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Articles de la catégorie 'Volaille'

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Données 2014 sur les foyers de cas de maladies d’origine alimentaire au Danemark

27
août
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande, Volaille.

danemark_zoonoses_2014« Le Danemark voit une diminution des foyers de cas de maladies d’origine alimentaire », source Food Safety Magazine du 26 août 2015. C’est plutôt curieux comme titre, jugez plutôt …

En 2014, le Danemark a connu une diminution de éclosions d’origine alimentaire rapportées, selon des nouvelles données publiées par le National Food Institute, de la Technical University of Denmark, de la Danish Veterinary and Food Administration et du Statens Serum Institute.

Au total, en 2014, il y a eu 60 foyers de cas de maladies d’origine alimentaire officiellement enregistrées au Danemark. Elles étaient de 74 en 2013.

  • Campylobacter
    • 3 782 cas humains en 2014, le taux est resté environ le même qu’en 2012 et 2013.
    • Responsable du plus grand nombre de cas de maladies bactériennes d’origine alimentaire au Danemark.
  • Salmonella
    • En 2014, le nombre de cas humains était sensiblement le même qu’en 2012 et 2013.
    • De 2013 à 2014, le nombre de cas à Salmonella Enteritidis a chuté de 22,5%.
    • Des cas à Salmonella Typhimurium humain ont augmenté de 26,7% en 2014, principalement en raison d’une éclosion nationale liée à de la viande de bœuf et de la viande de porc.
    • Pour les victimes qui avaient connu des histoires de voyage, près de la moitié d’entre eux ont été retrouvés infectés à l’étranger, principalement en Thaïlande, Turquie et Espagne.
  • Listeria monocytogenes
    • Il y a eu une augmentation de 84% en 2014 en raison d’une éclosion liée à de la charcuterie danoise à base de porc.
  • Les VTEC ont augmenté de 33,3%.
  • Yersinia enterocolitica a augmenté de 25,2%.
  • L’augmentation des cas est également due à un accès à de meilleures méthodes de diagnostic et à une prise de conscience accrue.

Y a-t-il plus de bactéries dans la viande bovine conventionnelle que dans la viande bovine bio aux Etats-Unis ?

24
août
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Classé dans Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

Plus de bactéries dans la viande bovine conventionnelle que la viande bovine bio aux Etats-Unis, selon une étude de Consumer Reports.

La viande hachée de bœuf provenant de bovins élevés de façon conventionnelle est plus contaminée et contient une plus forte concentration de bactéries résistantes aux antibiotiques que des prélèvements faits chez des animaux sans antibiotiques et bio ou nourris à l’herbe, selon une nouvelle étude.

14922320-mmmainUn rapport publié par Consumer Reports, How Safe Is Your Ground Beef?, est l’un des premiers du genre à comparer de la viande hachée de bœuf provenant des deux origines. Il a constaté que près de 20% de la viande provenant de bovins qui terminent leur vie dans des parcs d’engraissement bondés a été contaminées par des superbactéries contre moins de 10% au groupe élevé principalement dans des pâturages. Les prélèvements conventionnels avaient également un taux élevé de E. coli, une indication de la contamination fécale.

« Ceci est vraiment l’une des études les plus importantes montrant la différence de taux de prévalence fondées sur ces pratiques de production », a déclaré Urvashi Rangan, responsable de la sécurité des aliments chez Consumer Reports. (…)

Consumer Reports a analysé 300 conditionnements ou près de 227 kg de viande hachée de bœuf qui ont été achetés en octobre dernier dans des grandes surfaces et des magasins spécialisés dans les produits durables dans 26 villes à travers le pays, dont Seattle, San Francisco et Los Angeles sur la côte ouest. Les prélèvements comprenaient une variété d’étiquetage, de taux de matière grasse, de conditionnement et de pays d’origine. Un peu plus de 60% de la viande hachée de bœuf était issue de bovins élevés de façon conventionnelle et le reste provenait de bovins élevés sans antibiotiques et qui étaient soit bio, nourris à l’herbe ou les deux.

Les prélèvements ont été analysés pour la recherche cinq pathogènes courants associés à la viande bovine : E. coli, Salmonella, Enterococcus, Clostridium perfringens et Staphylococcus aureus.

Tous les prélèvements étaient contaminés d’au moins un micro-organisme, Enterococcus, étant le plus répandu. Ces bactéries causent de 10 000 infections des voies urinaires par an. Une nouvelle étude suggère que de nombreuses infections des voies urinaires sont d’origine alimentaire.

Le taux de Salmonella était si bas que cela a été considéré comme statistiquement insignifiant tandis que près de 20% des deux groupes étaient contaminés par Clostridium perfringens, des bactéries qui représentent 1 millions de cas de maladies d’origine alimentaire chaque année.

Pour les deux autres types de bactéries, les prélèvements conventionnels étaient les plus contaminés :

  • 55% des prélèvements conventionnels étaient contaminés par Staphylococcus aureus comparativement à 27% pour la viande sans antibiotiques
  • 59% des prélèvements conventionnels avaient E. coli par rapport à 39% pour l’autre groupe.

Le North American Meat Institute (NAMI), qui représente les fabricants, a rejeté le rapport, disant que les analyses n’avaient pas retrouvé de souche virulente de E. coli et avaient montré un faible nombre contaminé par Salmonella.

« Les bactéries sont présentes naturellement dans tous les produits alimentaires crus de bœuf aux myrtilles et donc trouver certains types sur certains aliments dans un magasin n’est pas surprenant et ne devrait pas être préoccupant », a dit un communiqué du NAMI. « En tant qu’industrie, notre priorité numéro un est la production de viande et de volaille la plus sûre possible et cela se fait en concentrant son attention sur les bactéries qui sont les plus susceptibles de rendre les personnes malades. »

Le vrai sujet dans cette affaire est que Consumer Reports ne rapporte pas de résultats d’analyses avec E. coli producteurs de shigatoxines et Salmonella, qui sont les bactéries d’origine alimentaire danse bœuf les plus préoccupantes en matière de santé pour le public, a dit Betsy Booren de la NAMI.

NB : Les commentaires de la NAMI me paraissent fondés.

Listeria et des bactériocines produites par des ferments lactiques

23
août
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, HACCP, Hygiène, Listeria, Microbiologie, Règlementation, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Viande, Volaille.

« Listeria et des bactériocines produites par des ferments lactiques », source article de Lone Andersen du 21 août 2015 paru dans Food Safety News.

Il est important de reconnaître que tous les aliments non stériles contiennent des micro-organismes. Néanmoins, seules les bactéries seront mentionnées ci-après. La composition et la teneur en bactéries sont fortement influencées par diverses caractéristiques internes (telles que la qualité bactériologique, la matrice alimentaire, le pH, l’activité de l’eau et la fabrication) et externes (telles que l’humidité, l’emballage et la température), en plus d’interactions synergiques et antagonistes entre ces facteurs.

Pour les bactéries, la matrice alimentaire est importante puisque les bactéries ont besoin de nutriments et d’eau pour prospérer, mais le type d’emballage, la disponibilité de l’oxygène et la température pendant la transformation et le stockage affecte grandement la composition et le taux de bactéries.

listeria-bacteria-photoUn certain taux de bactéries pathogènes est nécessaire pour causer une intoxication alimentaire chez l’homme, mais la quantité nécessaire pour causer une maladie dépend beaucoup de l’état physique d’un individu. Il existe des interactions entre, par exemple, l’état du système immunitaire, l’utilisation de médicaments ou d’alcool, la grossesse et l’âge. Cela semble être une tâche très complexe et presque impossible que de contempler les bactéries dans les produits alimentaires, et la présence de bactéries d’altération et de bactéries pathogènes entraîne d’énormes pertes économiques dues aux aliments contaminés et aux intoxications alimentaires. Heureusement, la majorité des bactéries sont inoffensives et certaines sont même utiles.

Traditionnellement, les bactéries lactiques ont été utilisées dans la production de denrées alimentaires, en grande partie à des fins technologiques. Les applications typiques sont les produits laitiers, mais aussi la production de produits de viande et le vin. Plus récemment, les bactéries lactiques sont utilisées comme des cultures de protection, qui ne devraient pas influencer les propriétés sensorielles et technologiques des produits alimentaires. Les bactéries lactiques sont généralement reconnues comme sûres (generally recognized as safe ou GRAS aux Etats-Unis) et sont bien connues pour leur capacité à produire un certain nombre de composés antimicrobiens, dont des bactériocines. Aucun de ces composés ne peut, par eux-mêmes, susciter un effet d’inhibition complet, mais ensemble ou en présence d’autres facteurs inhibiteurs, ils peuvent contribuer à un effet barrière.

Les bactériocines sont des peptides antibactériens, qui peuvent influencer la croissance des bactéries associées dans leur environnement proche. Il y a, par conséquent, des souches bactériennes au métabolisme actif, qui peuvent produire des bactériocines cours de leur croissance dans le produit alimentaire et permettre d’avoir un effet inhibiteur sur le long terme dans le produit. D’autres bonnes nouvelles sont que Listeria monocytogenes est sensible à certaines bactériocines produites par des bactéries lactiques, et par conséquent, en ajoutant des ferments de culture produisant des bactériocines efficaces, la sécurité sanitaire est renforcée.

L. monocytogenes est très résistant aux diverses influences physiques et chimiques, et par conséquent, est largement répandu dans la nature, et de ce fait, présent dans tous les types de matières premières et chez l’homme. Généralement, L. monocytogenes résiste à la fois à de hautes et basses températures et peut résister à la congélation et au séchage pendant un temps assez long, et il est très tolérant au pH, car il être capable de survivre à des pH faible et élevé. En outre, L. monocytogenes est connu pour former des biofilms, qui sont particulièrement résistants aux désinfectants, ce qui par conséquent peut entraîner une recontamination des produits alimentaires.

Listeria-Les éclosions de listériose sont liées à du fromage et à des matières premières crues, ainsi que des produits finis fabriqués à partir de viande, de volaille et de poisson. La mortalité est de plus de 50% chez des personnes à risque ayant un système immunitaire affaibli, alors qu’il est à seulement quelques pourcents pour les personnes ayant un système immunitaire sain. Par conséquent, bien que L. monocytogenes soit largement répandu dans l’environnement, les infections graves sont rares, le taux de mortalité dus à la listériose reste élevé lors d’éclosions.

Des barrières sont traditionnellement utilisées dans la fabrication de produits alimentaires prêts-à-être consommés en l’état, tels le salage, l’addition de nitrites, d’acides organiques, le fumage à froid et le conditionnement sous atmosphère modifiée ou sous-vide. Pourtant, les produits alimentaires ayant peu de conservateurs restent des produits à haut risque quand il s’agit de la croissance des bactéries indésirables. Les barrières présentes ne sont généralement pas suffisantes pour maîtriser la flore indigène dans les matières premières, la fabrication et le traitement après fabrication, la manipulation des produits, surtout quand on sait que L. monocytogenes reste un risque microbien, en particulier dans les atmosphères modifiées ou des produits conditionnés sous-vide.

En raison de récentes éclosions de listériose en Suède et au Danemark, la sensibilisation reste élevée. Il y a eu environ 30 décès en moins de deux ans (pour une population totale d’environ 15,5 millions de personnes) dus à des produits de viande cuits et tranchés et des poissons fumés à froid. Par conséquent, les fabricants d’aliments prêts-à-être consommés en l’état doivent prouver l’innocuité de leurs produits en effectuant des challenge tests afin de démontrer que les barrières soient suffisantes pour satisfaire le règlement CE n°1441/2007 de l’UE. L’objectif du règlement est de prévenir en rendant inutile les analyses microbiologiques (coûteuses) pour assurer la protection du consommateur. L’objectif est que le taux de L. monocytogenes doit être < 100 ufc/g le dernier jour de la durée de vie (DLC), ce qui est logique puisque quelques L. monocytogenes présentes initialement peuvent facilement se développer à des taux élevés au cours du stockage au froid des produits prêts-à-être consommés en l’état. Les tests de croissance (ou challenge test) sont effectués par des laboratoires accrédités, qui, quand ils reçoivent les produits, ajoutent environ 100 ufc de L. monocytogenes par g de produit (un cocktail de trois sérotypes sélectionnés par les autorités suédoises), conservent les produits à la température demandée et procèdent à trois analyses à trois reprises au cours de la période de stockage requise.

Ci-dessous, voici les résultats de tests de croissance, de saucisses sans peau (saucisses de Francfort) avec et sans ajout de Lyocarni BOX-74 (Carnobacterium et Lactobacillus sakei) à la surface après cuisson et refroidissement :
1st-chart-for-Andersen-piece-300x1842nd-chart-for-Andersen-piece-300x185En comparant les deux graphiques rouges montrant le développement des L. monocytogenes, il est clair que, par l’utilisation d’une culture de protection (figure de gauche), il a été possible de diminuer le taux de L. monocytogenes. Au contraire, dans un produit sans ajout de culture (figure à droite), L. monocytogenes augmente très bien.

Etats-Unis : Un rapport sur les bactéries d’origine alimentaire résistantes aux antibiotiques révèle des tendances encourageantes, mais aussi quelques signaux d’alarme

15
août
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Curiosité, E. coli, Environnement, Hygiène, Microbiologie, Règlementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Viande, Volaille.

cdc-09-13-img16-salmonella« Un rapport sur les bactéries d’origine alimentaire résistantes aux antibiotiques révèle des tendances encourageantes, mais quelques signaux d’alarme », source CIDRAP News du 13 août 2015.

Un rapport fédéral annuel publié cette semaine sur la résistance aux antibiotiques des maladies infectieuses bactériennes d’origine alimentaire a principalement montré des signes encourageants, mais a soulevé des préoccupations au sujet de la multirésistance de deux sérotypes de Salmonella. Voir aussi cet article de CIDRAP News, Resistant foodborne bacteria: good news, bad news in 2012 ou Etats-Unis : Bactéries d’origine alimentaire résistantes aux antibiotiques, les bonnes et les mauvaises nouvelles.

Les résultats proviennent du National Antimicrobial Resistance Monitoring System (NARMS), une collaboration de trois organismes fédéraux qui suivent les bactéries résistantes chez l’homme, la viande en distribution et les denrées alimentaires d’origine animale. Les agences respectives comprennent le Centers for Disease Control and Prevention (CDC), la Food and Drug Administration (FDA) et l’US Department of Agriculture (USDA).

Le rapport se concentre sur les pathogènes d’origine alimentaire qui résistent aux antibiotiques considérés comme cruciaux en médecine humaine et sur les bactéries multirésistantes, celles qui résistent à trois ou plusieurs classes d’antibiotiques. Le système cible les Salmonella non typhoïdique, Campylobacter, Escherichia coli, et Enterococcus ; Salmonella et Campylobacter sont les causes bactériennes leaders des maladie d’origine alimentaire.

La méthodologie et les analyses ont changées

Le rapport de cette année couvre pour la première fois plusieurs années, 2012 et 2013, et a un nouveau format qui inclut 10 graphiques interactifs pour aider à montrer les profils de résistance à Salmonella et à Campylobacter chez l’homme, les aliments au stade de la distribution et les animaux jusqu’en 2013, a dit la FDA dans un communiqué de presse du 11 août 2015. Il a ajouté que le rapport reflète également des améliorations dans les analyses du NARMS. Par exemple, les analyses chez l’animal comprennent désormais le caecum (intestinal) l’examen des animaux producteurs de denrées alimentaires avant abattage, ce qui peut donner une image plus précise de l’état microbien des animaux dans les exploitations agricoles.

En outre, la FDA a indiqué qu’elle utilise des valeurs seuil épidémiologiques qui se déplacent vers une méthode de surveillance mondiale harmonisée de Campylobacter ainsi que la mise à jour de mesures du céfépime en réponse aux modifications apportées aux meilleures pratiques pour les essais internationaux. Le céfépime est un antibiotique utilisé pour le dépistage de spectre étendu de la production de bêta-lactamase à spectre étendu (BLSE), un mécanisme lié à la résistance aux antibiotiques.

Tendances encourageantes

Dans les aspects encourageants conclusions, l’étude du NARMS a trouvé que tous les isolats globaux de Salmonella maintiennent une ligne de défense contre la résistance. Environ 80% des isolats de Salmonella chez l’homme ne sont pas résistants aux antibiotiques testés, un nombre qui n’a pas changé au cours de la dernière décennie. La résistance à trois médicaments les plus importants utilisés pour traiter les isolats humains de Salmonella, ceftriaxone, azithromycine et quinolones, reste inférieure à 3%.

De même, les isolats de Salmonella multirésistantes aux antibiotiques chez l’homme, les bovins et les poulets n’ont pas changé au cours des 10 dernières années, restant à environ 10%. En outre, le nombre de isolats de Salmonella multirésistantes aux antibiotiques chez le poulet au stade de la distribution a diminué d’environ 3%, selon le rapport.

Pour Campylobacter jejuni, le sous-type qui provoque le plus de cas de campylobactériose chez l’homme, la résistance à la ciprofloxacine, l’antibiotique le plus couramment utilisé pour le traitement, a atteint son plus bas niveau chez le poulet au stade de la distribution à ce jour (11%).

Préoccupations restantes

Parmi les conclusions inquiétantes, la multirésistance chez des isolats humains de du sérotype commun de Salmonella l 4,[5],12:i:- est toujours en hausse, et a doublé, passant de 18% en 2011 à 46% en 2013, selon la FDA.

Le rapport a également souligné une autre préoccupation, une augmentation de la multirésistance et de la résistance à la ceftriaxone chez des sous-types de Salmonella Dublin isolés de bovins et chez l’homme.

A propos du bien-être animal aux Etats-Unis

9
août
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Classé dans Curiosité, Environnement, Règlementation, Viande, Volaille.

A propos du bien-être animal aux Etats-Unis : il s’agit d’un extrait d’un éditorial du New-York Times du 8 août 2015, Exposing Abuse on the Factory Farm ou Dénoncer les abus dans les fermes industrielles.

Alors que la plupart des Américains aiment consommer de la viande, il est difficile de supporter le traitement souvent sadique qui leur est fait dans des usines d’élevage de bœufs, de porcs et de poulets.

Les exploitants agricoles le savent, et ils font de grands efforts pour cacher ces images horribles au public. Une tactique populaire poussé dernièrement par le lobby agricole est la loi dite ag-gag (pour ‘agricultural gag’ ou ‘bâillon sur l’agriculture’) qui dit qu’il est criminel de filmer en caméra cachée des parcs d’engraissement et des abattoirs industriels dans le but d’exposer les mauvais traitements et les abus sur les animaux.

d1908c4fCes lois, qui existent dans sept États des Etats-Unis, prétendent être pour la protection de la propriété privée, mais elles ne sont rien de plus que de la censure sur une question d’intérêt public sanctionnée par le gouvernement.

Le 3 août 2015, un juge fédéral a invalidé la loi ag-gag dans l’Idaho pour violation du Premier Amendement, c’est la première fois qu’un tribunal a réglé son compte à un tel statut.

Les législateurs de l’Idaho ont adopté le projet de loi l’an dernier en réponse à la publication de vidéos secrètes prises par Mercy for Animals, un groupe sur le bien-être animal, dans des exploitations locales. Selon la décision du juge, on a montré des travailleurs agricoles « utilisant un tracteur pour faire tomber un bœuf au sol par une chaîne attachée à son cou et les employés l’on battu à plusieurs reprises, avec des coups de pied et en sauter sur les bœufs. »

Le responsable de la loi s’est plaint que les vidéos ont exposé l’industrie au « tribunal de l’opinion publique », comme si cela était une mauvaise chose dans une société de libre marché.

Selon la loi, un contrevenant, un employé, un journaliste ou un employé de l’exploitation agricole risque jusqu’à un an de prison et des amendes du double de la « perte économique » si une exploitation agricole souffre en raison du fait que ses pratiques abusives soient rendues publiques.

Mais « la production alimentaire est pas une affaire privée », a écrit le juge fédéral, B. Lynn Winmill, dans l’abrogation de la loi. Les méthodes d’infiltration des activistes « font avancer les valeurs fondamentales du Premier Amendement en exposant une faute aux yeux du public et en facilitant le dialogue sur des questions d’intérêt public considérables. »