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Articles de la catégorie 'Viande'

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Saga horsegate : résultats encourageants de la deuxième série de tests effectués à l’échelle de l’UE

28
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande.

La Commission publie (24 juillet 2014) les résultats encourageants de la deuxième série de tests effectués à l’échelle de l’UE et destinés à détecter la présence d’ADN de viande de cheval dans des produits à base de viande bovine: les mesures prises pour lutter contre la fraude alimentaire sont efficaces. (…)

horse-meat-09-3Une deuxième série de tests coordonnés au niveau européen visant à détecter la présence d’ADN de viande de cheval dans des produits à base de viande bovine a été lancée en avril de cette année. Il s’agissait d’un suivi de l’exercice effectué en 2013 au moment de la crise de la viande de cheval, lorsque 4,6 % des produits analysés avaient donné des résultats positifs. Cette deuxième série de tests a été demandée et cofinancée par la Commission. Les résultats sont encourageants dans la mesure où ils montrent que la situation s’est améliorée de manière significative, avec seulement 0,61% d’échantillons positifs. (…)

L’objectif du plan de surveillance coordonné était de contrôler les denrées alimentaires commercialisées comme contenant du bœuf en vue de détecter la présence de viande de cheval non étiquetée. Le programme de tests a été cofinancé à 50 % par la Commission européenne.

Dans chaque pays de l’UE, le nombre de contrôles recommandé, effectué sur des échantillons pour prendre la mesure de cet étiquetage erroné a varié entre 10 et 150 en fonction de la taille du pays. Certains pays de l’UE ont effectué davantage de contrôles que le nombre recommandé par la Commission.

Au total, 2 622 contrôles ont été effectués par les autorités compétentes dans les 28 pays de l’UE, en Norvège, en Islande et en Suisse. Parmi ces contrôles, seuls 16 ont révélé des traces d’ADN de viande de cheval, soit 0,61 % des échantillons. Il s’agit d’une amélioration notable par rapport aux résultats obtenus lors de la première série de contrôles coordonnés effectués en 2013, lorsque 4,6 % des échantillons analysés indiquaient des traces de viande de cheval non déclarée.

Les 16 cas ont fait l’objet d’un suivi de la part des autorités compétentes dans les États membres concernés qui ont adopté des mesures d’exécution appropriées (retrait du marché, traçabilité, réétiquetage, contrôles supplémentaires auprès de l’entreprise du secteur alimentaire) et sanctions.

Commentaires : Malheureusement, la Commission n’a pas jugé utile de publier un rapport détaillé sur cette deuxième série de tests. Après la publication des résultats au Royaume-Uni et en Irlande, j’aurais bien aimé que la France en fasse de même, car elle a été le pays le plus concerné par la fraude …

Selon Food Quality News, « La viande de cheval, 7 pays ont encore des analyses positives pour l’ADN de Cheval : Allemagne, Espagne, Bulgarie, Lettonie, Hongrie, Portugal et Slovénie. Ces sept pays ont tous été testés positifs pour de la viande de cheval étiqueté comme étant du bœuf dans la dernière série de tests d’ADN menées par la Commission européenne. »

Irlande : Pas d’ADN de cheval dans des produits de bœuf analysée mais présence de bœuf ou de poulet dans des kebabs d’agneau

26
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

Une enquête de la FSAI ne trouve pas d’ADN de cheval dans des produits de bœuf analysés. Présence d’ADN de poulet et de bovin retrouvé dans des plats d’agneau à emporter. Source Food Safety Authority of Ireland (FSAI) du 24 juillet 2014.

kebabLa Food Safety Authority of Ireland (FSAI) a publié  les résultats de deux enquêtes examinant l’authenticité des produits de bœuf et d’agneau. Dans le cadre d’un programme en cours de l’UE sur la fraude alimentaire, l’étude de la FSAI sur des produits du bœuf n’a trouvé aucune trace d’ADN de cheval dans les 52 produits de bœuf analysés, qui comprenait des hamburgers, des plats cuisinés à base de viande, du corned-beef, des boulettes de viande et des plats de pâtes. Cela démontre la  conformité des produits par l’industrie. Cependant, une étude séparée de la FSAI examinant des kebab d’agneau et des plats d’agneau dans des restaurants à emporter a soulevé des préoccupations au sujet de la présence de viande non déclarée, comme du poulet et du boeuf.

Une enquête de la FSAI, réalisée en collaboration avec le Health Service Executive le mois dernier, a révélé la présence de viande autre que de l’agneau dans sept des vingt aliments prélevés dans des restaurants à emporter indépendants de la ville de Dublin, qui étaient décrits sur la carte/menu comme contenant de l’agneau. L’étude a analysé la présence d’ADN de bovin, de porc, de mouton, de chèvre, de cheval, de poulet et de dinde dans dix brochettes et dix plats d’agneau. Aucun ADN de cheval, de chèvre, de porc ou de dinde n’a été retrouvé dans les prélèvements.

Six aliments sur sept avec de la viande non déclarée ont été décrits sur la carte/menu comme étant des brochettes d’agneau, mais la plupart d’entre elles ne contenaient pas d’agneau ou seulement de l’agneau en très petite quantité. Les six brochettes d’agneau avec de la viande non déclarée contenaient plus de 60% de poulet et du bœuf de 5-30%. Seulement trois de ces six brochettes d’agneau se sont révélées contenir de l’agneau, cependant, les taux étaient aussi faibles que 1-5%. Enfin, l’un des dix plats d’agneau prélevé, viande hachée pour des brochettes d’agneau, avec de la viande non déclarée qui était décrite sur la carte/menu comme de l’agneau, a été retrouvé contenant plus de 60% de bœuf et plus de 30% d’agneau.

Nouveaux développements sans précédent dans le scandale de la viande avariée chinoise aux Etats-Unis et Asie

25
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

D’anciens employés mettent en avant des non-conformités de sécurité des aliments chez le fournisseur n°1 de viande de McDonald’s, selon Newsweek.

La société de viande américaine qui est le fournisseur n°1 de protéines pour le monde entier de McDonald’s est déjà au centre d’un scandale majeur de sécurité des aliments en Asie. Faisant empirer les choses pour la société, qui a enregistré plus de 6 milliards de dollars de ventes l’an dernier, d’anciens employés de son usine de West Chicago ont dit à International Business Timesmercredi que OSI Group LLC s’est livré dans un large éventail de non-conformités liées à la sécurité des aliments et au travail aux Etats-Unis.

china-m-afp-0725-net_0Le siège international d’OSI Group est à Aurora en Illinois et son usine de West Chicago est l’une des plus grandes installations, qui aurait produit plus de 5 millions de galettes de bœuf par jour. Rosa Maria Ramirez, une employée pendant six ans dans cette usine, a déclaré à IBTimes, « La viande tombée au sol était remise dedans et conditionnée. Ils crachaient dans la viande et suaient des gouttes de leurs visages dans la viande, et il y avait des moments où le chewing-gum de personnes chutait de leurs bouches dans la viande, et ils laisser faire s’ils ne le trouvaient pas. C’est une exigence pour chaque personne de se laver les mains quand ils vont dans la zone de production, mais à peu près personne ne le faisait. »

Un autre ancien employé, qui a parlé IBTimes sous couvert d’anonymat, a validé les allégations de Ramirez, en ajoutant : « Un autre gros problème était les cheveux. » Cet employé anonyme a travaillé à l’usine de West Chicago comme un opérateur du hachoir et comme chef d’équipe de la chaîne de production pendant un peu plus de un an avant de quitter en 2011 pour un emploi moins exigeant et mieux rémunéré. Il a dit que les employés se livraient à des non-conformités liées à la sécurité des aliments et du travail « presque tous les jours », il était là.

IBTimes a sollicité les commentaires de la direction d’OSI mais n’a reçu aucune réponse.

Selon Meatingplace, Hong Kong a suspendu toutes les importations en provenance de Shanghai Husi Food, filiale d’OSI Group à la suite d’une alerte à la sécurité des aliments impliquant plusieurs marques mondiales, a rapporté Reuters.

Dans un article du South China Morning Post, les autorités de Hong Kong ont dit qu’elles allaient enquêter sur l’unité de Hong Kong de McDonald’s pour avoir omis de divulguer initialement ses importations de produits à base de viande en provenance de Shanghai Husi. McDonald’s Hong Kong a depuis présenté ses excuses à ses clients et a dit qu’il cesserait de vendre plusieurs articles, y compris le filets de poulet McSpicy, selon l’article.

Cela étant, McDonald’s Chine a dit qu’il conserverait OSI comme un fournisseur, tandis que Yum Brands et Starbucks ont dit qu’ils n’achèteraient plus chez Shanghai Husi, mais pour combien de temps ?

Un hamburger et un os, c’est pour le goût ?

25
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande.

On nous dit que « Le steak haché est généralement une préparation hachée à base de morceaux de viande de bœuf. » Plus précis, La Viande.fr rapporte que « Le steak haché est composé à 100% de muscle de bœuf. Il est très apprécié des Français, 83 % en ont une image positive en raison de sa praticité, son prix, son goût et ses qualités nutritionnelles (riche en protéines, source de fer et de vitamines du groupe B). »

imgresOui mais voilà, Le Dauphiné.com du 25 juillet 2014 nous informe que « La maman de l’adolescente de 15 ans qui a avalé et recraché un os de 2,5 centimètres en mangeant un hamburger dans le restaurant Quick de Montélimar le 9 juillet, a rencontré le propriétaire de l’établissement hier après-midi. »

Ce dernier, Christian Hermann, nous a indiqué que l’os lui a été remis et sera transmis aujourd’hui au laboratoire de la société qui fournit le groupe Quick en viande de bœuf.

Une enquête devra être conduite afin de tenter d’expliquer comment un élément de cette taille a pu se retrouver dans le steak haché. Dans un courrier daté du 15 juillet, le service consommateurs de Quick France affirmait qu’« aucune anomalie » n’avait été constatée. Mais le fait d’avoir pu récupérer l’os et de pouvoir l’examiner permettra sans doute d’éclaircir les choses.

Par ailleurs, M. Hermann dit réfléchir à un geste d’excuse à faire auprès de la jeune Charlotte. La famille avait en effet reçu deux coupons pour bénéficier de hamburgers gratuits, mais elle ne souhaite pas les utiliser après cette mésaventure.

Eh oui, remettre des coupons est nécessairement classique, mais pas suffisant ! Par ailleurs, ce n’est pas parce qu’« aucune anomalie »  n’a été constaté qu’il n’y a pas eu de dysfonctionnement …

L’enquête devrait plutôt s’orienter vers le fabricant d’hamburgers de la société Quick, mais le site de Quick ne fournit pas d’information sur le ou les fabricants concernés …

Le scandale de la viande chinoise, voici venu le temps des excuses comme mode de management

24
juil
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Classé dans Contamination, Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

C721N0025H_2014資料照片_N71_copy1Voici des extraits de la déclaration du Président et propriétaire du groupe OSI, Sheldon Lavin :

Ce qui est arrivé à Husi Shanghai est totalement inacceptable. Je ne vais pas essayer de le défendre ou de l’expliquer. C’était terriblement mauvais, et je suis consterné de voir que cela est arrivé dans l’entreprise que je possède.

SorrySubwayMeatingplace rapporte que « Les excuses publiques des dirigeants pour des accidents et des erreurs qui affectent le marché chinois sont la norme pour les entreprises qui font des affaires en Chine. Culturellement, la prise de responsabilité personnelle est un élément clé pour le succès d’un mea culpa même si les faits réels de la situation sont moins clairs.

En outre, des articles dans les médias chinois ont émis l’idée que les questions de qualité et de sécurité des aliments dans l’établissement reflètent l’absence de préoccupations par OSI des consommateurs chinois. »

Lavin a poursuivi,

« Au nom de Husi et OSI, je m’excuse sincèrement auprès de tous nos clients en Chine. Nous portons la responsabilité de ces faux pas, et nous allons faire en sorte qu’ils ne se reproduisent jamais. C’est mon engagement personnel et celui de notre organisation. (…) Après avoir écouté ce qui s’est passé à Shanghai, j’ai immédiatement envoyé notre meilleure équipe d’experts mondiaux du groupe OSI, et d’autres sont sur le chemin, pour travailler avec l’équipe locale afin de s’assurer que la promesse que je vous ai faite aujourd’hui soit tenue. »

La police de Shanghai détient cinq employés de ce site du groupe OSI, dont le responsable qualité.