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Articles de la catégorie 'Volaille'

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Les Etats-Unis et la sécurité des aliments vue de France

29
août
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Classé dans Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

Le Flash Agri Zone ALENA numéro 196, pour le mois d’août 2014, une publication mensuelle du Service Economique de Washington, propose des articles sur trois sujets intéressants :

  • Etats-Unis : Les lobbys agricoles américains pressent la Commission européenne d’autoriser la mise sur le marché de neuf évènements OGM.

Les organisations agricoles américaines signataires de la lettre se disent très préoccupées par la non-conformité de l’Union Européenne aux règles de l’OMC. En effet, « l’Agence européenne de sécurité sanitaire des aliments (EFSA) a rendu un avis favorable, attendant toujours un accord final pour leur exportation vers l’Union européenne. »

  • Etats-Unis : Le règlement final de la modernisation de l’inspection de l’abattage des volailles a été publié

Le Service d’Inspection et de la Sécurité Sanitaire des Aliments de l’USDA (Food Safety and Inspection Service – FSIS) a publié la règle finale sur la modernisation de l’inspection en abattoir de volailles le 21 août. La proposition initiale, publiée en janvier 2012, avait suscité de nombreuses oppositions. Des associations de consommateurs et des associations militant pour les droits des travailleurs avaient notamment contesté pour les uns l’efficacité du règlement en matière d’amélioration de la sécurité sanitaire des aliments et pour les autres la détérioration des conditions de sécurité au travail.

  • Etats-Unis: antibiorésistance : des évolutions positives, mais l’utilisation des antibiotiques doit être améliorée dans les élevages

La surveillance des évolutions de l’antibiorésistance des bactéries transmises via l’alimentation est réalisée à travers le système national de surveillance de l’antibiorésistance (NARMS) depuis 1996. Le rapport NARMS 2011 vient d’être publié à la mi-août 2014.

Les aliments impliqués dans des foyers de cas de maladies infectieuses en Allemagne en 2013

23
août
2 commentaires
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Lait, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande, Volaille.

« Les aliments impliqués dans des foyers de cas de maladies infectieuses en Allemagne en 2013 », Information du BfR n°30/2014 du 8 août 2014.

Pour prévenir les maladies infectieuses d’origine alimentaire, une connaissance approfondie des aliments mis en cause ainsi que leur production et de transformation sont nécessaires. Par conséquent, l’Institut fédéral pour l’évaluation des risques (BfR) est en train de collecter de données sur les aliments impliqués dans des foyers de cas de maladies infectieuses depuis 2005.

Une intoxication alimentaire collective est suspectée, si deux ou plusieurs personnes sont tombées malades en consommant le même aliment. Une fois terminées toutes les investigations relatives à des foyers de cas de maladie d’origine alimentaire, le Land et les autorités fédérales chargées de l’inspection des aliments envoient des informations sur les aliments impliqués au BfR via le système de déclaration BELA*. La procédure de déclaration est basée sur le règlement administratif général (AVV) sur « Zoonoses dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire ».

Pour l’année 2013, le BfR a obtenu des informations sur 73 foyers de cas de maladies d’origine alimentaire pour les fins de l’évaluation (84 foyers en 2012). L’institut a également reçu de BELA des alertes de deux landers sur une éclosion diffuse de cas de maladie. Pour 33 des 73 foyers de cas de maladies déclarés, un aliment a été identifié, sur les bases de données probantes, comme étant la cause de l’éclosion. Pour cette évaluation, des résultats à la fois microbiologiques et/ou épidémiologiques ont été utilisés. La catégorie « viandes, produits à base de viande et charcuteries » a dominé  parmi les véhicules alimentaires. En outre, le BfR a analysé les lieux de l’exposition, les facteurs contributifs et à quel stade de la chaîne alimentaire ces facteurs ont eu lieu.

En résumé, les informations reçues confirment que beaucoup des foyers de cas de maladies d’origine alimentaire signalées au BfR en 2013 ont de nouveau été causés par une hygiène insuffisante et une gestion inappropriée de la température. Des investigations appropriées auprès des consommateurs et la formation régulière du personnel dans les restaurants et les installations de restauration collective sur la manipulation correcte des aliments peuvent aider à prévenir les foyers de cas de maladie.

En 2013, le BfR a de nouveau reçu des informations sur des foyers de cas de maladie suite à la consommation de lait cru. Par conséquent, le BfR a publié un communiqué de presse pour souligner que les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes malades en particulier, devraient s’abstenir de consommer du lait cru et des produits à base de lait. Cette recommandation s’applique également aux classes des écoles et aux groupes d’enfants qui visitent des fermes.

Des dépliants avec des conseils sur la façon dont les consommateurs peuvent se protéger contre les infections d’origine alimentaire dans les foyers privés peuvent être téléchargés gratuitement à partir du site Internet du BfR.

La version complète de cet avis du BfR est disponible en langue allemande ici.

* BELA est un système fédéral normalisé d’enregistrement des données sur les aliments impliqués dans les foyers de cas de maladies.

NB : Traduction par mes soins.

Épisodes récents de TIAC à Salmonella Enteritidis dans l’est de la France

21
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

tiac_headL’ARS Bourgogne et Franche-Comté rapporte dans son Point n°2014/33 du 14 août 2014 une information relative aux «  Épisodes récents de TIAC à Salmonella Enteritidis dans l’est de la France ».

Il en avait été question dans Des cas groupés à Salmonella Enteritidis en Angleterre conduisent à une enquête nationale. Qu’en est-il en France ?

Entre le 23 juin et le 21 juillet, trois épisodes de toxi-infection alimentaire collective (TIAC) à Salmonella Enteritidis survenus dans le Territoire de Belfort ont été signalés à l’ARS de Franche-Comté.

Dès le premier foyer, l’enquête alimentaire menée conjointement par l’ARS et la DDCSPP pointait la consommation d’œufs  crus (préparation de desserts maison) : la direction générale de l’alimentation (DGAL) avait immédiatement suspecté une origine commune avec un épisode similaire survenu dans le Bas-Rhin, les deux familles s’approvisionnant auprès d’une même chaîne de magasins. Dans les deux cas, un même centre d’emballage d’œufs frais en Allemagne était identifié. La détection de la présence de salmonelles sur les lots d’œufs  vendus dans le deuxième épisode confortait cette hypothèse.

La DGAL a exigé de la chaîne de magasins le retrait rappel des lots concernés (il s’agissait de magasins situés dans le Grand est).

Entre le 23 juin et le 21 juillet, six foyers de TIAC à S. Enteritidis déclarés à l’InVS et concernant les départements 54, 57, 67 et 90, ont pu être rattachés à cette origine commune (consommation de desserts/mayonnaise maison à base d’œufs non cuits provenant du même centre d’emballage).

Au total, 45 malades (dont 4 hospitalisés) ont pu être identifiés, dont 16 pour lesquels une coproculture était positive à S. Enteritidis. Le sous-typage par analyse moléculaire (MLVA) a été réalisé par le CNR des Salmonelles qui a retrouvé un même profil pour les 6 foyers.

En parallèle, l’InVS a averti ses partenaires européens de cette épidémie. L’Autriche rapporte aussi avoir des cas de salmonellose à  S. Enteritidis possiblement liés à cette origine.

L’Allemagne a fait détruire le lot de poules concerné et fait procéder au nettoyage et désinfection de l’élevage.

Commentaires : Enfin une information est publiée sur le sujet. Il semble que cela intervienne après que nos amis anglais aient tiré les premiers. Il ne me semble pas avoir entendu parler d’un retrait rappel par le biais du site du ministère de l’agriculture … mais je peux me tromper et la formulation « La DGAL a exigé de la chaîne de magasins » est fantaisiste. La chaîne de magasins n’est pas citée, pourquoi ?

Inspecteurs ou animateurs de la sécurité des aliments ?

19
août
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Classé dans Audit, Curiosité, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

« Inspecteurs ou animateurs de la sécurité des aliments ? » Il s’agit d’un article de James Marsden paru sur son blog Safety Zone le 18 août 2014.

contributor_111Malheureusement, la perception du public de l’industrie des viandes et de l’inspection des viandes est souvent analogue à celle des détenus et des gardiens de prison.

Une grande partie de la population (aux Etats-Unis –aa) voit les entreprises de viandes comme une entité essayant de sortir quelque chose qu’ils ne devraient pas. Le public voit le rôle des inspecteurs de l’USDA comme des protecteurs du public vis-à-vis d’actes répréhensibles de la part d’entreprises de viandes. Ces perceptions sont un retour au roman d’Upton Sinclair « The Jungle » et au Meat Inspection Act de 1906. Ce sera difficile à changer.

Il y a quelques années, l’ancien sénateur du Dakota du Sud, Tom Daschle, a fait l’observation que, dans l’ère moderne, le rôle approprié pour les inspecteurs de viande devrait être d’aider les usines dans le développement de procédés alimentaires sûrs et faciliter la production de produits alimentaires sûrs. Il a même suggéré que leur titre devrait être changé d’« inspecteur » à « animateur de la sécurité des aliments ». Je crois qu’il était sur quelque chose d’intéressant.

Le Food Safety and Inspection Service de l’USDA est une bureaucratie gigantesque avec un budget d’un milliard de dollars et près de 10 000 employés à temps plein. Les inspecteurs du FSIS exercent un pouvoir absolu dans les usines de viandes. Ils ont presque toujours le dernier mot sur toutes les activités qui se produisent dans les usines. Imaginez, si dans ce budget énorme, la puissance et la main-d’œuvre étaient dirigées vers la vision du sénateur Daschle, l’animation de la sécurité des aliments.

Une grande partie du travail de base est déjà en place. HACCP attribue la responsabilité première du développement et de la mise en œuvre de plans de sécurité des aliments aux usines. À mon avis, la plupart des problèmes liés au HACCP ont eu lieu parce que de nombreuses usines n’avaient pas les ressources techniques pour élaborer des plans HACCP efficaces. Avec l’aide de près de 10 000 employés du FSIS, ce ne serait plus un problème.

Une autre faille dans le système actuel est la réticence de certains dans l’industrie à communiquer pleinement avec leur équipe d’inspection. Pendant des années, les usines ont été invitées à réduire la circulation de l’information. Une communication efficace avec les inspecteurs est essentielle pour le bon fonctionnement d’une usine. Dans mon expérience, les entreprises qui communiquent pleinement avec les inspecteurs construisent une relation constructive qui fait attention jour après jour aux problèmes avant qu’ils ne dégénèrent en problèmes réels. (Activité proactive, agir avant que le problème n’arrive -aa)

Bien sûr, le rôle principal du FSIS sera toujours de protéger la santé publique. L’agence continuera à prendre des mesures lorsque les usines violent les règlements. Ils continueront à exiger des rappels lorsque des produits contaminés seront sur le marché. Au bout du compte, c’est une agence réglementaire. Cependant, le rôle réglementaire de l’agence n’exclut pas le rôle d’animation de la sécurité des aliments.

L’industrie des viandes bénéficie du fait que le FSIS impose le respect aux États-Unis et dans le monde. L’agence a toujours maintenu la confiance des consommateurs. Cette confiance doit être maintenue.

Pourtant, la plupart des progrès sur les problèmes de sécurité des aliments peuvent être attribués à la coopération entre l’industrie des viandes et le FSIS. Malgré les progrès qui ont été réalisés, il y a beaucoup de place pour une amélioration de la sécurité sanitaire de la viande et de la volaille. Une relation plus constructive avec le FSIS peut-être ce qui est nécessaire pour atteindre le niveau suivant.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

NB : Le terme anglais ‘facilitator’ peut signifier animateur ou facilitateur. J’ai retenu animateur …

Les consommateurs et la contamination liée au jus de volaille crue emballée au magasin et à la maison

11
août
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

customer-chicken-406« Des acheteurs répandent du jus de volaille crue au magasin et la maison, selon une étude. » Article de James Andrews du 11 août 2014 dans Food Safety News.

Les acheteurs doivent être plus conscients de ce qu’ils touchent après avoir manipulé des emballages de volaille crue en distribution, selon une nouvelle étude financée par le ministère américain de l’agriculture sur le comportement des consommateurs en matière de sécurité des aliments lors de l’achat de volailles.

Les chercheurs dans cette l’étude ont constaté que peu de gens ont utilisé soit des sacs en plastique destinés au transport de produits de viande crue ou une solution désinfectante fournies par les magasins dans le but d’atténuer la propagation de bactéries dangereuses.

Mais, les clients ont à plusieurs reprises permis la propagation du jus de volaille, potentiellement contaminé par des pathogènes tels que Salmonella et Campylobacter, vers de nombreux autres objets, dont leur panier de courses, d’autres produits alimentaires, et même leurs enfants. Après que les clients aient manipulé leur poulet cru ou leur  dinde crue conditionnée dans un emballage plastique fermé, les chercheurs ont été encore capables de trouver des traces de protéines de volaille dans le jus à l’aide de tests avec un écouvillon, ce qui suggère que les pathogènes présents dans la viande pourraient probablement se retrouver  dans le jus.

Le Dr. Edgar Chambers, professeur à l’université d’État du Kansas, a présenté ces résultats la semaine dernière à la conférence annuelle de l’International Association of Food Protection (IAFP) à Indianapolis. L’étude a porté sur 96 acheteurs observés dans trois villes américaines afin de surveiller la façon dont ils ont manipulé une volaille crue à la fois en magasin et de retour à la maison.

Comme l’a expliqué Chambers, les acheteurs ne savaient qu’ils faisaient partie d’une étude d’achats et n’ont pas été informés que les chercheurs ont été particulièrement intéressés par la façon dont ils avaient manipulé leur volaille. L’étude a eu lieu dans des chaînes de magasins de différentes tailles, de grandes chaînes nationales à des magasins familiaux locaux.

Les chercheurs ont constaté que, bien que 85% des magasins aient fourni des sacs pour la viande crue aux clients, moins de 20% des clients les les ont utilisés.

Après que les clients aient manipulé les volailles, les chercheurs ont observé ce qu’ils avaient toucher en premier, en comptabilisant les trois premiers objets ou des endroits qu’ils avaient touché.

Parmi les trois premiers endroits touchés après manipulation de la volaille, l’étude a révélé que les consommateurs ont été en contact avec les éléments suivants :

  • Panier de courses (85%)
  • Des produits secs (49%)
  • Autre viande ou volaille (33%)
  • Marchandises réfrigérées (31%)
  • Objet personnel (liste de courses, sac à main, etc.) ou un enfant (31%)
  • Des produits congelés (16%)
  • Des produits réfrigérés (9%)

À la caisse, 82% des produits crus de volaille ont été mis par des employés dans des sacs séparés, un pourcentage beaucoup plus élevé que ce que Chambers attendait.

« J’ai été surpris », a-t-il dit à l’auditoire. « Je suis effectivement ravi par cela. »

Les chercheurs ont également suivi les acheteurs au domicile pour voir comment ils avaient traité le sac contenant la volaille une fois dans la cuisine. Une fois que la volaille a été sorti du sac, 55% des acheteurs l’ont mis directement dans le réfrigérateur ou le congélateur, tandis que les autres l’ont placé sur une autre surface :

  • Plan de travail (33%)
  • Table de cuisine (4%)
  • Évier (4%)

Lors du stockage de la volaille, la plupart des consommateurs ont placé le sac directement dans le réfrigérateur ou le congélateur sans la laisser dans le sac, comme cela est recommandé par les experts en sécurité des aliments. Voici comment ont été les pratiques de stockage de la volaille :

  • Volaille placée directement dans le réfrigérateur sans le sac (35%)
  • Volaille placée directement dans le congélateur sans le sac (24%)
  • Volaille placée avec le sac dans le réfrigérateur (19%)
  • Volaille placée avec le sac dans le congélateur (14%)

Enfin, tout au long de l’étude, les chercheurs ont réalisé des écouvillons sur tout ce qui est entré en contact avec l’emballage de la volaille pour voir si des protéines de poulet ou de dinde ont été transférées des emballages. Cela comprenait les mains, tout item alimentaire qui a touché l’emballage dans le sac de courses, toute surface que l’emballage a touché à la maison, l’intérieur du sac de course réutilisable et l’extérieur de l’emballage lui-même.

« Ce que nous avons appris est que le transfert a lieu », a déclaré Chambers.

Bien que les chercheurs n’ont pas réalisé d’écouvillons pour la recherche de bactéries comme Salmonella ou Campylobacter, Chambers a déclaré que la présence de protéines suggère que toutes les bactéries dangereuses sur l’emballage pourraient également faire leur chemin vers l’extérieur.

L’an dernier, Consumer Reports a publié une étude qui a trouvé que 43% des produits crus de poulet au niveau de la distribution contenaient Campylobacter, tandis que 11% contenaient Salmonella.

Comme dans un restaurant de plats à emporter, Chambers a énuméré un certain nombre de recommandations à la fois pour les magasins et les consommateurs afin de les aider à minimiser les risques pour toute personne de tomber malade tout simplement en manipulant des emballages de volaille crue :

Les magasins devraient fournir des sacs et du désinfectant pour les mains au niveau du rayon viande.

Les clients doivent être informés sur l’utilisation des sacs et du désinfectant pour les mains lors de la manipulation des emballages dans le rayon viande.

À la maison, les clients doivent mettre les emballages de viande dans des sacs quand ils les mettent au réfrigérateur ou au congélateur.

© Food Safety News