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Articles de la catégorie 'Union Européenne'

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La prochaine fraude alimentaire ? Pire que le « Horsegate » ?

28
avr
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Classé dans Allergène, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

La prochaine fraude alimentaire ? Pire que le « Horsegate » ? Il s’agit d’un article de Cesare Varallo paru le 28 avril 2015 sur son excellent blog Food Law Latest.

Si l’explosion de l’infâme « scandale de la « viande de cheval » a été accueillie d’abord avec incrédulité puis par des sourires à peine dissimulés de la part du public et des médias, la préoccupation d’un risque de santé publique s’est révélée, après un court laps de temps, totalement infondée. Aucune de ces deux aspects ne peut être présents dans ce qui pourrait être le prochain scandale lié à la fraude alimentaire à l’échelle mondiale.

Les produits visés, dans ce cas, sont des épices (cumin, paprika en particulier et divers mélanges d’épices) qui, à un niveau non encore identifié de la chaîne alimentaire, ont été falsifiés avec des amandes concassées, dans le but évident d’un gain financier. Le vrai risque, et c’est en cela qu’il est différent du cas de l’« Horsegate », est que cela pose un risque grave pour la santé des consommateurs allergiques.

indian_spicesEn effet, les fruits à coque sont une catégorie d’allergènes qui pourrait le plus facilement provoquer un choc anaphylactique violent ; le risque est plus que présent, puisque la détection analytique de traces d’amandes (probablement restées présentes sur les coques) est la cause de dizaines de rappels et de retraits du marché qui a commencé en Grande-Bretagne, Etats-Unis, Canada et de plusieurs autres pays européens (dont la France –aa).

Bien que l’intention de la contamination n’ait pas encore été démontrée, il est clair que la mise en œuvre d’importants retraits et rappels dans le monde entier, ainsi que la mise en cause de nombreuses marques différentes sur le marché (y compris chez des distributeurs mondiaux comme Morrisons et Sainsbury’s) et de différents types de produits montrent clairement une fraude délibérée.

Les épices ont des prix assez élevés, qui permettent de bonnes marges bénéficiaires à travers ce genre de fraude : en outre, les systèmes de traçabilité interne des petites et moyennes entreprises ne sont pas toujours suffisants en raison de la grande complexité requis par le management de ces matières premières et de leur mélange. Enfin, comme l’a souligné le professeur Chris Elliot dans une interview récente, la saison dernière a vu au Gujarat (Inde), une récolte de cumin absolument désastreuse à cause de la météo, et cela a causé une flambée des prix.

Même si une société britannique, Bart Ingredients, a contesté les méthodes d’analyse utilisées par la Food Standards Agency” (FSA), avançant l’hypothèse de « faux positifs » attribués à un autre ingrédient (le « Mahaleb », extrait du noyau d’une variété d’une cerise noire), les chances de prouver que cela est vrai pour tous les cas identifiés semble tout à fait irréaliste.

Epices_a_colombo_1La Grande-Bretagne, a été le pays européen le plus touché par le phénomène. Ici la consommation de cumin comme un exhausteur de goût dans les soupes et les produits transformés, et également en combinaison avec d’autres épices comme le paprika, le piment et le curry, est très élevée. Cependant, l’étendue de la contamination, n’a pas été encore complètement établie. Pour le moment il n’y a pas eu de rapports de décès ou d’hospitalisations dus à ce problème, mais, malheureusement, cela ne peut être qu’une question de temps. Les épices sont utilisées dans de nombreux aliments transformés et préemballés et il sera très difficile de détecter tous les produits contaminés et de les supprimer de tous des étagères (par exemple, les premiers rappels ont impliqués un kit pour fajitas des supermarchés britannique).

Ce sera le premier « stress test » pour le nouveau-né de FSA, la « Food Crime Unit » et le système de sécurité des aliments au Royaume-Uni dans son ensemble, après sa réorganisation à la suite de l’« Elliot Review » (rapport sur l’intégrité et l’assurance des réseaux d’approvisionnement alimentaire : rapport final. Un cadre de prévention du crime alimentaire national -aa). Des signaux importants, cependant, devraient également être envoyés par la Commission européenne, désormais engagée dans la révision du règlement (CE) n°882/2004 et avec la mise en œuvre de mesures appropriées pour lutter contre la fraude.

NB : Silence radio en France de la part de nos autorités. Bien entendu, le communiqué de la secrétaire d’Etat à plein de choses du 21 avril 2015, « Allergènes dans les produits alimentaires : les consommateurs désormais informés ! » est une douce illusion …

Horsegate, nouvel épisode inédit en France !

25
avr
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Classé dans Curiosité, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

imagesUn document du ministère de l’agriculture du 10 février 2014 était intitulé « Quel bilan un an après le Horsegate ? »

Il y a tout juste un an, le 8 février 2013, éclatait en France la crise de la viande de cheval qui mettait à jour la présence de viande de cheval dans des produits théoriquement élaborés à base de bœuf et présentés comme tels. Cette crise révélait un trafic d’ampleur européenne puisque cette viande de cheval était achetée en Roumanie par des traders hollandais puis revendue en France mais également au Royaume-Uni et en Belgique.

Je crois que le ministère va de nouveau devoir communiquer sur le sujet …

En effet, selon un communiqué d’Eurojust du 24 avril 2015, on nous annonce un nouvel épisode inédit « Horsegate saison II ».

Aujourd’hui, un centre de coordination dirigé par Eurojust et dirigé par le bureau français a réussi à arrêter un réseau criminel organisé impliqué dans le commerce de viande de cheval illégale. La police et les autorités judiciaires de France, Belgique, Allemagne, Irlande, Luxembourg, Pays-Bas et le Royaume-Uni ont participé à la journée d’action commune, comprenant entre autres, 100 membres de la gendarmerie nationale de France, dont trois étaient présents en Belgique, 100 agents de la Netherlands Food and Consumer Product Safety Authority (Pays-Bas) et les agents belges, dont certains étaient présents en France, Luxembourg et Allemagne.

Les autorités françaises estiment que, entre 2010 et 2013, 4 700 chevaux impropres à la consommation humaine ont été abattus et introduits dans la chaîne alimentaire légale. Quatre cents passeports pour chevaux présentant des anomalies ont été détectés dans la seule France. En raison de la falsification, de la suppression et/ou de la modification de la documentation officielle sur la santé par le groupe, la viande de cheval, jugée impropre à la consommation humaine, a pu entrer frauduleusement la chaîne alimentaire européenne. Selon la législation de l’UE de la chaîne alimentaire, la provenance de toutes les viandes doit être enregistrée et tracée.

horse.meat_.09Les enquêtes sur le principal suspect, un ressortissant belge opérant de Belgique, ont commencé en Belgique en novembre 2012, dirigée par un juge d’instruction du tribunal de première instance de la province de Luxembourg (Arlon Division), en Belgique. La France a commencé son enquête en juillet 2013, dirigée par un juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Marseille (Pôle Santé Publique).

Ces enquêtes ont révélé des liens à ces activités par ce groupe criminel organisé dans d’autres États membres, comme l’Irlande et les Pays-Bas. À la suite de l’information reçue de la Belgique et de la France, la police du Kent a également ouvert une enquête au Royaume-Uni.

Le soutien d’Eurojust a été l’occasion pour les États membres concernés de discuter de la stratégie judiciaire commune la plus efficace et la réponse.

Deux réunions de coordination ont été organisées par Eurojust en 2015. Eurojust a fourni un soutien analytique tout au long de l’enquête.

Une équipe commune d’enquête (JIT) a été formée entre la France et la Belgique en mai 2014, avec le financement du JIT par Eurojust. Les derniers développements dans l’affaire ont conduit le JIT à étendre ses investigations ce mois-ci vers le Royaume-Uni.

Les chiffres clés au moment de la publication de ce communiqué de presse :

  • 26 arrestations faites ;
  • 37 000 euros en espèces saisis ;
  • Plus de 200 chevaux seront examinées par les services vétérinaires ;
  • Des dizaines de perquisitions dans des locaux commerciaux et privés ont été effectués ; et
  • Plus de 800 passeports pour chevaux ont été saisis, ainsi que des médicaments, des dizaines de puces électroniques et du matériel informatique.

Communiqué traduit par mes soins. -aa

NB : A suivre sans délais, cet épisode inédit dans horsegate saison II, car « Aucun service judiciaire n’a pour l’instant établi de lien avec le scandale de la viande de cheval de 2013. »

Comme le rappelle la CLCV, L’entrée en vigueur (au 1er avril 2015) du texte (sur l’étiquetage de l’origine des viandes fraîches et congelées de porcs, d’ovins, de caprins et de volailles) ne règle pas non plus le flou dans lequel les consommateurs sont maintenus lorsqu’ils achètent la viande transformée en saucisses ou nuggets ou lorsqu’elle est incorporée à un plat cuisiné. 

Ce nouvel épisode va-t-il enfin changer la donne ?

Mise à jour du 27 avril 2014. A  noter que le Lundi 13 avril s’est tenu l’atelier « Fraude et cyber risques en entreprise » au sein des locaux de l’ANIAJe ne sais pas si cela s’est déroulé en présence de l’inspecteur Clouzot …

Ronde des rappels, semaine 17 de 2015

24
avr
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Classé dans Allergène, Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  1. Référence RASFF 2015.0520, yessotoxines (5,30 mg/kg) dans des moules réfrigérés d’Italie. Alerte notifiée par l’Italie. Distribution en France.
  2. Référence RASFF 2015.0519, Salmonella typhimurium (présence dans 25g) dans des morceaux découpés surgelés et réfrigérés de dindes de France. Alerte notifiée par la France. Distribution en Belgique, Danemark, Allemagne, Italie, Espagne.
  3. Référence RASFF 2015.0511, gluten (125 mg/kg) non mentionnée sur l’étiquetage d’une sauce bolognaise sans gluten d’Italie. Distribution en France (communiqué d’Auchan), Belgique, Danemark, République Tchèque, Grèce, Espagne, Monaco, Italie.
  4. Référence RASFF 2015.0508, substances de sildénafil thiono analogique (dithiodesmethylcarbodenafil, desmethylcarbodenafil et carbodenafil) dans des compléments alimentaires de Lettonie, via le Portugal. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution dans le pays ayant fait la notification. Il s’agit de la seconde alerte au RASFF concernant ces substances interdites en provenance de Lettonie, voir référence 2015.0045.
  5. Référence RASFF 2015.0492, farine de blé non mentionnée dans du « salt & vinegar protein puffs » du Canada, via la France. Alerte notifiée par la Grande-Bretagne. Autriche, Belgique, Canada, Chypre, Danemark, Estonie, France, Allemagne, Hong Kong, Irlande, Italie, Lituanie, Portugal, Slovaquie, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni. A ce jour, seuls trois pays ont informé les consommateurs …

Information collectée pour la semaine 17 de 2015 à la date du 24 avril 2015.

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Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

Source Richard Lawley dans Food Safety Watch du 21 avril 2015. Extraits de la conclusion de l’article :

Les éclosions récentes devraient agir comme un avertissement à toutes les entreprises alimentaires qui s’approvisionnent en produits frais en provenance de régions où l’hépatite A est endémique. Le virus de l’hépatite A (VHA) peut être répandu dans l’environnement des cultures et de la récolte car il est bien équipé pour survivre, même dans les aliments surgelés. Ces entreprises doivent être conscientes du risque et faire attention sur la façon dont elles se procurent des produits frais, veiller à connaître leur origine exacte afin de pouvoir confirmer que les producteurs ont les mesures appropriées de maîtrise en place. Il peut également être possible de maîtriser périodiquement la chaîne d’approvisionnement vis-à-vis du VHA par des analyses maintenant que des méthodes de détection rapides et fiables sont disponibles. L’assurance du fournisseur est de plus en plus difficile car les chaînes d’approvisionnement deviennent plus en plus complexe et la demande pour des fruits et des légumes hors saison tout au long de l’année augmente, mais la commercialisation de produits importés qui n’a pas une traçabilité complète pourraient avoir des conséquences désastreuses, tant pour l’entreprise et ses clients.

C’est dans ce contexte que vient de paraître, Evolution de l’épidémiologie de l’hépatite A dans l’Union Européenne: nouveaux défis et opportunités, source Gossner CM, Severi E, Danielsson N, Hutin Y, Coulombier D. Changing hepatitis A epidemiology in the European Union: new challenges and opportunities. Euro Surveill. 2015;20(16):pii=21101.

  •  Allergènes et la restauration, même application de la loi pour tous ?

J’en avais parlé dans « Une information orale des consommateurs sur la présence d’allergènes selon les métiers et les industries de l’hôtellerie ? ».

Voici selon une ministre, voici ce qu’il en est de l’application du nouveau décret :

« – Pour les denrées non préemballées (servies par les cantines, restaurants, traiteurs rayons à la coupe des hypermarchés et supermarchés…), l’indication de la présence d’allergènes se fait obligatoirement par écrit, sans que le consommateur n’ait à en faire la demande. L’Etat français a choisi de laisser le libre choix aux opérateurs d’utiliser le système qui leur convient le mieux et leur permet, de la façon la plus simple, de remplir cette obligation.

. Pour les produits en vue d’une consommation immédiate, l’information doit être signalée à proximité immédiate de l’aliment (ex : vitrines des traiteurs, boucheries…), de façon à ce que le consommateur n’ait aucun doute sur le produit concerné.

. Pour la consommation au sein d’un établissement de restauration ou cantine, les professionnels devront tenir à jour un document écrit sur la présence d’allergènes dans les plats proposés. Ce document devra être facilement accessible pour le consommateur à sa demande, le choix de présentation étant laissé à l’appréciation des professionnels. »

L’oral restera donc vraisemblablement la règle en France, car qui va consulter le registre, c’est comme si on voulait demander les résultats des autocontrôles …

  • Ça se passe comme ça en Italie avec McDonald’s et la pizza

Vidéo de McDonald’s Happy Meal versus Pizza. Il s’agit d’une récente pub diffusée de la célèbre marque de fast food en Italie. Contre-attaque de la pizza avec une vidéo sélectionnée parmi plusieurs dizaines, à vous de voir …

  • Le microbiome intestinal est-il altéré dans nos sociétés occidentales ?

Comment la vie moderne réduit nos microbes intestinaux ? Article rédigé d’après une étude scientifique conduite auprès de populations de Papouasie-Nouvelle Guinée.

  • Information liée à la sécurité des aliments à géométrie variable en France sur des cas d’infections d’origine alimentaire en France

Un communiqué du 21 avril 2015 du ministère de l’agriculture annonce des « Cas de Trichinellose après consommation de figatelli artisanaux (Aullène – Corse du Sud) ». C’est assez rapide !

Mais qu’en a-t-il été des œufs contaminés par Salmonella en provenance d’Allemagne en 2014 ?

On pourra lire cette information britannique parue dans Eurosurveillance, A multi-country Salmonella Enteritidis phage type 14b outbreak associated with eggs from a German producer: ‘near real-time’ application of whole genome sequencing and food chain investigations, United Kingdom, May to September 2014. On aurait bien aimé une version française de cette éclosion liée à des œufs venant d’Allemagne …

La seule information disponible en France est ce lien de l’ARS de Bourgogne-Franche-Comté du 14 août 2014.

Selon un lecteur assidu qui m’a adressé des informations reproduites en partie sur le blog, « les œufs largement souillés dans toutes les unités de vente, n’auraient jamais du partir pour la vente au détail mais en casserie avec un traitement thermique » ! Les consommateurs ont été informés de ces problèmes par la désormais fameuse « affichette » en magasin, qui, selon nos autorités, permet « la bonne mise en place d’une information suffisante au sein des magasins concernés. »

Ronde des rappels, semaine 16 de 2015

17
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2015.0491. Risque de casse du col de bouteilles en verre de vin d’Italie. Alerte notifiée par le Royaume-Uni. Distribution Belgique, Canada, France, Irlande. Deux pays ont diffusé des communiqués de rappel, Royaume-Uni et Irlande.
  • Référence RASFF 2015.0487, noisettes non mentionnées (36,6; 34,2 mg/kg) dans du chocolat de Belgique. Alerte notifiée par la Belgique. Distribution en France.
  •  Référence RASFF 2015.0480, irradiation non autorisée d’anchois séchées de Thaïlande. Notification par les Pays-Bas. Distribution en Autriche, Belgique, Finlande, France, Allemagne, Irlande, Italie, Malte, Pays-Bas, Norvège, Portugal, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2015.0477, Listeria monocytogenes (1800 ufc/g) dans du fromage au lait cru de France. Alerte notifiée par la France. Distribution en France, Allemagne et Hong-Kong. Rappel auprès des consommateurs à Hong-Kong, mais pas de nouvelles en France …
  • Référence RASFF 2015.0466, faible enregistrement de traçabilité pour du poisson salé du chipfish. Notification par la Norvège. Distribution Argentine, Brésil, France, Norvège, Portugal, Suisse, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2015.0465, histamine (1648 mg/kg) dans du thon en boîte d, ’Equateur. Notification par la France. Distribution restreinte au pays ayant réalisé la notification.
  • Référence RASFF 2015.0464, allergène sésame non mentionné dans une soupe chinoise Instant Noodle Soup Beef de Taiwan. Alerte notifiée par les Pays-Bas. Distribution Autriche, Belgique, Danemark, France, Allemagne, Grèce, Hongrie, Pays-Bas, Suisse. A noter le communiqué de rappel en Belgique.
  • Référence RASFF 2015.0463, acide okadaïque (230,1 µg/kg), toxine diarrhéique (en anglais DSP, pour « Diarrheic Shellfish Poison ») dans des moules (Mytilus edulis) crues d’Irlande. Alerte notifiée par la France. Distribution en France. Produit présumé ne plus être sur le marché. A noter que le prélèvement a été réalisé le 26 mars et la notification le 13 avril 2014.

Information collectée pour la semaine 16 de 2015 à la date du 17 avril 2015. A titre d’information, il y a eu 25 notifications d’alertes pour des produits alimentaires d’origine France depuis le début de l’année 2015 et 15 notifications d’alertes pour des produits alimentaires d’origine Chine … étonnant, non !

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Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

  • L’EFSA en 2014 : protéger les consommateurs, regarder vers l’avenir

Un communiqué de l’EFSA du 15 avril 2014 indique « En 2014, l’EFSA a de nouveau mené à bien un important programme de travaux scientifiques et entrepris une série de projets qui aideront l’Autorité à atteindre des niveaux supérieurs d’efficacité, d’innovation et de transparence.

De l’acrylamide aux zoonoses, les travaux de l’EFSA couvrent les questions de sécurité alimentaire de A à Z ; ces travaux sont décrits en détail dans le rapport annuel 2014 de l’Autorité publié ce jour. Plus de 500 productions scientifiques qui ont contribué à étayer des décisions sur base de données probantes et ont assuré une meilleure protection des consommateurs tout au long de l’année.

Parmi les faits saillants de l’année écoulée figurent des travaux de pointe sur les risques potentiels associés aux pathogènes résistants aux antimicrobiens, des avis scientifiques urgents dispensés suite à la crise de l’Ébola, aux épidémies d’hépatite A, à la grippe aviaire et à la peste porcine africaine, mais aussi des évaluations programmées dans le calendrier de travail de l’EFSA portant sur l’évaluation des risques et les allégations de santé associées à des produits réglementés. »

On peut regarder vers l’avenir, certes, mais comme disait Pierre Dac, on « l’aura dans le dos, chaque fois qu’on fera demi-tour », cela étant protéger les consommateurs, pourquoi pas , mais je ne vois pas comment une agence d’évaluation des risques pourrait le faire alors qu’elle n’est pas gestionnaire du risque …

D’autant qu’on a pu voir qu’avec les OGM, cela n’était pas du tout le cas … En effet, les « états membres, qui peuvent désormais limiter ou interdire la culture d’un OGM sur tout ou une partie de leur territoire. Cela peut se faire même si l’évaluation des risques, telle que faite par l’Autorité européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) démontre que l’OGM ne présente pas de risques pour la santé humaine, la santé animale ou l’environnement. »

Alors, merci de protéger le consommateur avec de bonnes paroles

  • Allergènes dans les épices ou pourquoi la réponse en France vient-elle si tard ?

Après les Etats-Unis et le Canada puis le Royaume-Uni, il a été découvert la présence d’allergènes dans des épices, voir ce lien (anglais) datant du 24 février 2014.

L’AFSCA de Belgique vient de décider le rappel d’épices le 23 février pour cette même problématique …

Mais on apprend par une note de l’Anses du 1er avril 2015 et mis en ligne le 16 avril, ce qui suit, « Le 12 mars 2015, l’Anses a été informée d’une alerte européenne relative à la présence d’amande dans du paprika en provenance d’Espagne, conduisant la Direction générale de la concurrence, la consommation et la répression des fraudes à transmettre le 24 mars 2015 une demande d’appui technique et scientifique en urgence afin de permettre d’affiner les mesures de gestion de risque. »

Une alerte avait été notifiée au RASFF par la Belgique le 9 mars 2015, référence 2015.0286. La DGCCRF lit-elle les alertes du RASFF ? Quelqu’un fait-il une veille à l’Anses et/ou à la DGCCRF ?

  • Bactéries résistantes aux antibiotiques dans des légumes frais importés

Des chercheurs de l’Université de Zurich ont trouvé des bactéries résistantes aux antibiotiques dans les légumes frais importés de l’Inde, la Thaïlande, le Vietnam et la République dominicaine. Cela soulève des préoccupations de santé publique au sein de la population suisse. Voir l’article scientifique à l’origine de cette information, Extended-Spectrum-β-Lactamase-Producing Enterobacteriaceae Isolated from Vegetables Imported from the Dominican Republic, India, Thailand, and Vietnam.

Il n’y a donc pas que les denrées alimentaires d’origine animales …

  • Informations sur les substances chimiques dans les aliments: synthèse annuelle pour le grand public

Communiqué de l’’EFSA du 15 avril 2015. Des traces de produits chimiques sont parfois détectées dans les aliments et les boissons: pesticides dans les fruits et légumes, médicaments vétérinaires dans la viande et autres produits d’origine animale, ou encore contaminants environnementaux dans divers produits alimentaires. Des contrôles réguliers contribuent à garantir la conformité avec les règles et les normes de sécurité alimentaire en vigueur et à protéger les consommateurs contre les risques potentiels associés à ces substances. Mais à quels niveaux se situent les concentrations de ces substances dans les aliments et dépassent-elles les limites légales?

L’EFSA publie un nouveau rapport destiné à apporter à un public non-spécialiste une vision équilibrée des résultats de la surveillance annuelle exercée à l’échelle européenne sur les substances chimiques présentes dans les aliments. Le rapport fournit le contexte qui fait parfois défaut lorsque des exemples de produits chimiques détectés dans les aliments sont rapportés dans les médias. L’analyse des données recueillies à travers l’Europe et réalisée par l’EFSA montre, par exemple, que le dépassement des limites autorisées constitue l’exception plutôt que la règle.

En espérant que les marchands de peurs liront ce rapport mais rien n’est moins sûr …

Ronde des rappels, semaine 15 de 2015

10
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2015.0458, norovirus dans des huîtres de France. Alerte notifiée par l’Italie. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.
  • Référence RASFF 2015.0450, sulfites (70 mg/kg) non mentionnés sur l’étiquetage de langoustines surgelées de France. Alerte notifiée par l’Italie. Information sur la distribution pas disponible.
  • Référence RASFF 2015.0447, taux de résidus au-dessus de la LMR de l’amoxicilline (394 µg/kg) dans des truites de Belgique, avec des matières premières de France. Alerte notifiée par la Belgique. Distribution en Belgique et Luxembourg.
  • Référence RASFF 2015.0446, Salmonella typhimurium (présence dans 25g) dans des escalopes crues surgelées de dinde de France. Alerte notifiée par la France. Retrait du marché car distribution en Allemagne et Suisse.
  • Référence RASFF 2015.0442, Salmonella infantis (présence dans 25g) dans des protéines animales transformées de France. Information notifiée par la Belgique. Pas de distribution dans le pays à l’origine de la notification.

Information collectée pour la semaine 15 de 2015 à la date du 11 avril 2015.

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Quelques idées d’articles auxquels vous avez échappé cette semaine :

A vous de voir si la question peut se poser après avoir lu l’article …

  • Pathogènes dans les aliments : améliorations nécessaires pour se protéger contre Campylobacter, Listeria et EHEC.

Source Pathogens in food: Improvements required to protect against Campylobacter, EHEC and Listeria, 10/2015, 07.04.2015

Le BfR publie un rapport sur « Zoonotic Pathogens in Germany ». Chaque année, le BfR prépare un rapport sur la situation épidémiologique des zoonoses en Allemagne. L’évaluation des données à partir de 2013 montre que la maîtrise des salmonelles dans la volaille est un succès et que le nombre de cas chez l’homme est en baisse.

NB : Hélas, le nombre de cas de salmonellose chez l’homme n’est pas en baisse en France …

  •  Curieuse communication de l’Anses …

Comme il n’y a pas de baisse des cas de salmonellose en France, quel crédit apporter à l’idée selon laquelle, selon l’Anses du 2 avril 2015, « L’approche intégrée de maîtrise des risques tout au long de la chaîne alimentaire fait de la France un bon élève en matière de sécurité sanitaire, laquelle s’appuie sur une logique de responsabilisation de tous les acteurs, de la « fourche à la fourchette ».

Ou encore toujours selon l’Anses du 7 avril 2015 « Au niveau mondial, la France se situe à un très bon niveau en matière de sécurité sanitaire des aliments. »

Un petite erreur au passage, à mon avis dans ce qui suit« Dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, la France fait souvent figure de pionnière en Europe et dans le monde en appliquant des politiques de maitrise des risques qui produisent des résultats probants : les salmonelloses, qui demeurent une cause majeure de toxi-infections alimentaires ont diminuées de moitié en 10 ans dans notre pays. » On croit lire les discours de nos autorités, mais c’est bien de l’Anses qu’il s’agit … hélas …

Lire à ce sujet le Rapport 2012 de l’EFSA sur les infections zoonotiques dans l’UE : La France, pas à l’unisson de l’UE … publié en février 2014 qui ne dit pas tout à fait la même chose … Et que dire de la situation de Campylobacter ? Voir Top 10 pour 2014 de la sécurité des aliments en France sur la « Situation de la politique sanitaire des aliments en France ».

Dans le courant du premier semestre 2015, l’AFSCA publiera les résultats de ses inspections dans les entreprises distribuant des denrées alimentaires directement au consommateur final. Vous pourrez donc voir ce qu’il ressort du contrôle de l’hygiène chez un boulanger, un boucher, un restaurant,… L’AFSCA veut donc répondre à la demande d’une grande transparence.

Ce sera à suivre, mais que dire que pour l’instant de ce qui se passe en France, on est dans l’expectative … quant à la transparence, cela reste au stade du discours !

Communiqué classique du 9 avril 2015 de l’Anses où comme souvent on ne peut rien conclure. On pourra lire l’avis de l’Anses relatif à la valorisation des insectes dans l’alimentation et l’état des lieux des connaissances scientifiques sur les risques sanitaires en lien avec la consommation des insectes, cela fait 42 pages, bonne lecture …

Cela étant, si l’on souhaite « consommer » des insectes, mieux vaut aller voir en Belgique … On lira donc ces deux documents belges de 2014, « Sécurité alimentaire des insectes destinés à la consommation humaine » : Les insectes semblent potentiellement intéressants dans la recherche de sources alternatives de protéines alimentaires. Il n’existe actuellement pas encore de réglementation spécifique en Belgique, ni en Europe, quant à l’élevage et la commercialisation d’insectes destinés à la consommation humaine. La commercialisation d’un certain nombre d’espèces d’insectes destinés à la consommation humaine est cependant tolérée en Belgique. Dans ce cadre, le Comité scientifique et le Conseil Supérieur de la Santé sont sollicités pour donner un avis sur les risques (dangers) potentiels liés à la consommation humaine de ces insectes (entiers) (entomophagie). (dossier Sci Com 2014/04 ; dossier CSS n° 9160). Avis commun SciCom 14-2014 et CSS n° 9160

Ainsi que « Mise sur le marché d’insectes et de denrées à base d’insectes pour la consommation humaine ». On lira aussi sur le blog, La consommation d’insectes légalisée en Belgique mais la France cherche toujours la petite bête ! datant de décembre 2013 !!!

NB : L’Anses s’occupe de beaucoup de trop choses et devrait se recentrer sur la sécurité sanitaire des aliments …

  •  Bisphénol A : L’EFSA corrige son évaluation de « pas de risque pour la santé » à « faible risque pour la santé »

L’EFSA a modifié le 25 mars 2015 le résumé de son récent rapport sur bisphénol A pour écrire qu’il y avait un « faible risque pour la santé » lors de l’exposition cumulée au produit. Le résumé original du 21 janvier 2015 disait qu’il n’y avait « pas de risque pour la santé », ce qui ne cadrait pas avec le libellé du corps principal de l’évaluation. Source Chemical Watch.