Visiter Processalimentaire.com
Contacter le magazine
S'abonner en ligne | S'inscrire à l'e-news


Articles de la catégorie 'Volaille'

Pas de catégorie

Une éclosion de salmonellose dans plusieurs Etats des Etats-Unis liée à des volailles vivantes atteint désormais 344 cas

27
sept
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

« L’éclosion de salmonellose dans plusieurs Etats des Etats-Unis liée à des volailles vivantes a atteint désormais 344 cas ». Source CIDRAP News.

Une éclosion de cas de salmonellose dans plusieurs Etats liée à un contact avec des volailles vivantes des couvoirs de Mt. Heallthy Hatcheries dans l’Ohio a augmenté de 44 cas à 344, a déclaré hier dans une mise à jour le Centers for Disease Control and Prevention (CDC).

chicks_salmonellaL’éclosion comprend trois souches, Salmonella infantis, Newport, et Hadar, et 42 États sont concernés ainsi que de Porto Rico, un nombre qui n’a pas changé depuis la dernière mise à jour de l’éclosion de la CDC le 8 août.

Les dates d’apparition de la maladie varient du 3 février au 23 août 2014. Les cas-patients sont âgés de moins de 1 an à 95 ans, mais 33% sont des enfants âgés de 10 ans ou moins. L’âge médian est de 32 ans.

Parmi les 224 patients ayant une information disponible, 71 (32%) ont été hospitalisés. En outre, 78% ont déclaré avoir été en contact avec des volailles vivantes dans la semaine avant d’être malades.

« Les données épidémiologiques, de laboratoire et de retraçage ont liées ce foyer de cas d’infections humaines à Salmonella au contact avec des poussins, canetons, et autres volailles vivantes en provenance de Mt. Healthy Hatcheries dans l’Ohio », a déclaré le CDC.

Cette écloserie a été également impliquée dans plusieurs éclosions à Salmonella en 2012 et 2013 dans plusieurs Etats, a indiqué l’agence.

Parmi les 11 isolats de Salmonella provenant de l’éclosion que le laboratoire du CDC a analysé, 2 étaient résistants aux antibiotiques.

Elements d’information sur les planches à découper

23
sept
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Nettoyage-Désinfection, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

Bien entendu il y a déjà eu ici et là sur ce blog des articles sur les planches à découper. Pour plus d’informations, voir ici.

« Faits saillants sur planches à découper et la sécurité des aliments dans votre cuisine (extrait de The Abstract) », source Ben Chapman du barfblog du 23 septembre 2014.

A partir de l’article de Dean Cliver, j’ai eu une discussion la semaine dernière avec mon ami Matt Shipman sur les planches à découper et la sécurité des aliments. Matt, rédige des articles scientifiques, il est chargé d’information à la North Carolina State University et est responsable d’une publication The Abstract, et il a notamment écrit :

IMG_0826Tout ce qui touche vos aliments peut être une source de contamination et de maladies d’origine alimentaire – y compris les planches à découper.

Par exemple, si vous coupez un poulet cru, puis que vous utilisiez la même planche à découper pour couper une tomate pour votre salade, vous courez le risque d’un transfert de contamination (ou contamination croisée), les bactéries du poulet étant transférées vers la tomate. Cela, bien entendu, serait mauvais.

Et les végétariens ne sont pas épargnés non plus. Les fruits et les légumes peuvent également contenir des pathogènes (et les transférer sur les planches à découper).

Pour réduire le risque de maladies d’origine alimentaire dans votre cuisine, voici quelques éléments que vous devez savoir sur les planches à découper.

Plastique versus Bois

Pendant longtemps, la plupart (sinon la totalité) des planches à découper étaient en bois. Mais à un certain moment, les gens ont commencé à utiliser des planches à découper en plastique. L’idée était qu’ils étaient plus facile à nettoyer (et à désinfecter), et donc ils étaient plus sûrs.

Mais à la fin des années 1980, un chercheur de l’UC Davis nommé Dean Cliver, de facto, le parrain des planches à découper et des la sécurité des aliments, a décidé d’examiner si les planches à découper en plastique étaient vraiment sûres. Réponse : pas vraiment.

Cliver a trouvé que les planches à découper en plastique sont plus faciles à désinfecter. Mais les coups de couteaux laissent aussi beaucoup d’anfractuosités où les bactéries peuvent se nicher. Le bois est plus difficile à désinfecter, mais il est aussi (souvent) plus difficile en général, mais vous ne trouverez pas autant de profondes rayures en surface.

En outre, les chercheurs ont découvert que le type de bois à partir duquel votre planche à découper est fabriqué fait aussi la différence.

« Des bois durs comme l’érable sont à grains fins, et la capillarité de ces grains tire vers le bas les fluides, piégeant les bactéries, qui sont tuées quand la planche sèche après nettoyage », explique Ben Chapman, un chercheur en sécurité des aliments à la North Carolina State University. « Les bois tendres, comme le cyprès, sont moins susceptibles de ternir la pointe de votre couteau, mais posent également un risque plus élevé de sécurité des aliments », explique Chapman. « C’est parce qu’ils ont des grains plus gros, ce qui permet au bois de se fendre plus facilement avec la formation d’anfractuosités où des bactéries peuvent se développer. »

Quel type de planche à découper devriez-vous utiliser ? Chapman recommande d’utiliser des planches à découper en plastique pour la viande et des planches en bois pour les fruits, les légumes, ou tous les aliments prêts à être consommés (comme le pain ou le fromage).

Pourquoi utiliser des planches à découper en plastique pour la viande ? En raison de la façon dont vous les lavez.

Nettoyage de votre planche à découper

Le plastique et le bois ont des caractéristiques différentes, il faut donc les traiter différemment.

Les planches à découper en plastique peuvent être placées dans le lave-vaisselle, où elles peuvent être désinfectées par un lavage à haute température. Mais les planches à découper en bois seraient rapidement hors service avec le recours d’un lave-vaisselle, et tout le monde ne possède pas de lave-vaisselle. Si vous lavez une planche à découper à la main, vous devriez :

• Rincez les débris de la planche à découper (en faisant attention de ne pas éclabousser partout avec de l’eau contaminée) ;

• Frottez la planche à découper avec de l’eau et du savon (pour enlever tout ce qu’il y a dans les rainures et les anfractuosités à la surface de la planche) ; et

• Désinfectez la planche à découper (vous utiliserez un désinfectant différent pour les planches à découper en bois que pour celles en plastique).

Pour les planches à découper en plastique, vous utiliserez un désinfectant à base chlore, une solution d’eau de Javel et d’eau (une cuillère à soupe d’eau de Javel dans 3,8 litres d’eau a une durée de vie d’une semaine ou deux). Mais pour les planches à découper en bois, vous devez utiliser un désinfectant à base d’ammonium quaternaire plus disponible, par exemple une solution de Mr Propre et de l’eau (suivre les instructions de dilution sur l’étiquetage).

« Ceci parce que le chlore se lie très facilement aux matières organiques, comme le bois dans une planche à découper, qui neutralise ses propriétés antibactériennes », dit Chapman. « Les ammoniums quaternaires sont plus efficaces pour tuer les bactéries sur du bois ou autres surfaces organiques. »

Il est intéressant de noter que vous devriez également désinfecter votre éponge/chiffon/ brosse de cuisine après l’avoir utilisé pour frotter le jus de poulet de votre planche à découper ou alors vous courez le risque de contamination de la prochaine chose que vous allez laver (ce qui est exactement le contraire de ce que vous essayez de faire).

La dernière étape du nettoyage de votre planche à découper est un point important, séchez là.

« Assurez-vous de mettre la planche à découper quelque part où l’air circule, de façon à la sécher complètement », dit Chapman. Les bactéries ont besoin d’humidité pour croître, et vous ne voulez pas leur donner un environnement accueillant.

« Historiquement, les bouchers utilisaient du sel sur leurs billots de boucher pour les empêcher de sentir mauvais », dit Chapman. « Cela a fonctionné parce que le sel attire l’humidité du bois et empêche la contamination bactérienne, qui est ce qui a causé l’odeur, même si à l’époque les bouchers ne savaient pas. »

Quand remplacer votre planche à découper

À un moment, le brossage et la désinfection pourraient ne plus être suffisants. Lorsque votre planche à découper a accumulé beaucoup d’anfractuosités profondes liées à des utilisations répétées, vous avez probablement besoin de la remplacer.

« Plus il y a des anfractuosités, et plus elles deviennent  grandes, plus la zone de la planche devient disponible pour emprisonner l’humidité et donner une place aux bactéries pour proliférer », dit Chapman.

Licenciements chez OSI en Chine après le scandale de la sécurité des aliments

22
sept
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

webst19525Un problème de sécurité des aliments dans les entreprises se traduit toujours par un problème de sécurité tout court pour les salariés !

En voici, hélas, un nouvel exemple, « Le groupe OSI coupe dans le personnel de son unité de Chine car les retombées continuent au sujet du scandale de sécurité des aliments ». Source Meatingplace du 22 septembre 2014.

Le groupe OSI a annoncé que dimanche soir qu’OSI China allait licencier 340 employés de son unité de Shanghai Husi Food Co. à compter d’aujourd’hui.

Le mouvement intervient deux mois après qu’un journaliste de la télévision chinoise qui avait infiltré l’usine avait rapporté que de la viande périmée était utilisée pour fabriquer des produits généralement vendus dans les restaurants McDonald’s et KFC, une marque de Yum, en Chine. Voir aussi ce lien ici.

Les licenciements touchent directement 226 employés par Shanghai Husi et 114 sous-traitants de Shanghai Husi.

OSI China l’a notifié aux employés touchés et leur a proposé les options disponibles. Depuis le 21 juillet 2014, la plupart d’entre eux étaient des salariés en congé payés.

« Nous nous attendions à ce que leur travail puisse reprendre dès que possible. Malheureusement, en raison des circonstances indépendantes de notre volonté, ce ne sera pas le cas », a expliqué OSI dans un communiqué.

Au cours des deux derniers mois, Shanghai Husi a subi des pertes financières et des clients importants et les enquêtes des autorités sont toujours en cours.

« Il est très peu probable que la production puisse reprendre bientôt », prévoit le communiqué d’OSI.

Un petit nombre de personnes, cependant, doit être conservé afin d’aider aux enquêtes des autorités en cours. Etant donné cela, l’usine de Shanghai Husi ne peut être entièrement fermée à ce stade.

OSI travaille en étroite collaboration avec les organismes gouvernementaux afin de s’assurer que les employés reçoivent leurs indemnités de départ en conformité avec toutes les lois applicables, ainsi que conformément à la politique de l’entreprise. En outre, l’entreprise travaille en étroite collaboration avec les agences locales gouvernementales afin d’apporter un soutien aux employés touchés, y compris le coaching de développement de carrière, la recherche d’emploi et la formation à des compétences.

La campylobactériose en France vue par l’Anses

22
sept
Aucun commentaire
Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande, Volaille.

campylobacter_jejuniL’Anses nous propose une mise à jour le 27 août 2014 sur la « Campylobactériose ». Voici quelques extraits :

Les deux bactéries Campylobacter jejuni et C. coli sont à l’origine de la très grande majorité des cas de campylobactérioses humaines. Cette maladie se transmet de l’animal à l’Homme (zoonose) le plus souvent par voie alimentaire (principalement volailles, mais aussi bovins, porcins ou eau contaminés), mais également par contact avec des individus, des animaux ou encore des carcasses infectés. Cette pathologie se caractérise par une entérite aiguë causée par une infection intestinale, dont la guérison est spontanée en quelques jours (dans 4 cas sur 5). Présentation de la maladie et recommandations pour maîtriser la contamination. (…)

La voie principale de transmission de Campylobacter à l’Homme est alimentaire, via des produits contaminés, y compris les eaux de boisson dont le traitement est défaillant. La transmission directe, par un autre individu, un animal (notamment de compagnie) infecté ou une carcasse contaminée, se produirait plus fréquemment pour certaines populations exposées (éleveurs, vétérinaires, ouvriers d’abattoir, égoutiers, etc.). (…)

Situation de l’infection et aliments fréquemment contaminés

Depuis le début des années 2000, le décompte annuel (incidence) des cas de campylobactérioses humaines est régulièrement supérieur à 40 cas recensés pour 100 000 habitants (majoritairement en été) dans l’Union européenne. En France, le Centre national de référence (CNR) fait état de 6,2 cas recensés pour 100 000 habitants en 2009, du fait d’une importante sous déclaration médicale.
La plupart des cas décrits sont isolés les uns des autres (sporadiques).
Les toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) liées à Campylobacter sont souvent corrélées à la consommation d’eau, de lait cru ou de viandes de volailles contaminés.
Les transferts de contamination par la planche à découper ou les couteaux qui ont servi à la manipulation de volailles crues, la consommation de viandes insuffisamment cuites (volailles, bovines, porcines), apparaissent comme les principaux facteurs de risques.
Du fait, à la fois, de l’existence de réservoirs animaux et des possibilités nombreuses de transferts de contamination, beaucoup de catégories d’aliments (y compris l’eau) peuvent être contaminées, même si les viandes et produits carnés sont à considérer en premier.

campylobacterLes moyens de maîtrise de la contamination

D’une manière générale, la congélation arrête la croissance de ces bactéries et détruit vraisemblablement une faible partie de la population bactérienne, surtout en milieu liquide. En revanche, ces bactéries survivent bien aux températures de réfrigération (0 à 10 °C).
Les bactéries sont également très sensibles à la chaleur : on peut considérer que des traitements thermiques supérieurs à 65 °C permettent leur destruction quel que soit le support (liquide ou solide).
Notons, enfin, que ces bactéries ne présentent pas de caractères particuliers de résistance au sel ou aux acides.
Les risques de campylobactériose peuvent être largement limités par l’adoption de bonnes pratiques d’hygiène à la maison. Il est ainsi essentiel de :
  • se laver les mains après la manipulation de viandes crues.
  • utiliser une planche à découper (bois ou plastique) pour les viandes et poissons crus, et une autre pour les autres aliments.
  • nettoyer rigoureusement la planche, le plat et les ustensiles ayant servi à l’assaisonnement et à la préparation de la viande crue avant réutilisation.
  • s’assurer d’une cuisson suffisante (> 65°C à cœur) des viandes de volailles et de boucherie, notamment la cuisson au barbecue : la jointure cuisse/haut de cuisse du poulet ne doit pas être rosée ou présenter de traces de sang.
  • manipuler ces viandes dans de bonnes conditions d’hygiène lors de la préparation et de la consommation de ce type de denrées.
  • ne pas consommer de viande de volaille crue (de type « carpaccio »).

Salmonella : 24 000 poules abattues dans les Deux-Sèvres

21
sept
Aucun commentaire
Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

Selon La Nouvelle République.fr du 21 septembre 2014, Chaque mois, un contrôle sanitaire est effectué dans les élevages comme celui de Patrick Gloriau à Thénezay. D’habitude, c’est une mesure de routine. Sauf que, le 11 septembre dernier était un jour de catastrophe. Un arrêté préfectoral a signifié à l’éleveur multiplicateur de poules reproductrices qu’une contamination par une salmonelle avait été détectée. Des traces de cette bactérie ont été décelées par les services de la DDCSPP (Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations).

Des poules pondeuses dans son jardin, c'est tendance.Les 24.000 poules qu’abritaient les vastes bâtiments d’élevage ont été envoyées à l’abattoir. Pourtant, aucune trace de contamination n’a été décelée dans ces volailles qui ne sont, paradoxalement, pas impropres à la consommation. Pour Patrick Gloriau, il ne fait aucun doute que la salmonelle détectée est issue d’une contamination de type « environnementale ». « Il n’y a pas de preuve mais ce qui est sûr, estime-t-il, c’est que le risque zéro n’existe pas ». L’enquête en cours s’efforcera de déterminer l’origine de cette contamination, peut-être liée à des déjections de rats.

En attendant, « trois salariés sont au chômage technique, explique l’éleveur, et ce sera pour nous environ 6 mois de perte d’exploitation, entre les deux mois nécessaires pour désinfecter et remettre en fonctionnement puis réintroduire 8.000 poules dans chacun des trois bâtiments ».

Samedi matin, Patrick Gloriau s’affairait déjà au jet haute pression. « Ensuite, ce sont des entreprises spécialisées qu’il faut faire intervenir. 

NB : Je doute que le jet à haute pression soit un ‘bon ‘remède contre Salmonella. Par ailleurs, la contamination de l’environnement par Salmonella est une lapalissade, car ne l’oublions pas, Summer time is Salmonella time, mais aussi Après la pluie, vient Salmonella.