un clone virulent de E. coli O26 en Europe.

Pas encore de nouvelles de nos autorités tant des ministères de l’agriculture que de la santé, comme d’hab ?

Sécurité des aliments : Le Canada, premier au classement mondial, la France 3e !

21
nov
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Classé dans Curiosité, Santé, Sécurité des aliments.

imgresLe Canada occupe le premier rang, devant l’Irlande et la France, au Classement mondial 2014 – Salubrité des aliments, un nouveau rapport produit par le Centre pour l’alimentation au Canada du Conference Board du Canada, en collaboration avec l’Institut alimentaire de l’Université de Guelph.

« Les excellentes notes obtenues par le Canada à la plupart des indicateurs de salubrité alimentaire tiennent au nombre systématiquement faible de cas de maladies d’origine alimentaire et de rappels signalés, à la nouvelle politique du Canada en matière d’étiquetage des allergènes et à un effort accru de transparence », explique Jean-Charles Le Vallée, chercheur principal au Conference Board et premier auteur du rapport. « Ce sont de bonnes nouvelles, car le public a aussi davantage confiance en notre système d’assurance de la salubrité des aliments. »

Faits Saillants

  • Le Canada et l’Irlande obtiennent les meilleures notes, suivis par la France, au classement de 17 pays de l’OCDE en matière de salubrité des aliments.
  • En tout, 67 % des Canadiens croient que la salubrité des aliments s’est améliorée au cours des cinq dernières années.
  • Le rapport évalue la salubrité des aliments par rapport à dix indicateurs couvrant trois domaines de gouvernance des risques en la matière.

Selon le gouvernement canadien, Ce classement en tête de liste met en lumière nos réussites dans plusieurs domaines, comme notre capacité d’intervention en cas d’urgences relatives à la salubrité des aliments ainsi que les communications avec les intervenants et la population en la matière. Le rapport souligne également que c’est au Canada que la confiance du public dans la salubrité des aliments est la plus élevée.

Dix indicateurs regroupés sous trois domaines (évaluation, gestion et communication) déterminent le classement mondial global.

NB :L’accès au rapport nécessite de créer un compte utilisateur ici.

Un organisme canadien met en avant le Canada, quoi de plus normal, et la France serait troisième, mais je ne crois pas pas que cela soit dû à la communication de nos autorités. 

Le Royaume-Uni est quatrième et les Etats-Unis sont sixième. Les Pays Scandinaves souvent cités en exemple dont parmi les derniers ainsi que l’Allemagne et la Belgique … dans ce classement des 17 pays industrialisés qui va devenir, hélas, un outil de propagande politique …

Cela étant, notons aussi qu’il existe un classement du top 10 des pays en matière de non-conformités liées à la sécurité des aliments, et la France est quatrième …

Précisons l’inutilité de ce type de classement … tant les systèmes de sécurité sanitaire des aliments sont différents …

Les sèche-mains peuvent transmettre des bactéries dans les toilettes

21
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Santé, Sécurité des aliments.

« Les sèche-mains peuvent transmettre des bactéries dans les toilettes », selon une étude de l’université de Leeds.

Des scientifiques de l’université de Leeds ont constaté que les sèche-mains à ‘jets d’air’ à forte puissance et les sèche-mains à air chaud peuvent transmettre des bactéries dans les toilettes. Le nombre de germes dans l’air était 27 fois plus élevé autour de sécheurs à jets d’air par rapport à l’air autour des distributeurs d’essuie-mains en papier.

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Les sèche-mains modernes sont bien pires que les serviettes en papier quand il s’agit de la propagation des microbes, selon une nouvelle étude de l’Université de Leeds.

L’étude montre qu’à la fois les jets d’air et les sèche-mains à air chaud propagent des bactéries dans l’air et sur les utilisateurs et les personnes à proximité.

L’équipe de recherche, dirigée par le professeur Mark Wilcox de l’école de médecine, a contaminé des mains par des bactéries inoffensives, Lactobacillus, que l’on ne retrouvent pas dans des toilettes. Cela a été fait pour mimer des mains qui ont été mal lavées.

La détection ultérieure de Lactobacillus dans l’air a prouvé qu’ils ont dû venir des mains lors du séchage. Les experts ont prélevé des échantillons d’air autour des sèche-mains et aussi à une distance d’un et deux mètres.

Le nombre de bactéries à proximité des séchoirs à jets d’air a été retrouvé à être 4,5 fois plus élevé que dans les séchoirs électriques à air chaud et 27 fois plus élevé par rapport à l’air lors de l’utilisation d’essuie-mains en papier. A côté des sèche mains électriques, les bactéries ont persisté dans l’air bien au-delà du temps de 15 secondes pour sécher les mains, et près de la moitié (48%) des Lactobacillus ont été recueillis plus de cinq minutes après que le séchage soit terminé. Les Lactobacillus ont été encore détectés dans l’air 15 minutes après le séchage des mains.

Le professeur Wilcox a dit, « La prochaine fois que vous vous séchez les mains dans des toilettes publiques à l’aide d’un sèche-mains électrique, vous pouvez propager des bactéries sans le savoir. Vous pouvez également recevoir des microbes des mains d’autres personnes. »

« Ces résultats sont importants pour comprendre la façon dont les bactéries se propagent, avec le pouvoir de transmettre des maladies. »

L’étude, financée par l’European Tissue Symposium, a été publiée dans le Journal of Hospital Infection et présentée à la conférence internationale de la Healthcare Infection Society (HIS) à Lyon, France.

NB : On lira un article de 2012 sur le blog qui était déjà tout un programme, Les sèche-mains électriques sont peut-être bons pour l’environnement mais sans doute pas pour le séchage des mains.

Last but not the least, l’hebdomadaire Marianne avait conseillé en conclusion d’un article de janvier 2014 sur « La guerre des sèche-mains », cette ineptie, « En attendant, vous pouvez toujours opter pour le gel antibactérien. Sans eau, sans savon. Sans séchage. »

Réouverture du premier McDonald’s de Moscou après 90 jours de fermeture

20
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

mcdonalds1« Réouverture du premier McDonald’s de Moscou après 90 jours de fermeture », d’après Fortune Magazine du 19 novembre 2014 citant une dépêche de Reuters.

Le premier restaurant McDonald’s de Moscou a rouvert mercredi après une fermeture pendant près de trois mois pour des non-conformités à la santé et la sécurité alors que les relations entre la Russie et les États-Unis ont chuté à des niveaux post-soviétiques en raison de la crise en Ukraine.

Le restaurant de McDonald’s Corp., qui a ouvert en 1990, a fermé fin août dans une série de fermetures dans toute la Russie considérées largement comme une vengeance pour les sanctions occidentales envers Moscou pour son rôle en Ukraine.

Beaucoup ont rouvert depuis, mais selon la compagnie, il y a encore 200 inspections en cours et quatre restaurants en dehors de Moscou restent fermés.

Rospotrebnadzor, l’agence de la sécurité des aliments du pays, a dit que les fermetures, qui sont intervenus après des contrôles inopinés, ne sont pas liées aux problème entre la Russie et l’Occident.

Un porte-parole pour les opérations russes de McDonald’s, Svetlana Polyakova, a déclaré que la société a respecté les exigences de Rospotrebnadzor.

« McDonald’s fonctionne normalement », a-t-elle dit.