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Cinq choses à savoir sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire

5
fév
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, HACCP, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande, Virus, Volaille.

« Cinq choses à savoir sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire », source Doug Powell du barfblog.

Julie jargon du Wall Street Journal rapporte que près d’un Américain sur six, ou 48 millions de personnes, tombent malades chaque année de maladies infectieuses d’origine alimentaire, selon le Centers for Disease Control and Prevention.

happy-vomit1-300x212Environ 128 000 d’entre elles sont hospitalisées et 3.000 décèdent de maladies. Le PDG de Chipotle Mexican Grill Inc., Steve Ells, fait un effort tout azimut pour relancer lafortune de sa chaîne de restaurants après que des composants contaminés ont provoqué une vague de ces maladies, comme le rapporte le Wall Street Journal dans un article à la Une.

Voici cinq choses à savoir sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire, selon le CDC :

  1. Quels sont les produits alimentaires qui représentent pour la plupart des cas de maladies ?

Les produits transformés sont le contributeur le plus fréquent de maladies d’origine alimentaire, ce qui représente 46% d’entre eux entre 1998 et 2008, suivis par la viande et la volaille, les produits laitiers, les œufs, les poissons et les crustacés.

  1. Quels sont les pathogènes les plus responsables ?

Norovirus est la principale cause de maladies d’origine alimentaire aux États-Unis, suivi de Salmonella, Clostridium perfringens, Campylobacter spp. et Staphylococcus aureus. La bactérie derrière l’éclosion chez Chipotle est appelé E. coli producteurs de shigatoxines O26.

  1. Quel est le danger avec E. coli O26 ?

Cette souche de E. coli peut causer de la diarrhée et des vomissements et parfois conduire à une insuffisance rénale. Aucune personne qui a contracté ce genre d’infection par E. coli dans l’éclosion chez Chipotle n’est décédée ou a été diagnostiquée avec une insuffisance rénale, bien que 21 des 55 malades aient été hospitalisées. Une plus petite éclosion à E. coli a rendu malades cinq personnes de plus. L’insuffisance rénale suivie de la mort est le plus souvent associée à la bactérie E. coli O157, qui était l’agent pathogène dans l’éclosion de 1993 chez le Jack in the Box qui a eu pour conséquence la mort de quatre enfants.

  1. Le taux d’éclosions de maladies d’origine alimentaire a-t-il augmenté ?

Les infections à E. coli O157 en 2014 ont diminué de 32% par rapport à la période 2006-2008. Il n’y a eu aucun changement dans le nombre de l’ensemble des cas à Salmonella en 2014 par rapport à la période 2006-2008. Les infections à Campylobacter ont augmenté de 13% pendant cette période.

  1. Comment puis-je éviter de contracter une maladie d’origine alimentaire ?

Un lavage fréquent des mains et le nettoyage des surfaces où les aliments sont préparés est critique. La cuisson à cœur  des aliments est un autre moyen clé pour éviter la contamination. Un thermomètre pour aliments devrait être utilisé pour déterminer quand un élément est bien cuit. Les steaks, par exemple, devraient être cuits jusqu’à ce qu’ils atteignent une température interne d’au moins 63°C. Les aliments devraient être maintenus à une température de 60°C après cuisson, car les bactéries peuvent se développer lorsque l’aliment commence à se refroidir. La cuisson des aliments au four à micro-ondes devraient atteindre 74°C ou plus. Les items périssables devraient être réfrigérés rapidement. Et la viande crue et les œufs doivent toujours être préparés séparément des autres aliments.

La FSA dit que l’industrie doit supporter les coûts de la surveillance de Campylobacter

31
jan
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

Campy_diarrhee« La FSA dit que l’industrie doit supporter les coûts de la surveillance de Campylobacter », source Food manufacture.co.uk.

La Food Standards Agency (FSA) cherche à transférer le fardeau du coût élevé de la surveillance des poulets réfrigérés vendus en supermarché vis-à-vis de la contamination par Campylobacter, bactérie responsable d’intoxication alimentaire, par l’industrie elle-même, car son propre budget est sous une pression budgétaire croissante.

La nouvelles a émergé le 28 janvier lors de la réunion du conseil d’administration de la FSA à Londres, où la directrice générale Catherine Brown a révélé que la FSA avait entamé des discussions avec à la fois les transformateurs de poulet et les distributeurs sur la façon dont ils pourraient mettre à la disposition de la FSA et des consommateurs leurs propres résultats des analyses sur Campylobacter.

Une telle démarche permettrait à la FSA de réduire le financement public pour surveiller les progrès de l’industrie vis-à-vis de l’objectif fixé de la réduction de Campylobacter, a déclaré Brown. Cela fait partie d’un plan plus large de transférer plus de coûts afin de garantir la sécurité des aliments au Royaume-Uni sur les entreprises alimentaires, tout en réduisant le fardeau des autorités locales et de la FSA à court d’argent.

« Le partage de données est « absolument essentiel », a déclaré Brown. « Les problèmes liés à l’échange de données sont, dans cet exemple, dans un élément technique mineur mais important pour la culture, la transparence et l’ouverture. »

NB : Peut-être un avant-goût de ce qui risque de se passer bientôt en France, si l’on décide de prendre le problème de Campylobacter à bras le corps, sachant que selon l’InVS, cela représente un nombre de gastro-entérites à Campylobacter de 528 000 cas et 5 200 hospitalisations, c’est comme on veut …

Fraude à la viande halal à Glasgow (Ecosse) et à Vénissieux (Rhône Alpes)

31
jan
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

A-halal-butcher-s-in-Lond-011-300x180Deux cas récents de fraude à la viande halal ont été découverts en Europe récemment …

1. « Fraude alimentaire: Une tonne de viande saisie par les agents de sécurité des aliments dans une boucherie halal de Glasgow», source Doug Powell du barfblog du 27 janvier 2016. Extraits.

Des équipes de la santé environnementale du Glasgow City Council ont enquêté sur des allégations selon lesquelles de la viande halal était fournie via des sources illégales dans des magasins d’alimentation de la ville. Dans le plus grand cas à ce jour, les agents de sécurité sanitaire des aliments ont saisi 1000 kg de viande chez deux bouchers halal opérant dans la ville.

2. En France, les faits semblent plus importants encore …

« Perquisition de cinq tonnes de viande halal périmées à Vénissieux », selon France 3 région Rhône Alpes du 30 janvier 2016.

Les faits remontent au 25 novembre mais on l’a appris ce samedi. La police a découvert 5 tonnes de viande halal dont la date de consommation était largement dépassée, chez un grossiste basé à Vénissieux dans le Rhône.

Ces denrées périmées ont été découvertes lors d’une perquisition administrative, dans le cadre de l’état d’urgence, le 25 novembre 2015. Le propriétaire est soupçonné d’être proche de la mouvance islamiste.

Les aliments découverts avaient été congelés puis stockés à une température non conforme.  Il s’agit essentiellement d’ailes de poulet qui étaient ensuite revendues à des commerçants dans plusieurs départements. 

Le grossiste mis en cause, un habitant de Villeurbanne, a déjà été condamné en 2013 à une peine de 10 000 euros environ pour des faits similaires.

Il est convoqué le 7 juin prochain devant le tribunal, poursuivi pour infractions à l’hygiène mais aussi pour avoir installé un système de vidéosurveillance sans autorisation.

KFC, les poulets made in France et les médias

26
jan
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Classé dans Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

alimentation-infographie_2015KFC est bien chouchouté par les médias, en preuve cet article peu regardant du journal Les Echos du 25 janvier 2016, « Un quart de poulets français dans les restaurants KFC ».

A eux deux, LDC et Gastronome couvriront le quart des besoins en volaille de KFC, qui importe le reste d’Allemagne, de Pologne et des Pays-Bas. Des pays qui pèsent lourd dans les quelque 40% de volailles d’importation consommées en France. A ce stade, KFC ne peut pas encore communiquer sur l’origine française trop peu importante de ses plats mais c’est son ambition à terme. La chaîne de restauration a d’importants objectifs de développement dans l’Hexagone. De 188 restaurants en 2015, elle pense passer à 500 d’ici dix ans.

Pourtant sur ce lien, KFC communique sur la volaille : 100% française et européenne, étonnant ?

Notons aussi que sur le site KFC et la presse, on parle de 185 restaurants en France, bon d’ici 10 ans, on verra, car les promesses …

Enfin cet article, sorte de service après-vente pour KFC, fournit des éléments très curieux sur ce qui se passe en usine, comme quoi nos amis journalistes ont encore des progrès à faire en la matière.

page_baratte-300x199Le restaurateur commande uniquement des aiguillettes, des ailes et des filets crus épicés selon ses recettes dans de grandes barateuses*. Tout est très précisément calibré, soigneusement dégraissé et même passé au détecteur de métaux – pour le cas où un employé perdrait une bague, même si le port des bijoux est proscrit. A charge pour LDC de trouver des débouchés pour les morceaux dont KFC n’a pas l’utilité.

On pourrait aussi dire si on connaissait les procédés, « pour le cas où une machine perdrait des corps étrangers métalliques ». Rappelons aussi que l’alliance est tolérée en alimentaire !

* On doit pouvoir dire barattes …

NB : La photo de gauche illustrant une baratte est issue de ce site.

Le gène MCR-1 détecté dans des isolats de dinde en Italie

15
jan
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

Antibiotic-pill-300x200« Le gène MCR-1 détecté dans des isolats de dinde en Italie », source CIDRAP News.

L’Italie est le dernier pays à trouver le gène MCR-1 de résistance aux antibiotiques nouvellement identifié, selon une lettre de scientifiques italiens à ProMED Mail, le système de déclaration en ligne de l’International Society for Infectious Diseases.

Les résultats en provenance d’Italie sont des isolats de Escherichia coli obtenus à partir de dindes prélevées avant abattage en 2014, a écrit dans la lettre Antonio Battisti avec l’Istituto Zooprofilattico Sperimentale del Lazio e della Toscana de Rome. Il a également noté que le séquençage du génome entier a révélé que l’isolat était également résistant à sept autres antibiotiques, indiquant une multirésistance.

Il a dit qu’une étude plus approfondie de la résistance à la colistine dans le secteur de la production animale italienne est en cours.

Jusqu’à présent, le gène, qui désactive la colistine, un antibiotique de dernière intention, a été retrouvé dans des prélèvements d’au moins 20 pays. Les chercheurs chinois l’ont rapporté dans le milieu du mois de novembre 2015, et depuis lors, des scientifiques ont recherché dans leurs collections de bactéries pour voir si des souches avaient le gène.

Une série d’études récentes suggèrent que le gène était présent depuis au moins une décennie et il s’est propagé dans plusieurs continents. Il est lié à l’utilisation d’antibiotiques dans la production d’animaux de boucherie.