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Questions sur l’hygiène des aliments vues par la Commission européenne et les Etats membres de l’UE

29
juin
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, HACCP, Hygiène, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Viande, Virus, Volaille.

Résumé du meeting du groupe de travail du conseil consultatif de la chaîne alimentaire, de la santé animale et de la santé des végétaux sur les questions d’hygiène des aliments du 28 mai 2015.

NB : Traduction et mise en page de ce document par mes soins. Chaque thème est accompagné d’un document plus ou moins dense que je vous invite à consulter, veille scientifique oblige …

1. Initiatives de l’UE pour faciliter la mise en œuvre du système HACCP dans le secteur des denrées alimentaires et des aliments pour animaux

Le résultat du projet de l’Office Alimentaire et Vétérinaire sur la mise en œuvre du système HACCP dans le secteur des denrées alimentaires et des aliments pour animaux a été présenté ainsi qu’une feuille de route pour des initiatives futures. Tout en soulignant l’importance de faciliter la mise en œuvre par les opérateurs alimentaires, au niveau des fédérations et au niveau national, l’accent a été mis sur des initiatives au niveau européen, dont une éventuelle révision du document existant d’orientation de l’UE sur la mise en œuvre de HACCP. Les intervenants représentant les petites et moyenne entreprises ont souligné la nécessité de conserver et de favoriser des dispositions de flexibilité.

Voir le document ici. Il est évoqué notamment une plate-forme HACCP avec un site Internet.

2. Document d’orientation de l’UE sur les bonnes pratiques d’hygiène pour les fruits et légumes

Les intervenants ont été informés des travaux en cours menées par la Commission comme le suivi des cinq avis de l’EFSA émis en 2014 liés aux risques posés par les pathogènes dans les aliments d’origine non animale (1, 2, 3, 4 et 5). Le projet du document d’orientation sur les bonnes pratiques d’hygiène qui a été préparé et a été discuté une première fois dans un groupe de travail restreint en avril 2015. Il couvrira la production agricole de denrées alimentaires d’origine non animale au stade de la production primaire, ciblant les pathogènes évalués par l’EFSA et étendu aux principaux pathogènes.

Il abordera des conseils d’hygiène pour les opérateurs alimentaires. Le débat en cours se poursuivra afin de parvenir à un échange général et une validation par tous les États membres et avec les parties prenantes. Enfin, une fois validé, il sera publié sur le site Internet de la DG SANTE.

Voir le document ici. Un guide serait en préparation.

3. État des lieux et questionnaire sur les conditions de température au cours du transport et du stockage de la viande

Un état des lieux a été fourni à l’EFSA ainsi que d’autres nouvelles preuves scientifiques. Un nouvel avis de l’EFSA devrait être publié d’ici la fin d’octobre 2015. Dans l’intervalle, la Commission consultera les États membres ultérieurement et les parties prenantes sur la mise en pratique et la maîtrise d’éventuelles nouvelles dispositions.

Voir le document ici. Un amendement serait en préparation au Point 3 du Chapitre VII de la section I de l’Annexe III du Règlement (CE) n°853/2004.

4.  Liste des pays tiers et des certificats d’importation pour la gélatine, le collagène, les matières premières (traitées) et certains produits hautement raffinés

Voir le document ici.

5. Résultat du questionnaire sur le marquage multiple de l’identification

Voir le document ici.

6. État d’avancement sur les questions des mollusques bivalves vivants

Voir le document ici.

7. Projet du document d’orientation sur l’application de l’article 14 du règlement (CE) n°178/2002 concernant les aliments contaminés par des STEC

Le résultat du questionnaire aux États membres et le projet actuel de document d’orientation (révision 4) ont été présentés. Les intervenants ont été invités à fournir des commentaires par écrit. Des arbres de décision sont proposés.

Voir le document ici. Des lignes directrices au niveau de la distribution seraient en préparation.

8. (BEUC) : État d’avancement sur Campylobacter et l’inspection de la viande de volailles

La Commission a indiqué que la maîtrise de Campylobacter est une haute priorité pour le Cabinet. Le mois prochain, les États membres et les parties prenantes seront consultés sur une approche intégrée sur la maîtrise de Campylobacter dans l’optique de la révision de l’inspection des viandes de volaille ainsi qu’une possible autorisation de décontamination.

Voir le document ici. Plusieurs États membres ont semble-t-il mis en place une maîtrise de Campylobacter. Lesquels, on ne le saura pas.

9. (Eurogroup for Animals) : Implicatio des vétérinaires officiels et du personnel de l’abattoir dans inspection à l’abattoir dans la révision du règlement relatif aux contrôles officiels

La Commission a déclaré que le rôle des vétérinaires officiels n’a pas changé et que le vétérinaire officie restera responsable de l’inspection ante et post mortem. Dans le même temps, la participation du personnel de l’abattoir est déjà prévu par le règlement (CE) n°854/2004.

Voir le document ici qui comprend la liste des fédérations et associations professionnelles et de consommateurs.

Intoxication alimentaire ou gastro ?

14
juin
5 commentaires
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Virus.

tiac_headIl existe, semble-t-il, une différence sémantique entre «  l’intoxication alimentaire et la gastro » selon ce site Internet, extraits …

Faire la différence entre l’intoxication alimentaire et la gastro peut être vraiment difficile car les symptômes peuvent être similaires. Dans les deux cas, les traitements peuvent être également similaires. (…)

Les intoxications alimentaires sont causées lorsque la nourriture est contaminée par différents organismes, comme une bactérie, un virus ou des toxines. Il peut être le résultat de mauvaises conditions d’hygiène, d’une mauvaise manipulation, de conservation, de cuisson des aliments.

La gastro-entérite peut être causée par la consommation d’aliments contaminés, mais aussi vous pouvez l’attraper en entrant en contact avec quelqu’un qui est infecté, ou en touchant quelque chose qu’il ou elle a touché (ce qui n’est pas le cas de l’intoxication alimentaire). 

Vous saisissez la nuance ? Non, alors poursuivons dans la subtilité …

Le lien ou précisément, la différence entre l’intoxication alimentaire et la gastro provient du fait que la nourriture entre pour une grande part dans l’apparition de la gastro-entérite, dans ce cas on peut donc dire que cette dernière est un sous-ensemble de l’intoxication alimentaire.

Selon l’Anses, Les toxi-infections alimentaires collectives ou TIAC correspondent à l’apparition d’au moins deux cas similaires d’une symptomatologie, en général gastro-intestinale, dont on peut rapporter la cause à une même origine alimentaire.

C’est plus clair, oui, non ? On pourra aussi lire Gastro-entérite et/ou intoxication alimentaire, ça dépend ?

health_inspectorTout ceci pour signaler que le site Les services vétérinaires français relate une information du Parisien.fr selon laquelle à « Villiers-Sur-Marne : l’intoxication alimentaire à la cantine était sans doute… une gastro ».

Le blog s’est déjà exprimé sur le sujet à plusieurs reprises sur ce sujet mais voyons l’argumentation développée …

Non, les dizaines d’enfants et les quelques adultes malades durant le week-end de la Pentecôte ne l’ont pas été à cause de la cuisine centrale de Villiers-sur-Marne. C’est en substance ce qu’affirme aujourd’hui Jacques-Alain Bénisti, député-maire (LR) de Villiers-sur-Marne. Il l’affirme et le diffuse largement, par lettre adressée aux parents d’élèves de l’école Jean-Jaurès qu’il a d’ailleurs fait appeler au préalable pour un questionnaire en bonne et due forme.

Dans sa lettre, il détaille ce qui a été réalisé : un bilan par l’Agence Régionale de la Santé (ARS) des 2 311 repas confectionnés par la cuisine centrale, une inspection par la Direction Départementale des Protections des Populations (DDPP) sur les installations, des analyses de l’eau, une information des parents et l’établissement d’un questionnaire alimentaire ayant donné lieu à 131 réponses, en plus d’une réunion en mairie le 5 juin avec l’ARS, la DDPP et les représentants des parents d’élèves.

Pourtant dans une lettre datée du 1er juin 2015, le maire indique que l’objet de son courrier concerne la « Suspicion de T.I.A.C Point sur la situation au 1er juin ». C’est à lire pour mieux comprendre … l’évolution du maire …

Bref, si une gastro est contractée dans une cantine et n’est pas une intoxication alimentaire, ça s’appelle comment ? Selon l’InVS, parmi les risques infectieux d’origine alimentaire se trouvent les gastro-entérites aiguës virales. Je pense que localement, on souhaite plutôt ne pas faire de vague …

Notons enfin dans le contexte, que selon les données de l’InVS sur les toxi-infections alimentaires collectives en France en 2013, « le nombre de foyers de TIAC survenus en restauration commerciale et collective a augmenté de 8 et 25 %, respectivement ».

Enfin, last but not the least, une information qui donnera du baume au cœur aux services de contrôle, l’InVS note dans ce document,

« Le nombre et la part des TIAC déclarées en restauration commerciale continue à augmenter depuis 2002. Cette augmentation est observée dans un contexte de diminution de contrôle des établissements en raison des baisses d’effectifs dédiés aux contrôles. Bien que les causes ne soient pas totalement déterminées, l’augmentation du nombre de TIAC liées à la restauration commerciale constitue un signal qui mérite attention. »

Et peut-être que prochainement, on aura même droit à un communiqué du ministère de l’agriculture sur le sujet, qui sait ?

Le cuivre détruit les norovirus humains, vite !

11
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

« Le cuivre détruit les norovirus humains, vite ! », Source ASM News du 5 juin 2015.

Des alliages métalliques contenant du cuivre peuvent détruire* des norovirus humains, selon un article publié en ligne avant impression le 15 mai 2015, dans Applied and Environmental Microbiology, une revue de l’American Society for Microbiology.

man-norovirus« Le norovirus humain est un microbe inhabituellement infectieux qui provoque la grippe d’estomac (ou gastro-entérite virale aiguë –aa), avec notamment des vomissements et une diarrhée abondante. Il est un problème majeur sur les navires de croisière, dans les restaurants et dans les maisons de santé pour personnes âgées dépendantes, où la maladie est facilement transmissible par la contamination de l’environnement », a déclaré Clyde Manuel, un étudiant en doctorat au laboratoire de Lee-Ann Jaykus, de la North Carolina State University à Raleigh. « Ceci est la première étude qui démontre le pouvoir destructeurs du cuivre contre les norovirus humains », a déclaré Manuel.

Dans l’étude, les auteurs ont obtenu cinq alliages de cuivre différents et une surface en acier inoxydable comme surface témoin, sous forme de coupons. « Nous avons déposé soit des prélèvement fécaux humains contenant du virus infectieux ou des pseudo-particules virales sur chaque coupon, et ensuite nous avons analysé la survie du virus au cours du temps », a dit Manuel. (Les pseudo-particules virales sont des enveloppes de virus qui ont les mêmes propriétés de surface que les virus infectieux et qui sont plus faciles à cultiver que les virus complets.) Le résultat, « Une variété de surfaces de cuivre a eu un impact majeur sur le virus, alors que le virus est très stable sur la surface en acier inoxydable. »

Le cuivre a agi rapidement. Une exposition de dix minutes était suffisante pour abolir pratiquement la capacité de liaison au récepteur de pseudo-particules virales de norovirus humains, un effet qui n’a pas été observé sur la surface en acier inoxydable.

Plus précisément, la surface en cuivre a détruit le génome du virus et sa capside, une enveloppe protéique. « Sans doute ces surfaces de cuivre peuvent être utilisées sur des surfaces fréquemment touchées, comme des poignées de porte, des mains courantes et ainsi de suite, pour prévenir la transmission du virus dans l’environnement », a déclaré Manuel. Il note qu’une unité de soins intensifs de l’hôpital qui a récemment remplacé d’autres matériaux par du cuivre dans des surfaces fréquemment touchées a réduit le taux global d’infection de moitié.

Le cycle de destruction virus commence lorsque des ions cuivre génèrent des radicaux libres à partir de l’eau et de l’oxygène, et parfois à partir de certains acides aminés soufrés. Les radicaux libres réagissent énergiquement avec des molécules telles que l’ADN et les protéines, et les endommagent et souvent les détruisent.

Manuel a eu l’idée de cette recherche en écoutant le podcast scientifique, « This Week in Microbiology ». « J’écoutais l’épisode 55, « In the copper room » (ou dans la salle contenant du cuivre). Les auteurs discutaient d’études récentes montrant que les surfaces en contact en cuivre pourraient effectivement réduire le taux d’infections nosocomiales », a-t-il dit. Les résultats spectaculaires lui suggérèrent que cette méthode pourrait être utilisée pour prévenir la transmission dans l’environnement des norovirus humains, et à sa grande surprise, il a découvert que personne n’avait encore testé l’effet du cuivre sur ce microbe. « Donc, nous avons rapidement dressé un plan expérimental et nous nous sommes mis au travail ! »

*Nous utilisons le terme « détruire » plutôt que « tuer » en référence aux virus parce qu’ils sont inertes par eux-mêmes, et ils doivent pénétrer les cellules des organismes vivants afin de se reproduire.

Rappel de produit où il n’est pas fait état de la nature du danger pour le consommateur : Norovirus inside !

1
juin
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, Virus.

Ne demander pas aux autorités de communiquer sur un rappel, elles ne le font que dans certains cas !

En effet à la rubrique : « QUI COMMUNIQUE ? l’exploitant et, dans certains cas, l’administration (en complément ou en substitution du professionnel) ». Source Guide d’aide à la gestion des alertes d’origine alimentaire entre les exploitants de la chaîne alimentaire et l’administration lorsqu’un produit ou un lot de produits est identifié, version révisée du 02/07/2009.

Je passe sur la rubrique « comment communiquer » parce que ce sujet est à revoir entièrement tant il est vrai que le consommateur ne trouve jamais une affichette mentionnant un rappel dans le rayon où il a acheté le produit rappelé.

man-norovirusLe plus intéressant se situe dans « QUEL EST LE CONTENU DE LA COMMUNICATION ? des informations claires et précises :

  • sur le produit et ses modalités de commercialisation ;
  • sur la nature du danger et les risques encourus ;
  • sur la conduite à tenir en cas de détention du produit et de son éventuelle consommation ;
  • des coordonnées afin de joindre le service responsable de la commercialisation. »

Prenons l’exemple récent du rappel par Auchan du 22 mai 2015 :

Important : rappel de produit

En raison d’une non-conformité microbiologique et par principe de précaution, la société AUCHAN procède au rappel du produit AUCHAN FRAMBOISE 450g.

  • AUCHAN FRAMBOISE 450G
  • EAN : 3596710276103
  • Date Limite d’Utilisation Optimale concernée : DLUO 03/2017

L’ensemble de ce produit est retiré de la commercialisation, cependant certains exemplaires de ce produit ont été commercialisés avant la mesure de retrait.

Il est recommandé aux clients ayant fait l’acquisition de ce produit de ne pas le consommer et de le ramener à l’accueil du magasin Auchan où il leur sera remboursé.

La société AUCHAN se met à la disposition des clients qui auraient des questions complémentaires au : 03 5930 5930.

Petit souci d’information sur la nature du danger et les risques encourus car la mention « non-conformité microbiologique » est bien trop vague !

Le 1er juin 2015, la DGCCRF annonce ce rappel (tout arrive !) en ces termes :

Nom du produit : Framboises entières 450g

  • Marque : AUCHAN
  • Désignation ou modèle :
  • DLUO : 03/2017
  • Code EAN : 3596710276103

Anomalie : Contamination microbienne (présence de norovirus).

Mesure prise par le professionnel qui demande de cesser d’utiliser le produit : Retrait du marché – RAPPEL en vue du retour en magasin et d’une réparation sur place.

On apprend donc qu’il s’agit de norovirus mais toujours pas d’information sur les risques encourus, gastro-entérite par exemple …

Cela étant, dans le cas de myrtilles surgelées rappelées par PICARD au Luxembourg (mais aussi en France) pour cause de présence de norovirus, les autorités sanitaires de ce pays avaient publié un communiqué le 15 mai 2016, en indiquant la description du danger :

Le norovirus peut provoquer une gastro-entérite chez l’homme. La période d’incubation est de 6 à 48 heures. Les principaux symptômes sont : vomissements, diarrhée, crampes abdominales, nausées, ainsi que des symptômes moins spécifiques comme fièvre, maux de tête et une fatigue générale.

Exemple à suivre y compris pour les autorités qui communiquent … dans certains cas !

Irlande : La FSAI réitère son avis de faire bouillir les baies importées surgelées

22
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus.

« La FSAI réitère son avis de faire bouillir les baies importées surgelées », source FSAI du 21 mai 2015.

La Food Safety Authority of Ireland (FSAI a réitéré son avis aux consommateurs de faire bouillir toutes les baies surgelées importées pendant au moins une minute avant de les consommer. Le conseil suit les récentes éclosions à norovirus en Suède et d’hépatite A en Australie liées à la consommation de baies surgelées importées, bien qu’il n’y ait aucune indication que des lots de baies impliquées aient été importées en Irlande.

FrozenBerriesSpreadOutMainL’éclosion en Suède a eu lieu dans une maison de retraite au début de mai, avec 70 personnes atteintes par norovirus. Trois décès ont été rapportés potentiellement liés à ce foyer. L’analyse microbiologique a confirmé que les framboises surgelées importées de Serbie étaient la source de cette éclosion. Contrairement aux recommandations nationales de la sécurité des aliments en Suède, les framboises surgelées importées ont été servies non cuites dans un dessert. En Australie, des baies surgelées importées ont été liées à une éclosion liée au virus de l’hépatite A qui a entraîné plus de 30 personnes malades en février et mars de cette année.

L’avis de faire bouillir toutes les baies surgelées importées a été publié par la FSAI en 2013 au cours de l’enquête sur une éclosion d’hépatite A en Irlande, qui a été liée à de petits fruits rouges surgelés importés. Le conseil a été renouvelé en 2014 suite à l’apparition d’une éclosion en Europe. L’éclosion irlandaise s’est avérée être une partie d’une éclosion multi-Etats, avec plus de 1000 cas signalés dans 12 pays de l’UE. Suite à une enquête à l’échelle européenne la source de l’éclosion n’a jamais été confirmée, toutefois des lots de petits fruits rouges surgelés de douze opérateurs du secteur alimentaire ont été liés à des cas de maladie dans cinq des pays touchés.

La Dr Lisa O’Connor, spécialiste en sciences des aliments à la FSAI déclare : « Il y a un risque permanent dans la chaîne d’approvisionnement mondiale en baies surgelées importées. Par conséquent, nous continuons de recommander que les baies surgelées importées doivent être bouillies pendant au moins une minute avant d’être consommées. Cette mesure de précaution va détruire le virus s’il est présent et est particulièrement important lorsque ces aliments sont servis à des personnes vulnérables telles que les résidents des foyers pour personnes âgées. Alors que les baies fraîches n’ont pas été reliées à ces éclosions, nous rappelons aux consommateurs, comme pour tous les autres fruits et légumes, qu’elles doivent être toujours lavées intensivement si elles sont consommées crues. »

NB : On attendra un jour un avis ou une recommandation de l’Anses … mais en attendant, rien sur la fiche Hygiène domestique de l’Anses.