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L’origine de l’éclosion de cas de yersiniose en Nouvelle-Zélande est encore peu claire

15
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

?????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????« L’origine de l’éclosion de cas de yersiniose en Nouvelle-Zélande est encore peu claire », source Food Safety Watch du 14 octobre 2014.

Selon des articles de presse de Nouvelle-Zélande, les autorités de santé publique et de sécurité des aliments continuent d’enquêter sur une éclosion suspectée d’être d’origine alimentaire de cas d’infection à Yersinia pseudotuberculosis, elles mais n’ont pas encore identifié la source.

Un total de 127 cas d’infection par ce pathogène inhabituel a été confirmé depuis la mi-août et 38 personnes ont été admises à l’hôpital. La plupart des cas sont signalés à Christchurch, Wellington et Auckland, mais d’autres régions du pays sont également touchées.

L’Environmental and Scientific Research (ESR)  a fourni une mise à jour de son enquête sur l’origine de l’épidémie au ministère des industries primaires (MPI). Selon des articles de presse citant le MPI, l’ESR a identifié une gamme d’aliments qui pourraient être associées à l’éclosion, mais n’a pas identifié une source spécifique.

Cependant, d’autres articles indiquent que l’opérateur de supermarchés en Nouvelle-Zélande, Foodstuffs, a confirmé que deux produits apparemment cités dans le rapport d’ESR, Pam’s Fresh Express, une marque mesclun et de laitues , pourraient être reliés à l’éclosion et les a retirés de la vente.

Les éclosions d’origine alimentaire à Yersinia pseudotuberculosis sont rares, mais ont déjà été liées à de l’eau contaminée, du lait, des feuilles de salade et des légumes crus. Les symptômes de l’infection comprennent généralement de la fièvre, des éruptions cutanées et des douleurs abdominales graves.

Deux articles dans les médias néo-zélandais donnant plus d’informations sur l’enquête épidémiologique peuvent être trouvées ici et ici.

Des écoliers corréziens ont-ils été victimes d’une intoxication alimentaire liée à des salmonelles après un déjeuner à la cantine ?

15
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

tiac_headLe Populaire.fr du 15 octobre 2014 (édition Corrèze) nous informe que Vendredi midi, à la cantine de l’école de Salon-la-Tour, une omelette aux pommes de terre était au menu. Samedi, puis dimanche, une quinzaine d’enfants sur la cinquantaine que compte l’établissement ont été pris de vomissements et de diarrhées. L’un d’entre eux a été admis, en début de la semaine, à l’Hôpital de la mère et de l’enfant de Limoges.

Après les premiers résultats des tests, réalisés sur 2 enfants à la demande de leur médecin, qui aurait confirmé la présence de la salmonelle, la Direction des services vétérinaires a procédé, hier, aux prélèvements à la cantine pour vérifier s’il y a un lien de causalité entre le déjeuner du vendredi et les intoxications enregistrées. Ces conclusions devraient être connues avant la fin de la semaine.

En attendant, rien ne permet d’affirmer avec certitude qu’il s’agit d’une salmonellose.

France Bleu Limousin du 15 octobre 2014 rapporte que « Certains enfants ont été soignés par leur médecin traitant, d’autres ont dû être hospitalisés à Limoges. Selon l’Agence régionale de santé, les examens réalisés sur quatre des enfants soignés montrent qu’ils souffrent d’une infection à la salmonelle. La direction des services vétérinaires procède à des analyses pour savoir s’il y a un lien de causalité entre le déjeuner servi à la cantine et les intoxications. Ses conclusions seront connues en fin de semaine. »

A suivre …

Apprendre des erreurs des autres

14
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

nhsggc_news_Ecoli_large« Apprendre des erreurs des autres ». Il s’agit d’un article de Richard Lawley paru le 14 octobre 2014 dans Food Safety Watch.

Il est presque toujours instructif de lire les rapports détaillés des investigations sur les éclosions d’intoxication alimentaire, en particulier lorsque les causes spécifiques de l’éclosion sont clairement identifiées et bien expliquées. Souvent, le problème sera été attribué à un défaut systémique ou une erreur humaine et les résultats peuvent être très utiles pour d’autres fabricants de produits alimentaires soucieux d’éviter une situation semblable.

Un exemple en est la récente publication d’un rapport par des enquêteurs néerlandais relatif aux au plus grand foyer de cas à Salmonella jamais arrivé aux Pays-Bas, qui s’est passé à l’automne 2012. Au moins 1149 personnes ont été infectées par une souche de Salmonella Thompson dans cette éclosion et quatre décès ont été rapportés. Les enquêteurs ont établi un lien avec la consommation de saumon fumé transformé sur un site unique et cela a été confirmé par des données épidémiologiques et microbiologiques. Le rapport des enquêteurs suggère qu’au cours de l’éclosion, quatre à six millions de citoyens néerlandais pourraient avoir été exposés à la contamination du saumon et le nombre de cas de maladies confirmées pourrait être une sous-estimation considérable du chiffre réel. Le nombre réel aurait pu être aussi élevé que 23 000.

???????????????????????????????????????????????????????????????????????????????La raison de la contamination ? Les enquêteurs ont découvert que le fabricant avait utilisé des plats réutilisables qui ont été nettoyés et désinfectés entre les cycles de production. Malheureusement, il s’est avéré que les plats étaient en effet poreux et ont fourni un environnement idéal pour les bactéries, y compris Salmonella, pour s’accumuler et ainsi être protégé du nettoyage-désinfection par des produits chimiques. Que Salmonella soit venue en premier reste un mystère, mais le résultat a été une contamination continue sur le long terme du saumon fumé mis dans des plats pendant la transformation. Pas étonnant que l’éclosion est été si grande.

Il y a une leçon à tirer ici pour les fabricants d’aliments prêts à être consommés de s’assurer que tous les équipements de transformation, les ustensiles et les containers soient adaptés pour un usage alimentaire et conçus selon les principes d’une bonne hygiène de sorte qu’ils puissent être correctement nettoyés. Cela devrait être le sens commun, mais quand les conséquences d’une erreur sont aussi graves que dans ce cas, il renforce à quel point il est vital de bien faire les choses. Une simple erreur peut signifier que beaucoup de personnes tombent malades et peut même entraîner la mort, sans parler de la disparition probable de l’entreprise concernée. C’est pourquoi il est important que ce type de rapport soit publié chaque fois que possible. Plus les informations sur les éclosions et leurs causes sont disponibles publiquement, plus il est probable que la répétition peut être évitée et la sécurité sanitaire de l’approvisionnement alimentaire peut être améliorée.

Commentaires : Connaître ce qui s’est précisément passé dans les cas d’infections alimentaires est très certainement une excellente chose, c’est pourquoi, on attendra avec impatience le rapport détaillé sur ce qui s’est passé avec des œufs dans des « Épisodes récents de TIAC à Salmonella Enteritidis dans l’est de la France » …

Ce n’est pas une intoxication alimentaire mais une épidémie de gastro … (bis)

13
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

gastroIl y a une constante dans les services de santé en France. Après les articles, Puisqu’on vous dit qu’il n’y a pas eu d’intoxication alimentaire ! et Ce n’est pas une intoxication alimentaire mais une épidémie de gastros …, voici un nouvel épisode d’un feuilleton bien français du sujet, tel que rapporté par La Dépêche.fr du 13 octobre 2014, « La gastro-entérite sème le trouble ».

Selon le Maire de Garidech (31), « Mercredi matin, un appel des services municipaux m’alerte sur l’absence de beaucoup d’élèves. Dès 8 h 30, on en dénombre 55. J’appelle aussitôt les services d’urgence sanitaire de la préfecture et déclenche auprès des parents une info de suspicion d’intoxication alimentaire. Dès 9 heures, l’ARS (Agence régionale de Santé Midi-Pyrénées) prend les choses en main et distribue un questionnaire édité par ses soins. La mairie recense les malades avec symptômes et les noms des médecins référents, lesquels sont communiqués à l’ARS. Après analyse, cet organisme confirme qu’il n’y a pas d’intoxication alimentaire mais une importante épidémie de gastro-entérite communautaire ».

Face à la rumeur d’intoxication alimentaire qui a couru, mettant en cause le traiteur et la municipalité, le Maire précise qu’un courrier émanant de la Direction de la Santé publique, cellule de gestion des urgences sanitaires, conclut à une épidémie de gastro-entérite d’origine virale et édicte les précautions à prendre.

NB : Heureusement que la gastro entérite aiguë est une maladie à risque infectieux d’origine alimentaire …

Nouvelle-Zélande : Enlever la contamination fécale réduit-elle le taux de Campylobacter ?

10
oct
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

2011-April-230-e1314634823506-1-300x200« Enlever la contamination fécale réduit-elle le taux de  Campylobacter ? » Source Doug Powell du barfblog du 10 octobre 2014.

Le changement ayant pour but de nettoyer la contamination fécale des caisses sales de transport des poulets a épargné aux Néo-Zélandais des centaines de cas à Campylobacter, disent les autorités.

Une nouvelle étude présentait à une conférence sur la santé a révélé que problème en Nouvelle-Zélande concernant le microbe douloureux et embarrassant entraînant la gastro est désormais du passé grâce aux évolutions de l’industrie.

À son apogée, Campylobacter était épidémique dans le pays et sa présence était la plus élevée du monde occidental, ce qui coûtait 60 millions de dollars par an, principalement en salaires perdus de personnes forcées de prendre des jours de congé pour soigner des maux de ventre et arrêter la propagation contagieuse.

Les volailles infectées étaient l’une des principales sources du problème.

Gail Duncan du ministère des industries primaires a dit devant le NZ Population Health Congress à Auckland que de simples changements à la réglementation sur la transformation de la volaille ont conduit à une chute radicale de 58% des infections.

Un changement clé était de commencer par laver les caisses utilisées pour le transport des poulets vers des usines de transformation, la création d’un environnement plus propre et l’arrêt de la contamination croisée qui alimente l’épidémie.