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Articles de la catégorie 'Volaille'

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Saga horsegate : Une nouvelle saison inédite en Suisse ?

24
nov
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Classé dans Curiosité, Environnement, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments, Viande, Volaille.

horse.meat_.09Le Temps du 24 novembre rapporte cette information de Suisse, « De la viande de cheval à la place du bœuf »

Après le scandale de la viande de cheval vendue à la place du bœuf en 2013, une entreprise suisse aurait falsifié des dates de péremption, indiqué de fausses provenances et vendu du cheval à la place du bœuf, révèle le Sonntagsblick en possession de notes internes à la société. Cinquième plus gros fournisseur de viande de Suisse, cette entreprise compte une soixantaine d’employés et réalise 30 millions de francs de chiffre d’affaires annuel. Par semaine, la société vend quelque 20 000 kilos de viande dans les hôtels, restaurants, cantines et hôpitaux de Suisse alémanique.

Selon le Sonntagsblick, la société a vendu du poulet suisse à des cantines scolaires pour 7 francs le kilo, alors qu’il s’agissait de volailles hongroises. En 2012, le restaurant d’une société avait commandé 10 kilos de cou de porc frais, mais la note interne correspondante du vendeur précisait qu’il fallait livrer du porc décongelé. Les exemples se multiplient avec du poulet de provenance hongroise et non suisse, des entrecôtes de bœuf portant une fausse date de péremption, de la viande de cheval à la place du bœuf, comme le spécifie une note interne.

« Les prix étaient très attractifs et la société proposait d’importants rabais à ses principaux clients», explique un cuisinier lui ayant acheté de la viande pendant des années.

La société a tenté d’empêcher la parution de l’article en demandant des mesures superprovisionnelles. Mais, après que le juge a lu les documents en possession du journal dominical, il a estimé que l’intérêt public d’une telle publication était prépondérant. 

Selon RTS.ch, « L’entreprise grisonne Carna Grischa, cinquième de Suisse pour le commerce de viande, est épinglée par le SonntagsBlick, pour avoir notamment « confondu » poulet hongrois et suisse ou boeuf et cheval. »

SonntagsBlick révèle toute une série d’anecdotes peu ragoûtantes: une cantine scolaire qui tient à commander du poulet suisse et à qui on livre de la viande hongroise, ou encore un hôtel qui reçoit de vieilles entrecôtes, postdatées de 4 semaines.

NB : SonntagsBlick est la version du dimanche du journal Blick.

Marks & Spencer annonce les détails de son plan d’action afin de réduire le taux de Campylobacter dans les poulets

22
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Environnement, Hygiène, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Volaille.

« Marks & Spencer annonce les détails de son plan d’action en cinq points pour relever le challenge de l’industrie tout entière afin de réduire le taux de Campylobacter dans les poulets ». Source EPR Retail News du 21 novembre 2015.

Si vous souhaitez acheter un poulet chez Marks et Spencer, vous ne pourrez bientôt n’avoir que des poulets à rôtir dans un sac de cuisson. Le distributeur a dit qu’il prenait ces mesures pour protéger les consommateurs de Campylobacter, responsable d’intoxications alimentaires. D’autres distributeurs sont susceptibles de suivre M&S dans le mouvement, qui a le soutien de la Food Standards Agency. Marketing ou action sur le long terme à vous de voir …

1416527405111_Image_galleryImage_Pictured_The_Marks_and_SpUn plan d’action en cinq points est à l’œuvre dans la chaîne d’approvisionnement de M&S. Le plan de M&S mis en place depuis septembre voit déjà un changement d’étape dans les résultats.

Marks & Spencer (M&S) a annoncé les détails de son plan d’action en cinq points pour relever le défi de l’industrie tout entière dans la réduction des taux de Campylobacter dans les poulets entiers.

Les mesures, qui ont été mises en place pour la majorité des poulets vendus chez M&S depuis fin septembre, comprennent un étiquetage frontal plus clair et un double ensachage du poulet entier de façon à ce qu’il puisse être placé directement dans le four et sans la nécessité de le déballer et de le manipuler. L’action est également en cours dans les élevages M&S avec des primes versées aux éleveurs qui ont des élevages sans Campylobacter et une nouvelle technologie innovante de sécurité en place sur les lignes de production.

Steve Rowe, directeur général de l’alimentation chez Marks & Spencer, a déclaré : « Nous prenons la sécurité sanitaire très au sérieux et nous avons mis en place des mesures novatrices qui garantissent les plus hauts standards et les rendent faciles pour nos clients. Le plan fonctionne et nous sommes déterminés à jouer un rôle de premier plan dans les efforts visant à réduire les taux de Campylobacter dans l’industrie de la volaille. »

Steve Wearne, directeur de la règlementation à la Food Standards Agency, a déclaré : « Je suis très heureux de voir cette initiative impressionnante de M&S et de 2 Sisters. Campylobacter est un problème grave et il n’y a pas de solution unique au problème. Je crois que le meilleur moyen de faire baisser les taux de Campylobacter est d’adopter ce genre de l’approche intégrée tout au long de la chaîne alimentaire par M&S et 2 Sisters. J’ai hâte de voir l’impact de ces interventions dans les résultats futurs de notre enquête en cours sur les taux de Campylobacter dans les poulets vendu en distribution. »

Ranjit Singh, directeur général de 2 Sisters Food Group (le plus grand fournisseur de poulets de M&S), a déclaré : « Nous sommes ravis de montrer la voie en partenariat avec Marks & Spencer sur la réduction de Campylobacter. »

Le plan d’action M&S en cinq points sera déployé dans le reste de la chaîne d’approvisionnement de M&S d’ici à la fin de l’année.

NB : L’image représente le nouvel emballage des poulets M&S.

Tendances en Europe pour 2012 pour les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses

21
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, E. coli, Environnement, Listeria, Réglementation, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, TIAC, Union Européenne, Virus, Volaille.

ecdc_zoonoses_2014« Tendances en Europe pour les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses », source communiqué de l’ECDC du 20 novembre 2014.

Le contenu du rapport épidémiologique annuel 2014 sur les maladies d’origine alimentaire et hydrique et les zoonoses donne un aperçu de la situation épidémiologique en Europe. Le rapport présente les données de 2012 et donne un aperçu de l’épidémiologie de chaque maladie, dont certaines sont présentées ci-dessous :

  • Les cas à Campylobacter ont augmenté pendant une période de cinq ans allant de 2008 à 2012, mais a légèrement diminué en 2012. La campylobactériose humaine est restée la maladie gastro-intestinale la plus fréquemment rapportée en Europe depuis 2005. La manipulation, la préparation et la consommation de viande de poulet ont été estimées représenter 20-41% des cas de campylobactériose humaine.

Il serait sans doute utile de revoir l’incidence des infections à Campylobacter en France comme cela avait fait par l’InVS en 2004-2005.

  • Les taux de salmonellose ont continué à diminuer avec une tendance de baisse marquée durant les cinq dernières années dans l’UE et une tendance à la baisse dans 17 pays de l’UE/EEE. Cette diminution est principalement attribuable à la mise en œuvre avec succès des programmes de maîtrise vétérinaire, en particulier chez les volailles. Cependant, la salmonellose est la deuxième infection gastro-intestinale la plus fréquemment rapportée et une cause importante d’éclosions d’origine alimentaire dans l’UE/EEE. Les cinq sérotypes les plus fréquemment rapportés ont été S. Enteritidis, S. Typhimurium, S. Typhimurium monophasique, S. Infantis et S. Stanley. L’augmentation de S. Stanley a été due à l’éclosion dans plusieurs pays causée par la distribution de la viande de dinde contaminée.

[A noter que le nombre de cas de salmonellose augmente toujours en France : 8705 en 2012, 8685 en 2011, 7184 en 2010, 7153 en 2009 et 7186 en 2008 -aa].

L’Anses indiquait en octobre 2013 au sujet de la salmonellose, « En Europe, ces bactéries demeurent la cause la plus fréquente d’épidémies d’origine alimentaire et la deuxième cause de maladie d’origine alimentaire. Toutefois, le nombre de foyers où ces bactéries ont été isolées est en constante diminution dans l’Union Européenne depuis 2001. Cette amélioration reflète l’efficacité de la politique de l’Europe en matière de sécurité sanitaire des élevages et des abattoirs (abattage systématique des élevages de poules pondeuses contaminés, mesures d’hygiène tout au long de la chaine de production). »  Une réactualisation serait utile …

  • Le taux de cas d’hépatite A varie fortement dans l’UE/EEE, la région la plus touchée étant l’Europe de l’Est. Un mauvais approvisionnement en eau et une faiblesse dans les infrastructures sont associés à la propagation du virus dans les pays européens de l’Est et dans la région des Balkans. Au contraire, la transmission d’hépatite A d’origine alimentaire a causé trois foyers dans plusieurs différents pays de l’UE/EEE. Dans tous les cas, de petits fruits rouges surgelés et frais ont été impliqués comme véhicule de l’infection, soulevant des inquiétudes sur la sécurité des aliments et la traçabilité des échanges de petits fruits rouges au sein de l’UE/EEE.

A ma connaissance, aucune information ou recommandation pour les consommateurs n’a été proposée par nos autorités …

  • En 2012, les cas confirmés de STEC/VTEC ont diminué de 66% après la grande épidémie à STEC/VTEC O104:H4 en Allemagne en 2011, mais ils ont augmenté de 36% par rapport aux chiffres des années 2009 et 2010. Le nombre de cas signalés de STEC/VTEC confirmés a été de 5748 et le taux de notification globale était de 1,5 cas pour 100 000 habitants dans les pays de l’UE et de l’EEE en 2012.

[Nombre de cas confirmés de STEC en France : 208 en 2012, 221 en 2011 et 103 en 2010 -aa].

Pour la listériose, selon ce rapport, « En 2012, 28 pays de l’UE et de l’EEE ont fourni des données sur la maladie. Le Liechtenstein et le Portugal n’ont état d’aucune donnée. Dans l’ensemble, 1 676 cas confirmés de listériose ont été signalés, soit un taux global de cas de 0,35 pour 100 000 habitants. Les taux les plus élevés ont été observés en Finlande (1,13 pour 100 000 habitants), suivie par le Danemark avec 0,90 pour 100 000 habitants. Allemagne et la France ont signalé le plus grand nombre de cas confirmés, respectivement, 412 et 348. » [A noter que le nombre de cas de listériose a augmenté en France : 348 en 2012, 282 en 2011, 312 en 2010, 328 en 2009 et 276 en 2008 -aa].

NB : Traduction par mes soins. -aa

Royaume-Uni : Faire cuire le poulet ne réglera pas le problème de Campylobacter

20
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Microbiologie, Non classé, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

« Royaume-Uni : Faire cuire le poulet ne réglera pas le problème de Campylobacter », source Doug Powell du barfblog du 19 novembre 2014.

Le British Poultry Council (BPC) a dit The Grocer que les articles dans les médias selon lesquels les supermarchés vendent sciemment des poulets contaminés par Campylobacter peut induire en erreur les consommateurs, et qu’« une cuisson correcte et l’observation d’une bonne hygiène en cuisine » régleront le problème. Il est facile de tancer les consommateurs mais que font les producteurs pour réduire le risque ? dit Doug Powell.

campy_freeUn article paru (le 19 novembre) dans The Times a cité des données du BPC qui ont montré que 24% des prélèvements testés au hasard parmi une série de 5 000 poulets étaient positifs avec les taux les plus élevés de contamination par Campylobacter.

Les résultats étaient similaires à ceux révélés en août dans la première série de résultats trimestriels d’une enquête sur 12 mois actuellement entreprise par la FSA sur la prévalence et le taux de contamination par Campylobacter sur des poulets entiers réfrigérés et de leur emballage. L’enquête de la FSA a montré que 16% des poulets avaient les taux les plus élevés de contamination avec plus de 1000 unités formant colonie par gramme (ufc) et 26% entre 100 et 1000 ufc/g.

Le directeur général du BPC, Andrew Large, a dit que l’article du Times est basé sur un petit échantillon d’analyses, conçu pour aider les membres du groupe de travail mixte sur Campylobacter dans leurs opérations.

« Comme les données ne sont ni complètes, ni statistiquement robustes, elles ne seront pas utiles aux consommateurs et risquent de les induire en erreur », a-t-il averti, ajoutant : « Les consommateurs ont un rôle clé à jouer car une bonne hygiène en cuisine restera la pierre angulaire de la prévention des maladies d’origine alimentaire. »

Un porte-parole du British Retail Consortium a dit : « Aussi longtemps que Campylobacter est présent dans la chaîne alimentaire, et nous ne disposons pas encore de solution malgré nos meilleurs efforts, nous devons maintenir le message très fort que le poulet cru doit être manipulé avec une attention appropriée et la diffusion de données incomplètes pourrait diluer ce message aux consommateurs et conduire à la confusion. »

La FSA doit publier la semaine prochaine la deuxième série de résultats trimestriels de son enquête sur Campylobacter, et qui aussi citera et blâmera (name-and-shame) les noms des distributeurs ayant les pires résultats sur les poulets contaminés par Campylobacter.

NB : La question subsidiaire est de savoir si le British Retail Consortium défend les intérêts des entreprises alimentaires ou les consommateurs et la sécurité des aliments est-elle soluble dans les certificats privés ?

Etats-Unis : L’étiquetage bio ou sans antibiotiques des poulets n’a pas d’incidence sur la présence de pathogènes entériques et de Escherichia coli résistants aux antibiotiques

19
nov
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Classé dans Campylobacter, Contamination, Contamination croisée, Curiosité, E. coli, Environnement, Microbiologie, Salmonella, Santé, Sécurité des aliments, Volaille.

05CHIC-tmagArticleRésumé.

Nous avons étudié les bienfaits implicites pour la santé de poitrines de poulet vendu chez les distributeurs étiquetés comme « bio » ou « sans antibiotiques » par rapport aux produits conventionnels basés sur la fréquence de la contamination par Salmonella spp., Campylobacter spp. et les coliformes résistants aux fluoroquinolones, aux céphalosporines à spectre étendu ou aux carbapénèmes. Nous avons acheté 231 poitrines de poulet préemballées de 99 magasins représentant 17 chaînes de vente dans l’Ohio, le Michigan et la Pennsylvanie de juin à septembre 2012. Quatre-vingt-six produits (41,5%) étaient étiquetés « sans antibiotiques » et 40 produits (17,3%) étaient étiquetés « bio », avec les 95 restants (41,1%) n’avaient aucune allégation sur l’étiquetage. Salmonella a été rétrouvé dans 56 produits (24,2%) et le taux de récupération n’a pas été différent entre les différents types de produits. Cinq pour cent des produits contenaient Salmonella hébergeant le gène blaCMY-2 de résistance aux céphalosporines à spectre étendu, représentant 21,4% des isolats de Salmonella. Campylobacter spp. a été retrouvé chez 10,8% des produits, avec des taux observés de récupération semblables pour les trois types de produits. En utilisant des milieux sélectifs, nous avons récupéré Escherichia coli hébergeant blaCMY-2 dans plus de la moitié des produits (53,7%) avec des taux de récupération semblables pour tous les types de produits. En outre, nous avons récupéré E. coli hébergeant blaCTX-M (gène de résistance aux beta-lactamines) de 6,9% des produits, et E. coli avec des mutations QRDR (pour Quinlone Resistance-Determining Region ou régions déterminant la résistance aux quinolones) dans 8,2% des produits. Les E. coli résistants aux fluoroquinolones obtenus en utilisant des milieux sélectifs ont été plus fréquents (p < 0,05) chez les produits conventionnel (18,9%) par rapport aux produits bio (0) et aux produits sans antibiotiques (2,1%). Nos résultats indiquent que, indépendamment du type de produit, les poitrines de poulet réfrigérées vendus en distribution sont souvent contaminées par des pathogènes entériques associés à des maladies d’origine alimentaire et des bactéries commensales hébergeant des gènes conférant une résistance aux antimicrobiens d’importance critique.

Mollenkopf Dixie F., Cenera Johana K., Bryant Erin M., King Christy A., Kashoma Isaac, Kumar Anand, Funk Julie A., Rajashekara Gireesh, and Wittum Thomas E. Organic or Antibiotic-Free Labeling Does Not Impact the Recovery of Enteric Pathogens and Antimicrobial-Resistant Escherichia coli from Fresh Retail Chicken. Foodborne Pathogens and Disease. ahead of print. doi:10.1089/fpd.2014.1808.

NB : On lira aussi Etats-Unis : Des bactéries résistantes aux antibiotiques retrouvées chez des poulets cashers, des poulets bio et des poulets élevés sans antibiotiques !, Des pathogènes résistants aux antibiotiques persistent chez le porc élevé sans antibiotiques et Le porc sans antibiotique, marketing ou sécurité des aliments ?