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Articles de la catégorie 'Sécurité'

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Saga du horsegate : Le dénouement judiciaire semble proche en France

15
nov
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Classé dans Contamination, Curiosité, Rappel, Réglementation, Sécurité, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

La Dépêche.fr du 15 novembre annonce « Fraude à la viande de cheval : enquête bouclée, quatre mises en examen »

L’Union L’Ardennais du 15 novembre rapporte « L’enquête sur la viande de cheval est bouclée ».

L’enquête sur le scandale de la viande de cheval vendue pour du bœuf et au cœur duquel s’est retrouvé l’entreprise Spanghero, est bouclée. Le parquet doit désormais décider du renvoi en justice de quatre mis en cause.

Deux anciens responsables de la société Spanghero basée à Castelnaudary(Aude) sont notamment poursuivis pour « escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux et tromperie sur une marchandise ». Un courtier néerlandais en viande, Jan Fasen, dont la société Draap Trading est basée à Chypre, est aussi mis en examen des mêmes chefs par la juge du pôle santé du tribunal de grande instance de Paris, Aurélie Reymond, et son confrère du pôle financier, Serge Tournaire. Un quatrième homme, un négociant en viande néerlandais, Hendricus Windmeijer, est également poursuivi.

horse.meat_.09Les juges, qui ont signifié la fin de leurs investigations le 5 novembre, le soupçonnent d’avoir acheté la viande à Jan Fasen avant de la revendre à l’entreprise Spanghero. (…)

Ce scandale, qui a éclaté début 2013, a mis en lumière l’opacité des circuits d’approvisionnement dans l’agroalimentaire. La viande de cheval, qui venait notamment de Roumanie et d’autres pays d’Europe de l’Est, avait ensuite été vendue à des industriels de l’agroalimentaire pour de la viande de bœuf.

Au total, plus de 4,5 millions de plats frauduleux ont été écoulés dans 13 pays. Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), le trafic a concerné au niveau européen 50 000 tonnes de viande de cheval vendues pour du bœuf, dont 800 tonnes en France.

La société Spanghero a changé de nom depuis un scandale dont elle peine à se remettre. En février 2013 éclatait le scandale dit de la viande de cheval, un scandale qui aura causé un véritable désastre social dans le lauragais audois. L’entreprise Spanghero, filiale de la coopérative basque Lur Berri, au cœur de la tourmente n’a pas résisté et a dû mettre la clé sous la porte. C’est Laurent Spanghero, le même qui l’avait fondée, qui la reprend en juillet 2013. La Lauragaise tiendra moins d’un an. En mai dernier, l’entreprise chaurienne est placée en redressement judiciaire. C’est la CA Holding qui la dirige aujourd’hui. Le groupe CA, ce sont plusieurs filiales et plusieurs marques prestigieuses de produits traiteurs et de charcuterie de qualité : Loste-Tradi-France, Melli, Noix fine et Jean Larnaudie, spécialiste du foie gras et de produits dérivés. La CA Holding a repris une centaine des salariés de l’entreprise Spanghero qui en comptait dans les deux cent cinquante avant le scandale.

NB : Pendant ce temps selon Le Figaro.fr, Nestlé s’interroge sur l’avenir de ses plats surgelés. Le géant suisse cherche un partenaire pour relancer sa filiale Davigel. Une cession n’est pas à exclure.

C’est la conséquence du scandale de la viande de cheval en 2013 mais aussi, et surtout, d’un marché de la restauration affecté par une consommation en berne.

Par ailleurs, on peut s’interroger d’où provient la référence au « trafic a concerné au niveau européen 50 000 tonnes de viande de cheval vendues pour du bœuf, dont 800 tonnes en France, selon la DGCCRF ». Pas de lien d’un communiqué sur ces éléments …

Un restaurant thaï en Nouvelle-Zélande fait appel aux internautes en ligne pour lutter contre un vandale

5
août
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Sécurité.

« Un restaurant thaï en Nouvelle-Zélande fait appel aux internautes en ligne pour lutter contre un vandale », source Doug Powell du barfblog du 5 août 2014.

Quand un vandale est intervenu chez Thaï Container à Christchurch, le propriétaire n’a pas contacté la police, mais est allé sur les médias sociaux.

Trente minutes après avoir posté la vidéo de sécurité sur sa page Facebook, le propriétaire, Ren Bell, avait le nom de l’auteur présumé et des excuses.

La vidéo montre un jeune homme bien habillé circulant à pied sur le site un samedi. Il regarde la caméra de sécurité puis disparaît de l’écran. Environ 30 secondes plus tard, l’appareil est détruit.

thai-container-300x223L’inventaire des dommages comprend deux caméras de sécurité, une conduite de gaz, un paquet de serviettes placé près d’un lavabo et des robinets mis en route, une porte et du stock, totalisant environ 2000 dollars (1 271 euros).

C’était la quatrième fois que Thaï Container a été pris pour cible par des vandales depuis que Bell et son épouse sont arrivés là en mai 2011. Ils avaient perdu leur restaurant au centre de la ville, suite au tremblement de terre.

Bell a signalé trois incidents antérieurs à la police, en leur donnant les images de sécurité, mais il n’a pas été entendu.

Cette fois, il a décidé de faire son travail de détective et a dit qu’il le ferait sans hésiter une seconde.

Bell a offert une récompense de 500 dollars (318 euros) pour quiconque « pourrait livrer ce type », en téléchargeant la vidéo de sécurité sur a page Facebook du restaurant.

En une demi-heure, l’homme « s’est livré » en envoyant à Bell un message privé.

Le jeune homme, alerté par un ami qui a vu la vidéo, a dit qu’il était désolé et a accepté de le rencontrer au restaurant de hamburgers de Bell et de régler les réparations et voir avec lui cela en privé.

Bell a dit qu’il a attendu une heure la nuit dernière, mais le jeune homme ne s’est pas présenté.

Donc, Bell a remis le film, le nom de l’homme et les détails à la police aujourd’hui, en leur disant, « le travail est fait, nous nous verrons au tribunal », a-t-il dit.

« Maintenant, je comprends vraiment la puissance des médias sociaux », dit-il.

Le sergent-détective Darren Folau a dit que les médias sociaux étaient une plate-forme que la police utilisait également.

Une nouvelle étude révèle des différences significatives entre les aliments bio et non bio

12
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Nutrition, Sécurité, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« Une nouvelle étude révèle des différences significatives entre les aliments bio et non bio », source université de Newcastle.

Dans la plus grande étude en son genre, une équipe internationale d’experts dirigée par l’université de Newcastle au Royaume-Uni, a montré que la culture bio et les aliments bio qui en sont issus présentent un nombre jusqu’à 69% plus élevé d’antioxydants clés que les aliments issus d’une culture conventionnelle.

Analysant 343 études sur les différences de composition entre les cultures bio et conventionnelle, l’équipe a trouvé que le fait  de consommer des fruits, des légumes et des céréales bio et des aliments fabriqués à partir d’eux fait d’eux fournirait des antioxydants supplémentaires équivalents à la consommation de 1-2 portions supplémentaires de fruits et de légumes par jour.

640px-Vegetarian_dietL’étude, publiée  dans la revue British Journal of Nutrition, montre aussi que des taux nettement moins élevés de métaux lourds toxiques dans les cultures bio. Le cadmium, qui est l’un des trois seuls contaminants métalliques avec le plomb et le mercure pour qui la Commission européenne a défini des taux de contamination maximale admissible dans les aliments, a été retrouvé à un taux presque 50% inférieur dans les cultures bio par rapport à celles cultivées de façon conventionnelle. (à noter qu’il y a aussi l’arsenic parmi les métaux lourds pris en compte par l’UE, un fâcheux oubli pour des experts -aa).

Le professeur Carlo Leifert de l’université de Newcastle, qui a dirigé l’étude, déclare : « Cette étude démontre que choisir des aliments produits selon les standards bio peut entraîner un apport accru d’antioxydants nutritionnellement souhaitables et une réduction de l’exposition aux métaux lourds toxiques. »

« Cela constitue une importante information supplémentaire à l’information actuellement disponible pour les consommateurs qui jusqu’à présent qui a été une source de confusion et qui dans de nombreux cas a été conflictuelle. »

Nouvelles méthodes utilisées pour analyser les données.

C’est l’analyse la plus complète de la teneur en éléments nutritifs dans les aliments bio versus aliments produits de façon conventionnelle jamais entreprise et c’est le résultat d’une nouvelle revue révolutionnaire et systématique de la littérature et une méta-analyse par une équipe internationale.

Les résultats contredisent ceux d’une étude de la Food Standards Agency (FSA) du Royaume-Uni de 2009 qui avait trouvé il n’y avait pas différence substantielle ou de bénéfices nutritionnels importants avec les aliments bio.

La FSA a commandé l’étude sur la base des conclusions de seulement 46 publications couvrant les cultures, la viande et les produits laitiers, tandis que l’université de Newcastle a mené une méta-analyse basée sur les données de 343 publications actuellement disponibles évaluées par des comités de lecture sur la différence de composition entre la culture bio et conventionnelle.

« La principale différence entre les deux études est le temps », explique le professeur Leifert, qui est professeur de l’agriculture écologique à l’université de Newcastle. « La recherche dans ce domaine a lente à prendre racine et nous avons beaucoup plus de données disponibles aujourd’hui qu’il y a cinq ans. »

Le Dr Gavin Stewart, expert en méta-analyse dans l’équipe de Newcastle, a ajouté : « La plus grande base de données disponible dans cette synthèse nous a permis d’utiliser des méthodes statistiques plus appropriées pour tirer des conclusions plus définitives concernant les différences entre les deux, la culture  bio et la culture conventionnelle. »

Qu’est-ce que ces résultats signifient ?

L’étude, financée conjointement par le programme-cadre européen 6 et le Sheepdrove Trust, a trouvé que les concentrations d’antioxydants, comme les polyphénols sont entre 18-69% plus élevées dans les cultures bio. De nombreuses études ont établi un lien entre antioxydants et un risque réduit de maladies chroniques, notamment des maladies cardiovasculaires, des maladies neuro-dégénératives et certains cancers.

Des concentrations nettement plus faibles de métaux lourds toxiques comme le cadmium ont ainsi été détectées dans les cultures bio (en moyenne 48% de moins).

Les concentrations d’azote ont été trouvées être significativement plus faibles dans les cultures bio. Les concentrations d’azote total étaient de 10%, de nitrite de 30%, de nitrate de 87% plus faibles dans le bio que dans les cultures conventionnelles. L’étude a ainsi trouvé que les résidus de pesticides étaient quatre fois plus susceptibles de se retrouver dans les cultures conventionnelles que les cultures bio.

Le professeur Charles Benbrook, l’un des auteurs de l’étude et de l’université de l’État de Washington, explique : « Nos résultats sont très pertinents et significatifs et cela aidera à la fois les scientifiques et les consommateurs à trier les informations souvent contradictoires actuellement disponibles sur la densité des éléments nutritifs des aliments bio et conventionnels. »

Le professeur Leifert a ajouté : « Le débat entre bio et non bio a lieu depuis des décennies maintenant, mais les données de cette étude sont  écrasantes, l’aliment bio est riche en antioxydants et plus faible en métaux toxiques et en pesticides. »

« Mais cette étude doit juste être un point de départ. Nous avons montré sans doute qu’il existe des différences entre les deux cultures bio et conventionnelle, il y a maintenant un besoin urgent de réaliser des études d’intervention diététique et de cohortes humaines bien contrôlées spécialement conçues pour identifier et quantifier les impacts sur la santé du changement vers une alimentation bio. »

Les auteurs de cette étude se félicitent que le débat public et scientifique continue sur cet important sujet. La base de données entière générée et utilisée pour cette analyse est disponible gratuitement sur le site de l’université de Newcastle au profit d’autres experts et des membres intéressés du public.

Référence : Higher antioxidant concentrations and less cadmium and pesticide residues in organically-grown crops: a systematic literature review and meta-analyses. Baranski, M. et al. British Journal of Nutrition 2014 Jun 26:1-18.

Commentaires. Etant addict aux légumes produits par des maraîchers locaux non bio , je ne changerais pas mes habitudes. Cela étant, cet étude cultive l’adage « la santé n’a pas de prix mais a un coût » en référence à l’importante différence de prix entre les produits bio et les produits conventionnels. Je ne suis pas un spécialiste, mais il me semble la présence éventuelle de métaux lourds et/ou de pesticides dans les fruits et légumes commercialisés dans l’UE sont présents à des taux inférieurs, soit à la dose journalière ou hebdomadaire tolérable et/ou aux limites maximales de résidus. Quant aux antioxydants, les effets sur la santé continuent de susciter des réactions plus que contradictoires comme en témoigne ce récent article, « Les antioxydants dangereux pour la santé ? », où il est dit que « La plus récente de ces études a été développée par le Cold Spring Harbor Laboratory et publiée dans The New England Journal of Medicine. Les experts expliquent que nos cellules produisent leurs propres antioxydants pour conserver l’équilibre et éviter l’intoxication lorsqu’il y a un surplus. » Voir cette information « Scientists propose how antioxidants can accelerate cancers and why they don’t protect against them ».

Mise à jour du 6 octobre 2014. On lira au sujet de cette article, Aliments « bio » : ils sont beaux, les biais, par Wackes Seppi? À propos de la méta-analyse de Baranski (Leifert) et al.

Risques associés aux préparations bactériennes et enzymatiques pour le dégraissage et le nettoyage

11
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité.

Risques associés aux préparations bactériennes et enzymatiques pour le dégraissage et le nettoyage. Bégin, Denis; Gérin, Michel; Lavoie, Jacques. Études et recherches / Rapport R-829, Montréal, IRSST, 2014, 103 pages. Projet : La substitution des solvants par les préparations bactériennes et enzymatiques pour le nettoyage et le dégraissage. La publication est téléchargeable en intégralité ici.

instant laundryRésumé.

En remplacement des dégraissants et nettoyants traditionnels, qu’ils soient à base de solvants ou de tensioactifs, on retrouve actuellement sur le marché des préparations à base de bactéries et d’enzymes pour le nettoyage de surfaces en milieux industriel et institutionnel. Des préparations enzymatiques sont également utilisées en milieu de soins pour le nettoyage d’instruments chirurgicaux et diagnostiques. Mises à part les fiches de données de sécurité et les fiches techniques fournies par les fabricants, les hygiénistes et les médecins du travail et de l’environnement, ainsi que les autres spécialistes du domaine de la santé et de la sécurité du travail ne possèdent que des données fragmentaires sur la composition de ces préparations. De plus, ces préparations sont souvent publicisées comme des produits idéaux, verts et atoxiques. La présente monographie vise à présenter de façon synthétique et critique les connaissances sur les aspects de la santé, de la sécurité, de l’environnement et techniques de ces produits biotechnologiques, de manière à guider les intervenants qui sont appelés à les évaluer, à les recommander ou à les utiliser. La méthode retenue consiste principalement en une revue de la littérature scientifique et technique. Cette recherche repose aussi sur la consultation d’intervenants représentant divers secteurs d’activité et sur l’observation de quelques milieux dans lesquels les travailleurs sont exposés à ce genre de préparations.

Les biofontaines utilisent des préparations aqueuses formulées avec des bactéries de risque infectieux faible ou nul (dites de groupe 1). Elles remplacent de plus en plus souvent les fontaines traditionnelles à base de solvants, particulièrement dans le domaine de l’entretien mécanique. L’élimination des solvants y est avantageuse d’un point de vue sécuritaire et sanitaire. À l’exception d’un cas de sensibilisation respiratoire rapporté dans la littérature, aucun effet sur la santé n’a été démontré à la suite de leur utilisation. Par ailleurs, la protection de l’environnement y est renforcée puisque les bactéries transforment en grande partie les salissures organiques (huiles, graisses) en eau et en dioxyde de carbone. Cependant, certaines études montrent la présence, dans des biofontaines en cours d’utilisation, de bactéries présentant un risque infectieux modéré pour les individus (dites de groupe 2). Il est recommandé aux utilisateurs de se protéger la peau (gants, vêtements à manches longues) et les yeux (lunettes de sécurité) ainsi que de se conformer à diverses mesures d’hygiène individuelle. La génération d’aérosols est possible lorsqu’il y a utilisation de soufflettes pour le séchage des pièces nettoyées. En l’absence de données sur ce type d’exposition par inhalation, il est recommandé de rincer les pièces à l’eau avant ce séchage ou sinon de porter un appareil de protection respiratoire (APR) à pièce faciale filtrante (masque jetable) N-95. Ce travail a également permis de documenter l’utilisation de préparations bactériennes appliquées par pulvérisation. Dans ce type de situation, le port d’un APR à pièce faciale filtrante (masque jetable) N-95 serait recommandé, en l’absence de données métrologiques.

Les détergents à base d’enzymes sont largement utilisés dans les milieux de soins pour le nettoyage des instruments chirurgicaux et diagnostiques. La littérature rapporte quelques cas de sensibilisation respiratoire de travailleurs manipulant de tels nettoyants à base de subtilisine, l’enzyme la mieux documentée dans ce contexte et la seule faisant l’objet d’une valeur limite d’exposition au Québec. Il n’y a encore que très peu de données sur les niveaux d’exposition à la subtilisine ni aux autres enzymes dans ces milieux, bien que la présence d’aérosols soit possible, notamment lors de l’utilisation de soufflettes pour le séchage des instruments. En attendant que les niveaux soient mieux documentés, si l’on soupçonne la présence d’aérosols et que l’on ne dispose pas de hotte de laboratoire, notamment lors du lavage manuel des instruments, il semble approprié de recommander le port d’un APR à pièce faciale filtrante (masque jetable) et non d’un simple masque chirurgical. Par ailleurs, pour la protection contre de possibles éclaboussures, l’APR devrait résister aux projections liquides. Le port de gants, blouse à manches longues, protection oculaire, bonnet et couvre-chaussures est aussi recommandé.

Ce travail a permis en outre de documenter certaines autres utilisations de préparations bactériennes ou enzymatiques, particulièrement pour l’entretien ménager institutionnel et dans l’industrie alimentaire. On note une documentation très insuffisante sur la composition de ce type de produits, leurs utilisations, les expositions professionnelles et leurs effets potentiels sur la santé.

En ce qui concerne plus spécifiquement les nettoyants bactériens, il faut noter la possibilité qu’ils soient certifiés sur une base volontaire avec une étiquette écologique selon la norme ÉcoLogo DCC-110, qui assure que certains critères liés à la protection de l’environnement sont respectés, qu’ils ne contiennent pas de microorganismes pathogènes et qu’ils sont techniquement performants. Dans un contexte où l’encadrement réglementaire de l’utilisation de microorganismes en milieu de travail est insuffisant, l’application de cette norme doit être encouragée.

En conclusion, les nettoyants et dégraissants bactériens et enzymatiques occupent une place de plus en plus importante sur le marché. Bien que dans l’ensemble peu d’effets sur la santé en milieu de travail aient été documentés à la suite de leur utilisation, les risques existent et divers moyens de protection individuelle sont recommandés, selon les circonstances. Des études métrologiques devraient être entreprises pour documenter la nature et les niveaux d’exposition aux bactéries et enzymes dans les circonstances les plus susceptibles de générer des aérosols. Vu la nature exploratoire des données de terrain dans cette recherche, il serait important également qu’une cartographie soit établie sur l’utilisation de ces produits dans les milieux de travail québécois.

Pommiers saccagés dans le Limousin : le verger replanté en un temps record

11
juil
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Sécurité.

Je vous avais parlé dans Un scandale : 1700 pommiers vandalisés par des anti-pesticides en Corrèze !

Forum Phyto du 10 juillet 2014 rapporte « Pommiers saccagés dans le Limousin : le verger replanté en un temps record (ANPP) »

Sous ce titre, Le Revenu Agricole rend compte de l’élan de solidarité autour du producteur, victimes de vandales se déclarant anti-pesticides.

Les voisins, pomiculteurs et amis ont replanté les 1700 pommiers en une journée. Un pépiniériste a mis des plants à disposition à prix coûtant.

Daniel Sauvaître, président de l’ANPP (Association Nationale Pommes Poires) a déclaré : « Nous nous devions de soutenir notre collègue pomiculteur qui a été éprouvé et meurtri par la destruction de son verger par des délinquants aux revendications écologistes farfelues. »

Pour aller plus loin : voir les articles sur ForumPhyto concernant cet acte de vandalisme perpétré en mai 2014 : ici, ici et ici.