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Articles de la catégorie 'Union Européenne'

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Les normes de sécurité des aliments en Europe sont-elles les plus élevées au monde ?

30
avr
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

Theater-Masks-Iphone-WallpapersL’EFSA fait dans l’humour avec ce communiqué du 28 avril 2016 plein d’allant, Le commissaire européen Andriukaitis : « Les avis scientifiques de l’EFSA sont hautement appréciés en Europe et dans le monde ».

« Les normes de sécurité alimentaire en Europe sont les plus élevées au monde » a déclaré Vytenis Andriukaitis, le commissaire européen à la santé et à la sécurité alimentaire. Le commissaire a rendu sa première visite à l’EFSA, à Parme, en Italie, pour en apprendre plus sur les travaux de l’Autorité, ses réalisations et les défis futurs qui l’attendent.

« Les évaluations scientifiques de l’EFSA en matière de sécurité des aliments n’apportent pas seulement une contribution cruciale à la santé publique dans l’UE ; elles sont aussi appréciées dans le monde entier, par de nombreux pays et de nombreuses organisations internationales », a-t-il ajouté.

Bien entendu, je laisse au commissaire européen la responsabilité de ses propos, notamment quand il dit des « normes de sécurité alimentaire en Europe sont les plus élevées au monde », surtout quand on sait qu’elles sont diversement mises en œuvre dans les différents pays de l’UE …

L’autre aspect important est de savoir à quoi sert-il d’avoir une agence européenne de très bonne qualité, si les États membre ne respectent pas les avis de cette agence ?

Des exemples ? Les avis sur les ogm, le bisphénol A, le glyphosate, etc.

Dans le genre, une fois qu’on a passé les bornes, y’a plus de limites :

Le commissaire Andriukaitis a exprimé sa satisfaction en ce qui concerne le niveau de  coopération entre la Commission européenne et l’EFSA, mais il s’est demandé comment cette relation entre les évaluateurs des risques et les gestionnaires des risques pourrait encore être améliorée.

C’est tellement beau l’hypocrisie …

Royaume-Uni : Un quart des personnes souffrant d’allergies alimentaires ont des réactions lorsqu’elles mangent à l’extérieur

30
avr
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Classé dans Allergène, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

« Un quart des personnes souffrant d’allergies alimentaires ont des réactions lorsqu’elles mangent à l’extérieur », source Food Standards Agency (FSA), dernière mise à jour du 28 avril 2016.

Une enquête menée par la FSA et Allergy UK a montré qu’il y a eu des améliorations pour les personnes souffrant d’allergies puisque les nouvelles règles d’étiquetage sont entrées en vigueur, mais il reste encore à faire.

L’enquête a révélé qu’une personne sur quatre a eu une réaction tout en mangeant dans un restaurant ou un café depuis la nouvelle législation sur l’étiquetage des allergènes existant depuis un an. Elle a également constaté que près d’une personne sur cinq (19%) de ces réactions allergiques ont donné lieu à une visite à l’hôpital.

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Carte d’un restaurant de Lecce dans les Pouilles

La législation sur l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires est entrée en vigueur en décembre 2014*, et cela signifie que les entreprises alimentaires doivent fournir des informations aux consommateurs sur les 14 allergènes. Cela va des allergènes les plus courants, tels que l’arachide et le gluten, aux déclencheurs moins bien connus pour de réactions allergiques telles que la moutarde et le céleri. Environ 2 millions de personnes au Royaume-Uni souffrent d’allergies, dont 2% d’adultes et 8% d’enfants.

L’enquête, qui a été réalisée à l’occasion de la Allergy Awareness Week 2016 ou semaine de la sensibilisation aux allergies 2016, a constaté que dans l’ensemble 83% des répondants ont remarqué une augmentation des mesures visant à rendre la vie plus facile pour les consommateurs allergiques – dont des menus comportant une information sur les allergènes, et le personnel vérifiant activement l’information alimentaire avec la cuisine. Plus de la moitié des consommateurs allergiques (58%) ont déclaré que leur expérience globale de manger à l’extérieur s’est améliorée ; seuls 6% ont dit qu’elle avait empiré. En conséquence, une proportion similaire (52%) dit qu’elle se sent maintenant plus confiant de manger à l’extérieur qu’avant que la législation soit introduite.

Cependant, les personnes souffrant d’allergies rapportent encore un certain nombre de problèmes lorsqu’elles mangent à l’extérieur. Plus des deux tiers (69%) ont fait l’expérience de personnel ne comprenant pas la gravité d’une allergie, et avec quelle facilité une erreur peut provoquer une réaction. Un nombre similaire (68%) ont constaté que le personnel avait un manque de connaissance de ce qui est sur le menu ou dans les aliments – avec du personnel confondant les œufs avec les produits laitiers, ou en supposant que le client demandait sans gluten plutôt que d’éviter le lupin (une céréale couramment utilisée à la place du blé). Plus de la moitié des consommateurs allergiques (56%) ont dit qu’on leur faisait sentir cela comme un inconvénient en raison de leur allergie.

Au total, environ un tiers des personnes souffrant d’une allergie alimentaire ont subi une réaction durant la dernière année en mangeant à l’extérieur de la maison. Pour la grande majorité d’entre elles (25%), cela a eu lieu dans un restaurant ou un café, avec 9% dans le cas d’aliments ou de plats à emporter. Dans la plupart des cas (88%), la réaction est auto-traitée, avec 19% des réactions aboutissant à une visite à l’hôpital.

* En France, le Décret n°2015-447 du 17 avril 2015 relatif à l’information des consommateurs sur les allergènes et les denrées alimentaires non préemballées est paru le 19 avril 2015. Si même la réglementation est en retard, que dire des cafés, restaurants et autres commerces de bouche …

Par ailleurs, en France, on apprend le 29 avril 2016 qu’En septembre, le conseil municipal de La Madeleine modifiait son règlement de cantine scolaire et imposait, pour les enfants allergiques, le certificat d’un spécialiste. Abusif ? L’opposition a sollicité la préfecture, qui vient de rendre un avis très nuancé. A lire …

A propos du ou des lavages des salades, ici et là …

30
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne.

man-eating-lettuce-400x400La question du titre résume à elle seule l’article, « Les salades prêtes à consommer en l’état sont-ils prêtes à consommer ? »

Il s’agit d’un article sur une éclosion à Salmonella Coeln ln en Norvège en novembre 2013 liée à l’importation de salades mélangées, prélavées et ensachées dans laquelle « La salade est probablement la source de l’éclosion », selon les autorités norvégiennes (Folkehelseinstituttet).

Résumé.

Nous avons investigué une éclosion nationale à Salmonella Coeln en Norvège, comprenant 26 cas identifiés entre le 20 octobre 2013 et le 4 janvier 2014. Nous avons effectué une étude cas-témoins appariés, une enquête environnementale et une traçabilité détaillée des achats alimentaires pour identifier la source de l’éclosion.

Dans l’étude cas-témoins, les cas se sont avérés plus susceptibles que les témoins d’avoir consommé un mélange prêt à être consommé de de salades (odds ratio apparié 20, intervalle de confiance à 95% 2,7-∞). Avec la traçabilité des achats, une marque de mélange de salades prêt à être consommé a été retrouvée, mais tous les prélèvements environnementaux ont été négatifs pour Salmonella.

Cette éclosion souligne que les salades prélavées et ensachées comportent un risque d’infection malgré des procédures de nettoyage approfondi par l’importateur. Pour réduire davantage le risque d’infection par la consommation de salades prêtes à être consommées, la qualité du produit doit être assurée par les importateurs.

L’éclosion liée aux salades renforce l’importance de la mise en œuvre de systèmes appropriés de management de la sécurité des aliments, comprenant des bonnes pratiques de la production de laitue.

Référence. F. Vestrheim, H. Lange, K. Nygård, K. Borgen, A. L. Wester, M. L. Kvarme and L. Vold. Are ready-to-eat salads ready to eat? An outbreak of Salmonella Coeln linked to imported, mixed, pre-washed and bagged salad, Norway, November 2013. Epidemiology and Infection, Volume 144, Issue 8, June 2016, pages 1756-1760.

USC1009846_026-300x200Par ailleurs, Ben Chapman du barfblog relate cette information en provenance des Etats-Unis où il est à la mode proposer des salades lavées trois fois et il indique que « relaver à la maison des salades lavées trois fois peut seulement augmenter le risque de maladies d’origine alimentaire. »

Dans un article de Stephen Kearse of Slate dont le titre est : « Why Are Salad Greens Always Labeled ‘Triple-Washed’? » ou « Pourquoi les salades vertes sont-elles étiquetées ‘triple lavage’ ? », il est dit :

L’étiquetage triple lavage (et son homologue moins spécifique, « lavé très soigneusement ») est un mélange copieux de faits et d’offuscation (ou obscurcissement). Le triple lavage est le point final d’une longue chaîne de pratiques de management des risques qui sont conçues pour assurer la sécurité des aliments. Mais, ironiquement, le triple lavage aide les entreprises à éviter d’être transparent au sujet de leurs pratiques en matière de sécurité sanitaire des aliments. « Lavage triple » implique que tout ce que vous devez savoir sur la sécurité sanitaire de la salade est le lavage – alors qu’en fait c’est beaucoup plus compliqué que cela.

Ben Chapman, un spécialiste de la sécurité des aliments et chercheur à l’Université d’État de Caroline du Nord, a expliqué que le triple lavage est au moins partiellement une préparation esthétique. Triple lavage n’est pas une étape de la sécurité des aliments », a-t-il dit. « C’est une étape qualité. »

Je serais tenté de dire que c’est une étape ou une démarche marketing … car rien ne vaut la maîtrise du champ à l’assiette …

Belgique : Campylobacter, les bons conseils d’hygiène et surtout cuisez vos volailles à cœur !

29
avr
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

chicken_campy_vaccineLe service public fédéral de Belgique, santé publique, sécurité alimentaire et environnement, propose une information sur Campylobacter, « Protégez-vous contre l’infection intestinale par Campylobacter : cuisez vos volailles à cœur ».

Soyez très attentif aux règles d’hygiène lorsque vous manipulez la viande de volaille crue et cuisez-la suffisamment: vous réduirez ainsi les risques de contamination par la bactérie Campylobacter, qui provoque une infection intestinale (gastro-entérite).

Triez vos achats

La bactérie Campylobacter peut être présente sur la face extérieure des emballages. Séparez donc les emballages de viande de volaille des autres aliments que vous consommerez crus, comme les fruits et légumes.

campy_freeAppliquez de bonnes pratiques d’hygiène dans la cuisine

  • Utilisez toujours des ustensiles de cuisine distincts (couteaux, planches à découper, plats, assiettes…) pour la viande de volaille crue et lavez-les toujours soigneusement  avec du détergent.
  • Lavez-vous toujours les mains avec du savon après avoir manipulé de la viande crue.
  • Veillez à la propreté des essuies de vaisselle et remplacez-les régulièrement.
  • N’utilisez plus votre essuie de vaisselle si vous avez essuyé  du jus de viande .
  • Déposez toujours la viande de volaille cuite et les autres aliments préparés sur des planches ou assiettes propres. N’utilisez surtout pas l’assiette qui a contenu la viande crue.

Préparez et conservez la viande de volaille

  • Conservez la viande de volaille à une température suffisamment fraîche (2-7°C).
  • Cuisez la viande à cœur pour détruire la bactérie. Ceci est surtout vrai pour les produits de viande hachée car les bactéries y sont plus répandues.
  • Si vous voulez conserver la viande de volaille pendant plus de quelques jours, entreposez-la de préférence au congélateur (la bactérie Campylobacter présente la particularité de mourir après une semaine de congélation) .

campy.grocer.dec_.14Évitez les autres sources de contamination par Campylobacter

Vous pouvez également être contaminé par Campylobacter en buvant de l’eau souillée ou du lait cru. La transmission est également possible par contact direct avec un animal infecté (bovin p. ex.) ou un milieu contaminé (en allant nager dans un lac contaminé p. ex.).

Campylobacter est la principale source d’infections bactériennes en Belgique. Elle provoque généralement des symptômes bénins tels que des crampes et une diarrhée. Ces symptômes disparaissent d’eux-mêmes, mais vous pouvez rester porteur de l’infection pendant plus longtemps et ainsi contaminer d’autres personnes. Ces dernières années, le SPF Santé publique a investi dans différents projets de recherche sur Campylobacter et mène une politique active afin de diminuer le degré de contamination dans les élevages et les abattoirs. Le SPF a ainsi organisé fin janvier 2016 un workshop sur les projets qui investiguaient les facteurs de risque dans les abattoirs, les ateliers de découpe, les entreprises qui fabriquent des préparations à base de viande de volaille et chez le consommateur. D’autres nouvelles seront publiées concernant ce sujet lorsque ces projets  seront complètement terminés.

Pour des conseils supplémentaires :

NB : Chez nous en France, le document le plus complet et le plus récent sur le sujet, à ma connaissance, n’est pas destiné aux consommateurs, il s’agit de l’« Appréciation des risques alimentaires liés aux Campylobacters. Application au couple poulet/Campylobacter jejuni » réalisée par l’Afssa en 2004, autant dire il y a très longtemps …

Rappelons qu’en France, en 2014, « selon les travaux menés par l’InVS en 2014 à partir de toutes les sources disponibles ont permis de reconstituer l’incidence réelle des salmonelloses (environ 192 000 cas et 4 300 hospitalisations par an) et des gastro-entérites à Campylobacter (528 000 cas et 5 200 hospitalisations). »

Cela mériterait un spécial Campylobacter par l’Anses ?

Mise à jour. Un lecteur membre de l’Anses, que je remerice me fait remarquer qu’il existe un document d’octobre 2015, Information des consommateurs en matière de prévention des risques biologiques liés aux aliments. Tome 2 – Évaluation de l’efficacité des stratégies de communication. Avis de l’Anses. Rapport d’expertise collective.

Cela étant, comme déjà dit, ce rapport n’est pas à l’usage du consommateur lambda et des recommandations spécifiquement dédiées à Campylobacter pour le consommateur seraient à entreprendre …

Ronde des rappels, semaine 17 de 2016

29
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lait, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

  • Référence RASFF 2016.0544, norovirus (présence) dans une sauce de framboises de Belgique. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution en France.
  • Référence RASFF 2016.0537, Escherichia coli producteurs de shigatoxines (stx1+ dans 25g) dans du Roquefort de France. Alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution Allemagne et Suisse. En Allemagne, communiqué de rappel du produit fabriqué par Vernières Frères. Marque : Grand Maitre Roquefort AOP 100g ; EAN: 4002156042084 ; MHD 25/06/2016 ; Lot: 151 032.
  • Référence RASFF 2016.0536, Salmonella Typhimurium (4,[5],12:i dans 25g) dans des filets de dinde congelés d’Espagne. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution en France.
  • Référence RASFF 2016.0534, suspicion de Listeria monocytogenes dans du fromage au lait cru de France. Alerte notifiée par le Royaume-Uni. Pas de distribution au Royaume-Uni.
  • Référence RASFF 2016.0514, Listeria monocytogenes (< 10 UFC/g) dans du tarama de cabillaud de Roumanie. Alerte notifiée par la France. Produit présumé ne plus être sur le marché.
  • Référence RASFF 2016.0512, Listeria monocytogenes (11000 UFC/g) dans du fromage au lait cru « Camembert de Normandie ». Alerte notifiée par la France. Distribution France, Japon, Monaco, Pays-Bas, Belgique.
  • Référence RASFF 2016.0509, mercure (2,9 mg/kg) dans des steaks d’espadon surgelés d’Espagne. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution en France.
  • Référence RASFF 2016.0507, Salmonella enteritidis (présence dans 25g) dans des filets surgelés de poulets de Lituanie. Alerte notifiée par la France. Pas de distribution en France.
  • Référence RASFF 2016.0500, cadmium (3,94 mg/kg) dans du crabe (Cancer pagurus) cuit réfrigéré d’Irlande. Notification pour attention de la France. Produit présumé ne plus être sur le marché.