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Articles de la catégorie 'Union Européenne'

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Ronde des rappels 2014 : semaine 51

20
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

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Commencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elle sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2014.1710, Salmonella (présence dans 25g) dans de la raclette au lait cru de France ; alerte notifiée par la France ; distribution France et Luxembourg. Date du prélèvement, 4 décembre, date de la notification de l’alerte, le 16 décembre 2014, délai trop long ! Aucune information de la part des autorités, étonnant non ?
  • Référence RASFF 2014.1707, Bacillus cereus (2,5 105 UFC/g) et Salmonella spp. (présence dans 25g) dans de la poudre de ceps de Chine ; alerte notifiée par la France. Distribution France, Belgique, Malaisie, Pays-Bas, Norvège. Date du prélèvement, 25 novembre, date de la notification de l’alerte, le 16 décembre 2014, délai beaucoup trop long !

Des problèmes techniques ou autres ont fait disparaître sur le site du RASFF les deux notification ci-dessus. Comme je les ai notées auparavant, je les indique malgré tout !

Tableau ci-dessous (à la date du 20 décembre 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 51 de 2014 par les Etats membres.

sem51_path

Après les tomates, les pastèques et les melons, l’EFSA s’intéresse aux risques posés par Salmonella, Yersinia, Shigella et norovirus dans les carottes, l’ail et les oignons

19
déc
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, HACCP, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Shigella, Union Européenne, Virus.

blog_fin_4Après avoir évalué les risques associés aux melons, pastèques et tomates vis-à-vis de Salmonella, l’EFSA, qui est, semble-t-il, en train de faire ses semis, c’est la période, vient de publier le 19 décembre 2014 un avis sur les carottes, les légumes tiges et les légumes bulbes et la présence de Salmonella, Yersinia, Shigella et norovirus. C’est tous ces bons légumes qu’il faudrait manger cinq fois par jour …

Cet avis intéresserait-il les consommateurs ? A vous de voir …

Les facteurs environnementaux (comme la proximité d’élevages), l’accès des animaux domestiques et sauvages pour les zones de culture de légumes, l’utilisation d’eau contaminée pour l’irrigation ou un équipement contaminé sont parmi les facteurs qui causent la contamination des carottes, des légumes tiges et des légumes bulbes, comme l’oignon et l’ail par Salmonella, Yersinia, Shigella et norovirus.

Voici quelques-unes des conclusions d’un avis scientifique sur les facteurs de risque qui contribuent à la contamination des carottes, des légumes tiges et des légumes bulbes à différents stades de la chaîne alimentaire.

Les experts de l’EFSA recommandent que les producteurs utilisent de bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication agricoles pour réduire la contamination.

En raison d’un manque d’informations pertinentes, l’EFSA n’a pas pu évaluer la pertinence des critères microbiologiques à la production primaire ou pendant la transformation des carottes, des légumes tiges et des légumes bulbes.

tatin-jeunes-carottes-oignons-ail-nouveaux-si-L-xZYpkJL’avis intégral « Scientific Opinion on the risk posed by pathogens in food of non-animal origin. Part 2 (Salmonella, Yersinia, Shigella and Norovirus in bulb and stem vegetables, and carrots) » est ici.

Résumé.

Les légumes tiges et les légumes bulbes ainsi que les carottes peuvent être transformés de façon minimale afin d’obtenir des produits prêts à être consommés, et ces étapes comprennent la sélection, le lavage, le nettoyage, la coupe, le conditionnement et le stockage. Les facteurs de risque pour la contamination des légumes tiges et des légumes bulbes ainsi que des carottes par Salmonella, Yersinia, Shigella et norovirus ont été considérés dans le contexte de l’ensemble de la chaîne alimentaire. Les estimations disponibles sur leur présence dans ces légumes ont été évaluées conjointement avec des options d’atténuation relatives à la prévention de la contamination et à la pertinence de critères microbiologiques. L’accent est mis sur les types de végétaux associés aux risques de santé publique, c’est-à-dire les carottes, l’oignon et l’ail. Il a été conclu que chaque environnement de la ferme représente une combinaison unique de facteurs de risque qui peuvent influencer sur l’apparition et la persistance de pathogènes dans la production primaire de ces légumes. La mise en œuvre appropriée de systèmes de management de la sécurité des aliments, dont les bonnes pratiques agricoles (BPA), les bonnes pratiques d’hygiène (BPH) et les bonnes pratiques de fabrication (BPF) devraient être les principaux objectifs des producteurs de légumes tiges et de légumes bulbes et de carottes. Considérant que les preuves sont limitées pour l’occurrence et les risques de santé publique à partir de la contamination par Salmonella, Shigella, Yersinia et norovirus dans la production primaire et un minimum de transformation des légumes tiges, des légumes bulbes et des carottes, aucune conclusion ne peut être faite sur l’impact de la mise en place sur le plan microbiologique de critères hygiène, hygiène des procédés ou de sécurité des aliments sur la santé publique. Il y a un manque de données sur l’occurrence et les taux de Escherichia coli dans les légumes tiges et les légumes bulbes ainsi que les carottes. Ainsi, l’efficacité du critère E. coli pour vérifier la conformité aux BPA, BPH, BPF et aux systèmes de management de la sécurité des aliments (HACCP), y compris lors de la production et de la transformation minimale des légumes tiges, des légumes bulbes ainsi que les carottes ne peut être évalué.

NB : Traduction des textes par mes soins. -aa

Commentaires : Je crois que les consommateurs ne sont pas plus avancées par cet avis et continuons à éplucher nos carottes. Bon, ben moi, c’est pas tout, mais en lisant ça, j’me ferais bien une petite soupe !

Rappel de lentilles en conserve Carrefour pour cause d’allergènes non mentionnés sur l’étiquetage

18
déc
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Classé dans Allergène, Contamination, Curiosité, Environnement, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

fin_blog_5Carrefour rapporte sur son site le rappel de « Conserves de lentilles ».

En raison d’un risque de présence de céréales (blé, seigle et avoine) dans les produits suivants :

3560070329472 – Lentilles en conserve Carrefour boîte 800gproduit-1
3560070329441 – Lentilles en conserve Carrefour boîte 400g
 
 
 
produit-23245390132253 – Lentilles en conserve Grand Jury boîte 800g
3245390132314 – Lentilles en conserve Grand Jury boîte 400g
 
 

produit-34008596501631 – Lentilles en conserve « premier prix » 800g

Tous les lots ont été retirés de la commercialisation, certains de ces produits ont cependant été commercialisés avant la mesure de retrait.
Il est demandé aux personnes allergiques et/ou intolérantes au gluten et/ou au blé qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au magasin, où ils leur seront remboursés.
Ces produits ne présentent aucun risque par ailleurs. Les personnes non allergiques et non intolérantes au gluten et /ou au blé peuvent consommer ces produits.
Pour toute information complémentaire, vous pouvez contacter le service consommateurs Carrefour en composant le numéro suivant 0 805 909 809 (Appel gratuit depuis un poste fixe.)

Commentaires : Heureusement qu’il y a depuis le 11 décembre des modifications apportées aux règles d’étiquetage parmi lesquelles on trouve :

  • une meilleure lisibilité des informations (taille de police minimale pour les informations obligatoires);

Mise à jour du 21 décembre 2014. L’AFSCA de Belgique communique aussi sur ce rappel, mais il n’y a eu pour autant de notification au RASFF. La DGCCRF communique sur ce rappel, enfin …

France : La politique de la sécurité sanitaire des aliments a-t-elle du plomb dans l’aile ?

17
déc
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Classé dans Curiosité, Environnement, Non classé, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

fin_blog_6Sur le portail de la modernisation de l’action publique, on peut lire à propos de l’« Évaluation de la politique de sécurité sanitaire des aliments : rapport de diagnostic » :

La politique de sécurité sanitaire des aliments (SSA) a pour objectif de prévenir et de réduire les risques sanitaires (production, importation, transformation et distribution des animaux, des végétaux et des denrées destinées à l’alimentation humaine). L’évaluation de la gestion de la politique de sécurité sanitaire des aliments a été décidée par le gouvernement en décembre 2012. Elle a été confiée à une équipe composée de membres de l’Inspection Générale des Finances (IGF), de l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS) et du Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux (CGAAER).
imgresA l’issue de l’évaluation, cinq axes de progrès ont été identifiés par la mission :
  • maintenir la vigilance en matière de sécurité sanitaire des aliments ;
  • agir en faveur d’un système européen plus intégré ;
  • au plan national, un besoin d’orientation explicite, de synergies, d’échange et  de mutualisation ;
  • éviter l’affaiblissement des contrôles ;
  • renforcer la transparence et la communication vis-à-vis du public.

Que ceux qui ont trouvé autre chose que des vœux pieux dans ce texte lèvent la main ! Mais que pensez de l’axe, « éviter l’affaiblissement des contrôles » qui ne signifie pas du tout « renforcement des contrôles » …

L’axe, « au plan national, un besoin d’orientation explicite, de synergies, d’échange et  de mutualisation » est lui aussi assez cocasse car on sait que sur le terrain, la relation entre la DGCCRF et la DGAL, ça ne marche que peu ou pas, alors … la synergie !

Ça me rappelle les « additions dynamiques » du célèbre illusionniste Monsieur Sapin, qui disait en son temps, qu’« En matière de croissance, 2 + 2 ne font pas 4, mais 5, en quelque sorte. » On voit où on en est aujourd’hui, eh bien, c’est un peu pareil concernant la politique de sécurité sanitaire des aliments … qui emprunte la même démarche que la lutte contre le chômage, c’est dire …

Lors de la « Remise du rapport relatif à la politique de sécurité sanitaire des aliments », Les ministres ont salué la qualité de l’analyse menée par les auteurs du rapport et arrêté un plan d’action à mettre en œuvre conjointement par la direction générale de l’alimentation, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes et la direction générale de la santé en lien avec les agences sanitaires concernées.

On serez tenter de dire un énième plan d’action … et tout ça pour nous dire que la politique de la sécurité sanitaire des aliments bat de l’aile en France, mais que grâce à l’Europe, cela ira mieux demain, bien triste en vérité !

NB : On lira aussi Sécurité sanitaire des aliments, un rapport pointe du doigt la partie émergée de l’iceberg et Campylobacter, le pathogène d’actualité dans le rapport sur la politique de sécurité sanitaire des aliments en France.

Selon le comité scientifique de l’AFSCA de Belgique, l’ingestion d’acrylamide via l’alimentation n’a guère baissé. Quid en France ?

16
déc
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Nutrition, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

fin_blog_7Dans un communiqué du 11 décembre, l’EFSA indique : La consultation sur l’acrylamide dans les aliments contribuera à affiner l’avis de l’EFSA.

Les scientifiques de l’EFSA se sont réunis à Bruxelles pour discuter avec les contributeurs de la centaine de commentaires reçus lors de la récente consultation publique organisée sur l’acrylamide dans les aliments, un contaminant qui se forme dans les féculents lors du traitement des aliments à haute température, y compris la cuisson. Les commentaires et cette réunion de suivi productive étaient principalement axés sur la description préliminaire récente donnée par l’EFSA des risques potentiels pour la santé associés à l’acrylamide dans l’alimentation ainsi que sur son estimation de l’exposition humaine à l’acrylamide dans les aliments. Dans son projet d’avis de juillet 2014, l’EFSA a provisoirement conclu que « l’acrylamide dans les aliments augmentait potentiellement le risque de développer un cancer pour les consommateurs de tous les groupes d’âge. »

Un avis serait finalisé au cours du premier semestre 2015, mais rappelons qu’au 1er juillet 2014, l’EFSA nous avait annoncé que « L’acrylamide dans les aliments constitue une préoccupation pour la santé publique ».

En attendant, un communiqué de presse du Comité scientifique de l’AFSCA du 16 décembre 2014 est publié sur « L’acrylamide dans l’alimentation ».

Le Comité scientifique de l’Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne alimentaire (AFSCA) a calculé que l’ingestion d’acrylamide via l’alimentation n’a guère baissé.

014-002-Une_Frites_64Qu’est-ce que l’acrylamide ?
L’acrylamide est une substance avec un grand nombre d’applications industrielles, parmi lesquelles la production de polymères. Ce n’est qu’en 2002 que la présence d’acrylamide dans les denrées alimentaires a été détectée. L’acrylamide se forme lors du processus de cuisson ou de friture de denrées alimentaires, particulièrement des aliments riches en amidon comme les chips, les frites, les biscuits, biscottes, pain d’épices, céréales pour petit déjeuner, toasts, pain et pizzas. Le café, les substituts du café (comme par ex. la chicorée), le popcorn et le chocolat contiennent également de l’acrylamide. Cette substance serait cancérogène pour les animaux de laboratoire, et depuis des années, l’Agence alimentaire suit la teneur en acrylamide des produits sensibles.
La teneur en acrylamide s’avère avoir insuffisamment baissé
Une comparaison des teneurs en acrylamide notées entre 2002 et 2006 et celles notées entre 2008 et 2013 fait apparaître que dans la plupart des denrées alimentaires, la teneur n’a guère changé, voire pas du tout. Malgré une forte diminution dans les chips et le pain d’épices, la teneur dans le café s’est sensiblement accrue. De plus, la teneur en acrylamide des frites et des substituts du café semble présenter une tendance croissante.
En termes d’exposition, ces résultats ne correspondent qu’à une diminution limitée de l’ingestion d’acrylamide du consommateur.
« Jaune doré au lieu de brun foncé »
Le consommateur peut lui-même diminuer considérablement son ingestion d’acrylamide à l’aide d’une série de mesures simples, comme p.ex. en évitant un brunissemnt excessif des denrées frites et du pain grillé, et en suivant la recommandation traditionnelle d’un schéma alimentaire varié comportant suffisamment de fruits et légumes. A l’industrie alimentaire (y compris le secteur de l’horeca et des cuisines de collectivités), il est demandé de fournir des efforts permanents et d’entreprendre des actions concrètes en vue de réduire autant que possible la teneur en acrylamide de leurs produits. Des mesures possibles sont données dans une ‘boîte à outils’ (toolbox) que l’organisation sectorielle européenne a développée en collaboration étroite avec la Commission européenne.

Voir Avis numéro 18-2014 du Comité scientifique. Réévaluation de l’ingestion d’acrylamide par la population belge (dossier SciCom 2013/27: auto-saisine) et les annexes 1 et 2.

En France, la dernière enquête de la DGCCRF publié le 2 décembre 2014 portait sur « La contamination de certaines denrées alimentaires par l’acrylamide (2013) ». Sur 174 échantillons prélevés, 10 échantillons présentaient une teneur en acrylamide supérieure aux valeurs indicatives. Mais, on ne saura pas si, en France, l’ingestion d’acrylamide via l’alimentation a ou non baissé … dommage !