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Comment est-on informé sur une maladie infectieuse d’origine alimentaire qui a touché des collégiens en France ?

18
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

gastroVoici un fil conducteur du récit vu par la presse de notre pays d’un incident qu’ont vécu des collégiens, des chauffeurs et leurs accompagnateurs, à vous de voir, si vous vous y retrouvez … entre intoxication alimentaire et gastro ?

Selon France 3 Limousin du 17 avril 2014, « Plan rouge cette nuit à Guéret : une vingtaine de collégiens en voyage scolaire ont du être hospitalisés d'urgence. Un car transportant une cinquantaine d'élèves d'un établissement scolaire de Gap dans les Hautes-Alpes a fait une halte vers minuit ce jeudi sur une aire de repos près de Guéret et un poste médical avancé a été mis en place pour apporter les premiers soins. »

Il est fait état d’une vingtaine de collégiens …

Pour Le Dauphiné.com du 17 avril 2014, il ne s’agit pas d’un plan rouge mais d’un plan blanc, Alors que le groupe de troisième du collège de Fontreyne de Gap revenait d'un voyage scolaire à Vulcania, à proximité de Clermont-Ferrand, puis au Futuroscope, à Poitiers, 15 d’entre eux ainsi qu’un chauffeur, ont été pris de maux de tête, de douleurs abdominales et surtout de vomissements dans le bus les raccompagnant à  Gap, la nuit dernière.
Le professeur en charge du voyage a donné l’alerte vers minuit, alors que le bus était stationné sur l’aire des Monts de Guéret, dans la Creuse. La préfecture du département a immédiatement déclenché le « plan blanc ».

Ici, il s’agit de 15 collégiens et d’un chauffeur …

Le site DICI des Hautes Alpes du 17 avril 2014 se veut rassurant, pourquoi pas, « Avant toute chose pas d'inquiétude ! Les 19 collégiens de 3ème et 4ème hospitalisés depuis la nuit dernière à Guéret dans la creuse vont bien. Il en va de même pour l'un des deux  chauffeurs  lui aussi victime de cette intoxication alimentaire qui ferait suite à un repas que tous auraient pris en commun. »

On parle de 19 collégiens et d’un chauffeur …

La Montagne.fr du 17 avril 2014 rapporte que « Quinze collégiens et deux chauffeurs de car ont dû être hospitalisés d'urgence la nuit dernière à Guéret (Creuse). Les élèves, originaires de Gap (Hautes-Alpes) auraient été victimes d'une intoxication alimentaire après un séjour au Futuroscope. »

Il s’agit ici de 15 collégiens et deux chauffeurs.

Le 18 avril 2014 à 10h50, France 3 Limousin dit que « 17 adolescents encore hospitalisés à Guéret, victimes d'une intoxication alimentaire. Des collégiens de Gap dans les Hautes-Alpes, ont été pris en charge par les services du Centre Hospitalier de Guéret. Ils revenaient du Futuroscope de Poitiers, lorsqu'ils ont été pris de nausées et de diarrhées. »

Ici les chauffeurs sont devenus des adolescents puis qu'il n'est question que de 17 adolescents.

Le 18 avril 2014 à 15h04, Le Populaire.fr nous dit, « Les élèves de 3e du collège Fontreyne de Gap se souviendront longtemps de leur voyage scolaire au Futuroscope de Poitiers. Et de leur séjour dans le service des urgences de l’hôpital de Guéret où ils ont été accueillis dans la nuit de mercredi à jeudi. Ce vendredi, tout danger est écarté. Une enquête a été ouverte pour en connaître les causes. »

Ouf, tout va pour le mieux !

Ce qui est intéressant, c’est le site de la Charente Libre.fr du 18 avril 2014 qui nous le dit que, « Selon le parc du Futuroscope, il ne s'agit pas d'une intoxication alimentaire. L'hypothèse d'une gastro entérite virale aigüe est fortement envisagée par les autorités compétentes, notamment en raison du fait qu'un tiers des élèves participants au voyage ont été touchés. »

Moi qui crois que les gastro-entérites aigües d’origine virale font partie des maladies infectieuses d’origine alimentaire, donc des intoxications alimentaires, voir à ce sujet, Ce n’est pas une intoxication alimentaire mais une épidémie de gastros …

Et après avoir lu tout cela, est-on vraiment informé ? Vaste sujet car par ailleurs, e n’ai pas trouvé trace d'un communiqué officiel d ela préfectrure de la Creuse et de l'ARS, pas mal …

Au final tout ceci me fait penser à cette phrase de Friedrich Nietzsche dans Opinions et sentences mêlées, « la presse est-elle autre chose qu’un bruit aveugle et permanent qui détourne les oreilles et les sns vers une fausse direction ? »

Mise à jour du 19 avril 2014.  « On apprend, selon DICI.fr que « Sur les 19 hospitalisés, 4 avaient encore passé la nuit de vendredi à samedi à l'hopital. A l'origine  une intoxication alimentaire ou une gastro entérite virale aigüe. Même si les résultats des analyses ne seront connus que dans quelques jours, la thèse de l’intoxication alimentaire reste la plus plausible selon les médecins des urgences de Guéret. »

Les savons antibactériens peuvent-ils réduire le risque de maladies infectieuses d’origine alimentaire ?

17
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lavage des mains, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

Un communiqué de l’American Cleaning Institute du 15 avril rapporte qu’« Une étude démontre que les savons antibactériens peuvent réduire les risques de maladies d'origine alimentaire ».

Une recherche parue dans le Journal of Food Protection trouve que le savon antibactérien réduit de manière significative le risque de maladie par rapport à savon non antibactérien.

handsoap1-617x416Une recherche récemment publiée montre que l'utilisation de savons antibactériens peut réduire la propagation des bactéries dangereuses – qui conduit souvent à une maladie d'origine alimentaire – plus efficacement que d'utiliser des savons non antibactériens.

La recherche, publiée dans la revue scientifique, Journal of Food Protection (Vol. 77, n°4, 2014, pp 574-582), a utilisé de nouvelles données de laboratoire, ainsi que des techniques de simulation, pour comparer la capacité des produits non antibactériens et antibactériens afin de réduire le risque de shigellose, une maladie infectieuse, qui est souvent transmis lors de la préparation des aliments.

Le chercheur responsable de l’étude, Donald Schaffner du département science des aliments de la Rutgers University dit que les données montrent que l'utilisation des trois produits de lavage antibactériens entraîne une réduction statistiquement significative de la présence de Shigella (bactérie qui cause la shigellose) par rapport à l'utilisation de savons non antibactériens.

« Cette recherche passionnante allie l'évaluation quantitative des risques microbiens avec un ensemble impressionnant de données de laboratoire pour montrer que les traitements antibactériens sont plus efficaces que les traitements non antibactériens dans la réduction de la maladie », a déclaré le Dr Schaffner.

Dans l'étude, 163 sujets ont été utilisés pour comparer deux produits non antibactériens et trois produits antibactériens, avec une conception de l'étude visant à simuler la manipulation des aliments. Les mains des participants ont été exposées à Shigella et ensuite traitées avec l'un des cinq produits avant de manipuler des boules de melon. Les taux résultant de Shigella sur l’aliment ont ensuite été mesurés.

Les taux de Shigella ont été ensuite utilisés pour prédire le résultat d'un événement dans lequel 100 personnes seraient exposées à Shigella à partir de boules de melon qui avaient été manipulées par des employés alimentaires avec Shigella sur leurs mains.

Les données montrent tous les trois traitements antibactériens réduisent significativement la concentration de Shigella par rapport aux traitements non antibactériens. Sur la base de ce modèle, l’article a prédit que le lavage des mains avec des traitements antibactériens, pourrait réduire par dix le nombre de maladies.

« Cette recherche fournit de solides preuves que les savons antibactériens sont beaucoup plus efficaces que les savons non antibactériens dans la réduction de Shigella sur les mains et son transfert ultérieur à des aliments prêts à être consommés », écrivent les auteurs.

L’American Cleaning Institute and le Personal Care Products Council ont fourni le financement de la recherche dans le cadre de l'engagement continu pour affirmer l'innocuité et les avantages de ces produits.

Un résumé résumant l’article, « Quantitative Microbial Risk Assessment of Antibacterial Hand Hygiene Products on Risk of Shigellosis » ou évaluation quantitative microbienne des risques de produits antibactériens pour l'hygiène des mains sur le risque de shigellose », peut être trouvé en ligne ici.

Commentaires. Il a déjà été question à maintes reprises sur ce blog de la supériorité (et de leur efficacité) ou non des savons antibactériens versus savons non antibactériens. Il me semble que dans la vie de tous les jours, un lavage des mains avec un savon non antibactérien reste la référence, d’autant plus que le lavage simple des mains avec un savon permet utilement de se débarrasser de virus inopportuns. Sur cet article de Donald Schaffner, le blog avait déjà consacré un article que l’on peut retrouver ici.

Le foyer d’infection d’hépatite A en Europe s’étend bien au-delà de l’Italie

14
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus.

HepatitisAMain« Le foyer d’infection d’hépatite A en Europe s’étend bien au-delà de l'Italie », source Food Safety News du 14 avril 2014.

On a d'abord pensé qu’un foyer d’infections d'hépatite A d'au moins 240 cas serait limiter à l'Italie mais il y a désormais une plus grande présence en Europe.

Il y a eu 240 cas de personnes qui n'ont pas visité l'Italie et qui sont associés au foyer d’infection en France, Allemagne, Irlande, Norvège, Pays-Bas, Suède et Royaume-Uni. Dans l'ensemble, il y a eu 1 315 cas d'hépatite A depuis le 1er janvier 2013 dans 11 pays de l'Union européenne.

On a initialement pensé que la source probable du foyer d’infection d’hépatite A était due à des petits fruits surgelés, selon l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Plus récemment, cependant, l'attention s'est portée sur une contamination croisée potentielle dans des équipements de production alimentaire ou même la possibilité que la souche soit désormais répandue alors qu’elle n’avait pas été précédemment détectée.

L’EFSA mène l'investigation de traçabilité en coopération avec les pays de l'Union européenne, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, la Commission européenne et l'Institut fédéral pour l'évaluation des risques (BfR).

Tous les 1 315 cas d'hépatite A pourraient faire partie de l'épidémie. Les 240 cas confirmés partagent la même séquence de jonction du génome de la souche virale.

Le pathogène a besoin d’une longue période d'incubation, temps entre l'exposition et l'apparition de la maladie, et l'EFSA dit que quelque qu’il soit le véhicule alimentaire impliqué, il a une longue durée de vie et une chaîne de transformation et de distribution complexe. Cette combinaison rend probable que d'autres cas seront signalés et que le nombre de pays ayant des cas peut également se développer.

L'enquête utilise le système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) de l’UE. Le risque pour la santé humaine et l'étendue géographique de la transmission en cours sont tous deux perçus comme en augmentation.

Le traitement thermique de petits fruits congelés et la vaccination contre le virus de l’hépatite A pour ceux qui travaillent au contact sont parmi les recommandations que les responsables de la santé de l'UE sont en train de faire en ce moment.

« Une approche du séquençage du génome entier doit être considérée pour examiner les isolats viraux provenant de différents points dans le temps lors du foyer d’infection d’hépatite A afin de confirmer l'hypothèse d'un seul foyer », rapporte l'EFSA.

On s'attend bientôt à ce qu’une nouvelle évaluation des risques arrive.

NB : Voir aussi Mise à jour des informations sur les cas d’hépatite A dans l’UE.

On connait peut-être déjà le vainqueur de la coupe du monde de football au Brésil en juin 2014, le virus du chikungunya !

9
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Virus.

Emd-5577« Il n’y aura peut-être pas que la Coupe du Monde de football en Amérique du Sud en juin 2014 », une épidémie virale de chikungunya peut aussi être présente. » Source pbs.org.

Une étude publiée en ligne avant impression lundi dans le Journal of Virology par une équipe de chercheurs brésiliens et français avertit la FIFA organisatrice de la coupe du monde de football de 2014.

Le risque d'une épidémie « catastrophique » dans les Amériques est stimulée par la Coupe du Monde de la FIFA, qui se tiendra au Brésil en juin prochain, avec des gens venant de près et de loin, dit l'auteur correspondant Ricardo Lourenço-de-Oliveira de l'Instituto Oswaldo Cruz de Rio de Janeiro au Brésil. Le Brésil rapporte chaque année la plus forte incidence de dengue, un virus qui se transmet par Aedes aegypti et Aedes albopictus, les mêmes moustiques qui transmettent le chikungunya, dit-il.

Les chercheurs affirment que les voyageurs infectés peuvent transporter le virus au Brésil et que les moustiques connus pour héberger le virus ont une capacité élevée de transmission dans les zones autour des villes du nord et du sud des Amériques de Tyson, Missouri à Buenos Aires.

Selon le Centers for Disease Control and Prevention, le chikungunya peut entraîner une forte fièvre, des douleurs articulaires aiguës et des éruptions cutanées sur les personnes infectées, avec des chances de l'invalidité permanente.

NB : L’image représente une reconstruction par cryo-microscopie électronique du virus du chikungunya. Photo via Wikimedia.

Existe-t-il un risque de dengue en Europe ?

8
avr
2 commentaires
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Virus.

A l’occasion de la « Journée mondiale de la Santé 2014 : Prévention des maladies à transmission vectorielle », le 7 avril 2014, l’OMS indique que « Plus de la moitié de la population mondiale est exposée à des maladies comme le paludisme, la dengue, la leishmaniose, la maladie de Lyme, la schistosomiase ou la fièvre jaune, qui sont véhiculées par des moustiques, des mouches, des tiques, des gastéropodes et d’autres vecteurs. Chaque année, plus d’un million meurent de maladies à transmission vectorielle. L’OMS consacre cette année la Journée mondiale de la Santé, le 7 avril, à la menace que représentent les maladies à transmission vectorielle. »

dengue virus-1THDSelon un article paru dans Science Daily du 7 avril 2014, il y aurait un « Risque d'épidémie de dengue en Europe ».
Extraits.

Le risque de la dengue commençant à se répandre en Europe est imminent. Selon des chercheurs de l'Université d'Umeå, ce n'est plus seulement un problème pour la communauté scientifique, mais aussi pour les hommes politiques et les décideurs, qui doivent être préparés et élaborer des mesures préventives.

Avec les changements climatiques et la hausse des températures en Europe, l'incidence du moustique Aedes aegypti a également augmenté. Le moustique est le principal vecteur de la dengue qui peut causer de la fièvre hémorragique. Bien qu'aucun foyer de la maladie n'ait pas encore eu lieu en Europe, des chercheurs de l'unité d'épidémiologie et de santé mondiale à l'Université d'Umeå affirment qu'il y a maintenant bonnes conditions de vie pour le moustique en Europe et que ce n'est donc qu'une question de temps avant que nous voyons une flambée ici. Le moustique Aedes albopictus s'est déjà imposé dans de grandes parties de l'Europe. Même si ce n'est pas un vecteur aussi compétent qu’Aedes aegypti, plusieurs cas domestiques de la maladie ont été observés dans des pays tels que la France et la Croatie.

C’est aussi semble-t-il ce que confirme l’OMS dans son Aide-mémoire N°117 de mars 2014 sur la « Dengue et dengue hémorragique ».

Non seulement le nombre de cas augmente à mesure que la maladie se propage à de nouvelles zones mais l’on assiste également à des flambées explosives. La menace d’une flambée de dengue existe désormais en Europe et une transmission locale a été rapportée pour la première fois en France et en Croatie en 2010, et des cas importés ont été détectés dans trois autres pays européens. En 2012, une flambée sur l’archipel de Madère (Portugal) a provoqué plus de 2000 cas et des cas importés ont été détectés dans 10 autres pays européens, en dehors du Portugal continental.

Le site santé du ministère des affaires sociales rapporte (document rédigé en fonction de l’état des connaissances au 1er mai 2013) qu’« Au niveau du territoire français, le virus de la dengue circule sur un mode endémo-épidémique dans les départements français d’Amérique (Guyane, Guadeloupe, Martinique). Au niveau des territoires de l’Océan indien, (La Réunion et Mayotte), le virus circule de manière sporadique. Dans le Pacifique, le virus de la dengue circule également sur un mode endémo-épidémique (Polynésie et Nouvelle-Calédonie). En France métropolitaine, le risque d’une circulation autochtone du virus de la dengue existe dans les départements de métropole où Aedes albopictus (vecteur potentiel de la dengue) est présent. Cette situation résulterait de l’introduction du virus dans ces départements via des voyageurs en provenance de zones de circulation du virus. »

On lira avec intérêt un dossier très complet sur la dengue sur le site de l’InVS.