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Articles de la catégorie 'Volaille'

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A propos des auto-contrôles sur les viandes fraîches et carcasses de volailles

30
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Volaille.

La DGAL publie le23 octobre 2014 une instruction technique DGAL/SDSSA/2014-859 du 23-10-2014 relatives aux Critères microbiologiques applicables aux auto-contrôles sur les viandes fraîches et carcasses de volailles.

Résumé. Cette instruction présente les critères microbiologiques applicables aux auto-contrôles sur les viandes fraîches et carcasses de volailles. Elle détaille notamment les modalités de réalisation des prélèvements et des analyses (nombre, méthodes analytiques, interprétation…), ainsi que les mesures de flexibilité pour les petites structures et les allègements possibles en cas de résultats favorables.

HangingChickensMainPlusieurs points apparaissent nettement plus clairs que dans l’instruction technique DGAL/SDSSA/2014-860 relative aux « Critères microbiologiques applicables aux auto-contrôles sur les carcasses d’animaux de boucherie ». Voir A propos des auto-contrôles sur les carcasses d’animaux de boucherie.

D’abord, il est clairement fait mention quoi faire en cas de non respect du critère de sécurité, et en second lieu, l’information des autorités compétentes sont elles aussi définies …

Suites à donner par l’opérateur en cas de non respect du critère de sécurité
Il est de la responsabilité de l’opérateur de :

procéder au RETRAIT du lot non conforme en vue d’un traitement thermique dans un établissement agréé.

◦ Cas 1 : Lorsque le lot est non conforme suite aux prélèvements réalisés sur peau de cou : le retrait concerne les carcasses ainsi que les pièces de découpe qui en sont issues.

◦ Cas 2 : Lorsque le lot est non conforme suite aux prélèvements sur les produits de découpe, le retrait concerne l’ensemble du lot de pièces de découpe concerné. Dans ce cas, les investigations ne remontent pas jusqu’aux carcasses dont sont issues les pièces de découpe mais concernent le lot de pièces de découpe ayant fait l’objet de l’analyse (la notion de lot dépend du système de traçabilité mis en place par l’exploitant). Si ce lot de pièces de découpe est commercialisé par plusieurs distributeurs, le retrait concernera l’ensemble des distributeurs détenteurs de ce lot. Conformément à l’article 7 du règlement (CE) n°2073/2005, seuls les produits n’ayant pas atteint le stade de la vente au détail peuvent être soumis à un traitement thermique destiné à éliminer le danger.

À cette fin, l’opérateur doit veiller à informer l’ensemble de ses clients car certaines catégories de produit peuvent être encore sur le marché lors de la connaissance du résultat d’analyse (en particulier celles disposant d’une durée de vie plus longue, comme les produits sous atmosphère modifiée ou les produits congelés).
Les denrées alimentaires issues de ces viandes fraîches n’étant pas des produits à consommer en l’état, le rappel du lot non conforme (information du consommateur) n’est pas nécessaire.

informer les autorités compétentes selon les modalités prévues dans le guide d’aide à la gestion des alertes d’origine alimentaire.

Il semblerait qu’on soit en train de prendre la mesure du danger salmonelles … sur ce sujet, on lira Annonce la création de 60 emplois destinés à renforcer les contrôles sanitaires notamment déployés dans les abattoirs de volailles. Pourquoi ? Tentative de réponse !

La nouvelle technologie SonoSteam à l’essai dans un abattoir britannique de poulets afin de réduire la présence de Campylobacter

29
oct
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

campy_freeFaccenda prévoit d’investir 1 million de livres sterling pour réduire la propagation de Campylobacter.

Faccenda, le fournisseur de volailles dont le siège social est à Brackley, va investir 1 million de livres dans ses opérations pour aider à arrêter la propagation de Campylobacter dans ses poulets.

Campylobacter est le pathogène le plus fréquemment responsable d’intoxication alimentaire au Royaume-Uni, il provoque de la diarrhée et des vomissements.

Faccenda a promis de progresser avec des essais à grande échelle de la technologie innovante appelée ‘SonoSteam‘ qui tue Campylobacter et autres micro-organismes sur la peau et la cavité interne des poulets par l’application simultanée de vapeur et d’ultrasons.

Ce travail débutera en novembre 2014 et en cas de succès, Faccenda s’est engagé à investir plus de 1 million de livres dans cette nouvelle méthode.

Andy Dawkins, directeur général Faccenda, a déclaré : « La technologie SonoSteam est révolutionnaire dans la lutte contre le risque d’infection alimentaire. »

« Nous croyons que SonoSteam peut offrir une réduction significative du nombre de cas d’infection d’origine alimentaire à Campylobacter transmise par le poulet et ouvrira la voie à l’établissement de normes dans l’industrie. »

Faccenda a été fortement critiquée en juillet par une enquête du Guardian qui avait allégué des défauts d’hygiène dans l’entreprise. Toutefois, la société a rejeté les allégations.

Sur cette technologie, on pourra lire l’article suivant : Hanieh S. Musavian, Niels H. Krebs, Ulf Nonboe, Janet E.L. Corry, Graham Purnell. Combined steam and ultrasound treatment of broilers at slaughter: A promising intervention to significantly reduce numbers of naturally occurring campylobacters on carcasses. International Journal of Food Microbiology Volume 176, 17 April 2014, Pages 23-28.

Les erreurs les plus courantes dans HACCP

27
oct
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Classé dans Curiosité, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

haccp or not« Cinq erreurs les plus courantes dans HACCP », article de James Marsden paru le 27 octobre 2014 sur son blog Safety Zone.

contributor_111Dans le cas où vous l’auriez manqué, Meatingplace a rapporté une présentation par Norm Robertson, directeur général adjoint pour les questions réglementaires pour la North American Meat Association (NAMA) qui a été présentée à la Pathogen Control and Regulatory Compliance Conference. Il a énuméré et discuté des dix erreurs communes faites avec HACCP qui peuvent conduire à des problèmes réglementaires (aux Etats-Unis –aa) :

  1. Observation directe sans inspection.
  2. Documentation des décisions de réévaluation et fondement de ces décisions.
  3. Conserver les documents décisionnels pour indiquer les fréquences dans HACCP.
  4. Notifier au FSIS dans les 24 heures lorsqu’un produit contaminé ou mal étiqueté est reçu ou expédié.
  5. Documenter dans HACCP les mesures correctives adéquates et supportables.
  6. Définition du lot d’une manière supportable.
  7. Considérer « what if » avant prélèvement.
  8. Conserver les pièces justificatives.
  9. Ne pas faire appel si c’est approprié.
  10. Conception et exécution d’un programme allergène significatif.

Robertson est en plein dans le mille avec l’ensemble de ces dix déficiences dans HACCP et les problèmes qu’il a cités. Je voudrais ajouter à la liste en fonction de mon expérience personnelle dans le traitement des questions réglementaires, la crise de sécurité des aliments et les rappels.

N°11 est l’échec de suivre précisément le diagramme de flux pour chaque processus. C’est une bonne idée que de suivre le processus, pour prendre des notes à chaque étape afin de vérifier que le flux est représenté avec précision. Ceci est quelque chose qui devrait être au moins fait chaque année ou chaque fois qu’il y a un changement dans le processus.

N°12 est le manque de documentation scientifique pour la maîtrise des points critiques et des limites critiques. Cela devrait aussi inclure la preuve que la mise en œuvre dans l’usine de CCP correspond aux paramètres documentés par des études scientifiques.

N°13 est l’échec dans la documentation que tous les risques identifiés liés à la sécurité des aliments soient managés par des CCPs ou d’autres mesures préventives. La raison d’être de HACCP est tout qui ce mis en place pour maîtriser les dangers biologiques, physiques et chimiques. Si tous les dangers identifiés ne sont pas traitées, alors les plans HACCP et au total les plans de sécurité des aliments ne sont pas adéquats.

N°14 est l’échec dans l’identification les mesures de vérification appropriées. Les exemples peuvent inclure l’étalonnage des thermomètres, des pH-mètres et d’autres appareils utilisés à des fins de surveillance. Elles peuvent aussi comporter des essais microbiologiques pour vérifier la maîtrise des dangers biologiques.

N°15 est l’incapacité à développer et à mettre en œuvre un plan de management de crise efficace. Idéalement, cela devrait inclure la désignation d’une équipe d’intervention en cas de crise et des rappels fictifs.

Ceci est une liste partielle des échecs liés à HACCP et à la sécurité des aliments que je rencontre souvent. Je suis sûr que les lecteurs peuvent aussi en ajouter à la liste de M. Robertson et à mon addendum. Je peux faire la même chose si je pense à ce sujet la semaine prochaine.

À propos du Dr. James L. Marsden. Jim est Regent’s Distinguished Professor en sécurité des aliments à l’Université de l’Etat du Kansas et le conseiller scientifique senior de la North American Meat Processors Association. Il est l’ancien président de l’American Meat Institute Foundation à Washington DC et lauréat de l’Université de l’Etat de l’Oklahoma.

Les producteurs de volailles au Royaume-Uni inquiets du partenariat transatlantique de commerce et d’investissement

27
oct
2 commentaires
Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

TTIP« Le secteur de la volaille au Royaume-Uni soulève des préoccupations liées à la sécurité sanitaire des volailles concernant le TTIP », source Meat.info.co.uk du 24 octobre 2014.

Les membres de l’industrie de la volaille au Royaume-Uni craignent que les négociations commerciales dans le cadre du partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP) entre l’Union européenne et les États-Unis pourraient compromettre la sécurité des aliments.

Le British Poultry Council (BPC) a partagé les résultats de son enquête sur la confiance des entreprises avec Meatinfo.co.uk, montrant que 82,5% sont préoccupés par l’impact que les négociations du TTIP auront sur l’industrie de la volaille.

Les volailles aux États-Unis sont plongées dans du chlore pour tuer les bactéries telles que Campylobacter et Salmonella. Ceci est une pratique qui est interdite dans l’UE où une pratique plus coûteuse allant « de la ferme à la fourchette » est adoptée pour assurer que ces bactéries ne sont pas présentes.

Cees Vermeere, secrétaire général de l’Association of Poultry Processors and Poultry Trade in the EU (AVEC) a expliqué pourquoi la pratique de l’UE était préférable : La politique de l’UE, « de ferme à la fourchette » peut être considérée comme très durable car vous essayez de maîtriser et de minimiser les risques dès le début de la chaîne de la sécurité des aliments et réduire le fardeau potentiel de la ferme vers l’environnement ou le voisinage. A titre d’exemple, selon l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), la viande de poulet peut représenter 20% à 30% des campylobactérioses chez l’homme dans l’UE, tandis que 50% à 80% des campylobactérioses humaines peuvent être attribuées au réservoir que représente le poulet. Par conséquent des interventions pour mieux maîtriser et réduire les pathogènes doit être prises le plus tôt possible dans la chaîne de valeur. »

Commentaires : Il faudrait savoir ce que l’on veut, si la politique de l’UE marchait si bien, comment se fait-il qu’il y ait tant de cas d’infection à Campylobacter dans l’UE ? Selon l’EFSA, « la campylobactériose reste la maladie la plus fréquemment signalée, avec 214 000 cas d’infection. » Des interventions à tous les stades de la production seraient sans doute les bienvenues …

Etats-Unis : Des médecins se disent préoccupés par l’utilisation des antibiotiques comme promotteur de croissance dans l’élevage des animaux

24
oct
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Classé dans Curiosité, Environnement, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

beefcattle-usda406x250« Un sondage de Consumer Reports révèle que les médecins sont préoccupés par l’utilisation des antibiotiques dans l’élevage des animaux  », source Food Safety News du 24 octobre 2014.

Les médecins sont préoccupés par la pratique en élevage de donner des antibiotiques à des animaux sains pour la promotion de la croissance et la prévention des maladies, selon un sondage réalisé par un sondage national de Consumer Reports.

Le sondage national, effectué le mois dernier, a interrogé 500 médecins de famille et de médecine interne et a constaté que 93% ont dit qu’ils sont préoccupés par l’utilisation des antibiotiques chez l’animal.

Quatre-vingt-cinq pour cent des médecins ont dit qu’ils avaient traité un patient avec un cas suspect ou confirmé d’une infection résistante aux antibiotiques dans l’année écoulée.

« Ce sondage souligne combien il est important de préserver l’efficacité des antibiotiques », a déclaré Jean Halloran, directeur de la réglementation alimentaire à Consumers Union, le bras réglementaire et juridique de Consumer Reports. « Nous faisons appel aux chaînes de supermarchés, qui ont un effet de levier énorme sur les producteurs de viande, pour mettre fin à la sur-utilisation des antibiotiques dans l’élevage. »

Jeudi, Consumers Union a également remis une lettre signée par 2 000 professionnels de la santé au siège de Trader Joe en Californie demandant à la chaîne de magasins de vendre seulement de la viande d’animaux élevés sans antibiotiques à doses sub-thérapeutiques.

© Food Safety News

Commentaires : Il fallait y penser, dans tout l’arsenal développé pour limiter l’usage des antibiotiques dans l’élevage des animaux, on avait oublié le rôle de lobbying pouvant être exercé par les médecins, c’est désormais chose faite ! A suivre …