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Nouvel éclairage sur le paludisme dans le monde

12
fév
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Classé dans Contamination, Curiosité, Environnement, Santé.

Il va être question de paludisme et la situation qui n’a pas l’air s’arranger dans le monde, vraiment. Jugez plutôt !

Un communiqué du 3 février 2012 de l’American Council on Science and Health (ACSH) nous apprend que « De nouvelles données sur le paludisme montrent plus de victimes adultes ».

Bien que les décès liés au paludisme soient en baisse, un nouveau rapport publié dans The Lancet met un bémol sur ces bonnes nouvelles, et qui suggère que le déclin n’est pas aussi important que nous l’avions pensé. Selon la nouvelle étude, il y a eu 1,2 millions décès dus à la maladie transmise par les moustiques en 2010 – un nombre presque deux fois plus élevé que l’estimation publiée dans le Rapport 2011 sur le paludisme dans le monde.

Pour cette étude, les chercheurs de l’Institute for Health Metrics and Evaluation de l’Université de Washington ont passé au peigne fin toutes les données disponibles de la mortalité du paludisme de 1980 à 2010. Ils ont constaté que les décès par paludisme dans le monde entier sont passés de 1 million en 1980 à un pic de 1,8 millions de en 2004 – un nombre qui est partiellement expliqué par l’augmentation de la population dans les pays endémiques durant cette période. A partir de ce nombre maximal, les décès dans le monde dus au paludisme ont chuté à 1,2 millions en 2010, une diminution impressionnante, mais pas aussi drastique que cela avait été calculé.

En outre, la nouvelle recherche sur le paludisme démontre que, contrairement à ce qui avait été pensé, un nombre important de décès dus au paludisme se produisent réellement chez des enfants plus âgés et des adultes. Alors que les enfants africains de moins de cinq ans restent les plus durement touchés – il y a eu 700 000 décès dus au paludisme en 2010, soit 56% du total dans le monde – avec plus d’un tiers de tous les décès dus au paludisme chez l’adulte. Comme les auteurs de cette nouvelle étude le rapportent, « que le paludisme soit un vecteur antérieurement non reconnu de mortalité chez l’adulte signifie aussi que les avantages et les coûts-efficacité de la lutte antipaludique, l’élimination et l’éradication sont susceptibles d’avoir été sous-estimées. »

Le docteur Gilbert Ross de l’ACSH prend acte de cette estimation accrue de la mortalité palustre pour appeler à soutenir les efforts déployés par toutes les autorités sanitaires du monde entier à lutter contre cette maladie. « Nous avons les moyens de réduire considérablement le nombre de cas de paludisme et de décès » dit-il. « Nous devons encourager et promouvoir toute la gamme des mesures efficaces de lutte contre le paludisme, dont le diagnostic et le traitement rapides, les moustiquaires imprégnées d’insecticide et la pulvérisation intérieure de petites quantités de ces insecticides comme le DDT, qui reste le plus efficace tueur et répulsif de moustiques et qui est totalement sans danger pour l’Homme ». Il ajoute que, malheureusement, la croisade écologiste contre le DDT est l’un des meilleurs exemples de la façon dont une campagne erronée peut effectivement sacrifier des vies humaines.

La Dr Elizabeth Whelan de l’ACSH a ajouté que ces nouvelles données aideront également à éclairer un aspect négligé du paludisme : « Le bilan des épisodes de paludisme adultes, leur nombre en centaines de millions, absorbe la vie de nombreuses économies nationales qui ont du mal à quitter de la pauvreté. »

Commentaires : Est-ce parce que i) j’ai reçu à l’école, comme beaucoup de personnes de ma génération, du DDT sur la tête par celle qu’on appelait la « dame des poux », ii) j’ai travaillé dans un laboratoire de parasitologie et médecine tropicale, il y a très longtemps où il était souvent question de paludisme, ou, iii) j’ai travaillé dans un laboratoire pharmaceutique qui fabriquait du lindane (Aphtiria™) indiqué notamment contre les poux et, sans doute interdit aujourd’hui, je reste sensibilisé aux problème de lutte contre le vecteur du paludisme et je suis pour la réintroduction à petites échelles du DDT.

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