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Comment Campylobacter survit dans un environnement hostile ?

25
mar
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Classé dans Environnement, Films vidéo, Hygiène, Sécurité des aliments, Volaille.

De nombreuses réactions ont lieu après la publication par l’EFSA d’une étude sur la présence de Campylobacter et de Salmonella dans les poulets au sein de l’UE le 17 mars 2010. Ici même, deux articles vous ont été proposés, Les poulets sur la sellette, 1 et 2. Dans cet article, il va être question de Campylobacter.

Des scientifiques de l’Institute of Food Research. trouvé un moyen qui fait que Campylobacter, pathogène d’origine alimentaire, peut survivre dans l’environnement, « Biofilm production aids Campylobacter survival ». L’étude a fait l’objet d‘une publication dans Applied and Environmental Microbiology (Mark Reuter, Arthur Mallett, Bruce M. Pearson, and Arnoud H. M. van Vliet. Biofilm Formation by Campylobacter jejuni Is Increased under Aerobic Conditions. Applied and Environmental Microbiology, April 2010, p. 2122-2128, Vol. 76, No. 7).

Les chercheurs de l’IFR ont trouvé que les Campylobacter vont facilement former un biofilm dans des conditions de laboratoire, et lorsque ces bactéries sont laissées à l’air, elles répondent à ces conditions stressantes en formant plus rapidement un biofilm. Les chercheurs ont trouvé le moyen par lequel les Campylobacter, pathogènes d’origine alimentaire, peuvent survivre dans l’environnement. Campylobacter ne peut pas survivre avec les niveaux d’oxygène présents dans l’air, ce qui force la bactérie à s’adapter pour survivre dans la chaîne alimentaire. Une telle stratégie de survie consiste à former un biofilm, dans lequel les bactéries s’attachent aux surfaces et s’enveloppent elles-mêmes dans un « slime » collant qui les protège.

Campylobacter jejuni est un pathogène humain microaérophile et il est considéré comme la cause de gastro-entérite bactérienne d’origine alimentaire dans le monde développé.

Un résumé de l’article précité vous est proposé mais peut induire en erreur ; la lecture de l’article en intégralité est toujours meilleure.

Campylobacter jejuni est un pathogène humain microaérophile et il est considéré comme la cause principale de gastro-entérite bactérienne d’origine alimentaire dans le monde développé.

Pendant sa transmission dans la chaîne alimentaire et l’environnement, l’organisme, doit survivre à des conditions stressantes de l’environnement, et en particulier avec des niveaux élevés d’oxygène. La formation de biofilm est suggéré comme pouvant jouer un rôle dans la survie de ce micro-organisme dans l’environnement. Dans cette étude, nous montrons que les biofilms de C. jejuni NCTC 11168 se sont développés plus rapidement dans l’environnement et les aliments dans des conditions aérobies (O2 20%) que dans des conditions microaérobies (O2 5%, CO2 10%), bien que les niveaux finaux de biofilms soient comparables après 3 jours. La coloration des biofilms au rouge Congo ont donné des résultats similaires à ceux obtenus avec la coloration au cristal violet couramment utilisée. Le niveau de formation du biofilm par souches sans flagelle immobiles a été plus faible que celle observée pour les souches flagellées mobiles mais il a néanmoins augmenté dans des conditions aérobies, suggérant la présence de mécanismes flagelles-dépendants et flagelles-indépendants dans la formation des biofilms à C. jejuni. En outre, les biofilms préformés relargue un nombre élevé de cellules viables de C. jejuni dans le surnageant de culture indépendamment de la concentration en oxygène, ce qui suggère un processus passif continu de libération des cellules dans le milieu plutôt qu’un mécanisme actif de dispersion dans des conditions spécifiques. Nous concluons que, sous aérobie ou des conditions stressantes, C. jejuni s’adapte à un mode de vie sous forme de biofilm, ce qui permet la survie dans des conditions défavorables, et qu’un tel biofilm peut fonctionner comme un réservoir de cellules viables planctoniques. L’augmentation du niveau de la formation de biofilms dans des conditions aérobies est susceptible de contribuer à l’adaptation du mode de vie zoonotique de C. jejuni.

Enfin, si vous n’avez pas tout compris, les chercheurs viennent à vous avec cette vidéo disponible sur YouTube ou en cliquant sur l’image ci-dessous.

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