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Campylobacter et les poulets au Royaume-Uni, situation inchangée selon la FSA

29
mai
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

campylobacter_jejuniLa FSA vient de publier le 28 mai 2015 la série finale des résultats de son enquête sur une année de présence de Campylobacter dans des poulets réfrigérés. Campylobacter est un micro-organisme alimentaire principalement retrouvé dans les volailles crues et c’est la principale cause d’intoxication alimentaire au Royaume-Uni.

Les résultats cumulatifs des échantillons prélevés entre février 2014 et février 2015 [mais aussi mars 2015] ont été publiés comme statistiques officielles, comprenant les résultats présentés par les principaux distributeurs. Le rapport peut étre retrouvé ici.

campy_freeLes résultats pour une année pleine sont :

  • 19% des poulets ont été testés positifs pour Campylobacter avec le plus haut taux de contamination*.
  • 73% des poulets ont été testés positifs pour la présence de Campylobacter.
  • 0,1% (cinq échantillons) des emballages analysés ont été testés positifs pour le plus haut taux de contamination.
  • 7% des emballages ont été testés positifs pour la présence de Campylobacter.

*Plus de 1000 unités formant des colonies par gramme (> 1000 ufc/g). Ces unités indiquent le niveau de contamination de chaque échantillon.

Plus de 4 000 échantillons de poulets entiers réfrigérés et d’emballage ont été testés. Les poulets ont été achetés auprès de grands magasins de distribution au Royaume-Uni et chez des petits magasins indépendants et des bouchers. Les données montrent des variations entre les distributeurs, mais aucun n’a atteint l’objectif de réduction de Campylobacter (selon un tableau proposé). Une analyse complète des résultats de l’enquête, comprenant la publication des données brutes et les résultats d’une année pleine pour les petits supermarchés et magasins, est entreprise par la FSA et sera publié au plus tard au cours de l’été.

La FSA a accueilli favorablement la publication d’études de cas par Marks & Spencer, Morrisons, Co-op et Waitrose montrant les résultats de leurs plans de réduction de Campylobacter récemment mis en place. Les données montrent une diminution significative de l’incidence de Campylobacter dans les poulets entiers crus. Les analyses ont été effectuées sur des échantillons plus récents que ceux prélevés lors de l’enquête de la FSA, afin de démontrer l’effet de certaines récentes interventions.

NB : A quand une étude similaire en France ?

Des révélations bien instructives sur des œufs allemands contaminés par Salmonella et laissés sur le marché. Si le consommateur est malgré tout malade, c’est qu’il ne s’est pas lavé les mains !

25
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

Malgré la visite de la ferme infectée dans un certain nombre d’occasions, trouver Salmonella et voir une quantité inhabituelle de poulets morts, les autorités sanitaires bavaroises n’ont pris aucune mesure, et cela a conduit à répandre des cas de maladie et plusieurs décès en l’Europe l’été dernier, a rapporté Spoutnik.

Une épidémie à Salmonella qui a conduit des centaines de personnes à être malades en l’Europe l’été dernier, et plusieurs décès, est remontée jusqu’à des œufs contaminés d’une ferme en Bavière, ont révélé des médias allemands.

La ferme est la propriété de la société Bayern Ei, l’un des plus gros producteurs d’œufs d’Allemagne qui exploite quatre usines de poulets, et où les poules pondent environ un million d’œufs par jour.

Salmonella-and-raw-eggsA la ferme en question, dans le sud de la Basse-Bavière, où des centaines de poulets ont été retrouvés morts chaque jour, le chef d’entreprise a dit aux salariés que le taux élevé de mortalité des poulets était dû à la chaleur.

Selon l’enquête menée par les journalistes allemands du Süddeutsche Zeitung et du Bayerischen Rundfunk, les autorités bavaroises de la santé et de la sécurité des aliments étaient au courant de la présence de Salmonella à la ferme, ayant trouvé des preuves de l’infection dans deux enquêtes distinctes.

Cependant, les autorités ont fermé les yeux et n’ont pris aucune mesure pour mettre les produits hors du marché, car « le client responsable » est conscient que « des coquilles d’œufs ne sont pas stériles », et il doit se laver les mains après avoir manipulé un œuf. Source Doug Powell du barfblog du 25 mai 2015.

2 décès et plus d’une centaine de personnes infectées dans une épidémie à Salmonella en Europe en 2014. On découvre que cela a pu provenir d’œufs de poules en libre parcours et d’œufs bio

22
mai
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Volaille.

« Selon une association de consommateurs, Salmonella peut aussi être présent dans des œufs de poules élevées en libre parcours et des œufs bio. »

Après qu’une éclosion à Salmonella en Europe ait rendu des centaines de personnes malades, une ferme avicole de Bavière a fait l’objet de suspicion. Foodwatch a averti que l’étiquetage et les labels ne signifient pas toujours que les œufs soient sûrs, ni que les animaux reçoivent des soins adéquats.

Basé à Berlin, l’organisation de protection des consommateurs Foodwatch a averti sur l’état de l’élevage de denrées d’origine animale et a appelé à des règlements plus stricts pour le bien-être des animaux. Cela fait suite à une éclosion à Salmonella qui a tué deux personnes et qui a rendu malades des centaines de personnes, via une société bavaroise.

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La source de l’épidémie est probablement un producteur d’œufs de Bavière, Bayern-Ei (ou Œufs de Bavière -aa). Le procureur du district de la ville de Regensburg enquête pour savoir si la société « a mis des aliments dangereux sur le marché » l’année dernière, tandis que des militants des droits des animaux ont critiqué la société pour avoir mis une grande quantité de poulets dans de petites cages surpeuplées.

Theo Ziegler, procureur de Ratisbonne, a déclaré que si ses soupçons sont confirmés, la société aurait à répondre des deux cas de décès suite à l’épidémie mi-2014. Des centaines de personnes en Allemagne, Royaume-Uni, Autriche, France et Luxembourg sont tombés malades de la même souche de Salmonella.

Des responsables en Grande-Bretagne et en Autriche, qui ont chacun perdu un citoyen au cours de l’épidémie, affirment qu’ils sont certains qu’au moins un des décès peut être attribué à Bayern-Ei.

Le libre parcours et le bio ne garantissent pas la sécurité sanitaire.

Foodwatch a averti dans un rapport sur l’industrie des œufs que quelque soit la nature de la production d’œufs – libre-parcours, en cage ou sans cage, bio – le traitement humain et la sécurité sanitaire des produits ne sont pas garantis.

« Ni la forme de l’élevage, ni les labels volontaires et les initiatives assurent que leurs propriétaires maintiennent les animaux en bonne santé de la meilleure façon possible », a déclaré Luise Molling, experte de Foodwatch pour l’élevage.

Le rapport de Foodwatch dit que « des poulets malades souffrants peuvent aussi provenir d’exploitations agricoles bio ou en libre parcours », et que « le picage et le cannibalisme sont très répandus. »

Bayern-Ei est l’un des plus grands producteurs d’œufs en Allemagne, et possède plus d’un million de poules. Il fournit des œufs à des dizaines de pays européens.

Sur ce sujet, on lira aussi Communication de l’EFSA et l’ECDC sur les foyers de cas à Salmonella en Europe et Seconde évaluation du foyer épidémique de Salmonella dans l’UE : Les œufs et la viande !, ainsi que Trois décès signalés parmi les 156 cas au Royaume-Uni dans une éclosion à Salmonella et Épisodes récents de TIAC à Salmonella Enteritidis dans l’est de la France.

NB : La photo est sans lien avec le contenu de l’article.

Le Royaume-Uni et Campylobacter : une nouvelle campagne d’information et de communication est lancée

19
mai
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Lavage des mains, Nettoyage-Désinfection, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Environ un tiers des personnes sont à risque d’une intoxication alimentaire due à Campylobacter cours de leur vie », source FSA du 18 mai 2015.

Campylobacter est le plus souvent retrouvé sur des volailles crues et c’est la principale cause d’intoxication alimentaire au Royaume-Uni. La FSA a publié les chiffres pour marquer le début de la semaine de la sécurité des aliments 2015 et le lancement du « Chiken Challenge », son appel à l’ensemble de la chaîne alimentaire, de l’industrie aux consommateurs, afin de faire leur part pour réduire de moitié le nombre de cas d’intoxication alimentaire à Campylobacter d’ici la fin de 2015.

chicken-challenge-fPlus d’un quart d’un million de personnes au Royaume-Uni – environ 280 000 par an – tombent malade actuellement en raison d’une intoxication alimentaire à Campylobacter. Selon le mode de vie et le régime alimentaire de la population, la FSA estime que Campylobacter va affecter jusqu’à un tiers des personnes au cours de leur vie. La recherche a montré que la réduction du nombre de volailles les plus fortement contaminés permettrait de réduire le risque de santé publique d’environ 50%, de sauver des milliers de personnes par an pour ne pas en proie à une forme douloureuse d’intoxication alimentaire qui, dans certains cas, peut entraîner une paralysie .

Le ‘Chicken Challenge’ de la semaine de la sécurité des aliments est de demander aux personnes qui consomment du poulet de promettre de prendre des mesures suivantes afin de se protéger eux-mêmes et leurs familles :

  • stocker le poulet cru séparément des autres aliments, couvert et réfrigéré sur l’étagère inférieure du réfrigérateur.
  • ne pas laver le poulet cru car cela éclabousse les germes.
  • laver tout ce qui a touché le poulet cru avec de l’eau chaude et du savon, y compris les mains et les ustensiles.
  • Vérifiez que le poulet soit bien cuit jusqu’à ce qu’il soit cuit à cœur, l’absence de viande rose et du jus clair.

NB : Il semble que la FSA dans ses bons conseils ait oublié le thermomètre …

A quand une campagne similaire en France où les cas d’infections à Campylobacter ne sont rares …

Les phages et la propagation de la résistance aux antibiotiques

16
mai
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Classé dans Curiosité, Environnement, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

« Les phages propagent la résistance aux antibiotiques », source Microbe World d’après ASM News.

Des chercheurs ont trouvé que près de la moitié des 50 prélèvements de viande de poulets achetés dans les supermarchés, les marchés de rue et les boucheries d’Autriche contenaient des virus (phages -aa) qui sont capables de transférer des gènes de résistance aux antibiotiques d’une bactérie à l’autre ou d’une espèce à une autre. « Notre travail suggère que ce transfert pourrait propager la résistance aux antibiotiques dans des environnements tels que les ateliers de production alimentaire, les hôpitaux et les cliniques », a dit l’auteur correspondant Friederike Hilbert. L’étude est publiée avant impression dans la revue scientifique Applied and Environmental Microbiology.

C’est la première démonstration qu’une forte proportion de phages isolés au hasard à partir de viandes étaient capable de transférer une résistance antimicrobienne chez des bactéries différentes, a dit Hilbert, professeur à l’institut d’hygiène de la viande, de la technologie de la viande et des sciences de l’alimentation, à l’université de médecine vétérinaire à Vienne, Autriche. Ces phages sont des virus qui infectent les bactéries.

« Un quart de tous les phages isolés étaient capables de transférer (transduction) une ou plusieurs des cinq résistances antimicrobiennes à l’étude », a dit Hilbert. Celles-ci comprenaient des résistances à la tétracycline, l’ampicilline, la kanamycine et au chloramphénicol ainsi que la résistance aux antibiotiques de type bêta-lactames à spectre élargi. Les résultats suggèrent que le nombre de phages qui peuvent réaliser une transduction de gènes de résistance aux antibiotiques doit être plus élevé, car les expériences ont été limités à la résistance à seulement cinq antibiotiques par l’intermédiaire de cinq de phages choisi au hasard dans des prélèvements de poulets, a dit Hilbert.

« Les stratégies pour combattre la résistance antimicrobienne ont eu un succès limité et il y a encore de nombreuses questions relatives sur comment et quand le transfert de résistance se produit », écrit Hilbert. « La présence de phages qui transfèrent la résistance antimicrobienne pourrait expliquer les échecs du combat contre la résistance antimicrobienne. »

Référence. Shousha A, Awaiwanont N, Sofka D, Smulders FJ, Paulsen P, Szostak MP, Humphrey T, Hilbert F. Bacteriophages isolated from chicken meat and the horizontal transfer of antimicrobial resistance genes. Appl Environ Microbiol. 2015 May 1. pii: AEM.00872-15. [Epub ahead of print].