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Quoi de neuf dans votre intestin ? Certaines bactéries comme Campylobacter peuvent influencer la sensibilité aux infections

17
sept
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Curiosité, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

campylobacter_jejuniDans un article récent il avait été évoqué que des bactéries résistantes aux antibiotiques peuvent être présentes chez des employés travaillant dans des élevages industriels de porcs.

Dans la continuité voici dans « Quoi de neuf dans votre intestin ? Certaines bactéries peuvent influencer la sensibilité aux infections », source ASM News.

La composition spécifique des espèces bactériennes de l’intestin d’une personne peut protéger contre Campylobacter ou augmenter la sensibilité à Campylobacter, la cause la plus fréquente d’inflammation intestinale d’origine bactérienne chez l’homme, selon une étude publiée cette semaine dans mBio®, le journal en ligne et en accès libre, de l’American Society for Microbiology. L’étude a également constaté que l’infection à Campylobacter peut produire des changements durables dans la composition de la flore intestinale.

« Il est connu depuis longtemps que le microbiote, ou les micro-organismes de l’intestin, peuvent protéger une personne de la colonisation par des organismes qui causent des maladies du tractus intestinal. Cependant, on sait très peu sur comment le microbiote de l’intestin humain influence la sensibilité de ces organismes, et de Campylobacter en particulier », a déclaré l’auteur principal de l’étude Hilpi Rautelin, professeure de bactériologie clinique à l’université d’Uppsala et à l’hôpital universitaire d’Uppsala en Suède. « Nous avons voulu voir si la composition du microbiote intestinal humain jouait un rôle dans la sensibilité d’une infection à Campylobacter. »

la-presence-des-bacteries-campylobacter-et-salmonella-a-ete-recherchee-sur-les-carcasses-de-poulets-dans-plus-de-561-abattoirs-europeens-courant-2008.-p.-le-douarinRautelin et ses collègues ont suivi 24 employés de trois abattoirs de volailles en Suède. En 2010, ils ont prélevé des échantillons de matières fécales des travailleurs une fois par mois de juin à septembre, au cours de la période de pointe d’été de la contamination positive des élevages de poulets par Campylobacter, et de nouveau durant le mois de février suivant. Les échantillons fécaux ont été cultivés pour la recherche de Campylobacter et analysés par séquençage pour toutes les bactéries. Bien que tous les participants aient été contrôlés négatifs pour Campylobacter au début de l’étude, sept participants ont eu une culture positive pour l’organisme au cours de l’étude. Seul un des participants Campylobacter positif a développé des symptômes de la maladie.

Ceux qui sont devenus Campylobacter positifs avaient une abondance significativement plus élevée de Bacteroides et Escherichia, organismes que ceux qui avaient une culture négative, ce qui suggère que ces espèces bactériennes jouent probablement un rôle important dans la résistance à la colonisation. Ce groupe a également eu une abondance significativement plus élevée de Phascolarctobacterium et Streptococcus, que ceux du groupe Campylobacter négatif, qui avait une surreprésentation des Clostridiales, des espèces  non classées Lachnospiraceae et Anaerovorax.

« Les proportions élevées d’espèces Bacteroides et Escherichia dans le microbiote intestinal peuvent prédisposer l’homme à une infection à Campylobacter », a déclaré Rautelin. « Il a été démontré que ces espèces particulières ont un rôle important dans la sensibilité de la flore intestinale aux pathogènes et à Campylobacter en particulier dans des études sur un modèle chez la souris. »

En suivant la composition du microbiote fécal des individus au fil du temps, les chercheurs ont observé que les individus Campylobacter négatif avaient de petites différences, mais ceux qui ont été testés positifs pour Campylobacter ont montré des changements significatifs dans l’échantillon fécal de février. Les chercheurs ne savent pas encore les implications de ces changements, a dit Rautelin.

La composition du microbiote seul ou associé avec le statut immunitaire d’un individu joue également un rôle important dans l’éradication de Campylobacter par l’intestin et cela reste à étudier, a-t-elle dit.

L’étude a été soutenue par le Swedish Research Council, le Swedish Research Council FORMAS et la Söderbergs Foundation. L’article peut être consulté en ligne à http://bit.ly/asmtip0914e.

Etats-Unis : Une ONG publie des rapports d’inspection de chez Foster Farms

13
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

« Une ONG publie des rapports d’inspection de l’USDA de chez Foster Farms », source Meatingplace du 12 septembre 2014. Un rappel des faits sur le cas Foster Farms est proposé dans cet article.

Une ONG active dans le domaine de la défense de l’environnement a publié 300 pages des rapports de l’inspection fédérale dans les sites de Foster Farms qui décrivent des centaines d’incidents de contamination fécale, la présence de cafards et autres non-conformités de sécurité des aliments, beaucoup étant intervenues après que l’USDA ait publié une alerte de santé publique sur les poulet de la société en octobre 2013.

Screen-Shot-2013-10-20-at-4.05.03-AM-300x220634 personnes au total ont été infectées par une éclosion de salmonellose liée à des volailles produites par Foster Farms et  qui a pris fin en juillet 2014.

Le Natural Resources Defense Council (NRDC), un groupe de défense basé à New York, a déclaré que le site de Foster Farmsà Livingston en Californie, au centre de l’éclosion, a été citée 154 fois dans les six mois qui ont suivi l’alerte de l’USDA en octobre 2013. L’usine a été fermée temporairement en janvier 2014.

Foster Farms, dans un communiqué, a dit qu’il a désormais pleinement satisfait aux demandes de l’USDA et du Centers for Disease Control.

Les inspecteurs de l’USDA ont effectué plus de 4 800 analyses au cours des trois derniers mois dans les domaines de l’hygiène, du nettoyage-désinfection et du HACCP et ont trouvé que Foster Farms était à 99% conforme, a indiqué la compagnie.

« Nous avions besoin de faire des améliorations et nous les avons faites », a dit l’entreprise.

Le NRDC a obtenu des documents du Food Safety Inspection Service de l’USDA dans le cadre d’une demande en vertu du Freedom of Information Act (Loi pour la liberté d’information). Les dossiers couvrent une période allant de janvier 2009 à mars 2014 et décrivent les incidents, comprenant la croissance de moisissures, la présence de morceaux de métal retrouvés dans des carcasses et un siphon de sol bouché avec de la peau, a dit NRDC.

NB : Une loi pour la liberté d’information équivalente à celle des Etats-Unis n’existe pas en tant que telle en France. En effet, Il n’existe aucune mesure de diffusion systématique des résultats des contrôles officiels relatifs à la sécurité sanitaire des aliments.

Ronde des rappels 2014 : semaine 37

13
sept
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Rappel, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

RASFF-LogoCommencées avec « La ronde des rappels : semaine 49 » de 2009, les notifications des rappels cités ne prétendent pas à l’exhaustivité dans la mesure il n’est pas possible d’avoir accès à toutes les sources permettant d’identifier le rappel d’un produit. Les pays frontaliers de la France constituent une aide précieuse. Les informations recueillies sont issues du portail RASFF (Rapid Alert System for Food and Feed ou Réseau d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux).

  • Référence RASFF 2014.1272, Listeria monocytogenes (< 10 ufc/g) dans du gorgonzola pour pizza d’Italie ; notification par la France. Distribution restreinte dans le pays qui a fait la notificati
  • Référence RASFF 2014.1270, Listeria monocytogenes (130 ufc/g) dans de la charcuterie réfrigérée d’Allemagne ; alerte notifiée par l’Allemagne. Distribution France, Allemagne.
  • Référence RASFF 2014.1266, Salmonella spp. (présence dans 25g) dans des steaks et des brochettes de poulet réfrigérés de Belgique ; alerte notifiée par la Belgique. Distribution France, Pays-Bas.
  • Référence RASFF 2014.1257, Salmonella Enteritidis (présence dans 2 prélèvements de 25g sur 5) dans des poulets crus entiers surgelés de Belgique ; alerte notifiée par la Finlande. Distribution Angola, Benin, Iles Vierges, Finlande, France, Hong-Kong, Panama, Royaume-Uni.

NB : Sur le site de l’AFSCA, il y a un communiqué du 10 septembre sur le « Rappel de certains lots de viande de poulet ». Sur le site des autorités de la sécurité des aliments du Luxembourg, un communiqué du 10 septembre, concernant le « Retrait de cuisses de poulet Delhaize dû à la présence de salmonelles. Les supermarchés Delhaize ont retirés les cuisses de poulet chaudes et les cuisses marinées de leurs rayons dûes à la présence de salmonelles. »

Tableau ci-dessous (à la date du 13 septembre 2014) de la liste des pathogènes identifiés dans les denrées alimentaires et les aliments pour animaux pour la semaine 37 de 2014 par les Etats membres.

sem37_path

Effet du mode de conditionnement et de la température sur la survie de Campylobacter jejuni sur des filets de poulet précuits

12
sept
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

campylobacter_jejuniRésumé.

La capacité de survie de Campylobacter jejuni chez les volailles est un risque majeur de santé publique en raison de sa faible dose infectieuse. L’objectif de cette étude était d’étudier les effets de différentes conditions de conditionnement et de températures sur la cinétique de survie de C. jejuni ATCC 33291 sur des filets (ou filets de poitrine) de poulet précuits. Les cinétiques de survie de C. jejuni ont également été comparées à celles de C. coli ATCC 43486. Des filets de poulet inoculés avec 5,0-6,0 log ufc/g ont été conditionnés de trois façons différentes (aérobie, semi-aérobie ou sous vide), et ils ont été conservés à 4, 10, 17, 24, 30 et 36°C. Les courbes de survie ont été établies selon  modèle le modèle de Baranyi afin d’obtenir des valeurs de temps de latence et le taux de létalité de C. jejuni. Pendant le stockage, la plus grande réduction de C. jejuni (4,316 log ufc/g) a été observée sur des filets de poulet conditionnés en aérobie à 24°C, tandis que réduction la plus faible de C. jejuni (1,031 log ufc/g) a été observée sur des filets de poulet conditionnés sous vide à 4°C. Le temps de latence a été affecté par le type de conditionnement, la température et la souche. Un comportement similaire de survie de C. coli à C. jejuni a été observé uniquement à 10°C. Aux températures supérieures à 24°C, la phase de latence de C. jejuni a été observée uniquement sur des filets de poulet conditionnés de façon semi-aérobie ou sous vide, ce qui indique que C. jejuni a survécu mieux que C. coli, pour lequel on a observé aucune phase de latence. Les résultats indiquent que le conditionnement sous vide et semi-aérobie des produits de volaille à 4°C, qui est la méthode la plus connue sur le marché au stade de la distribution, a créé le plus grand risque de survie de C. jejuni.

Park, N. Y., Ro, E. Y., Jo, H. J., Park, K. S. and Yoon, K. S. KOREA: Effect of Packaging and Temperature on Survival Kinetics of Campylobacter jejuni on Precooked Chicken Breast. Journal of Food Safety. doi: 10.1111/jfs.12137.

Mise à jour de la publication de l’enquête sur Campylobacter dans la volaille au Royaume-Uni

6
sept
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Shigella, Volaille.

« Mise à jour de la publication de l’enquête sur Campylobacter », source FSA du 5 septembre 2014.

La Food Standards Agency  (FSA) a confirmé ses plans de publication des résultats trimestriels de son enquête sur Campylobacter sur des poulets achetés en magasin. La FSA va citer les distributeurs, avec les taux de Campylobacter, lors de la publication de sa prochaine série de résultats en novembre.

Steve Wearne, directeur de la règlementation à la FSA, a déclaré :

campy_free« La lutte contre Campylobacter est une priorité absolue de la FSA dans la lutte contre les intoxications alimentaires et nous voulons que les consommateurs disposent de l’information la plus claire possible sur les aliments qu’ils achètent. Nous avons mis une demande claire chez les producteurs de volaille et les distributeurs afin que des mesures soient prises  pour réduire le taux de Campylobacter dans les poulets. »

« Nous avons publié les détails sur les taux de Campylobacter retrouvés dans des poulets achetés en magasin plus tôt cette année, mais nous avions choisi de ne pas citer les distributeurs, car les données n’étaient pas assez robustes. Depuis lors, le double du nombre de prélèvements a été collecté, ce qui reflète mieux la situation dans le pays. »

L’enquête de 12 mois est en cours de réalisation, de février 2014 à février 2015, et va se pencher sur la prévalence et le taux de contamination de Campylobacter chez les poulets entiers réfrigérés et leur emballage. Les résultats permettront à la FSA de déterminer si les changements dans les pratiques dans la chaîne d’approvisionnement en volailles sont reflétés avec une réduction de la contamination au niveau du consommateur.

Les chercheurs sont en train d’analyser les 4 000 prélèvements de poulets entiers achetés dans des points de vente au Royaume-Uni et chez des petits magasins indépendants et des bouchers.

La première série de données trimestrielles a été publiée le 5 août 2014. Dans le rapport du directeur général publié le 5 septembre, la FSA a confirmé son intention de publier d’autres résultats trimestriels en novembre 2014, février 2015, avril 2015 et un rapport final de l’ensemble de l’enquête en juillet 2015 Toutes les futures publications trimestrielles citeront les grands distributeurs avec un résumé des résultats des prélèvements.

La FSA travaille avec l’industrie de la volaille à réduire les taux de Campylobacter dans les volailles. Campylobacter est détruit par une cuisson à cœur, cependant, c’est la forme la plus fréquente d’intoxication alimentaire au Royaume-Uni, qui touche environ 280 000 personnes par an.

Le poulet est tout à fait sûr tant que les consommateurs suivent les bonnes pratiques de cuisine :

Emballer et réfrigérer le poulet cru : emballer le poulet cru et le conserver dans le bas du réfrigérateur de façon à ce que le jus ne puisse pas pas couler sur d’autres aliments et les contaminer avec des bactéries responsables d’intoxication alimentaire telles que Campylobacter.

Ne pas laver le poulet cru : La cuisson détruit les bactéries présentes, y compris Campylobacter, pendant le lavage, le poulet peut propager des germes par éclaboussures.

Laver les ustensiles utilisé : Bien laver et nettoyer tous les ustensiles, les planches à découper et les surfaces utilisées pour préparer le poulet cru propres. Se laver les mains soigneusement avec de l’eau mitigée et du savon, après avoir manipulé du poulet cru. Cela aide à arrêter la propagation de Campylobacter en évitant le transfert de contamination.

Cuire le poulet à cœur : Assurez-vous que le poulet soit bien cuit avant de le servir. Couper de la viande dans la partie la plus épaisse et vérifier qu’il est cuit à cœur sans aucune chair rosée et que les jus soient clairs.