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Articles de la catégorie 'Virus'

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Irlande : La FSAI réitère son avis de faire bouillir les baies importées surgelées

22
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus.

« La FSAI réitère son avis de faire bouillir les baies importées surgelées », source FSAI du 21 mai 2015.

La Food Safety Authority of Ireland (FSAI a réitéré son avis aux consommateurs de faire bouillir toutes les baies surgelées importées pendant au moins une minute avant de les consommer. Le conseil suit les récentes éclosions à norovirus en Suède et d’hépatite A en Australie liées à la consommation de baies surgelées importées, bien qu’il n’y ait aucune indication que des lots de baies impliquées aient été importées en Irlande.

FrozenBerriesSpreadOutMainL’éclosion en Suède a eu lieu dans une maison de retraite au début de mai, avec 70 personnes atteintes par norovirus. Trois décès ont été rapportés potentiellement liés à ce foyer. L’analyse microbiologique a confirmé que les framboises surgelées importées de Serbie étaient la source de cette éclosion. Contrairement aux recommandations nationales de la sécurité des aliments en Suède, les framboises surgelées importées ont été servies non cuites dans un dessert. En Australie, des baies surgelées importées ont été liées à une éclosion liée au virus de l’hépatite A qui a entraîné plus de 30 personnes malades en février et mars de cette année.

L’avis de faire bouillir toutes les baies surgelées importées a été publié par la FSAI en 2013 au cours de l’enquête sur une éclosion d’hépatite A en Irlande, qui a été liée à de petits fruits rouges surgelés importés. Le conseil a été renouvelé en 2014 suite à l’apparition d’une éclosion en Europe. L’éclosion irlandaise s’est avérée être une partie d’une éclosion multi-Etats, avec plus de 1000 cas signalés dans 12 pays de l’UE. Suite à une enquête à l’échelle européenne la source de l’éclosion n’a jamais été confirmée, toutefois des lots de petits fruits rouges surgelés de douze opérateurs du secteur alimentaire ont été liés à des cas de maladie dans cinq des pays touchés.

La Dr Lisa O’Connor, spécialiste en sciences des aliments à la FSAI déclare : « Il y a un risque permanent dans la chaîne d’approvisionnement mondiale en baies surgelées importées. Par conséquent, nous continuons de recommander que les baies surgelées importées doivent être bouillies pendant au moins une minute avant d’être consommées. Cette mesure de précaution va détruire le virus s’il est présent et est particulièrement important lorsque ces aliments sont servis à des personnes vulnérables telles que les résidents des foyers pour personnes âgées. Alors que les baies fraîches n’ont pas été reliées à ces éclosions, nous rappelons aux consommateurs, comme pour tous les autres fruits et légumes, qu’elles doivent être toujours lavées intensivement si elles sont consommées crues. »

NB : On attendra un jour un avis ou une recommandation de l’Anses … mais en attendant, rien sur la fiche Hygiène domestique de l’Anses.

Ronde des rappels, semaine 20 de 2015

15
mai
4 commentaires
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Non classé, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Virus.

RASFF-LogoCommencées avec la « Ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des produits cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le retrait/rappel d’un produit. Les informations recueillies ci-après concernent les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux de France ou distribués en France. Elles sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux). Pour des raisons inconnues, la plupart des informations diffusées ne sont pas relayées par les autorités françaises auprès des consommateurs …

Information collectée pour la semaine 20 de 2015 à la date du 16 mai 2015.

 ooOOoo

Quelques informations complémentaires sur les rappels :

  • 16 notifications d’alerte sont rapportées par le RASFF pour des fromages de France contenant des pathogènes (Listeria monocytogenes 7, Salmonella 4, STEC 4 et entérotoxines de Staphylococcus aureus 1) sur les 33 notifications d’alertes pour des produits d’origine France depuis le début de l’année 2015.
  • Auchan publie sur son rappel qualité le rappel le 11 mai 2015 de « Tartine craquante farines de sarrasin et de riz – Gerblé sans Gluten » de la société Nutrition et Santé.
  • Le site Rappel Produits signale le 16 mai 2015 le rappel du produit Francine farine de sarrasin de chez Euromill Nord pour cause de taux d’ochratoxine A supérieur à la normale.
  • Communiqué du 13 mai 2015 du Centre for Food Safety (CFS) de Hong Kong concernant le rappel cinq fromages au lait cru de France pour cause de contamination par Salmonella : Le Petit Fiancé des Pyrénées, La Tomme de Cchèvre Cabrioulet, La Tomme de chèvre Espelette, Le Cabri Ariègeois, Le Carre Ariègeois. Origine France. Date de fabrication entre le 10 mars et le 6 avril 2015.
  • Communiqué du 15 mai 2015 du Centre for Food Safety (CFS) de Hong Kong concernant le rappel d’un lot de fromages au lait cru Saint-Nectaire fermier pour cause de présence de Listeria monocytogenes.

Séroprévalence chez les donneurs de sang au virus de l’hépatite E dans le sud de la France

14
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Virus.

Selon l’InVS, « Points sur les connaissances. Qu’est-ce que l’hépatite E ? »

L’hépatite E est une maladie infectieuse due à un virus entrainant une atteinte du foie (hépatite). Elle est endémo-épidémique dans les pays en développement où la fourniture en eau potable et l’assainissement ne sont pas maitrisés. Dans les pays industrialisés, l’hépatite E est sporadique, importée ou autochtone, survenant principalement par consommation de produits contaminés provenant d’animaux réservoirs du VHE. On parle de zoonose c’est-à-dire une maladie se transmettant de l’animal à l’Homme.

_78911926_c0072139-meat_production_plant-splCes données devront sans doute être révisées à la suite de la parution d’une étude française dans Eurosurveillance et peut-être, qui sait, inclure le virus de l’hépatite E comme risque d’origine alimentaire …

Voici donc que vient de paraître un article indiquant que la séroprévalence chez les donneurs de sang révèle une exposition multisource et généralisée au virus de l’hépatite E dans le sud de la France, octobre 2011.

Résumé.

La séroprévalence apparente du virus de l’hépatite E (VHE) varie considérablement entre les pays développés selon la zone géographique et de la sensibilité des dosages immunologiques. Nous avons utilisé un test validé pour déterminer la prévalence d’IgG et d’IgM anti VHE parmi les 3 353 donneurs de sang vivant dans le sud de France, qui ont donné du sang au cours des deux premières semaines d’octobre 2011 et qui ont participé à l’étude. Les renseignements démographiques et épidémiologiques ont été recueillis en utilisant un questionnaire spécifique. Nous avons également ciblé 591 échantillons pour la présence d’ARN du VHE. Globalement, la séroprévalence en IgG était de 39,1% et variait de 20% à 71,3% selon la zone géographique (p <0,001), tandis que la séroprévalence en IgM était de 31,3%. Les IgG anti-VHE ont été significativement corrélées avec l’âge (p < 0,001), la consommation de saucisses crues de foie de porc (p < 0,001), d’abats (p = 0,003), ou de moules (p = 0,02). Les IgM anti-VHE étaient associées au sexe masculin (p = 0,01) et mangeant du porc crue saucisses de foie (p = 0,02). De l’ARN du VHE a été détecté dans l’un des 99 échantillons positifs en IgM anti-VHE, mais dans aucun des 492 échantillons négatifs en IgM anti-VHE. Le VHE est hyperendémique dans le sud de la France. Les habitudes alimentaires et culinaires ne peuvent expliquer l’épidémiologie du VHE dans cette région, ce qui indique que d’autres modes de contamination devraient être étudiées.

Les auteurs indiquent « En conclusion, le VHE est endémique dans le sud de la France et hyperendémique dans certaines zones. Il semble y avoir une corrélation entre la présence d’anticorps anti VHE et la consommation de porc, d’abats et de moules. Nous devons rechercher des particules infectieuses du VHE dans l’eau des rivières et lancer des études pour déterminer le risque de transmission par les produits sanguins contaminés par le VHE. »

Référence. Mansuy JM, Sauné K, Rech H, Abravanel F, Mengelle C, L’Homme S, Destruel F, Kamar N, Izopet J. Seroprevalence in blood donors reveals widespread, multi-source exposure to hepatitis E virus, southern France, October 2011. Euro Surveill. 2015;20(19):pii=21127.

Dans une note d’information de 2012, « L’hépatite E : généralités et diagnostic biologique », il est indiqué qu’« Une étude menée sur 512 donneurs de sang en Midi-Pyrénées a montrer la présence d’IgG anti-VHE chez plus de 50% des sujets. » Par ailleurs, il est noté que « L’hépatite E est devenue l’hépatite virale la plus fréquente en France, devant l’hépatite A, B et C et les cas diagnostiqués sont essentiellement autochtones. »

Selon GIDEON, qui a des données plus actualisées que l’InVS, 90% des cas d’hépatite E en France sont autochtones.

  • Les facteurs de risques de l’hépatite E en France comprennent la consommation de foie de porc cru, la consommation d’eau via un réseau privé, la consommation de coquillages crus et l’acquisition récente d’aliments pour les porcs.
  • 46 cas ont été confirmés de 2002 à 2004, comprenant 16 cas importés.
  • 369 cas ont été rapportés de2006 à 2008 : 264 cas autochtones et 51 cas importés.

A suivre …

NB : La photo qui sert d’illustration représente une entreprise alimentaire britannique.

Fardeau économique aux Etats-Unis des principales maladies infectieuses d’origine alimentaire

14
mai
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Listeria, Microbiologie, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Shigella, TIAC, Virus.

« Fardeau économique aux Etats-Unis des principales maladies infectieuses d’origine alimentaire », source IFT News du 13 mai 2015.

Chaque année, une personne sur six aux États-Unis est rendue malade par une maladie d’origine alimentaire. Le gouvernement, l’industrie et d’autres consacrent des ressources considérables à essayer de prévenir ces maladies d’origine alimentaire.

L’Economic Research Service du ministère américain de l’agriculture de l’agriculture (USDA ERS) a publié un rapport donnant un aperçu des estimations récentes du fardeau économique dû annuellement aux 15 principaux pathogènes d’origine alimentaire aux États-Unis. Selon ce rapport, les pathogènes d’origine alimentaire ont coûté plus de 15,5 milliards de dollars en fardeau économique au consommateur américain chaque année. Les estimations de la charge économique par cas varient considérablement, allant de 202 dollars pour Cyclospora cayetanensis à 3,3 millions de dollars pour Vibrio vulnificus.

USDA_ERS_rapportLe rapport constate que 15 pathogènes causent 95% ou plus des maladies d’origine alimentaire, des hospitalisations et des décès aux Etats-Unis pour lesquels un pathogène spécifique qui a provoqué la maladie a pu être identifié. Ce sont Campylobacter spp., Clostridium perfringens, Cryptosporidium spp., Cyclospora cayetanensis, Listeria monocytogenes, norovirus, Salmonella non typhoïdes, Shigella spp., STEC O157, STEC non-O157, Toxoplasma gondii, Vibrio vulnificus, Vibrio parahaemolyticus, Vibrio autre que non cholérique et Yersinia enterocolitica. De plus, la grande majorité du fardeau économique (84%) de ces pathogènes est dû aux décès. Le classement des pathogènes en termes de fardeau économique total suit généralement leur classement concernant leur fardeau économique en raison des décès liés aux pathogènes, avec des exceptions notables. Campylobacter provoque légèrement plus de décès par an que norovirus, mais en raison du très grand nombre de cas non mortels causés par norovirus, son fardeau économique est plus élevé que celui de Campylobacter.

Le rapport constate aussi que les estimations de l’incidence des maladies d’origine alimentaire acquise aux États-Unis, et par conséquent les estimations du fardeau économique, sont très incertaines. Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) estime que l’incidence des maladies d’origine alimentaire de ces 15 pathogènes pourrait varier 4,6 à 15,5 millions de cas par an. Basé sur cette série d’estimations de l’incidence, le fardeau économique pourrait varier de 4,8 milliards à 36,6 milliards.

Et en France me direz vous ? Toujours pas de données … pour cela il y a la sécu …

Une information du service de communication de l’Anses avance (sans références) que, « Dans le domaine de la sécurité sanitaire des aliments, la France fait souvent figure de pionnière en Europe et dans le monde en appliquant des politiques de maitrise des risques qui produisent des résultats probants ». Bon, si la com le dit …

NB : On lira aussi, Money and barf: Economic effects of foodborne illness (Argent et vomissement : les effets économiques des maladies d’origine alimentaire), source Doug Powell du barfblog.

Les framboises surgelées de Serbie voyagent et parfois avec norovirus

7
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Virus.

ivanjica-serbia-raspberriesCeeram le spécialiste en virologie moléculaire, rapporte que des « framboises serbes sont contaminées par norovirus ».

Norovirus détectés dans les framboises surgelées de Serbie. Alerte du 6 mai 2015 de la Belgique notifiée au RASFF sous la référence 2015.0554, présence dans 25 g. Pas de distribution en Belgique et en Allemagne avec un retour au distributeur.

Soit, mais que pensez du rappel du 6 mai 2015 par la Suède de framboises surgelées de Serbie. Le RASFF ne nous dit donc pas tout loin s’en faut …

Il existe une longue histoire de la Serbie avec des framboises contaminées par nororovirus …

On pourra lire cet article de septembre 2013, Framboises de Serbie et norovirus inside, un gros effort est nécessaire ! Il faut croire que cet effort n’a pas été encore pleinement réussi …

On se rappellera des TIAC dues à des norovirus présents dans des framboises surgelées importées de Serbie, en Finlande et Suède, 1998 ; Finlande, 2002 ; France, 2005, voir Norovirus, fruits rouges et Serbie.

A suivre …