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Maîtrise des épidémies de gastro-entérite chez les personnes âgées dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes en France, on doit pouvoir mieux faire !

25
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

ehpadRésumé.

Cet article décrit les épidémies de cas de gastro-entérite chez des personnes âgées dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) en France de novembre 2010 à mai 2012 rapporté par le système de surveillance des cas de gastro-entérite en EHPAD. Un total de 1072 foyers ont été signalés, causant 26 551 épisodes de maladie et 60 décès. Le taux d’attaque médian chez les résidents était de 32%. Norovirus et la transmission de personne à personne étaient l’étiologie et le mode de transmission le plus fréquemment rapporté. Des mesures de maîtrise ont été mises en œuvre dans 1054 (98%) foyers et pour 928 foyers, un calendrier de telles mesures pourrait être établi. Parmi ceux-ci, 799 (86%) avait pris des mesures de maîtrise en vigueur dans les trois jours de l’apparition du premier cas. Les épidémies de gastro-entérite dans les EHPAD entraînent une morbidité et une mortalité substantielle chez les personnes âgées en France. Les EHPAD sont encouragés à élaborer des plans de prévention et de maîtrise des infections et à notifier toute épidémie de gastro-entérite aux autorités de santé pour assurer un contrôle rapide.

Dans la discussion, les auteurs notent :

Il convient de noter, dans notre étude, que certaines mesures de maîtrise ont été moins fréquemment mises en œuvre que d’autres (par exemple, l’exclusion de membres du personnel symptomatique, la limitation des activités de groupe), car ils peuvent contribuer à prévenir la transmission dans les foyers avec une transmission de personne à personne. Étant donné la forte proportion de foyers avec au moins un membre du personnel malade (88%) et leur rôle éventuel dans la transmission de l’infection aux résidents, exiger que, les membres du personnel s’arrêtent temporairement de travailler lorsqu’ils sont symptomatiques est une mesure pertinente dans la gestion des épidémies. L’observation selon laquelle cette mesure a été mise en œuvre dans seulement 64% des foyers avec au moins un membre du personnel malade soulève des inquiétudes. Cela peut être dû à des difficultés rencontrées du fait de la désorganisation résultant du personnel et du service. Cela montre la nécessité de plans d’urgence portant sur ces problèmes et identifiant des solutions de remplacement du personnel.

Barret AS, Jourdan-da Silva N, Ambert-Balay K, Delmas G, Bone A, Thiolet JM, Vaillant V. Surveillance for outbreaks of gastroenteritis in elderly long-term care facilities in France, November 2010 to May 2012 . Euro Surveill. 2014;19(29):pii=20859.

Royaume-Uni : Un plan pour montrer du doigt les supermarchés vendant des poulets contaminés par Campylobacter est abandonné sous la pression des distributeurs

23
juil
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Un plan pour montrer du doigt (name and shame) les supermarchés vendant du poulet contaminé par un microbe dangereux responsable d’intoxication alimentaire a été abandonné sous la pression des distributeurs. » Source Doug Powell du barfblog.

Selon le Daily Mail, la FSA avait promis de mener des enquêtes régulières sur les poulets vendus dans les grandes enseignes et de publier les résultats, y compris en citant les noms des magasins, tous les trois mois.

campy_freeL’idée était que montrer du doigt ferait pression sur les magasins pour enlever les poulets contaminés et réduire le risque d’intoxication alimentaire des clients.

Cependant, les responsables de l’agence veulent maintenant supprimer cette idée et à la place, publier des données sur le nombre de poulets qui sont contaminés sans identifier les magasins concernés.

Le changement a été condamné par un universitaire de premier plan, qui a suggéré que cela est dû à la pression de l’industrie et des ministères, qui sont des soutiens des supermarchés, des agriculteurs et des transformateurs.

Les changements représentent une victoire majeure pour les intérêts commerciaux de la grande distribution, mettant ainsi les préoccupations concernant leur vente et leur bénéfice devant la sécurité des consommateurs et leur droit de savoir ce qu’ils mangent.

Le fait que les supermarchés aient réussi à édulcorer le régime est tout simplement la dernière preuve de la façon dont le lobbying des grandes entreprises a conduit à un changement dans la politique officielle sur les questions alimentaires et sanitaires.

Un lobbying similaire avait tué un plan pour une interdiction générale des snacks et autres boissons de l’étalage autour des caisses des supermarchés.

La FSA a récemment révélé que plus d’un million de personnes sont victimes d’intoxication alimentaire chaque année avec les poulets des supermarchés qui sont la plus grande menace.

Campylobacter, qui est le plus souvent retrouvé sur du poulet cru, est la principale cause d’intoxication alimentaire du pays.

Une étude officielle publiée en 2009 a révélé que deux poulets réfrigérés sur trois dans les rayons étaient contaminés par Campylobacter. Plus d’un sur quatre – 27% – étaient classés comme étant fortement contaminés.

Malgré le fait que la FSA ait demandé aux supermarchés et aux éleveurs de faire de la lutte contre  Campylobacter une priorité, la situation semble n’avoir montré aucune amélioration.

Un document de la FSA sur l’intoxication alimentaire à Campylobacter signale : « En plus des coûts économiques qui en découlent, les cas sont une source de désagréments, l’inconfort et de misère pour ceux qui sont infectés et une faible proportion des cas peuvent décéder ou avoir des conséquences sur le long terme, tels que l’arthrite réactive, le syndrome du côlon irritable et le syndrome de Guillain-Barré, ce dernier affecte le système nerveux périphérique.

Malgré la menace évidente, les dirigeants de la FSA vont demander à leur conseil d’administration de redessiner les règles pour ses enquêtes afin de s’assurer que les magasins vendant des poulets contaminés ne soient pas identifiés dans leurs résultats trimestriels.

Un document préparé par des responsable établit que c’est en réponse « aux préoccupations légitimes exprimées par l’industrie et d’autres ministères ». La référence aux autres ministères se rapporte au ministère de l’environnement, de l’alimentation et des affaires rurales (DEFRA), qui se considère comme le champion des agriculteurs britanniques, y compris ceux qui produisent du poulet.

Le document de la FSA établissait que « Dans la dernière mise à jour du conseil d’administration de mars 2014, il était indiqué que la FSA visait à publier les résultats complets, y compris les noms des distributeurs et des transformateurs, sur environ 1000 prélèvements tous les 3 mois pendant l’étude, avec les premiers résultats publiés autour de juin/juillet 2014. »

Cependant,la FSA a décidé de changer cette approche, car il existe un risque que les résultats soient incomplets et trompeurs et ce serait, en quelque sorte, injuste pour les magasins.

La FSA a déclaré, « L’un des inconvénients de cette approche est qu’aucune interprétation ne peut être correctement faite sur des données brutes provisoires jusqu’à ce que l’ensemble des prélèvements de l’année ne soit terminé et entièrement analysé. »

Le conseil de l’agence est invité à approuver cette nouvelle approche lors d’une réunion le 23 juillet.

Erik Millstone, professeur de politique scientifique à l’Université de Sussex, a condamné le changement qui fait la part belle aux supermarchés.

Foyer de cas à norovirus lors de la préparation des Jeux du Commonwealth lié à des toilettes qui « n’étaient pas comme elles auraient dû être »

20
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

Foyer de cas à norovirus lors de la préparation des Jeux du Commonwealth lié à des toilettes qui « n’étaient pas comme elles auraient dû être », article publié le 20 juillet 2014 par Ben Chapman du barfblog.

Des toilettes du personnel aux Jeux du Commonwealth 2014 de Glasgow ont eu un problème de norovirus. Selon The Scotsman.com, près de 50 membres (53 au 19 juillet, selon le NHS -aa) du personnel des Jeux ont eu une maladie gastro-intestinale et une toilette mobile est montrée du doigt comme étant à l’origine du problème.

job_site_restrooms-300x216Le Premier ministre d’Ecosse, Alex Salmond, a dit que les responsables étaient « confiants » car ils avaient identifié la cause probable du foyer, qui a déclenché une alerte de santé quelques jours avant que les Jeux  2014 de Glasgow ne commencent.

Aucun athlète ou officiel d’une équipe ont été touchés par ce foyer suspect de cas à norovirus et le NHS Greater Glasgow and Clydea dit le bloc sanitaire a été fermé pour prévenir l’infection par ce microbe – qui conduit à la maladie et à de la diarrhée – de se propager davantage.

Dr Gillian Penrice, médecin en santé publique pour le NHS Greater Glasgow and Clyde, a déclaré : « Comme nous nous attendions, le nombre de nouveaux cas continue de diminuer.

S’exprimant à l’issue de la dernière réunion du groupe stratégique des Jeux 2014 de Glasgow samedi, M. Salmond a déclaré : « Nous sommes convaincus que nous avons identifié la cause du foyer, une installation temporaire qui « n’était pas comme elle aurait dû être »,

« Aurait dû être » signifie avoir du savon, de l’eau courante, des essuie-mains en papier et un programme de nettoyage et de désinfection, dit Ben Chapman.

Scouts et cas d’intoxication alimentaire

19
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

Cooking-PastaLe Parisien.fr du 18 juillet 20014 rapporte « des scouts victimes d’une intoxication alimentaire »

Nouvelles intoxications dans les Pyrénées. Sept scouts, en visite à Lourdes, étaient vendredi soir en cours d’évacuation vers un hôpital pour réhydratation à la suite d’une légère intoxication alimentaire.

Le groupe de 63 scouts, âgés de 14 à 31 ans, venait de «l’ensemble de la France», et est arrivé à Lourdes jeudi après-midi. 

Les jeunes gens se rendaient dans la ville pour assister les pèlerins au niveau des Sanctuaires, et faisaient partie de trois organisations de scoutismes différentes. 

L’alerte a été donnée par leur chef de groupe à 16 heures ce vendredi. « Une cinquantaine» ont alors été vus par un médecin », a expliqué le sous-préfet Jean-Baptiste Peyrat. 

« Vingt-sept n’ont strictement rien. 17 ont été très légèrement intoxiqués, avec un état nauséeux, et six, qui vomissaient légèrement, ont dû être perfusés, mais uniquement pour les réhydrater », a-t-il indiqué. Ces six derniers ont « dans leur majorité entre 18 et 20 ans », selon lui.

La sous-préfecture a un peu plus tard en soirée précisé qu’un septième scout avait dû être perfusé.

On nous dit que « des analyses sont en cours sur les aliments que les scouts ont ingéré vendredi midi », mais quand aura-t-on les résultats ? Voir Intoxications alimentaires en France : délais trop longs pour les résultats des analyses et communication minimaliste de nos autorités.

NB : Photo issue de ce site.

Intoxications alimentaires en France : délais trop longs pour les résultats des analyses et communication minimaliste de nos autorités

18
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC.

J’avais indiqué dans A propos d’intoxications alimentaires récentes en France, « ce qui frappe beaucoup dans ces trois affaires distinctes d’intoxications alimentaires, c’est le peu de communication de la part de nos autorités de santé. »

imagesJe suis rassuré sur mon diagnostic car un article du blog de Jean-Yves Nau, « Mort de l’enfant de la colonie de vacances : gouvernement mobilisé, rien à déclarer », cible le délai des résultats.

Des résultats complets étaient attendus pour le mardi 15 juillet. Une batterie d’examens avait été demandée, des analyses seraient pratiquées en différents endroits spécialisés du territoire.

Il faudra faire une croix sur les « résultats complets » pour le mardi 15 juillet. Dans la soirée du 16, publication d’un communiqué de presse de la Direction Générale de la Santé :

« (…) Les investigations ont notamment porté sur l’eau et les aliments consommés lors du séjour. (…) les repas servis lors du séjour à Ascou (Ariège) avant l’apparition des premiers symptômes ont été prélevés et analysés par les services du ministère de l’Agriculture (….) des prélèvements d’eau ont été effectués à plusieurs points de distribution du chalet et analysés. Les premiers résultats de ces analyses confirment la présence de bactéries dans l’eau distribuée dans le chalet. Cependant les analyses complémentaires réalisées par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) indiquent que les bactéries retrouvées en très faible quantité pour l’instant dans l’eau ne sont pas hautement pathogènes.
A ce jour, à la lecture des premiers résultats, rien ne permet de confirmer que l’eau de distribution du chalet et les repas servis lors du séjour dans la colonie soient en cause dans le décès de l’enfant.
D’autres résultats qui permettront de confirmer ou pas les premiers résultats sont attendus dans les prochains jours.
A ce stade des investigations, la cause du décès du jeune garçon n’est donc pas identifiée. Les enquêtes épidémiologiques se poursuivent et un lien entre les personnes ayant présenté des symptômes avant leur départ en colonie est également recherché. D’autre part, une autopsie médico-légale a été faite, mais les résultats définitifs ne seront connus que dans plusieurs semaines.
Le gouvernement ainsi que l’ensemble des autorités sanitaires concernées sont mobilisés afin que les causes de ce drame soient rapidement identifiées. Le ministère communiquera les résultats des enquêtes en cours dès que ces derniers seront connus. »

Selon l’article du blog, « Traduction : le gouvernement est mobilisé mais le mystère reste entier. Quant à l’autopsie il faudra maintenant attendre « plusieurs semaines pour en connaître les résultats définitifs ». Pourquoi un tel délai ? Nul ne sait. Les analyses sont-elles à ce point sophistiquées qu’il faille attendre aussi longtemps pour conclure ? Rien n’est expliqué. »

Cela étant, il faut aussi se rappeler que dans un article précédent du 26 juin, j’indiquais, voici un mois que des prélèvements ont été réalisés au centre de restauration municipal de Colomiers par les services compétents, « afin d’identifier la cause à l’origine de l’intoxication alimentaire de 99 écoliers columérins (84 en maternelle et 15 en élémentaire) » et on est toujours en attente de résultats concrets en dehors de la détection de Pseudomonas.

On lira aussi Cas de maladies d’origine alimentaire en France : Retard pour l’information et les résultats, est-ce une fatalité ?