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Articles de la catégorie 'Virus'

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L’humidité absolue influence la persistance saisonnière et de l’infectiosité de norovirus chez l’homme

31
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

norovirusRésumé.

Norovirus (NoV) est l’un des principaux agents responsables des gastro-entérites aiguës dans le monde entier. Dans les climats tempérés, le pic de l’épidémie a lieu pendant la saison hivernale. Le mécanisme par lequel les facteurs climatiques influencent l’apparition de foyers à NoV est inconnu. Nous émettons l’hypothèse que l’humidité est liée à la saisonnalité de norovirus. Les norovirus humains ne sont pas cultivables, et donc nous avons utilisé des norovirus murins (MNV) cultivables comme substitut pour étudier sa persistance lorsqu’il est exposé à différents taux d’humidité relative (HR) allant de faible conditions (10% d’humidité relative) à des conditions saturées (100% d’humidité) à 9 et 25°C. En outre, nous avons effectué des expériences similaires avec des virus like particles (VLPs) du norovirus prédominant GII-4 et avons étudié les changements des profils de liaison aux groupes hydrates de carbone A, B et O susceptibles de refléter des modifications de la capside. Les réponses du MNV et du VLP à l’humidité étaient quelque peu similaires, une humidité relative de 10 et 100% présentait un effet conservateur fort pour les deux modèles, tandis qu’une humidité relative de 50% était préjudiciable pour le MNV infectieux et la capacité de liaison du VLP. L’analyse des données suggère que l’humidité absolue (HA) plutôt que HR est le facteur critique pour conserver infectieux norovirus, une HA en dessous de 0,007 kg eau/kg d’air étant favorable à la survie de norovirus. Les enquêtes rétrospectives des données météorologiques à Paris pour les 14 dernières années ont montré que les valeurs moyennes d’HA ont presque toujours été inférieur à 0,007 kg eau/kg d’air pendant l’hiver (par exemple, 0,0046 ± 0,0014 kg eau/kg d’air), et cette constatation étaye le fait que la faible HA fournit une condition idéale pour la persistance et la transmission de norovirus pendant les mois froids.

Alexandre Colas de la Noue, Marie Estienney, Serge Aho, Jean-Marie Perrier-Cornet, Alexis de Rougemont, Pierre Pothier, Patrick Gervais and Gaël Belliot. Absolute Humidity Influences the Seasonal Persistence and Infectivity of Human Norovirus. Appl. Environ. Microbiol.December 2014 vol. 80 no. 237196-7205.

D’après une étude sur la glucoprotamine, des virus séchés sur des surfaces ne sont pas très sensibles à ce désinfectant

31
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Santé, Virus.

5102b420403e0.preview-620Résumé.

Toucher des objets et des surfaces contaminés est une méthode bien connue de transmission des virus. Une fois fixés sur les mains, les virus peuvent facilement s’adsorber et initier une infection. Ainsi, la désinfection des surfaces fréquemment touchées est d’une importance majeure pour empêcher la propagation des virus. Ici, nous avons étudié l’activité antivirale d’un désinfectant contenant de la glucoprotamine contre le virus de la grippe A et un modèle viral, le virus de la vaccine (VACV ou vaccin contre la variole) séchés sur des surfaces inertes. L’efficacité de surface du désinfectant sur des coupons en acier inoxydable, chlorure de polyvinyle et en verre a été étudiée dans un essai quantitatif de porte germes. Les virus séchés sont exposés à 0,25%, 0,5%, 1% de désinfectant pendant 5, 15 et 30 minutes sans agitation, et l’infectiosité résiduelle a été déterminée par titrage. Bien que glucoprotamine ait été très active contre les deux virus en suspension, une activité antivirale limitée contre les virus séchés aux surfaces a été détectée. Même après 30 min d’exposition à 1% de désinfectant, le VACV n’était pas complètement inactivé. En outre, l’inactivation du virus de la grippe A a été fortement influencée par la composition de la surface pendant des traitements de 5 et 15 minutes, avec 0,25% et 0,5% de désinfectant. Les résultats présentés dans cette étude soulignent la pertinence des tests pratiques pour évaluer l’activité antivirale des désinfectants de surface. L’activité virucide élevée en solution n’est pas nécessairement représentative de l’activité antivirale élevée contre les virus séchés sur des surfaces. En outre, nous tenons à souligner que la simple exposition des surfaces aux désinfectants pourrait ne pas être suffisante pour l’inactivation des virus et une action mécanique doit être appliquée pour permettre aux virus attachés d’être en contact avec des composés virucides.

Benjamin Zeitler and Ingrid Rapp. Surface-Dried Viruses Can Resist Glucoprotamin-Based Disinfection. Appl. Environ. Microbiol. December 2014 vol. 80 no. 23 7169-7175.

NB : Peut-être qu’il faudra revoir la liste positive des désinfectants de juin 2009 de la société française d’hygiène hospitalière.

Un nouveau système de désinfection mis au point par l’armée américaine pour lutter contre le virus d’Ebola

30
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

twitterheaderL’Institute of Food Technologists (IFT) rapporte qu’un de ses membres invente un système de désinfection pour lutter contre le virus Ebola.

Des chercheurs de l’US Army Natick Soldier Research, Development and Engineering Center ont inventé un système de désinfection de la prochaine génération qui tue le virus Ebola sur des surfaces. Les scientifiques ont développé et breveté un nouveau système chimique, qui est utilisé pour stériliser le matériel médical et les items électroniques utilisés dans le traitement des patients sur la ligne de front de la guerre contre le virus Ebola en Afrique de l’Ouest. L’invention de Natick est une méthode portable, sans alimentation » afin de produire du dioxyde de chlore, connu sous le nom de ClO2, un gaz, l’un des meilleurs biocides disponibles pour la lutte contre les contaminants, qui vont des microbes bénins et aux pathogènes alimentaires à la catégorie A des agents du bioterrorisme.

Christopher Doona, l’inventeur principal de cette méthode portable sur le terrain pour générer du ClO2, est chimiste au Natick, avec une grande expérience dans le ClO2. Doona a dit qu’une particularité importante du ClO2 est sa polyvalence comme un désinfectant approprié utilisé dans toute l’industrie, allant des textiles, la médecine, le traitement des eaux usées et la santé publique, la sécurité des aliments, l’hygiène personnelle et domestique. Le ClO2 peut être activé en petites ou grandes quantités et à différents niveaux assez puissants pour stériliser des instruments médicaux à des niveaux assez doux pour l’utiliser dans la pâte dentifrice afin de combattre les microbes dans la bouche.

Cette technologie aurait pu finir comme beaucoup de technologies militaires dans un produit pour un combattant. Cependant, l’armée a breveté et transféré la technologie à ClorDiSys Solutions, afin qu’il puisse être commercialisé et largement disponible. Un transfert de technologie comme celui-ci, à partir d’un laboratoire du gouvernement vers une entreprise privée, est surveillé par le Congrès qui veille à ce que les technologies utiles ne se contentent pas de dormir sur une étagère, mais trouvent leur application dans l’industrie américaine.

Des chercheurs identifient de l’ADN de virus d’algues chez l’homme

28
oct
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Santé, Virus.

thumbnails« Des chercheurs identifient de l’ADN de virus d’algues chez l’homme », source Newsroom.unl.edu

De l’ADN d’un virus que l’on croyait confiné aux cellules d’algues peuvent en fait envahir le royaume biologique des souris et des hommes, selon une nouvelle étude de chercheurs de l’université Johns Hopkins à Baltimore et de l’université de Nebraska-Lincoln.

Des chercheurs, dont l’article est paru le 27 octobre dans les Proceedings of the National Academy of Science, ont trouvé de l’ADN ressemblant à celui d’un chlorovirus indigène d’algues, lors d’un prélèvement par écouvillon de la gorge de sujets sains lors d’une étude sur le fonctionnement cognitif.

La découverte représente le premier cas documenté de séquences de gènes de chlorovirus dans la gorge humaine, ont signalé les chercheurs.

La photo représente une algue infectée par un chlorovirus similaire à celui retrouvé par les chercheurs qui l’ont récemment identifié dans une gorge humaine. (Credit : Kit Lee et Angie Fox, University of Nebraska-Lincoln).

Transmission d’origine alimentaire du virus de l’hépatite E de saucisse de foie de porc cru en France

27
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

figatelli Il avait déjà été question d’un article sur ce blog à propos de la « Contamination fréquente par le virus de l’hépatite E d’aliments contenant des foies crus de porc en France ».

Dans une lettre aux éditeurs d’Emerging Infectious Diseases, il est aussi question de la « Transmission d’origine alimentaire du virus de l’hépatite E de saucisse de foie de porc cru en France ».

Le nombre de cas sporadiques autochtones des hépatites aiguës E augmente dans de nombreux pays industrialisés. Ces cas concernent le virus de l’hépatite E (VHE) des génotypes 3 et 4, qui sont zoonotiques. Bien que le risque de transmission d’origine alimentaire de la viande de porc est maintenant reconnu, nous rapportons ici la transmission directe du VHE par l’ingestion de saucisses de foie de porc cru (figatellu [pluriel: figatelli]) dans le sud de France.

(…)

Dans la présente étude, l’homologie entre les séquences récupérées à partir de l’index cas-patient et celles récupérées à partir de restes de figatellu fournit une preuve supplémentaire de la transmission d’origine alimentaire du VHE dans un pays occidental. En France, des informations sur le risque de transmission du VHE par l’ingestion de cette charcuterie ont été publiées par les autorités françaises en 2010, mais le présent cas démontre que l’éducation du public et les recommandations, ou un étiquetage plus grand et plus explicite sur l’emballage, doivent être améliorées afin de réduire le risque d’exposition au VHE.

Renou C, Roque Afonso AM, Pavio N. Foodborne transmission of hepatitis E virus from raw pork liver sausage, France [letter]. Emerg Infect Dis [Internet]. 2014 Nov]. http://dx.doi.org/10.3201/eid2011.140791.