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Les leçons tirées d’une éclosion d’école. EHEC O157:H7 associé à la consommation de produits de viande crue en juin 2012 en Belgique

15
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande.

Il en avait été question dans l’article, « Communication après la découverte de la présence de E. coli O157 dans un abattoir en Belgique », publié le 18 juin 2012, mais voici la publication scientifique réalisée après l’investigation de cette contamination.

Contexte. Le 5 juin 2012, plusieurs cas d’infections à Escherichia coli entérohémorragique, EHEC, O157:H7 ont été signalés aux autorités de la santé publique du Limburg.

rowan.atkinson.steak_.tartare-300x225Méthodes. Nous avons effectué une étude cas-témoins, une investigation de traçabilité amont et aval et avons comparé les souches isolées chez les cas humains et des prélèvements d’aliments. Un cas a été défini comme toute personne avec une infection à E. coli O157:H7 confirmée en laboratoire dans le nord-est du Limbourg du 30 mai au 15 juillet 2012. Les membres de la famille atteints de diarrhée sanglante ont également été considérés comme des cas. E. coli O157 a été isolé par culture et la présence des gènes de virulence a été vérifiée en utilisant une (q)PCR. Les isolats ont été génotypés et ont été comparés par électrophorèse en champ pulsé (PFGE) et l’analyse de séquences d’insertion 629-printing (IS629-printing).

Résultats. L’éclosion a mis en cause 24 cas, dont 17 ont été confirmés en laboratoire. Cinq cas ont développé un syndrome hémolytique et urémique (SHU) et quinze cas ont été hospitalisés. Les cas ont rapporté une consommation significativement plus élevé de « steak tartare », un produit à base de viande crue (OR 48,12 ; 95% IC; 5.62- 416,01). Les cas étaient également plus susceptibles d’acheter de la viande dans certaines boucheries (OR 11,67; IC 95%; 1,41 à 96,49). La PFGE et IS629 printing ont démontré que les souches de EHEC O157:H7 isolées étaient positives pour vtx1a, vtx2a, eae, ehxA dans trois produits de viande et les dix-sept prélèvements de selles humaines étaient identiques. Dans un abattoir, identifiés par l’enquête de traçabilité, une carcasse infectée par une souche EHEC différente a été trouvée et confisquée.

Conclusion. Nous présentons une éclosion d’origine alimentaire bien décrite et efficacement conduite associée à des produits de viande. Nos principales recommandations sont la facilitation et l’accélération de la détection des éclosion et le développement d’un plan de communication pour atteindre toutes les personnes à risque.

Le auteurs notent aussi « Il y avait un retard de neuf jours entre le début de l’éclosion et le début de l’investigation. Détecter une éclosion aussi vite que possible et présenter des résultats à tous les intéressés sont les plus grands défis à relever pour améliorer sensiblement le management des éclosions en Belgique. De nombreuses autorités différentes, des instituts et des laboratoires, chacun avec son propre mandat, se sont impliquées dans l’enquête et le management de l’éclosion. Une éclosion dans laquelle l’origine a été prouvée et par la suite stoppée et cela a montré l’efficacité du management des éclosions d’origine alimentaire en Belgique. »

*IS629-printing est une méthode de génotypage rapide basée sur la présence variable de séquences d’insertion 629 dans le génome de E. coli O157:H7 décrite par Ooka et al.

Toon Braeye, Sarah Denayer, Klara De Rauw, Anmarie Forier, Jurgen Verluyten, Ludo Fourie, Katelijne Dierick, Nadine Botteldoorn, Sophie Quoilin, Pascale Cosse, Jeannine Noyen and Denis Pierard. Lessons learned from a textbook outbreak: EHEC-O157:H7 infections associated with the consumption of raw meat products, June 2012, Limburg, Belgium. Archives of Public Health 2014, 72:44.

NB : On pourra retrouver la ‘vraie’ recette du steak tartare fournie par l’AFSCA de Belgique, voir l’article Un steak tartare ou rien …

Pathogénicité des souches de Salmonella isolées à partir d’œufs et d’environnements d’élevages de poules pondeuses en Australie

15
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Pathogénicité des souches de Salmonella isolées à partir d’œufs et d’environnements d’élevages de poules pondeuses en Australie », source Doug Powell du barfblog du 15 décembre 2014.

aioli-dressingEn Australie, l’industrie des œufs est périodiquement impliquée dans des éclosions d’intoxication alimentaire à Salmonella. Salmonella enterica sérotype Typhimurium et d’autres Salmonella non typhoïdique spp., en particulier, sont une préoccupation majeure de la santé publique en Australie.

Plusieurs souches de Salmonella Typhimurium classées comme types définitifs, mais surtout Salmonella Typhimurium type définitif ou lysotype 9 (definitive type 9 ou DT9), ont été fréquemment rapportés durant des éclosions d’intoxication alimentaire liées aux œufs en Australie. Le but de la présente étude était de générer un profil de pathogénicité des isolats de Salmonella non typhoïdiques provenant d’élevages de poules pondeuses d’œufs en Australie.

Pour ce faire, nous avons évalué la capacité des isolats de Salmonella à provoquer une maladie gastro-intestinale en utilisant des modèles à la fois in vitro et in vivo. Les données des expériences in vitro ont montré que la capacité d’invasion des sérotypes de Salmonella cultivés jusqu’à la phase stationnaire (en phase liquide) dans du milieu LB était de 90 et 300 fois plus élevée qu’avec des suspensions bactériennes dans une solution saline normale (culture en phase solide). Au cours de l’essai d’infection in vivo, les signes cliniques de l’infection et de mortalité ont été observées seulement pour des souris infectées avec soit avec 103 ou 105 UFC de S. Typhimurium DT9. Aucune mortalité n’a été observée chez les souris infectées avec des sérotypes de Salmonella avec une capacité invasive moyenne ou faible des cellules Caco-2.

Des profils des gènes de pathogénicité ont également été générés pour tous les sérotypes inclus dans cette étude. La majorité des sérotypes testés étaient positifs pour les gènes de virulence sélectionnés. Aucune relation entre la présence ou l’absence de gènes de virulence par PCR et la capacité invasive in vitro ou bien la pathogénicité in vivo n’a été détectée. Nos données élargissent les connaissances sur la variation entre les souches de la pathogénicité de Salmonella spp liés à l’industrie des œufs en Australie.

La consommation de la viande crue aux Etats-Unis, au Japon et … en France

12
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité, TIAC, Viande, Virus.

L’USDA dit non à la consommation de viande crue. Le Japon interdit le porc cru, les sashimis au foie cru dans les restaurants. Source Doug Powell du barfblog du 12 décembre 2014.

Comme le ministère américain de l’agriculture qui rappelle aux consommateurs d’éviter la viande crue, le ministère de la santé du Japon veut interdire toute viande crue de porc, y compris les foie cru de porc dans les restaurants, en raison des « risques majeurs de santé » que cela peut poser, selon les sources.

raw-beef-liverLe changement du ministère sera basé sur la recommandation d’un groupe spécialisé de recherche de la commission de sécurité des aliments, qui est sous l’autorité du ministre.

Le groupe a entamé des discussions sur l’adéquation de porc cru servi dans les restaurants après qu’une éclosion mortelle d’intoxication alimentaire ait impliqué des plats de bœuf cru. Les membres du groupe ont conclu le 10 décembre que le porc non cuit ne doit pas être servi aux clients.

Le ministère de la santé veut réviser les codes de l’hygiène des aliments afin de stipuler l’interdiction de servir de la viande de porc crue dans les restaurants et autres lieux alimentaires.

Les contrevenants à l’interdiction devront faire face à une suspension et d’autres sanctions administratives, selon les mêmes sources.

En 2012, le gouvernement a interdit le foie cru de bœuf à la consommation, un met populaire dans restaurants barbecue Yakiniku et dans les pubs japonais izakaya, à la suite d’une série de cas d’intoxication alimentaire liés au bœuf cru. Certains établissements sont passés au foie de porc cru.

L’USDA dit que les plats de viande crue comme le tartare peuvent être plus fréquents en cette période de l’année, mais ils amènent des risques pour la santé.

rare_hamburgerLa « viande de tigre » est un autre plat d’hiver traditionnel. Malgré son nom, ce plat ne est pas faite à partir de viande de tigre. C’est un mélange de viande hachée de bœuf crue, des œufs crus, des oignons et d’autres assaisonnements servi sur du pain de seigle ou des crackers. Le tartare de bœuf, la viande de tigre, et des plats semblables sont composés de viande hachée de bœuf et des œufs et ils posent un risque pour la santé lorsqu’ils sont consommés crus ou insuffisamment cuits.

La viande hachée crue de bœuf a été associée à plusieurs grandes éclosions de maladies d’origine alimentaire. En 2012, une éclosion à E. coli O157:H7 qui a rendu malades 17 personnes dans le Wisconsin a été causée par ce plat traditionnel.

La plupart des bactéries dans la viande, les volailles, les fruits de mer et les œufs peuvent être détruits par une cuisson à cœur. Pour prévenir ces cas de maladies, la viande hachée de bœuf devrait toujours être cuite à température interne de 71°C. La seule façon de savoir si la température est bonne est d’utiliser un thermomètre pour aliments. La couleur n’est pas indicateur précis pour savoir si la viande hachée de bœuf haché est complètement cuite.

Dans le rapport relatif à la politique de sécurité sanitaire des aliments remis aux ministres, voir communiqué du 11 décembre 2014, il est noté comme recommandations :

  • Développer la recherche sur la prévalence de l’hépatite E.
  • Sensibiliser le corps médical à l’utilité de la recherche de certains pathogènes tels que le virus de l’hépatite E.
  • Concernant les cas d’hépatite E (VHE) la hausse de la suspicion a conduit à tester 3249 patients en 2011 contre 209 en 2002, et le nombre de cas certains ou probables est ainsi passé de 9 à 2495
  • La montée d’un risque nouveau comme l’hépatite E n’a été que tardivement repérée : l’ANSES a été saisie par l’administration en 2012 et son avis a été émis en 2013.

figatelliEn effet, les produits à base foie de porc cru sont donc clairement dans le collimateur et on attend des mesure de santé publique en retour … car selon l’avis de l’Anses de 2013 précité, « des mesures peuvent d’ores et déjà être mises en œuvre pour assurer la protection du consommateur comme :

  • le traitement thermique des foies,
  • une information lisible et visible sur tous les produits à base de foie de porc cru mis sur le marché et rappelant aux consommateurs la nécessité de cuisson à cœur,
  • une information des médecins et des personnes susceptibles de développer une forme grave (immunodéprimés, individus atteints d’hépatopathie chronique, femmes enceintes) sur le risque hépatite E et sa prévention. Il serait potentiellement envisageable de faire réaliser une sérologie hépatite E chez ces personnes, qui serait suivie, pour les personnes séronégatives, d’une mise en garde, par le praticien, sur la consommation crue des produits concernés. »

Comme on le voit ce que disait l’Anses en 2013 est redit en 2014 dans le rapport remis aux ministres et ça peut continuer longtemps …

Selon l’Institut national de la véritable veille sanitaire (l’expression véritable veille sanitaire est utilisée dans le rapport remis aux ministres), « Le principal réservoir du VHE est le porc. En France, une étude nationale a montré que le VHE circule dans 65 % des élevages de porc et que 31 % des animaux abattus présentent des anticorps anti-VHE. D’autre part, la prévalence du VHE dans les foies de porc prélevés à l’abattoir, entrant donc dans la chaîne alimentaire, était de 4 % (en savoir plus Bulletin épidémiologique n°52 de septembre 2012). »

Certes, il existe un document de 2011 sur Questions/réponses sur le risque d’hépatite virale E sur le site du ministère de la santé, mais on peut raisonnablement se demander quand les mesures préconisées dans l’avis de l’Anses seront mises en pratique …

Des microbiologistes découvrent comment des bactéries intestinales sont détournées afin de promouvoir des maladies intestinales et des maladies infectieuses d’origine alimentaire

12
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

« Des microbiologistes découvrent comment des bactéries intestinales sont détournées afin de promouvoir des maladies intestinales et des maladies infectieuses d’origine alimentaire », source communiqué de l’University of Texas Southwestern Medical Center.

Des microbiologistes de l’UT Southwestern Medical Center ont identifié des bactéries clés dans l’intestin dont les ressources sont détournées afin de répandre des infections dangereuses d’origine alimentaire à E. coli et d’autres maladies intestinales.

sperandio-vanessaBien que de nombreux E. coli soient sans danger et critiques pour santé de l’intestin, certaines espèces de E. coli sont dangereuses et peuvent se propager par des aliments et de l’eau contaminés, entraînant de la diarrhée et d’autres maladies intestinales. Parmi elles, se trouve E. coli entérohémorragiques ou EHEC, l’un des agents pathogènes d’origine alimentaire les plus fréquemment liés à des flambées vedette dans les informations, y compris des foyers de cas dans plusieurs Etats aux Etats-Unis liés à des graines germées crues et à de la viande hachée de bœuf en 2014.

L’équipe UT Southwestern a découvert que EHEC utilise une bactérie commune appelée Bacteroides thetaiotaomicron pour aggraver l’infection à EHEC. B. thetaiotaomicron est une espèce prédominante dans le microbiote de l’intestin, qui se compose de milliards de micro-organismes utilisés pour digérer les aliments, produire des vitamines et de fournir une barrière contre les micro-organismes dangereux.

« EHEC a appris comment voler des ressources rares qui sont fabriquées par d’autres espèces dans le microbiote pour sa propre survie dans l’intestin », a déclaré l’auteur principal, le Dr Meredith Curtis, chercheur en postdoc à l’UT Southwestern.

L’équipe de recherche a trouvé que B. thetaiotaomicron provoque des changements dans l’environnement qui favorisent l’infection par EHEC, en partie par l’amélioration de la colonisation de EHEC, selon l’article publié dans la revue Cell Host Microbe.

« Nous pensons que notre microbiote est comme une barrière de résistance à la colonisation des pathogènes, mais certains pathogènes rusés ont appris à capitaliser sur ce rôle », a déclaré le Dr Vanessa Sperandio, professeur de microbiologie et de biochimie à l’UT Southwestern et auteur principal.

EHEC détecte les variations de concentrations en sucres provoquées par B. thetaiotaomicron et utilise cette information pour activer des gènes de virulence qui aident l’infection à coloniser l’intestin afin de contrecarrer la reconnaissance et la destruction par le système immunitaire de l’hôte, et obtenir suffisamment de nutriments pour survivre. Le groupe a observé une tendance similaire quand des souris sont infectées par leur équivalent de EHEC, la bactérie intestinale Citrobacter rodentium. Des souris dont le microbiote comprenait uniquement B. thetaiotaomicron ont été plus sensibles à l’infection que celles n’avaient pas de microbiote intestinal. Une fois de plus, le groupe a monté que B. thetaiotaomicron a provoqué des changements dans l’environnement qui ont favorisé l’infection à C. rodentium.

« Cette étude ouvre une perspective pour comprendre comment la composition différente du microbiote parmi les hôtes peut impacter le cours et l’issue d’une infection », a dit le Dr Sperandio, dont le laboratoire étudie comment les bactéries reconnaissent l’hôte et comment cette reconnaissance pourrait être exploitée pour interférer avec les infections bactériennes. « Nous testons l’idée que la composition différente du microbiote gastro-intestinal joue un rôle important pour déterminer pourquoi, dans une éclosion à EHEC, certaines personnes ont seulement une diarrhée légère, d’autres ont une diarrhée sanglante et certains vont jusqu’à avoir un syndrome hémolytique et urémique, même si tous, sont infectés avec la même souche du pathogène. »

Le ministre de la santé du Royaume-Uni admet un appel des dirigeants de Tesco au sujet de la publication des résultats des analyses de Campylobacter sur les poulets

12
déc
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« Le ministre de la santé du Royaume-Uni admet un appel des dirigeants de Tesco au sujet de la publication des résultats des analyses de Campylobacter sur les poulets », source Doug Powell du barfblog du 12 décembre 2014.

jeremy.hunt_-300x187L’affaire de la publication des résultats des analyses sur la présence de Campylobacter dans les poulets vendus en supermarché est-elle en train de prendre une tournure politique au Royaume-Uni ? A vous de voir …

Le secrétaire à la santé, Jeremy Hunt (à droite), a admis qu’un directeur de chez Tesco qui est aussi l’ancien directeur de la Food Standards Agency a contacté le gouvernement cet été afin d’argumenter contre les plans de la FSA de publier les taux de contamination du pathogène dans les poulets vendus dans les différentes chaînes de supermarchés.

Le Guardian rapporte que la première série de résultats citant des distributeurs qui avaient des poulets contaminés était censée être publiée en juin, mais sous la pression des autres ministères, la FSA a fait marche arrière. Les résultats ont été publiés de façon anonyme en août. Quand les résultats individuels des supermarchés ont été publiés en novembre, ils ont révélé qu’en moyenne, 70% des poulets réfrigérés vendus en distribution étaient contaminés par le microbe potentiellement mortel Campylobacter. La contamination par Campylobacter a été retrouvée être présente chez 64% des poulets vendus chez Tesco.

Hunt a maintenant reconnu que Tim Smith, qui a quitté directement de son poste à la FSA pour un poste de directeur technique chez Tesco, a demandé une réunion téléphonique en juin avec l’un des plus hauts fonctionnaires du ministère de la santé pour discuter des résultats de la FSA.

Le ministère de la santé (Department of Health ou DoH) a refusé de répondre aux demandes d’informations du Gardian sur l’incident du mois dernier, mais en réponse à une lettre officielle du ‘shadow’ cabinet des Travaillistes, Hunt a désormais admis que Smith a questionné (son ministère -aa) sur le fait de citer des distributeurs individuellement et la valeur de la publication des résultats.

campylobacter_jejuniDonc, Hunt reconnaît que les vues de Smith sont passées du DoH à la FSA et le bureau du ministre. Il nie, cependant, toute influence indue sur la décision FSA. « Ces communications n’ont en aucune façon influencé la décision de retarder la publication des noms des distributeurs », écrit-il. Le retard dans la publication des noms a été soulevé parce que la taille de l’échantillon a été jugée insuffisamment robuste et pouvait donner une fausse image de la situation dans le pays », a-t-il dit.

La secrétaire à l’environnement du shadow cabinet, Maria Eagle, a accusé le gouvernement de complaisance sur la question. Elle a dit, « Les consommateurs seront consternés d’apprendre que le ministre a échoué à plusieurs reprises pour prendre des mesures afin de lutter contre les taux alarmants de Campylobacter dans les poulets vendus dans les supermarchés. Après un lobbying manifestement inapproprié du gouvernement, la Food Standards Agency avait décidé de ne pas citer et de dénoncer (name and shame) les distributeurs au sujet des taux de contamination par Campylobacter. Voir ce lien.

« Au lieu d’être le champion des consommateurs, le gouvernement agit comme le porte-parole des empoisonneurs alimentaires. »

Smith est passé du rôle de régulateur vers celui des supermarchés, cela a été fait en octobre 2012, et approuvé par le Premier ministre après avis de l’Advisory Committee On Business Appointments (ACOBA) à condition que Smith ne fasse pas de lobbying sur les fonctionnaires ou les ministres au nom de Tesco pendant deux ans.

Tesco pense qu’avoir un contact avec le ministère sur Campylobacter ne constituait pas du lobbying. Un porte-parole de Tesco a déclaré, « Tim Smith a respecté la restriction convenue avec Acoba au sujet du lobbying sur le gouvernement au nom de Tesco. »