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Articles de la catégorie 'TIAC'

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La puissance de Listeria révélée

19
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

listeriaUne équipe de recherche à l’université du Wyoming a découvert pourquoi l’eau de Javel et d’autres désinfectants sont souvent inefficaces contre Listeria monocytogenes, dans le cas où les bactéries forment un biofilm.

Listeria est une bactérie responsable d’intoxication alimentaire et qui a été aussi responsable de la mort en 2008 de 22 Canadiens qui ont consommé des viandes transformées provenant d’une usine Maple Leaf Foods Inc. à Toronto, Canada.

Cette bactérie a également été responsable d’un certain nombre d’autres foyers de cas d’intoxication alimentaire dans le monde, dont des produits laitiers contaminés.

Mark Gomelsky, professeur au département de biologie moléculaire de l’université du Wyoming, et d’autres chercheurs ont découvert et caractérisé des substances, des exopolysaccharides (EPS), que Listeria sécrète à sa surface cellulaire dans certaines conditions.

Ce revêtement empêche les désinfectants de tuer les bactéries.

Gomelsky est le rédacteur principal d’un article, « Cyclic di-GMP-Dependent Signaling Pathways in the Pathogenic Firmicute Listeria monocytogenes », qui a été publié intégralement et gratuitement dans PLoS Pathogens.

« Vous pouvez facilement tuer des cellules de Listeria avec un désinfectant comme l’eau de Javel, mais vous ne pouvez pas tuer facilement les cellules en groupe », dit Volkan Koseoglu, un étudiant en doctorat.

L’équipe espère que leur découverte conduira éventuellement à améliorer la sécurité des aliments.

NB : Article écrit d’après Agri 007.

Estimation du fardeau des maladies d’origine alimentaire au Canada

19
août
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

L’Agence de santé publique du Canada a rejoint les États-Unis et estime que chaque année environ 1 Canadien sur 8  (4 millions de personnes) tombe malade en raison des aliments qu’ils consomment.

L’Agence de la santé publique du Canada estime que, chaque année, environ 1 Canadien sur 8 (4 millions de personnes) est malade en raison d’aliments consommés. Quatre pathogènes causent environ 90 % des 1,6 million de maladies entraînées par les pathogènes connus : Norovirus (1 million de cas), Clostridium perfringens(177 000 cas), Campylobacter (145 000 cas) et Salmonella non typhique (88 000 cas). Ces estimations sont basées sur de multiples systèmes complémentaires de surveillance des maladies et les documents examinés par les pairs. Comprendre le fardeau des maladies d’origine alimentaire est avantageux pour les décideurs appelés à appuyer l’élaboration d’interventions en matière de salubrité et de santé publique, ainsi que pour la recherche et l’éducation du consommateur. Les efforts futurs seront axés sur l’estimation du nombre d’hospitalisations et de décès d’origine alimentaire, le coût économique des maladies d’origine alimentaire et le fardeau des maladies d’origine hydrique. Il sera ainsi possible de fournir des renseignements cruciaux pour appuyer la recherche, les politiques et les mesures.

back_slap-300x151Selon leRelevé des maladies transmissibles au Canada : Volume 40-14, 14 août 2014, « Poids de la preuve – Facteurs à considérer lors d’une enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire ».

Un document d’orientation, intitulé Poids de la preuve : Facteurs à considérer pour la prise de mesures appropriées et en temps opportun dans une situation d’enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire, a été rédigé pour aider les décideurs du gouvernement fédéral à considérer les preuves scientifiques recueillies au cours d’une enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire, et ainsi orienter les mesures d’atténuation des risques.

Le but du document est de fournir des lignes directrices sur la manière d’examiner les données probantes obtenues durant les enquêtes épidémiologiques, fournies par un laboratoire et sur la salubrité des aliments dans le contexte d’une enquête sur l’éclosion d’une maladie d’origine alimentaire, dans le cadre d’un processus global d’évaluation des risques pour la santé mené par Santé Canada. Il s’agit d’un bref compte rendu du document.

Ce document a été élaboré en collaboration par Santé Canada, l’Agence de santé publique du Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments, conformément à une recommandation formulée dans le rapport Weatherill, en 2009 Note de bas de page 2. Des critères normalisés ont été établis pour apprécier les preuves épidémiologiques, fournies par un laboratoire ou issues d’une enquête sur l’innocuité des aliments, recueillies dans une situation d’enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire. Ont été décrits les facteurs à considérer, et établies des directives sur le poids à accorder aux données probantes pour chaque critère.

Commentaires : Document intéressant à lire pour mieux comprendre une investigation lors d’une éclosion de maladies d’origine alimentaire. Le dessin présenté est issu de l’article de Doug Powell du barfblog.

Food Safety Roundup ou Liste bibliographique en sécurité des aliments, 19

18
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Message de CIDRAP, Center for Infectious disease research & Policy de l’Université du Minnesota, du 14 août 2014, relatif aux nouveaux documents ci-dessous sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire qui ont été ajoutés au site depuis les dernières semaines.

Factors contributing to decline in foodborne disease outbreak reports, United States, voir Emerg Infect Dis

Analysis of a food-borne fungal pathogen outbreak: virulence and genome of a Mucor circinelloides isolate from yogurt, voir mBio

Campylobacter jejuni is not merely a commensal in commercial broiler chickens and affects bird welfare, voir mBio

Norovirus epidemiology in community and health care settings and association with patient age, Denmark, voir Emerg Infect Dis

Quinolone-resistant Salmonella enterica serotype Enteritidis infections associated with international travel, voir Clin Infect Dis

Antimicrobial resistance, virulence profiles and molecular subtypes of Salmonella enterica serovars Typhi and Paratyphi A Blood isolates from Kolkata, India during 2009-2013, voir PLoS One

Cefotaxime-resistant Salmonella enterica in travelers returning from Thailand to Finland, voir Emerg Infect Dis

Des cas groupés à Salmonella Enteritidis en Angleterre conduisent à une enquête nationale. Qu’en est-il en France ?

18
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

eggs-salmonellaSalmonella en Angleterre, médias sociaux et maladies infectieuses d’origine alimentaire, source CIDRAP News.

Des cas groupés à Salmonella Enteritidis en Angleterre conduisent à une enquête nationale.

Une enquête nationale est en cours en Angleterre afin de se pencher sur un certain nombre de cas groupés isolés à Salmonella Enteritidis au cours de ces derniers mois et qui ont été traités au niveau local, mais qui peuvent représenter une éclosion plus généralisée possiblement liés à des établissements de restauration, dit un communiqué de presse du 15 août 2014 du Public Heath England (PHE).

Jusqu’à présent, 156 personnes ont été infectées, 55 dans le Hampshire, 25 à Londres, 33 dans le Cheshire et Merseyside, et 43 dans les West Midlands. De nombreux cas en Angleterre ont été liés avec un restaurant chinois et un restaurant chinois de plats à emporter. Trente-quatre cas au Birmingham Heartlands Hospital dans les West Midlands ont conduit à la fermeture de huit établissements.

Quarante-neuf cas ont été recensés en France et ainsi qu’un nombre inconnu en Autriche, précise le communiqué.

Tous les cas analysés ont montré une infection avec des souches étroitement liés de S. Enteritidis, suggérant une seule origine de contamination. Des prélèvements alimentaires et environnementaux dans des établissements de restauration ont montré la présence de Salmonella avec le même profil génétique que dans les cas infectés.

La PHE collabore avec la Food Standards Agency et les organisations européennes de santé publique pour enquêter sur l’éclosion.

NB : Pas de nouvelles en France des autorités de santé, à ma connaissance …

Mise à jour du 19 août 2014. Selon Food Safety Watch, « En France, six foyers et 49 cas de maladie causés par S. Enteritidis sont à l’étude. Les souches épidémiques sont similaires à celles identifiées en Angleterre, mais la lysotypie n’est pas effectuée régulièrement en France et d’autres tests seront nécessaires pour confirmer un lien. Cependant, une éclosion actuellement à l’étude en Autriche est causée par la même souche que les foyers anglais. On soupçonne qu’une source commune est responsable de toutes ces flambées et d’autres enquêtes sont en cours. »

L’ex-directeur de l’usine de la PCA témoigne contre ses anciens associés

18
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Salmonella, Sécurité des aliments, TIAC.

L’ex-directeur de l’usine de la PCA témoigne contre ses anciens associés, source article de Dallas Carter du 8 août 2014 paru dans Food Safety News.

L’ancien directeur de l’usine de la Peanut Corporation of America (PCA) à Blakely, Géorgie, a déclaré devant un jury criminel fédéral, vendredi, que le propriétaire et dirigeant de la PCA, Stewart Parnell, lui a ordonné d’expédier des produits d’arachide qui ont été retrouvés positifs pour Salmonella. Samuel Lightsey a également déclaré que le courtier en arachide, Michael Parnell, le frère de Stewart Parnell, lui a dit de ne pas s’inquiéter au sujet des faux certificats d’analyses qui avaient été préparés par PCA pour Kellogg, un client important.

Lightsey, qui a dirigé l’usine jusqu’à la survenue de l’éclosion à Salmonella, il y a cinq ans, qui a conduit PCA à la faillite, a également dit au jury de 12 membres que Mary Wilkerson, responsable du contrôle qualité de l’usine, n’était pas qualifiée pour le poste parce qu’elle n’avait pas de formation adéquate.

blakelypcaplant09_406x250Ses descriptions rigides des frères Parnell et de Wilkerson n’ont pas surpris. Lightsey est accusé, avec les trois autres personnes, de 76 chefs d’accusation, complot, fraude, obstruction à la justice et expédition à travers les Etats-Unis d’aliments mal étiquetés et contaminés.

Avant que Lightsey n’ait commencé à témoigner vendredi, le juge de la Cour du district des Etats-Unis, W. Louis Sands, a informé le jury que le témoin avait fait des déclarations favorables au gouvernement en raison d’un accord sur plaidoyer.

En mai dernier, Lightsey a plaidé coupable de sept chefs d’accusation qui lui étaient reprochés dans l’acte d’accusation de février 2013. Selon l’accord, de nombreuses autres accusations ont été mises de côté, et l’ancien directeur de l’usine se verra probablement octroyé une réduction de peine qui ne devrait dépassé six ans de prison, au lieu de la peine maximale de 76 ans, plus des amendes d’un montant de 1,5 millions de dollars.

Lightsey a dit au jury qu’il a décidé de « faire ce qui lui semblait juste et prendre sa part de responsabilité » pour ce qu’il avait fait. Comme directeur de l’usine, il relevait directement du propriétaire et dirigeant, Stewart Parnell, à Lynchburg, Virginie. Cependant, il a dit que Stewart Parnell était présent à l’usine de Blakely, Géorgie, une fois par mois et a été contacté quotidiennement par téléphone et par courriel.

Selon Lightsey, Michael Parnell lui a dit : « Je peux gérer Kellogg. Nous leur avons expédié de faux certificats d’analyses avant que vous arriviez ici. Je m’occupe de Kellogg. Ne vous inquiétez pas de ça. »

La pâte d’arachide produite pour Kellogg n’a pas été entreposée chez PCA, mais mise immédiatement dans des camions citernes et a été expédié immédiatement une fois pleins. Lightsey a dit que son erreur a été de permettre ces envois de se poursuivre avec de faux bulletins d’analyses. Il a déclaré qu’il n’a pas quitté son emploi parce qu’il en avait besoin et il pensait pouvoir arranger les choses s’il était resté en place.

Lightsey a dit qu’il ne serait jamais rester chez PCA s’il avait pensé que ces pratiques pouvaient rendre malade quelqu’un. Il a dit que le fait que des personnes aient été malades était la raison pour laquelle il a plaidé coupable.

L’éclosion mortelle à Salmonella Typhimurium avec une traçabilité jusqu’à l’usine PCA de Blakely il y a cinq ans a par la suite rendu malade plus de 700 personnes, et a entraîné neuf décès. L’enquête sur l’éclosion, a été au final dirigée par le Federal Bureau of Investigation ; elle a duré plus de quatre ans avant que les 76 chefs d’accusation ne soient rendus publics.

Lightsey a noté qu’avant de venir chez PCA, il avait travaillé dans l’industrie pendant 20 ans sans avoir une analyse positive pour Salmonella dans les produits d’arachide.

Ce fut l’enquêtrice Janet Gray de Food and Drug Administration américaine (FDA), qui a été la première sur place et qui a passé le plus de temps à la barre des témoins cette semaine au procès de PCA.

Gray est allé à l’usine de transformation d’arachide PCA à Blakely au début de 2009 lorsque du beurre d’arachide King Nut dans le Minnesota a été retrouvé être contaminé par une souche mortelle de Salmonella Typhimurium et la traçabilité a permis de remonter jusqu’à l’usine PCA de Blakely.

Quand elle est arrivée, Gray a dit qu’elle avait obtenu un rendez-vous avec Lightsey sur le site de Blakely, qui a dit que son usine PCA n’a eu qu’un seul « présumé positif » pour Salmonella. Il a dit qu’il avait envoyé le prélèvement aux laboratoires Deibel et qu’il s’est avéré être négatif.

Après le rendez-vous, Gray a continué à diriger l’enquête de la FDA sur l’éclosion à l’échelle nationale. Il s’agissait d’une enquête qui est venue se concentrer sur du beurre d’arachide, de la pâte d’arachide et les produits utilisant ces produits comme ingrédients fabriqués par la PCA.

Gray a dit PCA a pas d’abord été prêts à échanger sur le nombre d’analyses de Salmonella pour lesquelles l’entreprise avait échoué, mais plus d’informations sur les analyses sont venues lorsque l’enquête s’est poursuivie.

Elle a dit au 12 membres du jury que si PCA avait été plus rapide pour divulguer les informations sur les analyses, l’enquête de la FDA aurait entraîné plus efficace dans les rappels de produits.

Wilkerson aurait pu être plus transparente, selon Gray. L’ancienne responsable du contrôle qualité est accusée de deux chefs d’accusation d’entrave à la justice.

© Food Safety News