Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Articles de la catégorie 'TIAC'

Aucune catégorie

L’actualité de Campylobacter en France

6
juil
Aucun commentaire
Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

campylobacter_jejuniDans le rapport, La politique de sécurité sanitaire des aliments, paru le 9 décembre 2014 sur le site du ministère de l’agriculture, on pouvait lire que « la prévalence de certaines pathologies, comme celles causées par Campylobacter (plus de 824 000 personnes infectées par an dans les estimations récentes de l’InVS) a longtemps été sous-estimée et demeure mal recensée. »

Puis, « Après correction pour prendre en compte l’absence de consultation auprès d’un médecin et de réalisation de coproculture, il estime l’incidence à 824 000 cas annuels en population générale, soit un rapport de 1 à 150 (incidence comparable à d’autres pays en Europe). »

Selon l’InVS, on aurait en France entre 800 000 à 2 millions d’infections à Campylobacter par an en France, source Surveillance des infections à Campylobacter en France : bilan de la surveillance du réseau de laboratoires de ville et hospitaliers, 2004-2005.

campylobacterLes données épidémiologiques des infections à Campylobacter en France pour 2014 (Source InVS) sont en train de préparer les esprits face au nombre de cas sporadiques d’infections à Campylobacter :

« Le nombre de laboratoires transmettant des données directes en ligne a augmenté en 2014 (10 laboratoires contre 4 laboratoires en 2013) et le nombre de cas saisi en ligne a pratiquement doublé en 2014 par rapport à 2013. Néanmoins le nombre de souches reçues au CNR a également augmenté par rapport à 2013. Les méthodes de recherche n’ont pas changé significativement durant cette période mais les laboratoires sont dans une phase active de regroupement qui modifie leur périmètre. Ce regroupement et la mise en place de la saisie en ligne peuvent avoir un impact sur le nombre de cas rapportés dans les années à venir. »

Effectivement cela devrait avoir un impact …

Pourtant dans ce contexte, que l’on peut encore lire que dans la « Fiche microbiologique : Campylobacter jejuni et Campylobacter coli » du centre d’information sur les viandes, ceci :

« Les campylobacters (C. jejuni et C. coli) sont des agents pathogènes relativement mineurs en France alors que ces bactéries sont responsables de presque 50 % des foyers de toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) aux Etats Unis et dans les pays anglo-saxons. Cette différence pourrait être liée aux habitudes alimentaires dans les pays anglo-saxons telle que la consommation de grosses pièces de dinde difficiles à cuire de façon homogène, mais aussi à des différences dans les procédures de recherche mises en place en cas de TIAC. »

C’est bien connu l’enfer est toujours chez les autres …

-On pourra lire la Fiche de description de danger biologique transmissible par les aliments : « Campylobacter jejuni, Campylobacter coli » -de mai 2011 de l’Anses, mais une mise à jour sur le taux annuel d’incidence serait utile …

La notation par lettre de l’hygiène des restaurants de la ville de New-York fête son cinquième anniversaire

2
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

P1020609Alors que va commencer en France (ouf !) l’Expérimentation de la mise en transparence des résultats des contrôles officiels en restauration commerciale à Paris et à Avignon, on apprend que « La notation par lettre des restaurants fête son cinquième anniversaire », communiqué du New York City Department of Health du 29 juin 2015.

  • Les restaurants fonctionnent mieux avec l’inspection et sont plus propres que jamais.
  • Près de 60% des restaurants obtiennent désormais un A lors de leur inspection initiale.
  • La notation par lettre a considérablement diminué les risques de santé publique associés aux dîners à l’extérieur ; il y a eu une baisse de 23% des non-conformités à partir du pic de 2012.
  • 91% des New-Yorkais approuvent la notation des restaurants, 88% utilisent la notation dans leur décision d’aller au restaurant et 76% se sentent plus confiants d’aller manger dans un restaurant avec la lettre A.

Faits saillants des cinq dernières années

  • Plus que jamais auparavant, les restaurants obtiennent la lettre A dès le début de leur cycle d’inspection, ce qui signifie qu’ils ne paient pas d’amendes et qu’ils ne sont inspectés qu’une fois par an.
  • 5% des restaurants ont désormais un A lors de leur inspection initiale, soit une augmentation de 37% lors de la première année de la notation par lettre.
  • Les restaurants atteigne la note A lors d’une nouvelle inspection à un taux plus élevé que jamais.
  • Cinquante-huit pour cent des ceux qui ont la lettre B lors de leu inspection initiale ont désormais eu un A lors d’une nouvelle inspection, une amélioration de 38% lors de la première année de notation par lettre.
  • Les restaurants, qui ont une note C lors de leur inspection initiale, se sont améliorés lors d’une nouvelle inspection, avec 45% qui ensuite obtiennent un A. Lors de la première année de la notation par lettre, seuls 28% ont eu cette même amélioration.

NB : Rappelons que l’InVS dans les données sur les toxi-infections alimentaires collectives en France en 2013 rapportait,

« Le nombre et la part des TIAC déclarées en restauration commerciale continue à augmenter depuis 2002. Cette augmentation est observée dans un contexte de diminution de contrôle des établissements en raison des baisses d’effectifs dédiés aux contrôles. Bien que les causes ne soient pas totalement déterminées, l’augmentation du nombre de TIAC liées à la restauration commerciale constitue un signal qui mérite attention. »

Cette expérimentation fera-t-elle baisser les chiffres des TIAC liées à la restauration commerciale et collective, rien n’est moins sûr, car la restauration commerciale est le seul type de restauration concernée par cette expérimentation de la transparence …

Doug Powell du barfblog rapporte que le système de notation des restaurants pour l’hygiène des aliments a 15 ans à Tronto et 5 ans à New-York !

Fortes chaleurs et fortes précipitations font augmenter les cas d’infections à Salmonella, selon une étude américaine

2
juil
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

On connaissait Summer time is Salmonella time, mais voici qu’on apprend que de « Fortes chaleurs et fortes précipitations font augmenter les cas d’infections à Salmonella », selon une étude de l’University of Maryland School of Public Health (UMD).

salmonellaDe fortes chaleurs et de fortes précipitations, qui sont susceptibles d’augmenter à la fois en fréquence et en intensité liées au changement climatique, sont associées à une augmentation du risque d’infections à Salmonella (ou salmonellose), selon une étude menée par des chercheurs de l’Université du Maryland School of Public Health. L’étude est la première à fournir des preuves empiriques que ces infections à Salmonella liés à des événements météorologiques extrêmes ont de manière disproportionnée un impact sur ceux qui vivent dans les zones côtières du Maryland.

« Nous avons constaté que les jours extrêmement chauds et des périodes de fortes précipitations contribuent aux infections à Salmonella dans le Maryland, avec des impacts les plus dramatiques observés dans les villes côtières », a dit le Dr Amir Sapkota du Maryland Institute for Applied Environmental Health. (…)

Dans le Maryland, plus de 9500 cas d’infections à Salmonella (confirmés par culture) ont été rapportés au département de la santé entre 2002 et 2012. Des études antérieures ont suggéré un lien entre des conditions météorologiques (température et précipitations) et les infections à Salmonella. (…)

Cette nouvelle étude a identifié des épisodes de fortes chaleurs et de fortes précipitations pendant 2002-2012 et les a liés avec des infections à Salmonella datent du département de la santé. Des événements extrêmes ont été identifiés en utilisant les données météorologiques d’environ 30 années (1960-1989) comme base. L’équipe de recherche, qui comprenait des épidémiologistes de l’environnement, des microbiologistes, des scientifiques du système terrestre et des agents du Maryland Department of Health and Mental Hygiene (DHMH), a observé que l’augmentation d’une unité lors de fortes chaleurs et de fortes précipitations a été associée respectivement à 4,1% et 5,6% d’augmentation du risque de salmonellose. Le risque observé a été considérablement plus élevé dans les zones côtières par rapport aux zones non côtières du Maryland : 5,1% contre 1,5% pour des épisodes de fortes chaleurs et de 7,1% contre 3,6% pour des événements de fortes précipitations.

Référence. Chengsheng Jiang, Kristi S. Shaw, Crystal Romeo Upperman, David Blythe, Clifford Mitchell, Raghu Murtugudde, Amy R. Sapkota, Amir Sapkota. Climate Change, Extreme Events and Increased Risk of Salmonellosis: Evidence for Coastal Vulnerability. Environment International Volume 83, October 2015, Pages 58-62.

Bilan 2014 du RASFF : + 25% d’alertes par rapport à 2013 !

30
juin
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Viande, Volaille.

rasff_aaLors de la parution du rapport 2013 du RASFF, j’avais indiqué dans le Bilan préliminaire 2013 du RASFF : Toujours pas d’améliorations en vue !

Voici que vient de paraître le rapport annuel 2014 du Rapid Alert System for Food and Feed ou RASFF et on a droit à plus de 25% d’alertes par rapport à 2013 !

En 2014, un total de 3157 notifications initiales a été transmis par l’intermédiaire du RASFF, dont 751 ont été classées comme alerte, 410 comme information de suivi, 623 à titre d’information pour attention et en 1373 comme notification de rejet de la frontière.

Les notifications d’alerte ont augmenté de plus de 25% tandis que les autres types de notifications ont été nettement moins rapportés.

Pour mémoire, les alertes notifiées au RASFF : 732 en 2014, 583 en 2013, 523 en 2012.

Les chiffres globaux présentent une diminution insignifiante de 1,1% des notifications originales par rapport à 2013 mais une augmentation de 14,6% des notifications de suivi, résultant en une augmentation de 8,7% dans l’ensemble. La conclusion générale peut être qu’ainsi en 2014, le RASFF est concentré sur son « cœur de métier » pour permettre aux autorités compétentes de retirer les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux du marché présentant un risque significatif pour les consommateurs, augmentant ainsi l’efficacité du réseau.

EHEC

Après la crise EHEC de 2011, l’échantillonnage pour Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) a été augmenté dans tous les États membres. Comme le montre le tableau de la page 18, le nombre de notifications dues aux STEC a baissé quelque peu en 2014 après le nombre record atteint en 2013. La Commission travaille sur un document d’orientation concernant les denrées alimentaires contaminées par des STEC pour fournir aux États membres confrontés à des résultats positifs à STEC des orientations pour un système harmonisé d’application de l’article 14 du règlement (CE) n°178/2002. Ce document est actuellement en discussion avec les États membres. Voir cet article paru sur le blog, Questions sur l’hygiène des aliments vues par la Commission européenne et les Etats membres de l’UE.

Salmonella,

  • La plupart des notifications faites par la France sur Salmonella concernent des produits d’origine française ; cela est vrai dans une certaine mesure aussi pour l’Allemagne.
  • Finlande et la Suède, profitant d’une garantie spéciale, Salmonella free (ou absence de Salmonella), sur viande fraîche, ont fréquemment notifié la présence de ce pathogène dans de la viande fraîche d’Allemagne (Finlande) et de Pologne et des Pays-Bas (Suède)
  • L’Estonie, Malte, l’Islande et le Liechtenstein n’ont fait aucune notification à propos de Salmonella en 2014.
  • Les Pays-Bas ont signalé un nombre élevé (49) de rejets à la frontière de préparations de viande de volaille en provenance du même établissement de production au Brésil. Cet établissement a été vérifié aux frontières à 100% depuis 2013 et il fait encore fréquemment l’objet de notifications en 2015.

Listeria monocytogenes

Listeria monocytogenes a été rapporté principalement dans des poissons, souvent dans des poissons fumés. L’Italie a adressé 16 notifications à propos de saumon fumé du même producteur polonais, dans lequel Listeria monocytogenes a été rapporté. Suite à un différend entre les autorités italiennes et polonaises sur les études des durées de vie fournies par l’opérateur, le point de contact pour le RASFF de la Commission européenne, en accord avec le point de contact italien, a décidé de transmettre ces notifications comme notifications de suivi. Pour toutes ces notifications, les produits étaient seulement destinés à l’Italie.

D’autres catégories de produits ont été souvent rapportées pour la présence de Listeria monocytogenes dans des fromages, la plupart de la France (11) et d’Italie (10) et des produits de viande. En comparant l’ensemble des notifications avec les notifications sur les produits originaires de la États membres, il est clair que ce pathogène est principalement signalé sur les produits fabriqués dans l’UE.

Résidus de pesticides

En 2014, le nombre de notifications au RASFF pour les résidus de pesticides a diminué à 435. Six de ces notifications ont concerné des aliments pour animaux. Les contrôles renforcés aux 15 points d’entrée à l’UE ont joué leur rôle sur les notifications au RASFF, ce qui est démontré par le fait que seulement 41 de ces notifications ont été liées à des aliments produits dans l’UE.

Evolution des notifications au RASFF par l’origine des pays

Le top 10 des pays à l’origine d’une notification d’un produit cité par le RASFF, (Les chiffres entre parenthèses sont ceux respectivement de 2013, 2012 et 2011), sans surprise, la Chine est toujours largement à la première place …, cinq pays de l’UE dans ce top 10 et la France (cocorico) « perd » deux places par rapport à 2013, mais reste dans le top 10 ! L’Allemagne et les Etats-Unis font leur entrée !

  • Chine : 413 (433, 536, 562)
  • Turquie : 201 (226, 309, 319)
  • Espagne : 185 (187, 126, 129)
  • Etats-Unis : 164
  • Inde : 199 (257, 340, 336)
  • Allemagne : 136
  • Pologne : 131 (163, 118, 98)
  • Pays-Bas : 113 (103, 98, 74)
  • Brésil : 109 (187, 109, 95)
  • France : 103 (120, 90, 122)

D’après les résultats obtenus par la base de donnes du RASFF à mi-2015, il y a déjà eu 35 notifications d’alerte pour la présence de pathogènes dans des produits alimentaires d’origine France sur un total de 47 notifications d’alertes. L’ensemble des notifications pour les produits d’origine France a atteint 70 notifications. Il semble que le cru 2015 soit sur de meilleures bases que celui de 2015 …

Le ministère de l’agriculture, les résultats des contrôles et la transparence

30
juin
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Un communiqué sur la sécurité des aliments du ministère de l’agriculture « annonce le renforcement des contrôles pendant la période estivale et le lancement d’une expérimentation sur la transparence des contrôles »

L’Opération Alimentation Vacances (OAV) se déroulera cette année du 15 juin au 15 septembre 2015. Comme chaque année, cette opération permet de renforcer les contrôles en matière de sécurité sanitaire des aliments dans les secteurs qui n’exercent leur activité qu’en période estivale et ceux qui connaissent une activité accrue durant l’été.

larry_the_cable_guy_health_inspector(2)En 2014, l’Opération Alimentation Vacances avait donné lieu à 18 118 inspections par les agents chargés de la sécurité sanitaire, de la consommation et de la répression des fraudes au sein des directions départementales en charge de la protection des populations (DDPP ou DDCSPP).

Ces inspections avaient conduit notamment à 137 fermetures d’établissements dans le secteur de la remise directe au consommateur, dont 110 en restauration commerciale, et à 697 procèsverbaux d’infractions.

D’après le bilan de l’OAV 2014, « Il est à noter les taux d’anomalies majeures de 11 % en restauration commerciale et de 11 % en distribution-métiers de bouche relevées lors de cette opération. » Hum, hum …

Par ailleurs, l’InVS dans les données sur les toxi-infections alimentaires collectives en France en 2013 rapportait,

« Le nombre et la part des TIAC déclarées en restauration commerciale continue à augmenter depuis 2002. Cette augmentation est observée dans un contexte de diminution de contrôle des établissements en raison des baisses d’effectifs dédiés aux contrôles. Bien que les causes ne soient pas totalement déterminées, l’augmentation du nombre de TIAC liées à la restauration commerciale constitue un signal qui mérite attention. »

Selon le ministre de l’agriculture, qui est aussi le communiquant du gouvernement, « Débute également cet été une phase expérimentale de mise en transparence des résultats des contrôles officiels dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments pour la restauration commerciale. Elle est mise en place à Paris et à Avignon entre le 1er juillet 2015 et le 31 décembre 2015. »

Quel objectif de ce début de commencement de transparence des résultats des contrôles ?

Selon le communiqué, il s’agit « d’informer le consommateur du niveau d’hygiène des restaurants, mais aussi de permettre aux professionnels qui maîtrisent efficacement les risques sanitaires inhérents à leur activité de s’en prévaloir auprès des consommateurs. Les résultats des contrôles seront publiés sur le site Internet du Ministère en charge de l’agriculture dès le 1er juillet 2015. »

Autrement dit, peut-on raisonnablement croire que « Les résultats des inspections des restaurants sont-ils classés secret défense ? »

C’est une expérimentation à suivre mais il est craindre que nous n’aurons que de bons résultats, comme au bac …

Le dossier de presse du ministère publie un dossier de presse « Transparence des contrôles en hygiène alimentaire : expérimentation dans les restaurants à Paris et à Avignon » où le mot transparence est cité neuf fois, c’est dire la volonté affichée …

« Les mentions relatives à chaque niveau d’hygiène du restaurant » sont présentées ci-dessous, pour les explications, voir le dossier de presse précité.

niveau_hygiène