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Articles de la catégorie 'Virus'

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Un nouveau meurtre d’employés de la santé au Pakistan stoppe la campagne de vaccination contre la polio dans la zone

27
nov
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé, Virus.

polio_slide-9e76f48888cecf3300c0d9cd17b320669d315857-s6-c30Un nouveau meurtre d’employés de la santé au Pakistan stoppe la campagne de vaccination contre la polio dans la zone, source CIDRAP News.

Une campagne de vaccination contre la polio au Pakistan s’est arrêtée à sa quatrième et dernière journée alors que quatre employés de la santé ont été tués, annonce l’Agence France-Presse (AFP) le 26 novembre 2014.

L’attaque se est produite à l’extérieur de Quetta, capitale de la province du Baloutchistan, dans la partie sud-ouest du pays. Des hommes armés à moto ont tiré sur le véhicule de l’équipe vaccination composée de sept membres. Un homme et une femme sont morts sur le chemin de l’hôpital et deux autres sont décédées à l’hôpital. Les trois travailleurs restants récupèrent.

Les agents de la santé la vaccinent des enfants dans huit districts du Baloutchistan, province riche en pétrole. Les militants de la province peu peuplée sont nombreux, dit l’article. Le Pakistan, l’un des trois seuls pays où le poliovirus est endémique, a vu un doublement des cas de poliomyélite cette année, avec 246 cas à ce jour.

Les équipes de vaccination ont été plusieurs fois attaquées au Pakistan, avec plus de 60 agents de la santé qui ont tués en seulement 2 ans. Le militantisme est plus fréquent dans les zones tribales de non-droit du nord-ouest. Les campagnes de vaccination sont considérées par certains comme des actes d’espionnage, de l’Occident destiné à stériliser les bénéficiaires.

On lira un point sur le sujet ici.

Food Safety Roundup ou Liste bibliographique en sécurité des aliments, 21

25
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Listeria, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

Message de CIDRAP, Center for Infectious Disease Research & Policy de l’Université du Minnesota, du 25 novembre 2014, relatif aux nouveaux documents ci-dessous sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire qui ont été ajoutés au site depuis les dernières semaines.

Foodborne Disease

Campylobacter

Listeria

Norovirus

Savez-vous quels sont les microbes présents dans la dernière toilette publique que vous avez utilisé ?

24
nov
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Nettoyage-Désinfection, Santé, Virus.

Tout ou presque ce que vous avez toujours voulu savoir sur les communautés microbiennes présentes dans les toilettes, sans jamais oser le demander !

Eh oui, le marketing de la propreté peut nous proposer des produits surpuissants qui éliminent 99,9% des bactéries, qui « nettoient et désinfectent parfaitement vos surfaces, et les laissent propres et brillantes comme au premier jour » (belle formule !), mais selon des scientifiques, même le nettoyage de toilettes quotidiennement n’a pas beaucoup d’influence sur la composition de la communauté de microbes qui y vit. » Source npr.

Le but de l’étude, publiée dans le numéro de décembre de la revue de l’ASM, Applied and Environmental Microbiology, était de mieux comprendre comment les communautés de bactéries et de virus peuvent se déplacer dans ces lieux très publics pendant deux mois.

Pour ce faire, les chercheurs ont sélectionné quatre toilettes à la San Diego State University.

nprbathroom_wide-b891ec9cceb999888de29d0b110dfe57e6180369-s900-c85Ils ont étudié deux toilettes femmes et deux toilettes hommes (une toilette avec un trafic élevé et une toilette avec un faible trafic pour chaque sexe). Les toilettes ont été très soigneusement nettoyées au début de l’étude avec une solution d’eau de Javel, qui a tué les communautés microbiennes existantes.

Puis, au cours des heures, des jours, des semaines et des mois d’une utilisation humaine, les chercheurs ont écouvillonnés périodiquement les distributeurs de savon, les sols et les sièges des toilettes dans les quatre toilettes afin de recueillir des prélèvements de microbes. Parce que certains micro-organismes microscopiques ne se cultivent pas dans des boîtes de Petri (en particulier ceux qui sont présents dans l’intestin humain), les chercheurs ont utilisé la méthode du séquençage génétique pour obtenir une identification plus complète.

Dans l’heure qui a suivi la stérilisation, les toilettes ont été complètement colonisées par des microbes. Les bactéries fécales étaient dominantes, y compris sur les sièges des toilettes et les distributeurs de savon, environ 45% des bactéries avaient une origine fécale.

En tout, les scientifiques ont trouvé des traces génétiques de plus de 77 000 types distincts de bactéries et de virus. (Certaines de ces espèces étaient susceptibles d’être mortes ou dormantes, ajoutent les scientifiques ; les tests génétiques les détectent toutes, quel que soit leur statut.)

Les profils de recroissance et de succession, car certaines espèces, déclinaient, et d’autres les ont remplacées, étaient étonnamment semblables d’une toilette à l’autre ; en seulement cinq heures, la composition de la population dans chaque toilette s’est stabilisée.

Lorsque l’équipe a essayé de cultiver les microbes de surfaces différentes dans chaque pièce, ils ont trouvé un ensemble de bactéries vivantes avec une abondance écrasante : Staphylococcus.

« Ce sont de vrais survivants », a dit Jack Gilbert, écologiste microbien au Argonne National Laboratory, et co-auteur de la nouvelle étude. Même après que quelques toilettes aient été fermées, ces communautés de microbes générées par l’homme ont continué à prospérer.

Dans le résumé, les auteurs indiquent que « Des gènes de virulence associés au SARM ont été retrouvés sur les sols, mais n’étaient pas présents dans le pangénome des Staphylococcus. L’abondance des virus, principalement des entérophages, des virus du papillome humain et des virus de l’herpes humain, était significativement corrélée avec une abondance de bactéries, et ont montré un ratio faible inattendu des virus aux bactéries dans les prélèvements de surface, ce qui suggère que les hôtes bactériens sont pour la plupart en sommeil sur les surfaces des environnements de ces lieux. »

Référence.  Sean M. Gibbons, Tara Schwartz, Jennifer Fouquier, Michelle Mitchell, Naseer Sangwan, Jack A. Gilbert, and Scott T. Kelley. Ecological succession and viability of human-associated microbiota on restroom surfaces. Applied and Environmental Microbiology Published ahead of print 14 November 2014, doi: 10.1128/AEM.03117-14.

NB : Cela étant dit, continuez à nettoyer très régulièrement vos toilettes …

Tendances en Europe pour 2012 pour les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses

21
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, E. coli, Environnement, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus, Volaille.

ecdc_zoonoses_2014« Tendances en Europe pour les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses », source communiqué de l’ECDC du 20 novembre 2014.

Le contenu du rapport épidémiologique annuel 2014 sur les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses donne un aperçu de la situation épidémiologique en Europe. Le rapport présente les données de 2012 et donne un aperçu de l’épidémiologie de chaque maladie, dont certaines sont présentées ci-dessous :

  • Les cas à Campylobacter ont augmenté pendant une période de cinq ans allant de 2008 à 2012, mais a légèrement diminué en 2012. La campylobactériose humaine est restée la maladie gastro-intestinale la plus fréquemment rapportée en Europe depuis 2005. La manipulation, la préparation et la consommation de viande de poulet ont été estimées représenter 20-41% des cas de campylobactériose humaine.

Il serait sans doute utile de revoir l’incidence des infections à Campylobacter en France comme cela avait fait par l’InVS en 2004-2005.

  • Les taux de salmonellose ont continué à diminuer avec une tendance de baisse marquée durant les cinq dernières années dans l’UE et une tendance à la baisse dans 17 pays de l’UE/EEE. Cette diminution est principalement attribuable à la mise en œuvre avec succès des programmes de maîtrise vétérinaire, en particulier chez les volailles. Cependant, la salmonellose est la deuxième infection gastro-intestinale la plus fréquemment rapportée et une cause importante d’éclosions d’origine alimentaire dans l’UE/EEE. Les cinq sérotypes les plus fréquemment rapportés ont été S. Enteritidis, S. Typhimurium, S. Typhimurium monophasique, S. Infantis et S. Stanley. L’augmentation de S. Stanley a été due à l’éclosion dans plusieurs pays causée par la distribution de la viande de dinde contaminée.

[A noter que le nombre de cas de salmonellose augmente toujours en France : 8705 en 2012, 8685 en 2011, 7184 en 2010, 7153 en 2009 et 7186 en 2008 -aa].

L’Anses indiquait en octobre 2013 au sujet de la salmonellose, « En Europe, ces bactéries demeurent la cause la plus fréquente d’épidémies d’origine alimentaire et la deuxième cause de maladie d’origine alimentaire. Toutefois, le nombre de foyers où ces bactéries ont été isolées est en constante diminution dans l’Union Européenne depuis 2001. Cette amélioration reflète l’efficacité de la politique de l’Europe en matière de sécurité sanitaire des élevages et des abattoirs (abattage systématique des élevages de poules pondeuses contaminés, mesures d’hygiène tout au long de la chaine de production). »  Une réactualisation serait utile …

  • Le taux de cas d’hépatite A varie fortement dans l’UE/EEE, la région la plus touchée étant l’Europe de l’Est. Un mauvais approvisionnement en eau et une faiblesse dans les infrastructures sont associés à la propagation du virus dans les pays européens de l’Est et dans la région des Balkans. Au contraire, la transmission d’hépatite A d’origine alimentaire a causé trois foyers dans plusieurs différents pays de l’UE/EEE. Dans tous les cas, de petits fruits rouges surgelés et frais ont été impliqués comme véhicule de l’infection, soulevant des inquiétudes sur la sécurité des aliments et la traçabilité des échanges de petits fruits rouges au sein de l’UE/EEE.

A ma connaissance, aucune information ou recommandation pour les consommateurs n’a été proposée par nos autorités …

  • En 2012, les cas confirmés de STEC/VTEC ont diminué de 66% après la grande épidémie à STEC/VTEC O104:H4 en Allemagne en 2011, mais ils ont augmenté de 36% par rapport aux chiffres des années 2009 et 2010. Le nombre de cas signalés de STEC/VTEC confirmés a été de 5748 et le taux de notification globale était de 1,5 cas pour 100 000 habitants dans les pays de l’UE et de l’EEE en 2012.

[Nombre de cas confirmés de STEC en France : 208 en 2012, 221 en 2011 et 103 en 2010 -aa].

Pour la listériose, selon ce rapport, « En 2012, 28 pays de l’UE et de l’EEE ont fourni des données sur la maladie. Le Liechtenstein et le Portugal n’ont état d’aucune donnée. Dans l’ensemble, 1 676 cas confirmés de listériose ont été signalés, soit un taux global de cas de 0,35 pour 100 000 habitants. Les taux les plus élevés ont été observés en Finlande (1,13 pour 100 000 habitants), suivie par le Danemark avec 0,90 pour 100 000 habitants. Allemagne et la France ont signalé le plus grand nombre de cas confirmés, respectivement, 412 et 348. » [A noter que le nombre de cas de listériose a augmenté en France : 348 en 2012, 282 en 2011, 312 en 2010, 328 en 2009 et 276 en 2008 -aa].

NB : Traduction par mes soins. -aa

Des virus naturels de l’intestin se joignent à leurs « cousins » bactériens pour le maintien de la santé et la lutte contre les infections

21
nov
2 commentaires
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé, Virus.

Des virus naturels de l’intestin se joignent à leurs « cousins » bactériens pour le maintien de la santé et la lutte contre les infections, source communiqué du NYU Langone Medical Center.

Une étude chez la souris suggère que le « virome » est aussi utile que le « microbiome » chez les personnes.

Des microbiologistes du NYU Langone Medical Center disent qu’ils ont ce qui pourrait être la première preuve solide que la présence naturelle de virus dans l’intestin – ou ce qu’ils appellent le « virome » – joue un rôle de maintien de la santé et de lutte contre l’infection similaire à celui des bactéries intestinales qui y habitent et qui composent le « microbiome ».

Dans une série d’expériences chez la souris qui a pris deux ans, l’équipe du NYU Langone a constaté que l’infection par des norovirus murins ou MNV a aidé les souris à réparer du tissu intestinal endommagé par l’inflammation et a aidé à restaurer les défenses immunitaires de l’intestin après que le microbiome ait été anéanti par antibiothérapie.

Dans un article sur leur travail qui est publié dans la revue Nature le 19 novembre, les chercheurs disent qu’ils ont également constaté que les MNV ont renforcé le système immunitaire dans la lutte contre les dommages des tissus.

« Notre recherche offre des données convaincantes sur la relation de soutien mutuel entre les virus et les bactéries dans l’intestin de la souris et jette les bases pour de nouvelles recherches sur précisément comment le virome soutient le système immunitaire, ce qui doit être aussi susceptibles de s’appliquer chez les humains », dit le chercheur d’étude supérieur Ken Cadwell, professeur à l’université de New York Langone.

« Nous savons depuis longtemps que les gens sont infectés tout le temps par des virus et des bactéries, et ils ne sont pas pour autant malades », dit Cadwell. « Maintenant, nous avons la preuve scientifique que toute infection virale n’est pas mauvaise, mais peut en fait être bénéfique pour la santé, tout comme nous savons que de nombreuses infections bactériennes sont bonnes pour maintenir la santé. »

Selon Cadwell, jusqu’à présent, les scientifiques ont eu la plupart des preuves génétiques de l’existence d’un virome, mais aucun n’a pu pour confirmer sa présence normale dans l’intestin ou de préciser s’il joue un rôle néfaste, neutre, ou utile.

Pour leur recherche, l’équipe a utilisé leurs études précédentes chez des souris génétiquement élevés pour développer des maladies inflammatoires de l’intestin, une condition que l’on croit causée par les bactéries du microbiome. La recherche a montré que l’infection chronique par MNV chez ces souris sensibles pourrait produire les mêmes dommages inflammatoires du tissu intestinal que l’exposition chronique bactérienne, ce qui suggère un rôle immuno-activateur similaire.

N’hésitez pas à lire la suite ici.