Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Articles de la catégorie 'Volaille'

Aucune catégorie

Estimer la menace des bactéries résistantes aux antibiotiques liées à l’agriculture pose un énorme défi

29
avr
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

« Estimer la menace des bactéries résistantes aux antibiotiques liées à l’agriculture pose un énorme défi », source CIDRAP News.

Le rôle de l’agriculture en tant que source de bactéries résistantes aux antibiotiques (BRAs) qui peuvent constituer une menace pour les humains est si complexe et si mal compris qu’une analyse fiable des risques est presque impossible à l’heure actuelle, selon un article récent paru dans mBio*. Mais les auteurs suggèrent qu’un programme de suivi normalisé se concentrant sur un petit nombre d’espèces bactériennes et de gènes de résistance pourrait commencer à combler les lacunes.

dairy_farm-usda

USDA / Scott Bauer

L’article réalisé par des chercheurs suisses et irlandais, publié le 19 avril, souligne que l’aliment n’est pas le seul véhicule par lequel les bactéries résistantes issues de sources agricoles peuvent atteindre les personnes. Il dit aussi que le partage fréquent des gènes de résistance entre les différentes espèces bactériennes pose un grand défi dans la compréhension de la propagation des BRAs dans l’agriculture, et le problème est aggravé par l’utilisation de méthodes de recherche « non comparables ».

Les auteurs ont utilisé les données disponibles en Suisse, avec des laboratoires ayant une longue surveillance établie, afin d’évaluer les connaissances actuelles sur les pathogènes résistants aux antibiotiques dans l’agriculture et la contribution de l’industrie à la menace globale de la résistance.

Utilisation préventive autorisée

En Suisse, les antibiotiques peuvent être utilisés dans l’alimentation animale et l’eau potable par prescription à des fins préventives, bien que l’utilisation de médicaments pour promouvoir la croissance soit interdite depuis 1999, indique l’article. En 2014, 49 250 kilogrammes d’antibiotiques ont été vendus pour un usage vétérinaire dans le pays.

Depuis 2006, les laboratoires de l’État ont analysé des bactéries « indicatrices » chez le poulet, le porc et les bovins pour la résistance. Le suivi a montré qu’en 2014, 6,9% des prélèvements réalisés de viande de poulets de chair avaient des Staphylococcus aureus résistants à la méthicilline, et 73,3% avaient des Escherichia coli des bêta-lactamases à spectre étendu ou bêta-lactamases AmpC.

Alors que les prélèvements de viande en Suisse sont testés pour les antibiotiques et les bactéries résistantes aux antibiotiques, le fumier ne l’est pas. Ceci est une préoccupation, disent les chercheurs, parce qu’une grande partie des antibiotiques sont encore actifs après qu’ils soient excrétés. Par conséquent, le fumier est un « hot spot » pour les bactéries qui hébergent des gènes de résistance aux antibiotiques (GRAs) qui résident sur des éléments génétiques mobiles (EGMs). Lorsque le fumier est utilisé pour traiter le sol, les antibiotiques et les GRAs suivent, et ils peuvent être transmis à aux bactéries du sol.

« La pollution de l’environnement » par des antimicrobiens et les GRAs augmente probablement le risque que des bactéries inoffensives et des pathogènes humains acquièrent une résistance par des EGMs qui facilitent le transfert de gènes entre les espèces bactériennes lointainement connexes, selon les chercheurs.

Ils ont dit que l’introduction d’agents antimicrobiens et des GRAs dans le sol signifie qu’ils peuvent être absorbés par les plantes par l’eau et par absorption passive. Plusieurs études ont détecté des bactéries résistantes sur des légumes ou des fruits, mais trop peu de données sont disponibles pour établir une relation entre l’eau d’irrigation ou le fumier contenant des bactéries résistantes ou des GRAs et leur présence sur les produits.

L’article constate en outre qu’il n’y a pas de système de surveillance des voies de transmission complexes des agents antimicrobiens (AAM), des GRAs et des BRAs du fumier au sol, à l’eau, aux végétaux et chez l’homme. « Cette situation est particulièrement préoccupante, car le fumier et les stations d’épuration sont des réservoirs de résistance aux antibiotiques et pourraient être utilisés comme points critiques pour la maîtrise, où la libération de mélanges complexes d’AAM, de GRAs, et de BRAs de la ferme et des alentours urbains à l’environnement pourrait être maîtrisé ».

Les échanges de gènes sont insaisissables

La réalité est que les gens sont exposés aux bactéries résistantes aux antibiotiques d’origine animale, non seulement à travers les aliments, mais aussi grâce à la libération de GRAs dans l’environnement et cela fait que c’est un défi scientifique difficile, selon les chercheurs. « Les multiples voies d’échange des gènes ont jusqu’à présent défait les tentatives de suivre les mouvements de façon qualitative ou quantitative de ces gènes in vivo. »

Mis à part les bactéries zoonotiques, de tels transferts de gènes rendent moins probable que les mêmes hôtes bactériens soient retrouvés chez les animaux et les humains et plus probablement que seuls les gènes résistants seront identifiables chez les pathogènes qui infectent les humains, selon les chercheurs. Et les gènes peuvent être modifiés quand ils sautent entre les hôtes. « Ainsi, il est important que les programmes de surveillance se concentrent non seulement sur les bactéries pathogènes résistantes aux antibiotiques mais aussi déterminer les bactéries résistantes aux antibiotiques ainsi que les GRAs qu’elles hébergent. »

D’un autre côté, certains outils de recherche les plus récents devraient aider les scientifiques à relever le défi du suivi des GRAs dans l’environnement, notent les auteurs. Ceux-ci comprennent des puces de détection des gènes, qui ont réduit le coût du dépistage des prélèvements pour des centaines de gènes de résistance, ainsi que la métagénomique et le séquençage de nouvelle génération, qui permettent de détecter des millions de gènes dans un échantillon d’ADN, selon les auteurs.

Trop d’inconnues pour une analyse des risques

Mais les auteurs ont présenté une longue liste de lacunes dans les connaissances concernant la résistance aux antibiotiques dans l’agriculture. « Avec les lacunes de nos données et l’utilisation de méthodologies non comparables, actuellement, il est presque impossible de développer une analyse des risques fondée sur une situation réelle », écrivent-ils.

L’article décrit six étapes nécessaires pour comprendre l’épidémiologie de la sélection et la transmission de la résistance. Les exemples incluent la définition des points critiques pour leur maîtrise où les interventions peuvent faire une différence, développant et mesurant les effets des stratégies de prévention, et l’étude de la prévalence de la résistance chez les bactéries commensales du bétail qui consomment des aliments contaminés par les BRAs.

Pour commencer à traiter les énormes lacunes dans les données, les auteurs suggèrent un programme de surveillance volontaire qui mettrait l’accent sur deux espèces, E coli et Pseudomonas aeruginosa, et trois gènes de résistance spécifiques (tet[M], aph et blaCTX-M) qui couvrent trois importantes classes d’antibiotiques et qui ont été détectés dans l’environnement, et les microbiomes des animaux et des humains.

« Un programme simple de surveillance mondial des sols, des plantes, des animaux, de l’eau, et [des usines de traitement des eaux usées] en utilisant les mêmes méthodes pourraient créer la plus grande base de données de connaissances sur la résistance aux antibiotiques et pourrait être utilisé pour générer des analyses de risques des différents compartiments écologiques », écrivent les chercheurs.

En attendant, les efforts pour lutter contre la résistance liée à l’agriculture devraient inclure la prévention de flux génique vers et à partir des réservoirs environnementaux de résistance, car il existe des preuves que les GRAs environnementaux peuvent être transférées à des pathogènes, selon les chercheurs. Cela signifie qu’en limitant les sources agricoles de résistance et en trouvant des méthodes efficaces pour gérer le fumier, les foyers domestiques, les hôpitaux et les eaux usées industrielles contenant des antibiotiques et des GRAs.

* L’article est disponible intégralement et gratuitement.

Belgique : Campylobacter, les bons conseils d’hygiène et surtout cuisez vos volailles à cœur !

29
avr
Aucun commentaire
Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

chicken_campy_vaccineLe service public fédéral de Belgique, santé publique, sécurité alimentaire et environnement, propose une information sur Campylobacter, « Protégez-vous contre l’infection intestinale par Campylobacter : cuisez vos volailles à cœur ».

Soyez très attentif aux règles d’hygiène lorsque vous manipulez la viande de volaille crue et cuisez-la suffisamment: vous réduirez ainsi les risques de contamination par la bactérie Campylobacter, qui provoque une infection intestinale (gastro-entérite).

Triez vos achats

La bactérie Campylobacter peut être présente sur la face extérieure des emballages. Séparez donc les emballages de viande de volaille des autres aliments que vous consommerez crus, comme les fruits et légumes.

campy_freeAppliquez de bonnes pratiques d’hygiène dans la cuisine

  • Utilisez toujours des ustensiles de cuisine distincts (couteaux, planches à découper, plats, assiettes…) pour la viande de volaille crue et lavez-les toujours soigneusement  avec du détergent.
  • Lavez-vous toujours les mains avec du savon après avoir manipulé de la viande crue.
  • Veillez à la propreté des essuies de vaisselle et remplacez-les régulièrement.
  • N’utilisez plus votre essuie de vaisselle si vous avez essuyé  du jus de viande .
  • Déposez toujours la viande de volaille cuite et les autres aliments préparés sur des planches ou assiettes propres. N’utilisez surtout pas l’assiette qui a contenu la viande crue.

Préparez et conservez la viande de volaille

  • Conservez la viande de volaille à une température suffisamment fraîche (2-7°C).
  • Cuisez la viande à cœur pour détruire la bactérie. Ceci est surtout vrai pour les produits de viande hachée car les bactéries y sont plus répandues.
  • Si vous voulez conserver la viande de volaille pendant plus de quelques jours, entreposez-la de préférence au congélateur (la bactérie Campylobacter présente la particularité de mourir après une semaine de congélation) .

campy.grocer.dec_.14Évitez les autres sources de contamination par Campylobacter

Vous pouvez également être contaminé par Campylobacter en buvant de l’eau souillée ou du lait cru. La transmission est également possible par contact direct avec un animal infecté (bovin p. ex.) ou un milieu contaminé (en allant nager dans un lac contaminé p. ex.).

Campylobacter est la principale source d’infections bactériennes en Belgique. Elle provoque généralement des symptômes bénins tels que des crampes et une diarrhée. Ces symptômes disparaissent d’eux-mêmes, mais vous pouvez rester porteur de l’infection pendant plus longtemps et ainsi contaminer d’autres personnes. Ces dernières années, le SPF Santé publique a investi dans différents projets de recherche sur Campylobacter et mène une politique active afin de diminuer le degré de contamination dans les élevages et les abattoirs. Le SPF a ainsi organisé fin janvier 2016 un workshop sur les projets qui investiguaient les facteurs de risque dans les abattoirs, les ateliers de découpe, les entreprises qui fabriquent des préparations à base de viande de volaille et chez le consommateur. D’autres nouvelles seront publiées concernant ce sujet lorsque ces projets  seront complètement terminés.

Pour des conseils supplémentaires :

NB : Chez nous en France, le document le plus complet et le plus récent sur le sujet, à ma connaissance, n’est pas destiné aux consommateurs, il s’agit de l’« Appréciation des risques alimentaires liés aux Campylobacters. Application au couple poulet/Campylobacter jejuni » réalisée par l’Afssa en 2004, autant dire il y a très longtemps …

Rappelons qu’en France, en 2014, « selon les travaux menés par l’InVS en 2014 à partir de toutes les sources disponibles ont permis de reconstituer l’incidence réelle des salmonelloses (environ 192 000 cas et 4 300 hospitalisations par an) et des gastro-entérites à Campylobacter (528 000 cas et 5 200 hospitalisations). »

Cela mériterait un spécial Campylobacter par l’Anses ?

Mise à jour. Un lecteur membre de l’Anses, que je remerice me fait remarquer qu’il existe un document d’octobre 2015, Information des consommateurs en matière de prévention des risques biologiques liés aux aliments. Tome 2 – Évaluation de l’efficacité des stratégies de communication. Avis de l’Anses. Rapport d’expertise collective.

Cela étant, comme déjà dit, ce rapport n’est pas à l’usage du consommateur lambda et des recommandations spécifiquement dédiées à Campylobacter pour le consommateur seraient à entreprendre …

Teneur en eau des découpes de poulet et de dinde congelées ou surgelées : taux de non-conformité global de 16 %, selon la DGCCRF

28
avr
Aucun commentaire
Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

teneur_eau_volaillles_congelees_surgeleesLa DGCCRF nous informe le 28 avril 2016 sur la « Teneur en eau des découpes de poulet et de dinde congelées ou surgelées ».

On apprend que :

L’enquête de la DGCCRF visant à vérifier la teneur en eau des poulets congelés et de certaines découpes de poulet et de dinde, a révélé un taux de non-conformité global de 16 %. Ce taux est en baisse par rapport aux années précédentes.

Le 2 février 2015, la DGCCRF notait que « Les contrôles révèlent un taux d’anomalies de 19%, soit une baisse de 10 points par rapport à 2011 ». Soit, mais on constatera aussi un nombre bien moins important d’entreprises visitées dans les résultats proposés en 2016 par rapport à ceux de 2015, 15 versus 41 !

Des anomalies corrélées à la méthode de refroidissement retenue

D’une façon générale, les produits refroidis par air (sans apport d’eau) sont conformes. En revanche, les principaux manquements constatés sont dus au refroidissement par immersion. Dans le cadre de cette enquête, d’autres anomalies ont été relevées :

  • l’étiquetage : absence de mise à jour des dénominations des découpes (ajout d’eau supérieur à 5%), absence de mention « avec partie de dos » dans la dénomination de cuisses de poulet dont la découpe est réalisée au-delà de l’articulation ;
  • la métrologie : poids nominal non conforme.

Une mesure d’injonction a été rédigée à l’encontre d’une société commercialisant des poulets sous la catégorie B alors qu’ils ne répondaient pas aux exigences de cette classe de qualité.

Une mesure de police administrative a été enjointe à une entreprise qui n’appliquait pas les dispositions de la réglementation communautaire au motif que les poulets congelés étaient commercialisés hors de l’Union européenne. Or, la commercialisation de ces poulets destinés au marché guyanais a pu être établie.

Les résultats proposés cette année sont censés être en baisse par rapport à ceux proposés en 2015 mais si vous regardez bien la comparaison des résultats proposés en 2016 et 2015, cela ne semble pas évident …

volailles_congelees_DGCCRF

Une tête de poulet frit retrouvée par un client chez Quick

27
avr
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

C’est une affaire qui n’est pas courante du tout. La dernière fois que l’on en a retrouvé une, c’était en 2007 et chez McDonald’s aux Etats-Unis, à savoir une tête de poulet en lieu et place de nuggets. Une variante française en 2016 vous est proposée avec une tête de poulet en lieu et place d’ailes de poulet …

tete_poulet« Une tête de poulet frit retrouvée par un client chez Quick », source 7 de table du 26 avril 2016.

Cette chaîne de restauration rapide compte près de 400 restaurants dans toute la France. Ce lundi 18 avril, un étudiant montpelliérain, mangeait des Chickens Wings (ailes de poulet) dans l’établissement jusqu’au moment où il pioche une tête de poulet frit dans le paquet. A la fois surpris et écœuré, il a immortalisé cet incident en le filmant puis il a diffusé la vidéo sur les réseaux sociaux. (…)

En guise d’excuse, l’enseigne lui a offert un dessert et reproposé des Chickens Wings, qu’il a refusé ayant déjà fini son repas. Après cet incident, il n’avait sans doute pas envie de reprendre le même plat, ni quoi que ce soit d’ailleurs ! (…)

Une vidéo circule à ce sujet.

La chaine de restauration rapide a publié un communiqué sur Facebook, le 23 avril 2016 :

L’équipe du Quick de Saint-Jean de Vedas et le fournisseur de Chicken Wings sont sincèrement désolés de la mésaventure connue par un client du restaurant le 18 avril dernier et du choc qu’a produit la découverte d’une tête de poulet frit dans un sachet de Chicken Wings. Garantir des aliments de qualité à nos clients est au centre de notre activité et nos fournisseurs partagent cet engagement.

SorrySubwayNous avons lancé une enquête sitôt que nous avons été prévenus, et notre service qualité est en train de se charger de faire toute la lumière sur cet événement regrettable. Nous avons d’ores et déjà identifié le lot dont provenait cette pièce et aucune autre anomalie n’a pu être détectée lorsque nous l’avons examiné. Il s’agit donc bien d’un phénomène isolé qui a néanmoins échappé au contrôle des équipes chargées de faire les étapes de tri. Cet incident inacceptable ne présente heureusement aucun risque pour la santé.

Suite à la plainte du client qui nous a signalé le problème, nous avons immédiatement sensibilisé de nouveau tous les intervenants, du restaurateur de Saint Jean de Vedas à notre fournisseur, à la plus grande vigilance pour que ce genre d’incident ne puisse plus se reproduire.

Nous sommes en contact avec la personne qui nous a signalé le problème et le tiendrons bien évidemment informé des suites de notre enquête et des démarches que nous aurons effectué pour que ce type d’incident ne puisse plus se reproduire.

Nous nous excusons une fois de plus de l’émoi provoqué par cet incident et allons traiter ce problème avec la plus grande transparence.

Beaucoup de bla bla et de management par les excuses !

Royaume-Uni : Surveillance de Campylobacter et les petits soucis de la Food Standards Agency

19
avr
Aucun commentaire
Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Mise à jour de la surveillance par la FSA de la présence de Campylobacter en distribution », source Food Standards Agency du 19 avril 2016.

Nous avons mis en œuvre une étude sur un an pour mesurer le taux de Campylobacter sur des poulets achetés dans les magasins et les supermarchés.

CampylobacterLes résultats du deuxième trimestre de l’enquête, que nous avons publié le 25 février, ont montré que le chiffre de 11% des poulets testés positifs pour le plus haut niveau de contamination, était en baisse par rapport à 19% en octobre à décembre 2014. Ce progrès est une bonne nouvelle, mais la prévalence de Campylobacter reste trop élevée, ce qui explique pourquoi nous avons fixé un objectif ambitieux afin de réduire le nombre de cas humains d’intoxication à Campylobacter de 100 000 par an.

Steve Wearne, directeur de la règlementation à la FSA a déclaré : « La lutte contre Campylobacter reste notre priorité numéro un. Le test ultime pour montrer que notre campagne fonctionne est de voir si moins de personnes tombent malade. Voilà pourquoi nous voulons voir 100 000 cas à Campylobacter de moins chaque année à partir de fin mars 2017. Il n’y a donc aucun relâchement pour l’industrie. Nous voulons voir des efforts continus pour réduire ce microbe dans nos poulets. »

Modifications apportées à notre étude

La façon dont nous avons procédé pour l’analyse des taux de Campylobacter a été de mesurer la quantité de microbes présents sur la peau du cou de poulets, parce que c’est généralement la partie la plus contaminée du poulet.

Toutefois, un nombre croissant de transformateurs retire la peau du cou avant que les poulets ne soient mis dans les rayons des supermarchés. Ce sont de bonnes nouvelles pour le consommateur, car cela réduit la quantité de Campylobacter sur le poulet, mais cela entraîne un problème avec nos analyses. Étant donné que les prélèvements de poulet contiennent maintenant des quantités variables de la peau du cou, il est difficile pour nous de comparer entre distributeur ou un autre et de fournir des comparaisons précises avec les résultats trimestriels précédents.

Nous avons donc décidé de suspendre l’étude pendant un certain temps afin de voir quel genre d’analyse pourra fournir des informations claires sur les progrès réalisés par les distributeurs pour faire face à Campylobacter.

Nous envisageons un certain nombre d’options pour la modification de notre protocole d’analyses de manière à donner une indication plus cohérente sur les taux du microbe. Nous espérons être en mesure de redémarrer nos prélèvements cet été. En outre, à plus long terme, nous demanderons à l’industrie d’effectuer leurs propres analyses et de publier leurs résultats.

Nous publierons les résultats du troisième trimestre de cette étude, le 26 mai 2016.

Toutefois, en raison des problèmes décrits ci-dessus, nous donnerons simplement un chiffre global pour le taux de Campylobacter chez le poulet et nous ne donnerons pas les chiffres par distributeur. Étant donné que nous avons temporairement suspendu les prélèvements, nous ne publierons qu’un quart des résultats de cette étude.

Nous restons attachés à la publication des résultats de l’étude, comprenant les données des distributeurs, qui sont à la fois utiles pour les personnes, mais aussi encouragent les distributeurs à assurer que les poulets mis en vente aient aussi peu que possible de Campylobacter.

Traduction par mes soins. -aa