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Articles de la catégorie 'Volaille'

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Origine des viandes dans les produits transformées : Que d’opacité !

8
fév
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Classé dans Curiosité, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

etiquetage-viande-1Du côté de la DGCCRF, dans un document du 11 août 2015, à propos de l’étiquetage de la viande, on y lit :

Les consommateurs français et européens sont demandeurs d’information sur l’origine de la viande, qu’elle soit vendue crue ou dans les plats préparés. Cette demande s’est renforcée avec les diverses crises du secteur de la viande, vache folle, cheval ou crises économiques dans les filières.

Du côté du ministère de l’agriculture, on apprend le 4 février 2016 que « Viandes de France : la garantie de l’origine et de la traçabilité ».

Les professionnels des filières viandes françaises ont lancé en 2014 une nouvelle signature « Viandes de France » qui garantit origine et traçabilité, afin de valoriser leurs productions auprès des consommateurs.

Le pacte de confiance entre les acteurs de la filière et les consommateurs s’établit désormais à travers 10 logos

Viandes de France exprime les valeurs communes partagées par la filière viandes françaises. La signature Viandes de France concrétise l’engagement des acteurs de la filière (porc, volaille, lapin, viandes bovine, chevaline, ovine et caprine) pour une alimentation de confiance, fondée sur l’origine, le savoir-faire et les bonnes pratiques.

Tout cela est bien beau, mais … pour les consommateurs, c’est toujours opaque …

Dans un communiqué du 8 février 2016, UFC Que Choisir rapporte que s’agissant des « Viandes dans les produits transformés », l’« Origine masquée pour 54% des produits! »

L’opacité pour plus d’un aliment sur deux !

Au global, 54 % des produits font l’impasse sur l’origine de la viande. Si les produits à base de bœuf limitent la casse avec 70% des produits indiquant le pays d’origine, en revanche l’opacité est très forte pour les produits à base de poulet et de porc avec respectivement 74 % et 57% des produits sans la moindre mention ! Dans le détail des rayons, on relève notamment que trois quart des saucisses de Strasbourg ne portent aucune indication de l’origine. Il en va de même pour 62% des nuggets de poulet, 87% des charcuteries de volaille, 92% des sandwiches au jambon …

On pourra retrouver l’étude et les propositions de l’UFC-Que Choisir sur « Indication de l’origine des viandes dans les produits transformés à base de bœuf, de porc et de poulet: trois ans après le scandale de la viande de cheval,l’opacité persiste sur plus de la moitié des produits ! ».

Tiens, il n’y a pas que moi à réclamer plus de transparence …

L’USDA finalise de nouvelles règles de sécurité des aliments pour les morceaux de poulet et la viande hachée de volaille

6
fév
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

campy.grocer.dec_.14« L’USDA finalise de nouvelles règles de sécurité des aliments pour les morceaux de poulet et la viande hachée de volaille », source CIDRAP news du 5 février 2016.

Le Food Safety and Inspection Service (FSIS) du ministère américain de l’agriculture a annoncé avoir finalisé de nouvelles règles fédérales visant à réduire la contamination par Salmonella et Campylobacter dans la viande hachée de poulet et dinde, ainsi que dans les poitrines, les cuisses et les ailes crues de poulet.

Dans un communiqué, l’USDA a déclaré qu’il estime que la mise en œuvre des nouvelles règles, préalablement proposée début 2015, permettront d’éviter environ 50 000 cas de maladies chaque année. Dans le cadre des efforts, il a déclaré que le FSIS a mis à jour son programme d’analyses microbiologiques dans les installations avicoles et commence à mettre en ligne plus d’informations pour aider les entreprises.

L’USDA a mis en œuvre des règles pour les poulets entiers en 1996, mais il est préoccupé parce que la contamination augmente plus en amont de la chaîne de production là où le poulet est transformé en morceaux. Il dit que les morceaux de volaille représentent 80% du poulet que les Américains achètent. Une règle distincte pour les morceaux de poulet et les analyses réalisées à un point proche du produit final devrait contribuer à réduire l’exposition aux pathogènes, a-t-il ajouté.

Al Almanza, le sous-secrétaire de l’USDA pour la sécurité des aliments, a déclaré : « Cette approche de l’inspection de la volaille est basé sur la science, appuyée par des données solides, et va vraiment améliorer la santé publique. » L’USDA a déclaré que les règles répondent aux principales étapes décrites dans un plan d’action Salmonella qui a été publié en 2013.

Cinq choses à savoir sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire

5
fév
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, HACCP, Hygiène, Lavage des mains, Microbiologie, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande, Virus, Volaille.

« Cinq choses à savoir sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire », source Doug Powell du barfblog.

Julie jargon du Wall Street Journal rapporte que près d’un Américain sur six, ou 48 millions de personnes, tombent malades chaque année de maladies infectieuses d’origine alimentaire, selon le Centers for Disease Control and Prevention.

happy-vomit1-300x212Environ 128 000 d’entre elles sont hospitalisées et 3.000 décèdent de maladies. Le PDG de Chipotle Mexican Grill Inc., Steve Ells, fait un effort tout azimut pour relancer lafortune de sa chaîne de restaurants après que des composants contaminés ont provoqué une vague de ces maladies, comme le rapporte le Wall Street Journal dans un article à la Une.

Voici cinq choses à savoir sur les maladies infectieuses d’origine alimentaire, selon le CDC :

  1. Quels sont les produits alimentaires qui représentent pour la plupart des cas de maladies ?

Les produits transformés sont le contributeur le plus fréquent de maladies d’origine alimentaire, ce qui représente 46% d’entre eux entre 1998 et 2008, suivis par la viande et la volaille, les produits laitiers, les œufs, les poissons et les crustacés.

  1. Quels sont les pathogènes les plus responsables ?

Norovirus est la principale cause de maladies d’origine alimentaire aux États-Unis, suivi de Salmonella, Clostridium perfringens, Campylobacter spp. et Staphylococcus aureus. La bactérie derrière l’éclosion chez Chipotle est appelé E. coli producteurs de shigatoxines O26.

  1. Quel est le danger avec E. coli O26 ?

Cette souche de E. coli peut causer de la diarrhée et des vomissements et parfois conduire à une insuffisance rénale. Aucune personne qui a contracté ce genre d’infection par E. coli dans l’éclosion chez Chipotle n’est décédée ou a été diagnostiquée avec une insuffisance rénale, bien que 21 des 55 malades aient été hospitalisées. Une plus petite éclosion à E. coli a rendu malades cinq personnes de plus. L’insuffisance rénale suivie de la mort est le plus souvent associée à la bactérie E. coli O157, qui était l’agent pathogène dans l’éclosion de 1993 chez le Jack in the Box qui a eu pour conséquence la mort de quatre enfants.

  1. Le taux d’éclosions de maladies d’origine alimentaire a-t-il augmenté ?

Les infections à E. coli O157 en 2014 ont diminué de 32% par rapport à la période 2006-2008. Il n’y a eu aucun changement dans le nombre de l’ensemble des cas à Salmonella en 2014 par rapport à la période 2006-2008. Les infections à Campylobacter ont augmenté de 13% pendant cette période.

  1. Comment puis-je éviter de contracter une maladie d’origine alimentaire ?

Un lavage fréquent des mains et le nettoyage des surfaces où les aliments sont préparés est critique. La cuisson à cœur  des aliments est un autre moyen clé pour éviter la contamination. Un thermomètre pour aliments devrait être utilisé pour déterminer quand un élément est bien cuit. Les steaks, par exemple, devraient être cuits jusqu’à ce qu’ils atteignent une température interne d’au moins 63°C. Les aliments devraient être maintenus à une température de 60°C après cuisson, car les bactéries peuvent se développer lorsque l’aliment commence à se refroidir. La cuisson des aliments au four à micro-ondes devraient atteindre 74°C ou plus. Les items périssables devraient être réfrigérés rapidement. Et la viande crue et les œufs doivent toujours être préparés séparément des autres aliments.

La FSA dit que l’industrie doit supporter les coûts de la surveillance de Campylobacter

31
jan
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

Campy_diarrhee« La FSA dit que l’industrie doit supporter les coûts de la surveillance de Campylobacter », source Food manufacture.co.uk.

La Food Standards Agency (FSA) cherche à transférer le fardeau du coût élevé de la surveillance des poulets réfrigérés vendus en supermarché vis-à-vis de la contamination par Campylobacter, bactérie responsable d’intoxication alimentaire, par l’industrie elle-même, car son propre budget est sous une pression budgétaire croissante.

La nouvelles a émergé le 28 janvier lors de la réunion du conseil d’administration de la FSA à Londres, où la directrice générale Catherine Brown a révélé que la FSA avait entamé des discussions avec à la fois les transformateurs de poulet et les distributeurs sur la façon dont ils pourraient mettre à la disposition de la FSA et des consommateurs leurs propres résultats des analyses sur Campylobacter.

Une telle démarche permettrait à la FSA de réduire le financement public pour surveiller les progrès de l’industrie vis-à-vis de l’objectif fixé de la réduction de Campylobacter, a déclaré Brown. Cela fait partie d’un plan plus large de transférer plus de coûts afin de garantir la sécurité des aliments au Royaume-Uni sur les entreprises alimentaires, tout en réduisant le fardeau des autorités locales et de la FSA à court d’argent.

« Le partage de données est « absolument essentiel », a déclaré Brown. « Les problèmes liés à l’échange de données sont, dans cet exemple, dans un élément technique mineur mais important pour la culture, la transparence et l’ouverture. »

NB : Peut-être un avant-goût de ce qui risque de se passer bientôt en France, si l’on décide de prendre le problème de Campylobacter à bras le corps, sachant que selon l’InVS, cela représente un nombre de gastro-entérites à Campylobacter de 528 000 cas et 5 200 hospitalisations, c’est comme on veut …

Fraude à la viande halal à Glasgow (Ecosse) et à Vénissieux (Rhône Alpes)

31
jan
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Union Européenne, Viande, Volaille.

A-halal-butcher-s-in-Lond-011-300x180Deux cas récents de fraude à la viande halal ont été découverts en Europe récemment …

1. « Fraude alimentaire: Une tonne de viande saisie par les agents de sécurité des aliments dans une boucherie halal de Glasgow», source Doug Powell du barfblog du 27 janvier 2016. Extraits.

Des équipes de la santé environnementale du Glasgow City Council ont enquêté sur des allégations selon lesquelles de la viande halal était fournie via des sources illégales dans des magasins d’alimentation de la ville. Dans le plus grand cas à ce jour, les agents de sécurité sanitaire des aliments ont saisi 1000 kg de viande chez deux bouchers halal opérant dans la ville.

2. En France, les faits semblent plus importants encore …

« Perquisition de cinq tonnes de viande halal périmées à Vénissieux », selon France 3 région Rhône Alpes du 30 janvier 2016.

Les faits remontent au 25 novembre mais on l’a appris ce samedi. La police a découvert 5 tonnes de viande halal dont la date de consommation était largement dépassée, chez un grossiste basé à Vénissieux dans le Rhône.

Ces denrées périmées ont été découvertes lors d’une perquisition administrative, dans le cadre de l’état d’urgence, le 25 novembre 2015. Le propriétaire est soupçonné d’être proche de la mouvance islamiste.

Les aliments découverts avaient été congelés puis stockés à une température non conforme.  Il s’agit essentiellement d’ailes de poulet qui étaient ensuite revendues à des commerçants dans plusieurs départements. 

Le grossiste mis en cause, un habitant de Villeurbanne, a déjà été condamné en 2013 à une peine de 10 000 euros environ pour des faits similaires.

Il est convoqué le 7 juin prochain devant le tribunal, poursuivi pour infractions à l’hygiène mais aussi pour avoir installé un système de vidéosurveillance sans autorisation.