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Norovirus : lavage ou désinfection des mains ?

23
nov
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Classé dans Hygiène, Lavage des mains, TIAC.

Selon l’Afssa, « les norovirus sont les principaux agents des gastro-entérites aiguës toutes classes d’âges confondues. Ces gastro-entérites sont caractérisées par l’apparition brutale de vomissements et/ou de diarrhée après une courte incubation de 24 à 48 heures ».

La présence de norovirus a rapporté dans différents lieux et situations y compris sur les bateaux de croisières compte tenu parfois de l’état d’insalubrité des toilettes (1 et 2). Une transmission entre deux joueurs adverses de football américain a même été décrite.

Les norovirus, présents dans les rejets, peuvent contaminer les eaux ainsi que divers aliments. Toutes les formes d’aliments peuvent être impliqués. Il y a aussi quelques mois, EVIRA (équivalent finlandais de l’AFSSA) avait attiré l’attention sur la présence de norovirus dans des framboises surgelées d’origine polonaise. Voir aussi ce rappel très récent du Danemark de framboises serbes surgelées !hand_washing

Un article paru récemment a attiré mon attention, « Effectiveness of Liquid Soap and Hand Sanitizer against Norwalk Virus on Contaminated Hands » (Efficacité d’un savon liquide et d’un désinfectant des mains vis-à-vis du virus de Norwalk sur des mains contaminées) paru dans Appl. Environ. Microbiol. doi:10.1128/AEM.01729-09 par Pengbo Liu, Yvonne Yuen, Hui-Mien Hsiao, Lee-Ann Jaykus, and Christine Moe.

« La désinfection est une mesure essentielle pour interrompre la transmission de norovirus humain (HuNoV), mais il est difficile d’évaluer l’efficacité des désinfectants en raison de l’absence de système de culture cellulaire pratique pour ces virus. Le but de cette étude est de comprendre l’efficacité de l’hypochlorite de sodium et de l’éthanol vis-à-vis du virus de Norwalk (NV) et de développer des études pour évaluer l’efficacité d’un savon liquide antibactérien et d’un désinfectant pour les mains à base d’alcool dans l’inactivation du NV présent sur le bout des doigts chez l’homme. Des prélèvements sont testés par RT-qPCR à la fois avec et sans traitement préalable par RNase. Dans les tests en suspension, les concentrations d’hypochlorite de sodium ? 160 ppm éliminent le signal de détection par RT-qPCR, alors que l’éthanol, indépendamment de sa concentration, est relativement inefficace, donnant au mieux une réduction de 0,5 log10 des copies génomiques de cDNA de NV.

En utilisant la norme ASTM de la méthode du bout des doigts modifiée (avec frottage) les auteurs ont observé la plus grande réduction de copies génomiques de cDNA de NV avec le traitement par savon liquide antibactérien (0,67-1,20 log10 de réduction) et avec de l’eau de rinçage seulement (0,58-1,38 log10 de réduction). Le désinfectant pour les mains à base d’alcool est relativement inefficace, la réduction de copies génomiques de cDNA de NV est seulement de 0,14-0,34 log10 comparée aux témoins. Comme les concentrations de copies génomiques de cDNA de NV sont assez faibles sur les éluats des bouts de doigts prétraités par RNase par comparaison avec ceux sans traitement préalable par RNase, ces différences ne sont pas statistiquement significatives. En dépit de ce qui est avancé sur les désinfectants à base d’alcool dans le but de maîtriser la transmission de pathogènes, ils peuvent être relativement inefficaces vis-à-vis du HuNoV, renforçant ainsi le besoin de développer et d’évaluer de nouveaux produits contre ce groupe important de virus ».

Sur la technique de prélèvement du bout des doigts mais aussi sur les norovirus en général et en particulier, voir « Studies of Norovirus Infectivity, Persistence and Reduction » par la même équipe précitée dans l’étude.

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