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Eaubonne : 50 enfants et 5 adultes victimes d’une intoxication alimentaire après un déjeuner à cantine

28
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

courstiachelppasteurSelon Le Parisie.fr du 28 novembre 2014, « Eaubonne* : 50 enfants et 5 adultes victimes d’une intoxication alimentaire »

« Pris en charge par les pompiers, la police et le Samu, les enfants âgés de 7 à 9 ans ont tous été auscultés par un médecin avant d’être rendus à leurs parents. Seuls deux enfants ont été transportés au centre hospitalier d’Eaubonne pour être réhydratés. 

Les deux établissements sont desservis par la cuisine centrale Sodexho basée à Buchelay (Yvelines). Une inspection vétérinaire a été diligentée par les directions départementales de protection des populations du Val-d’Oise et des Yvelines pour déterminer les causes de cette intoxication. »

Cinquante enfants et cinq adultes se sont plaints de maux de ventre et de vomissements après leur repas (salade en entrée, cheeseburger frites en plat et yaourt en dessert).

Autre version de Val d’Oise News.fr, Les pompiers ont été appelés cet après midi à Eaubonne pour des cas d’intoxication alimentaire dans deux écoles de la ville. En tout, 42 enfants et 1 adultes ont été victimes de maux de ventre à l’école Paul Bert et 8 enfants et 4 adultes à l’école Jean-Jacques Rousseau. Deux élèves de cet établissement ont du être emmenés au centre hospitalier d’Eaubonne pour des examens complémentaires.

Selon les premiers éléments, tous auraient consommé des hamburgers livrés par une société basée dans les Yvelines, ce vendredi midi à la cantine. D’importants moyens ont été déployés : quatre ambulances, un véhicule de transport ainsi que des médecins et infirmiers. Une enquête a été ouverte mais selon le maire de la commune, « tous les enfants vont bien ». Deux enfants ont été hospitalisés pour des cas « bénins ».

NB : Tiens, cette fois-ci, on ne dit pas que c’est une gastro, étonnant non ! Voir Ce n’est pas une intoxication alimentaire mais une épidémie de gastro … (bis).

* Eaubonne est dans le Val d’Oise.

Crise, scandale, appel au boycott au Royaume-Uni après la publication des résultats de la FSA sur la présence de Campylobacter dans la viande poulet

28
nov
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which_UKJe vous en avais déjà parlé dans La Food Standards Agency diffuse les résultats sur la présence de Campylobacter dans les poulets en publiant les résultats des contrôles chez les distributeurs. Impensable chez nous ?

Selon ATS/AGIR, « 70% de la viande de poulet vendue dans les supermarchés britanniques sont contaminés par la bactérie Campylobacter. Cette bactérie peut s’avérer mortelle dans certains cas, a révélé aujourd’hui l’Agence britannique de sécurité alimentaire (FSA). La FSA publiait aussi ce jeudi, pour la première fois, des chiffres par groupe de distribution, révélant que chez Asda par exemple 78% de la viande de poulet testée présentaient cette bactérie, suivi de Cooperative (73%), Morrisons, Sainsbury’s et Waitrose (tous trois 69%), Marks&Spencer (67%) et Tesco (64%). Les chiffres concernant les chaînes de discount alimentaires Aldi et Lidl n’étaient en revanche pas disponibles. « Ces résultats montrent que l’industrie alimentaire, en particulier les distributeurs, doivent agir davantage » contre le Campylobacter, a déclaré le directeur du FSA, Steve Wearne, cité dans l’étude. Environ 280’000 Britanniques sont affectés tous les ans par la bactérie qui provoque des infections intestinales en général bénignes mais qui peuvent être fatales chez les très jeunes enfants, les personnes âgées et les individus immunodéprimés. »

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L’Association de consommateurs britannique indique que « Supermarket bosses should hang their heads in shame’ » (les dirigeant des supermarchés devraient se couvrir la tête de honte), voir photo de droite.

En photos, ci-dessous, deux titres du Guardian, 1 et 2, qui illustrent bien que la viande de poulet est plus que montrée du doigt …

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La Food Standards Agency diffuse les résultats sur la présence de Campylobacter dans les poulets en publiant les résultats des contrôles chez les distributeurs. Impensable chez nous ?

27
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

Le Daily Mail du 26 septembre 2014 rapporte que « l’ancien responsable de la Food Standards Agency qui a obtenu un emploi chez Tesco afin de faire pression contre le « naming and shaming » (dénoncer et montrer du doigt) les supermarchés vendant des « poulets contaminés » par Campylobacter. » Pourtant la nomination de Smith lui interdisait de faire du lobbying sur le ministre pendant deux ans. Mais Smith aurait rencontré le ministère pour les avertir que publier les chiffres créerait une crise alimentaire.

Pendant ce temps, la Food Standards Agency (FSA) publie le 27 novembre 2014 l’« Enquête sur les taux de Campylobacter dans les poulets vendus en distribution ».

La FSA a publié danles résultats cumulés des deux premiers trimestres de son enquête sur un an sur la présence de Campylobacter dans les poulets.

campy_freeS’attaquer à Campylobacter est la priorité numéro un en matière de sécurité des alimentaire pour la FSA et elle est à la tête d’une campagne pour rassembler l’ensemble de la chaîne alimentaire pour s’attaquer à ce problème. Les résultats individuels par distributeur important ont été publiés. Les résultats à ce jour montrent :

  • 18% des poulets ont été contrôlés positifs pour Campylobacter sont au-dessus des taux les plus élevés de contamination (au-dessus de 103 unités formant colonies par gramme (> 1000 ufc/g). Ces unités indiquent le taux de contamination de chaque échantillon.
  • 70% des poulets ont été contrôlés positifs pour la présence de Campylobacter.
  • 6% des emballages ont été contrôlés positifs pour la présence de Campylobacter avec un seul prélèvement ayant le taux le plus élevé de contamination (> 1000 ufc/g).

Au total, 1995 échantillons de poulets entiers réfrigérés ont été analysés, l’emballage a aussi été analysé pour la plupart des échantillons. Les données montrent des variations entre les distributeurs, mais aucun n’a atteint la cible en fin de transformation dans la réduction de Campylobacter (voir dans le communiqué, le tableau proposé par la FSA concernant ASDA, Tesco, M&S, The Co-operative, Morrison’s, Sainsbury’s et Waitrose ainqi que de petits distributeurs).

Les chiffres globaux montrent une augmentation la contamination du premier trimestre au deuxième trimestre. Cela est probablement dû aux échantillons du deuxième trimestre prélevés pendant les mois d’été car une augmentation de Campylobacter est souvent constatée en raison du temps chaud.

Cette enquête sur 12 mois, allant de février 2014 to février 2015 va analyser 4 000 échantillons de poulets entiers achetés au Royaume-Uni chez des distributeurs et des magasins plus petits, indépendants et des bouchers.

Campylobacter est détruit par une cuisson à cœur ; toutefois, il est la forme la plus commune d’intoxication alimentaire au Royaume-Uni, affectant estimée à 280 000 personnes par an. La volaille est la source de la plupart de ces cas.

Steve Wearne, Directeur de la réglementation à la FSA, a déclaré : « Ces résultats montrent que l’industrie alimentaire, en particulier les distributeurs, doivent faire davantage pour réduire la quantité de Campylobacter présente sur les poulets. Bien que nous ne sommes qu’à mi-chemin de l’enquête, 18% des poulets analysés avaient Campylobacter à plus de 1000 ufc/g, le taux le plus élevé de contamination, et plus de 70% des poulets avaient sur eux des Campylobacter. Cela montre qu’il y a un long chemin à parcourir avant que les consommateurs ne soient protégés contre ce microbe. »

« Si le poulet est bien cuit et les lignes directrices de préparation sont correctement suivies, le risque pour le public est extrêmement faible. »

« Il y a des signes que des distributeurs commencent à prendre leurs responsabilités. Lorsque plus est fait, nous verrons que les améliorations durables aideront à prévenir nombre de leurs clients de tomber malade ».

Il y a eu certains développements récents dans les efforts de l’industrie et des distributeurs pour lutter contre Campylobacter. Cela comprend :

  • Marks & Spencer et son fournisseur, 2 Sisters Food Group, ont récemment mis au point un plan en cinq points sur un programme intégré d’interventions tout au long de la chaîne alimentaire afin de réduire les taux de Campylobacter.
  • Asda et son fournisseur, Faccenda, se sont engagés dans une nouvelle technologie innovante avec de la vapeur (SonoSteam) qui a montré des résultats prometteurs et qui est désormais installée à l’usine Faccenda dans des essais sur ligne à grande échelle.
  • Moy Park, à propos de la biosécurité à la ferme, a trouvé des moyens rentables de dépasser les standards de Red Tractor.
  • Un certain nombre de distributeurs ont mis en place ‘le poulet dans un sachet d‘emballage’ afin d’aider à limiter le transfert de contamination en minimisant la manipulation du poulet cru à la maison.

Il est probable que les récentes interventions pour réduire les taux de Campylobacter ne seront pas reflétées à ce stade dans les résultats de l’enquête. Les résultats de l’échantillonnage en cours permettront à la FSA et à l’industrie alimentaire de voir quel impact ils avaient.

Amende importante et interdiction d’exercer pendant cinq ans pour un propriétaire indélicat d’un restaurant britannique. Bien loin de ce qui se pratique en France !

27
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

A food inspector in a chip shop« Les amendes des restaurants britanniques ne sont pas une plaisanterie, un traiteur condamné à une amende 20 000 livres* pour une éclosion », source Ben Chapman du barfblog du 26 novembre 2014.

Selon Get West London, un traiteur a contribué à ce qui ressemble être à le pire repas de mariage jamais réalisé, et dans lequel plus de 400 invités ont été malades par intoxication à Bacillus cereus.

Des responsables britanniques de la santé ont infligé une amende 20 111 livres sterling au Royal Club et son propriétaire est interdit de gestion d’une entreprise alimentaire pendant cinq ans.

L’équipe de sécurité des aliments d’Ealing Council a été la première à être alertée par le père de la mariée le 24 septembre 2013, qui les a contacté en disant que 90% des 470 invités de la noce souffraient d’une intoxication alimentaire. Toutefois, les poursuites judiciaires ne pouvaient être fondées sur les 93 invités qui ont formellement déclaré leurs symptômes d’intoxication alimentaire aux enquêteurs.

Le Royal Club, une entreprise de restauration de Greenford, a eu une amende de 20 111 livres par la Ealing Magistrates Court le mardi 25 novembre. Le directeur de la société, Monsieur Biku Thapa, doit aussi payer 200 heures de travail non rémunéré et il est interdit d’être dirigeant de toute entreprise pendant cinq ans.

Les inspections de la cuisine du Royal Club ont révélé des non-conformités graves relatives à l’hygiène des aliments. Seul un membre du personnel était formé à la sécurité des aliments. Tant le chef que le personnel restant n’avaient reçu aucune session de formation à la sécurité des aliments. Les inspecteurs ont aussi découvert que le Royal Club ne avait pas de véhicules réfrigérés pour transporter en toute sécurité sanitaire les aliments lors d’événements.

* 25 254 euros.

Commentaires : La phrase « Seul un membre du personnel était formé à la sécurité des aliments » doit faire réagir les lecteurs assidus de ce blog car c’est précisément ce qui est demandé en France, un membre du personnel doit être formé à la sécurité des aliments, voir Obligation de formation à l’hygiène ou usine à gaz ?

L’obligation de formation à l’hygiène est issue de l’article 8 de la loi du 27 juillet 2010 relative à la modernisation de l’agriculture et de la pêche (LMAP). Elle a été instaurée par l’article L.233-4 du code rural et la pêche maritime, qui indique : « Le fonctionnement des établissements de production, de transformation, de préparation, de vente et de distribution de produits alimentaires peut être subordonné à la présence dans les effectifs de ces établissements d’une personne pouvant justifier d’une formation spécifique en matière d’hygiène alimentaire adaptée à l’activité de l’établissement concerné. »

Le second aspect concerne le jugement, montant élevé de l’amende et interdiction d’exercer pendant cinq ans pour le directeur. Cela me semble bien loin des pratiques en France mais je veux bien lire …

A propos des poules pondeuses et Salmonella en France

27
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Non classé, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

bacterie_pouletGuyane 1ère rapporte le 26 novembre 2014 la « Destruction d’un élevage de 3800 poules pondeuses contaminées par la salmonelle »

3800 poules pondeuses ont été abattues hier dans l’ouest Guyanais à Mana. Un élevage complet. Les services sanitaires veulent ainsi prévenir tout risque d’intoxication alimentaire à la salmonelle,

L’élimination complète de cet élevage de poules pondeuses a eu lieu mardi après-midi à Mana. La présence de salmonelles avait été e le 10 novembre dernier et l’arrêté préfectoral de destruction pris dans la foulée. Les services sanitaires ont donc appliqué rigoureusement la réglementation. Ils veulent prévenir tout risque d’intoxication alimentaire à la salmonelle. La bactérie peut provoquer des diarrhées, de légères fièvres et des vomissements. Des intoxications généralement bénignes, mais qui parfois provoquent des complications chez les individus les plus fragiles.

Et il y a eu « l’abattage de ses 3800 poules et la destruction de près de 60 000 œufs. » L’exploitant s’explique mal l’origine précise de cette infection mais c’est un coup dur pour lui car il n’était visiblement pas assuré et a perdu ainsi un investissement de 75 000 euros.

Voilà pour les faits qui sont tout de même assez sévères, car je n’ai pas lu ou vu de semblables actions, si l’on en juge par rapport à la prévalence des salmonelles dans les poules pondeuses en métropole, voir L’EFSA évalue l’impact d’une réduction possible de Salmonella chez les poules pondeuses.

Il faut rappeler comme le faisait Tom Ross dans un article récent, l’incidence des maladies d’origine alimentaire, comprenant la salmonellose, la campylobactériose, la listériose et même la typhoïde n’ont pas baissé depuis 1999, et même, le taux par habitant a augmenté légèrement. Cette situation semble s’appliquer à travers le monde ‘développé’ (CDC, 2013). Pour la France, on peut dire sans se tromper cela de la salmonellose continue de bien se porter, voir Tendances en Europe pour 2012 pour les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses.

Les éclosions à Salmonella en France sont pourtant presque secret défense, tout juste a-t-on su ce qui s’est passé dans l’Est de la France cet été, et, il y aurait d’ailleurs beaucoup à dire sur les pratiques d’un distributeur dans cette affaire … voir les articles suivants :

Comme me le rapportait un internaute anonyme à pros de cet épisode dans l’Est de la France, «  les œufs largement souillés dans toutes les unités de vente, n’auraient jamais du partir pour la vente au détail mais en casserie avec un traitement thermique. »

Malheureusement, il semble qu’il n’y ait pas de casserie d’œufs en Guyane … d’où la destruction !