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Articles de la catégorie 'Volaille'

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Une étude suggère que les consommateurs peuvent être exposés à des Klebsiella potentiellement dangereux à partir de viandes contaminées

24
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

« Une étude indique que Klebsiella peut être un pathogène significatif d’origine alimentaire », source CIDRAP News.

Près de la moitié des produits de poulets, dindes, et de porc ont été retrouvés positifs pour Klebsiella pneumoniae, une cause fréquente de maladies gastro-intestinales, la première indication que la bactérie peut être un pathogène significatif d’origine alimentaire, selon une étude parue dans Clinical Infectious Diseases.

ChickenLegs_FeaturedImage_1300x725Des chercheurs américains ont prélevé des produits vendus dans neuf grands magasins à Flagstaff en Arizona en 2012 et ont également analysé des prélèvements d’urine et de sang de patients dans la région de Flagstaff en 2011 et 2012. Ils ont constaté que 47% des 508 produits de viande hébergeaient Klebsiella et un grand nombre de souches étaient résistantes aux antibiotiques. Ils ont également déterminé que 10% des 1 728 cultures positives de patients comprenaient Klebsiella, dont des souches résistantes aux antibiotiques.

Le séquençage du génome entier a révélé que les paires d’isolats de la viande et des patients étaient presque identiques.

« Cette étude est la première à suggérer que les consommateurs peuvent être exposés à des Klebsiella potentiellement dangereux provenant de la viande contaminée », a dit Lance B. Price, auteur principal de l’étude, dans un communiqué du Milken Institute School of Public Health de l’université George Washington.

Il a ajouté : « Désormais, nous avons un autre pathogène résistant aux antibiotiques dans la chaîne alimentaire, soulignant la préoccupation de santé publique concernant l’utilisation des antibiotiques dans la production d’aliments d’origine animale », en référence au problème de la surconsommation de ces médicaments chez les animaux entraînant des souches de bactéries résistantes.

Une étude chez les poulets pour mieux comprendre la transmission par Salmonella fait une nouvelle découverte

23
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Une étude chez les poulets pour mieux comprendre la transmission par Salmonella fait une nouvelle découverte », source article de James Andrews du 23 juillet 2015 paru dans Food Safety News.

Salmonella, qui est la bactérie la plus courante causant des maladies d’origine alimentaire dans le système alimentaire des États-Unis, est encore très peu connu sur le processus précis par lequel la bactérie contamine et se transmet à ses porteurs les plus répandus, les poulets.

Chicken-feed_406x250Une nouvelle étude de l’université de l’Arkansas, cependant, a pour objectif de combler ce manque de connaissances sur la façon dont Salmonella infecte un si grand pourcentage de volailles.

Si les chercheurs peuvent décrire le processus, les scientifiques en sécurité des aliments ont une meilleure chance de développer une méthode pour l’arrêter dans son élan et empêcher de se propager, a déclaré Yichao Yang, chercheur principal de l’étude et doctorante au Department of Poultry Science.

Pour atteindre l’objectif de cartographier clairement le processus de transmission de Salmonella dans les troupeaux, Yang a conçu un nouveau programme d’essais. Les essais sont encore à leur stade préliminaire, a-t-elle dit à Food Safety News, mais il y a déjà des résultats intéressants.

Utilisant six souches uniques de Salmonella avec un code spécifique d’identification de l’ADN et un groupe de poulets porteurs de chacune des souches uniques, les chercheurs ont travaillé à cartographier comment les bactéries se déplacent dans un troupeau exempt de Salmonella.

Ainsi, des groupes de poulets porteurs ont été infectés par des bactéries via l’une des trois méthodes : par voie orale (directe, avec la moitié recevant une dose élevée et l’autre moitié une faible dose), par l’alimentation (pour une moitié, des souches sont ajoutées à des doses élevées, pour l’autre moitié à de faibles doses), ou bien via l’approvisionnement en eau (également avec une moitié recevant des doses élevées, l’autre moitié ayant de faibles doses).

Les groupes infectés ont été séparés avec six poulets dans chaque groupe.

En d’autres termes, six poulets ont été infectés par voie orale, six autres ont été infectées par leur alimentation et encore un autre groupe de six a été infecté par leur approvisionnement en eau. Et chaque souche de Salmonella spécialisé avait un « code à barres » de l’ADN pour que les chercheurs puissent les suivre car Salmonella interagit avec le troupeau.

Chaque groupe de six poulets infectés a ensuite été placé avec 10 autres poulets supplémentaires exempts de Salmonella, composant ainsi des troupeaux de 16 poulets, prêts à partager leurs bactéries avec leur code-barres avec un autre poulet.

Dans le groupe ayant reçu une transmission orale, les poulets non infectés sont devenus infectés par une souche de Salmonella qui a été donnée à une dose élevée. Mais si le poulet a été infectée par une faible dose de Salmonella, il devient alors infecté par des souches supplémentaires.

Les deux autres groupes ont eu un résultat sensiblement différent. La souche de Salmonella administrée à fortes doses a infecté initialement les poulets d’abord dans des proportions égales. Avec le temps, plus avec une faible dose, Salmonella est entré dans le troupeau, et les souches a commencé à se partager sur un pied d’égalité parmi le troupeau.

L’équipe de recherche travaille toujours pour cartographier exactement comment chaque infection se répand et envisage de procéder à d’autres essais avec de plus grands troupeaux. En attendant, ils ont fait au moins une nouvelle découverte : les poulets peuvent être infectés par plus d’une souche de Salmonella.

Auparavant, la recherche sur Salmonella dans les troupeaux suggérait qu’une fois qu’un poulet a été colonisé par une souche de Salmonella, cette souche empêcherait les autres de coloniser encore le poulet. Ceci est connu comme la théorie de l’inhibition de la colonisation, a dit Yang.

Mais, selon cette étude, les poulets peuvent en effet être infectés par plus d’une souche unique.

Sachant que leur étude préliminaire a déjà conduit à une nouvelle découverte liée à la transmission de Salmonella dans les troupeaux, cela a rendu Yang et son équipe encore plus optimistes pour faire de nouvelles découvertes. L’objectif final est d’aider à réduire la propagation de Salmonella chez les poulets et, mais aussi chez l’homme.

« Si nous savons exactement comment Salmonella se transmet dans les poulets nous serons alors en mesure de savoir comment il va venir dans le troupeau », a déclaré Yang. « Nous croyons que nous pouvons arrêter la transmission si nous savons comment cela se produit et donc interrompre le transfert dans la chaîne alimentaire humaine. »

Salmonella dans des produits de volaille crus et congelés, l’étiquetage seul ne résoudra pas le problème

20
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Salmonella dans de la volaille crue congelée, l’étiquetage seul ne résoudra pas le problème », source article de James Marsden du 20 juillet 2015 sur son blog Safety Zone.

James Marsden revient sur les rappels importants de produits de volaille crus et congelés contaminés par Salmonella aux Etats-Unis mais aussi au Canada. Le blog s’en était fait l’écho dans deux articles, Nuggets de poulet, contamination par Salmonella et information du consommateur et Pour certains risques de sécurité des aliments, les consommateurs sont encore la dernière ligne de défense.

contributor_111Le 1er juillet, le Food Safety and Inspection Service  de l’USDA a publié une alerte de santé publique pour les produits de poulet congelés et crus fabriqués par Barber Foods en raison de la possible contamination par Salmonella.

L’alerte a eu lieu après que des patients du Wisconsin et du Minnesota ont montré des signes de maladie causée par Salmonella.

Cela a entraîné le rappel de 26,5 tonnes de poulet à la Kiev congelé le 2 juillet. Puis, le 14 juillet, le rappel a été élargi pour inclure 774,5 tonnes supplémentaires de produits constitués de poitrines de poulet farcies avec du brocoli et du fromage, des asperges et du fromage et du jambon et du fromage, des lanières de poulet et du poulet à la Kiev et du poulet Cordon Bleu.

Ce rappel massif est d’un intérêt particulier parce que les produits rappelés sont crus et destinés à être entièrement cuits. L’étiquetage comprend les mots « CRU » et « POULET CRU » sur l’emballage et une information aux consommateurs : « Pour la sécurité des aliments, cuire à une température interne minimale de 74°C, mesurée avec un thermomètre à viande ». L’étiquetage informe également les consommateurs que le produit ne doit pas être cuit au four à micro-ondes.

La préoccupation de l’USDA concernant la présence de Salmonella dans des produits de volaille farcis et congelés, qui ne sont pas prêts à être consommés en l’état, n’est pas nouvelle. En 2009, le FSIS a proposé un règlement pour imposer des règles plus strictes sur ces types de produits. Le Dr Daniel Engeljohn, responsable de la réglementation de l’agence, a averti les producteurs au sujet de ces produits et qu’ils doivent résoudre le problème des maladies liées à Salmonella ou bien l’USDA allait durcir le sujet avec de nouvelles réglementations.

La préoccupation était le problème posé par Salmonella de survivre selon la façon dont les consommateurs font cuire le produit (qui à l’époque était souvent réalisé par cuisson aux micro-ondes) ou bien l’agence aurait besoin d’intervenir et de poursuivre avec des règlements qui exigent que les produits crus soient exempts de Salmonella.

Compte tenu du fait que Salmonella ne soit pas considéré comme un contaminant dans le poulet cru et que ces produits crus et congelés ne sont pas transformés par une étape de destruction, l’absence de Salmonella est presque une tâche impossible.

Les entreprises (dont Barber Foods) qui produisent des produits de volaille farcis, qui ne sont pas prêts à être consommés en l’état, ont uni leurs forces pour la recherche, les analyses et la mise en œuvre d’une série de changements dans l’étiquetage destinées à accroître la reconnaissance par les consommateurs que ces produits sont crus. Des mots comme « non cuit » ont été remplacés par « cru » et des mises en garde ont été ajoutés, dont une contre la cuisson aux micro-ondes des produits.

En 2011, les producteurs de produits de volaille, qui ne sont pas prêts à être consommés en l’état, ont dit que l’agence n’était pas à l’époque prête à changer avec de nouveaux règlements vis-à-vis de la contamination par Salmonella. Dans un discours à la réunion de l’International Poultry Expo, le Dr Engeljohn a dit : « Nous préférons obtenir l’industrie qu’elle présente des solutions au lieu de mettre en place une exigence minimale qui pourrait être plus draconienne que ce qui était nécessaire. »

De toute évidence, les améliorations en matière d’étiquetage ne sont pas assez pour éviter des échecs liés à la cuisson qui ont abouti à des cas de maladie d’origine alimentaire. Le récent rappel et les autres rappels de ces produits depuis 2011 démontrent que l’étiquetage ne suffira pas à résoudre le problème.

Dans mon prochain article sur le blog, je vais indiquer quelques recommandations pour des solutions supplémentaires.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

NB : On lira dans l’article Nuggets de poulet, contamination par Salmonella et information du consommateur que certains industriels en France indiquent qu’il n’est pas recommandé de faire cuire les nuggets au four à micro-ondes pour essentiellement des raisons organoleptiques, étonnant, non ?

Pour certains risques de sécurité des aliments, les consommateurs sont encore la dernière ligne de défense

15
juil
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Rappel, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Pour certains risques de sécurité des aliments, les consommateurs sont encore la dernière ligne de défense », source article de Richard Lawley paru le14 juillet 2015 sur son blog Food Safety Watch.

chickennugget_406Ces dernières semaines, nous avons vu plusieurs cas d’infection à Salmonella tous liés au même type d’aliments, des produits de poulet crus congelés. Une éclosion au Canada liée à des nuggets de poulet a touchés 47 personnes, tandis que deux autres éclosions aux Etats-Unis liées à des produits de poulet farci à la Kiev ont comptabilisé neuf autres cas. D’importants rappels d’aliments en cause (dont un de 771,1 tonnes ! –aa) ont été initiés dans les deux pays et les agences publiques de santé et de sécurité des aliments ont réitéré des conseils aux consommateurs ont propos de la façon de manipuler et de préparer ces produits crus en toute sécurité pour écarter le risque d’infection. On est très loin de la première éclosion de cas d’infection tracée jusqu’à des nuggets de poulet crus et d’aliments similaires. La plus récente éclosion a eu lieu l’automne dernier quand six cas groupés dans le Minnesota ont été liés à des produits de poulet à la Kiev similaires à ceux soupçonnés de causer l’une des éclosions actuelles aux États-Unis.

Que se passe-t-il ici ? Il est tentant de critiquer les consommateurs négligents de ne pas lire l’étiquetage et à défaut de suivre les instructions de cuisson, mais cela n’explique pas vraiment ces éclosions de manière adéquate. Par exemple, certaines des personnes touchées selon le rapport américain sur les éclosions actuelles ont cuit le produit exactement comme les instructions le recommandaient, et même en utilisant un thermomètre pour aliments pour vérifier la température interne dans un cas. Il est clair que les problèmes surviennent parce que souvent ces produits de poulet sont vus comme s’ils étaient cuits, surtout quand ils sont enrobés dans de la chapelure, même s’ils sont crus et clairement identifiés comme tels sur l’emballage. Mais je pense que cela est beaucoup plus susceptible de conduire à un transfert de contamination (ou contamination croisée) à d’autres aliments plutôt qu’une cuisson insuffisante. (On pourra lire à ce sujet Pourquoi « faites le juste cuire » ne marche pas. –aa)

La plupart des consommateurs savent que quand vous manipulez de la viande crue vous devez vous laver les mains avant de manipuler d’autres aliments, mais avec des produits crus qui ont l’air cuits, c’est beaucoup moins évident. Néanmoins, le risque est le même. Comme l’USDA l’a souligné, même la chapelure enlevée d’un nugget de poulet pourrait être contaminée par Salmonella et pourrait finir sur une planche à découper ou un ustensile. Peut-être que le message, « c’est de la viande crue » doit être communiqué plus clairement et avec plus d’emphase sur la préparation hygiénique.

La réponse à ces éclosions pose également une autre question. Un rappel est-il vraiment la meilleure approche ? Il y a presque toujours un risque de contamination par Salmonella dans du poulet cru et encore relativement peu est fait pour maîtriser l’étape de transformation. Jusqu’à ce que les programmes de vaccination soient universellement appliqués pour éliminer complètement Salmonella des troupeaux de poulets de chair, les bactéries seront toujours présentes dans la chaîne de production de volailles et les consommateurs auront besoin de manipuler un poulet cru avec attention. Sauf si les produits de poulet impliqués contiennent des niveaux anormalement élevés de Salmonella à la suite d’une faute dans la transformation, un rappel n’a pas beaucoup de sens scientifiquement. D’autre part, même une réponse assez inutile face à une éclosion d’intoxications alimentaires joue dans les médias mieux que rien du tout.

NB : On lira aussi Nuggets de poulet, contamination par Salmonella et information du consommateur.

Campylobacter et poulets au Royaume-Uni : le conseil aux consommateurs sur « où faire ses achats » est en discussion

13
juil
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

englishchicken_406x2501« Scandale du poulet contaminé au Royaume-Uni : des responsables veulent donner des conseils sur ‘où faire ses achats’ », source The Telegraph du 12 juillet 2015.

Les acheteurs pourraient être dissuadés d’aller dans certains supermarchés vendant des poulets infectés par Campylobacter, et cela intervient dans un essai explicite de changer leurs « habitudes d’achat ».

Les supermarchés, qui ne parviennent pas à empêcher un microbe dangereux chez les poulets qui provoque des milliers de cas d’intoxication alimentaire chaque année, seront nommés selon un plan controversé afin d’influencer le comportement des acheteurs.

La Food Standards Agency va accélérer sa campagne contre les magasins qui continuent de vendre une proportion élevée de poulets infectés par Campylobacter, admettant que « beaucoup plus de travail doit être fait ». Le microbe rend 280 000 personnes malades chaque année, avec 20 000 personnes admises à l’hôpital.

Selon les propositions qui seront abordées cette semaine, il pourrait être demandé aux consommateurs d’éviter certains supermarchés s’ils continuent de vendre un nombre élevé de poulets infectés dans une tentative explicite de faire changer « les habitudes d’achat » des consommateurs.

L’intervention très inhabituelle est susceptible de provoquer des contestations judiciaires des distributeurs, si elle était adoptée.

Les responsables examineront également si la loi devrait être modifiée pour rendre illégale la vente de volailles très contaminées. Il pourrait être demandé aux magasins qui ne répondent pas aux nouvelles exigences de faire cuire ou de congeler les poulets infectés afin de tuer la bactérie avant que les poulets ne soient en vente.

Dans un document décrivant les propositions, Steve Wearne, directeur de la réglementation à la FSA a déclaré : « Les indications sont que la prévalence de Campylobacter dans les poulets commence à descendre. »

« Il est peu probable, cependant, que l’objectif convenu [pour réduire le niveau de contamination] sera respecté en décembre 2015, beaucoup plus de travail doit être fait. Par conséquent, il est toujours nécessaire de maintenir la pression sur l’industrie pour y faire les interventions nécessaires. »

Campylobacter, qui est présent naturellement chez le poulet, peut provoquer une intoxication alimentaire grave. Dans certains cas, les personnes ayant un système immunitaire affaibli peuvent décéder.

Les bactéries sont détruites par la cuisson, mais peuvent être transmises aux mains des personnes ou sur d’autres surfaces lors de la préparation des aliments ou lors du stockage au réfrigérateur.

En mai 2015, les résultats d’une étude sur un an de la FSA ont constaté que 73% des poulets entiers réfrigérés vendus dans les principaux supermarchés étaient contaminés par la bactérie.

Un poulet réfrigéré sur cinq a été retrouvé avec une contamination « élevée », ce qui augmente considérablement le risque d’intoxication alimentaire.

Les distributeurs ont reçu l’ordre de réduire le nombre de volailles avec une contamination élevée à seulement un sur 10 à l’abattoir. La FSA propose maintenant de modifier cette obligation à 7% des poulets atteignant les supermarchés.

Bien que les résultats de l’enquête aient montré que les distributeurs avaient encore un long chemin à parcourir pour atteindre la nouvelle cible, il y a 30% des volailles avec une contamination élevée chez Asda et 22% chez Morrisons, 16% chez Sainsbury et 13% chez Tesco, M. Wearne a dit que certains distributeurs allaient réussir.

Morrisons, par exemple, a dit qu’il a réduit la contamination avec le niveau le plus élevé à seulement 2,3% dans des analyses récentes, tandis que d’autres, dont les supermarchés Asda, Sainsbury et Tesco, testent de nouveaux procédés tels que la congélation ou l’action de vapeur sur la peau des volailles. Ces interventions sont censées réduire la contamination de 80%.

Wearne a déclaré : « Cela nous offre la perspective d’avoir à la fin de cette année un certain nombre de distributeurs qui seront en mesure de démontrer qu’ils respectent systématiquement ou mieux la cible qu’ils ont convenu, mais un certain nombre ne le pourront pas.

Si ces distributeurs échouent systématiquement dans l’atteinte des nouveaux objectifs l’année prochaine, a-t-il ajouté, cela pourrait y avoir un impact « important » sur la santé publique. À ce stade, il a dit que la FSA devrait « tenir compte des conseils que nous pourrions proposer aux consommateurs. »

chicken_3372386b« Ce conseil pourrait, par exemple, prendre la forme de changement dans ce qu’ils pourraient apporter à leurs habitudes d’achat », a-t-il dit.

« Des conseils clairs de cette nature pour les consommateurs pourraient provoquer une contestation juridique [des entreprises] dont les activités auront été affectées, et auraient besoin que des conseils juridiques appropriées soient pris sur tout intitulé proposé. »

Mercredi, M. Wearne exhortera également les membres du conseil d’administration de la FSA de considérer un niveau maximal de contamination au-dessus duquel les distributeurs seraient obligés d’ouvrir une enquête interne. Une « limite statutaire » plus imposante pour des niveaux de Campylobacter, au-dessus duquel il deviendrait « illégal de vendre une volaille », sera également discutée.

« Dans de telles circonstances, une volaille fraîche au-dessus de ce niveau doit être congelé ou cuite afin d’être mise sur le marché », a déclaré M. Wearne.

La FSA peut également faire une approche auprès de l’Union européenne, demandant un nouvel ensemble de normes pour les poulets vendus dans les supermarchés. Ceci est considéré comme une solution sur le « long terme », car cela peut prendre de nombreuses années avant de convenir d’un ensemble de normes communes pour les grandes et petites nations européennes.

Lidl et Aldi seront « dans quelques mois » être contraints de publier les niveaux de contamination pour la première fois, car FSA continue de surveiller la présence de Campylobacter dans les poulets des supermarchés.

NB : On lira aussi L’actualité de Campylobacter en France.