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Articles de la catégorie 'Virus'

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Les maladies virales d’origine alimentaire, vues par Eufic

29
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

Eufic dans son magazine Food Today 08/2014 propose un point sur « Les maladies virales d’origine alimentaire ».

Extraits

Les maladies virales d’origine alimentaire trouvent leur source dans toutes sortes de virus susceptibles de contaminer les aliments à tous les niveaux de la chaîne d’approvisionnement.

Les maladies d’origine alimentaire (c.-à-d. les maladies provoquées par la consommation d’aliments contaminés) représentent à l’échelle mondiale un fardeau de plus en plus pesant pour la santé publique. Il est apparu qu’une part significative des toxi-infections alimentaires est d’origine virale. En 2007, on a estimé que presque 12 % du total des épidémies d’origine alimentaire signalées en Europe étaient imputables à des virus. Et ce pourcentage a atteint 14 % en 2012, selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

norovirus-1Quels virus sont le plus souvent à l’origine d’une intoxication alimentaire ?

La majorité des maladies alimentaires d’origine virale sont souvent causées par un nombre restreint de virus, au nombre desquels :

  • les norovirus (ils sont à l’origine de la gastro-entérite, qui est l’infection virale d’origine alimentaire la plus courante et qui se caractérise par des diarrhées, des vomissements et des douleurs abdominales) ;
  • l’hépatite A et l’hépatite E (qui provoquent une inflammation du foie) ;
  • les rotavirus (particulièrement associés à la gastro-entérite infantile).

Comment les virus d’origine alimentaire se propagent-ils ?

Tous les virus d’origine alimentaire proviennent des intestins des hommes et des animaux. De ce fait, ils sont souvent véhiculés par les fèces ou autres fluides corporels. Comme les virus ne se reproduisent pas dans les aliments, la propagation des virus via les aliments a trois causes majeures :

  • la manipulation des aliments sans respecter une hygiène suffisante ;
  • le contact des aliments avec des déjections animales, les effluents humains ou les eaux d’égout ;
  • la consommation d’animaux eux-mêmes contaminés par des virus (par exemple, la viande, le poisson, etc.).
  • La part relative des différents modes de transmission des virus provoquant des maladies d’origine alimentaire n’a pas été déterminée.

NB : Après avoir lu ce document, on pourra encore débattre en France, c’est même une spécialité chez nous, pour savoir si l’on a à faire à une gastro ou une intoxication alimentaire … sachant que toutes les deux sont des maladies d’origine alimentaire !

Estimation du fardeau des maladies d’origine alimentaire au Canada

19
août
Aucun commentaire
Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

L’Agence de santé publique du Canada a rejoint les États-Unis et estime que chaque année environ 1 Canadien sur 8  (4 millions de personnes) tombe malade en raison des aliments qu’ils consomment.

L’Agence de la santé publique du Canada estime que, chaque année, environ 1 Canadien sur 8 (4 millions de personnes) est malade en raison d’aliments consommés. Quatre pathogènes causent environ 90 % des 1,6 million de maladies entraînées par les pathogènes connus : Norovirus (1 million de cas), Clostridium perfringens(177 000 cas), Campylobacter (145 000 cas) et Salmonella non typhique (88 000 cas). Ces estimations sont basées sur de multiples systèmes complémentaires de surveillance des maladies et les documents examinés par les pairs. Comprendre le fardeau des maladies d’origine alimentaire est avantageux pour les décideurs appelés à appuyer l’élaboration d’interventions en matière de salubrité et de santé publique, ainsi que pour la recherche et l’éducation du consommateur. Les efforts futurs seront axés sur l’estimation du nombre d’hospitalisations et de décès d’origine alimentaire, le coût économique des maladies d’origine alimentaire et le fardeau des maladies d’origine hydrique. Il sera ainsi possible de fournir des renseignements cruciaux pour appuyer la recherche, les politiques et les mesures.

back_slap-300x151Selon leRelevé des maladies transmissibles au Canada : Volume 40-14, 14 août 2014, « Poids de la preuve – Facteurs à considérer lors d’une enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire ».

Un document d’orientation, intitulé Poids de la preuve : Facteurs à considérer pour la prise de mesures appropriées et en temps opportun dans une situation d’enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire, a été rédigé pour aider les décideurs du gouvernement fédéral à considérer les preuves scientifiques recueillies au cours d’une enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire, et ainsi orienter les mesures d’atténuation des risques.

Le but du document est de fournir des lignes directrices sur la manière d’examiner les données probantes obtenues durant les enquêtes épidémiologiques, fournies par un laboratoire et sur la salubrité des aliments dans le contexte d’une enquête sur l’éclosion d’une maladie d’origine alimentaire, dans le cadre d’un processus global d’évaluation des risques pour la santé mené par Santé Canada. Il s’agit d’un bref compte rendu du document.

Ce document a été élaboré en collaboration par Santé Canada, l’Agence de santé publique du Canada et l’Agence canadienne d’inspection des aliments, conformément à une recommandation formulée dans le rapport Weatherill, en 2009 Note de bas de page 2. Des critères normalisés ont été établis pour apprécier les preuves épidémiologiques, fournies par un laboratoire ou issues d’une enquête sur l’innocuité des aliments, recueillies dans une situation d’enquête sur une éclosion de maladie d’origine alimentaire. Ont été décrits les facteurs à considérer, et établies des directives sur le poids à accorder aux données probantes pour chaque critère.

Commentaires : Document intéressant à lire pour mieux comprendre une investigation lors d’une éclosion de maladies d’origine alimentaire. Le dessin présenté est issu de l’article de Doug Powell du barfblog.

Transmission de norovirus entre des mains, des gants, des ustensiles et des aliments réfrigérés lors d’une manipulation simulée des aliments

15
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

norovirus_406Résumé.

Les norovirus humains (HuNoVs), une des principales causes de gastro-entérites d’origine alimentaire dans le monde entier, sont facilement transférés via des aliments prêts à être consommés, souvent préparés par des manipulateurs d’aliments infectés. Dans cette étude, la transmission de HuNoV et de norovirus murins (MuNoV) de mains contaminées par des virus vers des gants en latex pendant le port de gants, ainsi que des surfaces contaminées de par des virus vers des surfaces de donneurs après une préparation simulée de sandwiches au concombre, a été inspecté. Le transfert de virus a été étudié par écouvillonnage avec des écouvillons en polyester, suivi par une extraction des acides nucléiques des écouvillons par un kit commercial et une méthode par RT-PCR quantitative. Pendant le port de gants, le transfert de MuNoV séchés sur la main a été observé 10 fois sur 12. Les HuNoV, séchés sur des gants en latex, ont été diffusés vers une paire de gants propres 10 fois sur 12, alors que les HuNoV non séchés ont été diffusés 11 fois sur 12. Dans la simulation de la préparation d’un sandwich, les deux virus ont été transférés de façon répétée vers la première surface réceptrice (main gauche, concombre, et couteau) au cours de la préparation. Les deux virus, MuNoV et HuNoV, ont été transférés plus efficacement à partir de gants en latex vers le concombre (1,2% ± 0,6% et 1,5% ± 1,9%) que l’inverse (0,7% ± 0,5% et 0,5% ± 0,4%). Nous avons estimé que le transfert d’au moins un HuNoV infectieux de mains contaminées vers le sandwich préparé était susceptible de se produire si les mains du manipulateur d’aliments contenait 3 log10 ou plus de HuNoVs avant le port de gants. Les gants contaminés par des virus ont transféré HuNoV vers des portions d’aliments plus efficacement qu’un seul concombre contaminé durant la manipulation. Nos résultats indiquent que les composants alimentaires exempts de virus et une bonne hygiène des mains sont nécessaires pour éviter la contamination par HuNoV des aliments prêts à être consommés.

M. Rönnqvist, E. Aho, A. Mikkelä, J. Ranta, P. Tuominen, M. Rättö, and L. Maunula. Norovirus Transmission between Hands, Gloves, Utensils, and Fresh Produce during Simulated Food Handling Appl. Environ. Microbiol. September 2014 80:5403-5410.

Éclosion dans plusieurs États des États-Unis d’hépatite A liée à des graines de grenade de Turquie

3
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

pomegranateEn 2013, une éclosion d’hépatite A a rendu malade 162 personnes dans 10 Etats des Etats-Unis après avoir consommé un mélange de baies acheté dans un magasin d’une chaîne nationale.

Le CDC a détecté l’éclosion le 15 mai. Des scientifiques ont utilisé rapidement le séquençage du génome entier et d’autres méthodes d’analyse avancées pour établir que non seulement les souches infectantes étaient identiques, mais aussi appartenaient à un génotype inhabituel du virus de l’hépatite A qui est rare aux Etats-Unis.

Le CDC a terminé son analyse en une semaine après la réception des prélèvements à partir des 20 premiers cas. Cette technologie automatisée s’est avérée être plus rapide, plus simple et plus sensible que si les prélèvements avaient été traités par d’autres méthodes. Alors que l’éclosion se propageait, d’autres cas ont également été retrouvés infectés par la même souche virale.

La détection moléculaire avancée a aidé le CDC et la FDA reliant cette souche spécifique du virus avec les données de l’investigation sur l’éclosion afin d’identifier rapidement une livraison de graines de grenade de Turquie en tant que source de l’éclosion. Avec cette information, la FDA a été en mesure d’identifier l’entreprise qui vendant les graines et prendre des mesures pour assurer que les livraisons soient arrêtées jusqu’à vérification. La FDA a travaillé avec les distributeurs de graines de grenade afin de s’assurer que tous les destinataires aient été informés.

Une annonce publique sur le risque lié au produit a été faite le 31 mai. Les services de santé publique locaux et la chaîne de distribution qui a vendu le produit ont vacciné plus de 10 000 personnes par mesure de précaution au cas où quelqu’un aurait été exposé.

Les méthodes moléculaires avancées de détection ont aidé à arrêter rapidement cette éclosion en un temps record, afin de mieux protéger la santé du public.

Maîtrise des épidémies de gastro-entérite chez les personnes âgées dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes en France, on doit pouvoir mieux faire !

25
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

ehpadRésumé.

Cet article décrit les épidémies de cas de gastro-entérite chez des personnes âgées dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) en France de novembre 2010 à mai 2012 rapporté par le système de surveillance des cas de gastro-entérite en EHPAD. Un total de 1072 foyers ont été signalés, causant 26 551 épisodes de maladie et 60 décès. Le taux d’attaque médian chez les résidents était de 32%. Norovirus et la transmission de personne à personne étaient l’étiologie et le mode de transmission le plus fréquemment rapporté. Des mesures de maîtrise ont été mises en œuvre dans 1054 (98%) foyers et pour 928 foyers, un calendrier de telles mesures pourrait être établi. Parmi ceux-ci, 799 (86%) avait pris des mesures de maîtrise en vigueur dans les trois jours de l’apparition du premier cas. Les épidémies de gastro-entérite dans les EHPAD entraînent une morbidité et une mortalité substantielle chez les personnes âgées en France. Les EHPAD sont encouragés à élaborer des plans de prévention et de maîtrise des infections et à notifier toute épidémie de gastro-entérite aux autorités de santé pour assurer un contrôle rapide.

Dans la discussion, les auteurs notent :

Il convient de noter, dans notre étude, que certaines mesures de maîtrise ont été moins fréquemment mises en œuvre que d’autres (par exemple, l’exclusion de membres du personnel symptomatique, la limitation des activités de groupe), car ils peuvent contribuer à prévenir la transmission dans les foyers avec une transmission de personne à personne. Étant donné la forte proportion de foyers avec au moins un membre du personnel malade (88%) et leur rôle éventuel dans la transmission de l’infection aux résidents, exiger que, les membres du personnel s’arrêtent temporairement de travailler lorsqu’ils sont symptomatiques est une mesure pertinente dans la gestion des épidémies. L’observation selon laquelle cette mesure a été mise en œuvre dans seulement 64% des foyers avec au moins un membre du personnel malade soulève des inquiétudes. Cela peut être dû à des difficultés rencontrées du fait de la désorganisation résultant du personnel et du service. Cela montre la nécessité de plans d’urgence portant sur ces problèmes et identifiant des solutions de remplacement du personnel.

Barret AS, Jourdan-da Silva N, Ambert-Balay K, Delmas G, Bone A, Thiolet JM, Vaillant V. Surveillance for outbreaks of gastroenteritis in elderly long-term care facilities in France, November 2010 to May 2012 . Euro Surveill. 2014;19(29):pii=20859.