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Articles de la catégorie 'Volaille'

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La capacité de Salmonella spp. à produire des biofilms dépend de la température et des matériaux de surface

12
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

Résumé.

Salmonella, l’un des pathogènes les plus importants transmis par les aliments, en particulier à partir de volaille, a la capacité de former des biofilms sur les surfaces. Son adhésion peut être influencée par les propriétés physico-chimiques des surfaces, mais Salmonella utilise des fimbriae et produit de la cellulose comme principale composante de la matrice des biofilms. La synthèse est co-régulée par un régulateur de réponse appelé LuxR et respectivement par les gènes agfD (fimbriae agrégatif ou curli) et adrA. Ainsi, cette étude a porté sur la production de biofilm par Salmonella spp. isolés de volaille crue (filets) achetée à Botucatu, Sao Paulo, Brésil sur du verre, du chlorure de vinyle et de l'acier inoxydable à différentes températures (16, 20, 28 et 35°C). Nous avons analysé la fréquence des gènes agfD et adrA et le morphotype rdar (caractérisé par l'aspect des colonies « red dry and rough » -aa) à 28°C et 35° C sur les souches isolées. Nous avons retrouvé Salmonella dans 112 des 240 échantillons de volaille (46,7%) et 62 souches précédemment isolées du même type d’aliment ont été inclus dans l'étude sur le développement de biofilm, l'expression des gènes et le morphotype rdar. Toutes les souches étaient positives pour les deux gènes et 98,3 % étaient en mesure de produire un biofilm à au moins une température. Les taux de morphotype rdar à 28°C et à 35°C étaient respectivement, de 55,2% (96 souches) et 2,3 % (4 souches). Le verre a été le meilleur matériau pour éviter la production de biofilm, alors que Salmonella a été cultivé même à 16°C sur de l'acier inoxydable. Ces résultats soulignent la nécessité de procédés de désinfection plus efficaces dans les abattoirs afin d'éviter la permanence de ces bactéries dans les aliments et d’éventuelles maladies d'origine alimentaire chez l’homme.

Référence. De OliveiraDébora Cristina Vidal, Fernandes JúniorAry, KanenoRamon, SilvaMárcia Guimarães, Araújo JúniorJoão Pessoa, SilvaNathalia Cristina Cirone, and RallVera Lúcia Mores. Ability of Salmonella spp. to Produce Biofilm Is Dependent on Temperature and Surface Material. Foodborne Pathogens and Disease. April 10, 2014. L’article est disponible intégralement et gratuitement.

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Cauchemar en cuisine et le rôle des planches à découper !

9
avr
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

« Les cuisines sont une source de bactéries multi-résistantes aux antibiotiques », source Society for Healthcare Epidemiology of America.

Les planches à découper restent une source de bactéries après utilisation.

Après avoir manipulé de la volaille crue, les mains de préparateurs d'aliments et les planches à découper demeurent une source de transmission de bactéries multi-résistantes, telles que E. coli producteurs de ß-lactamases à spectre étendu (ESBL). L'étude sur les cuisines domestiques et hospitalières a été publié dans le numéro de mai de Infection Control and Hospital Epidemiology, le journal de la Society for Healthcare Epidemiology of America.

spatchcock-h_t-300x225« La propagation de bactéries résistantes à plusieurs antibiotiques a été associée à l'environnement hospitalier, mais ces résultats suggèrent que la transmission de souches résistantes de E. coli se produit à la fois à l'hôpital et dans les foyers domestiques », a déclaré Andreas Widmer, auteur principal de l'étude. « Nos résultats soulignent l'importance de l'hygiène des mains, non seulement après avoir manipulé de la volaille crue, mais aussi après contact avec une planche à découper utilisée dans la préparation de la volaille. »

Des chercheurs de l'hôpital universitaire de Bâle, en Suisse ont recueillis et examinés 298 planches à découper (154 de l'hôpital universitaire et 144 provenant de foyers domestiques) après préparation de différentes viandes (volaille, bœuf/veau, porc, agneau, gibier et poisson) et avant d'être nettoyées. Ils ont également recueilli 20 paires de gants des employés de la cuisine de l'hôpital après qu’ils aient manipulé de la volaille crue. Ces échantillons ont été analysés pour la recherche de Enterobacteriaceae producteurs de ß-lactamases à spectre étendu, une famille de bactéries Gram négatif qui comprend Salmonella, E. coli et Klebsiella.

En analysant les planches à découper, les chercheurs ont constaté que 6,5% des planches à découper de l’hôpital utilisés dans la préparation de volailles ont été contaminées par par E. coli producteurs de ß-lactamases à spectre étendu. Pour les planches utilisées dans les foyers domestiques, les chercheurs ont retrouvé E. coli producteurs de ß-lactamases à spectre étendu sur 3,5% de ces surfaces. Ils ont également constaté que 50% des gants portés dans la cuisine de l'hôpital étaient contaminés par E. coli résistants aux antibiotiques.

Les chercheurs ont constaté qu'aucune des planches à découper utilisées dans la préparation de boeuf/veau, porc, agneau, gibier ou poisson n’étaient contaminées par des bactéries productrices de ß-lactamases à spectre étendu. Ils ont également constaté que le pays d'origine de la viande n'a pas joué un rôle dans la présence de bactéries sur aucune des surfaces.

NB : On trouvera ici un précédent article sur le sujet. On peut penser qu’à la maison, les risques sont moins importants que dans une cuisine d’un hôpital, et on aura surtout noté le rôle joué par les gants dans le transfert de la contamination …

Etats-Unis : Des rappels à sens unique ?

7
avr
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Hygiène, Rappel, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

Bill Marler, l’avocat bien connu en matière de sécurité des aliments, vient de publier un article le 6 avril 2014, « WWFFD? (What Would Foster Farms Do?) » ou « Ce que Foster Farms devrait faire ? »

Le lecteurs de ce blog savent que Foster Farms est cette entreprise de volaille aux Etats-Unis qui a mis sur le marché des produits contaminés par Salmonella, mais voici que les autorités américaines n’ont jamais ordonné de rappel malgré un nombre important de personnes malades, voir Il était une fois en Amérique le cas Foster Farms.

fofadocoffice-300x225Tout d'abord, c'est bien que Tyson Foods rappelle des nuggets de poulet contenant des morceaux de plastique.

Deuxièmement, pourquoi « des corps étrangers » dans un produit Tyson entraînent-ils un rappel, mais pas la présence de Salmonella dans un produit de chez Foster Farms ?

Tyson Foods a rappelé 75 320 pounds (34 tonnes) de nuggets de poulet cuits surgelés qui peuvent être contaminés par des corps étrangers. La liste des produits soumis au rappel de l'USDA se trouve ici.

Le problème a été découvert après que la firme ait reçu des plaintes de consommateurs que des petits morceaux de plastique ont été retrouvés dans les produits. Le problème a été attribué à un racleur à l'intérieur d'un mélangeur. Tyson a reçu des rapports de blessures buccales mineures associés à la consommation de ces produits.

Au cours de la dernière année, le CDC a rapporté un total de 481 personnes infectées par sept souches épidémiques de Salmonella Heidelberg dans 25 États et à Porto Rico, et un total plus tôt faisait état de 134 personnes infectées par la souche épidémique de Salmonella Heidelberg dans 13 Etats. Bien que le FSIS (services vétérinaires américains –aa) ait publié une alerte de santé publique après la deuxième annonce de l'éclosion, aucun rappel n’a été émis, malgré le fait que les produits de poulet étaient liés à Foster Farms.

  • Poulet avec du plastique = Rappel
  • Poulet aux Salmonella = PAS de rappel

Qu'est-ce que tout cela signifie ?

NB : Rappelons qu'en France selon le ministère de l'agriculture, « Lorsqu’un affichage en supermarché demande aux consommateurs de rapporter des produits ou de ne pas les consommer, cela signifie qu’une alerte sanitaire a été déclarée» On ne voit pratiquement jamais d'affichettes en supermarché,  malgré les rappels, mais chuttt, le ministère ne le sait pas …

Mise à jour du 11 avril 2014. Le CDC vien de publier une mise à jour au 7 avril sur les foyers d'intoxications alimentaires à Salmonella Heidelberg liés aux poulets Foster Farms, il y a actuellement 524 personnes infectées, 37% des malades ont été hospitalisés, et aucun décès n'a été signalé. La plupart des malades (76%) ont été signalés en Californie.

Ingénierie sociale et industrie de la viande

31
mar
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

Il va être question dans cet article d'ingénierie sociale (ou social engineering). Pour en savoir plus sur ce terme, voir un article paru sur le sujet dans le journal Les Echos« Ingénierie sociale et industrie de la viande » est un article de James Marsden qui est paru sur son blog Safety Zone du 31 mars 2014.

contributor_11L'ingénierie sociale a redéfini la règle de notre culture aux États-Unis et l'industrie de la viande est de plus en plus la cible de ces groupes et de ces individus.

Les produits de la viande et de la volaille sont critiqués pour une foule de problèmes sociaux, du changement climatique au déficit du budget fédéral. Un récent éditorial publié par CNN affirme que « l’usine à viande (factory meat) » conduite à l'obésité, à des maladies, à des coûts élevés pour la santé et à la pollution.

Si vous avez des doutes sur les menaces de l'ingénierie sociale pour l'industrie de la viande, je vous recommande de lire cet article. Son contenu est glacial. L’accroche est que l'auteure, Jane Velez-Mitchell, dit que nous devons consommer moins de viande pour une planète plus saine. Elle poursuit en indiquant que presque tous les animaux de ferme aux États-Unis sont élevés dans des fermes industrielles et que « la violence envers les animaux et la cruauté est la norme dans l'industrie de la viande ».

L'article fait également valoir que « le problème le plus insoluble de l'Amérique est lié aux mauvais traitements collectifs des animaux. » Ces problèmes insolubles comprennent : la crise de l'obésité, la crise des soins de santé, le gonflement du déficit (lié à l'obésité), les catastrophes naturelles et le changement climatique, l'auteure cite spécifiquement l'ouragan Sandy et la faim dans le monde. C'est une liste formidable !

Enfin, elle affirme que quelques unes des « personnes les plus intelligentes en Amérique, de Bill Clinton (qui a récemment annoncé qu'il a opté pour un régime végétariens) à Bill Gates qui a reconnu la non durabilité de notre système alimentaire, en notant qu’« Elever des animaux prend une grande partie des terres et de l'eau et cela a un impact environnemental important. En d'autres termes, il n'y a aucun moyen de produire suffisamment de viande pour 9 milliards de personnes. »

L'auteure termine son article en exhortant les consommateurs américains à « se réveiller et à voter avec ses chariots de supermarché. Les contribuables et les consommateurs américains sont exploités tout comme les animaux. »

Tout cela ne présage rien de bon pour l'industrie de la viande aux États-Unis et les producteurs de viande du monde entier. Si l'industrie continue son ‘buisness as usual’, alors ses jours sont comptés.

Je suis d'accord avec les points soulevés par Chandler Keys sur son blog dans lequel il a fait valoir que l'industrie de la viande serait plus performante en formant une seule organisation consolidée pour représenter ses intérêts. Des groupes divers dans l'industrie sont toujours une perte de temps et chacun peut être amener à tirer sur l'autre. L'industrie a besoin d'une voix commune efficace si elle veut avoir une chance de combattre ses détracteurs.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

Evaluation de l’acide peracétique par l’EFSA sur les carcasses de volaille et de viande

27
mar
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

HangingChickensMainL’EFSA vient de publier le 26 mars 2014 un communiqué, « L'EFSA évalue la sécurité sanitaire et l'efficacité de l’acide peracétique pour réduire les pathogènes sur les carcasses de volaille et de viande »

Utiliser des solutions contenant de l'acide peracétique (ou acide peroxyacétique, PAA) pour réduire la contamination par des pathogènes dans des carcasses de volaille et de viande ne poserait pas de problèmes de toxicité, disent les experts de l'EFSA. Certaines applications de traitement sont plus efficaces que d'autres, par exemple le trempage est plus efficace que la pulvérisation. Les experts de l'EFSA ont également conclu qu'il est peu probable que l'utilisation de PAA conduirait à l'émergence de résistance aux antimicrobiens et à une sensibilité réduite aux biocides. Il n'y a pas de préoccupations pour les risques environnementaux de tous les composants de la solution, sauf pour l’acide 1-hydroxyéthylidène-1,1-diphosphonique (HEDP). Sa libération dans l'environnement dans une usine de volailles n'est pas toujours considérée comme sûre.

Voir Avis scientifique sur l'évaluation de l'innocuité et de l'efficacité d’une solution d'acide peracétique afin de réduire les pathogènes sur les carcasses de volaille et de viande.