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Des thermomètres pour nos inspecteurs

15
fév
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Classé dans Audit, Hygiène, Non classé, Réglementation, Sécurité des aliments.

Dans un article récent, Le rosbif qui venait du froid !, je vous faisais part du rôle important de la chaîne du froid et de la façon dont l’AFSCA (équivalent belge de l’AFSSA) s’intéressait de près aux thermomètres lors des contrôles sur le terrain. Ainsi, selon le bulletin de l’Afsca de février 2010, on apprend « Personne ne l’ignore plus, le respect de la chaîne du froid est un paramètre incontournable pour la bonne conservation des aliments et la sécurité alimentaire. C’est d’ailleurs pour cette raison que le contrôle des températures est obligatoire lors de la préparation, du stockage, ou de l’exposition à la vente de nombreuses denrées alimentaires ».thermometre1

En France c’est aussi le cas pour nos inspecteurs, me semble-t-il, une dotation en thermomètres est en cours d’achat. Selon le Bulletin officiel des annonces des marchés publics, BOAMP n° 30B/ annonce 323, pour la DGAL du 12/02/201, Avis de marché : « Le présent marché public a pour objet la fourniture de thermomètres et des matériels liés, destinés à mesurer la température des denrées périssables, avec vérification primitive incluse.?la première phase concerne la sélection des candidatures ». Merci à la liste Hygiène animée par Bruno Peiffer qui a communiqué cette information.

Pour ceux qui souhaiteraient s’informer sur ce qu’est la vérification primitive, voir l’arrêté du 25 février 2002 relatif à la vérification primitive de certaines catégories d’instruments de mesure, modifié le 24 novembre 2009 et l’arrêté du 23 octobre 2009 relatif à la construction et au contrôle des thermomètres destinés à mesurer la température des denrées périssables.

On y apprend que « La vérification primitive est unitaire et comprend un examen administratif et des essais métrologiques.?L’examen administratif consiste à s’assurer :?

  • de la conformité visuelle de l’instrument à son certificat d’examen de type dont les références sont portées sur l’instrument ;
  • de la présence et de l’intégrité des informations et mentions obligatoires, du ou des dispositifs de scellement et, le cas échéant, des marques légales de vérification ;?
  • de la présence et de l’intégrité du carnet métrologique.?

Les essais métrologiques comprennent :?

  • des essais d’exactitude, destinés à vérifier le respect des erreurs maximales tolérées mentionnées à l’article 3 ; ces essais sont réalisés au moins aux trois points de température correspondant à la limite basse, au point médian et à la limite haute de l’intervalle de mesure de l’instrument ;?
  • les essais particuliers prévus, le cas échéant, par le certificat d’examen de type.

La vérification primitive des instruments neufs tient lieu de premier contrôle en service ».

Nos inspecteurs seront donc dotés des meilleurs outils de travail. C’est effectivement Un cadeau bien utile ! Il faudrait sans doute que les commerces et entreprises visitées le soit aussi. Le marché comprend l’achat « sur trois ans, le pouvoir adjudicateur s’engage à commander un volume minimum de 300 thermomètres et un maximum de 800 thermomètres ».

C’est donc pour répondre à un réel besoin sur le terrain ! Cela étant le volume minimum de départ est vraiment minimum : 300 thermomètres en première intention à répartir sur les 95 départements métropolitains, soit un peu plus trois thermomètres par département, c’est-à-dire une misère …

Que ce soit pour la chaîne du froid ou la cuisson, un thermomètre est indispensable. Toutefois, il faut faire attention et se demander Pourquoi « faites le juste cuire » ne marche pas. À suivre.

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