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Articles de la catégorie 'Union Européenne'

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UE : Quand le conseiller scientifique principal montre qu’il y a des preuves scientifiques de l’innocuité des OGM, les imbéciles montrent du doigt le conseiller scientifique principal !

23
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

David Ropeik dans Big Think du13 novembre 2014 revient l’abandon du poste de conseiller scientifique principal, avec cet article « EU: Europe drops chief science adviser. Don’t like the facts? Kill the messenger » (L’UE : L’Europe abandonne le poste de conseiller scientifique principal. Vous n’aimez pas les preuves scientifiques ? Tuer le messager). J’en avais aussi parlé dans Triste nouvelle : La Commission européenne abandonne le poste de conseiller scientifique principal.

C’est en quelque sorte un remake moderne du proverbe chinois, « Quand le conseiller scientifique principal montre qu’il y a des preuves scientifiques de l’innocuité des OGM, des imbéciles montrent du doigt le conseiller scientifique principal ». Je laisse mettre ce que vous souhaitez derrière cette étiquette d’imbéciles … mais il y a le choix !

 ooOOoo

imgresDans une version cinématographique de Frankenstein, la foule terrifiée se précipite hors de la ville avec une frénésie de flambeaux en criant « Tuez le Monstre. Tuez le monstre ». Le monstre, bien sûr, était perçu comme une menace, mais peu importe. Dans leur passion, on ne pouvait bien sûr pas raisonner la foule. Ce qu’elle a vu comme une menace ETAIT une menace, et il devait mourir. La foule a entouré un vieux moulin à vent, le monstre était emprisonné à l’intérieur, puis la foule a mis le feu au moulin et le monstre périt dans les flammes.

Avançons vers ce jour effrayant du monde réel en Europe. Alors que les yeux de tous les journalistes scientifiques d’Europe s’étaient portés sur l’atterrissage de Philae de l’Agence spatiale européenne sur la comète Rosetta, un succès scientifique phénoménal, le Commission européenne a sereinement abandonné la position de conseiller scientifique principal, un retentissant problème pour la science, et un précédent qui devrait effrayer les gens un peu partout.

La position conseiller scientifique principal (CSP) a été créé il y a quelques années dans le sillage de questions controversées comme le changement climatique, les organismes génétiquement modifiés (OGM) et l’essai des produits chimiques industriels, des questions qui impliquaient des détails scientifiques au-delà de l’expertise des hommes politiques accusés de les trier et de faire les meilleurs choix pour la société. Le CSP était comme cet ami geek à qui vous demandez de lire ces rapports et ces études scientifiques compliquées et vous dire ce qu’ils en disent … mais seulement pour la Commission européenne.

Le poste n’est pas impliqué dans l’élaboration de la règlementation, donnant seulement aux décideurs une lecture de ce que la science dit. Mais bien sûr, ce que la science dit sur le changement climatique ou les OGM a des conclusions règlementaires évidentes ; le changement climatique est réel et nous ferions mieux de faire quelque chose … des milliers d’études sur les OGM n’ont trouvé aucun préjudice pour la santé humaine (et seules quelques études douteuses ont laissé entendre autre chose) il n’y a donc pas besoin de la couverture du principe de précaution pour interdire toutes les applications de la biotechnologie agricole. Le problème est que ces conclusions ont menacé les valeurs des opposants aux OGM. Leur réponse ? « Tuez le Monstre ! »

frankenstein-the-millPas le monstre des preuves scientifiques, bien sûr. Tuer le messager, le CSP.

Les groupes sur l’environnement, qui ont une préoccupation à propos de la question des OGM, ont demandé à a Commission européenne d’abandonner l’idée d’un conseiller scientifique indépendant, après que le CSP n’a fait que rapporté, ce que toute conseiller scientifique indépendant dans le monde a trouvé, la science est à peu près aussi claire sur les OGM que sur le changement climatique … il n’y a aucune preuve fiable que les OGM nuisent à la santé humaine.

Les opposants aux OGM ont essayé de coucher leur plainte en termes plus généraux, en faisant valoir que le conseiller scientifique principal concentre trop de pouvoir dans son bureau. Mais soyons honnêtes. Ils n’aiment tout simplement pas ce que les preuves scientifiques disent. Donc Tuer Le Monstre, qui ne comprend pas la menace, alors que c’est seulement une voix indépendante et objective des éléments de preuve.

L’UE, dirigée par des hommes politiques, a répondu en reprenant le flambeau au CSP, et va laisser essentiellement la règle à la foule effrayée. Au moins jusqu’à présent. Le nouveau président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker a dit qu’il croit dans les avis scientifiques, mais il veut trouver une nouvelle façon de les obtenir. Mais les opposants aux OGM qui ont mis le feu sur ce sujet ont clairement fait savoir que le seul avis qu’ils veulent est que le gouvernement soit avec eux et avec d’autres groupes de défense d’intérêts publics. Et dans ces conditions qui est indépendant ?

Pas vraiment, bien sûr. Chaque groupe de défense, sur chaque question, voit les faits à travers un prisme de leurs propres valeurs et points de vue, auxquels ils ont droit, bien sûr, comme ils ont le droit d’exprimer ces points de vue dans un débat démocratique.

Mais l’idée du CSP était de fournir aux décideurs des informations scientifiques LIBRES de ces distorsions fondées sur les valeurs, de sorte qu’en plus de tous les commentaires publics qui ont toujours eu une voix, les décideurs auraient eu une vue un peu plus objective de ce que sont en réalité les preuves scientifiques elles-mêmes.

Donc, avec les cendres du moulin encore fumant, nous allons examiner ce que cela signifie.

Nous nous battons tous sur les questions en invoquant notre interprétation de la ‘science’. Les partisans de tous les côtés sur la question des OGM, mais aussi de la question du changement climatique, de l’énergie nucléaire, des produits chimiques industriels et des armes à feu et de l’avortement et une foule d’autres questions, tous invoquent des ‘faits’ pour faire que leur cas soit fondé sur des valeurs.

Nous voyons TOUS les faits à travers des lunettes sur ce que nous ressentons au sujet de ces faits. Moi aussi. Nous ne pouvons pas aider sur ces sujets. C’est la façon dont fonctionne la cognition humaine. Mais voulons-nous une politique fondée uniquement sur une bataille dont nos valeurs doivent gagner ou devrions-nous plutôt espérer, qu’en plus du débat démocratique, nos décideurs regardent objectivement les preuves pour éclairer sur ce qui fera le plus grand bien à la société ? Ce dernier point, bien entendu.

Mais avec l’abandon du CSP, qui ne remplace pas l’avis du public mais ajoutait une information plus objective aux décideurs qui devaient travailler avec la Commission européenne – du moins jusqu’à présent – c’est s’en remettre aux flambeaux lumineux et la voix en colère du public passionné, mais pas très objectif.

Et pour comprendre à quel point cela est effrayant, il faut considérer que les groupes anti-OGM applaudissent la décision européenne d’abandonner (pour l’instant) des avis scientifiques indépendants, sont ceux qui nient le changement climatique qui aussi n’aiment pas ce que la science a déclaré sur la question.

Nos valeurs doivent avoir une voix à la table des décisions réglementaires. Mais la façon dont la cognition humaine puissamment émotionnelle et instinctive fonctionne, produit des perceptions qui volent parfois de façon spectaculaire à la face des preuves scientifiques. Bien que nous ayons nos bons sentiments, et aussi importants qu’ils le soient pour notre sentiment de sécurité, nous devons honnêtement accepter qu’en sus de nos passions, que l’élaboration de la règlementation soit également être informée par une voix plus objective. C’était l’idée du CSP. Pour le moment, en Europe, l’idée du bon sens est dans les cendres.

Deux autres réflexions sur ce sujet, voir l’article du Guardian, « Juncker Axes Europe’s Chief Scientific Adviser » (Junker abandonne le poste de conseiller scientifique principal en Europe) et ce commentaire de Mark Lynas : « EU Scraps Science Advisor Role. Now are your happy Greenpeace? » (L’UE abandonne le poste de conseiller scientifique. Désormais, vous êtes content Greenpeace ?).

NB : On lira aussi l’article de Steven Novella, Politique contre Science, paru sur le blog de Marcel Kuntz, OGM : environnement, santé et politique.

Ronde des rappels 2014 : semaine 47

22
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elle sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2014.1577, colorant Soudan 4 (6400 µg/kg) non autorisé dans de l’huile de palme de Gambie ; alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution Autriche, Belgique, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Irlande, Pays-Bas, Espagne, Suède, Suisse.
  • Référence RASFF 2014.1572, contaminant chimique, tétrachloroéthène (sum : 31<–>117 µg/l) et trichloroéthane dans des bouteilles d’eau d’Irlande ; alerte notifiée le 19 novembre 2014 par l’Irlande car qu’il y a eu un communiqué de rappel en Irlande le 11 novembre 2014 sur le site de la FSAI. Distribution Irlande, France. Pas de communiqué ou de distribution en France ?
  • Référence RASFF 2014.1564, histamine (226 mg/kg) dans des longes réfrigérées de thons d’Espagne ; notification par la France. Produit pas encore mis sur le marché.
  • Référence RASFF 2014.1555, Salmonella spp. (présence dans 25g) dans des aliments pour poissons de l’Ile Maurice ; notification par la France. Distribution restreinte au pays qui a fait la notification. Date du prélèvement le 5 novembre, date de la notification le 17 novembre : délai trop long !
  • Référence RASFF 2014.1553, histamine (> 200 mg/kg) dans de l’albacore d’Indonésie ; notification par la France. Distribution restreinte au pays qui a fait la notification.

Tableau ci-dessous (à la date du 21 novembre 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 47 de 2014 par les Etats membres, d’après le RASFF. Très grosse semaine …

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Rappel de salade italienne 230g de chez Auchan pour cause de présence d’allergène non mentionné sur l’étiquetage

21
nov
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Classé dans Allergène, Contamination, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

salade_italienneLa société AUCHAN procède au rappel du produit Auchan salade italienne 230g vendu en libre service. EAN : 3596710398454

Certains produits SALADE ITALIENNE comportent à l’intérieur une vinaigrette à l’huile de noix à la place d’une vinaigrette au vinaigre balsamique. De ce fait, l’allergène NOIX peut être présent dans le produit mais il n’est pas mentionné sur l’étiquette.

  • AUCHAN SALADE ITALIENNE 230G
  • EAN : 3596710398454
  • DLC : 22/11/14

L’ensemble du lot est retiré de la commercialisation, cependant certains de ces produits ont été commercialisés avant la mesure de retrait. Il est recommandé aux clients ayant fait l’acquisition de ce produit et présentant une allergie aux noix, de ne pas le consommer et de le ramener à l’accueil du magasin Auchan où il leur sera remboursé.

Le numéro de téléphone suivant est à la disposition des clients qui auraient des questions complémentaires : 06.19.32.71.77.

Tendances en Europe pour 2012 pour les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses

21
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, E. coli, Environnement, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus, Volaille.

ecdc_zoonoses_2014« Tendances en Europe pour les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses », source communiqué de l’ECDC du 20 novembre 2014.

Le contenu du rapport épidémiologique annuel 2014 sur les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses donne un aperçu de la situation épidémiologique en Europe. Le rapport présente les données de 2012 et donne un aperçu de l’épidémiologie de chaque maladie, dont certaines sont présentées ci-dessous :

  • Les cas à Campylobacter ont augmenté pendant une période de cinq ans allant de 2008 à 2012, mais a légèrement diminué en 2012. La campylobactériose humaine est restée la maladie gastro-intestinale la plus fréquemment rapportée en Europe depuis 2005. La manipulation, la préparation et la consommation de viande de poulet ont été estimées représenter 20-41% des cas de campylobactériose humaine.

Il serait sans doute utile de revoir l’incidence des infections à Campylobacter en France comme cela avait fait par l’InVS en 2004-2005.

  • Les taux de salmonellose ont continué à diminuer avec une tendance de baisse marquée durant les cinq dernières années dans l’UE et une tendance à la baisse dans 17 pays de l’UE/EEE. Cette diminution est principalement attribuable à la mise en œuvre avec succès des programmes de maîtrise vétérinaire, en particulier chez les volailles. Cependant, la salmonellose est la deuxième infection gastro-intestinale la plus fréquemment rapportée et une cause importante d’éclosions d’origine alimentaire dans l’UE/EEE. Les cinq sérotypes les plus fréquemment rapportés ont été S. Enteritidis, S. Typhimurium, S. Typhimurium monophasique, S. Infantis et S. Stanley. L’augmentation de S. Stanley a été due à l’éclosion dans plusieurs pays causée par la distribution de la viande de dinde contaminée.

[A noter que le nombre de cas de salmonellose augmente toujours en France : 8705 en 2012, 8685 en 2011, 7184 en 2010, 7153 en 2009 et 7186 en 2008 -aa].

L’Anses indiquait en octobre 2013 au sujet de la salmonellose, « En Europe, ces bactéries demeurent la cause la plus fréquente d’épidémies d’origine alimentaire et la deuxième cause de maladie d’origine alimentaire. Toutefois, le nombre de foyers où ces bactéries ont été isolées est en constante diminution dans l’Union Européenne depuis 2001. Cette amélioration reflète l’efficacité de la politique de l’Europe en matière de sécurité sanitaire des élevages et des abattoirs (abattage systématique des élevages de poules pondeuses contaminés, mesures d’hygiène tout au long de la chaine de production). »  Une réactualisation serait utile …

  • Le taux de cas d’hépatite A varie fortement dans l’UE/EEE, la région la plus touchée étant l’Europe de l’Est. Un mauvais approvisionnement en eau et une faiblesse dans les infrastructures sont associés à la propagation du virus dans les pays européens de l’Est et dans la région des Balkans. Au contraire, la transmission d’hépatite A d’origine alimentaire a causé trois foyers dans plusieurs différents pays de l’UE/EEE. Dans tous les cas, de petits fruits rouges surgelés et frais ont été impliqués comme véhicule de l’infection, soulevant des inquiétudes sur la sécurité des aliments et la traçabilité des échanges de petits fruits rouges au sein de l’UE/EEE.

A ma connaissance, aucune information ou recommandation pour les consommateurs n’a été proposée par nos autorités …

  • En 2012, les cas confirmés de STEC/VTEC ont diminué de 66% après la grande épidémie à STEC/VTEC O104:H4 en Allemagne en 2011, mais ils ont augmenté de 36% par rapport aux chiffres des années 2009 et 2010. Le nombre de cas signalés de STEC/VTEC confirmés a été de 5748 et le taux de notification globale était de 1,5 cas pour 100 000 habitants dans les pays de l’UE et de l’EEE en 2012.

[Nombre de cas confirmés de STEC en France : 208 en 2012, 221 en 2011 et 103 en 2010 -aa].

Pour la listériose, selon ce rapport, « En 2012, 28 pays de l’UE et de l’EEE ont fourni des données sur la maladie. Le Liechtenstein et le Portugal n’ont état d’aucune donnée. Dans l’ensemble, 1 676 cas confirmés de listériose ont été signalés, soit un taux global de cas de 0,35 pour 100 000 habitants. Les taux les plus élevés ont été observés en Finlande (1,13 pour 100 000 habitants), suivie par le Danemark avec 0,90 pour 100 000 habitants. Allemagne et la France ont signalé le plus grand nombre de cas confirmés, respectivement, 412 et 348. » [A noter que le nombre de cas de listériose a augmenté en France : 348 en 2012, 282 en 2011, 312 en 2010, 328 en 2009 et 276 en 2008 -aa].

NB : Traduction par mes soins. -aa

L’UE veut-elle aider les ex-salariés des abattoirs Gad, victimes de la mondialisation ou les cabinets de consultants ?

21
nov
2 commentaires
Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Union Européenne, Viande.

euractivSelon EurActivL’UE veut aider les ex-salariés des abattoirs Gad, victimes de la mondialisation.

ExtraitsLe Parlement européen a adopté une aide d’un million d’euros destinée aux ex-salariés des abattoirs bretons. La crise de la filière porcine ainsi qu’un usage abusif des travailleurs détachés dans le secteur sont jugés responsables des difficultés de l’entreprise.   

Les ex-salariés des abattoirs Gad, victimes de la mauvaise santé de la filière porcine en France, devraient recevoir prochainement une aide conséquente de la part du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM). Il s’agit de 918 000 euros par le FEM …

Suite à une demande de la France, la Commission européenne avait proposé en octobre une enveloppe d’un million d’euros destinée à financer la « fourniture de conseil et d’orientation » aux  760 travailleurs licenciés par les abattoirs Bretons GAD.

La proposition de la Commission européenne a reçu l’aval de la commission des budgets du Parlement européen le 20 novembre, et doit encore être approuvée en plénière la semaine prochaine avant d’être définitivement adoptée, le 25 novembre.

pig_farm_smaller« La filière porcine française, notamment bretonne, a été frappée de plein fouet par la crise économique, laquelle a entraîné une augmentation du prix des aliments pour animaux et une diminution de la demande » a détaillé l’ancien Commissaire européen à l’emploi, aux affaires sociales et à l’inclusion, László Andor.

Selon la France, la crise financière et économique mondiale a entraîné une diminution de la consommation annuelle de porc et de produits à base de porc, tombée de 43 kg par habitant en 2007 à 39 kg en 2013.

Au-delà de cette crise structurelle, la filière porcine doit également faire face depuis janvier 2014 à un embargo sur les produits porcins décrété par Moscou après une épidémie de peste porcine africaine dans l’est de l’UE. Cette mesure concerne environ 10 % de la production porcine française qui se voit contrainte de trouver de nouveaux débouchés.

Commentaires : Je trouve cela très bien pour les ex-salariés des abattoirs Gad. Cela étant qui est responsable des travailleurs détachés si ce n’est la Commission européenne ? Par ailleurs, et malheureusement, contrairement à ce que vous pourriez penser, cette aide ne va pas aller aux ex-salariés des abattoirs Gad, mais va servir à payer l’équipe de consultants pour conseiller les travailleurs licenciés !