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Articles de la catégorie 'TIAC'

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Listeria : Augmentation du risque d’infection bactérienne si l’aliment est exposé à la lumière

3
fév
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Non classé, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Augmentation du risque d’infection bactérienne si l’aliment est exposé à la lumière », source communiqué de Umeå University.

listeria-bacteria-photoListeria, bactérie retrouvée dans les aliments, qui peut infecter les personnes et causer un malaise gastro-intestinal temporaire, pose un risque grave pour la santé pour des femmes enceintes et des personnes dont le système immunitaire est affaibli. Selon une thèse soutenue à l’Université d’Umeå (Suède), la bactérie, qui provoque parfois  une maladie mortelle, la listériose, réagit à la lumière en activant des mécanismes de défense.

Listeria monocytogenes, dénommé d’après le chirurgien britannique Joseph Lister, est omniprésent dans la nature, mais peut parfois se propager aux aliments, en particulier dans les produits laitiers non pasteurisés et la charcuterie. Listeria peut se développer dans les aliments stockés au réfrigérateur, et si l’aliment contaminé est consommé sans être correctement cuit, la bactérie peut causer une infection.

Des chercheurs ont désormais découvert une nouvelle propriété de Listeria, à savoir que la bactérie active des mécanismes de protection lorsqu’elle est exposée à la lumière. Cette découverte peut, à l’avenir, être utilisée par l’industrie alimentaire pour prévenir la propagation de Listeria.

Dans la thèse de doctorant, Christopher Andersson décrit également la découverte de deux nouvelles molécules qui combattent la pathogénicité de Listeria. Les chercheurs ont également étudié la façon dont les molécules peuvent être utilisées pour empêcher la bactérie de causer une maladie.

Pour les personnes en bonne santé, Listeria ne provoque généralement pas de problème extrême à part quelques jours de problèmes gastriques. Pour les personnes ayant un système immunitaire affaibli ou pour les femmes enceintes, cependant, la bactérie peut être très dangereuse. Si une infection bactérienne se propage vers le cerveau, elle peut évoluer vers « la listériose », qui a un taux de mortalité de 20 à 30%. Si une femme enceinte est infectée, les bactéries peuvent se propager chez le fœtus et provoquer une fausse couche.

« Nous espérons que ces nouvelles connaissances sur la façon dont la lumière et ces petites molécules affectent la bactérie, pourront, à l’avenir, être utilisées pour prévenir la propagation de Listeria et aider à traiter la listériose », dit Christopher Andersson, doctorant au Département de biologie moléculaire de l’Université d’Umeå et auteur de la thèse.

2016, plus que jamais, faites de la sécurité des aliments votre top priorité !

2
fév
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

risk.mgmt_.cycle_-300x223« 5 moyens qu’ont les entreprises alimentaires  pour se protéger elles-mêmes et leurs clients », source article de Doug Powell du barfblog.

Fritz Kriete, président du Food Industry Group chez McNees Wallace & Nurick LLC, a dit voici les cinq moyens avec lesquels les entreprises peuvent se protéger contre des problèmes de sécurité des aliments :

  1. Priorité à la sécurité des aliments. La culture d’entreprise doit tourner autour d’elle.
  2. Concentrez-vous sur la communication interne.
  3. Ne prendre que des consultants qualifiés.
  4. Ne négligez pas les fournisseurs.
  5. Étiquetez vos produits clairement.

Quand  survient une éclosion d’origine alimentaire, il faut prendre des mesures de prévention et de préparation classiques. Faites tout votre possible pour l’empêcher de se produire, mais être prêt au cas où cela se produit.

NB : Article à lire en intégralité sur le lien précité.

La FSA dit que l’industrie doit supporter les coûts de la surveillance de Campylobacter

31
jan
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

Campy_diarrhee« La FSA dit que l’industrie doit supporter les coûts de la surveillance de Campylobacter », source Food manufacture.co.uk.

La Food Standards Agency (FSA) cherche à transférer le fardeau du coût élevé de la surveillance des poulets réfrigérés vendus en supermarché vis-à-vis de la contamination par Campylobacter, bactérie responsable d’intoxication alimentaire, par l’industrie elle-même, car son propre budget est sous une pression budgétaire croissante.

La nouvelles a émergé le 28 janvier lors de la réunion du conseil d’administration de la FSA à Londres, où la directrice générale Catherine Brown a révélé que la FSA avait entamé des discussions avec à la fois les transformateurs de poulet et les distributeurs sur la façon dont ils pourraient mettre à la disposition de la FSA et des consommateurs leurs propres résultats des analyses sur Campylobacter.

Une telle démarche permettrait à la FSA de réduire le financement public pour surveiller les progrès de l’industrie vis-à-vis de l’objectif fixé de la réduction de Campylobacter, a déclaré Brown. Cela fait partie d’un plan plus large de transférer plus de coûts afin de garantir la sécurité des aliments au Royaume-Uni sur les entreprises alimentaires, tout en réduisant le fardeau des autorités locales et de la FSA à court d’argent.

« Le partage de données est « absolument essentiel », a déclaré Brown. « Les problèmes liés à l’échange de données sont, dans cet exemple, dans un élément technique mineur mais important pour la culture, la transparence et l’ouverture. »

NB : Peut-être un avant-goût de ce qui risque de se passer bientôt en France, si l’on décide de prendre le problème de Campylobacter à bras le corps, sachant que selon l’InVS, cela représente un nombre de gastro-entérites à Campylobacter de 528 000 cas et 5 200 hospitalisations, c’est comme on veut …

Méthode d’analyse améliorée de E. coli pathogène grâce au projet IDESTEC

30
jan
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

Le service public fédéral de Belgique publie le 28/01/2016 un article sur une méthode d’analyse améliorée d’un E. coli pathogène grâce au projet IDESTEC.

Le projet IDESTEC, commandé par le SPF Santé publique, visait la recherche d’une meilleure méthode d’analyse des souches pathogènes de la bactérie intestinale Escherichia coli (E. coli). Cette bactérie est généralement inoffensive, mais quelques souches comme les E. coli productrices de shigatoxines (STEC) peuvent occasionner des problèmes de santé légers à très graves.

Ecoliarrows_320x175Comment contracte-t-on une infection par un E. coli pathogène ?

E. coli est une bactérie présente dans la flore intestinale saine de l’homme et de l’animal. Elle a normalement une action favorable puisqu’elle freine la croissance des bactéries nocives et participe à la production de vitamines. Il existe toutefois quelques types d’E. coli pathogènes, comme les E. coli productrices de shigatoxines ou STEC.

Chez nous, les bovins surtout sont porteurs de STEC. Les animaux infectés ne présentent pas de symptômes, mais sont souvent à l’origine d’épidémies de STEC chez l’homme. La contamination se fait par un contact direct (dans une ferme pédagogique par exemple) ou par la contamination de denrées alimentaires comme la viande hachée (américain par exemple), les préparations de viande (américain préparé par exemple) et les graines germées. Même une très faible quantité de STEC dans les denrées alimentaires peut rendre l’homme malade. Les symptômes les plus fréquents sont les vomissements et la diarrhée. Les enfants et les personnes moins résistantes peuvent également développer des problèmes rénaux aigus, voire permanents.

Recherche de la meilleure méthode d’analyse

Pour combattre les épidémies de STEC, il est essentiel de pouvoir détecter et analyser de petites concentrations de la bactérie dans des denrées alimentaires d’origine animale et végétale. Pour ce faire, la bactérie doit pouvoir être efficacement enrichie. Le projet IDESTEC a cherché la meilleure façon d’y parvenir.

Dans deux bouillons d’enrichissement sélectionnés, l’eau peptonée tamponnée (EPT) et le bouillon lactosé bilié au vert brillant (BLBVB), les bactéries STEC peuvent se développer jusqu’à atteindre un niveau détectable par criblage qPCR (méthode moléculaire permettant de détecter E. coli sur la base de son ADN).

Cependant, le développement dans certaines denrées alimentaires comme les graines germées reste parfois limité. Après extraction d’ADN – au moyen du Nucleospin Food Kit® de Macherey-Nagel – d’une fraction de l’échantillon enrichi, une détection sensible et exacte est possible grâce au CoSYPS Path E. coli (méthode d’identification des pathotypes d’E. coli, en ce compris STEC, basée sur un criblage qPCR).

L’isolement final des STEC reste le point délicat de toute la procédure en raison de l’absence de milieux d’isolement permettant une discrimination claire. En appliquant au préalable un procédé d’acidification à l’isolement, on inhibe la flore annexe et on facilite l’isolement des STEC. Il est conseillé d’utiliser en parallèle un milieu d’isolement sélectif et un milieu d’isolement moins sélectif.

Caractérisation des souches STEC belges

Pour la réalisation de ce projet IDESTEC, les chercheurs ont également créé et caractérisé une vaste collection de souches STEC. Pour ce faire, ils ont mis au point une méthode d’analyse multiplex (basée sur la technologie Luminex xMAP), qui permet de déterminer simultanément plus de 40 caractéristiques d’une bactérie E. coli. Ces caractérisations et les techniques de caractérisation facilitent la détection des voies de transmission des bactéries.

En outre, les chercheurs ont analysé la diversité génétique entre les souches STEC d’origine humaine et les souches STEC d’origine alimentaire, afin de pouvoir identifier les souches STEC « à haut risque » et celles « à bas risque ». L’allèle Tir s’est avéré être le marqueur de virulence le plus distinctif.

Conclusion

Grâce à la méthode d’analyse et aux données du projet IDESTEC, les laboratoires pourront détecter plus rapidement la présence de bactéries STEC, même en faible concentration, dans les denrées alimentaires. Les produits contaminés pourront être retirés du marché plus rapidement, et les épidémies pourront ainsi être endiguées.

Plus d’informations concernant le STEC

A propos d’une épidémie d’infections à Listeria monocytogenes dans l’est de la France, 2014

30
jan
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Résumé.

o_Listeria_20monocytogenesLa listériose humaine est une infection d’origine alimentaire causée par Listeria monocytogenes (Lm). Entre le 10/03 et le 02/04/2014, 5 cas d’infection à Lm de groupe PCR IIa et de profil électrophorétique (PFGE) rare AscI/ApaI 210408-150807bis ont été identifiés par le Centre national de référence des Listeria. Une investigation a été mise en œuvre pour déterminer la source de contamination et orienter les mesures de contrôle.
Un cas a été défini comme une infection à Lm de groupe PCR IIa et de profil PFGE AscI/ApaI 210408-150807bis, diagnostiquée en France entre le 28 janvier et le 18 août 2014.
La consommation alimentaire des cas a été recueillie à l’aide d’un questionnaire standardisé. Une enquête de traçabilité et une inspection de l’établissement incriminé avec prélèvements alimentaires et environnementaux ont été réalisées.
Onze cas ont été identifiés dans 5 régions. Un établissement Franc-Comtois a été identifié comme source probable de contamination : parmi les 10 cas interrogés, 6 ont rapporté avoir acheté et consommé des denrées provenant de cet établissement. Aucun aliment commun n’a été mis en évidence. L’inspection de l’établissement a montré de multiples déficiences d’hygiène. Les prélèvements alimentaires et environnementaux ont confirmé la présence de souches de Lm de mêmes caractéristiques microbiologiques que les souches humaines. L’hypothèse d’une contamination environnementale diffuse et prolongée de l’établissement a été retenue pour expliquer cette épidémie. L’établissement a été fermé le 3 juillet 2014 pour un nettoyage-désinfection approfondi. Les produits achetés avant le 3 juillet 2014 ont été rappelés et des analyses libératoires ont été réalisées sur les denrées commercialisées après réouverture de l’établissement. Aucun produit contaminé n’a été mis en évidence après réouverture et aucun nouveau cas n’a été rapporté.

Référence. Tourdjman M, Donguy MP, Leclercq A, Fredriksen N, Remonnay J, Chenal-Francisque V, et al. Épidémie d’infections à Listeria monocytogenes dans l’est de la France, 2014. Saint-Maurice : Institut de veille sanitaire ; 2016. 8 p.

Dans la synthèse proposée, on notera :

L’Établissement A a été inspecté une première fois par la DDCSPP du Doubs le 20 juin 2014.

La zone de tranchage des fromages était séparée de celle des charcuteries, et cette dernière n’a pu être inspectée à cette date. Diverses non-conformités ont été relevées dans la zone de manipulation des fromages :

  • matériel et local insuffisamment nettoyés ;
  • encombrement de la zone de tranchage (stockage de meules entières avec les produits tranchés, présence d’un tire-palettes…) ;
  • absence de lave-mains ;
  • utilisation de bacs en plastique pour plusieurs fonctions (stockage des épices, des fromages, des produits en cours de fabrication, des produits finis), et circulation de ces bacs en dehors de l’établissement (notamment retour chez les fournisseurs) ;
  • efficacité discutable du processus de lavage des bacs.

Par ailleurs, le plan de maîtrise du risque sanitaire Listeria de l’Établissement A est apparu inadapté, avec une fréquence insuffisante des recherches de Listeria au regard des produits manipulés (une seule recherche réalisée par an et par famille de produit).

Comme l’on dit, c »est sans commentaire …