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Les huîtres hébergent et transmettent norovirus à l’homme

28
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

« Les huîtres hébergent et transmettent norovirus à l’homme : évitez de les consommer crus », source ASM News du 28 août 2015.

norovirusLes huîtres non seulement transmettent norovirus chez l’homme, mais elles servent aussi de réservoir majeur pour ces agents pathogènes, selon une étude publiée le 28 août dans Applied and Environmental Microbiology, une revue de l’American Society for Microbiology. « Plus de 80% des génotypes de norovirus humains ont été détectés dans des prélèvements d’huîtres ou lors d’éclosions liées aux huîtres », a déclaré l’auteur correspondant Wang Yongjie.

« Les résultats mettent en évidence le rôle important des huîtres dans la persistance de norovirus dans l’environnement et de sa transmission à l’homme, et ils démontrent la nécessité d’une surveillance des norovirus humains dans les prélèvements d’huîtres », a dit Wang, professeur au College of Food Science and Technology, Shangha Ocean University, Shanghai, Chine.

Dans l’étude, les investigateurs ont téléchargé toutes les séquences de norovirus liées aux huîtres déposés de 1983 à 2014 au GenBank database du National Center for Biotechnology, et dans la base de données épidémiologiques Noronet. Ils ont effectué des génotypages et des analyses phylogénétiques et cartographié la diversité génétique de norovirus et la répartition géographique au fil du temps.

Dans des recherches antérieures, les chercheurs ont constaté que 90% des séquences de norovirus humains en Chine provenaient de régions côtières. La recherche actuelle a montré que la même chose était vraie partout dans le monde, sauf dans les régions tropicales, où les séquences sont absentes.

Le statut des huîtres comme réservoir et vecteur de transmission de norovirus à l’homme est probablement encouragé par leur présence dans les eaux côtières, qui sont souvent contaminées par des déchets humains, a déclaré Wang. Des recherches antérieures suggèrent que norovirus peut persister pendant des semaines dans les tissus des huîtres et l’épuration commerciale ne parvient pas à les enlever.

Norovirus provoque des douleurs d’estomac, de la diarrhée, des nausées et des vomissements. Il est extrêmement contagieux et infecte plus de 6% de la population des États-Unis, chaque année, entraînant environ 20 millions de cas, dont 56 000-71 000 hospitalisations et 570-800 décès, selon les Centers for Disease Control and Prevention. Toucher une surface contaminée peut entraîner une infection.

Wang a indiqué que les personnes qui consomment des huîtres et d’autres coquillages doivent les consommer bien cuits et jamais crus. Il a également plaidé pour le développement d’une méthode fiable pour détecter norovirus dans les huîtres, et un réseau de surveillance des éclosions à norovirus dans le monde entier liées aux huîtres.

NB : Je pense que le conseil « évitez de les consommer crus » doit pris avec plus que des pincettes en France. Cela étant, les huîtres ne doivent pas être consommées chez les populations à risque.

Comme le rapporte avec humour Doug Powell du barfblog dans son article, Microbiologistes, évitez des huîtres crues.

Le jus de citron et les norovirus humains

26
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

« Le jus de citron et les norovirus humains », source communiqué du German Cancer Research Center (Deutsches Krebsforschungszentrum, DKFZ) du 25 août 2015.

L’acide citrique peut prévenir les norovirus hautement contagieux d’infecter l’homme, selon des scientifiques du German Cancer Research Center. Par conséquent, le jus de citron pourrait être potentiellement un désinfectant sûr et pratique contre le pathogène le plus fréquent des infections gastro-intestinales graves.

imagesLes norovirus sont la principale cause d’épidémies de gastro-entérite dans les milieux communautaires tels que les hôpitaux, les navires de croisière et les écoles. Le virus est extrêmement contagieux et se transmet principalement par « voie fécale-orale », à savoir, par l’intermédiaire des mains contaminées ou des aliments contaminés. Les symptômes comprennent l’apparition violente et soudaine de diarrhée, vomissements et nausées.

« Il est donc important de fournir un désinfectant sûr et sans danger contre les norovirus humains », explique Grant Hansman, chef du groupe de recherche junior du CHS au German Cancer Research Centre sur norovirus et à l’Université de Heidelberg. Le groupe est financé par la Fondation CHS. Quelques observations plus anciennes ont constaté que des extraits de fruits, comme le jus d’orange ou de grenade, pouvaient réduire l’infectiosité de substituts de norovirus.

Cette étude était la continuation d’un projet antérieur mené au National Institutes of Health des États-Unis, où ils ont découvert que le citrate d’une société commerciale pouvait se lier aux protéines de la capside de norovirus. « Cependant, ce ne fut que par hasard que cette découverte a été faite, comme beaucoup dans la recherche scientifique, mais elle se révèle être très intéressante », explique le Dr Hansman.

Les norovirus humains ne se cultivent pas en culture cellulaire, de sorte qu’ils sont testés sur les effets de l’augmentation de concentrations en tampon citrique sur les pseudo-particules virales de norovirus, qui ont les mêmes caractéristiques de surface que les véritables virus. Le Dr Hansman et son équipe montrent que les particules de virus changent de forme après la liaison au citrate. La structure cristalline aux rayons X a révélé que le citrate, du jus de citron ou d’un désinfectant à base de citrate, interagit précisément avec la poche de liaison sur la particule qui est impliquée dans la fixation aux ligands hôtes, les antigènes d’histo-compatibilité.

Ces nouveaux résultats pourraient expliquer pourquoi le citrate réduit l’infectiosité de norovirus. « Peut-être que quelques gouttes de jus de citron sur des aliments ou des surfaces contaminées peuvent empêcher la transmission de ces virus », spécule Hansman. Avec son équipe, il envisage maintenant d’étudier si l’acide citrique pourrait réduire les symptômes chez les personnes déjà infectées par norovirus.

Référence. Anna D. Koromyslova, Peter White, and Grant S. Hansman: Citrate alters norovirus particle morphology. Virology Volume 485, November 2015, Pages 199-204.

Malgré un rappel de baies surgelées qui a coûté cher à Patties Foods, l’entreprise a encore gagné de l’argent

25
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

« Malgré un rappel de baies surgelées qui a coûté cher à Patties Foods, l’entreprise a encore gagné de l’argent », source Doug Powell du barfblog du 25 août 2015.

frozen-berriesLa crainte de baies surgelées de la marque Nanna contaminées par le virus de l’hépatite A et le rappel qui a suivi a causé à Patties Foods un recul du bénéfice global de près de 90%.

Patties Foods, le fournisseur du produit, a publié un bénéfice net de 2,1 millions de dollars pour les douze mois à fin juin, une baisse de 87% par rapport à l’année précédente à 16,7 millions de dollars.

Hors éléments exceptionnels, le bénéfice net après impôts est de 15,4 millions de dollars pour l’exercice, comparativement aux attentes de la direction de la société à 15 millions de dollars.

Des cas d’hépatite A en Nouvelle-Galles du Sud et Victoria (Australie) plus tôt cette année ont déclenché le rappel d’un produit et les responsables de la santé ont mis en cause des sachets d’un kg de baies mélangées de la marque Nanna fabriquées par Patties. La société a signalé que les fraises, mûres, framboises et myrtilles provenaient de Chine.

« Le rappel de baies surgelées eu un impact significatif et a été la principale raison de la réduction du bénéfice net à environ 14,6 millions de dollars », a déclaré le président Mark Smith. Le coût direct du rappel et la dépréciation hors trésorerie du coût des fruits surgelés ont couté 13,6 millions de dollars avant impôts.

« Cependant, il est important de noter que les revenus totaux de l’entreprise ont augmenté de 3,7%, malgré les effets du rappel des baies surgelées, ce qui indique qu’un business solide a été réalisé avec toutes les autres marques qui ont en croissance tant en revenus qu’en profits », a déclaré M. Smith.

Le chiffre d’affaires du groupe a augmenté à 257 millions de dollars, comparativement à celui de l’année avant 248 millions de dollars.

Une étude montre le potentiel de propagation aérienne de virus porcins

22
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

« Une étude montre le potentiel de propagation aérienne de virus porcins », source CIDRAP News du 21 août 2015.

Trois maladies porcines virales, dont la grippe A, peuvent être transmis par des aérosols comprenant un large éventail de tailles de particules et dans des conditions environnementales similaires à celles où l’homme et les animaux interagissent, selon une équipe de recherche de l’Université du Minnesota. Le groupe a publié les conclusions de ses investigations impliquant des porcs infectés expérimentalement par le virus de la grippe A, le virus du syndrome dysgénésique et respiratoire (SDRP), et le virus de la diarrhée épidémique porcine (DEP) dans un article paru le 19 août dans l’édition en ligne de la Public Library of Science, PLoS One.

pig_kissL’équipe a noté qu’il y a peu d’informations sur la distribution de la taille des particules des pathogènes, avec des informations sur des modèle animaux limitées aux furets et aux cobayes, et non pas à des animaux élevés dans une exploitation agricole.

Les chercheurs ont infecté des porcelets de 5 semaines d’âge avec, en premier, du virus SRDP et du virus de la grippe A, puis 21 jours plus tard le virus DEP. Des prélèvements aéroportés ont été réalisés pendant 24 jours, qui ont aussi permis de trier les particules en suspension selon leur taille et analyser les prélèvements d’air pour la présence de virus. Les chercheurs ont également suivi les signes cliniques des animaux et d’autres paramètres de laboratoire.

Les résultats ont montré que les porcs malades ont émis les trois virus dans une gamme de tailles de particules qui pourraient être inhalées ou avalées. Cependant, pour le virus de la grippe et le virus SDRP, la viabilité du virus dépend de la taille, avec un isolement possible dans des tailles de particules plus grosses que 2,1 microgrammes. Le virus DEP, un virus entérique, a été retrouvé à des concentrations plus importantes dans l’air que les deux autres virus analysés.

Le groupe a conclu que leurs résultats confirment le rôle de transmission sous forme d’aérosols pour les trois virus, car ils peuvent se disperser en même temps grâce à une gamme de tailles de particules et ils peuvent être transmis à travers des distances à la fois courtes et longues.

Des vomissements peuvent produire des aérosols de norovirus, selon une étude

21
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Non classé, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

« Une étude montre que des vomissements peuvent produire des aérosols de norovirus », source CIDRAP News du 20 août 2015.

Les vomissements peuvent s’aérosoliser en particules virales semblables à celles de norovirus chez des personnes infectées, selon une étude publiée dans PLoS One qui a impliqué un dispositif simulant les vomissements.

vomitmachine_406x250Des chercheurs de la North Carolina State University (NCSU) et la Wake Forest University ont construit un dispositif à l’échelle un quart afin de simuler des vomissements humains. Ils ont ensuite inoculé du faux vomi avec des bactériophages MS2, qui est couramment utilisé car proche de norovirus et ils ne nuisent pas à l’homme, afin de déterminer si des virus deviendraient des particules aéroportées lors de vomissements simulés. Ils ont utilisé un préleveur d’air de type biosampler pour capturer les particules.

Ils ont constaté qu’un petit pourcentage de bactériophages était présent sous forme d’aérosols, mais suffisamment pour provoquer une infection si c’étaient des particules de norovirus, qui nécessitent seulement une dose infime pour être infectieuse.

« Tout au plus, seuls 0,02% des virus totaux dans le vomi ont été diffusé sous forme d’aérosols », a dit Lee-Ann Jaykus de la NCSU dans un communiqué de presse de l’université. « Mais cela peut encore atteindre des milliers de particules de virus et c’est plus que suffisant pour infecter d’autres personnes. »

Une vidéo est aussi proposée sur YouTube.