Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Articles de la catégorie 'Union Européenne'

Pas de catégorie

Le foyer d’infection d’hépatite A en Europe s’étend bien au-delà de l’Italie

14
avr
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus.

HepatitisAMain« Le foyer d’infection d’hépatite A en Europe s’étend bien au-delà de l'Italie », source Food Safety News du 14 avril 2014.

On a d'abord pensé qu’un foyer d’infections d'hépatite A d'au moins 240 cas serait limiter à l'Italie mais il y a désormais une plus grande présence en Europe.

Il y a eu 240 cas de personnes qui n'ont pas visité l'Italie et qui sont associés au foyer d’infection en France, Allemagne, Irlande, Norvège, Pays-Bas, Suède et Royaume-Uni. Dans l'ensemble, il y a eu 1 315 cas d'hépatite A depuis le 1er janvier 2013 dans 11 pays de l'Union européenne.

On a initialement pensé que la source probable du foyer d’infection d’hépatite A était due à des petits fruits surgelés, selon l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Plus récemment, cependant, l'attention s'est portée sur une contamination croisée potentielle dans des équipements de production alimentaire ou même la possibilité que la souche soit désormais répandue alors qu’elle n’avait pas été précédemment détectée.

L’EFSA mène l'investigation de traçabilité en coopération avec les pays de l'Union européenne, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, la Commission européenne et l'Institut fédéral pour l'évaluation des risques (BfR).

Tous les 1 315 cas d'hépatite A pourraient faire partie de l'épidémie. Les 240 cas confirmés partagent la même séquence de jonction du génome de la souche virale.

Le pathogène a besoin d’une longue période d'incubation, temps entre l'exposition et l'apparition de la maladie, et l'EFSA dit que quelque qu’il soit le véhicule alimentaire impliqué, il a une longue durée de vie et une chaîne de transformation et de distribution complexe. Cette combinaison rend probable que d'autres cas seront signalés et que le nombre de pays ayant des cas peut également se développer.

L'enquête utilise le système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) de l’UE. Le risque pour la santé humaine et l'étendue géographique de la transmission en cours sont tous deux perçus comme en augmentation.

Le traitement thermique de petits fruits congelés et la vaccination contre le virus de l’hépatite A pour ceux qui travaillent au contact sont parmi les recommandations que les responsables de la santé de l'UE sont en train de faire en ce moment.

« Une approche du séquençage du génome entier doit être considérée pour examiner les isolats viraux provenant de différents points dans le temps lors du foyer d’infection d’hépatite A afin de confirmer l'hypothèse d'un seul foyer », rapporte l'EFSA.

On s'attend bientôt à ce qu’une nouvelle évaluation des risques arrive.

NB : Voir aussi Mise à jour des informations sur les cas d’hépatite A dans l’UE.

Ronde des rappels 2014 : semaine 15

12
avr
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Commencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 14.0489, risque de cassure (due à une fermentation secondaire) de la sauce sambal des Pays-Bas ; notification d’information par les Pays-Bas. Distribution Autriche, Belgique, Bosnie Herzégovine, République Tchèque, Danemark, France, Allemagne, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Slovénie, Suède, Suisse, Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2014.0485, mercure (1,765 mg/kg) dans du requin bleu surgelé (Prionace glauca) d’Indonésie ; notification d’information par la France. Distribution en France.  
  • Référence RASFF 2014.0484, tébufenpyrad (1,39 mg/kg) dans des fraises fraîches d’Espagne ; notification d’information par la France. Distribution en France.  
  • Référence RASFF 2014.0483, concentration trop élevée de vitamine B6 (0,408 g/100g) dans des compléments alimentaires des Etats-Unis, via les Pays-Bas ; alerte notifiée par la France. Distribution en France
  • Référence RASFF 2014.0482, concentration trop élevée de vitamine B6 (1,75 g/100g) dans des compléments alimentaires des Etats-Unis, via les Pays-Bas ; alerte notifiée par la France. Distribution en France
  • Référence RASFF 2014.0481, OGM non autorisé (riz Bt63) dans du chlorure de choline à 60% de Chine ; notification par la France. Distribution en France.
  • Référence RASFF 2014.0467, fumonisines (1215 µg/kg) dans de la farine de maïs bio d’Italie, via France ; alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution en Autriche et Allemagne.
  • Référence RASFF 2014.0465, virus de l’hépatite A (présence dans 25g) dans un mélange de baies surgelées de Pologne, via la Belgique ; alerte notifiée par la France. Distribution France et Belgique. Il s’agit d’un problème récurrent, la contamination de baies rouges par des virus, norovirus ou virus de l’hépatite A, avec 11 alertes notifiées au RASFF l’an dernier.
  • Référence RASFF 2014.0463, histamine (2000 mg/kg) dans des filets de thon réfrigérés de Polynésie française ; alerte notifiée par la France. Distribution France et Suisse.

Sur le tableau ci-dessous, liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux durant la semaine 15 de 2014 par les Etats membres. 

sem15_path

Mise à jour des informations sur les cas d’hépatite A dans l’UE

11
avr
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

frozen-berriesLa dernière fois que l’EFSA et l'ECDC nous ont informé de l’hépatite A, c’était en mai 2013, où l’EFSA et l’ECDC publiaient une rapide évaluation conjointe d’un foyer épidémique dans divers pays dont les voyageurs avaient été en Italie. On nous avait indiqué « des mises à jour régulières dès que de nouvelles informations seront rendues disponibles », il faut croire que cela est enfin arrivé.

Le  11 avril 2014, l’EFSA et l’ECDC mettent à jour leur évaluation rapide du foyer d’infection dont il a été question en mai 2013.

Plus de 1300 cas d’hépatite A ont été signalés dans onze États membres depuis janvier 2013, avec 240 cas confirmés associés au foyer actuel.
Initialement, le foyer d’infection avait été associé à des personnes ayant voyagé en Italie. Cependant, sept États membres – l’Allemagne, la France, l’Irlande, la Norvège, les Pays-Bas, le Royaume Uni et la Suède – ont signalé des cas d’infection chez des personnes qui ne s’étaient pas rendues en Italie.
Des enquêtes préliminaires avaient identifié des baies congelées en tant que source probable du foyer d’infection. D’autres hypothèses ont à présent été prises en compte, telles qu’une contamination croisée dans l’environnement de production des aliments ou le fait que la souche de l’infection se soit déjà propagée sans avoir été détectée jusque là.
L’EFSA mène une enquête pour retracer l’origine du foyer, avec l’aide des États membres affectés, du Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies, de la Commission européenne ainsi que de l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR).

Le  rapport de l’EFSA et de l’ECDC sur le foyer d’hépatite A dans l’UE/les pays de l’EEE, deuxième mise à jour, est ici.

NB : Le RASFF a reçu une alerte en 2012 et 11 notifications ou alertes en 2013 des Etats membres pour la présence du virus de l'hépatite A dans des baies congelées. En avril 2014, deux alertes ont été notifiées au RASFF en raison de la présence du virus de l'hépatite A dans des baies.

Selon la fiche de danger biologique transmissible par les aliments sur le virus de l’hépatite de l’Anses, janvier 2011, « Deux catégories d’aliments sont à considérer : d’une part, ceux qui peuvent être contaminés à la production telles que les denrées cultivées par irrigation ou immersion dans des eaux contaminées (coquillages bivalves, fruits (framboises, fraises, etc.), crudités (carottes, persil, fenouil, oignons verts, tomates, etc.)) et d’autre part, les aliments qui peuvent être contaminés lors de leur manipulation sans précautions d’hygiène par une personne infectée (potentiellement tout type d’aliments manipulés consommés crus ou insuffisamment cuits). »

De la surveillance des cas de STEC O104:H4 post épidémiques en Allemagne.

11
avr
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

Un nouvel article venu d’Allemagne pour mieux comprendre ce qui s’est passé dans cette massive épidémie à Escherichia coli producteurs de shigatoxines O104 :H4 en 2011. Ci-après, l’article paru dans Eurosurveillance revient sur la surveillance des cas de STEC O104:H4 post épidémiques en Allemagne.

Ecoliarrows_320x175Résumé.

Après l'épidémie massive d’infections à Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC) de sérotype O104:H4 en Allemagne pendant l'été 2011, la surveillance post-épidémique vis-à-vis de nouvelles infections par ce type de STEC a été maintenue jusqu'à la fin 2011. La surveillance a été basée sur la déclaration nationale obligatoire des infections à STEC et la complication associée des syndromes hémolytiques et urémiques (SHU), ainsi que sur les données obtenues à partir d'un questionnaire. Entre la fin de l'épidémie (5 juillet) et le 31 décembre 2011, un total de 33 cas de post-épidémique a été enregistré. Les cas post-épidémique sont survenus avec une fréquence décroissante vers la fin de l'année et ressemblaient les cas épidémiques à bien des égards, cependant, la proportion de SHU chez tous les cas post-épidémiques a été plus faible que lors de l'épidémie. Deux tiers des cas post-épidémiques ont probablement été infectés par contact avec des cas épidémiques connus. La propagation au laboratoire et de façon nosocomiale a été notée dans cette période. Aucun cas de post-épidémique n’a été lié à la consommation de graines germées comme une source potentielle d'infection. La rareté de l'information issue des tests de non-culture couramment utilisés en Allemagne pour diagnostiquer les STEC a rendu difficile le lien des cas post-épidémiques avec l'épidémie. Bien que la surveillance post-épidémique ait démontré un potentiel de la souche épidémique durant la longue chaîne de transmission aidés aussi par une excrétion prolongée, nos résultats et la surveillance de routine continue jusqu'à la fin de 2013 sont en faveur de la notion, que la souche épidémique n’a pas été en mesure de s'imposer dans l’environnement en Allemagne.

Frank C, Milde-Busch A, Werber D. Results of surveillance for infections with Shiga toxin-producing Escherichia coli (STEC) of serotype O104:H4 after the large outbreak in Germany, July to December 2011. Euro Surveill. 2014;19(14):pii=20760

Encore un rappel de légumes chez Carrefour !

11
avr
2 commentaires
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Après les rappels de petits pois carottes extra-fins Grand Jury, de petits pois carottes extra-fins Carrefour, de maïs doux Carrefour (sans OGM, importé de Chine), en raison de la présence d’asticots, en mars, voici que Carrefour rappelle des épinards le 11 avril 2014 :

visuel_epinardEn raison de la présence de corps étranger, et par mesure de précaution, la société ARDO procède au rappel du produit suivant :

Epinards en branche à la crème surgelés ; sachet de 1 kg – Carrefour
Code-barres : 3 560 070 321 032
Si vous détenez cette référence avec la DLUO suivante : DLUO : 12 2015
Lot : 18 3 357MA

Sans doute les sociétés ARDO et Carrefour ont-elles anticipé l’autorisation de la consommation d’insectes comme aliments dans l’UE, voir Consommation d’insectes, un nouveau règlement européen en vue et La consommation d’insectes légalisée en Belgique mais la France cherche toujours la petite bête !