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Articles de la catégorie 'Sécurité'

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Un produit chimique présent dans un savon antibactérien peut perturber le microbiote intestinal

1
avr
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité.

images« Un produit chimique présent dans un savon antibactérien peut perturber les micro-organismes dans le tube digestif », source The Endocrine Society.

L’utilisation d’un antimicrobien classique sans ordonnance, le triclocarban (TCC), pendant la grossesse et l’allaitement peut modifier la composition des bactéries intestinales et d’autres micro-organismes (microbiote intestinal) de la progéniture, selon une nouvelle étude chez l’animal. La présentation des résultats aura lieu le vendredi à la réunion annuelle 98e de l’Endocrine Society à Boston.

Le microbiote intestinal contient des microbes bénéfiques et nuisibles, et les changements dans sa composition normale sont liés à des maladies comme l’obésité, le diabète, la maladie du colon irritable, le cancer du côlon, la sclérose en plaques et l’asthme.

Le TCC est souvent ajouté à un savon antibactérien. De nombreux produits antibactériens pour des soins personnels sont couramment utilisés pendant la grossesse et par les femmes qui allaitent pour se protéger contre des maladies infectieuses, a déclaré l’auteur principal de l’étude, Rebecca Kennedy, une étudiante diplômée en médecine comparée et expérimentale de l’Université du Tennessee, Knoxville.

« Notre recherche s’ajoute à la masse croissante de la littérature scientifique suggérant que des conséquences sanitaires involontaires liés à l’utilisation des antimicrobiens en vente libre et cela doit permettre aux femmes enceintes et allaitantes de prendre des décisions concernant l’utilisation de ces produits antimicrobiens », a-t-elle dit.

antbacterial_soapDans des travaux antérieurs, Kennedy et ses collègues ont constaté que le TCC passe dans le lait maternel des rats mères à leur progéniture, une voie d’exposition qui est pertinente pour les humains. Dans leur nouveau travail, les chercheurs ont étudié les conséquences de l’exposition au TCC au début de la vie sur le microbiote intestinal.

Les chercheurs ont donné à des rats femelles de la nourriture rat chow complétée par du TCC pendant la grossesse et une période de 16 jours après que les bébés rats soient nés. Ils ont recueilli des échantillons de matières fécales des rats maternels pendant la grossesse et l’allaitement. Des bébés rats, ils ont recueilli le contenu du caecum, une zone reliant le petit et gros intestin qui subit généralement l’échantillonnage dans des modèles animaux pour analyser le microbiote intestinal, selon Kennedy.

Les investigateurs ont ensuite effectué le séquençage de l’ADN du microbiote intestinal à partir des échantillons prélevés. Ils ont comparé les résultats obtenus avec l’analyse du microbiote intestinal de rats et leurs petits qui n’ont pas été exposés au TCC.

Les chercheurs ont trouvé que, par rapport aux rats non exposés, l’exposition au TCC a conduit à un nombre moyen réduit de taxons microbiens présents dans chaque échantillon parmi les rats mères et les bébés.

Au 16e jour après la naissance, les bébés rats exposés au TCC avaient une composition significativement différente de la microflore intestinale de celle des bébés rats non exposés. Ces différences sont devenues perceptibles à partir du 12e jour, selon le résumé de l’étude.

« La capacité de l’exposition à l’antimicrobien TCC de modifier la composition de la communauté microbienne justifie une investigation future afin de déterminer les effets sur la santé résultant de l’exposition au TCC pendant des fenêtres sensibles du développement prénatal et du début de la vie », a dit Kennedy.

Royaume-Uni : Le premier bilan de la criminalité dans la chaîne alimentaire est publié

25
mar
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« Royaume-Uni : Le premier bilan de la criminalité dans la chaîne alimentaire est publié », source Food Safety Watch du 23 mars 2016.

La Food Standards Agency du Royaume-Uni (FSA) a publié le premier Food Crime Annual Strategic Assessment (FCASA) ou Évaluation stratégique annuelle de la criminalité dans la chaîne alimentaire, examinant l’ampleur et la nature de la menace de la criminalité liée aux aliments dans l’industrie alimentaire et des boissons britannique à 200 milliards de livres sterling (254 milliards d’euros).

_77350542_77350541L’évaluation a été réalisée par National Food Crime Unit de la FSA (NFCU), mise en place l’an dernier dans le sillage de la viande de cheval en 2013 présente dans de la viande bovine, et elle a été conçue afin d’établir une compréhension de la menace de la criminalité liée aux aliments pour l’industrie et les consommateurs. Elle met en évidence des thèmes et des tendances dans les renseignements criminels sur les aliments, aide à donner la priorité aux questions liées aux risques les plus élevés et identifie également les lacunes dans la compréhension de la criminalité liée aux aliments.

Un large éventail de vulnérabilités et de risques a été identifié dans l’industrie alimentaire, mais l’évaluation a trouvé peu de preuves que des groupes criminels organisés ont encore fait des percées importantes dans la chaîne alimentaire du Royaume-Uni. Cependant, la grande taille du secteur alimentaire et des boissons et le relativement faible risque de détection de la fraude alimentaire suggèrent un risque important pour les consommateurs et les entreprises.

Andy Morling, responsable du NFCU a commenté : « Cette évaluation confirme que, bien que le Royaume-Uni continue d’être parmi les pays où les aliments sont les plus sûrs et les plus authentiques du monde, nous devons rester vigilants pour que cela continue. »

« Pseudo alerte sur les tampons et les protections féminines », pas de danger, mais on va quand même sortir l’artillerie lourde pour vérifier qu’il n’y pas de danger

14
mar
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité, Union Européenne.

J’aime bien l’association de 60 millions de consommateurs (60 M), mais là je trouve qu’elle a poussé le bouchon un peu loin, jugez plutôt …

Voici donc, Il était une l’histoire des tampons et protège-slips à la mode 60 M …

  • Premier round.

couv513La couverture du numéro de mars 2016, sur Alerte sur les tampons et les protections féminines (pesticides, dioxines, …). Tampons et protections féminines : une réglementation s’impose ! Des fabricants qui rechignent à donner la composition de leurs produits, des traces de substances toxiques… Il est temps de lever le voile.

Vous pourrez lire ce numéro de 60 M, mais je vous invite à passer au deuxième round.

  • Deuxième round.

L’information de 60 M a même été relayé jusqu’en Angleterre où le Guardian du 25 février 2016 indique, « Retrait du marché de protège-slips « bio » en raison de la présence de trace de glyphosate ». Information fournie par le blog de Marcel Kuntz dans sa lettre 242 du 12 mars 2016.

Cela risque de faire le tour du monde des rumeurs et pourtant …

  • Troisième round.

Grâce à seppi et son excellent article très documenté qui donne le ton, En danger de mort… de rire ! À propos de l’ « alerte sur les tampons » de 60 millions de consommateurs, on apprend entre autres :

Il arrive un moment où le meilleur blindage contre la bêtise et la malversation médiatique ne résiste plus.

C’est le cas, en ce qui nous concerne, avec l’article de60 millions de consommateurs du mois de mars 2016 sur : « Des résidus toxiques dans les tampons », annoncé en couverture par : « Nos révélations – pesticides, dioxines… Alerte sur les tampons et les protections féminines ».

Cette couverture et cet article, c’est une sorte de remake du célèbre numéro de l’Observateur de septembre 2012 sur la célèbre étude du célèbre professeur sur des rats…

Quatre pages et quelques lignes sur… rien, enfin presque rien. (…)

La théorie du complot est bien sûr aussi de sortie : « Le mutisme obstiné des fabricants sur la composition de leurs produits finit par créer le doute », est-il dit dans la version papier de la revue… Mais la composition des produits qui font l’objet de l’article est donnée sur Internet…

Moyennant quoi, la revue sonne le tocsin : « Au vu des résultats de notre étude, nous avons décidé d’alerter les pouvoirs publics » (voir aussi ici).

Voir ce que les pouvoirs publics ont décidé dans le quatrième round.

  • Quatrième round

Tout ça pour ça …

Le 4 mars 2016, une ministre « réunit les fabricants et distributeurs de produits de protection féminine afin de renforcer l’information des consommatrices et répondre aux interrogations sur la sécurité de ces produits ».

On apprend ainsi que « les récentes études n’ont toutefois pas révélé de situation de danger pour les consommateurs. »

Pas de danger, mais l’histoire ne va pas s’arrêter pas là pour autant, et on va donc sortir le grand jeu … à propos d’une absence de danger …

  • La DGCCRF va conduire une campagne de contrôle en laboratoire de l’ensemble des produits mis sur le marché pour s’en assurer.
  • La saisine prochaine de l’ANSES doit permettre « de progresser dans la connaissance scientifique de substances telles que les résidus de pesticide et dioxines, tant sur le plan des méthodes de détection et de mesure dans les produits d’hygiène féminine, que sur leur impact pour la santé des consommatrices. »
  • Et, last but not the least, « la Commission européenne pour qu’une réflexion sur les règles de sécurité applicables à ces produits puisse être engagée en Europe, et que les campagnes de contrôle puissent être coordonnées. »

Et qui va payer ce délire …

Nouveaux variants de Xylella fastidiosa sur les plants de café importés en France

20
fév
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Sécurité.

Les éditeurs de la revue Applied and Environmental Microbiology ont retenu dans le numéro de mars 2016 de la revue de l’American Society for Microbiology, entre autres, l’article suivant : « Nouveaux variants de Xylella fastidiosa sur les plants de café importés en France ».

Xylella fastidiosa est une bactérie pathogène végétale qui vit dans le xylème d’une grande variété de plantes, dont de nombreuses cultures. Jacques et ses collègues (p. 1556-1568) ont isolé trois souches de plants de café Arabica et Robusta en provenance du Mexique et d’Équateur et les ont caractérisées. Ces souches sont phylogénétiquement diverses et présentent deux nouveaux types de séquences. Le typage par MLST a fourni des preuves des événements de recombinaison. Les génomes de ces deux nouveaux types ont été séquencés, ce qui a permis l’identification d’un polymorphisme d’un seul nucléotide lié à la capacité de coloniser les plants de café. La poursuite de l’introduction de souches X. fastidiosa devrait être évitée, car la gamme d’hôtes de ces nouveaux types n’est pas encore connue.

Il était une fois la triste histoire d’un rappel en retard en France avec un distributeur qui ne fait pas de veille réglementaire

14
déc
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Classé dans Allergène, Contamination, Curiosité, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité, Union Européenne.

Les rappels en France vus par nos autorités, le blog le rappelle assez souvent, c’est quelque chose qui possède sa part de mystère, tant on se demande comment nos autorités s’organise-t-elle pour nous nous informer ou ne pas nous informer …

Bien entendu le domaine du blog concerne les produits alimentaires et la sécurité des aliments, mais parfois je vais aussi vers le domaine de la sécurité.

gants_motoculture300x226Ainsi en est-il de ce rappel par Carrefour de gants de motoculture dont on nous dit que « Le port de ces gants peut provoquer une réaction cutanée pour l’utilisateur. »

Le site rappel produits nous renseigne sur la date du communiqué de rappel qui est le 2 décembre 2015. En effet, le distributeur Carrefour ne date pas ses communiqués de rappel, ce qui en dit long sur sa façon de s’organiser et aussi de nous informer …

Nos autorités ont du avoir connaissance de ce communiqué puisque la DGCCRF ne le publie sur son site Internet que … le 14 décembre 2015 : avis de rappel de gants de motoculture CARREFOUR.

On apprend ainsi 12 jours après que le motif du rappel est lié à un risque chimique (chrome VI).

Mais quand sera-t-on informé complètement du premier coup ?

Revenons au chrome VI, dont un article du CNRS nous dit que « Parmi les allergènes du ciment – chrome, cobalt, nickel – le chrome hexavalent (ou chrome VI) a une action prédominante, et souvent définitive dès lors que la sensibilisation est déclarée. Comment se prémunir de cette allergie ? »

L’article nous indique que le port de protections est nécessaire, mais dans notre cas, encore faut-il que la protection, en l’occurrence les gants, ne diffuse pas de chrome VI ?

Bien entendu, Carrefour, qui ne peut pas être partout, ne semble pas au courant du Règlement (UE) n°301/2014 de la Commission du 25 mars 2014 modifiant l’annexe XVII du règlement (CE) n°1907/2006 du Parlement européen et du Conseil concernant l’enregistrement, l’évaluation et l’autorisation des substances chimiques, ainsi que les restrictions applicables à ces substances (REACH), en ce qui concerne les composés du chrome (VI).

Et donc, ce distributeur aurait pu ou dû savoir :

Ainsi, à compter du 1er mai 2015, les articles en cuir ou les articles ayant des parties en cuir qui entrent en contact avec la peau ne peuvent pas être mis sur le marché s’ils contiennent du chrome (VI) dans des concentrations égales ou supérieures à 3 mg/kg (0,0003 % en poids) de poids sec total du cuir ou de la partie en cuir.

C’est ballot !