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Articles de la catégorie 'TIAC'

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Quelques nouvelles de la sécurité des aliments

15
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

Pas d’article en tant que tel mais une liste de sujets qui méritent une attention, à vous de voir …

  • Nanoparticules, nanomatériaux, nanoaliments

Est-on mieux informé sur les nanoparticules d’argent après la parution de l’avis de l’Anses du 5 mars 2015 ? Pas sûr … Dans ce domaine, on lira cette information en provenance du Parlement européen :

Moratoire sur les nano-aliments. Les nouvelles technologies appliquées aux procédés de production alimentaire sont susceptibles d’avoir des répercussions sur la sécurité des aliments, affirment les députés. Par conséquent, les aliments dont le processus de production exige une évaluation des risques – incluant les nanomatériaux – ne devraient pas être autorisés avant d’être approuvés par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), selon les parlementaires. Par ailleurs, il faudrait accorder une attention particulière aux emballages alimentaires qui contiennent des nanomatériaux, afin d’empêcher qu’ils ne contaminent les aliments. Conformément au principe de précaution, tous les nouveaux aliments devraient également être soumis à une surveillance suite à leur mise sur le marché, ajoutent les députés.

De plus, les députés ont modifié la définition existante de nanomatériaux pour la rendre conforme aux recommandations de l’EFSA (seuil de nanoparticules de 10% pour qu’un ingrédient alimentaire soit qualifié de « nano » contre un seuil de 50% proposé par la Commission européenne). Source Parlement européen du 25 novembre 2014.

Un aperçu des présentations du 1st Joint Symposium sur les Nanotechnologies des 5 et 6 mars 2015 est disponible, source BfR. On lira aussi Nanoargents : de la production à l’utilisation, quels sont les risques ? de l’INRS, document de mars 2015, 5 pages.

A l’attention de nos autorités qui n’informent pas complètement les consommateurs sur les retraits/rappels d’aliments, on y lit, « Pour les autorités compétentes, l’objectif principal d’un rappel des aliments est de protéger la santé publique, en veillant à ce que:

- un aliment dangereux soit rapidement retiré de toutes les étapes possibles de la chaîne d’approvisionnement;

- les consommateurs concernés et les clients soient informés; et que

- l’aliment faisant l’objet d’un rappel ait été récupéré, détruit ou retransformé. »

  • Le « taux de croissance » comme paramètre mesurable pour relier la cinétique et les modèles probabilistes de la croissance bactérienne

Lorsque des bactéries sont inoculées dans un environnement stressant, il est possible que certaines cellules subissent une croissance exponentielle alors que la majorité reste dormante. Le nombre de cellules se multipliant est difficile à mesurer, car une telle décision impliquerait de nombreuses observations de cellules isolées. George et al. proposent une méthode indirecte, basée sur des mesures automatisées de la turbidité, ce qui fournit une estimation de la fraction de cellules en croissance. Une conséquence est une quantification du « taux de croissance » de la population, qui est sensée être fondamentale pour le développement de nouveaux et plus puissants modèles prédictifs, que ceux qui sont souvent au cœur de l’évaluation de la résistance au stress et de la sécurité des aliments.

  • Nouveau protocole de gestion et de communication « Salmonella »

Mise à jour du 09/03/2015, source ministère de l’agricultureLa lutte contre les salmonelloses humaines d’origine alimentaire, responsables d’un nombre très important de malades, d’hospitalisations et de décès, constitue une préoccupation majeure des administrations en charge de la protection de la santé publique. Les directions générales de la santé, de l’alimentation et de la concurrence, consommation et répression des fraudes ont souhaité harmoniser la gestion du risque salmonellique, y compris la communication vers les consommateurs, de la même façon que cela avait été fait pour la communication autour du risque « Listeria » en juin 2000. Ce nouveau protocole précise les mesures de retrait et de rappel des produits issus d’élevages de ponte reconnus infectés par Salmonella Enteritidis (S. E.) ou Typhimurium (S. T.) ou des denrées alimentaires pour lesquelles une analyse microbiologique a montré la présence de Salmonella spp, ainsi que les principes généraux de communication, en fonction de l’existence ou non de cas humains.

Mais on ne nous dira pas pourquoi il y a ce besoin d’harmonisation. Hélas, les cas de salmonellose augmentent en France selon les données diffusées par l’EFSA en 2014, contrairement à ce que rapporte l’Anses, «  Dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, la France fait souvent figure de pionnière en Europe et dans le monde en appliquant des politiques de maitrise des risques qui produisent des résultats probants : les salmonelloses, qui demeurent une cause majeure de toxi-infections alimentaires ont diminué de moitié en 10 ans dans notre pays. »

  •  Salmonella et l’Anses

Dans la galaxie des sites de l’Anses, voici le réseau Salmonella avec des données totalement obsolètes. Ainsi, on nous dit « Les salmonelloses sont une des principales zoonoses bactériennes responsables de toxi-infections alimentaires. Sur la période 1995-1999, le nombre de cas de salmonelloses en France a été estimé par l’Institut de veille sanitaire, entre 30 600 et 41 140 dont 92 à 535 cas mortels. »

Pourtant dans le résumé des activités de l’année 2011 du centre national de référence des Salmonella, on apprend qu’il y a eu « 11069 enregistrements de Salmonella d’origine humaine (8849 souches et 2220 fiches d’information), en provenance de France métropolitaine et des DOM-TOM, ont été répertoriés par le CNR Salmonella (9405 en 2010, + 17,6%). » Source Weill François-Xavier et Le Hello Simon. Rapport d’activité annuel 2011. Centre National de référence des Salmonella. Institut Pasteur.

  • Lutte contre Campylobacter dans les poulets au Royaume-Uni

Les distributeurs vendent les poulets entiers ‘rôtis dans un sachet’.

De plus en plus de distributeurs vendent du poulet entier « rôti dans un sachet », un changement qui signifie que les consommateurs ne doivent pas toucher la volaille crue et pour éviter le risque de la propagation de Campylobacter.

Moy Park a mis en place deux lignes de poulets entiers dans un emballage fermé, « extra savoureux » et « ail et fines herbes ».

Cet emballage est conçu de manière à permettre une ventilation dans le four, sans fuite de jus avant de le manipuler.

NB : N’hésitez pas à lire la suite …

  • Restauration commerciale et transparence des contrôles, c’est le monde des bisounours

Un décret indique les modalités un semblant de transparence dans les résultats des contrôles dans la restauration commerciale, décret n°2015-189 du 18 février 2015 relatif à l’expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en sécurité sanitaire des aliments dans le secteur de la restauration commerciale à Paris et Avignon.

On y indique :

Les mentions relatives au niveau d’hygiène sont établies comme suit :

1° « Bon niveau d’hygiène » pour les établissements ne présentant pas de non-conformité ou présentant uniquement des non-conformités mineures ;

2° « Niveau d’hygiène acceptable » pour les établissements ne relevant pas de la catégorie définie au 1° et ne présentant pas de non-conformité impliquant la mise en œuvre d’une mise en demeure par l’administration ;

3° « Niveau d’hygiène à améliorer ; mesures correctives requises » pour les établissements mis en demeure de procéder à des mesures correctives.

Sont rendus publics :

1° Le nom de l’établissement ;

2° L’adresse de l’établissement ;

3° La date du dernier contrôle ;

4° La mention relative au niveau d’hygiène établie conformément à l’article 4.

Ces données sont mises à jour quotidiennement et présentées sur une carte interactive permettant la géolocalisation de l’établissement.

A la lecture de ce décret, on sait par avance que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, …

Notons que concernant « Niveau d’hygiène à améliorer ; mesures correctives requises », il n’est pas fait état du fait que l’établissement ait eu une ou plusieurs non-conformités, bienvenue dans le monde des bisounours …, il ne faut fâcher personne …

Notons que le rapport d’inspection même sous forme synthétique ne sera pas disponible

Notons qu’on ne sait pas à quelle sauce (check-list) les entreprises vont être contrôlées

Notons que seul le secteur de la restauration commerciale est concerné et non pas la restauration collective comme les cantines scolaires, cela serait sans doute explosif …

Voir les différences avec le système adopté et pleinement opérationnel au Royaume-Uni et celui qui va être adopté au premier semestre en en Belgique.

Ronde des rappels, semaine 15 de 2015

10
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2015.0458, norovirus dans des huîtres de France. Alerte notifiée par l’Italie. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0450, sulfites (70 mg/kg) non mentionnés sur l’étiquetage de langoustines surgelées de France. Alerte notifiée par l’Italie. Information sur la distribution pas disponible.
  • Référence RASFF 2015.0447, taux de résidus au-dessus de la LMR de l’amoxicilline (394 µg/kg) dans des truites de Belgique, avec des matières premières de France. Alerte notifiée par la Belgique. Distribution en Belgique et Luxembourg.
  • Référence RASFF 2015.0446, Salmonella typhimurium (présence dans 25g) dans des escalopes crues surgelées de dinde de France. Alerte notifiée par la France. Retrait du marché car distribution en Allemagne et Suisse.
  • Référence RASFF 2015.0442, Salmonella infantis (présence dans 25g) dans des protéines animales transformées de France. Information notifiée par la Belgique. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.

Information collectée pour la semaine 15 de 2015 à la date du 11 avril 2015.

 ooOOoo

Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

A vous de voir si la question peut se poser après avoir lu l’article …

  • Pathogènes dans les aliments : améliorations nécessaires pour se protéger contre Campylobacter, Listeria et EHEC.

Source Pathogens in food: Improvements required to protect against Campylobacter, EHEC and Listeria, 10/2015, 07.04.2015

Le BfR publie un rapport sur « Zoonotic Pathogens in Germany ». Chaque année, le BfR prépare un rapport sur la situation épidémiologique des zoonoses en Allemagne. L’évaluation des données à partir de 2013 montre que la maîtrise des salmonelles dans la volaille est un succès et que le nombre de cas chez l’homme est en baisse.

NB : Hélas, le nombre de cas de salmonellose chez l’homme n’est pas en baisse en France …

  •  Curieuse communication de l’Anses …

Comme il n’y a pas de baisse des cas de salmonellose en France, quel crédit apporter à l’idée selon laquelle, selon l’Anses du 2 avril 2015, « L’approche intégrée de maîtrise des risques tout au long de la chaîne alimentaire fait de la France un bon élève en matière de sécurité sanitaire, laquelle s’appuie sur une logique de responsabilisation de tous les acteurs, de la « fourche à la fourchette ».

Ou encore toujours selon l’Anses du 7 avril 2015 « Au niveau mondial, la France se situe à un très bon niveau en matière de sécurité sanitaire des aliments. »

Un petite erreur au passage, à mon avis dans ce qui suit« Dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, la France fait souvent figure de pionnière en Europe et dans le monde en appliquant des politiques de maitrise des risques qui produisent des résultats probants : les salmonelloses, qui demeurent une cause majeure de toxi-infections alimentaires ont diminuées de moitié en 10 ans dans notre pays. » On croit lire les discours de nos autorités, mais c’est bien de l’Anses qu’il s’agit … hélas …

Lire à ce sujet le Rapport 2012 de l’EFSA sur les infections zoonotiques dans l’UE : La France, pas à l’unisson de l’UE … publié en février 2014 qui ne dit pas tout à fait la même chose … Et que dire de la situation de Campylobacter ? Voir Top 10 pour 2014 de la sécurité des aliments en France sur la « Situation de la politique sanitaire des aliments en France ».

Dans le courant du premier semestre 2015, l’AFSCA publiera les résultats de ses inspections dans les entreprises distribuant des denrées alimentaires directement au consommateur final. Vous pourrez donc voir ce qu’il ressort du contrôle de l’hygiène chez un boulanger, un boucher, un restaurant,… L’AFSCA veut donc répondre à la demande d’une grande transparence.

Ce sera à suivre, mais que dire que pour l’instant de ce qui se passe en France, on est dans l’expectative … quant à la transparence, cela reste au stade du discours !

Communiqué classique du 9 avril 2015 de l’Anses où comme souvent on ne peut rien conclure. On pourra lire l’avis de l’Anses relatif à la valorisation des insectes dans l’alimentation et l’état des lieux des connaissances scientifiques sur les risques sanitaires en lien avec la consommation des insectes, cela fait 42 pages, bonne lecture …

Cela étant, si l’on souhaite « consommer » des insectes, mieux vaut aller voir en Belgique … On lira donc ces deux documents belges de 2014, « Sécurité alimentaire des insectes destinés à la consommation humaine » : Les insectes semblent potentiellement intéressants dans la recherche de sources alternatives de protéines alimentaires. Il n’existe actuellement pas encore de réglementation spécifique en Belgique, ni en Europe, quant à l’élevage et la commercialisation d’insectes destinés à la consommation humaine. La commercialisation d’un certain nombre d’espèces d’insectes destinés à la consommation humaine est cependant tolérée en Belgique. Dans ce cadre, le Comité scientifique et le Conseil Supérieur de la Santé sont sollicités pour donner un avis sur les risques (dangers) potentiels liés à la consommation humaine de ces insectes (entiers) (entomophagie). (dossier Sci Com 2014/04 ; dossier CSS n° 9160). Avis commun SciCom 14-2014 et CSS n° 9160

Ainsi que « Mise sur le marché d’insectes et de denrées à base d’insectes pour la consommation humaine ». On lira aussi sur le blog, La consommation d’insectes légalisée en Belgique mais la France cherche toujours la petite bête ! datant de décembre 2013 !!!

NB : L’Anses s’occupe de beaucoup de trop choses et devrait se recentrer sur la sécurité sanitaire des aliments …

  •  Bisphénol A : L’EFSA corrige son évaluation de « pas de risque pour la santé » à « faible risque pour la santé »

L’EFSA a modifié le 25 mars 2015 le résumé de son récent rapport sur bisphénol A pour écrire qu’il y avait un « faible risque pour la santé » lors de l’exposition cumulée au produit. Le résumé original du 21 janvier 2015 disait qu’il n’y avait « pas de risque pour la santé », ce qui ne cadrait pas avec le libellé du corps principal de l’évaluation. Source Chemical Watch.

Sécurité du personnel et hygiène des locaux, des enjeux contraires ?

1
avr
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Classé dans 1er avril, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Films vidéo, Hygiène, Machines, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Normalisation, Nutrition, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Viande, Virus.

Sur le site d’Ameli (site de notre chère sécurité sociale), on trouve une mise à jour de la Recommandation du comité Technique National des Services, Commerces et Industries de l’Alimentation, « Bien choisir les revêtements de sol lors de la conception/rénovation/extension des locaux de fabrication de produits alimentaires ».

Pourquoi cette liste ? Chaque année, on dénombre plus de 30 000 chutes et glissades de plain-pied représentant 20 % des accidents du travail avec arrêt dans les activités des Services, Commerces et Industries de l’Alimentation.  Mais hélas, il n’est pas question du coût des maladies infectieuses d’origine alimentaire en France, sujet tabou ?

En gros, donc, pour éviter de glisser, c’est semble-t-il l’objectif à atteindre, il faut des sols adaptés, mais pourquoi ne pas souhaiter avoir des sols secs, sur cet aspect, on n’aura pas de réponse des préventeurs … comprenne qui pourra !

Comme nous allons le voir grâce aux photos de cette « recommandation », hélas, la conception hygiénique est maltraitée, car chacun le sait, la sécurité, qui n’a pas de prix, a un coût … et notre bonne mère sécu le fait savoir.

photo1Dans le glossaire il est fait référence à des organismes prestigieux, et donc, si vous rencontrez un problème d’hygiène suite à l’application de ces recommandations, n’hésitez à leur en faire part : INRS : Institut National de Recherche et de Sécurité, ANSES : Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail et AFNOR : Agence Française de Normalisation …

Sur la première page de la recommandation (photo de gauche), on trouve des magnifiques caillebotis avec nez antidérapant, composés de petits carrés généralement non nettoyables, sauf avec une brosse à dents …

photo2Sur la page 6, plusieurs problèmes sont illustrés en une seul photo (photo de droite) : il est exact de signaler comme le dit la légende, « Un carrelage posé avec des joints à base de résine époxy qui doivent être plans et à fleur du sol », mais que penser du collecteur d’eaux usées étroit peu ou pas nettoyable et générateur d’éclaboussures et que penser des roues creuses servant à manipuler le plan de travail au dessus …

Dans le volet Bibliographie, les documents EHEDG sur la conception hygiénique des équipements ne sont pas mentionnés pas plus que la directive relative aux machines et la norme ISO 14159, Sécurité des machines – Prescriptions relatives à l’hygiène lors de la conception des machines, des oublis ?

Ce n’est donc pas encore aujourd’hui que l’hygiène et la sécurité feront bon ménage, sans doute avance-t-on, lentement sur cette voie, mais c’est certainement avec des œillères …

photo3Enfin, un petit film sur le site d’Agrobat (dont est extraite la photo ci-contre) retrace comment on en est arrivé là …, c’est comique !

Sur ce sujet, on lira, sur le blog, EHEDG : Principes de conception hygiénique pour les usines alimentaires, La conception hygiénique et la nettoyabilité des équipements n’est pas un long fleuve tranquille, De la conception hygiénique et la nettoyabilité des équipements et L’ingénierie de l’hygiène est-elle un long fleuve tranquille ?

ooOOoo

 

Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

  • L’Anses est-elle une agence indépendante ?

Si oui, elle aurait endossé les conclusions de l’EFSA sur le bisphénol A comme son homologue allemand, le BfR ; si oui, elle aurait réagi au Diagnostic et propositions à l’attention de Mesdames et Messieurs les ministres de l’Economie et des Finances, de l’Economie sociale et solidaire et de la Consommation, des Affaires Sociales et de la Santé, de l’Agriculture, l’agroalimentaire et de la forêt ; si oui, elle aurait marqué sa différence avec les pouvoirs publics sur la situation concernant les infections d’origine alimentaire à Campylobacter, etc.

  • Consommation de lait cru et risques

Deux agences d’évaluation des risques, Irlande et en Belgique, prennent position sur la consommation de lait cru sans oublier l’EFSA

  • Le glyphosate probablement cancérigène selon l’International Agency for Research on Cancer (IARC)

Lire des articles parus dans ForumPhyto, 1, 23 et 4, sans oublier La chimiophobie, une nouvelle « maladie » incurable … mais aussi un communiqué plus que dubitatif du BfR, Does glyphosate cause cancer?

Selon un communiqué du ministère de l’agriculture, le glyphosate « fait actuellement l’objet d’une réévaluation européenne à laquelle l’ANSES est partie prenante.L’Anses devra, ensuite, réévaluer toutes les préparations contenant du glyphosate utilisables en France. » Mais pourquoi, comme pour le bisphénol A, ne pas se contenter de l’avis de l’EFSA ?

  • Agriculture biologique

Selon l’Agence Bio (Baromètre Agence BIO/CSA 2014), parmi les raisons de consommer bio, « Les consommateurs bio réguliers ont de multiples motivations. Dans le trio de tête, on retrouve la préservation de la santé (62 %), de l’environnement (57 %) ainsi que la qualité et le goût des produits (48 %) ». Il faut aussi ajouter, « Pour ma sécurité, pour être certains que les produits soient sains (47%) ». Autant de points généraux qu’il est difficile voir impossible de prouver scientifiquement … voir aussi Les consommateurs de produits bio ont-ils un comportement moralisateur et suffisant ? et Les produits bio meilleurs que les produits conventionnels ? Peut-être oui ou peut-être non ?

  • Virus dans la chaîne alimentaire

La Food Standards Agency informe de la publication de deux rapports au Royaume-Uni sur les virus dans la chaîne alimentaire.

  • Alimentation des personnes âgées dans les EHPAD.

L’UFC-Que Choisir rend publique son enquête sur l’alimentation dans les Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD), qui révèle de graves carences en matière de prévention de la dénutrition. Sur la base de ce constat inquiétant, l’UFC-Que Choisir demande aux parlementaires d’instaurer au plus vite une obligation réglementaire sur la qualité nutritionnelle et sur les rythmes des repas servis.

Au final, on peut presque se demander si ce n’est pas tous les jours la journée sans viande dans les EHPAD, notre ministre de la santé devrait s’en préoccuper, mais ça c’est moins sûr …

  • Principe de précaution

A lire l’articleRéenchanter le risque : une proposition audacieuse », à propos du livre de Gérald Bronner, La planète des hommes, réenchanter le risque, Puf, septembre 2014.  A noter un colloque « Risques sanitaires, précaution et innovation », organisé par l’Anses et la Chaire de Développement durable de Sciences Po, le 24 juin 2016, va traiter de la bonne innovation, étonnant non ?

  • Alertes notifiées au RASFF pour des produits d’origine France au premier trimestre 2015

Il y a eu 19 notifications d’alertes (13 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes) au cours du premier trimestre 2015, selon le RASFF, contre 13 notifications d’alertes en 2014 (10 alertes liées à la présence de micro-organismes pathogènes). Il y a des augmentations dont on se passerait !

  • Aggravation des risques de sécurité sanitaire des aliments en raison de la complexité de la chaîne alimentaire

Communiqué du bureau régional Europe de l’OMS du 31 mars 2015. « Nous sous-estimons considérablement le nombre réel de personnes souffrant de maladies imputables aux substances chimiques de la chaîne alimentaire et aux micro-organismes les plus courants tels que Salmonella et Campylobacter, et ce constat doit servir de sonnette d’alarme dans les nombreux domaines intervenant dans notre chaîne alimentaire. En effet, la défaillance de la sécurité sanitaire des aliments à quelque étape de cette chaîne, allant de l’environnement et de la production primaire à la transformation, au transport ou à la commercialisation, en passant par la restauration ou la préparation à domicile, peut entraîner d’importantes conséquences sanitaires et économiques », explique le docteur Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour Europe.

Etats-Unis : L’impact d’une éclosion à Listeria liée à des pommes au caramel

22
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

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« L’impact d’une éclosion à Listeria, une édition pommes au caramel », source Ben Chapman du barfblog du 22 décembre 2014.

Comme les services de santé des Etats et locaux ainsi que la FDA essaient d’obtenir ce qui est à l’origine d’une éclosion Listeria monocytogenes à liée à des pomme au caramel, de grandes et de petites entreprises sont aux prises avec les retombées.

L’histoire, selon KOTA TV, reste la même, ce ne est pas mon produit (je ne pense pas), mais les incertitudes sur les ventes augmentent. Oh et nous n’avons jamais.eu de cas de maladie

De récents rapports du CDC sur l’éclosion à Listeria ont rendu une propriétaire, Lori Carson, déçue car elle va marquer soit l’esprit ou l’estomac des clients.

« C’était un vendredi après-midi et j’ai reçu un appel téléphonique me demandant si c’était sûr de manger mes pommes. J’étais extrêmement confuse, et j’ai demandé, pourquoi cette question », a déclaré Carson. Des clients récents ont expliqué à Carson que les titres des journaux qu’ils lisent concernaient le rapport du CDC.

Unknown-21« Cela m’a fait un peu peur et vendredi après-midi nos ventes ont chuté. Je n’étais pas sûre si c’était l’après-midi ou si ce était en raison de cette émission sur les pommes au caramel », dit Carson.

L’article a lié l’éclosion à Listeria avec des pommes au caramel préconditionnées, produites en masse et non pas celles faites tous les jours par des entreprises locales.

Après avoir vendu plus de 5000 pommes au cours de cette période de vacances, Carson est heureuse de dire qu’elle n’a jamais eu aucune plainte. « Nous n’avons jamais eu une plainte concernant une pomme qui n’a jamais rendu quelqu’un malade », dit Carson.

Carson dit aussi que des clients inquiets peuvent avoir eu un bien pour un mal. « Je suis contente d’avoir reçu l’appel téléphonique. Cela m’a alerté et m’a fait prendre conscience que j’avais besoin traiter le problème, les gens sont ici en sécurité », a dit Carson.

Et contrairement aux pommes au caramel préconditionnées que vous trouverez dans les magasins, les pommes de Caramel Creations sont réfrigérées au cours d’un processus afin d’assurer leur sécurité sanitaire du public.

Mais dit Ben Chapman, Listeria monocytogenes se développe aux températures de réfrigération.

Etats-Unis : Walmart annonce le renforcement des mesures de sécurité sanitaire pour les fournisseurs de volailles

22
déc
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Salmonella, Sécurité, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

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C’est curieux comment sont les choses. Les Britanniques par l’intermédiaire de la Food Standards Agency, secouent le cocotier en rendant public la présence de Campylobacter dans les poulets, et voici que voilà, Walmart, le plus grand distributeur au monde, annonce très rapidement de nouvelles mesures de sécurité sanitaire pour les fournisseurs de volailles. Etonnant, non !

Evidemment tout le monde applaudit, que faire d’autre, mais que c’est beau à ce niveau le marketing de la sécurité des aliments … quand il ajoute sans cesse des mesures aux mesures déjà prises et ainsi de suite, sans pour autant garantir que cela va pour autant réduire la présence de pathogènes comme Salmonella ou Campylobacter

Les fournisseurs qui doivent déjà avoir une certification via un référentiel privé, vont avoir de nouvelles exigences, mais pas un mot sur la recherche et quels programmes seront mis en œuvre …

Walmart a annoncé des mesures pour mettre en œuvre le renforcement des mesures de sécurité sanitaire pour les fournisseurs de volaille destinées à protéger davantage les consommateurs contre les maladies d’origine alimentaire comme Salmonella. Les nouvelles lignes directrices s’ajoutent au programme de sécurité des aliments de Walmart qui exige des fournisseurs de volaille d’obtenir une certification basée sur la prévention avec le recours aux normes internationalement reconnues de la Global Food Safety Initiative (GFSI).

campy.grocer.dec_.14« Chez Walmart et Sam’s Club, nous nous engageons à fournir à nos clients des aliments salubres et de qualité », a déclaré le vice-président pour la sécurité des aliments, Frank Yiannas. « Dans le cadre de notre processus d’amélioration continue, nous avons déterminé qu’il était important d’exiger de nouvelles couches de protection pour nos clients. »

Le nouveau programme exige des fournisseurs américains de volaille pour Walmart et Sam’s Club de mettre en œuvre des contrôles holistiques l’élevage à la fourchette conçus pour réduire de façon significative les taux de contamination potentielle, y compris sur les morceaux de poulet. Il exige également des fournisseurs de subir des analyses spécialisées pour valider que les mesures qu’ils ont mises en œuvre sont efficaces. Tous les fournisseurs de volaille devront être en conformité avec les nouvelles exigences d’ici juin 2016.

Le protocole amélioré a été examiné avec de nombreux intervenants, comprenant des groupes de consommateurs, des services réglementaires, des universitaires, des fournisseurs de volaille et des associations de l’industrie.

Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) a établi un partenariat avec Walmart sur cette initiative afin de promouvoir la sécurité des aliments et de réduire les maladies d’origine alimentaire chez les consommateurs.

Le Dr Chris Braden, directeur de la division maladies d’origine alimentaire, hydrique et environnementales au CDC a dit, « Le CDC, avec Walmart, reconnaît que la réduction de Salmonella et d’autre contamination par des pathogènes dans les produits de volaille est une étape cruciale vers la diminution du fardeau des maladies d’origine alimentaire. Walmart et le CDC travaillent ensemble pour protéger la santé publique et l’avancée en sécurité des aliments est un excellent exemple d’un partenariat public-privé qui profite à tous. »

Le Dr. Gary R. Acuff, directeur du Texas A&M Center for Food Safety, a applaudi le travail de l’entreprise, « la mise en œuvre par Walmart de renforcement de mesures de sécurité pour les produits de volaille assure un leadership pour l’industrie alimentaire et continue une approche progressive pour fournir les aliments les plus sûrs possible. C’est un changement qui va grandement profiter aux consommateurs. »

On lira aussi un article enthousiaste de James Marsden sur cette ‘initiative’ de Walmart intitulé, Walmart leading again on food safety.

M’ouais … , je pense que tout cela va arriver plus rapidement que prévu en France, certainement début 2015 …