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L’UE veut-elle aider les ex-salariés des abattoirs Gad, victimes de la mondialisation ou les cabinets de consultants ?

21
nov
2 commentaires
Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Union Européenne, Viande.

euractivSelon EurActivL’UE veut aider les ex-salariés des abattoirs Gad, victimes de la mondialisation.

ExtraitsLe Parlement européen a adopté une aide d’un million d’euros destinée aux ex-salariés des abattoirs bretons. La crise de la filière porcine ainsi qu’un usage abusif des travailleurs détachés dans le secteur sont jugés responsables des difficultés de l’entreprise.   

Les ex-salariés des abattoirs Gad, victimes de la mauvaise santé de la filière porcine en France, devraient recevoir prochainement une aide conséquente de la part du Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM). Il s’agit de 918 000 euros par le FEM …

Suite à une demande de la France, la Commission européenne avait proposé en octobre une enveloppe d’un million d’euros destinée à financer la « fourniture de conseil et d’orientation » aux  760 travailleurs licenciés par les abattoirs Bretons GAD.

La proposition de la Commission européenne a reçu l’aval de la commission des budgets du Parlement européen le 20 novembre, et doit encore être approuvée en plénière la semaine prochaine avant d’être définitivement adoptée, le 25 novembre.

pig_farm_smaller« La filière porcine française, notamment bretonne, a été frappée de plein fouet par la crise économique, laquelle a entraîné une augmentation du prix des aliments pour animaux et une diminution de la demande » a détaillé l’ancien Commissaire européen à l’emploi, aux affaires sociales et à l’inclusion, László Andor.

Selon la France, la crise financière et économique mondiale a entraîné une diminution de la consommation annuelle de porc et de produits à base de porc, tombée de 43 kg par habitant en 2007 à 39 kg en 2013.

Au-delà de cette crise structurelle, la filière porcine doit également faire face depuis janvier 2014 à un embargo sur les produits porcins décrété par Moscou après une épidémie de peste porcine africaine dans l’est de l’UE. Cette mesure concerne environ 10 % de la production porcine française qui se voit contrainte de trouver de nouveaux débouchés.

Commentaires : Je trouve cela très bien pour les ex-salariés des abattoirs Gad. Cela étant qui est responsable des travailleurs détachés si ce n’est la Commission européenne ? Par ailleurs, et malheureusement, contrairement à ce que vous pourriez penser, cette aide ne va pas aller aux ex-salariés des abattoirs Gad, mais va servir à payer l’équipe de consultants pour conseiller les travailleurs licenciés !

Quand la présence de Listeria monocytogenes devient listériose dans les médias et Lysteria dans le communiqué du distributeur ! Veux-t-on vraiment nous faire peur ?

18
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Non classé, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

C’est sans commentaires ce court article paru (hélas) sur RTL.be du 17 novembre 2014 en Belgique.

Au départ nous avons les autorités suisses qui ont signalé le 14 novembre 2014, une « mise en garde publique à propos de la présence de Listeria dans du salsiz des Grisons »

listeriaDes bactéries de type Listeria ont été décelées dans du salsiz des Grisons. Ce produit peut présenter un danger pour la santé et l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) recommande à la population de ne pas en consommer. La marchandise en question a été immédiatement retirée du marché.

Mais que trouve-t-on dans le tire de l’article de RTL.be précité, « Listériose chez Colruyt: si vous y avez acheté de la charcuterie, lisez bien ceci ».

Bien entendu, il ne s’agit de listériose (la maladie) mais de Listeria (la bactérie) c’est hélas une confusion ou un raccourci, savamment entretenue par certains médias, marchands de peur ?

Mais nous allons voir que cela ne s’arrête pas là …

La chaîne de supermarchés Colruyt rappelle son plateau de charcuteries suisses Premium « pour des raisons de sécurité alimentaire », a-t-elle indiqué lundi soir dans un communiqué.

Le texte du communiqué ci-dessous est proposé sur le site de l’AFSCA, sans correction !

« Lors d’une analyse effectuée par le producteur, la présence de listeria monocytogenes a été décelée dans le Plateau de charcuteries suisses Premium 110 g. Il s’agit des produits portant la date limite de consommation du 3/2/2015. Colruyt a donc décidé d’appeler les consommateurs à ramener le Plateau de charcuteries suisses Premium portant la date limite de consommation du 3 février 2015.     Colruyt demande à ses clients de ne pas consommer ce produit et de bien vouloir le ramener en magasin, où il leur sera remboursé. Entre-temps, les produits concernés ont été retirés des rayons de tous les magasins. »
La bactérie Lysteria monocytogenes peut s’avérer dangereuse pour les jeunes enfants, les femmes enceintes (risque de fausse couche), les personnes ayant une immunité plus faible et les personnes âgées.

Lysteria est proche d’hystéria, comme par hasard, même le distributeur se fait marchand de peur !

Les contrôles officiels relatifs à la sécurité des denrées alimentaires d’origine animale, en particulier la viande, le lait et les produits dérivés au Luxembourg vus par l’OAV

17
nov
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Classé dans Audit, Curiosité, HACCP, Hygiène, Lait, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

La commission européenne annonce la publication le 14 novembre 2014 du « Rapport d’un audit effectué au Luxembourg du 17 au 28 mars 2014 afin d’évaluer les mesures de suivi prises par les autorités compétentes en ce qui concerne les contrôles officiels relatifs à la sécurité des denrées alimentaires d’origine animale, en particulier la viande, le lait et les produits dérivés ».

rasffRésumé.

L’audit s’est déroulé au Luxembourg du 17 au 28 mars 2014. Il avait pour objectif d’évaluer les mesures de suivi prises par les autorités compétentes en ce qui concerne les contrôles officiels relatifs à la sécurité des denrées alimentaires d’origine animale, en particulier la viande, le lait et les produits dérivés.

Aucune modification n’a eu lieu pour ce qui concerne l’organisation des autorités compétentes (ACs). De même, aucun progrès significatif n’a eu lieu pour l’approbation de la loi en matière de sanctions administratives et pénales qui est toujours pendante au parlement luxembourgeois. Par contre, en matière de bien-être animal, des actions ont été entreprises depuis le dernier audit de l’Office alimentaire et vétérinaire (l’OAV) en 2010 et les dispositions ont été prises pour mettre en application le règlement (CE) n°1099/2009. A cet égard, il faut noter que le Luxembourg n’a pas accordé de dérogation en matière d’étourdissement dans le cas d’abattage rituel.

Un système de contrôle basé sur l’évaluation du risque et prenant en charge les principaux critères du règlement (CE) n°882/2004 est en place. Dans les établissements visités, le rythme de contrôle était adéquat. Toutefois le système de suivi des non conformités n’est toujours pas adéquat.

Les rapports évalués étaient rédigés de façon claire et concise tout en donnant une image pertinente de l’établissement concerné. Hormis pour un établissement, le contenu de ces rapports correspondait avec l’évaluation de l’équipe d’audit.

La majorité des établissements visités correspondaient en général aux exigences du « paquet hygiène ». Toutefois, certaines déficiences ont été relevées dans différents établissements. Elles étaient particulièrement significatives dans un abattoir de petite taille visité, mettant en cause la pertinence de l’agrément donné. L’AC a pris des mesures immédiates.

Les autocontrôles mis en place par les opérateurs étaient en général satisfaisants, hormis les contrôles et le suivi des contrôles de l’eau potable qui présentaient toute une série de déficiences dans plusieurs établissements visités.

Les plans d’analyse des risques et maîtrise des points critiques (HACCP) évalués par l’équipe d’audit étaient en général satisfaisants. Toutefois, dans un abattoir, le vétérinaire officiel avait été intégré comme acteur de la mise en œuvre du plan HACCP, l’examen post-mortem constituant le seul point critique de contrôle (CCP) identifié.

Le système de contrôle mis en place pour le contrôle du lait cru et des produits laitiers est conforme aux exigences du paquet hygiène couvrant les inhibiteurs, les germes bactériens et les cellules somatiques. A ce jour, plus de 99% des livraisons de lait cru sont conformes pour ce qui concerne les germes bactériens et les cellules somatiques.

Un système de traçabilité satisfaisant était en place dans tous les établissements visités. Seules des déficiences marginales ont été constatées.

Le rapport adresse plusieurs recommandations aux AC luxembourgeoises, les invitant à remédier aux déficiences constatées par l’équipe d’audit.

NB : La réponse des autorités compétentes face aux recommandations est ici. Le problème de l’absence de sanctions perdure dans l’UE …

Saga du horsegate : Le dénouement judiciaire semble proche en France

15
nov
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Classé dans Contamination, Curiosité, Rappel, Réglementation, Sécurité, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

La Dépêche.fr du 15 novembre annonce « Fraude à la viande de cheval : enquête bouclée, quatre mises en examen »

L’Union L’Ardennais du 15 novembre rapporte « L’enquête sur la viande de cheval est bouclée ».

L’enquête sur le scandale de la viande de cheval vendue pour du bœuf et au cœur duquel s’est retrouvé l’entreprise Spanghero, est bouclée. Le parquet doit désormais décider du renvoi en justice de quatre mis en cause.

Deux anciens responsables de la société Spanghero basée à Castelnaudary(Aude) sont notamment poursuivis pour « escroquerie en bande organisée, faux et usage de faux et tromperie sur une marchandise ». Un courtier néerlandais en viande, Jan Fasen, dont la société Draap Trading est basée à Chypre, est aussi mis en examen des mêmes chefs par la juge du pôle santé du tribunal de grande instance de Paris, Aurélie Reymond, et son confrère du pôle financier, Serge Tournaire. Un quatrième homme, un négociant en viande néerlandais, Hendricus Windmeijer, est également poursuivi.

horse.meat_.09Les juges, qui ont signifié la fin de leurs investigations le 5 novembre, le soupçonnent d’avoir acheté la viande à Jan Fasen avant de la revendre à l’entreprise Spanghero. (…)

Ce scandale, qui a éclaté début 2013, a mis en lumière l’opacité des circuits d’approvisionnement dans l’agroalimentaire. La viande de cheval, qui venait notamment de Roumanie et d’autres pays d’Europe de l’Est, avait ensuite été vendue à des industriels de l’agroalimentaire pour de la viande de bœuf.

Au total, plus de 4,5 millions de plats frauduleux ont été écoulés dans 13 pays. Selon la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), le trafic a concerné au niveau européen 50 000 tonnes de viande de cheval vendues pour du bœuf, dont 800 tonnes en France.

La société Spanghero a changé de nom depuis un scandale dont elle peine à se remettre. En février 2013 éclatait le scandale dit de la viande de cheval, un scandale qui aura causé un véritable désastre social dans le lauragais audois. L’entreprise Spanghero, filiale de la coopérative basque Lur Berri, au cœur de la tourmente n’a pas résisté et a dû mettre la clé sous la porte. C’est Laurent Spanghero, le même qui l’avait fondée, qui la reprend en juillet 2013. La Lauragaise tiendra moins d’un an. En mai dernier, l’entreprise chaurienne est placée en redressement judiciaire. C’est la CA Holding qui la dirige aujourd’hui. Le groupe CA, ce sont plusieurs filiales et plusieurs marques prestigieuses de produits traiteurs et de charcuterie de qualité : Loste-Tradi-France, Melli, Noix fine et Jean Larnaudie, spécialiste du foie gras et de produits dérivés. La CA Holding a repris une centaine des salariés de l’entreprise Spanghero qui en comptait dans les deux cent cinquante avant le scandale.

NB : Pendant ce temps selon Le Figaro.fr, Nestlé s’interroge sur l’avenir de ses plats surgelés. Le géant suisse cherche un partenaire pour relancer sa filiale Davigel. Une cession n’est pas à exclure.

C’est la conséquence du scandale de la viande de cheval en 2013 mais aussi, et surtout, d’un marché de la restauration affecté par une consommation en berne.

Par ailleurs, on peut s’interroger d’où provient la référence au « trafic a concerné au niveau européen 50 000 tonnes de viande de cheval vendues pour du bœuf, dont 800 tonnes en France, selon la DGCCRF ». Pas de lien d’un communiqué sur ces éléments …

Des sanctions adaptées pour la vente sauvage de viande à Nice ?  

14
nov
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

larry_the_cable_guy_health_inspectorNice matin rapporte le 12 novembre 2014 que s’agissant de « Vente sauvage de viande à Nice: quatre condamnations ».

Des abats dans des sacs en plastique, des quartiers de viande dans des coffres de voiture d’où une odeur pestilentielle, des gigots à même le sol, le tout proposé à la vente à des prix défiant toute concurrence…

Des policiers de la sûreté urbaine accompagnés de fonctionnaires de la Direction départementale avaient mis un terme, en avril, à un étonnant commerce de viande sur le parking de la faculté des Sports, le long du boulevard du Mercantour à Nice.

Le tribunal correctionnel a condamné Ouisseim, 24 ans, Hassine, 69 ans, Sofiane, 40 ans et Lazhar, 37 ans et Messaoud, 61 ans, pour une kyrielle d’infractions: « abattage d’animal hors d’un abattoir, distribution de denrée d’origine animale dans des conditions créant un risque d’insalubrité… »

Parmi les prévenus, deux ont été condamnés pour leur activité illicite de bouchers à trois mois de prison avec sursis, 750 euros d’amendes et ont vu leur véhicule confisqué.

Il faut se rappeler ce que disait la cour des comptes dans un rapport en mai 2014, Des contrôles en baisse, des sanctions insuffisamment nombreuses et trop rarement contraignantes et dissuasives. »

En voici hélas un nouvel exemple …