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Un spray d’ADN pourrait révolutionner la traçabilité des aliments

17
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

J’en avais parlé dans Un code-barres d’ADN pourrait être une nouvelle arme contre les maladies d’origine alimentaire mais un article va plus loin que le mien.

« Un spray d’ADN pourrait révolutionner la traçabilité des aliments », source James Andrews du 17 novembre 2014 dans Food Safety News.

Cela ressemble à quelque chose tout droit sorti de la science fiction agricole : une solution liquide contenant des morceaux uniques d’ADN qui sont pulvérisés sur un aliment afin d’identifier facilement les informations sur l’endroit d’où il vient et comment il a été produit dans le cas d’une éclosion ou d’un rappel.

DNATrek, une start-up de Bay Area, espère révolutionner l’industrie de la traçabilité des aliments avec un « code-barres » ADN qui peut être ajouté aux fruits et aux légumes par une pulvérisation de liquide ou de cire. La société affirme que le traceur est inodore, insipide et ne pose aucun risque pour la sécurité des aliments.

DNATrekSprayLe fondateur et PDG Anthony Zografos a entendu parler de la technologie de la traçabilité avec de l’ADN mise au point au Lawrence Livermore National Laboratory comme un outil de biodéfense grâce à une subvention du ministère américain de la défense. Zografos y a vu une occasion d’appliquer cette technologie à l’industrie de la sécurité des aliments pour tracer plus rapidement les éclosions et les rappels – une entreprise très difficile avec la technologie actuelle, a-t-il dit.

« En raison de la façon dont la traçabilité des aliments est mise en place, les enquêtes de retraçage sont très souvent peu concluantes ou prennent des semaines ou plus pour être réalisées », a dit Zografos à Food Safety News. « Sans être en mesure de comprendre le problème, les entreprises alimentaires émettent généralement des rappels massifs, coûteux et réflexes. »

La technologie fonctionne en prenant des petits bouts d’ADN synthétique ou du matériel génétique d’organismes non retrouvés dans les produits alimentaires – des organismes provenant des algues et de la mer – et on ajoute ces extraits avec des traces de sucre dans une solution pulvérisable qui va directement sur les fruits et les légumes. Si un problème se pose avec le produit, l’ADN sur la surface écouvillonnée peut être identifié en 15 minutes.

L’avantage d’avoir un code-barres avec de l’ADN directement sur les fruits et les légumes frais est de réduire de manière significative que des informations de traçabilité soient perdues. Très souvent, les caisses utilisées pour le transport de produits frais sont jetées bien avant qu’on résolve le problème avec les produits, et ces caisses avaient des informations de traçabilité.

La technologie permet aussi de multiples couches de pulvérisation. Le producteur peut vaporiser à la ferme, le transformateur peut vaporiser dans son centre de tri, et la société de transport peut pulvériser quand il est en route pour livrer un magasin.

Chaque code à barres comporte deux parties. La première partie est un code fixe unique de la société de manutention des aliments attribué par DNATrek.

La deuxième partie est un code configurable que les entreprises alimentaires mettent sur les aliments concernant les paramètres qu’ils souhaitent suivre. Elles peuvent utiliser un code unique pour identifier le champ dans lequel le produit a été cultivé, la date de la récolte, l’équipe de la cueillette, les machines qui ont été utilisées ou de toute autre mesure qu’ils veulent suivre.

Plus une société est précise avec ses codes d’identification, plus elle peut identifier les problèmes de sécurité des aliments qui pourraient survenir avec leurs fruits et légumes.

Zografos a réaffirmé la sécurité du produit et l’distingué du génie génétique.

« Si vous vous mordez dans une pomme, qui a l’ADN sur elle. Ce n’est pas comme si nous consommions de l’ADN », a-t-il dit. « Il n’y a aucune inquiétude scientifique fondée à ce sujet. Nous pouvons extraire l’ADN à partir de rien, et je ne pense pas que quiconque puisse prétendre que les algues soient dangereuses. »

La prochaine étape est de tester l’efficacité et la sécurité avec des essais pilotes sur cinq ou six types de produits, a dit Zografos.

En supposant qu’ils peuvent convaincre l’industrie des produits frais avec leur idée, ils voient une myriade d’autres applications potentielles. L’industrie du vin et des jus de fruits pourraient être les prochains utilisateurs.

« En fin de compte, cela n’est rien de plus que de l’encre », a déclaré Zografos. « Nous pouvons la mettre sur à peu près tout ce que vous aimez. »

© Food Safety News

Prélèvements de selles et la détection des maladies infectieuses d’origine alimentaire

17
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Ne pas dénigrer les prélèvements de selles : la détection des maladies d’origine alimentaire est plus importante », source Doug Powell du barfblog du 17 novembre 2014.

Mon ami Peter Karim Ben Embarek, est scientifique senior au département de la sécurité des aliments et des zoonoses (maladies animales qui peuvent être transmises à l’homme) de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et responsable du Réseau international des autorités de sécurité sanitaire des aliments (INFOSAN) de l’OMS, était récemment à Dubaï pour assister à la neuvième conférence internationale sur la sécurité des aliments de Dubaï. Sajila Saseendran a discuté avec lui de la sécurité des aliments à Dubaï et ailleurs.

pete1611Quelles sont vos recommandations après avoir assisté aux séances et au symposium pour les professionnels de la santé lors de la conférence à Dubaï ?

Nous avons besoin de faire beaucoup mieux pour la détection des cas de maladies d’origine alimentaire et là, tout le monde a un rôle à jouer, en particulier les clients.
Chaque fois qu’ils souffrent de diarrhée ou de symptômes typiques d’intoxication alimentaire, ils ne devraient pas avoir peur d’aller chez le médecin ou l’hôpital et le signaler. Peut-être que pour eux, cela n’a pas d’importance. Ils vont se rétablir rapidement et oublier ce problème. Mais cela pourrait faire partie de grandes éclosions. Si nous ne détectons des cas isolés, nous ne pourrons jamais comprendre s’il y avait une éclosion impliquant de nombreuses personnes.
Nous ne pouvons seulement trouver (des cas sporadiques), si les personnes ne divulguent pas leur cas …. Pour le moment, nous ne disposons pas suffisamment de ces informations de base (à partir des patients et des hôpitaux). Et donc, du côté des aliments, nous essayons de tout prévenir. Mais nous ne ciblons pas très bien. Tout le travail fait pour rendre notre approvisionnement alimentaire plus sûr pourrait être beaucoup plus efficace si nous avions une meilleure compréhension des maladies qui sont à côté.

La surveillance joue-t-elle un rôle important ?

Oui. Surveillance et prévention doivent être beaucoup plus proches, pour échanger des informations et des données afin que nous puissions comprendre et mieux prévenir les risques réels des risques perçus.

A Dubaï, la surveillance développée par la municipalité de Dubaï et le DHA (Dubaï Health Autorithy) ont eu des résultats positifs. Mais il y a des lacunes dans l’information, le dépistage et le diagnostic. Quel est votre commentaire ?

Dans le monde, un grand nombre de microbes qui nous rendent malades sont difficiles à cultiver ou à détecter (par les analyses de laboratoire). Souvent, nous ne disposons pas de méthodes pour les détecter. Nous savons que quelques-uns d’entre eux et sont capables de les détecter facilement.
Par conséquent, nous ne devrions pas attendre d’avoir obtenu un résultat de laboratoire. Nous devrions commencer le signalement (reporting) basé sur les symptômes. Ensuite, nous pouvons revenir en arrière et comprendre la source de la maladie …. Parfois, il est plus facile de retrouver des bactéries ou des virus dans les aliments. Il est donc important de ne pas attendre les résultats de laboratoire, mais déjà sur la base des symptômes, commencer à communiquer immédiatement.

Nous avons entendu parler de beaucoup de médecins qui diagnostiquent au hasard des cas de diarrhée et de vomissements comme des cas d’intoxication alimentaire. En outre, nous avons eu des cas mortels d’intoxication aux pesticides qui ont été traités comme une intoxication alimentaire. Comment voyez-vous les choses entre débuter un traitement symptomatique et éviter des erreurs de diagnostic ?

Pour cela, nous devons changer les esprits des médecins et des infirmières qui sont formés pour traiter les patients. Ils ne sont pas formés pour prévenir les maladies. D’autre part, nous, professionnels de la sécurité des aliments, sommes formés pour prévenir les maladies d’origine alimentaire et l’intoxication alimentaire. Nous devons concilier ces deux philosophies différentes et sensibiliser et expliquer au secteur médical – médecins et infirmières – pourquoi il est important de signaler les cas immédiatement.
Leur rôle est de traiter les patients. Ils doivent également comprendre qu’il est important de prévenir les futurs cas. Beaucoup de choses peuvent être faites s’ils commencent par nous donner les chiffres. Ensuite, nous pourrons démarrer une enquête et comprendre quels sont les problèmes du côté des aliments et les corriger.

La conférence internationale de Dubaï sur la sécurité des aliments a entendu que de nombreux médecins ici sont réticents à demander des examens de selles. Quelle est la nature du problème ? Quel devrait être le critère ?

Je peux comprendre que dans de nombreux cas, ils pensent qu’il est sage de ne pas faire d’analyse des selles car au moment où ils obtiennent la réponse du laboratoire, la personne aura récupérée et sera rentrée chez elle. Ensuite, elle ne sera pas utilisée pour définir le traitement.
Je pense que la tendance de faire l’analyse des selles est lorsque le problème est très grave ou dure plusieurs jours et ne peut pas disparaître de lui-même. Alors, ils ont besoin de trouver la source (par une analyse de laboratoire). Mais il est toujours important pour eux de faire (l’analyse des selles) sur une base plus systématique.
Ainsi, nous pouvons savoir combien de cas de salmonellose ou d’intoxication alimentaire à Campylobacter nous avons ou tout autre chose qui se cache derrière les cas et obtenir une image beaucoup plus détaillée des différentes causes. Le changement d’attitude pour être conscient de la nécessité des analyses est plus important.

Comment analysez-vous le système de surveillance maladies d’origine alimentaire à Dubaï ?

Tout est très rapide ici à Dubaï, y compris le développement de la surveillance des maladies d’origine alimentaire et l’amélioration de la sécurité des aliments. Je pense que Dubaï est engagé sur une tendance très positive. Tous les efforts déployés au cours des conférences prouvent que Dubaï est sur la bonne voie. Je suis très confiant sur le fait que nous verrons se développer ici un système beaucoup plus robuste dans les années à venir.
Ce qui a été fait est très impressionnant tant sur l’éducation et la formation. Mais nous devons aller de l’avant, pour en faire un système plus scientifique et éclairé. Et là, nous avons besoin de données, nous avons besoin de données, et nous avons besoin de données. Cela viendra de l’industrie et de l’inspection des aliments. Mais cela ne devrait aussi venir du côté des maladies.

ben.stool_.sample.nov_.09-242x300Quelle est l’importance de Dubaï pour la sécurité des aliments compte tenu du fait que c’est une plaque tournante entre l’Orient et l’Occident?

Dubaï et Abu Dhabi sont deux grandes plaques tournantes où beaucoup de personnes se déplacent dans et hors du pays pour allaer vers le reste du monde. Un facteur important est que vous avez également les grandes compagnies aériennes qui voyagent à travers le monde. Alors, bien sûr, il y a le risque que l’épidémie commence ici et les personnes l’emmènent avec eux vers un autre endroit.
Vous pouvez aussi l’avoir dans l’autre sens avec quelqu’un qui apporte ici une maladie ou tombe malades ici, mais la source est pas ici, mais dans son pays. Voilà pourquoi il est si important de relier Dubaï et Abu Dhabi et les autres agences dans les Emirats avec le reste du monde … afin qu’ils puissent travailler ensemble et partager des données.
Dubaï est en train de devenir un village planétaire. Les personnes et les aliments se déplacent un peu partout et vous ne pouvez pas prétendre développer un très joli système pour Dubaï seul.

Comment travaillez-vous étroitement avec Dubaï et Abu Dhabi en ce qui concerne Infosan ?

Très bien ! Comme vous le savez, nous les avons en tant que membres du réseau. En 2010, Abou Dhabi a accueilli la première rencontre mondiale de tous les membres du réseau Infosan. L’ordre du jour était de développer le réseau pour les années à venir. Cette année, le réseau célèbre son 10e anniversaire. Nous essayons d’organiser une autre réunion mondiale de tous les membres très bientôt.

Avec Ebola, nous ne voyons pas beaucoup de signalements sur le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV), à l’exception de quelques-uns de l’Arabie saoudite. Que pensez-vous des implications du MERS-CoV ici ? Est-ce toujours une menace ?

Absolument ! C’est toujours une menace. Nous voyons beaucoup de nouveaux cas depuis la fin de l’été dans la région. Nous avons aussi des éclosions hospitalières en Arabie Saoudite. Nous n’avons pas trouvé le moyen d’éviter qu’en premier lieu des personnes soient infectées. Nous savons que les chameaux jouent un rôle. Mais, nous ne savons pas exactement comment les personnes sont infectées. Il existe plusieurs autres incertitudes. Donc, nous devons travailler sur toutes ces questions.

NB : La photo de droite est celle de Peter Karim Ben Embarek.

Le système des notes en hygiène des aliments sur les portes des établissements alimentaires va désormais devenir obligatoire … en Irlande du Nord

17
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Le ministre de la santé, Jim Wells, a introduit à l’Assemblée le nouveau projet de loi sur les notes en hygiène des aliments », selon un communiqué des autorités d’Irlande du Nord du 4 novembre 2014.

Le projet de loi, s’il est adopté, va rendre obligatoire pour les entreprises du secteur alimentaire d’Irlande du Nord d’afficher leurs notes d’hygiène dans le cadre du ‘Food Hygiene Rating Scheme’ (système de score ou note obtenue après une inspection).

Le système volontaire actuel, qui fonctionne ici depuis 2011, donne aux consommateurs une idée de ce qu’il y a « derrière les coulisses » dans les établissements alimentaires, de sorte qu’ils puissent vérifier les standards d’hygiène au restaurant ou quand ils achètent des aliments.

ratingsEn vertu des nouvelles propositions, les entreprises comme les restaurants, traiteurs et supermarchés, ne seraient pas soumis à des inspections supplémentaires en hygiène, mais aux termes de la nouvelle loi, ils seraient tenus d’afficher bien en évidence les notes en hygiène des aliments de leurs locaux.

Une députée du Democratic Unionist Party de South Antrim (Irlande du Nord), Pam Cameron, a accueilli favorablement le plan d’une nouvelle loi en hygiène des aliments, selon Antrim Times.

Madame Cameron a déclaré que le projet de loi signifierait qu’il serait exigé des établissements alimentaires d’afficher leur scores (ou note) en hygiène des aliments.

Elle a ajouté : « Nous avons 48 500 cas de maladies d’origine alimentaire chaque année en Irlande du Nord, ce qui représente quelque 450 hospitalisations et 20 décès.

« Ce qui est peut-être plus troublant, c’est le grand nombre de maladies qui ne sont pas déclarées et qui sont tout simplement considérées comme des ‘maux d’estomac’ et traités à domicile sans jamais être déclarés à un médecin et donc ne permettant pas d’en rendre compte dans les statistiques. »

« Je suis sûr que vous conviendrez que le chiffre potentiel de ceux qui souffrent réellement d’une maladie d’origine alimentaire pourrait être astronomique. Avec cela à l’esprit, la réduction des maladies d’origine alimentaire est d’une importance primordiale. »

« Je pense qu’il y a une idée fausse très répandue parmi le public qu’il est obligatoire pour les établissements alimentaires d’afficher leurs notes (ou scores). Je sais que je l’ai souvent remarqué lorsque le score de l’hygiène des aliments d’un établissement est d’un affichage volontaire.

« Le régime obligatoire proposé par le projet de loi fournira une approche cohérente à la notation en hygiène des aliments, et cela augmentera sans aucun doute la confiance des clients et assurera que les meilleures pratiques sont mises en œuvre dans l’industrie. »

« Le projet de loi sur l’hygiène des aliments fournira aux consommateurs une moyen clair, convivial pour identifier les standards d’hygiène de n’importe quel établissement alimentaire et de leur permettra de faire des choix éclairés. »

Ronde des rappels 2014 : semaine 46

15
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elle sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2014.1542, dénombrement trop élevé de Escherichia coli (450 MPN/100g) dans des moules de France ; notification par la France. Distribution France, Allemagne, Belgique, produit présumé ne plus être sur le marché.
  • Référence RASFF 2014.1541, chlorpyrifos (3,2 mg/kg), propiconazole (0,19 mg/kg,) et hexaconazole (0,18 mg/kg), une substance non autorisée dans de la coriandre (Eryngium foetidum) fraîche du Cambodge ; alerte notifiée par la Belgique le 14 novembre 2014. Distribution France et Belgique.
  • Référence RASFF 2014.1530, présence d’ADN de ruminant dans des aliments pour poissons d’Espagne ; notification par la France. Pas de distribution dans le pays qui a notifié.
  • Référence RASFF 2014.1527, intoxication alimentaire suspectée par des huîtres de France ; alerte notifiée le 12 novembre 2014 par la France. Distribution France, Pays-Bas, Suède. Pas de date de prélèvement …, pas d’information …
  • Référence RASFF 2014.1528, chlorpyrifos (2,6 mg/kg), propiconazole (0,23 mg/kg) et hexaconazole (0,41 mg/kg), une substance non autorisée dans de la coriandre (Eryngium foetidum) fraîche du Cambodge ; alerte notifiée par la Belgique le 13 novembre 2014. Distribution France et Belgique.
  • Référence RASFF 2014.1515, dénombrement trop élevé de Escherichia coli (1300 MPN/100g) dans des coques vivants des Pays-Bas ; notification par la France. Produit présumé ne plus être sur le marché et pour cause, daté du prélèvement 15 octobre 2014 et la date de la notification est le 10 novembre, presque un mois pour faire une analyse simple, c’est de mieux en mieux …

Tableau ci-dessous (à la date du 15 novembre 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 46 de 2014 par les Etats membres, d’après le RASFF.

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Un fils rappelle comment la consommation de pâte crue à cookies a conduit une maman à la mort

14
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Un fils rappelle comment la consommation de pâte crue à cookies a conduit une maman à la mort » source Doug Powell du barfblog du 14 novembre 2014.

Sa mère est décédée d’une mort atroce, peut-être parce qu’elle a mangé quelques bouchées de pâte crue à cookies. Richard Simpson de Las Vegas a raconté la bataille douloureuse de sa mère avec E. coli lors d’une audition à la FDA sur des règles plus strictes sur la production alimentaire.

Linda Rivera est morte l’été dernier, quatre ans après avoir mangé quelques cuillerées de pâte à cookies préemballée qui s’est retrouvée être contaminée par une souche dangereuse de E. coli. Tout d’abord, ses reins ont cessé de fonctionner et elle a eu un choc septique. Au fil des ans, elle est devenue plus malade tandis que plusieurs de ses organes ne fonctionnaient plus et on lui a fait plusieurs opérations.

« Il y a eu des moments d’espoir et de désespoir », a dit Simpson, 22 ans. « Elle a lutté très durement. Nous savions qu’elle ne voulait pas abandonner. »

nestle.toll_.house_.cookie.dough_-300x164Rivera est mort en juillet 2013 de complications médicales qui semblaient provenir de E. coli, elle avait été infectée des années auparavant, a dit son fils.

« Finalement, son corps n’en pouvait plus », a déclaré Bill Marler, ami de Rivera et avocat qui a traité sa plainte contre Nestlé, qui a fabriqué la pâte à cookies contaminée en 2009.

« Elle était probablement la victime de E. coli la plus gravement blessée que j’ai jamais vu », a-t-il ajouté. « Elle a subi une lésion cérébrale. Elle avait une grande partie de son gros intestin qui a été enlevé. Elle a souffert de nombreuses infections pendant l’hospitalisation, c’était incroyable. Elle était sous assistance respiratoire pendant plusieurs mois dans le coma. C’était une femme très malade. »

Pendant tout ce temps, la famille de Rivera et Marler ont dit, elle est restée forte.

« Je me souviens de la première fois que j’ai rencontré Linda, elle vomissait et avait des nausées, elle était vraiment malade, mais elle voulait s’excuser, je suis tellement désolé, s’il vous plaît asseyez-vous, avez-vous besoin quelque chose à boire » dit Marler. « Voilà juste la façon comment elle était. Elle était la personne la plus gracieuse et attentionnée que vous n’avez jamais rencontré. »

Simpson, qui s’est marié récemment, a dit qu’il se bat pour une réglementation plus stricte des produits alimentaires, de façon à ce qu’aucun autre fils n’ait à témoigner au sujet de la mort éventuelle de sa mère après avoir mangé des aliments contaminés.

Nestlé avait rappelé sa pâte à cookies préfabriquée Toll House en 2009, après que des dizaines de cas de maladies à E. coli aient été signalés.

La demande de Rivera contre la société a été réglée pour un montant non divulgué, a dit Marler.

Dans un communiqué, Nestlé a dit : « Le fait que notre produit a été impliqué en 2009 dans la maladie et le décès tragique de Linda Rivera est évidemment une grave préoccupation pour nous tous chez Nestlé. Depuis lors, nous avons mis en place des analyses plus rigoureuses et un contrôle des matières premières et des produits finis afin de s’assurer que le produit réponde à nos normes élevées de qualité. En outre, nous avons commencé à utiliser de la farine traitée à chaud pour améliorer encore la sécurité sanitaire. Nous continuons à souligner que la pâte à cookies doit être consommé seulement après la cuisson et non consommée crue. »

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NB : Le blog avait traité cette pénible affaire par plusieurs articles ici, mais s‘il y a un article à lire, c’est celui de Roy Costa paru en fin d’article dans Des cookies et des hypothèses.