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Peut-on encore apporter des aliments préparés chez soi à l’école ?

13
oct
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Classé dans Contamination, Contamination croisée, Curiosité, Hygiène, Réglementation, Santé, Sécurité des aliments.

Un article signalé par le message quotidien d’informations de la liste Hygiène de Bruno Peiffer de ce mardi 12 octobre 2010 a attiré mon intention. C’est un article paru dans le journal L’Est-Eclair.fr le 11 octobre 2010 sous le titre, Principe de précaution contre principe de confiance.

Extraits, « Si on appliquait à la lettre la circulaire de 2002 relative à la sécurité des aliments, on ne ferait plus rien », confie ce fonctionnaire de l’inspection académique, qui a souhaité rester anonyme.?

Cette circulaire de 2002, que je ne connaissais pas, me parait frappé au coin du bon sens et les préconisations relatives à l’hygiène me semblent usuelles et sans excès. Pour une fois que l’on a une circulaire de l’Education nationale claire et simple. La circulaire est destinée notamment à « l’attention des directeurs d’école, des enseignants ou des parents d’élèves demandeurs doit être attirée sur les moyens à mettre en œuvre pour limiter les risques que peuvent présenter certaines denrées très périssables si elles ne sont pas fabriquées et conservées dans des conditions adéquates, notamment de température.
Certaines denrées alimentaires présentent des dangers plus grands que d’autres à cause de leur composition qui permet plus facilement le développement des microbes.

Ainsi, au moment du choix des produits à fabriquer lorsque vous participez à l’organisation de goûters ou repas pour les anniversaires des enfants ou les fêtes de fin d’année scolaire, y compris les kermesses, lotos et autres réunions de convivialité ou d’entraide en milieu scolaire, il faut privilégier les produits ne présentant en général pas de risque particulier, ce qui n’est pas le cas des gâteaux avec de la crème pâtissière ou Chantilly par exemple. » On retrouvera cette circulaire dans un document très complet dans « L’hygiène et la santé dans les écoles primaires », brochure éditée par le CNDP dans la collection « Repères », mise à jour 22 avril 2008.

L’Est-Eclair.fr poursuit, À l’heure où les participants à la Semaine du goût s’efforcent de transmettre leur passion pour la cuisine, à travers des dégustations ou en permettant aux élèves de mettre la main à la pâte, ce texte peut sembler surprenant.?Sans aller jusqu’à interdire « les activités d’élaboration d’aliments dans les classes », cette circulaire établit une série de recommandations draconiennes, (et de toute façon difficilement vérifiables à partir du moment où la préparation a lieu à la maison), visant à « éviter les risques qu’une mauvaise maîtrise des aliments pourrait engendrer ». Depuis la fabrication jusqu’à la consommation des produits, en passant par leurs conditions de conservation, leur transport ou leur stockage, chaque étape est passée à la moulinette. « Cette directive répond à une tendance de la société, qui, sous le couvers du principe de précaution, a tendance à tout aseptiser », résume cet autre fonctionnaire qui connaît bien le dossier. « Dans les faits, ce texte n’est pas trop respecté à l’école, où perdure encore une tradition de confiance. »?Tradition de confiance, certes, mais… « Avant, durant la Semaine du goût, les enfants prenaient leur petit-déjeuner dans les écoles. Aujourd’hui, pour des raisons d’hygiène et de sécurité, cette opération a été stoppée… », constatait cette adjointe au maire de Troyes, durant la conférence de presse.?D’où cette question : faut-il préférer les E aux œufs, et privilégier les préparations industrielles, plus sûres, aux préparations maison ?

exemplesOn ne va entrer ici dans le débat du principe de précaution pour traiter de ce sujet ; pour le principe de confiance, je ne sais pas, mais avoir le sens des responsabilités lors de la préparation d’aliments, je suis assez d’accord. Les termes énoncés sont forts, recommandations draconiennes, tendance à tout aseptiser, mais relativement classiques, me direz-vous, dès qu’on parle concrètement d’hygiène alimentaire.

Cela étant, il serait bon de se poser la question qui souhaite que tout cela soit stoppé ? Qui ne veut pas prendre ses responsabilités ? Pourquoi ne peut-on plus apparemment apporter un gâteau en classe. Mieux un interdit que d’avoir à résoudre des problèmes qui n’en sont pas …

La liste des exemples de produits à privilégier et identifie ceux qui doivent être évités sont représentés sur la photo accompagnant cet article et chacun pourra juger de la difficulté de réaliser ces produits en observant quelques règles d’hygiène de base … La réponse à la question posée par le titre de l’article est OUI !

PS : il s’agit du 1000 e article paru sur ce blog …

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